Peur de ce que je suis

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Message par dodow le Ven 13 Fév 2015 - 14:27

(Re)Bonjour à vous,

Voilà après avoir posté ceci, Je continue de m'interroger, "psychoter", peur des réactions suite à mon post. Déjà le voici:

dodow a écrit:Bonjour à vous les rayés,

Désolé L'Arbre j'ai pas eu le temps de te répondre en détails, promis je fais ça prochainement.

Voilà je post par rapport à ce qui m'est arrivé hier chez le psychiatre.

Hier j'ai donc eu mon premier rdv avec le psychiatre du cmp, l'infirmier psy était présent également.
Bon donc on a fait connaissance puis les premières questions, premières impressions, etc....
Dès que je lui explique mon ressenti par rapport aux différentes questions qu'il pose, il hoche de la tête avec son petit "hun" , "hmm", "oui" bref aucunes de mes explications ne l'ont surpris.
Il me demande également comment je vois ma conso. Je lui explique. Il me dis que dans mon cas je me sert de la "salade" pour faire de l'auto-médication.
Bon, soit.
Mais qu'est-ce que vous essayez de me dire au final?" que je lui dis.
Là il me la joue politicien, m'emmenant de méandres en méandres dans la discussion pour que je comprenne à demi mot que je souffre de psychose et/ou de schizophrénie .

Sur le coup je percute pas et je continue de l'écouter.

Puis vient le moment ou les larmes me monte et que je lui demande plus clairement
"mais je suis quoi moi? Est-ce que je suis "surdoué", malade, fou? Faites simple et donnez moi mon étiquette!!!"

"Pour résumer vous êtes surement très intelligent mais vous souffrez probablementde schizophrénie"

RE-sanglots, les mouchoirs , etc...

Ensuite il m'a dit qu'il souhaite mettre en place un traitement pour moi (oui pas pour lui je sais!), donc un traitement médicamenteux (je ne sais pas quoi pour l'instant) et des "cours" pour ré-apprendre à vivre en société et "cours" cognitifs (?)


Donc voilà depuis hier soir c'est pas la joie, je me sens seul, seul et seul.
Ma femme est quand même adorable de me soutenir mais j'ai peur qu'elle finisse par en avoir marre de moi.
Je compte quand même avoir un deuxième avis d'un autre psychiatre (là je sais pas lequel ferai l'affaire. Un "simple" ou un spé "hqi"?)

Si vous avez des conseils ou des remarques à me suggérer ce sera avec plaisir.
Sachez que je me sens bien ici et que j'aimerai être "juste" un zèbre, avoir enfin mon étiquette.

Merci de m'avoir lu

Le Dodow

Je me permets de modifier mon message car je me suis un peu trop formalisé dans la description de mon message


Je voulais en venir à ça:

Comment peut-il en 1h30 de rdv , lecture d'un dossier et un entretien de 15min avec l'infirmier psy, prétendre que c'est ce dont je souffre?
J'ai le sentiment qu'il avait "pas prévu" de m'annoncer ça et que je l'ai quelque peut bousculé à lui demander franchement ce que je suis.

Mais au final, la vérité c'est quoi? JE SUIS QUOI VRAIMENT BORDEL?
J'ai 4 hypothèses en tête:
- Normal, ou rien du tout, ou normo-pensant , sans maladie (j'entends schizophrène)
- Schizophrène et normo-pensant
- HQI/THQI et sans maladie
- HQI/THQI ET schizophrène

Je suis vraiment horrifié de ne pas savoir.
Je m'attendais à des réponses à ce rdv d'hier et au final j'ai 15 fois plus de questions qu'avant d'y aller!
Non mais sans déconner, comment je dois digérer tout ça?
Est-ce que je me fais manipuler? Est-ce qu'il n'essaye pas de m'attirer sur son terrain?


Voilà je sais plus trop quoi dire,
je me sens honteux, détestable, pas fiable du tout et par dessus tout seul.

Merci de m'avoir lu
dodow
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Message par Florette le Ven 13 Fév 2015 - 14:59

Bonjour, je me permets de vs répondre sans rien connaître de vos symptômes (et alors même que je ne suis pas psych/iatre/ologue/etc. Le sujet de la schizophrénie me touche bcp : du côté paternel, des schizophrènes et des surdoués. Schizophrènes eux-mêmes brillants avt que la maladie ne les "emporte".

- un 2e voire 1 3e avis est indispensable ; j'ai plusieurs fois entendu des psychiatres reconnaître que le diag schizophrénie n'était pas facile à poser. Vs avez déjà fait des BDA ? ( ne vs sentez pas tenu de me répondre) Une BDA peut signer un deb de schizophrénie. Ou pas. Par contre, la fumette pourrait provoquer/révéler un trouble (au conditionnel car sujet très polémogène et mon but n'est pas de provoquer 1 polémique). ; les traitements st lourds, ils rendent un peu légume (sans parler des autres effets secondaires). Prenez d'autres avis de spécialistes ;

- je vs recommande aussi d'aller faire un tour sur le forum Atoute dédié aux schizophrène s et à leurs proches, pr vs aider à y voir plus clair.

En espérant avoir pu faire oeuvre utile...
Bonne journée ! Very Happy

Florette

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Message par elpulsco le Ven 13 Fév 2015 - 15:01

Je tombe par hasard (?) sur ton message alors que j'étais moi-même dans une errance auto-définitionnelle...


Je suis tout d'abord touchée par ton témoignage.
Je te souhaite beaucoup de courage pour te trouver dans ce beau paquet de nœuds.


Je connais moi aussi cette ambiance intérieure, à cela près que j'ai déjà passé un test QI ce qui apporte « une » explication à mes troubles. Ceci dit, bien évidemment (sinon ce ne serait pas drôle), je ne me satisfais pas de cela, et malgré cette « étiquette » qui m'a apaisée un moment je suis toujours en quête d'identité. Difficile quête quand on se retrouve dans les traits de troubles mentaux divers et variés, quand on fonctionne d'une manière très unique. Je me dis (mais j'ai du mal à l'appliquer) que trouver l'étiquette n'est pas le plus important et que m'accepter telle que je suis serais vraiment bien, mais pour cela je dois me connaître mieux, et une des manières est sans doute de chercher ceux qui me ressemblent et du coup revoilà les étiquettes qui réapparaissent.

Je trouve ça tellement difficile, ça fait tellement peur aussi de ne pas cerner, de ne pas comprendre son fonctionnement, et encore pire de croire qu'il est « pathologique ».
J'ai tendance à penser que la frontière admise (et fluctuante) entre normal et pathologique peut être questionnée.

Je pense qu'il serait intéressant pour toi que tu t'adresses à de vrais spécialistes de la douance, pour faire un peu de tri dans tout ça et bénéficier d'une vraie aide pour avancer tel que tu es.

Encore une fois bon courage : )
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Message par Princeton le Ven 13 Fév 2015 - 15:13

Je trouve étrange qu'il ait posé un diagnostic aussi rapidement, même avec des pincettes. Le but est que tu ailles mieux, que tu te sentes bien, et que les choses qui te font souffrir s'amenuisent petit à petit... Les étiquettes ne te définiront pas, elles évoqueront au mieux des aspects de ta personne, une manière de fonctionner... qui permettront de mieux te comprendre, et d'évoluer... Ce que tu es... ? Tu es toi. Avant tout. Irréductible à une étiquette. J'espère que tu vas aller de mieux en mieux. En tout cas je t'envoie du courage, et mon soutien. Si tu te sens bien ici, tant mieux, profites du forum pour t'exprimer, communiquer, et être écouté (lu dans ce cas...), pour vaincre ce sentiment que tu évoques plusieurs fois dans ton message, la solitude... Bonne journée. A+
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Message par Invité le Ven 13 Fév 2015 - 16:43

Le mieux c'est que tu lui fasses bouffer son carnet de prescription en gueulant ET LA JE SUIS SCHIZOPHRENE ENCULE?!?
Si la police t’arrêtes, tu auras juste à leur dire que tu es schizo, le psy pourra confirmer.

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Message par Marcheuse le Ven 13 Fév 2015 - 18:35

Je comprends que tu sois bouleversé par le diagnostic. Je ne connais rien de ton dossier et ne suis pas psychiatre, mais je sais que je n'ai aucune confiance dans les cmp, alors il faut absolument que tu aies un deuxième avis voir un troisième avec un psy spécialiste hpi +++
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Message par ShineFlower le Ven 13 Fév 2015 - 18:49

Florette a écrit:Bonjour, je me permets de vs répondre sans rien connaître de vos symptômes (et alors même que je ne suis pas psych/iatre/ologue/etc. Le sujet de la schizophrénie me touche bcp : du côté paternel, des schizophrènes et des surdoués. Schizophrènes eux-mêmes brillants avt que la maladie ne les "emporte".

