Epuisement et crise de la quarantaine

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Dim 8 Nov 2015 - 19:39

Fusain a écrit:

Et c'est une grande explication à tout ce qui ne va pas, je pense.

Pourrais tu continuer de développer à partir de là ?

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Dim 8 Nov 2015 - 19:56

Avoir et élever des enfants, les aimer, les faire grandir, mûrir, s'épanouir, leur transmettre un certain nombre de choses, c'est un grand projet, d'une certaine manière le projet par excellence eu égard à ce que nous avons envie de construire dans notre vie, dans ce monde. Je ne vais pas dire que tout ce que nous faisons à la place, c'est de l'ersatz, mais ce n'est pas entièrement faux. Je ne me fais aucun souci sur notre capacité à karcheriser notre agenda le jour où nous aurons des enfants. Nos bénévolats ne seront pas en concurrence avec eux.

En attendant, donc, nous faisons au mieux tout en sachant que ce n'est pas pleinement ce que nous voulons. Et ce que nous faisons, ça laisse ce vide, il manque cette vie autour de nous qu'est une famille. Et en plus, ça aspire. Comme a dit Christelle, quand on n'ose pas prendre soin de soi pour soi-même, on le fait pour ses enfants. Dans un bénévolat, nous ne sommes pas irremplaçables. Nous pouvons nous y donner jusqu'à nous y détruire, ce n'est pas grave pour lui si quelqu'un sort de l'ombre à notre place. Pour ses enfants, on est irremplaçable. Donc, on fait en sorte de rester là pour eux.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Dim 8 Nov 2015 - 20:09

six s'if a écrit:
Fusain a écrit:

Et c'est une grande explication à tout ce qui ne va pas, je pense.

Pourrais tu continuer de développer à partir de là ?

Alors je n'ai pas compris dans ton développement 

ce qu'est la grande explication ?

quel est le tout ce qui ne va pas ?

d'où ma demande de développement pour ensuite continuer avec des idées de solution


Dernière édition par six s'if le Lun 9 Nov 2015 - 0:30, édité 1 fois

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Dim 8 Nov 2015 - 22:33

Oui, c'était une réponse à ta question.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 0:36

six s'if a écrit:
six s'if a écrit:
Fusain a écrit:

Et c'est une grande explication à tout ce qui ne va pas, je pense.

Pourrais tu continuer de développer à partir de là ?

Alors je n'ai pas compris dans ton développement 

ce qu'est la grande explication ?

quel est le tout ce qui ne va pas ?

d'où ma demande de développement pour ensuite continuer avec des idées de solution

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 12:31

Ce qui ne va pas, c'est tout ce que j'ai pu raconter dans ce topic et en priorité le message initial.
L'explication présumée, c'est qu'on n'ait pas d'enfants.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 12:47

Fusain,

Je n'arrive pas à me résoudre à cette explication, fut-elle présumée.
Cela étant écrit, chacun de ceux qui t'ont donné, ici, leur vision des choses, ne parlent d'abord que d'eux-mêmes.

Pour moi, vos problèmes sont liés à la pression sociale et à l'absence réelle de volonté que les choses changent.
La raison en est simple : il y a un prix à payer.

1. Accepter cet état de fait n'est pas simple (je veux dire accepter le seul fait qu'il y ait un prix à payer = risque financier, déplaire à certaines personnes par manque de disponibilité, changer tout simplement, se remettre en cause, s'affirmer autrement qu'en prenant des trains en marche, choisir vraiment sa vie, etc.).  Triste
2. Se faire confiance pour passer à l'action est encore une autre paire de manches...   Console

Le constat que tu as fait et les échanges qui ont lieu ici sont une première étape.  Bravo !
C'est intéressant.

