Epuisement et crise de la quarantaine

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Revz le Lun 29 Fév 2016 - 2:28

Certain mon dit que je faisais ma crise de la quarantaine a mon age.
Je rigolais, c'était mes zebrures, mais comment le savoir ne le sachant pas moi meme. Je me revulsais moi meme. un oui inatendu peut etre un vrai oui, meme si les raison ne sont pas claires, ni l'objectif.

En tout cas, des NON incompris, un non épanouissement, une frustration permanente, ça mene au burn out. Faut mieux avoir une vie équilibrée pour pas se trouver pieger dans une situation que l'on ne comprend pas. Les situations non vécues mais comprises... je ne sais pas donner de conseil la dessus. ça on sait quand on essaye...

Pour en revenir a cette si belle appréciation du "Non", je dirais, que oui, ces personnes sont assurément de vrai richesses.
Après tout ça est une question de confiance, un NON n'impliquant pas de connaitre le détail, mais les grandes lignes.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Gabriel le Lun 29 Fév 2016 - 2:41

Fusain a écrit:

Question deux: de quand date la dernière fois où quelqu'un vous a effectivement dit non manifestement pour se préserver, soit qu'il vous l'ait dit, soit que vous ayez des raisons de le subodorer ?

Vous allez voir que c'est rarissime: ça ne se fait pas. Tout le monde le conseille mais ça ne se fait pas, en vrai. Pas plus que de pisser en pleine rue.

.

Je sais dire non, mais les interlocuteurs ne savent pas l'entendre ou l'accepter, notamment au travail. C'est source d'innombrables problèmes.

Gabriel
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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par EmiM le Lun 29 Fév 2016 - 9:11

@Fusain, maintenant que je lis ce topic, il s'avère que tu aies bien trouvé ton épouse Wink (boutade, mais qui se ressemble s'assemble... Elle ne sait pas dire non, mais apparemment cela te pose quelques soucis aussi....)
Je comprends globalement ce à quoi tu es confronté, et je dois bien reconnaître qu'il y a des personnes à qui dire non est épuisant et inefficace... C'est pourquoi j'en viendrai aux choix des gens dont on s'entoure, s'il est certain de ne pas pouvoir choisir ses collègues de travail, nous avons au moins le choix de "choisir son travail" (je relativise ce propos par les temps qui courent...)
Disons que j'ai tendance à penser qu'il y a plusieurs catégories de personnes, celles qui savent dire non et le respecter et celles qui ne savent pas et que les gens attirent à eux ce qui leur ressemble...
Je pense que si tu savais te respecter, aller au bout de tes "non", tu attirerais des gens qui te ressemblent, mais tu ne respectes pas "tes non" et tu semblent entouré de gens qui ne les respectent pas non plus... Donc pourquoi leur jeter la pierre, quand toi même tu t'imposes la même chose ?
Il ne s'agit jamais de demander à autrui de nous respecter, il s'agit toujours de nous respecter nous-même, et quand nous le faisons pour nous, l'autre ne peut que le faire aussi...
Personnellement je sais dire non et quand autrui me dit non je ne pose pas de questions, je n'insiste pas, je lui dis que c'est pas grave et que je comprends... Les gens qui ne voient les relations qu'à sens unique avec tout pour eux et rien pour les autres, je les exclus de ma vie, ils existent, mais je ne les côtoie pas, je n'ai aucune raison de m'imposer des gens qui ne répondent pas à mes besoins relationnels. Et on en revient aux problèmes que rencontrent ton épouse, puisqu'elle s'impose des personnes qui l'épuisent et toi je ne sais pas dans quelle mesure tu as choisi ces gens dont tu parles, mais la solution est simple, sort-les de ta vie et choisis en d'autres, parce qu'à ce niveau le problème n'est plus une question de "non", mais de qu'est ce qu'on choisit pour soi... Tu n'arrêtes pas de demander ici et là à quoi ça sert de prendre soin de soi, ben ça sert à ça, à choisir de bonnes choses pour soi, afin de recharger les batteries, au lieu de passer son temps à les vider... Et on peut apprendre à charger ses batteries sans que cela soit au détriment des autres, penser à soi pour se préserver n'a rien de négatif, c'est un minimum que l'on fait pour soi, parce que si on ne le fait pas soi-même et bien personne ne peut et ne le fera à notre place. Et c'est comme ça que l'on vit pour soi au lieu de vivre pour les autres, afin de ne pas reprocher aux autres de ne pas penser à nous. Si tu penses à toi, tu arrêteras de te plaindre que les autres ne pensent pas à toi... Je maintiens que tu nous présentes des cas excessifs dont l’égoïsme semble patent, mais il est possible de concilier de penser à soi sans écraser les autres, on peut penser à soi et être altruiste, ce n'est pas antinomique. Quand je te lis j'ai le sentiment que penser à soi fait forcément des gens des caricatures de monstres égoïstes, mais ça c'est l'extrême et avant d'en être là, il y a pleins de possibilités qui peuvent concilier la préservation de soi et l'ouverture à autrui.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Lun 29 Fév 2016 - 10:57

