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Message par BR le Mar 16 Oct 2012 - 20:30

(post pourri, j'en ferai un mieux)

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Message par Invité le Mar 16 Oct 2012 - 20:33

Brutus Raskolnikov a écrit:(post pourri, j'en ferai un mieux)
C'est toujours sympa d'avoir un post pourri (avec des fleurs, comme il se doit) chez soi je trouve Smile


Dernière édition par Cherokee le Mer 17 Oct 2012 - 5:39, édité 1 fois

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Message par Invité le Mer 17 Oct 2012 - 0:27

Allez, ça commence.
Ma carrière d'assistant brutussien commence.


Je fais une merveilleuse analyse lucide et fine du post de lolakhat, en off, sur msn, et voila que lui me transforme ca en pavé lyrique, détournant sur lui tous les calins et les projecteurs. (et en en profitant pour procrastiner honteusement)

Quel job ingrat. J'espère au moins qu'il me payera bien, plus tard.

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Message par Lola the cat le Mer 17 Oct 2012 - 11:22

Adrien, je tiens à préciser que Brutus m'a dit avant de paveter que tu avais fait une analyse lucide de mon post avant lui. Mais bon, il a pissé sur ma prez en premier. Ceci dit, tu peux toujours te rattraper.

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Message par Mor_IsH le Mer 17 Oct 2012 - 12:14

C'est beau Brubru, je te kiffe.

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Message par BR le Mer 17 Oct 2012 - 12:16

Putain, c'est censé plaire aux femmes !

J'avais pas calculé ces dommages collatéraux...

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Message par Mor_IsH le Mer 17 Oct 2012 - 12:19

Tu sais bien que j'ai la sensibilité d'une meuf, c'est donc à moitié gagné Wink

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Message par BR le Mer 17 Oct 2012 - 12:20

Oui mais ça me fait peur, moi, les.plugs anaux Sad Sad Sad

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Message par BR le Mer 17 Oct 2012 - 12:37

Lolacat : ''je suis à moitié lesbienne''

Romish : ''je suis à moitié femme''

Tirez-en les conclusions que vous voudrez.

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Message par Lola the cat le Ven 19 Oct 2012 - 12:43

Au cas où, pour que je puisse me le ressortir en bas de sinus.

Brutus Raskolnikov a écrit:Tu pars en République tchèque sur un coup de tête, tu as des expériences """"alternatives""""", tu es experte en astrologie, tu as les cheveux rouges, tu ne couches pas avec moi.


===> tu as des particularités exceptionnelles.

Allez, je sais bien que tu étais d'humeur pondeuse, que le fatalisme a un côté romantique, mais ce pavé n'est pas lucide !

Car, on est PAREIL. On, c'est pas toi et moi, hein, c'est "les coqs en général".

Enfin, ce sentiment de ne vivre les choses qu'à moitié, d'être un imposteur, de se demander si les autres savent qu'ils jouent un rôle, c'est ce qu'on se dit tous.

Alors, pourquoi te sens-tu différente ? Parce que tu galères officiellement moins ? Parce que t'es pas immatriculée TDAH ?

Mais allez, quoi. (J'ai envie de dire "Mais allez, mec" mais bon, je peux techniquement pas)

Tu réussis à bosser et pas nous...Faut pas retourner la situation : c'est toi qui as raison. Tu vas plus loin que nous. Nous, on dit "rien n'a de sens, on ne fait rien". Toi, tu arrives à dépasser ce pleurnichanisme et à te sortir les doigts du cul (spécial dédicace). Ca ne t'enlève aucunement ta particularité.

Car oui, tu es particulière. Tu es EXCEPTIONNELLE. Enfin, merde, j'en connais pas des nanas comme toi, moi ? T'es un coq, et un coq, c'est pas féminin normalement ?

T'es brillamment drole, t'es brillamment brillante, t'es brillamment hypersensible, t'arrives à pleurer devant le reportage sur les lamentins de Thalassa. Ce n'est pas un vernis quelconque à ton égocentrisme. Oui, tu es égocentrique, et alors ? Nous le sommes tous. Tu en es consciente, c'est tout.

