Quo vadis?

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Message par CarpeDiem le Lun 31 Déc 2012 - 16:48

J’écris ici pour me comprendre. Je crois que j’espère un peu me trouver en couchant mes idées, là, devant mes yeux. Moi qui possède une incroyable habilité à refouler, enfin, je crois… comment s’apercevoir que l’on refoule puisque c’est précisément refoulé ?

J’écris ici pour partager avec vous, pour toucher du doigt l’origine de mes problèmes existentiels qui ne me paraissent pas en être mais font de moi une SDF. Je suis une Sans Domicile Fixe de la vie. Je suis une personne qui n’a pas cet endroit sûr où on se sent soi et où l’esprit mais aussi le corps rentrent, sécurisés, apaisés, auprès des siens… Quels « miens » ? J’ai l’impression d’être SEULE.

Je suis une tour de questions qui tournent sur elles-mêmes en descendant puis en remontant (imaginez un phare avec les idées qui descendent en tournoyant et remontant, sans cesse). Ces idées ne quittent jamais la tour, ne trouvent pas de réponses, se noient dans la masse, me noient dans la masse.

Pour être plus claire, je me retrouve à 24 ans, plus que jamais dépressive, ne sachant pas ce que je fais là, pourquoi je vis (pourquoi je meurs, ah non, zut, pas encore), ne sachant pas comment m’amuser, du moins, pas comme les autres… Mes questions les plus fréquentes ? Pourquoi j’apprends (surtout au niveau scolaire, l’impression d’être noyée dans la masse et l’OBLIGATION d’apprendre me TUE, je m’aperçois que j’ai beaucoup de mal à apprendre quand il le faut) ? Pourquoi je n’ai pas d’ami( e)s ? Pourquoi que je n’ai pas d’amoureux (ou appelez-le « compagnon », « conjoint », ce que vous voulez…) ? Pourquoi ma vie n’a pas de sens ? Pourquoi je m’intéresse à tout mais aussi rien ? Mon cursus est d’ailleurs éloquent ( 1ère S redoublée, 1ère L pendant une semaine, pus ire 1ère S, après le bac, fac de médecine pendant une semaine, fac de sciences, BTS de chimie, puis deux ans de trou, et IFSI)… Pourquoi je suis toujours aussi stressée, angoissée pour tout et rien ? D’ailleurs, je suis le stress/l’angoisse personnifiés… et ne riez pas, c’est l’image que j’ai directement en tête ! Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Je ne sais même pas par où commencer… Je vous préviens, attendez-vous à un pavé…

Commencer peut-être par le début, comme dans ma présentation… Je suis arrivée sur ce forum il y a quelques jours, je surfais sur le net à la recherche du pourquoi je n’ai pas le droit à l’amour… (question stupide, je crois que je passais le temps, surtout, histoire de noyer ma dépression dans un amas de lignes…).
Je suis donc tombée sur des réflexions élaborées sur l’amour et au-delà même du thème, j’ai été subjuguée par le style, la réflexion, j’ai éprouvé de l’INTERET. Allons donc, je ne serai donc pas encore morte, psychiquement parlant ? Il devait être quelque chose comme 2h du mat’, je noyais, je le rappelle, ma dépression dans une lecture acharnée sur tout et rien et… je n’ai pas tout de suite compris ce qu’était ce forum… Quelle ne fût pas ma surprise de découvrir ce qu’il en était… !

Me croyant plus « sous-douée » que « sur-douée », j’ai parcouru le forum sans grande conviction, plus par intérêt de la prose, des réflexions menées ici et là, qu’autre chose…

Oui mais voilà… j’ai vécu une enfance, somme toute, originale (comprendre par-là « marginale »), que j’ai mise sur le compte d’une incroyable timidité, d’une introversion assez magistrale, d’un physique ingrat (qui, en regardant les photos, n’est pas du tout évident en fait – je ne suis pas un mannequin mais pas plus moche qu’une autre personne…) et enfin du fait d’être malentendante d’une oreille (mais sur certains sons et pas totalement – d’ailleurs, je n’ai jamais été appareillée).

Pourquoi une enfance marginale ? Et bien… je n’ai jamais eu trop d’ami( e)s, voire quasi pas, j’ai toujours été très très sérieuse dans mes études (c’est là une grosse différence avec beaucoup de surdoués j’ai l’impression, je bossais beaucoup et ramenait des bonnes notes -sans plus, sauf parfois – voire moyennes à complètement nulles, sauf vers le CP, CE1 et CE2). Il fallait que je sois parfaite (perfectionnisme +++++++)… en grandissant, je me suis toujours dit que c’était pour plaire à mes parents… et s’il en était tout autre ? Je n’en suis plus si sûre aujourd’hui… mais j’y reviendrai plus tard… Bref, j’étais aussi très très timide (je me suis soignée)! Mes parents me qualifiaient d’ailleurs de « sauvage » (c’est moi qui parle de « timidité »). D’ailleurs, c’est assez intéressant… Ces deux termes ne veulent pas dire la même chose… J’ai toujours voulu des amis et me suis donc toujours considérée comme timide (ce qui est vrai) mais… et si j’étais aussi… sauvage ? Ce qui sous-entend, pour moi (et mes parents) de ne pas avoir vraiment envie d’aller vers les autres, d’avoir envie de rester seule… et c’est là que je m’interroge quand même… Car, je sais une chose, en me bottant le train, j’étais quand même capable de parler à la personne et si une personne me parlait, je répondais sans trop de timidité. En fait, mon problème, c’était surtout d’aborder les gens, après… cela allait. Du coup, je ne trouve pas que mon absence d’amitiés s’explique vraiment par ma timidité, ni par ma « mocheté » (cf plus haut)… Il reste pour expliquer cela, entre autre, mon oreille déficiente… Mouais… Bof, j’étais loin de ne rien entendre… est-ce que ça peut vraiment expliquer que j’étais autant dans la lune et ne me mêlait pas trop à mes camarades ? Je n’en sais rien…
A ce sujet, je me dois de préciser que j’ai eu de l’orthophonie (je n’ai su qu’adolescente pourquoi) pour rattraper un certain retard que j’avais avec les mots… (due à mon oreille déficiente)… D’ailleurs, en écrivant ça, je m’aperçois que ça ne colle pas trop avec le profil « surdoué ». Peut-on avoir ce retard jeune (vers la maternelle je crois, je ne sais pas, peut-être plus tard ?) alors même qu’on est surdoué ? Cela m’étonne… Bref, passons à l’introversion…je ne sais pas si ça peut expliquer le fait de n’avoir pas au trop d’amis… peut-être ? Peut-être que les gens ne me comprenaient pas ? Je ne sais pas trop, là aussi… En tout cas, j’ai toujours été très pudique (et submergée) avec mes sentiments/émotions alors que les autres ne l’étaient tellement pas (par rapport à moi)… je me suis toujours sentie en marge des autres par rapport à ça et je me demande d’ailleurs si ma timidité ne vient pas de là, car je n’osais pas trop parler de certaines choses de peur de paraître idiote… Du coup, je me demande si cela ne venait pas d’un décalage avec les autres… ? Car aujourd’hui, et c’est là une réflexion de l’adulte que je suis, pas une réflexion que je me suis faite étant petite, je me demande tout simplement si je ne ressentais pas les choses différemment des autres ? Et là, par contre, plus que d’être surdouée, le décalage émotionnel me parle totalement… Le sentiment de responsabilité, de justice, d’équité, de tout se prendre en pleine face pour une simple remarque (un truc parfois dit en passant).., etc… Et je m’en vraiment compte aujourd’hui, de tout ça… et il est sûr que ça me pose problème aujourd’hui… Je ne comprends pas le besoin constant de critiquer de mes camarades, leur irresponsabilité (rien n’est grave, ils boivent comme des trous, etc…), le stress/l’angoisse, qu’ils ne connaissent absolument pas comme moi, moi, c’est mon état permanent (très élevé d’ailleurs), eux, c’est de temps en temps… dans les coups de bourre…, les réminiscences de tout et rien (je me souviens d’une petite critique, d’un mauvais comportement à mon égard ou par rapport à l’autre très longtemps, d’ailleurs, je dirai même que je n’oublie pas), etc…
Maintenant, si on parle sensoriellement ou de mon sens de l’observation, ouais, bof… j’ai jamais remarqué… Par contre, si on me touche comme ça, ça me fait un effet d’agression terrible, on ne m’approche pas comme ça… je suis hyper réactive en fait… et malgré ma surdité, je suis très sensible des oreilles, j’ai toujours mis ça sur le fait que je sois malentendante d’une oreille mais je n’en suis plus si sûre non plus… la musique assez forte qui plaît aux gens, moi, ça m’agresse terriblement et c’est douloureux, fatiguant… Je n’ai jamais bien compris pourquoi je réagissais comme ça… Visuellement, pas grand-chose à dire… Mon odorat et mon goût sont très très peu développés je crois. Ceci dit, pour l’odorat, j’ai quasi constamment le nez bouché (allergies ++++) donc bon…

Si on passe au domaine de l’intelligence, c’est là où le bas blesse pour se reconnaître à un surdoué. Je n’ai jamais eu de facilités, du moins, apparentes (j’ai tellement de capacité à refouler, à être dans le déni que… je suis prudente) sauf pour lire (je lisais beaucoup et vite…). J’ai voulu savoir lire avant le CP mais je n’ai appris qu’en CP (enfin, je crois : je n’ai pas osé demander à ma mère). Mais je me souviens avoir dit à ma mère que j’étais vraiment pressée de savoir lire et ça ne m’étonnerait pas que je lui ai demandé de m’apprendre à lire avant le CP (même si je ne me souviens pas le lui avoir demandé). A l’école, je me souviens, par exemple, en maths, mais aussi de manière générale, à avoir toujours eu du mal à comprendre les questions. Cela m’agaçait beaucoup… Je demandais sans arrêt à ma mère pourquoi les questions n’étaient pas plus précises et je ne voyais, bien souvent, pas où le prof voulait en venir… En fait, j’avais de multiples types de réponses possibles… bon, peut-être moins en maths… je ne sais pas… J’ai souvenir aussi du fait que j’avais du mal à résoudre les problèmes et il me semble (mais alors là, gros doute : manque de mémoire !) que le problème n’était pas de donner la réponse (mais avais-je seulement la bonne réponse, pas sûre… je ne sais plus) mais de démontrer (d’ailleurs, ça m’a poursuivi…). J’ai toujours eu du mal avec les démonstrations et pourtant, ce n’est pas que le tout me paraît illogique mais que la manière de faire ne me parle pas… Mais je n’ai pas souvenir d’avoir eu non plus des espèces d’éclair de génie pour résoudre les additions/ soustractions ou quoi... Par la suite, en grandissant, j’ai toujours eu des difficultés en maths sauf lorsque j’ai redoublé ma première et j’ai commencé à appliquer « bêtement » le mode de raisonnement scolaire : je n’ai plus été chercher derrière les choses, j’ai fait ce qu’on me demandait… A partir de là, j’ai commencé à avoir de très bonnes notes (sans être exceptionnelles)… tout en ayant eu cette impression d’imposteur que j’ai lu ici et là…

Pour le français, je n’ai jamais trop aimé les cours : je comprenais tout et aurais été capable de faire les cours moi-même (par exemple au lycée)… Par contre, j’avais énormément de mal à lire les livres imposés, moi qui aimais pourtant lire de tout… Les langues, j’ai une certaine facilité pour apprendre. Une fois, je me souviens aussi d’avoir joué du synthé (étant petite) pour la première fois et d’avoir étonné ma cousine (pourtant surdouée, plus âgée) de la rapidité à laquelle j’apprenais… moi, j’ai trouvé qu’elle exagérait… (comme d’habitude d’ailleurs, je n’ai jamais cru un compliment à mon égard, je m’en rends compte qu’aujourd’hui).