Il ne suffit pas de mener sa petite vie en tâchant de ne pas écraser les autres trop fort. Je sais que c'est le credo de notre temps, mais ça ne m'intéresse pas du tout. Etant homme, rien de ce qui est humain ne doit nous être étranger, c'est bien connu, et mener sa barque auto-centrée jusqu'à une retraite paisible, je trouve ça d'un ennui mortel, un truc qui tourne complètement à vide. Nous sommes là pour autre chose que pour s'offrir un bon petit niveau de vie le temps de notre passage ici-bas...

Et on en revient aux problèmes que rencontrent ton épouse, puisqu'elle s'impose des personnes qui l'épuisent et toi je ne sais pas dans quelle mesure tu as choisi ces gens dont tu parles, mais la solution est simple, sort-les de ta vie et choisis en d'autres

Ce sont des gens que je croise là où je m'engage; assos, paroisse, groupes divers, réseaux, que sais-je. Les sortir de ma vie, c'est sortir de ma vie l'asso, le réseau, le groupe... où ils se trouvent comme moi, juste à cause d'eux. On en rencontre çà et là et je ne vais pas me replier sur mon canapé juste à cause de quelques connards imbus...

Vivre pour soi, je le maintiens, ne sert absolument à rien. C'est quoi, moi ? Je suis précieux au point d'être un but en moi-même ? Que dalle. Je vois de l'intérêt à me préserver pour continuer à faire quelque chose, à créer, à proposer, ce que tu voudras, mais pas autre chose.

Maintenant, et je vais d'ailleurs changer le titre du topic, après avoir lu un bouquin sur le BO, je ne suis pas en BO parce que pas du tout tenté par le cynisme. Je suis "juste" épuisé physiquement et n'attendant de l'autre que deux choses:
- d'une part qu'il ne me traite pas de fainéant qui ne se bouge pas le cul sur quoi que ce soit, parce qu'un jour, un seul, je lui ai dit "non, là, stop"; ça me paraît quand même raisonnable, question "quête de reconnaissance";
- d'autre part, que celui qui trouve naturel que je lui accorde son aide, soit également disposé, ponctuellement, à me filer un coup de main quand je suis à mon tour en difficulté sur quelque chose qui nous concerne tous deux, sans qu'il y ait quoi que ce soit de systématique; il ne s'agit pas d'un compte d'apothicaire des renvois d'ascenseur, mais que cela puisse être possible le cas échéant. Là non plus, je n'ai pas l'impression de demander la lune ni de mettre le contre-don au centre, de l'ériger en véritable motif du don. Juste de demander à être respecté par les autres à la hauteur de ce qu'ils attendent de moi, et d'échapper à certaines critiques courantes dans notre monde mais que je ne crois pas mériter.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Mer 2 Mar 2016 - 14:35

Je m'aperçois en fait que même quand je suis déjà fatigué, je me sens mal si je ne fais pas un truc utile, un truc pour un de mes engagements: article, note de blog, préparation d'intervention, etc.

Sinon, si c'est une semaine sans réunions, si je n'ai pas bossé le week-end, je ne me sens pas le droit d'être fatigué.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleurblanche le Mer 2 Mar 2016 - 23:43

L'erreur serait de penser, en tant que croyant, que c'est ce que Dieu veut pour toi : cette fatigue, cette pression intérieure incessante...

Une solution : prier pour avoir la force de changer ce que l'on a besoin de changer, même en soi.