J'aime beaucoup la référence de Christelle à Dabrowski.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 13:44

C'est qu'il n'y a pas tout à changer.
Si tu savais le nombre de personnes qui m'ont répété que la solution, c'était de tout envoyer promener et de penser à nous, nous, nous, nous et encore nous.
Non, désolé, on n'a pas envie de ressembler à ça. On en serait malheureux à crever.
Mais c'est marrant comme, dès que tu parles bénévolat et engagement, on te répond que c'est juste par pression sociale et peur de déplaire que tu penses à autre chose qu'à ta gueule. Comme si c'était impensable d'être heureux en donnant. Que ça puisse être choisi. Que ça puisse ne pas être du conformisme, du meublage d'ennui ou de la "prise de train en marche".
Personne ne nous a demandé de le faire. Personne ne nous a mis la pression pour nous sentir concernés par ce par quoi on se sent concernés. On n'a même pas encore expérimenté de mauvaise réaction après avoir dit "Là, non".
Je ne vois pas ce qui te permet de prétendre qu'on ne choisisse pas vraiment notre vie ou qu'on "s'affirme seulement en prenant des trains en marche". C'est assez bizarre, quand même. J'écris sur tous les tons qu'on est très heureux du sens de notre vie, pour ce qu'on réussit à en faire, mais que la contrepartie, c'est qu'on s'épuise dans le sentiment d'urgence immaîtrisé, devant le manque de temps et d'énergie pour tout faire; que j'ai le sentiment d'avoir besoin de cinq vies pour bien faire ce que je suis en train de faire; et tu me parles de choisir vraiment, de désintégration, de pression sociale, comme si j'étais en train de dire "merde, j'ai fait une carrière que je n'ai pas choisie, je suis en train de gâcher ma vie, mais c'est trop tard". Ben non.

Il y a encore deux ans, on se sentait vraiment heureux. Et puis la machine s'est emballée, parce qu'il n'y avait pas de taquet à la course de l'accélérateur. Ce n'est pas une raison pour vouloir la désintégrer (sic).

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 13:57

Fusain a écrit:C'est qu'il n'y a pas tout à changer.
Si tu savais le nombre de personnes qui m'ont répété que la solution, c'était de tout envoyer promener et de penser à nous, nous, nous, nous et encore nous.
Non, désolé, on n'a pas envie de ressembler à ça. On en serait malheureux à crever.
Mais c'est marrant comme, dès que tu parles bénévolat et engagement, on te répond que c'est juste par pression sociale et peur de déplaire que tu penses à autre chose qu'à ta gueule. Comme si c'était impensable d'être heureux en donnant. Que ça puisse être choisi. Que ça puisse ne pas être du conformisme, du meublage d'ennui ou de la "prise de train en marche".
Personne ne nous a demandé de le faire. Personne ne nous a mis la pression pour nous sentir concernés par ce par quoi on se sent concernés. On n'a même pas encore expérimenté de mauvaise réaction après avoir dit "Là, non".

Il y a encore deux ans, on se sentait vraiment heureux. Et puis la machine s'est emballée, parce qu'il n'y avait pas de taquet à la course de l'accélérateur. Ce n'est pas une raison pour vouloir la désintégrer (sic).

Oulà... je n'ai pas dit cela du tout.
Par exemple, je ne dis pas du tout qu'il faille être radical (tout envoyer promener).
Je n'ai pas dit non plus qu'il fallait laisser tomber le bénévolat (mais le bénévolat est-il la seule forme d'engagement possible ?).
Et je n'ai pas dit que la solution était de ne penser qu'à sa gueule (n'être bénévole nulle part ne signifie pas ne penser qu'à sa gueule).
Le bénévolat chez moi, cela naît de convictions profondes, quant à l'engagement, il trouve son origine dans une histoire familiale caractéristique qui me fait plus que d'autres, notamment à mon âge, me sentir responsable de certaines choses (en l'occurrence parce que je suis "jeune", pour les choses en question ;-)

Prendre des trains en marche, pour moi, veut dire "me rallier à des mouvements existants".
C'est une chose.
S'affirmer, inventer sa vie, va beaucoup plus loin. C'est être créatif, initier des choses, oser se prendre pour modèle mais servir potentiellement de modèle à d'autres.
Peut-être suis-je dans l'illusion.

Quoi qu'il en soit, je ne suis vraiment pas dans le tout ou rien.
Vraiment pas.

Ce n'est pas le quoi qui est en cause, mais le comment.

Il y a incontestablement quelque chose à inventer.

Comme je le disais... chacun voit, malgré tout, midi à sa porte.
Et c'est de toi et toi seul que viendront les solutions...

Bon courage pour tout.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 14:23

Prendre des trains en marche, pour moi, veut dire "me rallier à des mouvements existants".
C'est une chose.
S'affirmer, inventer sa vie, va beaucoup plus loin.