Et tu n'es pas perverse. Tu es juste sur un chemin dont tu ne connais pas le déroulement. Tu as tout fait "pour faire plaisir aux autres", en l'occurence tes parents. Et tu deviens adulte, et tu te rends compte que ça ne t'épanouit pas. Eh bien, tu as 26 ans, t'en as encore des années pour faire des choses pour toi. Phytothérape si tu veux, ou élève des chèvres dans le cantal, j'en sais rien, fais ce dont t'as envie. T'as juste peur d'être toi-même, comme nous tous.

Bref, je pavette comme une bouse, il me reste trois minutes avant que le match commence.

Moi je t'aime comme t'es parce que t'es pas comme les autres.

Bisous

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Message par BR le Ven 19 Oct 2012 - 18:00

Ouais et moi, en bas de sinus, je vais ressortir quoi ?

Ta fielleuse attaque sur les chattes ?

Je me fais rouler en beauté, encore une fois.

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Message par Lola the cat le Ven 19 Oct 2012 - 20:30

Mon cher Brubru, tu auras mes habituelles paroles reconfortantes, epaules consolantes et idees amusantes pour te reconforter. Sans compter le reste, hors forum bien sur.

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Message par Lola the cat le Lun 5 Nov 2012 - 17:10

Mes mains sentent le falafel, elles poissent, elles me dégoûtent. Mes aisselles sentent la sueur. Mes cheveux gras pèsent sur mon crâne. Ma peau me démange de l’intérieur. Mon dos ne tient pas en place. Mes fesses n’en peuvent plus d’être assises. J’aimerais être ailleurs, mais nulle part en particulier. Je voudrais fuir ce corps, m’évader par un trou de nez et partir en fumée dans l’air, me mêler aux gouttes de pluie, redescendre violemment sur le bitume, exploser en 10 000 gouttelettes, ruisseler dans un caniveau, à travers une bouche d’égoût, contourner un rat en décomposition et lécher ses flancs rêches et froids aux poils ratatinés, poursuivre dans les fissures d’une nappe phréatique, et finir ma course dans un océan, au milieu de l’immensité, diluée, éternelle, immanente.

Je lis et je relis ce que je suis censée apprendre aux étudiants. Je n’y comprends rien et pourtant c’est moi qui l’ait écrit. Mon odeur et le contact du gras sur mes mains et ma tête m’empêchent de me concentrer, sans compter l’insoutenable chaleur moite et pauvre en oxygène de cette bibliothèque. Je n’arrive pas à trouver le repos. Le contact de mes cuisses sur la chaise m’horripile, alors je me sens obligée de serrer les fesses régulièrement afin de minimiser ce contact. Les larmes me montent aux yeux aussi facilement que j’aimerais m’extraire de ce corps et de cet esprit gênants et n’être qu’une molécule insignifiante. Ce que je suis, bien sûr, une molécule insignifiante de la fractale de l’univers. Mais j’aimerais en être l’élément le plus petit, le plus unique, la forme primitive.

Je traverse la bibliothèque comme un zombie; les jambes des filles, les voix, les odeurs, les paroles, les rires, tout m'agresse. Je dévie de mon chemin pour les éviter. Je n'ose pas les regarder dans les yeux, j'ai envie de pleurer de dégoût, sur moi-même (bien sûr car je ne pense qu'à moi-même). J'ai l'impression que mon mal-être physique suinte par tous les pores de ma peau, même si je sais que j'ai l'air normale. Et que si tous ces gens ont l'air normal, eux aussi suitent probablement leur propre mal-être. Ou pas? J'arrive vers Romain, je n'en peux plus, je suis obligée de lui chuchoter, de lui demander si lui aussi rêve de prendre un couteau et de s'ouvrir la peau en deux, de haut en bas, de laisser ses organes se répandre sur le sol et de tout brûler. Il rigole en disant "non".

Fumer m’apaiserait. Mais je ne veux pas fumer. Je ne veux rien. Rien, rien désespérément rien. Ou alors, si, valdinguer toutes mes affaires par la fenêtre, et courir pieds nus sous la pluie, avec des personnes qui partageraient la même chose que moi. Je n’en peux plus des gens, de ne pas pouvoir être eux, de ne pas pouvoir contrôler leur pensée, de ne pas pouvoir m’unir spirituellement. « Je n’arrive pas à accepter l’altérité ». J’aimerais être l’Etre unique. J’aimerais que tous coulent en moi, et je pourrais ainsi me liquéfier et me répandre tranquillement. J’aimerais juste être, mais je n’y arrive pas. J’aimerais être une feuille, et tomber. Mourir est impossible, même si vivre m’emmerde. Alors j’attends patiemment la fin du monde, que j’espère ardemment pour dans quelques semaines. On mourrait tous ensemble et on vivrait enfin une expérience de communion universelle, tous les égos et tous les cerveaux seraient dissous.