Je ne sais que penser de tout ça… quand je vous vois parler des facilités que vous avez eu, je ne m’y reconnais pas… surtout en maths… sauf par contre en lecture/écriture…. Là, j’avais l’impression qu’on me prenait pour une demeurée en cours et ça m’énervait…
D’ailleurs, petite anecdote qui prend peut-être du sens (ou non), j’ai redoublé ma 1ère S (misérable, je travaillais mais sans la bonne méthode = l’histoire de ma vie) pour aller en L (j’avais toujours hésité entre les deux, ayant de l’intérêt pour tout, sauf ce qui est économique/historique/social, beurk beurk). J’ai tenu une semaine en L et j’étais méconnaissable je crois. « Je crois » car je n’étais ni plus ni moins qu’un zombie. Heureusement que ma mère m’a sorti de là…. Je ne parlais plus trop, j’étais comme cérébralement morte… horrible ! Je ne me suis jamais sentie aussi mal (sans vraiment m’en rendre compte : zombie +++). L’histoire, j’en avais rien à faire pour parler bien alors voilà… les langues, c’était bien mais j’apprenais facilement et je sais pas… le fait d’être toujours sollicitée à l’oral m’agaçait (venant de S…), je m’ennuyais en maths (me sentais prise pour une débile mentale), m’ennuyais en français… une horreur monstrueuse…. Ma mère a réagi au quart de tours, dieu soit loué sinon je crois que je me serai suicidée pour de bon et je le pense sincèrement. Le directeur a bien voulu que je retourne en S sans toutefois bien comprendre pourquoi, avec mes bonnes notes littéraires, je voulais retourner vers les sciences et tout… Une fois repartie en S, cela a très bien marché… sans que ça soit exceptionnel (même si j’avais parfois de supers notes sorties d’on ne sait où comme des notes catastrophiques). D’ailleurs, on peut me résumer scolairement comme quelqu’un d’instable (pas que scolairement d’ailleurs) : je pouvais avoir de très sales notes en maths par exemple comme de brillantes notes. J’ai toujours cru que c’est parce qu’un coup, je travaillais assez, un coup pas assez et voilà tout… Au fond, je crois que je n’avais surtout pas la bonne méthode… Mais est-ce parce que je fonctionnais autrement ? Vaste question…
Pour en revenir au lycée, j’ai eu des cours personnels en maths et bio et il en est ressorti que j’étais tout à fait capable et que j’étais même intelligente. Je me souviens du prof de maths (un Grec qui était une vraie tête = génie +++) qui me disait qu’il ne comprenait pas car je comprenais très bien les choses, j’étais très curieuse, etc… (Idem pour les cours persos en bio) et le prof me disait d’ailleurs que certaines personnes à qui il donnait des cours persos ne comprenaient rien à ce qu’il leurs disait mais obtenaient de bien meilleures notes que moi…
Au bout du compte, je n’ai jamais cru un traître mot de ce que me disaient ces gens-là… pour moi, je comprenais bien car je travaillais… point final. Alors, où est la vérité ? Parce qu’en même temps, quand j’y repense, étant seule, le travail était comme un refuge pour moi, de quoi à s’occuper pour ne pas penser… cela ne veut pas dire que j’étais très concentrée sur ce que je faisais… Avais-je certaines facilités ou était-ce vraiment du au travail ? Comment se rendre compte si on a des facilités ? Je ne suis pas dans le cerveau des autres… Au final, je n’ai toujours pas de réponses à mes questions… Une chose dont je suis sûre au final, c’est que j’ai toujours eu du mal avec les méthodes scolaires, ce qui ne veut pas dire que je sois surdouée mais la question se pose un peu quand même en moi… Je ne sais pas s’il s’agit d’un vrai décalage ou de quelque chose de normal… Le truc, c’est que je n’ai jamais cru pouvoir être douée, jamais, jamais, jamais… Aussi loin que je m’en souvienne, je me suis toujours sentie nulle et ça n’a pas changé…
Autre chose, je réalise aujourd’hui que moi qui croyais avoir aimé l’école, je l’ai détesté au fond… et c’est une vraie douleur de le réaliser… j’ai détesté travailler… je n’avais pas la bonne méthode et j’ai du passer un temps incroyable devant mes cahiers à penser à autre chose, à regarder par la fenêtre, à parler à mon frère, à ma mère… bref, à faire autre chose…

Aujourd’hui encore, c’est pareil et rien à faire, je n’arrive pas à me concentrer sur les choses et pourtant, je suis curieuse… mais quand je l’ai décidé (hors cours), j’arrive à me concentrer, encore que… J’ai une imagination débordante, je pense à plein de choses, je me fais plein de films dans ma tête et j’en ai besoin (c’est mon garde-fou). D’ailleurs, j’ai souvent besoin de moments où je suis seule.
Pendant les cours, j’ai besoin de bavarder, faire autre chose, pour suivre le cours, sinon, je m’endors ( pas vraiment mais je plane à 100 000 quoi).
Sinon, j’ai toujours été impatiente (il fallait toujours que ça aille vite), d’ailleurs, je suis très lente maintenant car j’ai appris à ralentir (énormément) et je me demande si ce n’est pas ce qui m’a permis de pouvoir me concentrer un peu plus en cours et réussir un peu mieux sauf que dans la pratique, c’est la galère, je suis trop lente maintenant…
Je suis aussi perfectionniste à un point… enfin, je le suis moins, j’ai appris à faire de la m… (vous m’excuserez mais le terme est adéquat) pour enfin laisser retomber la tension qui ne m’a pas quitté de l’enfance.
J’ai toujours eu de l’insomnie depuis l’âge de 8 ans à peu près. Ma mère pense que c’est suite à un décès dans la famille, moi, je pense que c’est parce que je pense trop et qu’à un moment donné, je n’ai plus été capable d’en faire fi…
Bon, je pourrais continuer comme ça pendant des heures mais je m’aperçois de mon pavé et me demande qui va me lire…

Juste une question, je suis incapable de dire si ma pensée fonctionne en arborescence ou de manière séquentielle… J’ai lu tout ce que j’ai pu à ce sujet mais je n’y comprends rien… enfin, j’ai compris mais je suis vraiment dans l’impossibilité de savoir comment je fonctionne… Quelqu’un pourrait m’aiguiller pour que je comprenne comment je fonctionne ? Peut-être avec des exemples précis…

Dans la vie, mes parents/proches me décrivent comme : perfectionniste, stressée/angoissée, très têtue ( ce que moi je perçois comme une recherche constante de réponses – d’ailleurs, étant petite, on me répondait souvent « parce que, c’est comme ça, c’est tout », je crois que je posais tout le temps des questions), impatiente, sensible, ME POSANT TROP DE QUESTIONS (ça, ça revient tout le temps).

Ce qui complique ma recherche sur une surdouance ou non, c’est le fait d’être beaucoup moins perfectionniste maintenant (même si, au fond, je le suis toujours), c'est-à-dire que je bâcle de plus en plus pour ne pas avoir cette pression constante du « peut mieux faire » sur les épaules et que je suis défaitiste au possible, négative, je ne cherche plus à faire car je n’atteins jamais le seuil que je veux, je n’ai pas les réponses à toutes mes questions et je suis lasse d’être curieuse…

Une autre chose qui me turlupine : pour mes études actuelles, on fait très souvent des travaux en groupe et force est de constater que je déteste ça et que je finis toujours par me la fermer et copier le mode de fonctionnement des autres. Et je me rends compte que ça a toujours été comme ça. Et apparemment, je recherche toujours les choses dans le détail, vue globale et approfondie quand les autres se contentent d’effleurer la surface en me ripostant à la g… qu’on nous en demande pas tant, ce qui m’est bien égal car , quand on me demande de répondre à un sujet, j’y réponds, point ! Je suis quasi incapable de travailler en groupe et les choses simples sont des corvées pour moi. Les choses compliquées me motivent (et il m’est souvent arrivé de réussir ce qui est compliqué et pas ce qui est simple). Cela fait très surdoué mais je ne peux m’empêcher de me dire que les « normaux » (terme faute de mieux) ressentent sûrement ça aussi.

Le but quand même de ce pavé (j’ai du mal à faire peu : mes pensées courent partout) : identifier le problème et surtout, cela (je parle à ceux qui sont sûrs d’être « zèbre ») vous semble-t-il pouvoir venir d’une surdouance ?
Pour ma part, je viens de prendre la mesure du fait qu’il y a quelque chose qui cloche dans mon enfance, dans mon fonctionnement… quelque chose qui explique mon malaise permanent d’aujourd’hui mais aussi infantile (mais dont je n’avais pas conscience avant). Aujourd’hui, je suis incapable d’aller bien, j’enchaîne les amitiés sans comprendre le fonctionnement des autres et ils doivent pas me comprendre non plus… plus rien ne m’intéresse… malgré ma grande curiosité… Je réalise surtout que je ne sais pas qui je suis…
Une chose très importante : j’ai passé mon temps à me calquer sur des gens autour de moi, par exemple une personne de ma classe que j’admirais (une personne douée, sûre d’elle…), ce qui allait jusqu’au fait que je copiais leur écriture, leur attitude… J’ai honte de cela mais c’est ce que je faisais… je ne m’accepte (et ne m’acceptais) pas, c’est comme si je n’avais jamais existé…

Comme convenu, je suis partie dans tout et n’importe quoi, probablement en oubliant le principal… mes excuses…
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 18:41

comment s’apercevoir que l’on refoule puisque c’est précisément refoulé ?

C'est quand tu te rends compte que tu mets un mouchoir dessus...
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 18:57

Bon, je pourrais continuer comme ça pendant des heures mais je m’aperçois de mon pavé et me demande qui va me lire…

Ben moi!...j'ai toujours été un peu folle, d'ailleurs suis en psy depuis 10 ans!
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 18:59

je finis toujours par me la fermer et copier le mode de fonctionnement des autres

Ben tu vois, tu connais la réponse!
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 19:02

dire si ma pensée fonctionne en arborescence

mes pensées courent partout

là aussi, tu l'as ta réponse!