S'affirmer, ça ne fait pas un but de vie en soi. En tout cas, je n'éprouve absolument pas le besoin de davantage "m'affirmer". Mais alors vraiment pas. On participe, c'est un fait, à un certain nombre de "mouvements existants". Parce que construire, ça se fait mieux à plusieurs que tout seul. Mais dans pratiquement tous, et même dans les plus atypiques, on passe pour plus ou moins atypiques. Parfois c'est apprécié - voire, c'est pour ça que telle ou telle asso nous a proposé de la rejoindre - et parfois moins, et puis après ? Si tu ajoutes qu'il y en a un certain nombre pour lesquels on a été présents dès la création, tu vois que c'est assez différent comme démarche de se chercher en essayant d'aller de ci, de là.
Je ne sais pas si on peut proclamer comme ça que plus une vie est atypique, plus elle a des chances d'être "vraiment celle" de celui qui la vit, mais s'il y a une chose dont on est sûrs, qu'on se répète souvent et notamment dans les bons moments, c'est que c'est la nôtre. Qu'on est à notre place. Qu'on n'aurait jamais cru parcourir tout ce chemin, que personne ne nous y attendait, et peut-être même pas nous-mêmes. On n'est pas en train de faire je ne sais quel remplissage. Mieux: j'ai fait certaines choses, je les ai abandonnées pour d'autres, et c'est autant sans regrets que sans sentiment de temps perdu. Il y a eu un temps pour Cela, et désormais c'est le temps de Ceci, et sans doute Cela a préparé sans le savoir la venue de Ceci.
Le problème, je ne sais plus comment le dire, c'est de sentir manquer le temps et l'énergie pour continuer ce chemin aussi loin, aussi haut, sur des versants aussi vertigineux qu'il commence à nous mener, et ne pas savoir se résoudre à "moins". Est-ce qu'il faut que je le mette en une grosse police ? Non, je ne suis pas en crise de sens, d'identité, d'affirmation, de pas savoir être moi. On dirait que c'est impensable, qu'il faille absolument caser la réponse "sois toi, affirme-toi, vis ta vie et pas celle que les autres veulent que tu vives". Mais je suis moi, je n'ai pas besoin de m'affirmer plus et je vis ma vie et pas grand-monde ne voulait que je vive celle-là Laughing
Elle a "juste" tendance à dépasser mes forces.
Ma demande, c'est : comment faire pour la ramener à la bonne taille sans me sentir mal. Pas la changer pour je ne sais quoi qui ne me parle absolument pas.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 15:09

Fusain a écrit:
S'affirmer, ça ne fait pas un but de vie en soi.
Absolument !

Fusain a écrit:
Parce que construire, ça se fait mieux à plusieurs que tout seul.
Je ne vois pas les choses comme ça.
Faire tout seul, pour moi, peut aussi aider à construire, mais autrement.
On peut aussi combiner les deux.

Fusain a écrit:c'est que c'est la nôtre. Qu'on est à notre place.
C'est essentiel de dire ça.

Fusain a écrit:
Le problème, je ne sais plus comment le dire, c'est de sentir manquer le temps et l'énergie pour continuer ce chemin aussi loin, aussi haut, sur des versants aussi vertigineux qu'il commence à nous mener, et ne pas savoir se résoudre à "moins". [...] Ma demande, c'est : comment faire pour la ramener à la bonne taille sans me sentir mal. Pas la changer pour je ne sais quoi qui ne me parle absolument pas.

J'espère ne pas sortir du cadre en partageant un truc tout con mais emblématique (de ma vie).
J'espère ne pas être à côté de la plaque...

Il m'est arrivé, à plusieurs reprises, de rester coincée sur des moments de vie, des questionnements xy, parfois jusqu'à l'obsession, et de débloquer ces moments de vie, de trouver des réponses, tout bêtement parce que quelqu'un d'autre m'a apporté une autre formulation.
Exemple (simpliste, mais pourtant totalement vrai) : pendant des années, je ne savais pas ce que signifiait "avoir confiance en soi", cette expression ne me parlait pas du tout !
Un jour j'ai lu ou entendu : "se faire confiance" et ça a changé ma vie.
C'est ce que j'appelle mes épiphanies.

J'enrage parce que je sens bien que tu (vous) êtes sur le point de réussir, de trouver votre solution... mais que la solution vous résiste, la peste !
A partir de là, je ne sais pas vraiment quoi te dire de plus.
Peut-être laisser mûrir, en fond d'écran, et la solution va finir par apparaître, comme une évidence (c'est cela que j'appelle lâcher prise) et non pas comme un échec ni comme un renoncement.