- un 2e voire 1 3e avis est indispensable ; j'ai plusieurs fois entendu des psychiatres reconnaître que le diag schizophrénie n'était pas facile à poser. Vs avez déjà fait des BDA ? ( ne vs sentez pas tenu de me répondre) Une BDA peut signer un deb de schizophrénie. Ou pas. Par contre, la fumette pourrait provoquer/révéler un trouble (au conditionnel car sujet très polémogène et mon but n'est pas de provoquer 1 polémique). ; les traitements st lourds, ils rendent un peu légume (sans parler des autres effets secondaires). Prenez d'autres avis de spécialistes ;

- je vs recommande aussi d'aller faire un tour sur le forum Atoute dédié aux schizophrène s et à leurs proches, pr vs aider à y voir plus clair.

En espérant avoir pu faire oeuvre utile...
Bonne journée ! Very Happy
C'est quoi une BDA Florette? Smile
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Message par Sélène-Nyx le Ven 13 Fév 2015 - 19:36

En psychiatrie, il me semble que c'est ce qu'on appelle "Bouffée Délirante Aiguë"

   Des questions/réponses sur le site "Allo Docteur":
   

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-ch-t-la-schizophrenie-3001.asp?1=1



    Il y a aussi cette petite discussion sur Adulte Surdoué, qui peut apporter quelques éléments de réponse ...  On peut effectivement être "surdoué" ET schizophrène (perso, je connais un jeune adulte dans ce cas....) Apparemment, il existe des traitements qui fonctionnent bien sur certains ... 


  http://adulte-surdoue.fr/psychologie-sante/schizophrenie-douance-t91-75.html



   Bon courage Dodow, et demande un deuxième avis! 
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Message par Florette le Ven 13 Fév 2015 - 19:57

ShineFlower a écrit:
C'est quoi une BDA Florette? Smile

Oups. J'ai oublié de déployer le sigle. Embarassed (fallait voir les conditions dans lesquelles je tapais, aussi...Shocked )
Bon, je vois que c'est précisé.

Sinon, je réitère : sur Atoute, le forum schizophrénie est riche en infos : pour tous ceux qui subissent ces questions de dédoublement, d'identité qui joue les couleuvres (au mieux)... voire de dépersonnalisation (aïe), ce peut être un complément ou une aide. Moi, il me rassure un peu : certains (certains) parviennent à vivre presque comme tout le monde malgré leur schizophrénie. Et les schizophrènes que je connais ou que j'ai croisés sont effectivement d'une grande finesse. J'y allais, à une époque, "à cause d'"un proche (qui est très nettement surdoué).

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Message par Florette le Ven 13 Fév 2015 - 20:01

Sélène-Nyx a écrit:


    Il y a aussi cette petite discussion sur Adulte Surdoué, qui peut apporter quelques éléments de réponse ...  On peut effectivement être "surdoué" ET schizophrène (perso, je connais un jeune adulte dans ce cas....) Apparemment, il existe des traitements qui fonctionnent bien sur certains ... 


  http://adulte-surdoue.fr/psychologie-sante/schizophrenie-douance-t91-75.html



   

Merci pour le lien Sélène-Nyx ! M'intéresse grandement !

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Message par Sélène-Nyx le Ven 13 Fév 2015 - 20:08

Sur Atoute (très bon forum), ils ont regroupé les fils sur la schizophrénie et maladies apparentées:
     
    http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?s=a7ede7faaf90dfcef8b01416dd901997&t=68255
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Message par dodow le Lun 16 Fév 2015 - 15:38

Bonjour à tous,

Merci pour vos messages / soutiens.

Je retiens ceci : deuxième (voir troisième) avis.

Entièrement d'accord avec vous.
Mais depuis samedi, que j'ai foiré la première rencontre IRL, je doute.
J'ai des phases, yes! je vais enfin m'en sortir, avancer" et puis d'un seul coup "je veux rester le nez dans ma merde quitte à ce que ça s'aggrave"

Je me sens écartelé de l'intérieur ces jours ci.

J'ai trouvé une bonne adresse dans mon bled, c'est un psychologue comportementaliste et cognitif. Mais non spé. hpi. Donc à voir....
Si jamais vous connaissez quelqu'un sur rennes, fougères, caen je veux bien, car comme j'ai raté la rencontre irl de samedi je me dis que j'ai peut être raté des infos utiles....


Merci de m'avoir lu,

Le Dodow
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Message par itiz le Lun 16 Fév 2015 - 19:25

Dodow, rien n'est perdu, viens à la prochaine IRL, on t'attend (c'est le 14 mars)! Wink
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Message par dodow le Ven 20 Fév 2015 - 12:16

Bonjour à tous,

Oui Itiz rien n'est perdu mais une rencontre irl en comité restreint me semble plus approprié pour un début.
Je rencontre Gasta (et peut être Licorneau) prochainement.

Nouveau malaise ces jours ci, je ne veux plus parler. Oui c'est nouveau ça vient d'sortir.
Je n'envisage plus de parler de manière générale. Ça me fait c***r. J'ai l'impression de que tout ce que je vais dire va être en canal+ non décodé.
Pour rien n'a changé.

J'ai vu le psy avant hier aussi, rien de bien intéressant.
Un cabinet au fin fond d'une cours, au troisième étage. Des effluves d'huiles essentielles dans tout l'appartement (c'est dans un appartement).
Un bureau sombre et tamisé, une autre odeur d'huiles. Une atmosphère étouffante.
Lui, petit chétif, bien habillé (un beau paraître) avec un léger souci facial
L'impression d'avoir atterri dans un cabinet pour aristo en mal de vivre dans une campagne en manque de dynamisme.
J'ai tout expliqué depuis le début. Beaucoup de prises de notes. Ses réactions/remarques sont souvent dans le négatif.
Fuite du débat sur les HPI. Pour lui, avec les tests qui évoluent tout le temps et les définitions / travaux de recherches qui évoluent également, limite "ça n'existe pas" selon lui.
Lorsque je le confronte aux faits, aux caractéristiques visibles, au mode de fonctionnement interne, il reste évasif et essaye de faire bifurquer la discussion.
Aurait-il été frustré dans le passé à ce sujet? Se croyait-il surdoué et déçu de ne pas l'être? Traumatisé de son problème facial dans sa jeunesse et obligé de se sentir supérieur en manipulant l'intellect des "requins" ruraux?
Par rapport à ma consommation, il n'arrive pas à comprendre que je le vois la "salade" comme un outil de limitation de ma pensée. Lui il reste toujours fixé sur le côté stone et peace and love (fuck off!!!!!!!) et y voit les effets négatifs.
Bien sur qu'il y a des effets négatifs, mais sont-il ceux qu'il croit? Comprend-t-il que je m'en sert plus pour "m'amuser"?
Quoi qu'il en soit, il m'a beaucoup mis l'accent sur les frictions qu'il y a dans mon couple, sur mes sauts d'humeur pour un rien.
Certes ces faits méritent d'en débattre mais la source de ces faits ce n'est pas ça, et c'est là qu'il faut creuser, pas sur des faits vécus, compris, assimilés, ressassés.
Seul point positif, il a pas l'impression que je sois schizophrène. Espérons que j'aurais d'autres avis dans ce sens.

Prochain rdv le 16/03 (il part en vacance...), je sais pas si je vais maintenir ce rdv...

Voilà, aujourd'hui c'est plus un coup d'gueule qu'un débat (même si le débat reste ouvert)

Merci de m'avoir lu,

Dodow
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Message par dodow le Ven 20 Fév 2015 - 12:45

Je rebondi (encore) sur vos messages, auxquels je n'avais pas répondu en détails:

- Elpulsco :
Malheureusement lorsqu'un nœud se libère 3 ou 10 autres se forment. C'est pénible.
Je sais que "l'étiquette" reste symbolique voir obsolète. Malgré cela j'ai l'impression d'en avoir besoin pour me rassurer.
(Alors là ne me jugez pas svp), j'ai l'impression que si on me dit "t'as pas un cerveau comme tout le monde" je vais enfin pouvoir me sentir qualifié, défini, reconnu. Peut être surtout ça, reconnu. J'ai l'impression de me sentir "supérieur" (c'est làa que je ne souhaite pas être jugé). Je suis différent, on me dit pourquoi, et ça légitime ma supériorité.
J'ai du mal à définir précisément cette dernière phrase.
Autre manière de dire: Je ne me sens pas compris, parce que raisonnement supérieur donc hors norme. On me dit que je suis HPI (hypothèse pour l'instant mais partons de se principe), donc raisonnement non plus hors norme mais de "qualité" supérieur. Sentiment résultant : supériorité aux autres ===> explication à mon incompréhension.
Je ne cherche pas à être prétentieux ou quoi, mais est-ce que je dois assumer cette façon de voir les choses? (. . .)