Sortir de l'auto-culpabilisation.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleur_bleue le Jeu 3 Mar 2016 - 9:24

La dernière fois que quelqu'un m'a dit "non", je crois que c'était en janvier, et c'était mon copain qui a préféré que je ne vienne pas le voir, parce qu'il était trop fatigué... J'ai trouvé cela dommage et je lui ai dit, mais j'ai accepté ce non, que je peux comprendre d'ailleurs.
La dernière fois que moi, j'ai dit non, c'était hier pour une invitation ce week-end. Aucun souci non plus.

Franchement, quand je lis que des gens t'excluent de leur réseau parce que tu leur expliques que tu ne peux pas intervenir à un évènement pour cause d'impératifs professionnels, je trouve ça complètement ahurissant. Ils s'imaginent quoi, que tu peux te dédoubler et être à deux endroits en même temps? Faut utiliser un minimum son cerveau quand même, même dans un milieu associatif... Je connais des tas de gens qui disent non régulièrement pour aller à des conférences, réunions ou autres, et pourtant ils sont régulièrement ré-invités. Et surtout dans le cadre d'un engagement bénévole, qui comme le terme l'indique est "bénévole", donc il est évident que des obligations professionnelles passent avant. Comme il est évident qu'on ne peut faire qu'une chose à la fois et que l'être humain a aussi besoin de manger, dormir, se reposer. D'ailleurs il semblerait que les gens qui te reprochent de dire non ne se gênent pas du tout eux pour faire la même chose... ("d'autre part, que celui qui trouve naturel que je lui accorde son aide, soit également disposé, ponctuellement, à me filer un coup de main quand je suis à mon tour en difficulté sur quelque chose qui nous concerne tous deux")

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par siamois93 le Jeu 3 Mar 2016 - 9:52

Bonjour.
Ce n'est pas facile quand on a envie de participer à des activités mais que les gens avec qui on doit pratiquer ces activités ne nous conviennent que moyennement. Et parfois on essaye de changer, de boulot par exemple, et on retrouve le même genre de personnes...
Combien de zèbres dans tes contacts Fusain ? 0 ? 1 ? Un peu plus ... ? Je ne parle pas d'ici évidemment.
L'histoire de la quarantaine, c'est une réalité physique évidente, on n'a plus le même punch qu'à 12 ans. Mais c'est vrai aussi que compter les douzaines ou les septaines amène une autre vision, d'autres genres de cycles liés à d'autres planètes.
Tu dors bien au moins ? Dans le silence et le noir ?

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Jeu 3 Mar 2016 - 12:58

Combien de zèbres dans tes contacts Fusain ? 0 ? 1 ? Un peu plus ... ?

Beaucoup, je pense, et ça contribue à une certaine effervescence intellectuelle et à cette conviction que réfléchir à un problème implique de réfléchir à tous. Là, j'ai même dépassé le stade de la "saturation j'en ai marre de l'actu, d'avoir toujours à me prendre la tête". J'en suis au stade où "même quand j'ai envie, j'ai conscience de ne plus avoir la force d'aligner mes pensées, de réfléchir, de creuser surtout. Approfondir, lire, me renseigner, pour aller plus au fond des choses, et en tirer mieux en termes de discours, de blog, de ceci cela. Arrêter de répéter la même chose. Je le sais, mais je n'arrive pas à sortir du tourbillon pour me reposer. Je n'ai plus de jours de congés hors une petite réserve dont j'ai dramatiquement besoin à un moment charnière, dans un peu moins de 2 mois.

Tu dors bien au moins ? Dans le silence et le noir ?

Mal. Le chat fait le cirque à minuit puis à 6h et de toute façon, même quand il n'est pas là parce qu'on dort à l'extérieur, je ne dors pas très bien; le cerveau se remet en route pour un oui pour un non. Il y a des moments, notamment sur le matin quand je n'ai pas d'horaire, où je dors d'un sommeil de plomb de 7 à 10h en gros, juste ce qu'il faut pour se sentir poisseux toute la journée. Je ne sais même pas DE QUOI j'aurais besoin pour revenir à un état tel que je puisse me dire un matin: je me sens en forme, et que ça tienne plus d'une heure.