Voilà ce que je ressens, à la lecture de ton dernier post.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleur_bleue le Lun 9 Nov 2015 - 15:34

Fusain, tu dis que tu ne supportes pas la logique productiviste - mais te rends-tu compte que ce que te dit ton chef, ça rentre exactement dans la même logique? On ne peut pas que produire des objets, mais aussi de "l'immatériel", c'est juste exactement la même chose (voire pire) que ce qu'on reproche à de nombreuses entreprises aujourd'hui. C'est pareil. Et si tu bossais dans n'importe quelle boîte juste pour payer tes factures, j'imagine que tu serais parti depuis longtemps; mais comme il s'agit d'un engagement fort pour toi, tu supportes des choses qui à mon avis sont horribles. Désolée de le dire comme ça, ce n'est pas pour être méchante ni pour t'inciter à laisser tomber ton emploi. Juste pour te faire un peu prendre conscience de ce que tu racontes. Et j'espère que m'excuseras si je suis un peu maladroite là-dedans...

Quand je disais que tu luttais pour une cause qui demande justement de ralentir, j'ai pensé à ce que tu dis sur ta vie. Que peut-être, inciter les gens à ralentir passe par le fait de le faire d'abord soi-même - montrer l'exemple, si tu veux. Tu dis que si tu avais un enfant, il n'y aurait aucun souci pour sabrer dans vos agendas pour avoir le temps de l'emmener chercher des châtaignes. Alors peut-être que pour ralentir dès maintenant, tu pourrais te poser la question: "si j'apprenais demain que ma femme est enceinte, qu'est-ce que je ferai sauter pour passer du temps avec elle et plus tard le bébé?" Faire des priorités comme ça, choisir une ou deux petites choses à laisser tomber en premier. Tu dis que dans le bénévolat, personne n'est irremplaçable. Bah voilà, si ce n'est pas toi qui vas à la conférence à machintruc, ce sera quelqu'un d'autre. Pourquoi ce serait à toi de tout faire? Tu donnes l'impression de vouloir sauver le monde tout seul, mais même si tu te tues à la tâche, tu n'y arriveras pas. C'est triste, je sais. Mais tu auras le temps de faire des choses, importantes même, et ton action sera probablement même plus décisive si tu recentres tes priorités pour aller à l'essentiel. Enfin, c'est l'impression que j'ai en tout cas.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 15:40

Fabuliotte >

Oui, j'entends. Mais là, quand je dis "ça ne me parle pas du tout", c'est surtout: je ne ressens pas du tout de manque.
Si je partais, là, dans une démarche du genre "ouah, je vais me lancer à construire une vie qui sera vraiment la mienne", ça serait idiot, parce que je l'ai. C'est un fait, établi aussi bien par ce qu'elle est, que par la manière dont je l'ai construite. Je reconstruirais donc soit peu ou prou la même chose soit quelque chose dont tout le monde m'aura dit "ouais c'est ça, c'est ça s'affirmer" (on m'a déjà fait le coup) mais qui, pour le coup, ne sera pas ma vie du tout. Juste une recette collection de poncifs.

Toute souffrance dans une vie, tout mal-être n'est pas nécessairement égal à "je ne sais plus où j'en suis, ni qui je suis, ni ce que je fais là". Et quand ce n'est pas du tout le cas, c'est une forme de violence de dire à l'autre "sois toi-même, invente ta vie au lieu de vivre la vie d'un autre". Qui sommes-nous pour décréter ainsi que l'autre n'est pas lui-même et ne vit pas sa vie, s'il n'a pas formulé de façon explicite des doutes sur le sujet ?

Le paradoxe, c'est qu'il est peut-être plus simple de tout changer quand on sait que tout est faux, que de se résoudre à freiner quand on sait que la direction est bonne mais la "vitesse" (l'intensité) trop grande pour nos talents de conducteur. Ah, si je n'avais pas déjà fait un burn-out... j'aurais peut-être la force de tout faire. Mais peut-être aussi que ce serait le meilleur moyen de le faire maintenant plutôt qu'il y a neuf ans.

fleur_bleue >

te rends-tu compte que ce que te dit ton chef, ça rentre exactement dans la même logique?