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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 19:04

plus rien ne m’intéresse… malgré ma grande curiosité…

Viende donc te (re)faire une santé parmi des gens qui peuvent te comprendre...et t'accepter comme tu es, pour qui tu es...!
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 19:16

j’ai passé mon temps à me calquer sur des gens autour de moi
c’est comme si je n’avais jamais existé…

"L'homme est un animal social"...pour évoluer, chacun a besoin du "miroir" de l'autre...sauf que quand l'autre n'est pas identique, l'image arrive déformée!... Ce décalage peut être responsable d'un sentiment de solitude, voir d'idées dépressives...

Tu es toujours curieuse, te taire te révolte encore au fond de toi...ces pulsions de vie vont t'aider!... Ne te manque qu'une foule de semblables, de références, de miroirs possibles...qu'il me semble bien que tu aies trouvé ici...!
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Message par CarpeDiem le Lun 31 Déc 2012 - 20:08

Bonjour Dauphin et merci pour tes réponses!

Je comprends tout ce que tu me dit, tout cela me paraît bien logique. Seulement, le problème, c'est que je ne sais vraiment pas qui je suis... et je ne sais pas (gros gros gros doutes) si je suis surdouée. Certaines personnes diront qu'il n'est pas important de savoir et je leurs répondrais que ça dépend certainement des personnes et qu'il m'est à moi, indispensable de savoir! J'ai besoin de repères et de déculpabiliser... Je n'ai jamais cessé de vouloir faire au mieux tout en faisant de travers ou croyant faire de travers peut-être...

Le problème, je ne suis pas du tout sûre d'être surdouée mais que suis-je alors? Je ne m'identifie pas sur bien des points mais sur d'autres, ça colle terriblement bien et même si je me sens profondément nulle, si je me pose deux secondes, je sais que je ne suis pas disons "sous-douée" alors d'où viennent ces difficultés? A moins que je n'aie des difficultés que le commun des mortels a... Je ne sais vraiment pas, je suis vraiment perdue et cela me rend folle (ces derniers temps, je passe beaucoup de temps ici et je me pose encore plus que d'habitude mille et une questions et je me couche tard mais tard... et je ne dors pas très bien avec des cauchemars...).

Je voulais savoir, pendant que j'y suis, êtes-vous très performant le soir/la nuit, intellectuellement parlant? Moi, oui et je me demandais si beaucoup de zèbres étaient comme ça, par hasard... Ce n'est pas très évident car j'ai toujours eu des problèmes d'endormissement (d'où mes problèmes d'insomnie) et des parents qui me gueulaient dessus sans comprendre mon comportement, ma lecture tardive, le besoin de cogiter le soir/la nuit...

EDIT: je m'aperçois que je n'avais pas vu tes premiers posts Dauphin. Tu dis que j'ai mes réponses en me citant mais la question que je me pose, c'est (du coup, en admettant que je sois surdouée) est-ce que les gens normopensants ne fonctionnent pas aussi comme ça: ça arrive à tout le monde de penser trop, de se poser mille et une questions, etc... Je n'arrive pas à m'identifier puisque je ne suis pas l'autre (ni moi-même, l'imposteur, c'est moi!), comment est-ce que je peux prendre la mesure de mes différences face à l'autre? Par exemple, l'hypersensibilité... ça ne veut pas dire grand-chose... à partir de quand est-on "plus" sensible qu'un autre? Et ne peut-on pas être normopensant et hypersensible (expliqué par le parcours de vie par exemple)? Etc... je me questionne pour tout de la même manière, moi aussi, je vais finir chez le psy (je dis ça sans condescendance aucune, je crois que c'est nécessaire et qu'il n'y a pas de mal à ça...).
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 20:39

moi aussi, je vais finir chez le psy (je dis ça sans condescendance aucune, je crois que c'est nécessaire et qu'il n'y a pas de mal à ça...).

......lol!!!!!!!!! ........suis infirmière!!!!!!!!!!!
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 20:44

il m'est à moi, indispensable de savoir!

de 2 choses l'une: ou tu vas faire le test trèèès vite auprès d'un psycho sensibilisé et compétent, et la question sera règlée, du moins quant au test..., ou.......et c'est comme ça que je le ressens: tu viens ici pour te rassurer, ce qui ne t'amènera aucune réponse que tu ne puisses remettre en cause (dsl pour le côté direct!).
De toutes façons, tu m'as aussi l'air d'être tout à fait capable de remettre un test en cause aussi!!!...
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 20:48

Ton expérience de non identification par miroir ne t'aide pas...

Au lieu de penser et re-penser, et re-re-......., as-tu déjà essayer de t'écouter? La toute petite voix intérieure qui te dit par exemple de te taire parmi les autres, ne pourrait-elle pas te susurrer de te laisser aller à être toi, ce que tu aimes, ce dont tu as envie,...?...Pas au milieu des autres bien sûr, tu sais déjà que ça marche pas ...(...pour l'instant...?!)!
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 20:53

Les questions existentielles ne sont pas l'exclusivité des Z, on est d'accord.........mais à quel rythme?..... On parle de "crises": adolescence, quarantaine, cinquantaine.... N'as-tu pas connu des questionnements existentiels plus nombreux, plus tôt, qui persistaient à peut-être en devenir permanents, jusqu'à quel point impactaient-ils ta vie.....jusqu'à ne plus penser qu'à ça toute la journée voire toute la nuit?
Ne t'es-tu jamais réveillée avec l'impression de ne pas avoir dormi (même si tu te sentais suffisamment reposée physiquement) en ayant tout de suite à l'esprit ta dernière pensée de la veille?
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 20:56

Es-tu capable de "suspendre" le temps quand quelque chose t'intéresse? Ne plus se rendre compte du temps qu passe, de la faim, de la soif...?

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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 21:03

Qu'as-tu lu comme bouquin sur le sujet?



l'imposteur, c'est moi!

Arielle Adda appelle ça le syndrôme de l'imposteur...
https://www.youtube.com/watch?v=2vLaewrjjkQ&feature=player_embedded

Monique de kERMADEC
https://www.youtube.com/watch?v=N5fKllubB_o&feature=player_embedded

ET ENCORE UN PEU DE TAF? EN LECTURE CETTE FOIS-CI:
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/garsep/gauvrit.htm

un peu plus tard...
http://gappesm.net/Ressources/Articles/Haut-Potentiel-Medecine/PERSONNES_A_HAUT_POTENTIEL.pdf
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Message par Dauphin le Lun 31 Déc 2012 - 21:07

Il y en a qui pense que seul le test fait le diagnostic...je ne suis pas de ceux-là, la clinique est importante...
J'ai un collègue Z, qui ne se le croit pas...et pourtant, j'en mettrais ma tête à couper...et je t'assure que j'y tiens encore à ma tête!!! Pourquoi (non pas pour ma tête, pour la sienne!!!), tout bêtement parce qu'il me comprend...sans démonstration en 3 exemplaires, sans fioriture, et le tout en moins d'une semaine (ça fait maintenant 5 ans qu'on bosse ensemble: un régal!)...on peut partir dans nos délires...complètement hermétiques aux autres (et ce sans une intentionnalité de notre part, non, juste quand on est nous, sans y penser....)
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Message par CarpeDiem le Lun 31 Déc 2012 - 23:23

Pour te répondre, déjà, je sens que tu essaies de m'aider au maximum (et sache que j'ai une profonde aversion pour l'hypocrisie, alors, surtout, ne t'excuse pas d'être franche... j'espère que ça ne te gêne pas le tutoiement?) mais il faut que tu saches une chose: je suis INCAPABLE de faire des choix. Je crois que c'est l'une des choses qui me pose le plus de problèmes. Au final, je suis souvent paralysée plus qu’autre chose : peur de mal faire donc je ne fais pas. Très pratique… lol !
Bref, si je dis ça, c'est pour que tu ne te sentes pas frustrée… parce que je vais probablement mettre du temps à agir, pour cette raison et bien d’autres… Concernant les tests mêmes, déjà, il y a le prix (que je ne peux me permettre en ce moment et même sous peu, ça risque d’être difficile), il y a le fait de trouver un bon psy car j’ai bien compris que le QI en lui-même, c’est terriblement réducteur et non parlant et à fortiori pour un profil comme le mien, il y a le fait que, comme tu le dis (tu m’as très bien cerné), je remettrai probablement dans ma tête le test en question s’il s'avérait positif (en terme de surdouance). Ceci dit, j’en suis consciente et malgré tout, avec le peu de confiance que j’ai en moi, le peu de repères, il me semble que j’en ai besoin… Il est fort possible qu’il me faille tout simplement du temps pour accepter tout cela… il est fort possible que je ne veuille, au fond de moi, pas passer les tests. Ce qui est même tout à fait le cas…

Je ne suis pas sûre de me reconnaître même dans ce que tu dis Dauphin… l’intelligence, chez moi, je ne la perçois pas… je le redis, je n’ai jamais eu d’éclair de génie pour résoudre telle ou telle chose. Après, il faudrait définir « éclair de génie »… mais par contre, j’ai déjà réussi à résoudre des choses très difficiles bien plus facilement que les choses simples que je ne comprenais pas la moitié du temps, mais je suis peut-être juste compliquée…
Par contre, il y a une chose qui me revient en tête comme ça, une fois, en troisième, ma mère m’avait expliqué comment résoudre un problème de maths (je ne sais plus trop quoi, une histoire de racine peut-être bien) puisque comme d’habitude, j’avais du mal… et je m’étais tuée à lui dire que non, ce qu’elle me disait, ça me semblait logique, mais c’était pas ce qui était demandé… ce qui m’a valu de me faire traiter de têtue, bornée (…). Je précise que j’avais bien compris ce qu’elle m’expliquait, que ça me paraissait bien logique et que limite, il me semble qu’on l’a fait ensemble… oui, mais, en arrivant en cours, la prof m’a demandé si j’avais fait ça seule… car c’était du programme de première (première S avec le recul)… Je me demande si, étant en troisième, je n’aurais pas dû être larguée par tout ça… M’enfin, à part ça, j’entends ici et là que les surdoués trouvent TOUS SEULS, bah pas moi ou par des biais qui partent dans tous les sens et ça arrive rarement. Je pars toujours dans des délires qui sont souvent à côté de la plaque, bien que pas forcément illogiques.