Des fois je me dit qu'à partir du moment ou tu as un raisonnement "hors norme" et inconnu pour la majorité, tu es un genre de schizophrène ou un autiste. Je me trompe surement mais est-ce qu'au final ne sommes nous pas l'évolution naturelle de l'homme d'aujourd'hui? et ces symptômes nous définissant ne sont ils pas les traits de caractères "normaux" de l'homme d'aujourd'hui ET du futur? Tous ces avis seraient-ils obsolètes et dépassés?
Comme si on donnait un lampe torche à un homme de Neandertal et qu'il refusait de s'en servir parce qu'il ne connais pas et ne veux pas savoir comment ça fonctionne. Alors que ça lui permettrait de faire avancer sa civilisation!
Voyez vous où je veux en venir?

- Princeton1 :
Oui la rapidité de diag. bien trop hâtive.
Etant donné qu'il a travaillé en HP pendant un certain temps, je me dis qu'il est habitué à rencontrer des "bulots" (je ne cherche pas à être péjoratif, mille excuses si c'est le cas) et que les cas sont assez "standard". N'ayant pas l'habitude d'avoir du répondant en face lui, je pense qu'il m'a dit "à la volée" ce qu'il pensait.
Je l'ai bousculé je pense.
Mais enfin merde, j'en ai un peu dans le crâne et j'arrive un minimum à garder mon sang froid mais imaginez quelqu'un dans la même situation et encore plus fragile que moi qui entend sa. Il se fout en l'air après qu'on lui balance un truc pareil!
(C'est ma copine qui fait que je ne suis pas ce gars encore plus fragile....)

Enfin bref, je sais pas trop sur quel pied danser et je suis de plus en plus méfiant vis à vis des personnes à qui je parle.
Je me dit parfois qu'ils seraient capable de m'enfermer en HP pour être sous leur contrôle... pas rassurant hein?!


Merci encore pour tous vos messages

Dodow


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Message par Aïris le Ven 20 Fév 2015 - 19:32

dodow a écrit:Bonjour à tous,

Oui Itiz rien n'est perdu mais une rencontre irl en comité restreint me semble plus approprié pour un début.
Je rencontre Gasta (et peut être Licorneau) prochainement.

Nouveau malaise ces jours ci, je ne veux plus parler. Oui c'est nouveau ça vient d'sortir.
Je n'envisage plus de parler de manière générale. Ça me fait c***r. J'ai l'impression de que tout ce que je vais dire va être en canal+ non décodé.
Pour rien n'a changé.

J'ai vu le psy avant hier aussi, rien de bien intéressant.
Un cabinet au fin fond d'une cours, au troisième étage. Des effluves d'huiles essentielles dans tout l'appartement (c'est dans un appartement).
Un bureau sombre et tamisé, une autre odeur d'huiles. Une atmosphère étouffante.
Lui, petit chétif, bien habillé (un beau paraître) avec un léger souci facial
L'impression d'avoir atterri dans un cabinet pour aristo en mal de vivre dans une campagne en manque de dynamisme.
J'ai tout expliqué depuis le début. Beaucoup de prises de notes. Ses réactions/remarques sont souvent dans le négatif.
Fuite du débat sur les HPI. Pour lui, avec les tests qui évoluent tout le temps et les définitions / travaux de recherches qui évoluent également, limite "ça n'existe pas" selon lui.
Lorsque je le confronte aux faits, aux caractéristiques visibles, au mode de fonctionnement interne, il reste évasif et essaye de faire bifurquer la discussion.
Aurait-il été frustré dans le passé à ce sujet? Se croyait-il surdoué et déçu de ne pas l'être? Traumatisé de son problème facial dans sa jeunesse et obligé de se sentir supérieur en manipulant l'intellect des "requins" ruraux?
Par rapport à ma consommation, il n'arrive pas à comprendre que je le vois la "salade" comme un outil de limitation de ma pensée. Lui il reste toujours fixé sur le côté stone et peace and love (fuck off!!!!!!!) et y voit les effets négatifs.
Bien sur qu'il y a des effets négatifs, mais sont-il ceux qu'il croit? Comprend-t-il que je m'en sert plus pour "m'amuser"?
Quoi qu'il en soit, il m'a beaucoup mis l'accent sur les frictions qu'il y a dans mon couple, sur mes sauts d'humeur pour un rien.
Certes ces faits méritent d'en débattre mais la source de ces faits ce n'est pas ça, et c'est là qu'il faut creuser, pas sur des faits vécus, compris, assimilés, ressassés.
Seul point positif, il a pas l'impression que je sois schizophrène. Espérons que j'aurais d'autres avis dans ce sens.

Prochain rdv le 16/03 (il part en vacance...), je sais pas si je vais maintenir ce rdv...

Voilà, aujourd'hui c'est plus un coup d'gueule qu'un débat (même si le débat reste ouvert)

Merci de m'avoir lu,

Dodow

Bonjour Dodow,

Modestement, je voudrais juste te faire part de ce que j'ai compris en psychothérapie.

Je crois qu'il est assez fréquent de se demander sur qui et où on est "tombé". Assez fréquent aussi d'avoir l'impression d'avoir en face de soi quelqu'un qui ne comprend pas grand chose à ce qu'on voudrait qu'il entende, au point de remettre en cause le bien-fondé de poursuivre les consultations. Ce fut mon cas.

Au tout début, comme toi, je me suis posé toutes sortes de questions semblables aux tiennes, jusqu'à ce que je comprenne assez vite deux choses essentielles: la première, c'est que la plupart des réactions du psy ( frustrantes, négatives, déstabilisantes etc...) avaient pour but de faire émerger des réactions émotionnelles, là où tout était parfaitement analysé et intellectualisé par une cervelle qui connait son potentiel et l'utilise; la seconde, c'est que le psy n'était pas là pour apporter des réponses ou des solutions toutes prêtes mais juste là pour permettre de s'analyser soi-même différemment à partir des émotions, des ressentis, des réflexions qu'il peut provoquer.
Autrement dit, c'est la volonté de mieux se comprendre et se connaitre soi-même qui doit primer sur la personnalité du psy , son apparence ou même son opinion. De toutes façons, tu t'apercevras vite qu'il est à la fois presque impossible et surtout très vain de chercher à le "cerner" , ne serait-ce que parce que dans son rôle professionnel, il se doit d'être inaccessible à ta curiosité.
C'est ce que tu vas pouvoir observer de tes réactions en consultation qui est important , parce que ce sont ces éléments qui vont t'aider à progresser , parfois très lentement, parfois moins, au fil du temps.

Par rapport à ce sentiment de supériorité que tu évoques dans le message suivant, je ne sais pas s'il faut le considérer comme tel. Est-ce un véritable sentiment de supériorité avec l'égo surdimensionné que cela suppose , ou bien simplement de la lucidité quant à ta différence,  qui ne serait rien de plus qu'une juste estime de soi?
Nous sommes bien d'autres choses qu'une cervelle qui fonctionne de manière plus performante ou plus efficiente , peut-on se considérer "parfaits" dans tous les domaines au point de se sentir à ce point "supérieurs" aux autres? j'ai toujours eu  l'impression que cette notion de supériorité était surtout une sorte d'idée reçue imposée par ceux à qui cette différence n'appartient pas, qui s'imaginent et nous renvoient qu'être plus "intelligent" c'est être un demi-dieu / une demi-déesse .

Il est vrai qu'on a tous besoin de reconnaissance , doués ou pas, mais je crois que la plus juste des reconnaissances est celle que l'on parvient à s'accorder à soi-même en apprenant à se connaitre et s'accepter tel que l'on est. C'est peut-être une piste sur laquelle ton psy veut te lancer lorsqu'il semble ne pas accorder d'intérêt à tes propos sur les HPI?

Aïris

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Message par elpulsco le Dim 22 Fév 2015 - 11:36

Pour te répondre Dodow, je te rejoins sur ce questionnement sur la différence. J'ai parfois, plus que parfois même, ce sentiment que je définirais plus comme une sorte d'arrogance pour ma part que supériorité. Cela va de pair chez moi avec son contraire, l'auto dévalorisation, auto tyrannie. Il est très difficile je trouve de s'évaluer, surtout quand on peine à trouver d'autres semblables (vraiment semblables dans le fonctionnement de base) qui fixerait un peu l'échelle de valeur.

La question qui me vient ensuite c'est : est-on obliger de s'évaluer, de se situer les uns par rapport aux autres pour s'aimer soi ? (Je n'ai pas de réponse et c'est une question qui me pose concrètement problème)
Est-ce que la valeur que l'on s'accorde par rapport aux normes de la société a un sens au fond ?


Ceci dit, même avec un test QI attestant de capacités « supérieures » dans les domaines (restreints  Smile mesurés par ce test, cela ne règle pas tout le problème. Pour ma part cela m'a autorisée à me sentir non-bête, et ouvert tout un tas d'autres portes encore faut il les franchir et avancer ce qui demande du temps. Et au final, on se rend compte que ce QI ne nous définit pas, et qu'on est bien plus riche que cela. J'ai eu une période ou je ne lisais toute ma vie que par ce filtre et puis j'ai évolué là-dessus parce que cela (me) masquait d'autres choses importantes.