Mais bien sûr, et c'est pour ça que la première chose que j'ai faite, ç'a été d'aller vérifier sur un forum de droit du travail qu'il n'avait pas le droit d'exercer ce contrôle sur moi !
Sinon, ben oui, je sais, c'est ça... On a commencé à essayer, sinon j'aurais craqué il y a un mois, je pense... Mais l'essentiel est déjà plus vaste que ce à quoi nous pouvons répondre, sinon, ce serait simple.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleur_bleue le Lun 9 Nov 2015 - 15:46

Si tu as commencé et que ça aide, mais que ce n'est pas encore ça, il faut peut-être aller encore un peu plus loin? "Commencer à essayer", c'est bien, "essayer", c'est mieux, mais la meilleure chose reste peut-être de "faire", non? Wink

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 16:12

Oui. Mais en matière d'écologie, il ne suffit pas de "ne pas faire" pour ne pas "y penser".
Quand je vois que la Terre a perdu 40% de ses vertébrés en 45 ans, ben j'ai peur de vivre dans un monde vide de biodiversité, dans un monde de cauchemar, moi ou mes enfants. Difficile de ne pas y penser.

Et c'est vrai, ce n'est pas moi qui sauverai le monde. Mais on est dramatiquement peu nombreux. De sorte que bien à notre corps défendant, chacun est, sinon indispensable, du moins réellement important.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 16:15

Fusain a écrit:Et quand ce n'est pas du tout le cas, c'est une forme de violence de dire à l'autre "sois toi-même, invente ta vie au lieu de vivre la vie d'un autre". Qui sommes-nous pour décréter ainsi que l'autre n'est pas lui-même et ne vit pas sa vie, s'il n'a pas formulé de façon explicite des doutes sur le sujet ?

J'ai l'impression que tu me comprends mal.
J'ai bien compris, je crois, ce qui t'occupe l'esprit.
Et je ne te dis pas "invente ta vie" mais "là, il y a quelque chose à inventer".
Ce n'est pas du tout la même chose pour moi.

Tu as ouvert ce fil. Tu y fais un constat. Ce constat, pour moi, est une plainte.
Tu constates : un "manque de temps pour tout faire aussi bien, la machine s'est emballée, mais c'est cette vie est la nôtre etc." (je résume, hein !).
Tu questionnes : "comment faire pour ne pas être dans le moins ?".

Je te réponds : "il faut sortir de la plainte" (donc imaginer des solutions) et "il y a quelque chose à inventer et c'est toi et ta femme qui allez inventer ce truc-là dont vous n'avez pas encore conscience".

Cela ne veut pas dire pour autant que je te dis que tu "vis la vie d'un autre".
Sans quoi cela voudrait dire que lorsque l'on est à sa place l'invention n'a plus de raison d'être ?
On peut tout à fait être à sa place, mais avoir envie / besoin d'inventer quelque chose de nouveau.
Je ne vois aucun paradoxe entre "être à sa place" et "pourtant inventer".


fleur_bleue a écrit:Si tu as commencé et que ça aide, mais que ce n'est pas encore ça, il faut peut-être aller encore un peu plus loin? "Commencer à essayer", c'est bien, "essayer", c'est mieux, mais la meilleure chose reste peut-être de "faire", non? Wink
Je rejoins fleur_bleue.
Et, désolée de radoter : sortir de la plainte pour agir, c'est une sacrée paire de manches !

Fusain a écrit:
Et c'est vrai, ce n'est pas moi qui sauverai le monde. Mais on est dramatiquement peu nombreux. De sorte que bien à notre corps défendant, chacun est, sinon indispensable, du moins réellement important.

C'est ça : tu enrages de l'absence (générale) de volonté.
Je renvoie donc, une nouvelle fois, à la lecture de Patrick Savidan.
zut, je ne peux pas poster de lien, mais je repasserai:
Il parle de l'injustice sociale, mais je pense que son constat est valable pour tout.

Ma boucle est bouclée. Tchao Tchao

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 16:27

e renvoie donc, une nouvelle fois, à la lecture de Patrick Savidan.

J'ai lu rapidement. ça renvoie à un thème développé aussi par PY Gomez dans "Le travail invisible".

J'ai l'impression que tu me comprends mal.
J'ai bien compris, je crois, ce qui t'occupe l'esprit.
Et je ne te dis pas "invente ta vie" mais "là, il y a quelque chose à inventer".
Ce n'est pas du tout la même chose pour moi.