Bref, je le répète, côté intelligence, je suis pas convaincue (sans parler de ma culture…)… mais côté émotionnel, côté questionnement incessant, stress, angoisse (qui ne s’expliquent pas par des événements traumatiques), etc… ça colle mais ça peut sûrement coller à autre chose…
Alors, dans tout ça, n’ayant pas beaucoup de culot ni de confiance en moi, je me vois mal demander à faire un test… sûrement qu’il sera négatif… voilà le fin mot de ma pensée.
D’ailleurs, j’ai fait tout plein de tests de QI sur le net (je sais, c’est plus ou moins bidons), m’enfin, y’a quand même de la logique et tout non ? Et bien, je tourne entre 99 et 125 je crois, rien d’extraordinaire. J’ai aussi tenté le prétest mensa avec 23 réponses de correct sur 40, lol. Comme quoi… Du coup, y’a beaucoup de choses qui collent pas quoi au final…
Mais mes doutes continuent… par exemple… j’ai rendu un dossier il y a pas longtemps à l’école. Je trouvais ça nul et archi nul et sans intérêt, je l’ai rendu comme ça faute de motivation et parce qu’avec le stress que ça me causait, fallait bien s’en débarrasser un jour… et bien, le verdict a été que c’était pas mal du tout et que j’avais, contrairement à mes p’tits camarades, déjà un raisonnement clinique (je suis en première année d’IFSI). J’ai pris ça pour de la volonté de m’encourager, la volonté d’encourager quelqu’un qui n’a pas trop confiance en elle… mais du coup, je m’interroge quand même encore… Et si.. ?

De toute manière, je ne comprends pas pourquoi ceci, pourquoi cela… Je ne comprends rien… Est-ce qu’un surdoué ne comprend pas au contraire ? Pfff… vraiment… Je me dis que je cherche juste une excuse pour tout plaquer sur mes maux d’enfance (solitude, difficultés scolaires malgré mon sérieux, caractère spécial, j’étais très maniaque aussi –chambre impeccablement rangée au millimètre lol). S’il ne me reste plus la « surdouance », il ne me reste rien… AMEN !

EDIT: merci pour tes liens, je les parcoure.
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 11:25

j’ai déjà réussi à résoudre des choses très difficiles bien plus facilement que les choses simples que je ne comprenais pas la moitié du temps, mais je suis peut-être juste compliquée…

J'ai un prof de physique qui avait écrit "esprit tortueux" sur ma copie...j'étais en rage!!! (5e ou 4e, je sais plus) malgré ses différentes explications je n'avais pas tout compris à l'électricité...j'ai donc essayé chez moi de recoller les choses entre elles...je fais le contrôle, trouve les bonnes réponses, et il me colle ce p* de jugement de valeur sur la copie...il a bien vite eu droit au retour...! Et encore, j'ai été plutôt cool, vu que je "l'aimais" bien!!!
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 11:47

j’avais, contrairement à mes p’tits camarades, déjà un raisonnement clinique

Personne ne dit ce genre de choses à l'IFSI pour "encourager", vu que c'est un des objectifs à atteindre!!!
Ce serait comme dire à un gosse qui connaît ses multiplications, bravo, tu es très fort en divisions!!!

Donc oui je pense que tu as déjà le raisonnement diagnostique, je l'ai très vite chopé celui-là...ce qui à l'époque ne m'a pas donné que des bons côtés (tu verras, il y en a plus que tu ne crois qui ne l'ont jamais acquis, y compris parmi les cadres...alors attention à ne pas les faire te jalouser, même inconsciemment!!! Prudence...)
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:19

...J’ai aussi tenté le prétest mensa avec 23 réponses de correct sur 40

-en combien de temps?...lol... c'était quoi le commentaire?...
- à mettre en lien avec l'étude Gauvrit peut-être...
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:24

Bref, je le répète, côté intelligence, je suis pas convaincue (sans parler de ma culture…)…

ça c'est pas un scoop...ni une exclusivité...!!!!
C'est pour ça que le diagnostic ne repose pas exclusivement sur le test! (cf Gauvrit, encore!, Adda, Kermadec, et encore JSF!)
C'est pour ça que je ne pense pas que le test soit finalement fondamental...

Non, et non, d'ailleurs on s'en fout du test...ce n'est pas lui qui te dira avec qui tu es à l'aise, tu te sens bien, comprise, acceptée...

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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:26

un test… sûrement qu’il sera négatif…

inférieur ou égal à zéro ??????????
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:28

j'espère que ça ne te gêne pas le tutoiement

Oups, j'aurais dû commencer par ça!!!
AbZolument pas; bien au contraire Wink
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:33

Est-ce qu’un surdoué ne comprend pas au contraire?

Pour la faire caricaturale: les seules choses que comprend un Z, sont

-le fait qu'il est un ignare notoire et le restera toute sa vie...vu la quantité de savoirs qui se baladent dans ce bas monde
-les ressentis émotionnels qui deviennent rapidement ingérables, et en amènent certains à tenter de s'en couper totalement (question de survie)
-qu'il n'arrive pas à se faire comprendre

Enfin, Adda, Kermadec et JSF (entre autres) te l'expliqueront bien mieux que moi...
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:37

Je précise que j’avais bien compris ce qu’elle m’expliquait, que ça me paraissait bien logique

programme de 1e, que tu as compris "naturellement" en 3e...
Ben t"étais au minimum douée en math...! Very Happy
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:39

peur de mal faire donc je ne fais pas
Caractéristique aussi

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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:57

c'est pour que tu ne te sentes pas frustrée… parce que je vais probablement mettre du temps à agir, pour cette raison et bien d’autres…

Frustrée...non, triste peut-être, si je te vois te débattre dans tes tourments...mais j'arrive à ne plus être frustrée, enfin, pas tout le temps!!!

Le seul truc que je vais te demander, vu que tu as un raisonnement diagnostic, que tu vas "jouer" avec des signes cliniques aussi... : Ne t'oublie pas dans le tableau...
Je pense que tu comprends bien de quoi je parle...mais je détaille quand même (ben ouais, pour être plus sûre!!!...ça te rappelle qq'1?)

-tu regardes, tu lis, j'ai lu 3 bouquins qui m'ont bien permis de cerner le sujet, t'en donnerai les références si tu veux...

-tu notes ce qui te correspond (laisse tomber le test, vu qu'il n'est pas fait)

-tu rencontres des Z : sorties artistiques, resto,..., ça doit être plus simple dans une grande ville... d'ailleurs http://www.zebrascrossing.net/t1928-cafe-zebre-du-1er-vendredi-du-mois-a-nantes-prochain-4-janvier#74538 [prairie-attroupement de Z-Ouest]

-tu vois comment ça se passe, comment tu te sens avec eux (attention, ne pas non plus idéaliser en oubliant qu'il y aura forcément des personnalités avec qui ça ne collera pas...)

-Après la rencontre, tu écris comment tu te sens (pendant, et après)...j'ai bien dit te sens, pas réfléchis à!!! papier, feuille, et tu notes tout ce qui te passe par la tête...
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Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 13:00

on en rediscutera ensemble si tu veux... : Amis
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Message par CarpeDiem le Mer 2 Jan 2013 - 3:29

Dauphin a écrit:
j’avais, contrairement à mes p’tits camarades, déjà un raisonnement clinique

Personne ne dit ce genre de choses à l'IFSI pour "encourager", vu que c'est un des objectifs à atteindre!!!
Ce serait comme dire à un gosse qui connaît ses multiplications, bravo, tu es très fort en divisions!!!

Donc oui je pense que tu as déjà le raisonnement diagnostique, je l'ai très vite chopé celui-là...ce qui à l'époque ne m'a pas donné que des bons côtés (tu verras, il y en a plus que tu ne crois qui ne l'ont jamais acquis, y compris parmi les cadres...alors attention à ne pas les faire te jalouser, même inconsciemment!!! Prudence...)

Tiens, j'ai jamais pensé à ça car j'ai jamais pensé qu'on pouvait me jalouser... Du coup, je ferai bien de faire gaffe d'autant que j'ai si peu d'estime pour moi que d'affubler une telle remarque (bon... un tel "compliment"), ça peut me porter préjudice. J'en ai effectivement parlé à une "amie" (qui s'avère ne pas en être une et à défaut de la comprendre dans son comportement odieux, ça peut peut-être expliquer certaines choses... Donc, merci (merci pour tout, de toute manière).
Dauphin a écrit:
...J’ai aussi tenté le prétest mensa avec 23 réponses de correct sur 40

-en combien de temps?...lol... c'était quoi le commentaire?...
- à mettre en lien avec l'étude Gauvrit peut-être...
En plus de 40 minutes (je suis incapable de passer une question dont je n’ai pas la réponse, je reste butée dessus) : lamentable. Je pense vraiment plus être surdouée…
Le commentaire, je sais plus, que c’était moyen.. lol.
Dauphin a écrit:
Bref, je le répète, côté intelligence, je suis pas convaincue (sans parler de ma culture…)…

ça c'est pas un scoop...ni une exclusivité...!!!!
C'est pour ça que le diagnostic ne repose pas exclusivement sur le test! (cf Gauvrit, encore!, Adda, Kermadec, et encore JSF!)
C'est pour ça que je ne pense pas que le test soit finalement fondamental...

Non, et non, d'ailleurs on s'en fout du test...ce n'est pas lui qui te dira avec qui tu es à l'aise, tu te sens bien, comprise, acceptée...

Ce n'est pas tant le test qui m'intéresse (même si je ressens le besoin d'un chiffre: oui, je suis têtue) mais c'est surtout l'analyse du psy que je vise... dans tous les cas, ça ne peut être que bénéfique!!!
Dauphin a écrit:
un test… sûrement qu’il sera négatif…

inférieur ou égal à zéro ??????????

J'ai pas trop compris là... lol. Je voulais dire "négatif" dans le sens "ne révèle aucune surdouance" (grr, j'aime pas ce mot, ce néologisme m'exaspère mais bon...).
Dauphin a écrit:
Est-ce qu’un surdoué ne comprend pas au contraire?

Pour la faire caricaturale: les seules choses que comprend un Z, sont

-le fait qu'il est un ignare notoire et le restera toute sa vie...vu la quantité de savoirs qui se baladent dans ce bas monde
-les ressentis émotionnels qui deviennent rapidement ingérables, et en amènent certains à tenter de s'en couper totalement (question de survie)
-qu'il n'arrive pas à se faire comprendre

Enfin, Adda, Kermadec et JSF (entre autres) te l'expliqueront bien mieux que moi...

Je me reconnais pas mal dans cette description quoique le dernier point, je sais pas trop... sauf pour le côté émotionnel. Combien de fois ai-je entendu: "mais pourquoi tu te prends autant la tête?", "ce ne sont que des détails", " tu es bien compliquée", " Tu te prends trop la tête"...?!!! Le must, je ne réalise qu'aujourd'hui qu'on m'a dit tout ça... Je veux dire, je n'y ai absolument JAMAIS prêté attention. Pour moi, les autres ne font pas attention aux choses, s'en foutent ou pensent pareil que moi mais s'en cachent... Voilà, j'ai toujours pensé ça... alors, où est la vérité? Je ne me pense pas surdouée mais ce qui est sûr, c'est que je me fais beaucoup plus chier que les autres (désolée pour les termes mais il fallait que ça sorte): je m'inquiète de tout, analyse le moindre détail dans les faits et gestes de chacun, etc... mais... ça me paraît normal...
Dauphin a écrit:
c'est pour que tu ne te sentes pas frustrée… parce que je vais probablement mettre du temps à agir, pour cette raison et bien d’autres…

Frustrée...non, triste peut-être, si je te vois te débattre dans tes tourments...mais j'arrive à ne plus être frustrée, enfin, pas tout le temps!!!