L'histoire de la quarantaine, c'est une réalité physique évidente, on n'a plus le même punch qu'à 12 ans. Mais c'est vrai aussi que compter les douzaines ou les septaines amène une autre vision, d'autres genres de cycles liés à d'autres planètes.

ça ne change rien au fait que 40 ans, ça signifie plus beaucoup de temps pour faire ce qu'on veut faire, avoir et élever des enfants et puis tout le reste. Je ne renierais pas grand-chose de ce que j'ai vécu, bien que j'aie sans doute trop pris mon temps à certains moments, mais voilà, j'en suis là, je n'ai pas de doutes sur le sens et tout et tout, juste la conscience du peu de temps qu'il reste.

Sinon, Fleurs bleue et blanche Wink il faut avoir en tête que les autres n'ont aucune raison de tenir compte de nos limites physiques ni même spatiotemporelles; ça ne les regarde pas, c'est du domaine de notre intimité. Par exemple, comment puis-je dire à mon employeur qu'un planning extrêmement lourd, avec des horaires qui fluctuent, beaucoup de km en bagnole, des levers à 3h, mais qui est quand même à peu près légal, je sais que je ne vais pas avoir la force et qu'il faut l'alléger ? J'ai la chance que le n+1 en soit conscient, mais au-dessus, pour eux, c'est la preuve de mon "manque d'adaptabilité" et de mon "très faible investissement". Très faible investissement avec le temps que je passe à proposer des idées nouvelles, faire de la biblio ou de la veille info sur temps perso, et à faire la pub de nos assos et de leur boulot dans des milieux qui leur sont souvent très hostiles, faut le faire. Mais c'est leur droit.

Régulièrement la tête me tourne, j'ai une petite tension, et partout la seule chose que j'entends quand j'envisage la possibilité de renoncer à un truc c'est "dis, tu pourrais quand même une fois dans ta vie faire un effort pour les autres, non ?" Parce que savoir si j'en ai déjà fait ou pas, ils n'ont pas à le savoir ni à en tenir compte. Et de toute façon, si je regimbe, je paie les pots cassés. Le jour où c'est moi qui casse (arrêt maladie), le commentaire devient "dès qu'on lui demande le moindre effort, il se fout en maladie, belle mentalité !"
Et des gens comme ça tu en as partout, partout !

Tiens, ce matin, quoique très fatigué je suis allé donner du sang. Comment dire non là aussi ? Sitôt que tu as passé les deux mois depuis le dernier don tu reçois un SMS tous les 4 jours et un appel téléphonique tous les 10 jours... Une fois je leur ai dit "je n'irai pas, je ne suis pas en état", ça n'a pas eu l'air de plaire au téléphone et les SMS ont continué... En face il y a des gens pour qui c'est une question de vie ou de mort que d'être transfusés, qu'est-ce que vaut ma fatigue en face de ça ?
Sauf que si l'immense cohorte de ceux qui pourraient donner mais ne le font pas en s'inventant une phobie des aiguilles y allaient rien qu'une fois par an, les donneurs ne seraient pas harcelés.

Je m'en tape, là, d'être caricatural, injuste tout ce que vous voulez, ou de me la raconter, j'en ai ras le cul que le monde se divise si souvent en 2, ceux qui ne font rien mais exigent tout, et ceux qui sont disposés à donner un peu mais finissent pressés comme des citrons par les autres parce qu'ils n'osent pas dire non et n'assument même plus leur propre paresse. Car il ne faut pas croire, je suis viscéralement aussi paresseux et égoïste que tous ceux dont je dénonce ici l'attitude. C'est ma nature, et aucun acte conscient ne la changera jamais. Je suis juste trop lâche pour assumer ces caractéristiques à la face du monde, et si terrorisé par ce que le monde est en train de devenir, et où il va me falloir vivre, que je me bats contre en prétendant que c'est "pour le bien commun". ça l'est incidemment, voilà tout.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleurblanche le Ven 4 Mar 2016 - 0:28

Sinon, Fleurs bleue et blanche Wink il faut avoir en tête que les autres n'ont aucune raison de tenir compte de nos limites physiques ni même spatiotemporelles

Justement si, car à l'impossible nul n'est tenu.

Et il est impossible pour un être humain de satisfaire tout le monde tout le temps sans penser à ses propres besoins.