Amen. Mais ça n'était pas très clair Smile et on m'a tant de fois jeté à la tronche les poncifs "si tu ne te sens pas bien, c'est que tu te plantes de vie, tu obéis juste à la pression sociale, sois toi-même, pense à ta gueule, comment ça tu veux pas ? tu veux pas t'en sortir donc", que... Bref !
Si je suis venu "me plaindre" ici, c'est parce que malgré pas mal de temps consacré à chercher comment ralentir et déconnecter en vérité, c'est-à-dire en pensée aussi et pas qu'en apparence, on n'y arrive pas (ou on ne se l'autorise pas, ou...)
Un enfant nous ouvrirait tant de portes en la matière, que la question cesserait de se poser. Mais on ne serait pas moins fatigués.
Ce qui est à inventer, ce serait déjà un vrai repos possible de temps en temps. La dernière journée dont je me souvienne qu'elle ait été faite de vraie détente, sans ruminations parasites, aura un an bientôt, c'était une journée à une foire agricole de la Saint Martin. C'est peu en un an, un jour de break mental. L'invention, c'est un sens au temps sans combattre. C'est ça qui ne vient pas.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 16:42

Je viens de relire le fil et de me demander pourquoi je parlais de pression sociale.
Je pensais à la dépendance financière (avoir un travail pour recevoir de l'argent).
Il existe déjà des gens qui réfléchissent à l'idée de séparer les notions de travail et de recevoir de l'argent pour vivre.

Fusain a écrit:
Un enfant nous ouvrirait tant de portes en la matière, que la question cesserait de se poser.
Tu me fais peur en écrivant cela...
J'ai l'impression que tu lui fais porter déjà beaucoup de responsabilités à cet enfant, pas même conçu.


Fusain a écrit:
C'est ça qui ne vient pas.

Alors je vois deux choses : déjà, tu acceptes que l'idée de repos n'est pas forcément du "moins". C'est énorme !
Mais ce "ça ne vient pas" reste à retravailler, à positiver.

Regarde ce que tu écris quelques lignes plus haut
Fusain a écrit:on n'y arrive pas (ou on ne se l'autorise pas, ou...)


Dernière édition par Fabuliotte le Lun 9 Nov 2015 - 16:48, édité 1 fois

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleur_bleue le Lun 9 Nov 2015 - 16:47

Peut-être qu'une journée entière, c'est trop d'un coup? Peut-être faudrait-il prévoir des temps de détente plus courts. Si tu arrives à te déconnecter pendant 30 minutes par jour, c'est déjà beaucoup!

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Onyx le Lun 9 Nov 2015 - 17:40

Fabuliotte a écrit:
   Fusain a écrit:

   Un enfant nous ouvrirait tant de portes en la matière, que la question cesserait de se poser.

Tu me fais peur en écrivant cela...
J'ai l'impression que tu lui fais porter déjà beaucoup de responsabilités à cet enfant, pas même conçu.

Ouïe Shocked  Ici j'ai tous les voyants et alarmes qui s'allument genre foire du Trône, voyez-vous. Fabuliotte a raison. On ne demande pas de telles choses à un enfant*

Je crois Fusain que toi et ta compagne vous êtes dans le surinvestissement. Que ce que vous faites soit important, qu'il faille continuer, ça ne fait aucun doute. Le problème, c'est le syndrôme de la mission. Avoir une mission ça n'existe pas, c'est même en général le résultat d'une escroquerie ou d'une manipulation.

Vous êtes possiblement manipulés par une partie de vous-même ou de votre passé, je ne vous connais pas bien, je ne sais pas ce que c'est. Pour moi le plus frappant dans ce fil c'est la gravité, le manque de distance... voire même de dérision.

En pratique:
- Faire les choses sérieusement mais ne pas les prendre trop au sérieux. Ultimement les actions humaines finissent toutes dans l'entropie, le magma et le recommencement. Chacun d'entre nous est un élément anecdotique de cette histoire
- Faire plus confiance, essayer de lâcher prise sur le perfectionnisme (je sais, c'est très dur) ça c'est pour se faire aider, avoir des lieutenants, s'autoriser à compter sur eux. Pour les actions en bénévolat.