Le seul truc que je vais te demander, vu que tu as un raisonnement diagnostic, que tu vas "jouer" avec des signes cliniques aussi... : Ne t'oublie pas dans le tableau...
Je pense que tu comprends bien de quoi je parle...mais je détaille quand même (ben ouais, pour être plus sûre!!!...ça te rappelle qq'1?)

-tu regardes, tu lis, j'ai lu 3 bouquins qui m'ont bien permis de cerner le sujet, t'en donnerai les références si tu veux...

-tu notes ce qui te correspond (laisse tomber le test, vu qu'il n'est pas fait)

-tu rencontres des Z : sorties artistiques, resto,..., ça doit être plus simple dans une grande ville... d'ailleurs http://www.zebrascrossing.net/t1928-cafe-zebre-du-1er-vendredi-du-mois-a-nantes-prochain-4-janvier#74538 [prairie-attroupement de Z-Ouest]

-tu vois comment ça se passe, comment tu te sens avec eux (attention, ne pas non plus idéaliser en oubliant qu'il y aura forcément des personnalités avec qui ça ne collera pas...)

-Après la rencontre, tu écris comment tu te sens (pendant, et après)...j'ai bien dit te sens, pas réfléchis à!!! papier, feuille, et tu notes tout ce qui te passe par la tête...

Et bien, même si j'ai plus que jamais des doutes (qui s'intensifient... ne serait-ce qu'aux vues du fameux test Mensa), j'ai commandé le livre de JSF... donc voilà, je vais le lire dès que je l'aurais (nul doute), c'est-à-dire sûrement ce week-end. Je vais déjà lire celui-ci (je vais pas avoir beaucoup de temps à moi: je devrais déjà revoir mes cours mais je ne fais rien: procrastination +++) et on verra après, on verra quoi? Je sais pas... lol.

Pour le reste, il est vrai que je me sens bien ici (un peu trop, je suis déjà addict et je ne plaisante pas... je passe mon temps ici...) donc voilà... je vais continuer de venir ici (un peu moins je l'espère sinon ça va poser problème car là, je suis en vacances...). Je pense que je vais essayer de franchir le pas pour une rencontre IRL mais pas pour le 4, c'est trop tôt pour moi.
Bref, je vais suivre tes conseils Wink, autant que possible en tout cas car j'ai du mal à gérer mes études que je vis TRES TRES mal... et ma situation actuelle également... sans parler de la dépression latente qui me poursuivit depuis belle lurette.
Dauphin a écrit:on en rediscutera ensemble si tu veux... : Amis
Certainement ! Un gros gros merci à toi !
Pour ton métier, mes excuses, je n’avais pas saisi au début… Je pensais que tu faisais une thérapie avec un (e ) psy, pas que tu travaillais en psy mdr ! C’est dingue de tomber pile sur un infirmière alors que je fais les études pour le devenir (même si l’issue n’est pas claire du tout pour moi : j’ai même envie de prendre mes jambes à mon cou mais bon…).
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Message par Dauphin le Mer 2 Jan 2013 - 8:32

J'avais bien vu que tu n'avais pas capté que je bosse en psy!!! J'ai trouvé ça drôle...et de le dire, en sachant qu'il y avait risque de "mécompréhension", et que cela arrive... ça ne me pose abzolument aucun problème Wink

Pour le test négatif, donc égal ou inférieur à 0, c'était aussi une tentative de blague...en math, nég, c'est = ou <0.... alors qu'un test QI = ou <0....!!!!!

Bref, ... je... Au dodo !
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Message par Dauphin le Mer 2 Jan 2013 - 8:44

C'est comment les études d'inf maintenant?... J'ai 2 collègues (excellents!) dont les femmes sont en 1e année, dans 2 IFSI différents... J'ai donc des échos... qui ne me semblent pas terribles... Le principe général me fait dire que le niveau "baisse dangereusement", le seul truc qui me rassure un peu c'est que je trouve les étudiants plus ouverts que ces dernières années, moins imbus...le tri a peut-être été plus sélectif à l'entrée?...ou c'est un phénomène très local?
De toutes façons, tous les IFSI ne "se valent" pas, ça a toujours été vrai jusqu'ici...
Mes études ne se sont pas non plus déroulées "au mieux"...j'en ai eu pour 3.5ans, avec moins de congés annuels que toi (27 semaines en tout)...En cours ça allait bien, sauf avec les étriqués du cerveau (et crois-moi, pour être cadre, c'est pas d'intelligence dont tu as besoin!!! Ni d'ouverture d'esprit!!! Enfin je devrais dire: ce n'est pas ce qui est requis, c'est mon drame d'ailleurs!)
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Message par CarpeDiem le Mer 2 Jan 2013 - 13:51

Dauphin a écrit:J'avais bien vu que tu n'avais pas capté que je bosse en psy!!! J'ai trouvé ça drôle...et de le dire, en sachant qu'il y avait risque de "mécompréhension", et que cela arrive... ça ne me pose abzolument aucun problème Wink

Pour le test négatif, donc égal ou inférieur à 0, c'était aussi une tentative de blague...en math, nég, c'est = ou <0.... alors qu'un test QI = ou <0....!!!!!

Bref, ... je... Au dodo !
En voyant le nombre de personnes de ce forum qui suivent une thérapie, j'ai directement pensé que tu en suivais une... lol. Mea culpa!

Pour le test, j'ai bien compris qu'il s'agissait d'une boutade lol mais au cas où, j'ai précisé... je comprends bien qu'un chiffre inférieur à 0 dans une logique mathématique absolue, ça n'a pas sa place/sens... A vrai dire, du coup, je ne sais pas bien pourquoi j'ai écrit ça!
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Message par CarpeDiem le Mer 2 Jan 2013 - 14:09

Dauphin a écrit:C'est comment les études d'inf maintenant?... J'ai 2 collègues (excellents!) dont les femmes sont en 1e année, dans 2 IFSI différents... J'ai donc des échos... qui ne me semblent pas terribles... Le principe général me fait dire que le niveau "baisse dangereusement", le seul truc qui me rassure un peu c'est que je trouve les étudiants plus ouverts que ces dernières années, moins imbus...le tri a peut-être été plus sélectif à l'entrée?...ou c'est un phénomène très local?
De toutes façons, tous les IFSI ne "se valent" pas, ça a toujours été vrai jusqu'ici...
Mes études ne se sont pas non plus déroulées "au mieux"...j'en ai eu pour 3.5ans, avec moins de congés annuels que toi (27 semaines en tout)...En cours ça allait bien, sauf avec les étriqués du cerveau (et crois-moi, pour être cadre, c'est pas d'intelligence dont tu as besoin!!! Ni d'ouverture d'esprit!!! Enfin je devrais dire: ce n'est pas ce qui est requis, c'est mon drame d'ailleurs!)

Je ne sais que te répondre... comme toi, je me pose beaucoup de questions... mais je n'ai pas d'élément de comparaison donc c'est difficile mais je compte me renseigner un peu sur l'avant réforme.
Moi, le problème, ce sont déjà les études en général, je ne voulais plus étudier pour rien au monde et j'ai "du" reprendre... même si parfois (souvent, tout le temps...), j'ai envie de faire un métier du genre travailler en caisse en supermarché ou ce genre de choses... Je ne supporte plus les études, c'est viscéral (en fait, j'ai toujours été sérieuse mais je me suis rendue compte tardivement que j'ai jamais été heureuse dans mes études en fait et le système me pompe toute mon énergie). Le truc, c'est que mes parents m'ont plus ou moins forcé à reprendre quelque chose qui soit plus élevé vu mon "niveau" (que je n'identifie absolument pas). Et en même temps, j'ai du mal à me résoudre à vivre une vie en tant que caissière ou ce genre de métier... Mais je ne supporte pas ce stress permanent, le fait d'être tout le temps dans mes bouquins (j'aime ça mais être forcée, non!). L'école, c'est l'angoisse totale pour moi...
Pour te répondre plus précisément, les études, c'est concepts concepts concepts, moi qui adore par exemple les mots un peu compliqués, les thèmes à développer... je ne sais pas trop comment expliquer, là, ça me... gave (pour être polie). En plus, je suis d'une timidité affligeante/ introversion +++/ manque de confiance en moi terrible et quand ils veulent nous filmer pour faire telle telle "scène", je flippe un max et enfin bref... c'est une horreur!
D'autant que je visais médecine, pas infirmière... y'en a qui se diront tout de suite: oh bah voyons, elle a l'air vraiment intéressé par le soin et tout celle-là! Et bien si, pourtant, je recherche toujours le meilleur pour autrui. Le truc, c'est que médecine représente un idéal pour moi, j'ai envie de tout savoir alors "médecine", y'a pas de limites (mais c'est flippant aussi) et puis, y'a tout le reste... m'enfin je m'égare...
Tu penses que la réforme a abaissé le niveau? Je suis surprise parce qu'il s'agit de nous attribuer le grade licence et donc, certainement pas de baisser le niveau... En même temps, il est vrai que si on continue à "bouffer" des concepts, on va pas vraiment avancer... et les cours importants nous sont "jetés" (et je suis lucide, aucun pessimisme ici, juste du réalisme). Nous n'avons jamais de réponses à nos questions non plus (je cite: "vous êtes acteurs de votre formation")... pfff! Je trouve ça c... Moi qui ai toujours besoin de réponses, ou au moins d'un positionnement à défaut de réponses, comment m'intéresser à des choses qui partent en vrac? Bref...
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Message par Dauphin le Mer 2 Jan 2013 - 16:40

En voyant le nombre de personnes de ce forum qui suivent une thérapie, j'ai directement pensé que tu en suivais une... lol. Mea culpa

Et ça ne pourrait finalement pas en être une????
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Message par Dauphin le Mer 2 Jan 2013 - 17:05

Tu penses que la réforme a abaissé le niveau? Je suis surprise parce qu'il s'agit de nous attribuer le grade licence et donc, certainement pas de baisser le niveau... En même temps, il est vrai que si on continue à "bouffer" des concepts, on va pas vraiment avancer... et les cours importants nous sont "jetés" (et je suis lucide, aucun pessimisme ici, juste du réalisme).

CQFD...

Pour développer un peu plus: nous avions infiniment plus de cours "médicaux", qui permettaient d'apprendre, de se questionner...de se rassurer en sachant que nous connaîtrions la clinique des pathologies en arrivant dans les services, ce qui peut quand même aider à éviter les bourdes monumentales... Wink ... ou de se transformer en "super aide-soignante" (je ne souhaite vexer personne) ie qui s'occupe, en courant de chambre en chambre,"ad hoc" de la personne (style : signe, action, réaction?...) et ayant les compétences (c'est à dire les capacités légalement reconnues)pour distribuer les médicaments (pour faire court), mais qui n'a pas les moyens d'avoir une vision globale (donc incluant de fait la partie médicale) de la situation, donc de la personne.
Ce qui engendrera donc des temps d'adaptation plus longs et répétés à chaque changement de service...temps pendant lesquels, même après 10 ans de taf, la personne ne sera ni efficace, ni efficiente...
Enfin, vu le vieillissement de la population...est-ce d'une réelle importance? (là c'est très provoc -que- comme question, mais c'est avec ça que je mets en lien le contenu du programme...)