NB :J'aime aussi croire que dans quelques décennies les modes de pensées seront très différents de ceux valorisés actuellement (à moins que...)
 
2NB : Aïris, j'aime vraiment bien ce que tu as écrit là, ça éclaire pas mal de choses je trouve.
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Message par dodow le Mer 25 Fév 2015 - 11:53

Bonjour à tous,

Aïris:

Merci pour ton message, je vois où tu veux en venir cependant j'ai a y redire (j'avais pas assez explicité la dernière fois je pense) :-)

Dans le principe du psy je te rejoins. Après je change de point de vue quand aux méthodes qu'il utilise pour me faire "réagir".
Suivant les profils des gens et le cursus du thérapeute, si j'ai bien tout compris, il y a plusieurs manières de "travailler" le patient plusieurs façon de parvenir au nœud du problème.
J'ai bien l'impression que ce psy n'utilise pas une méthode approprié me concernant.
Je lui parle, il me répond. Mais avec des tendances / connotations négatives. Pourquoi ne pas me faire réagir grâce au positif et non grâce au négatif. (Sachant, au passage que je suis déjà bien assez "négatif" au quotidien)
C'est la méthode qui doit ne pas me convenir.

Après ne pas le cerner, why not? Mais il faut se demander "pourquoi" je cherche à le cerner?
Il me mettrai en confiance, il aurai les mot, l'attitude pour mettre en confiance, je pense que "je me serai abandonné (encore) plus facilement" à la discussion.
A titre d'exemple, en 2012 lors de mon "burn-out", je voyais ma doc généraliste, qui faisait mon suivi psy grosso modo. Elle était affectueuse, rassurante, toujours souriante. Certes ce n'est pas une psy, mais au moins quand je ressors je ne suis pas encore plus frustré qu'en rentrant.

Je pense que quelqu'un qui me renvoi une image rassurante et/ou confiante, me permet de ne pas trop éveiller le soupçon, chercher à y redire, essayer de trouver ce qui va pas chez lui.
D'autant plus, que l'énergie consacrée pensant la séance à l'analyser est de l'énergie perdue pour m'exprimer.


Enfin, concernant mon sentiment de "supériorité" je ne me considère pas parfait en tout point ou "plus fort". C'est juste que de théoriser tout et n'importe quoi permet d'élaborer tout les points de vues possibles , toutes les entrées toutes les sorties possibles (en étant pas nécessairement mon point de vue), me montre "l'évidence".
Comprendre que untel s'est fait tapé par son père et c'est pour ça qu'il a une position dominante dans un groupe d'ami et qu'il tape sa copine de temps à autre.
"Mais nan t'es singlé d'imaginer un truc pareil"
"Je lui demande (je schématise hein!)?!" ... "Alors c'est vrai"
ouin, ouin, ouin, "oui mais j'aurai jamais pu trouvé les mots"

Bref c'est synthétique mais c'est une réalité.

A l'inverse vois-tu, je n'ai pas "la bosse des maths" je suis même nul (sauf pour Pythagore et Thalès, mes deux meilleurs potes pendant les heures de retenues :-) )
Pour finir le mot "supérieur" est approprié pour moi (et uniquement moi), quelqu'un de "normo-pensant" trouverai cela prétentieux et dégradant (pour lui), suscitant jalousie, haine où incompréhension.
Ce mot porte à controverse, mais de mon point de vue il faut bien qualifier la chose. Cerveau plus "illuminé", facilité de compréhension. La résultant est "un forme de supériorité de part sa différence"

...
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Message par dodow le Mer 25 Fév 2015 - 12:18

...


Elpulsco:

"est-on obliger de s'évaluer, de se situer les uns par rapport aux autres pour s'aimer soi ?" "Est-ce que la valeur que l'on s'accorde par rapport aux normes de la société a un sens au fond ? "

Mes parents (à moins qu'ils me le cachent) sont "normo-pensant". Jusqu'à il y a 4mois ils pensaient que s'en était de même pour moi.
J'en vient à ça : L'éducation qu'il m'on donné est directement en lien avec les normes et objectifs de notre société. Ils m'ont enseigné à trouver ma voie au sein de cette société. Eux, pur produit de cette société, donc le schéma à suivre est de former leur enfant à devenir un "bon" produit de la société (employé, artisan, artiste, fonctionnaire...). Pour que ce produit devienne "heureux grâce à l'interaction qu'il a avec la société".
Sauf que tu te rends compte que tu es un produit sans étiquette, sans date de péremption, sans valeur. Tu te rend compte que tu n'est pas fait pour être utilisé, pas fait pour être consommé, assimilé par notre société.
Tu te rend compte également qu'il faut bien te situer par rapport à tout ces autres produits. Voir où est-ce que tu peux être consommé de manière la plus appropriée. Et bien tu te rend compte que la manière dont ont créer le produit est une aberration totale.

C'est ça qui me met autant de difficultés à trouver des semblables ayant des valeurs similaires. C'est une souffrance de voir les gens (les produits) autour de moi se débattre dans cette jungle. Les solutions sont là, évidentes, mais on persiste à vouloir continuer à faire de la m***e.


Il y a encore à peine un mois, je ne jurai que part le test. Grossière erreur. Effectivement il en est presque obsolète. Comme je le dis dans le message précédent, je n'ai pas la bosse des maths mais je me démerde pas mal dans la compréhension des gens. Je pense pouvoir me qualifier de polymathe également.

Il y a ce qu'on est et ce qu'on en fait

En tout cas merci de m'avoir lu,


Dodow
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Message par L'arbre le Mer 25 Fév 2015 - 13:27

dodow a écrit:pur produit de cette société, donc le schéma à suivre est de former leur enfant à devenir un "bon" produit de la société

Yep dodow, c'est vrai que notre raisonnement et nos pensées se rejoignent sur beaucoup de points, dommage, qu'il y est la distance, j’aurais bien discuté avec toi hors forum Wink

J'ai moi aussi ouvert un sujet sur mes problèmes actuels (crise existentielle entre autres et pétage de câble cognitif ^^) et je fais la même analyse que toi sur la société et le bonheur préconçu, prémâché que nos parents et le reste de la société nous on inculqué.

en voici un extrait (http://www.zebrascrossing.net/t20492-peurnon-choixprocrastinationzero-autodisciplinezero-effort-crise-existentielle) :

L'arbre a écrit:Faire les "bons" choix est un impératif pour être honnête envers soi même, mais aujourd'hui je me bloque dans une incapacité totale de prendre le moindre choix, car sinon je chamboulerai "La réussite socialement admise" (avec un "L" majuscule au "la" !!!) celle d'être salarié et avoir une situation...

Tiens parlons en : "avoir une situation", "réussir sa vie" mais bordel ce que le système veut nous faire avaler comme doctrine prémâchée c'est aberrant, et nos parents nous le ressassent sans interruption depuis notre petit enfance. Nos parents y ont crus et en sont-il plus heureux ? Plus "réussis" ? J'en doute fortement ! Mais pourtant on nous l'inculque depuis nos plus jeunes âges, donc moi j'y ai cru, et je dois surement y croire encore car j'ai une peur bleue de m'en détacher, douce ironie...

L'état, le système, la société, la vie moderne nous a toujours enseigné comment nous devions être heureux, alors que même les plus grands philosophes en 2600 ans d’Histoire n'ont jamais pu répondre réellement à la question. Pourquoi, car cette question n'a rien d'universelle, chacun aspire à un bonheur particulier, il n'y a pas de généralité et encore heureux ^^.

Mais cela on nous l'enseigne depuis toujours, si on veut être heureux il faut avoir ça, devenir ça, être ça, vivre comme ça, être le bon petit soldat de cette société de consommation. En bref, nous sommes tel des alcooliques, addict à un remède miracle, à un pansement coloré qui lorsqu'on le soulève une plaie béante s'en échappe.

Et on ne peut que s'en prendre à nous même. Nous sommes le fruit de nos perversions, de nos croyances, et de notre ignorance.
Alors, c'est à nous seul, qu'il appartient, de lever le point et dire non à ce cocktail artificiel, non à ces mensonges digestifs, et enfin décider de nos pas.

Et moi aussi je ne pense plus le test de QI étant une nécessité première, comme c'était le cas au départ, mais je pense le faire un jour (mais je ne sais pas trop quand) non pas pour la partie "test QI numérique" mais pour la partie "analyse du sujet/comportementale/affective/mode de fonctionnement" pour connaitre les grandes lignes qui me compose et ainsi me permettre d'avoir d'avantage de données pour me comprendre.
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Message par Sélène-Nyx le Jeu 26 Fév 2015 - 1:24

dodow a écrit:Nouveau malaise ces jours ci, je ne veux plus parler. Oui c'est nouveau ça vient d'sortir.
Je n'envisage plus de parler de manière générale. Ça me fait c***r. J'ai l'impression de que tout ce que je vais dire va être en canal+ non décodé.
Pour rien n'a changé.