On sera toujours sollicités autour de nous, que ce soit par des personnes ou par des situations à régler. C'est à nous d'apprendre à nous donner à nous-mêmes des marges de bien-être, sans culpabiliser.

Apprendre à prendre soin de soi-même.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleur_bleue le Ven 4 Mar 2016 - 9:35

Tu sais, je suis convaincue que les gens qui te reprochent d'être "paresseux" et qui te demandent de "faire une fois un effort", quand on leur demanderait la même chose à eux, ils ne se gêneraient absolument pas pour dire non... A mon avis, ce sont des gens qui ont bien compris que tu ne savais pas dire non fermement, qu'il suffit de te faire culpabiliser un peu et ensuite, tu feras ce qu'ils veulent. C'est bien plus commode pour eux d'agir comme ça que de réfléchir pour trouver quelqu'un d'autre ou s'organiser différemment. Et tu rentres dans leur jeu, parce que d'un côté tu es convaincu par l'importance de ce que tu fais et de l'autre côté, tu as peur d'être rejeté si tu ne le fais pas. C'est compréhensible, surtout au boulot, mais il y a un moment où il faut savoir dire stop, parce que sinon on en crève.
Accessoirement, s'il y a des temps de repos et des congés payés et tout ça, c'est bien parce que bien sûr un employeur DOIT tenir compte des limites physiques de ses employés.

Et on s'imagine que le milieu des associations est plus humain... En fait c'est pire que dans le privé. No

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Ven 4 Mar 2016 - 10:03

Accessoirement, s'il y a des temps de repos et des congés payés et tout ça, c'est bien parce que bien sûr un employeur DOIT tenir compte des limites physiques de ses employés.

La nouvelle loi travail va précisément balayer tout ça. Parce que 60 heures hebdo, avec disparition des règles sur l'amplitude maximale d'une journée de travail (12h) et l'intervalle minimal entre la sortie et la reprise du poste (11 heures), je me demande qui va être capable de tenir.
Si cette loi passe, illico on nous la appliquera pour nos saisons de terrain: 4 mois ça fait pile sa durée. 4 mois de rang à 10 heures par jour 6 jours sur 7, avec les kilomètres en bagnole, les enchaînements travail à l'aube/travail jusqu'à minuit/de nouveau à l'aube le lendemain ça deviendra parfaitement légal - et il sera tout aussi légal pour l'employeur, à la fin d'un tel mois, de nous dire qu'il "module" notre salaire et ne nous en verse qu'un tiers pour "l'aider à conquérir de nouveaux marchés" ou "anticiper les difficultés". Mais quand bien même il nous paierait notre salaire actuel (cad sur 35h...) ce genre de truc appliqué à notre équipe, je prédis trois morts en 4 mois.
Rien à foutre, ce sera légal ! Si l'employeur n'a rien fait d'illégal, peu importe que le salarié se soit tué en s'endormant au volant en rentrant chez lui à minuit après deux mois à dormir 2h par nuit: si c'est légal, l'employeur sera blanc comme neige, et tout le monde en conclura que ce salarié n'était qu'un faible.
C'est ce qui m'est objecté à chaque fois que je débats de cette loi sur les réseaux. "Vous avez peur de ne pas tenir parce que vous êtes un faible. L'économie a besoin de gens performants, compétitifs. Ceux qui ne tiennent pas la cadence imposée par l'économie moderne s'élimineront d'eux-mêmes et on aura enfin un pays performant." Voilà le genre de chose qu'on peut entendre. Qu'il faut éliminer en les faisant mourir d'épuisement, au sens propre, ceux qui ne sont pas assez résistants.

Et on s'imagine que le milieu des associations est plus humain... En fait c'est pire que dans le privé.