Pour la psy, je ne sais même pas si je dois développer, parce que là, côté taillage...! Bref j'avais 4 modules d'environ 80h chacun, plus la pédo couplée à la pédia (donc au moins 30h je pense)...plus des modules tranverses: psycho, langage, communication.... En plus j'ai eu la chance de rencontrer des "vrais" psy, de diverses "obédiences, des ISP (des dinosaures quoi!)...

En même temps, ces fameux 3 ans, reconnus 3 ans: j'en ai fait 6 mois de plus, avec beaucoup moins de congés annuels (27 semaines en tout)(reconnaissance bac+2, oui, chercher l'erreur!), donc forcément...j'ai du mal à comprendre comment le niveau pourrait monter dans ces conditions...ahhhhhh dsl, vous avez de l'informatique et de l'anglais, mea culpa!!!!

Bref, les nanas sont incapables de faire une relève qui ne traîne pas en longueur, tellement elles doivent être flippées d'oublier qqch...Et sont épuisées de chaque journée...c'est le temps de l'adaptation...Le seul point + que j'y vois, c'est que du coup elles écoutent les "vieilles" qui leur filent des "tuyaux", les font s'arrêter pour respirer (ça peut en arriver là, si si!), relativiser, partager leur expérience (et savoirs aussi)...sauf que toutes ne sont pas prêtes à se transformer en pédago...
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Message par CarpeDiem le Dim 6 Jan 2013 - 2:53

Dauphin a écrit:
En voyant le nombre de personnes de ce forum qui suivent une thérapie, j'ai directement pensé que tu en suivais une... lol. Mea culpa

Et ça ne pourrait finalement pas en être une????
… Je n’avais pas vu les choses sous cet angle enfin, pas par rapport à toi… Ceci dit, travailler en psychiatrie-psychologie, n’est-ce pas un désir de se comprendre, de s’analyser et même… de se traiter (thérapeutique) ? Car comprendre l’autre, c’est se comprendre aussi (on en revient au « miroir » dont tu parles)…

Dauphin a écrit:
Tu penses que la réforme a abaissé le niveau? Je suis surprise parce qu'il s'agit de nous attribuer le grade licence et donc, certainement pas de baisser le niveau... En même temps, il est vrai que si on continue à "bouffer" des concepts, on va pas vraiment avancer... et les cours importants nous sont "jetés" (et je suis lucide, aucun pessimisme ici, juste du réalisme).

CQFD...

Pour développer un peu plus: nous avions infiniment plus de cours "médicaux", qui permettaient d'apprendre, de se questionner...de se rassurer en sachant que nous connaîtrions la clinique des pathologies en arrivant dans les services, ce qui peut quand même aider à éviter les bourdes monumentales... Wink ... ou de se transformer en "super aide-soignante" (je ne souhaite vexer personne) ie qui s'occupe, en courant de chambre en chambre,"ad hoc" de la personne (style : signe, action, réaction?...) et ayant les compétences (c'est à dire les capacités légalement reconnues)pour distribuer les médicaments (pour faire court), mais qui n'a pas les moyens d'avoir une vision globale (donc incluant de fait la partie médicale) de la situation, donc de la personne.
Ce qui engendrera donc des temps d'adaptation plus longs et répétés à chaque changement de service...temps pendant lesquels, même après 10 ans de taf, la personne ne sera ni efficace, ni efficiente...
Enfin, vu le vieillissement de la population...est-ce d'une réelle importance? (là c'est très provoc -que- comme question, mais c'est avec ça que je mets en lien le contenu du programme...)

Pour la psy, je ne sais même pas si je dois développer, parce que là, côté taillage...! Bref j'avais 4 modules d'environ 80h chacun, plus la pédo couplée à la pédia (donc au moins 30h je pense)...plus des modules tranverses: psycho, langage, communication.... En plus j'ai eu la chance de rencontrer des "vrais" psy, de diverses "obédiences, des ISP (des dinosaures quoi!)...

En même temps, ces fameux 3 ans, reconnus 3 ans: j'en ai fait 6 mois de plus, avec beaucoup moins de congés annuels (27 semaines en tout)(reconnaissance bac+2, oui, chercher l'erreur!), donc forcément...j'ai du mal à comprendre comment le niveau pourrait monter dans ces conditions...ahhhhhh dsl, vous avez de l'informatique et de l'anglais, mea culpa!!!!

Bref, les nanas sont incapables de faire une relève qui ne traîne pas en longueur, tellement elles doivent être flippées d'oublier qqch...Et sont épuisées de chaque journée...c'est le temps de l'adaptation...Le seul point + que j'y vois, c'est que du coup elles écoutent les "vieilles" qui leur filent des "tuyaux", les font s'arrêter pour respirer (ça peut en arriver là, si si!), relativiser, partager leur expérience (et savoirs aussi)...sauf que toutes ne sont pas prêtes à se transformer en pédago...
Tu me fais flipper… (je te rassure, je n’ai pas besoin de toi pour que ça arrive… tout le temps) enfin, disons, que tu réveilles en moi des peurs que j’essaie d’enfouir bien profondément dans ma conscience (inconscience).
Comme je te l’ai dit précédemment, je suis perfectionniste dans les grandes largeurs (d’où le fait que je bâcle sinon, c’est invivaaaable) alors, apprendre « à moitié », avec un système médiocre, l’idée ne me plaît guère. L’idée me plaît d’autant moins qu’il s’agit d’un métier auprès de l’humain quand même… Personnellement, je préfère faire une année d’études en plus si c’est nécessaire plutôt que de survoler les choses…
Ceci dit, si on commençait à moins apprendre de concepts (humanitude, éthique, la morale, blablabla…)… mais où est le sens de l’apprentissage forcé de ces concepts ? Je n’y comprendrai jamais rien… Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est important ! Oui, c’est important, mais je crois que ce sont beaucoup plus des valeurs personnelles, de caractère, de curiosité personnelle, de construction socioprofessionnelle, etc… plus que d’apprentissages dans un cadre scolaire. Tout du moins, je considère que si on a le temps d’apprendre cela, c’est parce qu’on connaît sur le bout des doigts les cours bruts (anatomie…), de base aux diagnostics infirmiers.
Quant à l’informatique, ayant un logiciel différent sur mon pc de celui de l’IFSI, je ris intérieurement du caractère probant de ces cours…
Mais le meilleur reste à venir : apprendre l’anglais via un site internet qui buggue à souhait et te fait apprendre ce que tu connais déjà… c’est carrément jouissif, n’est-ce pas ?
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Message par Dauphin le Dim 6 Jan 2013 - 9:29

Quant à l’informatique, ayant un logiciel différent sur mon pc de celui de l’IFSI, je ris intérieurement du caractère probant de ces cours…

C'est aussi ce que je me disais en l'écrivant... parce que des logiciels informatiques, y'en a peut-être moins que des hostos, mais qd même...!

Mais le meilleur reste à venir : apprendre l’anglais via un site internet qui buggue à souhait et te fait apprendre ce que tu connais déjà… c’est carrément jouissif, n’est-ce pas ?

Ben justement on en a parlé cette nuit (2 collègues dont la femme est en 1e année et moi): ma conclusion a été que le système était "débile" vu qu'il ne validait aucun niveau spécifique contraignant uniquement à un quota horaire, même si on pouvait éventuellement espérer que le test de départ puisse servir de "dispense" à ceux d' un niveau suffisant .... je vois que ce n'est donc même pas le cas: fais tes heures, et tais-toi!


Ceci dit, si on commençait à moins apprendre de concepts (humanitude, éthique, la morale, blablabla…)… mais où est le sens de l’apprentissage forcé de ces concepts ? Je n’y comprendrai jamais rien… Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est important ! Oui, c’est important, mais je crois que ce sont beaucoup plus des valeurs personnelles, de caractère, de curiosité personnelle, de construction socioprofessionnelle, etc… plus que d’apprentissages dans un cadre scolaire. Tout du moins, je considère que si on a le temps d’apprendre cela, c’est parce qu’on connaît sur le bout des doigts les cours bruts (anatomie…), de base aux diagnostics infirmiers.

parce que c'est grâce à cela que tu pourras te forger une identité professionnelle de soignante (et une identité soignante de professionnelle!), cela t'aidera à éviter de te prendre pour le sauveur du monde (et ça, dans le médical et le paramédical...!), à te remettre en question (oui, je sais...!...mais dans ta promo, y'en a qui en ont besoin!!!), donc te permettra de développer des capacités d'adaptation (oui, je sais aussi...!)... Une identité professionnelle évolue tout au long d'une carrière...
Bref, à vrai dire, ce sont des cours auxquels je n'ai pas assisté (suis allée au début, j'ai entendu, suis reviendue, puis définitivement partue...!) : suis passée de 1eS à TermA1 (lettres et math), avec 8h de philo hebdo...j'avais donc creusé bien plus profondément précédemment les sujets de sciences humaines proposés... Voilà, ces cours n'étant pas obligatoire car pas en TD (heureusement pour moi, sinon, me serais bien ennuyée!!!)
Maintenant pour que ce soit intéressant, ce devrait être envisagé sous la forme d'un travail de groupes de recherche sur des thèmes variés (mais imposés, pour que le formateur puisse s'assurer de balayer large!)puis de mise en confrontation pour réflexion et discussion...ce qui n'est peut-être pas le cas...?


Tu me fais flipper… (je te rassure, je n’ai pas besoin de toi pour que ça arrive… tout le temps) enfin, disons, que tu réveilles en moi des peurs que j’essaie d’enfouir bien profondément dans ma conscience (inconscience).
Comme je te l’ai dit précédemment, je suis perfectionniste dans les grandes largeurs (d’où le fait que je bâcle sinon, c’est invivaaaable) alors, apprendre « à moitié », avec un système médiocre, l’idée ne me plaît guère. L’idée me plaît d’autant moins qu’il s’agit d’un métier auprès de l’humain quand même…

Je te rassure (du moins, c'est le but!), en médecine, et "soins", rien n'est jamais exhaustif, ni "carré", ni figé, d'où d'ailleurs l'importance de la capacité de remise en cause pour être capable de réinterpréter une clinique... Je me suis énormément basée sur l'anat-phy à chaque nouveau module (nom ancien des UV!!!) pour chercher les signes possibles, et faire réintégrer les grandes fonctions à leur place géographique corporelle... ce qui m'a permis de "reconstruire" un humain au fur et à mesure des modules...ce qui n'était pas évident pour tous même en 3e année.
Cela m'a aussi demandé de m'appuyer sur mon observation, mon empathie pour aider l' "humain" total que j'avais en face de moi (lien entre pathologie et personne)... caractères Z, encore plus travaillés en psy

C'est finalement peut-là qu'est ton salut, même si je reconnais que rien ne laisse le présager en 1e année 'et à mon époque non plus!)...