J'ai vu le psy avant hier aussi, rien de bien intéressant.
(...)
Ses réactions/remarques sont souvent dans le négatif.
Fuite du débat sur les HPI. Pour lui, avec les tests qui évoluent tout le temps et les définitions / travaux de recherches qui évoluent également, limite "ça n'existe pas" selon lui.
Lorsque je le confronte aux faits, aux caractéristiques visibles, au mode de fonctionnement interne, il reste évasif et essaye de faire bifurquer la discussion.
Aurait-il été frustré dans le passé à ce sujet? Se croyait-il surdoué et déçu de ne pas l'être? Traumatisé de son problème facial dans sa jeunesse et obligé de se sentir supérieur en manipulant l'intellect des "requins" ruraux?
Par rapport à ma consommation, il n'arrive pas à comprendre que je le vois la "salade" comme un outil de limitation de ma pensée. Lui il reste toujours fixé sur le côté stone et peace and love (fuck off!!!!!!!) et y voit les effets négatifs.
Bien sur qu'il y a des effets négatifs, mais sont-il ceux qu'il croit? Comprend-t-il que je m'en sert plus pour "m'amuser"?
Quoi qu'il en soit, il m'a beaucoup mis l'accent sur les frictions qu'il y a dans mon couple, sur mes sauts d'humeur pour un rien.
Certes ces faits méritent d'en débattre mais la source de ces faits ce n'est pas ça, et c'est là qu'il faut creuser, pas sur des faits vécus, compris, assimilés, ressassés.
Seul point positif, il a pas l'impression que je sois schizophrène. Espérons que j'aurais d'autres avis dans ce sens.
 (...)
  Je viens de relire ton fil, Dodow ... Et viens seulement de découvrir que tu es un consommateur régulier de "cette plante verte" depuis 8 ans (Tu as donc commencé à 15 ans?) ... Les "zèbres" ont des addictions, à des substances qui leur permettent d'endormir leur souffrance, ce n'est pas rare. Or, ces substances (tout comme les traitements médicamenteux, d'ailleurs) ont deux facettes: un "bon" côté, car elles soulagent, apaisent, mais, il s'agit aussi de "toxiques" avec des effets néfastes, dont notamment, des symptômes en rapport avec la schizophrénie. Il peut y avoir un lien, d'après plusieurs études ...
Une étude suédoise::
   En 1988, une étude suédoise prouvait que la consommation de cannabis multipliait par 6 le risque de schizophrénie. Pour autant, le cannabinol, extrait de cannabis, est aujourd’hui prescrit à dose thérapeutique dans la prise en charge de la schizophrénie. Les patients atteints de ce trouble psychiatrique sont-ils plus sensibles aux effets du cannabis ? Les précisions du Pr Amine Benyamina, psychiatre et responsable de l’unité fonctionnelle d’addictologie à l’hôpital Paul-Brousse (AP-HP).
« C’est un fait, beaucoup de patients schizophrènes fument des joints. Et inversement, beaucoup de consommateurs de cannabis souffrent de cette psychose », souligne le Pr Amine Benyamina. Mais le lien de cause à effet est difficile à confirmer. D’autant que la schizophrénie est complexe à diagnostiquer. « Dans certains cas, les symptômes sont clairement identifiés : hallucinations, bouffées délirantes. Mais le diagnostic est souvent moins évident. Des signes plus insidieux apparaissent comme l’apathie, un manque d’émotivité, des difficultés à s’organiser dans la vie de tous les jours, mais aussi des troubles de la concentration et de la mémoire.
Chez la majorité des patients atteints de schizophrénie, les premiers symptômes surviennent à l’âge le plus propice aux comportements addictifs, soit entre 15 et 25 ans. « C’est aussi la période où se fait la maturation cérébrale », confirme le Pr Benyamina.
Schizophrène avant d’être dépendant 
Première drogue illicite la plus consommée, le cannabis engendre de sévères dommages sur le plan cognitif. Conséquences, une consommation élevée et précoce de cannabis peut mener à la dépression, voire aux troubles de la personnalité. Et donc aggraver ces symptômes caractéristiques de la schizophrénie. En effet, chez un patient sujet à la schizophrénie, la consommation de cannabis amplifie le trouble, mais ne le provoque pas. « La prédisposition génétique a une rôle très important dans le déclenchement de cette pathologie ». D’autres facteurs de vulnérabilité sont clairement identifiés :

  • « La précocité de la consommation : un jeune qui commence à fumer du cannabis à 12 ans est davantage exposé au risque de développer une schizophrénie qu’à l’âge de 30 ans », explique le Pr Benyamina.
  • La qualité du cannabis : un jeune qui consomme du cannabis fortement dosé en tétrahydrocannabinol (THC), substance addictogène, a plus de risque de développer une schizophrénie.
  • Le terrain génétique: un jeune qui a des antécédents de schizophrénie et/ou  de bipolarité dans sa famille a plus de risque d’être touché à un certain degré par la schizophrénie.

    https://destinationsante.com/le-cannabis-rend-il-schizophrene-2.html



   Question: as-tu parlé de cette consommation avec tes différents psys? 
   D'une part, la "douance " (la souffrance liée à ...) peut entraîner un comportement addict, et, d'autre part, cette consommation de Cannabis peut mener à la schizophrénie si le sujet est vulnérable, a une sensibilité à développer cette pathologie (exemple, un des parents ayant quelques troubles de ce genre, ou même, bipolaires).  


    Cependant, Dodow, je tiens à te rassurer: si toutefois, au pire, on te diagnostique une des formes (il y en a plusieurs) de schizophrénie, ne désespère pas, car c'est plus facile à soigner quand la "maladie" est dépistée tôt et, en ce moment, les recherches avancent dans ce domaine. 
     Dans ton cas, il te faudra t'armer de patience, car le spectre de la schizophrénie est très large (diagnostic très difficile), et les caractéristiques de la "douance" ne sont pas toujours prises en compte: tu vas certainement errer entre plusieurs psys, mais essaie de te rapprocher d'un "spécialiste en surdoués", et sache que le QI ne se réduit pas à un chiffre. 
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Message par Invité le Jeu 26 Fév 2015 - 2:02

D'une part, la "douance " (la souffrance liée à ...) peut entraîner un comportement addict
c'est faux

d'autre part, cette consommation de Cannabis peut mener à la schizophrénie si le sujet est vulnérable
c'est faux

on te diagnostique une des formes (il y en a plusieurs) de schizophrénie, ne désespère pas, car c'est plus facile à soigner quand la "maladie" est dépistée tôt et, en ce moment, les recherches avancent dans ce domaine.
vrai/faux

il te faudra t'armer de patience, car le spectre de la schizophrénie est très large (diagnostic très difficile),
vrai/faux

et les caractéristiques de la "douance" ne sont pas toujours prises en compte
c'est vrai

tu vas certainement errer entre plusieurs psys, mais essaie de te rapprocher d'un "spécialiste en surdoués"
c'est faux

sache que le QI ne se réduit pas à un chiffre
vrai/faux

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Message par Invité le Jeu 26 Fév 2015 - 2:11

Princeton a écrit: Si tu te sens bien ici, tant mieux, profites du forum pour t'exprimer, communiquer, et être écouté (lu dans ce cas...), pour vaincre ce sentiment que tu évoques plusieurs fois dans ton message, la solitude...
+ quarante douze mille.

Et comment qu'on fait aussi?
On va à la prochaine IRL, et avant, il n'y a plus que 15 dodo
Et comme tu veux une adresse de PsyCHOLOGUE spécialisée sur Rennes, je vais t'enfiler t'en donner une.

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Message par Florette le Jeu 26 Fév 2015 - 9:47

Livebox a écrit:d'autre part, cette consommation de Cannabis peut mener à la schizophrénie si le sujet est vulnérable
c'est faux
C'est un sujet très polémique, je ne dirais pas "c'est faux" sans prendre en compte différents éléments dont le taux de concentration en THC qui n'a plus rien de commun avec ce qui se consommait il y a qq décennies (peut-on dire "c'est faux" alors qu'on ne sait même pas exactement ce qui cause la schizophrénie ?).

J'ai conscience que ce "c'est faux" n'a aucune visée apologétique à l'endroit du cannabis (ou de l'un de ses ersatz très nocifs). J'espère simplement que cela ne sera pas lu comme apologie ou blanc-seing par des jeunes gens, notamment mineurs.

Nous ne savons pas exactement de quels maux souffre Dodow, maux qui lui évoquent la schizophrénie.