Ni meilleur ni pire: pareil. Il y a un but et on raisonne par rapport à ce but et à court terme. Il y a aussi ce fait nouveau que dans un monde qui répète comme un quarteron de perroquets "innovation innovation", l'expérience n'a plus aucune valeur, bien au contraire. Idéalement, le monde du travail actuel ne voudrait que des personnes célibataires ayant entre 25 et 35 ans; après, non seulement on peut les tuer, mais on le doit: ils sont réputés exigeants et ne servant plus à rien. Il est quasiment impossible de prouver que tu apportes plus qu'un débutant. De celui-ci, on retient qu'il est prêt à tout accepter en termes de conditions, de salaire, pour enfin avoir un Emploi, et c'est beaucoup plus rentable qu'un mec ayant dix ans d'expé: ce qu'il maîtrise comme ficelles du métier ne rapporte pas assez de plus-value par rapport à un mec qui ne les connaît pas, mais qui est prêt à travailler 50% plus longtemps pour 50% moins cher. D'autant plus que tout le monde baigne dans l'illusion que tous les savoirs se périment aussi vite qu'un modèle d'iphone; comme si la connaissance, dans un travail, ce n'était que de la compétence technique sur le produit du moment, comme si ça n'incluait pas aussi l'art de s'organiser, de bien ficeler des contrats, de connaître la psychologie de ses interlocuteurs, d'animer des groupes, de connaître des lois, des territoires, que sais-je. Tout ça c'est considéré comme rien, comme si ça se périmait plus vite que les Windows.
Pourtant, par rapport à mes collègues plus jeunes, et aussi par rapport à ce que je faisais moi-même à leur âge, bien entendu, je vois ce que m'apporte le fait d'avoir maintenant plus de 12 ans de bouteille dans ce boulot. Je vois où je vais plus vite, plus efficacement, où j'en sais plus parce que j'ai eu le temps de l'apprendre et de l'intégrer; toutes ces choses que les années donnent à tous, mais que seules les années donnent. Mais c'est très diffus et difficile à faire comprendre.
Alors comment veux-tu que je défende ma position, quand elle repose entièrement sur "OK, je suis moins résistant, mais plus efficace parce que plus expérimenté" ?

Sinon, même sans personne, dès que je ne me sens pas abruti de fatigue, j'ai l'impression que je vais relancer plein de projets, tout faire. En fait, et là pour le coup je n'ai pas appris grand-chose, je suis incapable de gérer mes forces sur le long terme. Dès que la batterie est rechargée à 30, 35%, je me dis que c'est la fête et je pompe dedans comme un âne. Elle retombe à 2-3% et je me traîne comme un zombie, parant au plus pressé, jusqu'au cycle suivant. Il y a trop de trucs à faire et même c'est de l'enthousiasme que je ressens, sauf que je n'en ai pas les moyens.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Ven 4 Mar 2016 - 15:14

Et voilà, la phase "haute" tient deux heures et ensuite c'est la phase "à plat"; je vais dormir avec la sensation d'avoir la tête en plomb, et je ne dors pas, le cerveau bourdonne, je me relève au bout de 40 minutes alors que j'aurais besoin de 4 heures, 10 heures, 24 heures de sommeil et non, il y a un truc ici, un truc là...
Même mes cours de musique sont calamiteux, j'y vais ivre de fatigue, sans avoir pu rien préparer, j'ai honte...
Le coeur cogne, cogne, comme quand la tension baisse, il bat une espèce de chamade à avoir peur qu'il me lâche, et je voudrais dormir et dormir sauf que j'ai un million de trucs à penser, qu'on a du mal à s'en sortir parce que Madame est pigiste payée au lance-pierres, du coup je l'aide, j'écris moi aussi de temps en temps un article pour une revue qui se fait allumer de partout et encenser ailleurs, un truc de fou.

Dans ces moments-là j'ai l'impression que le maelstrom est un havre de sérénité zen à côté de notre vie mais qu'on ne peut pas plus en sortir que de lui.

Et aux yeux de tout le monde autour de moi, j'exagère, je pourrais en faire plus, on a même quelquefois une semaine entière sans réunion, je reçois des dizaines de mails "pour info et éventuellement action", "ça serait bien de se positionner sur", "tu as vu ça ? et ça te fait pas réagir, toi qui soi-disant etc".
Alors qu'on se prend l'info en intraveineuse, tous les matins j'ai un collègue qui arrive en aboyant "oh t'as vu tel reportage telle vidéo machin" et me parle d'un truc dont je n'ai pas envie d'entendre parler parce que ça fait 8 jours, 1 mois, voire 1 an que je suis parfaitement au courant.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Mer 16 Mar 2016 - 20:11