C'est mieux là le taux d'angoisse???
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Message par CarpeDiem le Dim 6 Jan 2013 - 17:58

Et oui, pour l’informatique… voilà, c’est pas très logique… mais bon…
Pour l’anglais, j’ai un bon niveau (en toute modestie) et non, je ne suis pas du tout dispensée de cours et oui, il s’agit d’engranger un volume horaire conséquent en fermant sa petite bouche !
Tu me fais vraiment rire Dauphin car tu m’as bien cerné quand tu dis « oui, je sais », effectivement, tu sais… Ce qui m’éclaire dans ce que tu me dis, c’est que pour moi, les gens se remettent forcément en question, tu viens de « m’apprendre » que non. C’est tout bête mais je n’avais pas saisi cela.
Quant aux cours sur les concepts, ils me sont obligatoires car je suis financée par pôle emploi.
Pour les travaux de groupe, c’est exactement ce que l’on fait et… c’est peut-être le cœur du problème d’ailleurs ! J’ai horreur de ces « cours », le rendu est toujours « nul » (pour moi du moins) et j’ai une « honte » indescriptible des exposés/ dossiers rendus ! Et je ne peux que fermer ma g… car le problème, c’est que je cherche à aller au fond des choses, à voir un concept dans sa globalité et non à chercher crétinement (désolée…) une définition et basta… Je hais les travaux de groupe ! D’ailleurs, les gens ne sont jamais d’accord avec moi ! Je vais toujours trop loin, on ne nous en demande jamais autant ! Blablabla… résultat, c’est du copié collé avec AUCUNE réflexion et des mots à la suite des autres qui ont perdu le peu de signification qu’ils avaient !

Le problème de ce que tu me dis se trouve peut-être entre autre dans l’empathie, je pense pouvoir dire que j’ai une énorme empathie et là encore, je ne me rends sans doute pas compte de l’attitude des gens et du fait qu’ils n’ont peut-être pas autant accès au mental des patients (des personnes en général)… Pour l’anat etc… j’ai beaucoup de mal à apprendre, je l’ai dit, je suis noyée dans la masse et le problème, c’est que je me noie encore un peu plus car je cherche les explications à TOUT dans le DETAIL ( ce qui prend ENORMEMENT de temps !) mais c’est là le seul moyen pour moi d’apprendre au moins un peu… D’où des notes qui soient relativement bonnes (sauf si manque de temps) ou catastrophiques…
Pour te répondre, je ne suis toujours pas rassurée mais je suis « in-rassurable » donc, faut pas mal le prendre !
En revanche, je saisis mieux certaines choses! Wink
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Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 8:49

car le problème, c’est que je cherche à aller au fond des choses, à voir un concept dans sa globalité et non à chercher crétinement (désolée…) une définition et basta… Je hais les travaux de groupe ! D’ailleurs, les gens ne sont jamais d’accord avec moi ! Je vais toujours trop loin, on ne nous en demande jamais autant !

C'était pareil pour moi, et le doyen de la promo m'a dit: les études c'est pour apprendre un métier pour travailler, le travail à l'IFSI consiste à te permettre de valider ces études...
Et il avait raison: à l'IFSI, tu dois uniquement montrer que tu réponds à leurs critères de validation des études...pour ta satisfaction perso, tu as tout loisir côté lecture, documentaires...et toute ta vie!!!

Bref: ne confonds pas moyens et finalité Wink!
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Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 8:54

PS: du coup mes notes s'amélioraient d'années en années car je cernais tjs mieux les attentes des moniteurs...et le corps se reconstituait naturellement

PS2: alors que l'inverse était vrai pour la plupart.
Ils n'arrivaient pas à se rappeler des cours des années précédentes et trouvaient la somme des connaissances à ingurgiter trop imposante(par exemple, à mon époque, on passait en plus un écrit final: tous ont révisé comme des malades stressés. La moyenne régionale se situant autour de 10,...
alors que moi, j'ai passé 15 jours à dormir (j'étais enceinte), et ai obtenu un 13,....!
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Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 8:55

PS3: évidemment je suis aussi sortie avant 3h d'épreuve...sur les 4 dédiées...
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Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 18:54

Dauphin a écrit:
car le problème, c’est que je cherche à aller au fond des choses, à voir un concept dans sa globalité et non à chercher crétinement (désolée…) une définition et basta… Je hais les travaux de groupe ! D’ailleurs, les gens ne sont jamais d’accord avec moi ! Je vais toujours trop loin, on ne nous en demande jamais autant !

C'était pareil pour moi, et le doyen de la promo m'a dit: les études c'est pour apprendre un métier pour travailler, le travail à l'IFSI consiste à te permettre de valider ces études...
Et il avait raison: à l'IFSI, tu dois uniquement montrer que tu réponds à leurs critères de validation des études...pour ta satisfaction perso, tu as tout loisir côté lecture, documentaires...et toute ta vie!!!

Bref: ne confonds pas moyens et finalité Wink!
Je suis d'accord avec toi... quoique... difficile de trouver de l'intétêt à ses études quand on bâcle et DOIT bâcler... Ceci dit, je comprends bien que la finalité effectivement, c'est d'avoir le diplôme! Et ça, je l'ai compris depuis longtemps, si je n'avais pas modifié ma façon d'aborder les choses au lycée (à partir de la première), j'aurais coulé! Seulement, j'imagine qu'on ne se refait pas et je me vois mal faire quelque chose qui me paraît à ce point bâclée (quand je bâcle un dossier personnel, déjà, c'est personnel et ensuite, c'est souvent à bouts de force mentale je dirai: l'impression d'avoir des idées partout et de ne savoir qu'en faire!)! Est-ce que ça vient de moi, je ne sais pas mais quand je dis que j'ai honte du rendu, j'ai honnnte! Ce qui fait que je suis incapable de présenter la chose devant l'amphi. Je suis timide donc voilà mais j'ai toujours fait des efforts (je n'ai jamais accepté d'être timide) mais là, ça m'est impossible: présenter quelque chose qui me paraît sans intérêt et honteux, ça me paraît au-dessus de mes forces... mais bon, ça n'est qu'une partie des cours de l'IFSI donc bon...

D'autre part, je ne me rends pas beaucoup compte de mon perfectionnisme (qui m'empêche souvent d'avancer efficacement) mais je m'en rends quand même de plus en plus compte et, quand c'est effectivement le cas, je bâcle! Le moyen, je ne supporte pas... même si j'apprends à faire! Je suis bien obligée de toute manière parce qu'en montant dans les études, viser la perfection, c'est de plus en plus invivable!

Sinon, il est clair que ce que tu me dis est tout à fait sensé mais non moins évident!
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Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 19:05

Dauphin a écrit:PS: du coup mes notes s'amélioraient d'années en années car je cernais tjs mieux les attentes des moniteurs...et le corps se reconstituait naturellement

PS2: alors que l'inverse était vrai pour la plupart.
Ils n'arrivaient pas à se rappeler des cours des années précédentes et trouvaient la somme des connaissances à ingurgiter trop imposante(par exemple, à mon époque, on passait en plus un écrit final: tous ont révisé comme des malades stressés. La moyenne régionale se situant autour de 10,...
alors que moi, j'ai passé 15 jours à dormir (j'étais enceinte), et ai obtenu un 13,....!

Ta première phrase, elle me concerne aussi même si là, j'en ai ras-le-bol des études alors, j'ai du mal à m'améliorer: je fais sans conviction aucune!

Pour ta dernière phrase, elle me montre ce que j'observe autour de moi: les gens ne semblent pas stressés plus que ça (voire pas du tout) et ne bossent pas (ça va ensemble tout ça) ou in extremis!

Tu sais, pour en revenir au fait de faire ce qu'on nous demande et point final: quand j'ai appris à faire un peu beaucoup bêtement les choses en première, j'ai perdu un peu de mon perfectionnisme au passage qui, quoique vraiment insupportable, me tire vers le haut, vers les défis, vers la vie... Au fond, je suis persuadée que c'est dans cela même qu'est l'origine de ma dépression qui connaît des vagues (sans raison apparente) et ne semble jamais passer, de mon manque d'intérêt pour les choses en général alors que je suis très curieuse de nature...

Faire ce qu'on nous demande, c'est se perdre en chemin... pour moi, du moins! Et c'est... dur!
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Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 19:07

Dauphin a écrit:PS3: évidemment je suis aussi sortie avant 3h d'épreuve...sur les 4 dédiées...

Lol!
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Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 19:08

Bref: ne confonds pas moyens et finalité Wink!

En fait ta finalité est aussi de t'enrichir sur le plan des connaissances, c'est de celle-là que je parlais (sur le court et moyen terme)

Donc rends-leur ce qu'ils attendent (ce qui correspondra à une perfection ultime: tous les critères étant remplis. N'oublie jamais que ce sont eux qui décident de ceux-là!) ..... et .......
éclate-toi dans tes lectures, en posant des questions aux médecins ou autres intervenants un peu ouverts d'esprit et disposés à creuser le sujet!

A force, ta base de données s'enrichira, et te permettra de diminuer ce sentiment de (débâcle?) bâclage...
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Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 19:09

Dauphin a écrit:PS3: évidemment je suis aussi sortie avant 3h d'épreuve...sur les 4 dédiées...



Lol!


Euh......j'ai fait bien pire au bac en philo!
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Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 19:37

Dauphin a écrit:
Bref: ne confonds pas moyens et finalité Wink!

En fait ta finalité est aussi de t'enrichir sur le plan des connaissances, c'est de celle-là que je parlais (sur le court et moyen terme)

Donc rends-leur ce qu'ils attendent (ce qui correspondra à une perfection ultime: tous les critères étant remplis. N'oublie jamais que ce sont eux qui décident de ceux-là!) ..... et .......
éclate-toi dans tes lectures, en posant des questions aux médecins ou autres intervenants un peu ouverts d'esprit et disposés à creuser le sujet!

A force, ta base de données s'enrichira, et te permettra de diminuer ce sentiment de (débâcle?) bâclage...