Ta vie est trop courte et tu ne pourras pas tout faire, ça nous arrive à tous. Parfois aussi il faut s'arrêter à comprendre qu'on plante un arbre et qu'on ne le verra pas pousser. Mais ça nous donne quand même toutes les raisons de le faire.

Courage patience et apaisement :-)




*je sais parce qu'on me les a demandées; ça a juste un peu (beaucoup) contribué à me pourrir la vie.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 20:00

Tu me fais peur en écrivant cela...
J'ai l'impression que tu lui fais porter déjà beaucoup de responsabilités à cet enfant, pas même conçu.

Stop ! Je sais que c'est très zèbre d'accorder un crédit maximal à la lettre des mots, mais ici, remplacez tout de suite enfant par parentalité. Et ça changera tout. Nous ne sommes pas fous. Ce que je dis, c'est qu'il nous obligera à faire des choix qu'actuellement nous avons la "possibilité" de ne pas faire, et le tout, sans même culpabiliser.

Pour moi le plus frappant dans ce fil c'est la gravité, le manque de distance... voire même de dérision.

En même temps, je ne raconte pas ma vie sous tous ses angles. Si tu voyais mon compte Twitter, tu y verrais un bon tiers de calembours, de mèmes et compagnie. Y compris SUR ses sujets "sérieux". Mais là, ce n'est pas le lieu, c'est tout. Et puis, la dérision, c'est souvent une forme élégante de désespoir. Je n'ai pas envie de tourner ce que nous faisons en dérision, depuis que je me suis mis à le faire avec espérance. C'est peut-être un peu sérieux, l'espérance, mais c'est joyeux.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 20:54

Fusain a écrit:Stop ! Je sais que c'est très zèbre d'accorder un crédit maximal à la lettre des mots, mais ici, remplacez tout de suite enfant par parentalité. Et ça changera tout.

Je sais pour ma part que c'est très zèbre de faire porter à la zébritude la moindre faute de virgule. Very Happy

Plus simplement : je ne te connais pas et ne te connaitrai jamais.
Ce fil est plutôt sérieux, je respecte cela. Le seul moyen que j'ai est donc de prendre tes mots au pied de la lettre, sous peine de voir l'échange partir en vrille, ce que je ne souhaite pas.
Quand je vois "enfant", je comprends "enfant", ni plus, ni moins.
Quant à la zébritude... j'ai tendance à l'envoyer voir ailleurs, si d'autres que moi y sont. Foot


Dernière édition par Fabuliotte le Mer 11 Nov 2015 - 0:32, édité 1 fois

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 9 Nov 2015 - 21:33

Ouaip. Mais plus haut, j'ai écrit parentalité, en détaillant très, très longuement ce que nous en attendions, pourquoi et comment. A deux reprises, même... Si je dois remettre le même paragraphe à chaque fois, on n'est pas rendu.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Mar 10 Nov 2015 - 14:53

Et bim ! (comme dirait ma fille)

Tes questionnements sont intéressants, mais je pense que tu n'es pas en mesure d'entendre ce que d'autres ont à te dire (quoi de plus normal, nous sommes souvent tous comme ça).
Tes certitudes sont très largement à la hauteur de celles des autres.
Je ne dirais pas que les échanges de ce fil sont totalement vains, mais la solution viendra de toi et de ton épouse.
Je te souhaite de venir dans un ou deux ans relire ce fil, d'un regard que j'espère... attendri.

Tiens mais je suis rendue, moi !
Je descends à cette station.

Tchao

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Ven 20 Nov 2015 - 12:35

C'est curieux, quand même.
Une personne se trompe, malgré les définitions que j'avais pris la peine de donner, dans l'interprétation que j'ai fait d'un mot. Je la renvoie à cette définition: elle me répond que si, si, JE donnais à ce mot le sens qu'ELLE a décidé, et non ce que j'avais écrit comme définition, et que puisque je n'étais pas prêt à écouter, elle supprimait son compte.

Shocked

Quand on revendique le droit de répondre à côté de la question, c'est compliqué ? ou culotté ? de se plaindre ensuite que "la personne n'est pas prête à entendre la réponse".

Si je dis: je suis sous la pluie et j'ai froid, et qu'on me répond: mais non, il ne fait pas froid mais chaud, donc tu as chaud, mais c'est une vérité que tu n'es pas prêt à entendre, alors je vais supprimer mon compte... ciao !

Ben comment dire ?

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

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