Le seul intérêt que je vois à ma vie est la drogue, et la douce sensation de me dissoudre enfin qu’elle procure. Avec elle, je ne vis plus, mais je suis tout simplement, je suis l’air, le son, la terre. Je peux m’allonger dans la terre et être la terre. Je peux me laisser porter par les vibrations sans avoir à me préoccuper de vivre. Comme disait ma grande amie et philosophe germanophone Marit, la musique te donne un rythme sur lequel vivre, et alors tu n’as plus qu’à te laisser porter. Entre la méditation et la drogue, mon choix est vite fait. Je veux tout, tout de suite. Je suis une consommatrice, une princesse, et un vieux torchon insignifiant à la fois. Au secours, achevez-moi ! J’aurais jamais les couilles de le faire moi-même.

Putain, et voilà ce que je fais au lieu de bosser. Pauvres étudiants. Pauvre France.


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Message par Invité le Lun 5 Nov 2012 - 17:27

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Message par Lola the cat le Lun 5 Nov 2012 - 17:47

J'ai aussi essayé. Mais j'ai déjà l'impression de me punir en permanence.

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Message par Invité le Lun 5 Nov 2012 - 22:18

Merci pour le texte.

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Message par Lola the cat le Lun 5 Nov 2012 - 23:59

Je me réveille en sursaut, mais cette fois ce n'est pas un cauchemar. Mon lit est trempé de sueur, j'ai très froid, je dégouline. Je sais ce que c'est, mais je retarde le moment d'y aller. J'essaie de garder les yeux fermés en espérant que ça passe. Il est 4h42. A chaque fois entre 4h et 6h, avec constance et régularité. Je ne vais pas y couper, mais je retarde le plus possible, avec angoisse mais aussi excitation. Et puis, quand je sens que ça vient, j'essaie de me lever, mais n'y arrive pas. Je trottine aux toilettes, pliée en deux. Il est encore trop tôt pour Zadig, mais il ouvre un oeil mi-curieux mi-irrité. Je n'allume pas la lumière et je n'ai qu'une peur, réveiller mes colocs. Jusqu'à présent personne ne s'est jamais réveillé. Moi-même j'ai du mal à savoir si je dors ou pas. Je pose les deux mains sur la cuvette, pliée en deux, et j'attends. Je tremble, j'ai froid, je sais que je suis blanche comme un cul, et je transpire toujours à grosses gouttes. Allons-y. Je n'ai qu'une chose à faire, me redresser, même si ça me déchire l'estomac. J'aime bien quand c'est la première fois dans un endroit que ne connais pas encore, c'est toujours excitant, une première fois. Je mets mes cheveux derrière les oreilles, et je pose mes mains sur le mur, juste en-dessous du poster du royaume des chats. Parfois ça vient tout de suite, parfois au bout de cinq minutes, et je n'ai rien à faire. Ca y est ça vient, je hoquette, et puis voilà, les restes du dîner sortent en une fois. Mais ce n'est que le début, alors je ne tire pas encore la chasse. Voilà, ça monte, ça devient intéressant quand il n'y a plus rien, plus d'eau, plus rien, juste la bile et le dégoût. A chaque fois je me dis que je vais crever. Entre deux spasmes, je m'affale par terre. Zadig vient passer sa petite tête dans l'entrebaîllement de la porte, mais je lui dis que ce n'est pas le moment. Ca y est, je transpire moins, je crois que c'est fini. J'essaie de me relever, mais non, alors je recommence. Et là mon estomac, tout mon être se retourne pour vomir encore et encore ce qu'il y a en moi. Et puis ce n'est plus moi. C'est tout ce qui est passé à travers mes filtres poreux. Je vomis l'ennui, la peur, je vomis la frustration, la tristesse, et cette humanité que je déteste. Ca racle de l'intérieur, et je me demande quelle force m'y pousse, une fois par semaine, par mois, par an, ça dépend. Mais toujours quand je crois aller bien. A chaque fois ça fait mal, mais c'est bon. C'est enfin la matérialisation de cette nausée permanente que je n'arrive pas à exprimer. Au bout d'une petite heure, je m'affale, je peux enfin tirer la chasse. Je suis dégueu, j'ai froid, je pue, j'ai du vomi dans les cheveux, et je peux enfin me rendormir tranquillement.