Avec la fin de ton message, ça me plaît beaucoup plus! pirat Tu as trouvé les bons mots! Wink
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Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 19:53

désolée de ne pas avoir été explicite en 1e intention, c'était là le msg que je voulais te faire passer Wink
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Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 20:25

Oh non, ne t'inquiète pas, ce n'est pas que tu n'étais pas explicite, c'est que tu as exprimé une nouvelle idée dans ton avant-dernier post qui me montre l'intérêt de la chose! Smile
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Message par CarpeDiem le Mar 8 Jan 2013 - 20:01

Bon... aujourd'hui, journée de merde complète... enfin, rien de complètement traumatique (lol) mais une succession de choses qui ont heurté ma sensibilité:
- Une amie m'a appelé "la sourde" sans le faire méchamment (enfin, je crois, en même temps, je lui avais parlé de ma susceptibilité – en insistant - à propos de mon oreille déficiente mais bon...) et j'ai beau me dire qu'elle ne l'a pas fait exprès, je le prends très très mal.
- Une autre "amie" qui n'en est pas vraiment une (bonjour l'hypocrisie) a fini une de mes phrases (où je cherchais à dire "je suis..." et je ne trouvais plus le mot pour la suite) par: "... stressante". Et j'ai eu la désagréable impression que ça se voulait méchant, moqueur (et je pense que c'était le cas)... Qu'il est donc facile de dire les choses à demi-mots et de se prétendre honnête... et une amie. Je suis effectivement très très stressée et j’en parlais pas mal à un moment car « fallait que ça sorte » et voilà le rendu… au lieu de me dire gentiment de me concentrer sur autre chose ou quoi, on me snobe et se fout de ma g…, okay…

De plus, ce n'est pas forcément un point négatif (car j'apprends à voir comment je fonctionne), j'ai pu vérifier que j'ai un GROS décalage avec mes camarades et je l'ai bien senti toute la journée (il a toujours été là mais je l'ai toujours enfoui en moi, c'est-à-dire que je ne voulais pas le voir...), ce qui n'est pas vraiment évident! Je ne dis pas qu'il s'agit de surdouance, peut-être est-ce lié, mais peut-être pas... En tout cas, j'ai pu identifier à quel point je pouvais avoir de grosses difficultés au quotidien de par mon perfectionnisme. On me l'a (gentiment) reproché toute la journée (et je l’ai remarqué, étant plus attentive afin d’être sûre d’être objective) et je vois, plus que jamais, à quel point je peux me bloquer sur des petites (pour les autres, pas pour moi) choses (mais dont je ne peux pas faire abstraction ou que très difficilement et avec un sentiment d'amertume profonde).
Nous avons passé la journée à faire des travaux de groupe et la finalité est la suivante :
- Je ne supporte pas les travaux de groupe : je pense visiblement différemment des autres. Pour moi, les choses sont absolues et dire par exemple que tel acte est fait « régulièrement » ne veut rien dire (j’utilise des précisions horaires ou autre). Les mots eux-mêmes sont absolus également. Ce matin, gros débat (c’est constamment le cas en travail de groupe, avec moi) avec une amie pour tel ou tel thème : les termes qu’elle utilisait ne me semblaient pas adaptés (sauf pour les autres : tous les autres qui donnaient spontanément les mêmes termes !) et j’ai pinaillé (comme d’habitude) sans pouvoir m’en empêcher. Je l’ai fait avec délicatesse (j’ai l’habitude…) mais personne ne trouve pertinent ce que je dis et de manière générale, personne ne voit où je veux en venir ! Cependant, traitez-moi de têtue ou d’égocentrique narcissique, je pense vraiment que ce que je dis est fondé ! En tout cas, j’ai l’impression que les autres bâclent leur façon de faire (alors qu’ils sont concentrés et cherchent, posent des questions, etc…) mais une question se pose : est-ce que là encore, ce n’est pas moi qui suis si pointilleuse que je perds tout le monde en route? J’en ai bien l’impression !
- D’autre part, j’étais avec un groupe de gens très sympa, que ce soit le matin ou l’après-midi : ils se sont montrés très compréhensifs et patients. Cependant, déjà, la majorité du temps, les gens ne sont pas comme cela : là, c’est parce que ce sont des gens avec qui je m’entends particulièrement bien et des gens qui me connaissent bien (savent que je fonctionne comme ça). D’autre part, je sentais une de celles avec qui je m’entends le mieux commencer à s’énerver (elle devenait violacée… avec un ton un peu plus intransigeant du genre : « c’est comme ça »). Pour clarifier les choses, j’énerve les gens ! Ce que je comprends tout à fait : ils ne comprennent pas pourquoi je me fais ch… à aller voir si loin et ça, c’est quand ils comprennent où je veux en venir car souvent, ils ne comprennent pas ce que je prends dix plombes à leurs expliquer ! Et je ne dis pas ça d’un air supérieur. J’énonce une différence hein ! Si ça se trouve, je suis complètement dans le faux… le truc, c’est que viscéral, je pense vraiment être dans le vrai… (lol) ! D’ailleurs, c’est arrivé plusieurs fois que les formateurs pointent un défaut dans la précision des choses, défaut que j’avais mis en avant mais personne ne semble voir que c’est ce que j’avais pointé (ou ils ne le disent pas…).
- Cet après-midi, le mot a été posé mille et une fois : je suis « perfectionniste ». Ce n’est pas moi qui l’ai dit mais d’autres et beaucoup de fois… Pour d’autres, je « pinaille » (c’est la même chose au fond, enfin, dans ce contexte) !
- Vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai pu identifier mes faiblesses aujourd’hui. Lorsque l’on rend un dossier par exemple : je mets un temps phénoménal car je vais voir à droite, à gauche, je vais au fond des choses et le pire dans tout ça ? C’est que vous aurez envie de me dire : c’est très bien, tu as identifié un problème, tu vas pouvoir travailler dessus ! Et bien non ! Enfin oui, mais non… ou très très difficilement : si je n’agis pas comme j’ai l’habitude de le faire (en mode perfectionniste), je ne fais pas le travail selon mes convictions. En effet, je suis persuadée d’être dans le vrai, ce qui est vraiment le cas, c’est juste que je vais « loin » sauf que sans ce « loin », mon travail n’a plus de sens pour moi ! Et comme la charge des « devoirs » s’intensifie dans l’avancée des études, ce mode de travail devient de plus en plus contraignant (c’est fastidieux, long de faire tout TRES précisément) et du coup, je finis par bâcler complètement (ou presque : j’essaie de sauver les meubles sans conviction aucune) avec un sentiment d’inachèvement total et une dépréciation de ma personne terrible.
- D’ailleurs, je peux avoir une partie d’un dossier très bien faite et l’autre qui ne veut rien dire et dans les grandes largeurs !

Sinon, je ne pense toujours pas être surdouée. Je suis tombée sur un post hier soir qui explicitait clairement l’objet de mes doutes (pas tous mais quand même…) : comme le fait que j'ai fait le test mensa en plus de 40 minutes avec 23 réponses de juste sur 40 ( ceci dit : je me bloquais sur les questions que je n’arrivais pas et ai perdu du temps… mais bon) et plein d’autres choses par-ci par-là… et je ne pense pas être dyspraxique ou quoi. Surtout, je le répète : je ne pense pas être en avance sur les autres mais j’ai encore l’impression, en revanche, que c’est peut-être le cas (ou veux le croire peut-être ?).
En tout cas, mon perfectionnisme me rend chaque tâche très très ardue et me fait par ailleurs souvent passer à côté de l’essentiel, trop occupée que je suis sur les détails dont tout le monde se fout… ça me gêne. Je sais que j’ai renoncé à une partie de mon perfectionnisme avec le temps (sans l’avoir chassé pour autant) pour pouvoir mieux y arriver scolairement donc c’est « cool », ouais, sauf que le perfectionnisme, c’est moi ! C’est comme si je renonçais à une partie de moi et je regrette d’avoir perdu cette part de perfectionnisme et n’est pas prête à en perdre une autre (sachant que je ne me rends pas souvent compte de celui-ci car je pense que tout le monde fonctionne de la même manière que moi), ce qui me contraint à avoir BEAUCOUP de mal dans mon travail scolaire.
Pour l’instant, j’ai analysé ce décalage QU’au niveau scolaire donc je ne sais trop ce que ça donne dans la vie de tous les jours… est-ce que ça peut bloquer mes relations avec les autres ? Je ne sais pas (sauf dans le stress que j’exprime très fortement, lui-même du à mon désir de perfectionnisme jamais assouvi)…
Mes objectifs sont de continuer à me comparer aux autres, hors travaux de groupe (ce qui est beaucoup plus dur), afin de mieux m’identifier dans ma façon d’étudier et de mieux identifier celle des autres ; de repérer ce qui cloche dans mon rapport aux autres…


Juste une chose: lorsque je suis en rdv avec mon formateur référent, je suis constamment en train de lui demander, suite à ses questions: "c'est-à-dire? Que voulez-vous dire?...": je ne comprends jamais rien! C'est épuisant! Dans le livre de JSF, j'ai identifié mon soucis face à cela: j'ai un besoin de précisions assez conséquent! Sinon, je peux répondre tout et n'importe quoi. Vous me direz donc: okay, mais bon, quand on pose une question dans tel contexte, on attend tel genre de réponse... C'est vrai et je crois que je peux relier ma difficulté à répondre au fait qu'encore une fois, les choses ont une signification absolue pour moi et j'ai finalement du mal à répondre à une question que finalement, je comprends, mais qui m'est inconfortable telle qu'elle est posée! Encore une fois, je fais un blocage!

Au final, mes questions sont : que pensez-vous de ma description (auto-analyse) ? Vous êtes-vous reconnus dans cette description ?

Sinon, je voulais rajouter un truc qui n'a rien à voir mais qui m'interpelle:
- Lorsque je suis très fatiguée, il m'arrive (assez fréquemment) de me mettre comme en mode automatique et je parle, parle, parle, parle... Combien de fois me suis-je retrouvée devant mes parents, interloqués, qui me regardaient avec des yeux ronds et morts de rire, me disaient: " T'as parlé comme une mitraillette, on n'a rien compris!".
Je croyais que cela arrivait à tout le monde mais lorsque j'en ai parlé à une amie, elle m'a répondu, sans trop identifier la situation dont je lui parlais ( sans la comprendre): "Bah... non, moi, ça m'arrive pas:"
Du coup, je me suis demandée si je n'étais pas dans une certaine retenue au quotidien (inhibition (intellectuelle)?) et que lorsque j'ai une énorme fatigue (la fatigue vraiment harassante), ces "défenses" ne tombent pas spontanément?
Je dis ça car je revois encore mes parents complètement largués, limite choqués... Je n'ai jamais bien compris leur réaction! Sauf que je n'ai jamais identifié que, dans ces moments-là, je dis tout ce qui me passe par la tête ( et ça fuse vraiment) et que, même si ça n'est pas habituel de RETRANSCRIRE (PARLER DE) tout ça ( ce flot d'informations), c'est en revanche habituel que je PENSE à autant d'informations!
Moi, je le sais, mais les autres?

Bref, cela vous est aussi arrivé?
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Message par Invité le Mar 8 Jan 2013 - 21:05

En gros, tu fais rien qu'à tout faire comme moi.
Et partant, sans doute comme beaucoup d'autres ici !

Le gros décalage, le perfectionnisme, le fait de suivre sa méthode etc...
Tellement toupareil que j'en ouvre des topics.

Apparemment, la bonne réponse est d'avoir foi en soi, en ce que l'on est, et ne pas se laisser happer par les dysfonctionnements de la majorité sous prétexte qu'elle est majorité...
Han, l'élitiste...

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