Par là, l'inviter à réduire (voire plutôt arrêter, dans l'idéal...) sa consommation est loin d'être extravagant. Cela ne peut-il, en effet, être utile pour voir si les impressions négatives qu'il éprouve s'atténuent ?
Ma minuscule expérience, non généralisable : un proche qui se droguait avait tendance à devenir extrêmement suspicieux (j'évite le terme de "paranoïaque" qui a un sens précis en psychiatrie). Nous semblions nous liguer contre lui. Il en concevait des envies de meurtre (il faisait des listes dans sa tête de tous ceux qu'il "buterait"...). Désormais, il n'est "plus qu''alcoolique et cette suspicion a disparu. [je reprécise que ce proche et moi-même sommes d'une famille qui compte des schizophrènes et des surdoués]

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Message par Invité le Jeu 26 Fév 2015 - 9:51

qu'on ne sait même pas exactement ce qui cause la schizophrénie ?)

c'est faux

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Message par Florette le Jeu 26 Fév 2015 - 9:53

Livebox a écrit:qu'on ne sait même pas exactement ce qui cause la schizophrénie ?)

c'est faux

Vas-y mon grand, fais-toi plaisir. Je ne demande qu'à être instruite. Smile

Florette

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Message par Invité le Jeu 26 Fév 2015 - 10:01

Je ne demande qu'à être instruite. Smile

deviens autodidacte

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Message par Florette le Jeu 26 Fév 2015 - 10:19

Spoiler:

Livebox a écrit: Je ne demande qu'à être instruite. Smile

deviens autodidacte

Contribution super utile et à moi-même et, peut-être, à l'auteur de ce post. Merci mon gars pour ta bienveillance.

Florette

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Message par dodow le Jeu 26 Fév 2015 - 14:40

Mesdames, Messieurs,

Je vois que cela suscite le débat de vives réactions (plus ou moins partagé :-D )

"Mon extravagance est mon arme, mon image un bouclier"

J'ai compris que je devais assumer ma singularité et la transformer en groupe strato-propulseur (désolé pour le technique) à mon avantage (sans monter sur la têtes des autres cela va de soi!)
L'image que j'en rejetterai ne serai qu'un bouclier, reflétant assurance et confiance. Me rendant aimant ou détestable (tant pis pour vous et vous ne me manquerez pas!)



Cependant, je confirme qu'il n'est pas très constructif d'affirmer les choses de manières si catégorique (d'autant plus dans cet espace, "bavardages doux et courtois") ni de communiquer trop "brute de pomme" (si la métaphore est saisi).
Je conçois (et ça n'engage que moi) cet espace comme une prolongation de mon identité et de mon cerveau (connecté aux autre afin d'accélérer l'échange) et désolé de le dire brutalement mais ne tentez pas de m'affirmer de cette manière vôtre point de vue, car à part vous dire merde et stériliser le débat je ne vois pas ce que cela apporte.
Après l'intention porté était peut être louable, soit. Je peux tout à fait le comprendre? Dans ce cas je souhaite que cela soit évoqué afin d'éviter d'entretenir des non dits


Merci de m'avoir lu et j'espère que le débat se poursuivra intelligemment et sereinement.


Dodow


PS: Désolé Licorneau si je ne t'appelle pas aujourd'hui, j'suis un peu de mauvais poil et je n'ai pas le courage de tenir une conversation verbale.

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Message par Aïris le Jeu 26 Fév 2015 - 15:16

dodow a écrit:Bonjour à tous,

Aïris:

Merci pour ton message, je vois où tu veux en venir cependant j'ai a y redire (j'avais pas assez explicité la dernière fois je pense) :-)

Dans le principe du psy je te rejoins. Après je change de point de vue quand aux méthodes qu'il utilise pour me faire "réagir".
Suivant les profils des gens et le cursus du thérapeute, si j'ai bien tout compris, il y a plusieurs manières de "travailler" le patient plusieurs façon de parvenir au nœud du problème.
J'ai bien l'impression que ce psy n'utilise pas une méthode approprié me concernant.
Je lui parle, il me répond. Mais avec des tendances / connotations négatives. Pourquoi ne pas me faire réagir grâce au positif et non grâce au négatif. (Sachant, au passage que je suis déjà bien assez "négatif" au quotidien)
C'est la méthode qui doit ne pas me convenir.

Après ne pas le cerner, why not? Mais il faut se demander "pourquoi" je cherche à le cerner?
Il me mettrai en confiance, il aurai les mot, l'attitude pour mettre en confiance, je pense que "je me serai abandonné (encore) plus facilement" à la discussion.
A titre d'exemple, en 2012 lors de mon "burn-out", je voyais ma doc généraliste, qui faisait mon suivi psy grosso modo. Elle était affectueuse, rassurante, toujours souriante. Certes ce n'est pas une psy, mais au moins quand je ressors je ne suis pas encore plus frustré qu'en rentrant.

Je pense que quelqu'un qui me renvoi une image rassurante et/ou confiante, me permet de ne pas trop éveiller le soupçon, chercher à y redire, essayer de trouver ce qui va pas chez lui.
D'autant plus, que l'énergie consacrée pensant la séance à l'analyser est de l'énergie perdue pour m'exprimer.


Enfin, concernant mon sentiment de "supériorité" je ne me considère pas parfait en tout point ou "plus fort". C'est juste que de théoriser tout et n'importe quoi permet d'élaborer tout les points de vues possibles , toutes les entrées toutes les sorties possibles (en étant pas nécessairement mon point de vue), me montre "l'évidence".
Comprendre que untel s'est fait tapé par son père et c'est pour ça qu'il a une position dominante dans un groupe d'ami et qu'il tape sa copine de temps à autre.
"Mais nan t'es singlé d'imaginer un truc pareil"
"Je lui demande (je schématise hein!)?!" ... "Alors c'est vrai"
ouin, ouin, ouin, "oui mais j'aurai jamais pu trouvé les mots"

Bref c'est synthétique mais c'est une réalité.

A l'inverse vois-tu, je n'ai pas "la bosse des maths" je suis même nul (sauf pour Pythagore et Thalès, mes deux meilleurs potes pendant les heures de retenues :-) )
Pour finir le mot "supérieur" est approprié pour moi (et uniquement moi), quelqu'un de "normo-pensant" trouverai cela prétentieux et dégradant (pour lui), suscitant jalousie, haine où incompréhension.
Ce mot porte à controverse, mais de mon point de vue il faut bien qualifier la chose. Cerveau plus "illuminé", facilité de compréhension. La résultant est "un forme de supériorité de part sa différence"

...
Bonjour Dodow,

Je ne saurais dire quelle méthode ton psy utilise, je n'en ai personnellement testé qu'une et mes impressions de départ furent très semblables aux tiennes.
Lorsque je me suis demandé pourquoi j'avais ce sentiment que mon psy ne comprenait rien, manquait apparemment beaucoup de cette "bienveillance" que je croyais devoir être la règle dans la relation soignant-soigné ( croyance issue de ma formation d'infirmière) , et pire qu'il se montrait même parfois désagréable limite blessant, je me suis dit: "ça n'a pas de sens, cet homme ne te connait pas, il n'a pas la moindre raison personnelle de se comporter d'une telle manière avec toi". J'en ai tiré la conclusion que ces impressions devaient être en lien avec ma façon de ressentir les choses et qu'elles révélaient donc probablement les points d'hypersensibilité qui me faisaient le plus mal à l'époque.

Ce phénomène inconscient qui veut qu'on ait des ressentis particuliers face à quelqu'un qu'on ne connait pas, supposé pouvoir être aidant ou non, c'est ce qui s'appelle le transfert.
Quand on en prend conscience, nos ressentis, nos besoins, nos attentes (...) peuvent alors nous apparaître indépendamment de la personne sur qui le transfert s'est opéré.
Dans ton cas, par exemple, ce qui ressort dans ce que tu décris de ces relations avec ton psy et ta doc généraliste , c'est ton besoin de confiance et de réassurance; évident me diras-tu !, mais ce qui l'est sans doute moins, ce sont les raisons possibles à cela, propres à ton histoire personnelle. Est-ce que l'attitude de ce psy te rappelle ou te renvoie à quelqu'un ou quelque chose qui a été source de souffrance pour toi par le passé? c'est une question super basique que tu t'es d'ailleurs peut-être déjà posée (?).

Un médecin peut t'inspirer confiance en mettant un joli pansement sur une méchante blessure , mais si cette méchante blessure nécessite la prise en charge plus longue et plus douloureuse d'un abcès profond, mieux vaut un médecin moins rassurant qui sache inciser la plaie, curer l'abcès et traiter l'infection... plus inquiétant certes, mais plus efficace .
De ce point de vue là, on comprend qu'une psychothérapie relève davantage de la grosse intervention chirurgicale que de la cure thermale lol! !

Aïris

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Message par dodow le Jeu 26 Fév 2015 - 19:56

Bonsoir Aïris,

Je comprend le schéma. Mon père (personne à qui je pense en premier) serait en quelque sorte incarné durant la séance par le psy. Ce serait ça l'idée?
La question que je me pose c'est "est-ce que je dois passer par là" donc en baver pour y arriver ou est-ce que "la cure thermale" existe d'une manière ou d'une autre?