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Message par Invité le Mar 6 Nov 2012 - 0:10

Elle écrit bien elle aussi pf

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Message par Lola the cat le Mar 6 Nov 2012 - 9:04

Oh! Aeiourst a posté sur ma prez! Enfin!!
Ca y est, je suis de bonne humeur pour la journée

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Message par BR le Mar 6 Nov 2012 - 9:16

Je viens pas te voir si tu sens le vomi

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Message par Lola the cat le Jeu 15 Nov 2012 - 14:25

Je déteste les classiques. Cependant, pour faire plaisir à Brutus et dans l’espoir qu’il me baise enfin, j’ai consenti à mettre un instant mes préjugés de côté. Un passage karamazovien est particulièrement brillant. Outre l’humiliation que ce chapitre m’inflige par sa puissance, me prouvant à quel point je ne serai jamais capable d’écrire quoi que ce soit de bien après ça (même lors d’un transit fort Pluton/Mercure), Ivan souligne un point qui m’inspire. Et comme Kiss me reproche à juste titre de pondre des œufs sans queue ni tête, ce qui est le comble pour un chat, j’essaie cette fois de faire un peu plus intelligible, à défaut d’être utile. De toutes façons, ceux qui tombent par hasard sur ce fil l’ont bien compris, mes œufs ne sont pas destinés à être lus, mais ils sont pondus, tout simplement, c’est la nature. Ensuite, j’en fais une omelette et je la jette à la poubelle. D’ailleurs, toute pitié pour moi née de la lecture du présent post doit être mise sur le dos de Kiss (pour changer), qui m’a sournoisement amenée à écouter en boucle une musique pondatoire. Vous reconnaîtrez mon style à l’emploi abusif du mot baiser.

Mon sinus perturbé par la lecture, j’invitai Brutus à passer chez moi. Après un joint (pour moi) et quelques bouteilles de vin (pour lui), nos langues se délièrent, mais pas dans le sens que vous croyez. Je me permets de retranscrire ici les propos que je lui ai tenus, afin de me soulager, car ce fil est mon dépotoir, à défaut d’être mon autel.

……………………..

« Brutus, t’en penses quoi du passage sur le Grand Inquisiteur ? »
« Ouhlà, j’m’en souviens plus trop, rappelle-moi ce que c’est, déjà ? »
« C’est l’un des moments-clés du roman. D’ailleurs tu peux vérifier, même wikipédia en parle. Ne me jette ton regard en coin pervers mi-souriant ! Je suis d’humeur pondeuse ce soir, et c’est pourquoi je t’ai fait venir, car je sais que toi seul peut m’écouter sans t’endormir. Et le voilà, le problème qui me désespère, et qui en même temps ne devrait pas tarder à me soulager d’un fardeau existentiel : l’homme libre ne peut être heureux, car la responsabilité de sa propre destinée est un poids trop lourd pour sa faiblesse essentielle. »

« Lol…mais allez Lolcat, bois un peu, tu nous fais encore le coup de la mal baisée… »

« Allez, c’est bon, ne me castre pas, je suis d’humeur lyrique. Je ne sais pas si tu peux comprendre, toi qui es un peu bourrin. »

« Allez c’est bon, j’t’écoute. »