J'en ai débattu ce matin avec ma mère de mon père.
Il a dit à la mère récemment "que c'est de ça faute" . Ca c'est sur.
Pour résumer, premier d'une fratrie de 4 gars plus une demi soeur une peu plus agée.
Père alcoolique, toxico (gitane maïs, yalah!!) et traumatisé par la guerre (indochine, algérie).
Résultat mon père a grandi dans le mouvement, déménageant 3 fois par an à cause de son père (socialement (très)instable) (imaginez le baroudeur dans platoon qui revient chez lui.... pas jojo hein?!).
Il a du se demmerder à s'occuper des frangins avec sa mère. Après l'école le soir il allait vider les poubelles de la résidence avec ça mère.
Bref enfance sacrifiée (à mon sens).
Du plus, après l'école, son rêve était d'intégrer l'armée de l'air et devenir pilote d'hélico. Compétences mental et physique (largement) à la hauteur, pas de soucis. Par contre étant donné que le grand père à un lourd passif avec notre cher justice française, son rêve fut brisé d'un claquement de doigt.
Donc une vrai rancœur contre son père.
Il est également addict à pas mal de choses (que je ne citerai pas vous le comprendrez bien), et depuis un accident grave (deux avant ma naissance) "il a changé" (selon ma mère).

Je me rend compte des schémas de reproduction qu'il a fait avec moi d'une certaine manière.
Je me rend compte également (et très schématiquement) que c'est un cerveau gauche bien trempé (si j'ose dire), individualiste et opportuniste à ses heures et à l'inverse je suis (je m'avance peut être mais j'ai l'impression que c'est le cas) un cerveau droit, essayant, tant que possible d'être humble et altruiste.

Ce qui fait que non seulement il ne s'est pas servi du "bon mode d'emploi" pour m'éduquer (bien qu'il m'aime énormément) par le passé et nos "personnalité" sont de bases, plus compliquées à se comprendre.


Là où sa pèche c'est quels exemple précis il n'a pas fait et/ou mal fait et/ou pensait avoir bien et/ou aurait pu bien faire?
Concrètement je dois avoir toutes les données mais je n'arrive pas à les disposer dans leur globalités :-s  
De plus comment me suis-je "adapté" à ce/ces manque de sa part? son absence? Comment ai perçu "l'homme de famille" dans mon enfance, et maintenant?


Une autre chose qui je pense y est liée (mais je ne trouve pas la passerelle), c'est ma façon de me faire "aimer" d'une femme.
Quelque part je pourrai passer pour un polygame mais j'ai l'impression d'avoir d'une complexité affective venant de la part d'une femme.
D'autant plus aujourd'hui que je suis avec une normopensante. On s'aime, on vit bien ensemble, j'entend par là la complicité, la communication etc... Mais j'ai l'impression d'en "avoir en réserve" comme si je pouvais me permettre d'entretenir une relation d'amitié intime avec une autre femme afin de satisfaire mes besoins de communication, d'affectif, d'émotif, d'humour.
J'ai l'impression d'être dans le remort rien qu'à essayer d'y penser (cela en rajoute une sacrée couche à nos soucis de relation actuel)

En même temps j'aimerai bien tenter, mais j'ai peur de passer pour un pervers ou un dérangé sexuel.
C'est tordu comme vision des choses non?


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Message par Sérendipité le Ven 27 Fév 2015 - 0:18

Coucou,
A mon tour d'apporter ma pierre à ton édifice. Sois cool !
Pour ne répondre qu'à tes dernières interrogations au sujet de ton trop plein d'affection à donner, j'ai vécu cette sensation dans la même position qu'est la tienne (je vais pas rentrer dans les détails de ce que j'ai vécu, qui sait, ce sera un futur sujet, quand j'aurais assez confiance en moi...).
Avant tout, tu n'es ni un pervers, ni dérangé du bas ventre. hin hin
Je suppose que tu ne sais pas jusqu'où ce trouve la limite de ta relation intime avec ta conjointe, voilà tout. Ton amie, même normopensante, reste une femme qui a une sensibilité, et qui peut être une écoute admirable si tu lui confies ton ressenti. Bien entendu faut y mettre les mots et les bons. Mais dans tout couple une des bases est la communication, qui sait peut-être que ta moitié est ouverte à tes interrogations sur cette infinie affection que tu as en sus.
Notre cerveau a un besoin constant de complexité pour vivre, et cela même en amour. Il existe des jeux amoureux qui pourraient mettre en éveil et assouvir ta soif, comme par exemple les jeux de rôle ou autres plus "verbales".
Ce que j’essaie de dire (j'ai encore du mal à exprimer mes pensées en mots, désolée), c'est qu'avant de tenter l'aventure extra-conjugale, tu devrais, peut-être, essayer de diversifier ta relation amoureuse avec ta moitié (avec son accord, hein, ça va de soi). Tu pourras déjà voir les limites que vous êtes prêts à dépasser ou non. Et en fonction, choisir le chemin que tu décides de prendre.
Quoiqu'il en soit, se poser ce genre de questions n'est pas malsain, j'y vois plutôt une envie de découverte (bon, j'accorde que le nombre de questions ne va pas se résorber avec ces interrogations, mais au moins tu donnes du grain à moudre à ton moulin). Laughing
En espérant que ces quelques phrases ont pu te rassurer. Je suis disposée à développer mes propos ; qui de toute façon fourmillera pendant mon sommeil (je gère mieux mon arborescence en dormant...).
Danse Et puis sur ce fo, nous sommes sur notre planète, alors tu peux déjà relâcher la pression ici...
U soon
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Message par dodow le Ven 27 Fév 2015 - 0:32

Hey, bon visiblement la nuit va être chargée ^^

CO-MMU-NI-CA-TION! na merci! Tu vois les fondamentaux sont les mêmes (ah j'adore!)
En faite mes idées sont mal exprimées,
Je ne recherche pas une situation extra conjugale, je cherche à ajouter une nouvelle situation amicale (mais amicale profonde).
Ma femme me comble avec tout ce qu'elle a, je pense qu'elle me donne son maximum.
Mais étant donné que mes besoins/attentes (je vais les définir après) sont énormément plus grandes je souhaite essayer de combler mon manque.
Elle et moi sommes très épanoui dans notre relation, tant sur l'affectif, l'humour (même si des fois ça me fait pas rire (ahah)), le sexe (ce que tu as "suggéré" est déjà mis en pratique ;-) )
Et j'en suis satisfait (ex: il est inconcevable pour moi de la tromper. Si mes désirs ne sont plus là je préfère prendre les devant en en parlant etc...)
Nan ce que je cherche c'est de multiplier mes moments affectifs, multiplier mes moments de débats, d'échanges (élevé le débat disons le clairement). La miss accepte cela. Elle conçoit que je puisse être un bisounours à calins. Moi en revanche j'aimerai mettre en pratique mais me sens bloqué.
Je cherche donc une amie/âme soeur/"moitié"/confidente

Vois tu où je veux en venir du coup?
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Message par dodow le Ven 27 Fév 2015 - 0:35

Toi en revanche aurais tu été sur le point de vue que tu évoquais?
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Message par Sérendipité le Ven 27 Fév 2015 - 0:50

dodow a écrit:Toi en revanche aurais tu été sur le point de vue que tu évoquais?
En effet. J'ai certainement calqué le problème dans lequel je me suis retrouvée, au lieu de mieux cerner le tien.

dodow a écrit:Vois tu où je veux en venir du coup?
Se tape la tête cont  Rhôô la lose, comment faire un beau hors sujet ! lol
Cependant qu'est-ce qui te bloque ? Si ta moitié te soutient, et que tes attentes sont purement bibliques (suis pas croyante, mais j'ai perdu l'autre mot adéquate) ...
Tu m'as dit que tu avais passé le cap irl en rencontrant d'autres zèbres, je suis sûre que ses moments vont venir, non ? Puis y a les free hugs pour passer le cap du câlin bisounours...
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Message par dodow le Ven 27 Fév 2015 - 0:58

J'ai fais cette "bêtise" avec la conjointe de mon meilleur ami il y a trois (je m'en mort encore les doigts)

Meuh non pô hors sujet, juste mal exprimé et par conséquent mal compris :-)
Ce qui me bloque c'est que je n'arrive pas à me dire "ok elle a un nouveau pote, elle prend du temps pour elle. Donc la logique veut que j'en fasse de même. Mais va t elle toujours cautionner dans le futur lorsqu'elle verra au quotidien ce que c'est?" Pis j'ai bien essayé déjà de me lier d'amitié avec quelqu'un. J'y arrive pas.
je sais pas pourquoi ou ce qui se passe. Le mystère demeure ma chère Wats... Sérendipité!
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Message par dodow le Ven 27 Fév 2015 - 1:01

Précision c'était une normopensante (utile de préciser ou pas je ne sais pas). Toujours est il qu'à un moment je vais me projeter une relation puis, sans raison apparente je vais jurer le contraire. Inutile de construire une relation, pourquoi parler, etc....
Je me sens seul. Non pas de trouver quelqu'un avec qui parler mais quelqu'un avec qui je me comprend
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Message par Sérendipité le Ven 27 Fév 2015 - 1:26