« L’homme libre ne sera jamais heureux, car le bonheur ne peut se concevoir sans la souffrance et la servitude. Il en le contraire, la négation, il se construit en opposition à elles, il s’appuie dessus et en est donc indissociable. De la douleur naît le contentement. Je parle de liberté comme d’une absence d’asservissement, quand ta souffrance n’est pas contrôlée par autrui mais par toi-même. Toi qui étais probablement comme moi un fervent lecteur du journal de Mickey, tu te souviens peut-être de cette blague stupide parmi tant d’autres. Mais putain, elle me hante, cette blague de merde ! Donald se fait marteler le dos par un masseur sinoïde. A la fin il s’exclame : « effectivement, ça fait du bien quand ça s’arrête ! ». Tu vois où je veux en venir ? L’homme a besoin d’être accablé afin d’apprécier le moment du répit qui arrive enfin. Ne ressens-tu pas un contentement immense quand tu peux enfin te branler après une journée interminable où les seins de la prof s’agitent sous ton nez ? Mon double fantasmé ne jouit-il pas d’un plaisir supra-orgasmique quand il peut enfin s’injecter de la morphine après douze heures de douleurs atroces ? Julie et Mélissa n’ont-elles pas pleuré de joie et de soulagement quand la femme leur apportait un quignon de pain après trois jours de famine ? Quand Titiyo te susurre d’une voix langoureuse dans la Volvo « Come along with me and you’ll ever be free », tu sais bien qu’elle ne fait que te dire « Viens, baise-moi, et tu seras enfin libéré de l’asservissement, du désir de prendre ma croupe de négresse sexy». Mais ne sera-ce pas là la fin des temps heureux ? Une fois délivré de la servitude, quel espoir pourras-tu encore avoir ? Et alors, sans espoir, comment vivre ? Il ne te reste plus qu’à te jeter inconsciemment dans les filets d’un nouveau maître. Pour ne surtout plus avoir à penser et à décider, mais juste à espérer les jours meilleurs. »

« Mais attends, je ne comprends pas très bien où tu veux en venir. Là par exemple, je me sens enfin libre, et je n’espère plus qu’une chose, que cette liberté continue ! »

« Mais ne vois-tu pas que derrière chaque liberté fraîchement acquise, une nouvelle servitude t’ouvre les bras, pour ton plus grand contentement ? Quelle est la chose qui te rende le plus heureux ? C’est ta fille, non ? Au-delà de l’ena et de toutes ces conneries de puissance qui cachent on se demande bien quoi. Et n’est-ce pas là la plus grande des soumissions ? Ta femme, elle, tu peux la quitter. Et cette servitude absolue, tu l’adores, car elle est indestructible. »

« Lol…nan mais nimp…Et ta mère tu veux que je l’asservisse ? »

« Des servitudes, on s’en crée à la pelle. Et Yaourt a raison, c’est bien pour nous protéger contre notre propre faiblesse, des mdd. Tu as peut-être déjà vu dans les reality-show, ces gamins ingérables qui provoquent leurs parents impuissants. Qui cherchent la limite, alors que cette limite est tellement prévisible. Qui cherchent la baffe. Qui se roulent par terre en traitant leurs parents avec le mépris le plus intense et le plus violent, dans l’espoir qu’ils le matent enfin. Ils crient « Asservis-moi, frappe-moi, montre-moi enfin qui est le plus fort. Ose me frapper, et par là tu feras de moi un être heureux, tout en montrant ta propre faiblesse. Tu seras mon maître et mon égal. Et quand tu m’offriras enfin dix centimes pour m’offrir un pog, je te baiserai les pieds ». Même le nouveau-né ne se calme qu’une fois bien serré dans ses langes. Les vaches à l’abattoir sont plus détendues quand elles sont enfermées entre trois planches de bois, au moment où le clou fatal leur transperce le cerveau, et la viande est plus tendre. Moi, c’est pareil, je ne rêve que d’être asservie à un être supérieur à qui j’aurai feint d’accepter de donner le contrôle de ma vie. »

« Tu veux que je te montre qui est le plus fort, quoi. »

« Nan, c’est bon, arrête un peu de boire, et écoute-moi encore deux minutes. A dix ans, j’ai supplié mes parents de m’envoyer à la Légion d’honneur. Je voulais porter un uniforme, obéir aux ordres, et surtout ne pas avoir le choix. Mais ils ont tenu bon et ont refusé ; ironique, non ? Je m’invente des servitudes, qui cachent ma totale liberté, accordée par mon milieu, ma chance, ma relative conformité aux canons de la beauté actuels et ma malice. Tout est possible, et c’est le plus douloureux et le plus insurmontable. »

« Mais attends, ça ne colle pas, ton truc. Je ne me vois pas du tout en crypto-soumis. Au contraire, mon but avoué, c’est de dominer le monde ! Je ne suis pas un pédé ! »

« Il y en a toujours pour porter leur liberté comme un étendard, qui les distinguerait de la masse et les maquillerait en marginaux cools. Ne le prends pas contre toi, hein ! Ils ne se rendent pas compte qu’ils deviennent esclaves de leur liberté, repoussant la moindre forme d’astreinte, avec une crainte et un dégoût d’autant plus fort qu’ils savent ce qui les attend. Ils savent que ça ne pourra pas durer. C’est une lutte de tous les instants, et elle n’est pas sans sacrifice. Ils croient lutter pour survivre, alors que ces saumons obstinés ne font que s’épuiser à remonter à contre-courant. Ils s’obligent à louvoyer entre les engagements et les contraintes, comme une boule de flipper qui refuserait son destin. Et un jour, lassés, fatigués, ils cèdent, car ils savent que c’est la seule solution possible, qu’ils ne peuvent vivre contre tous. Et ils cèdent avec délice, en croyant l’avoir choisi. En quelques sortes,The scream becomes a yamn, I’ll shut up and carry on

« Pffff, mais allez….Bon ! (Brutus lui frappe violemment la cuisse) Pour Noël, je t’offre Fifty shades of grey, tu te touches et tu fais pas chier. »

« Allez, ouais...ouais... t’as raison! T’as été sympa de ne pas m’interrompre, je crois que j’ai fini. Je te laisse regarder le match. Tu veux des Pringles ? »

…………….

A la décharge de ce cher Brutus, je précise que ses paroles relatées ici sont fictives, bien que plus ou moins largement inspirées de la réalité. Une fin alternative existe à ce dialogue, que je réserve à un autre œuf.





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Message par Nace le Jeu 15 Nov 2012 - 18:09

Tu te serais bien entendu avec Nietzsche:

Le désir de souffrance]:
Quand je songe au désir de faire quelque chose, tel qu'il excite et stimule sans cesse des millions de jeunes européens dont aucun ne supporte l' ennui pas plus qu'il ne se supporte soi-même-je comprends qu'il doit y avoir en eux le désir d'une souffrance quelconque pour en tirer une raison probante d'agir et de justifier l'action.
La détresse est nécessaire! D’où les criailleries des politiciens, d' ou les les prétendues "crises sociales" de toutes classes, aussi nombreuses que fausses, imaginaires, exagérées et tout cet aveugle empressement à y croire.
Ce que réclame cette jeune génération, c'est que ce soit de l' extérieur que lui vienne et se manifeste-non pas le bonheur-mais le malheur; et déjà son imagination s'affaire d'avance à en former un monstre, afin d'avoir ensuite un monstre à combattre.
Si avides de détresses, ils se sentaient la force de se faire intérieurement du bien, la force de se faire violence à eux mêmes, ils sauraient aussi intérieurement se créer intérieurement une détresse propre et personnelles. Leurs inventions seraient alors plus fine, et leurs satisfactions auraient la résonance d' une musique de qualité: tandis qu'a présent le monde retentit de leurs cris de détresse, et ils ne le remplissent que trop souvent du seul sentiment de détresse!
Ils ne savent que faire de leur propre existence- et ainsi ils évoquent le malheur d'autrui: ils ont toujours besoin des autres! Et toujours d'autres autres!
Pardonnez moi, mes amis, j'ai osé évoquer mon bonheur

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Message par Lola the cat le Jeu 15 Nov 2012 - 19:53

Voilà, je suis le nouveau Nietzsche

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Message par Lena le Jeu 15 Nov 2012 - 22:28

l'absence de servitude n'est pas la liberté, car en effet cette absence est toujours momentanée ... la liberté ça serait plutôt la servitude à soi même ... mais soi même est un maître tellement plus dur à contenter, qu'il est plus doux de s'asservir à autre chose ou quelqu'un d'autre.
Quelle horreur de se rendre compte qu'en fait on pourrait être libre, mais qu'on ne le veut pas, tout en s'y faisant croire.
On veut la servitude pour pouvoir se faire croire qu'on peut s'en libérer, pour pouvoir s'inventer des victoires, pourtant la seule victoire c'est accepter de n'être que soi.
Mais être libre, est-ce une situation vraiment enviable ? N'est on pas plus heureux avec les chaînes qu'on choisit qu'avec cette effrayante liberté qui ne mène nulle part et ne s'en cache même pas?

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Message par Nace le Ven 16 Nov 2012 - 9:07

Nous sommes encore des singes ...

Nos lianes ? Nos croyances ...



Pour avancer dans cette forêt, il faut accepter de lâcher, pour pouvoir rattraper un peu plus loin ...

Le singe se fou des lianes, il ne leur doit rien , seul compte son chemin...

Spoiler:
Avec la croyance "argent" ca marche très bien




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Nace
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Re: présentation

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