Toute nouveauté comporte des inconnues. Mais tu le sais déjà.
L'inconnu fait peur, et l'ennui s'installe vite (surtout dans notre monde).
Je comprends ce besoin d'être compris par une personne de confiance qui pourra relever le débat ou adoucir les angles dans les moments de vie trop intenses.
Tu as le droit de prendre du temps pour toi avec des gens que tu apprécies.
En tout honnêteté je n'ai que 2 réel(le)s ami(e)s, normopensant(e)s, mais comble à leur façon mes besoins.
Et puis mes attentes envers les amis sont très très très...exigeantes. Et par malheur si un grain de sel enraille mes croyances, c'est indéniablement terminé.
Parfois je ressens des vides, et ma roue d'hamster tourne à dérailler, j'essaie toujours d'y trouver remède, alors je suis peut-être pas la meilleure personne pour te rassurer.
Je peux être une oreille (ou deux) en attendant que tu trouves chaussure à ton pied. Trinquons
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Message par dodow le Ven 27 Fév 2015 - 1:43

Tu as du lire les précédents message de ce post mais je peux te conseiller ici également, j'y exprime un peu plus mon parcours. Pour te faire une idée plus global du machin.
http://www.zebrascrossing.net/t20247-est-ce-que-ce-sont-des-rayures-ou-un-vulgaire-tatouage
J'avais ces amis pour m'épauler, j'avais cette moitié (tant recherché) pour me réconforter, mais depuis que j'ai "tout quitté" je suis venu m'enterrer intellectuellement, renier ce que je suis et ce que je ressens.
Aujourd'hui je dois faire fasse avec les nouvelles données de l'équation. Sauf que je n'ai plus personne à qui parler.
Tout recommencer à zéro, en m'adaptant d'avantage encore.
Et comme tu le dis si bien (j'allais me mettre à pianoter au moment où tu parles pour moi) mes attentes des autres sont immensurables.
Et lorsque ce grain de sable (je te laisse le sel) vient se mettre dans mes rouages (nan nan je ne m’attelle pas à faire du copier coller :-) ) je m'effondre, je perd toute estime de moi et j'en vient à me détester au plus au point possible (si tu vois ce que je veux dire).
Même en restant objectif j'en suis à la même conclusion que toi sa tourne mais ça ne s'arrête pas sur le ticket gagnant!

Et bien deux ne seraient pas trop des fois ahah
Et plus sérieusement c'est le fait d'être d'égal à égal sur ce plan qui me rassure, le côté on s'sert les coudes! (Je crois que L'Arbre serait d'accord sur ce point).
Mais euh... juste une chose: t'arrives à entendre ce que j'écris?
Stupéfiant! (oui trop sûrement...)
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Message par Sérendipité le Ven 27 Fév 2015 - 2:14

dodow a écrit:
Mais euh... juste une chose: t'arrives à entendre ce que j'écris?

J'ai de grandes oreilles, mon enfant ! Lol
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Message par dodow le Ven 27 Fév 2015 - 2:18

Ah les jours d'autan tu doit être pommée quand tu te promène :-)

Dis, tu me dois un mouchoir pour Yiruma
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Message par dodow le Ven 27 Fév 2015 - 2:24

C'est incroyable, ce que cela procure.
Émotion et sérénité.

Moi qui Aime la musique je n'aurai jamais cru que c'était ça qui m'aurai vraiment calmé.
Je m'abandonne à différents courants selon mon humeur mais jamais un soliste au piano.
Et surtout de cette manière, je trouve ça poétique (pardon du mot)
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Message par Sérendipité le Ven 27 Fév 2015 - 2:34

Je communique mieux en musique... Ravie que tu es pu te relaxer le temps de la partition.
Long hug J'ai pas de mouchoir. Désolée.

Il m'arrive de marcher sur mes oreilles, ou de n'entendre que ce que je veux bien entendre... ;-)

Ps : Suis encore en train de lire les liens que tu m'as fourni, je pense pas y répondre dessuite...


Dernière édition par Sérendipité le Ven 27 Fév 2015 - 2:35, édité 1 fois (Raison : Rajout d'un Ps)
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Message par evilbee le Ven 27 Fév 2015 - 14:05

Que de questionnements , j'ai bien tout lu et je ne voudrais pas trop parler de mon expérience personnelle mais sache que sous couvert d'ignorance et de peur les psy ont souvent besoin de nous catégoriser et que cette catégorisation se fait sur plusieurs entretien .
Pour ce qui est de ta consommation , en tant qu'ancienne grosse consommatrice je sais que pour ma part , l'arrêt a permis l'arrêt de bien des troubles mais c'est vraiment mon expérience personnelle .
Enfin pour avoir vu des ribambelles de psy j'aurai tendance à te dire qu'il faut savoir écouter ton intuition et que si tu ne le sens pas , cherche en un autre , c'est plus facile à faire au début que lorsque plein de sous y sont passés Wink

Bon courage à toi en tout cas
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Message par dodow le Ven 27 Fév 2015 - 14:32

Salut à toi Evilbee,

Oui c'est un peu la conclusion que j'en tire. C'est pourquoi j'ai une appréhension quand à ma manière d'avancer.
J'ai peur de faire comme pas mal de personnes, à savoir tâtonner, réessayer, changer. Aïe mon bas d'laine.
Ça m'angoisse pas mal.

Comme tu as pu le lire, je ne trouve pas mon déclic interne qui me mette sur la bonne voie, à savoir moins voir arrêter de consommer.
Déjà je ne cherche plus à consommer "trop fort" je me contente de produit non transformé (bon c'est déjà pas mal hein)
Je ne sais pas ce qui est ancré si profond et qui m'empêche de "décrocher"

En tout cas merci pour tes conseils, et merci de m'avoir lu

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Message par L'arbre le Ven 27 Fév 2015 - 15:27

Pour la conso, mon expérience, je n'ai jamais trouvé d'addiction la dedans, donc à chaque fois je décrochais facilement. Je pense que la part psychologique est très importante (comme pour de nombreuses addictions). Essais de réduire ta dose journalière avec un produit non coupé, de source sûr, plus doux et moins fort en THC. Et de préférence de la récolte jeune, comme ça tu auras plus d'effet stone (posé) qu'un effet high (euphorique et défonce lourde), quelque chose de léger... et sous dose les petit à petit, histoire de te sevrer. et Compense sur la clope ou un autre substitue. Et surtout évite les doses matinale, qui ne te permettent plus d'être lucide dès le matin. Réserve toi pour le soir devant un bon film et un bon dodo.

Après si tu as peur d'angoisser ou de paniquer face à la réalité et la lucidité d'esprit, pourquoi ne pas faire une psychothérapie et voir pour te faire prescrire un anxiolytique doux, je suis sous xanax, une prise par jour de 0,25mg seulement donc faible dosage (trop faible par moment) mais au moins cela te donne une aide pour avoir le courage d'affronter la journée.
Et je ne veux pas augmenter la dose car je sais que cela sera une défaite, et malgré les durs moments, je sais que j'ai besoin d'aller mal pour avancer et me dire, c'est bon j'ai tenu le coup, c'est une nouvelle victoire.

Croire en toi et faire confiance en ta force mentale, c'est le plus dur mais le plus important !

courage Wink
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Message par L'arbre le Ven 27 Fév 2015 - 15:29

avance par étape, c'est plus facile que de viser très haut et avoir le vertige et se dire je n'y arriverai jamais.

Et prend au pied de la lettre cette citation :

«Les idées ne servent à rien pour le traitement : c’est d’agir, instant par instant, comme un marcheur qui, au lieu de s’effrayer de la hauteur de la montagne, est content chaque fois qu’il fait un bon pas, et arrive au sommet sans s’en apercevoir.»


(Notes et pensées du Dr Roger Vittoz, édition posthume 1955)
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Message par Sérendipité le Ven 27 Fév 2015 - 15:40

Juste histoire de mettre aussi une citation qui m'a toujours plu :
L'angoisse est le vertige de la liberté. "Soren Kierkegaard"
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Message par L'arbre le Ven 27 Fév 2015 - 15:52

J'aime bien cette iamge Wink

Sérendipité a écrit:L'angoisse est le vertige de la liberté. "Soren Kierkegaard"

Le vertige se soigne en l'affrontant, et une fois le vertige accepté et dompté,
on peut certainement profiter de la vue sans en perdre l'équilibre.
Alors si l'angoisse est une étape menant à la liberté, cette étape a un gout bien amer.

Mais comme le dit la citation, "Il faut connaître le goût du vinaigre pour apprécier le miel"
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Message par Sérendipité le Ven 27 Fév 2015 - 15:56

Tout se soigne l'angoisse comme le vertige...

Parler de liberté n'a de sens qu'à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre.
Préface inédite de - Animal Farm "George Orwell"
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