Problème: dès que je ne suis pas totalement épuisé, je culpabilise et du coup je remonte le rythme pour revenir à un état d'épuisement, moralement plus satisfaisant. Pourquoi ? Parce que là, au moins, je n'ai pas mauvaise conscience de dire non. Enfin si, mais moins. J'ai même une chance que ça finisse par être visible physiquement et admis par le requérant.
Sinon, non. Si je place la limite plus bas que ma propre zone rouge, je me sens fainéant, justifiant tous les reproches dont j'ai notamment été accablé en famille depuis l'âge de trois ans (égoïste et "partisan du moindre effort"), reproches repris avec "succès" par la psy que j'avais eu la mauvaise idée de consulter après ma démission pour harcèlement/burn-out (celle qui m'expliquait doctement que toute ma vie était un plan de longue haleine pour dégoûter les gens de me demander quelque travail que ce soit et rester sur mon canapé, en arrêt maladie à vie; et que le suicide était une option, vu que je ne manquerais à personne).

Il est évident que dans une large mesure, si je m'épuise, c'est pour clouer le bec à ces persécuteurs dans leur forme intériorisée, ne jamais avoir l'impression de mériter leurs critiques odieuses. Pas seulement puisque ce que je fais m'intéresse, vraiment, et m'importe, sincèrement; je ne m'épuise pas dans n'importe quoi.

Mais c'est ainsi.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleur_bleue le Mar 22 Mar 2016 - 10:59

C'est peut-être sur ça qu'il faudrait que tu travailles... Long hug

(Cette psy, j'espère que tu l'as dénoncée, parce que c'est une faute professionnelle grave de sortir un truc pareil! Quelqu'un d'autre se serait peut-être effectivement suicidé.)

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Ven 25 Mar 2016 - 12:31

Ui, mais il n'y a pas que ça. Il y a tout aussi viscéralement cette incapacité à me sentir l'esprit tranquille vis-à-vis des problèmes du monde auxquels je ne peux rien. L'esprit tranquille non pas au sens de s'en foutre, mais de se dire: je n'y peux rien, puisque je ne suis pas tout-puissant, d'autres s'en occupent, je m'en remets à eux, et du coup je ne me mine pas.
Non, je me mine avec à peu près tout. Pas par fantasme de toute-puissance, juste par peur de ce qui pourrait arriver. Je ne suis au calme que si tout est calme et en paix. Autant dire que ça n'arrive presque jamais.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Mar 29 Mar 2016 - 7:33

Passer une nuit à ruminer tout ce qu'on n'a pas fait, tout ce qui n'avance pas.
A 40 ans, on ne peut pas se permettre de rester sur place, de prendre le temps. Le temps, lui, avance, impitoyablement. Toujours pas d'enfants; toujours pas avancé tel projet d'écriture de bouquin; toujours pas avancé tels et tels autres projets. On "fait des tas de choses" mais c'est rien à côté de ce qu'il y aurait à réaliser.
Et le temps cogne, cogne. On n'a plus de temps, la vie est déjà largement engagée. Et il n'y a pas de deuxième chance. Pourquoi n'avons-nous pas dix ans de moins ?
J'en étais tellement en rage, j'avais envie d'avoir une masse et de frapper et frapper la terre (en fait, l'envie de me frapper moi-même), de rage et de dépit, de fureur devant ces limites pathétiques quand tant d'autres parviennent, les doigts dans le nez, à tout faire: horaires de cadre supérieur, quatre enfants, élus locaux, auteurs, administrateurs d'une demi-douzaine d'associations. Pourquoi ce corps de merde qui a besoin de ses 6 petites heures de sommeil comme un sale petit fonctionnaire de caricature ? Pourquoi cette saturation qui m'empêche d'apprendre, d'écrire le dixième de ce qu'il faudrait ? Pourquoi ce manque de volonté qui ne réussit même pas à passer outre ?

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par ElectricBlue le Mar 29 Mar 2016 - 8:32

quand tant d'autres parviennent, les doigts dans le nez, à tout faire: horaires de cadre supérieur, quatre enfants, élus locaux, auteurs, administrateurs d'une demi-douzaine d'associations.

Ces "autres" ont une particularité: ils savent déléguer.
Ils en ont une autre aussi:souvent ils sont très égocentriques,ce qui leur permet de rester centrer sur leur propre réussite(la notion personnelle qu'ils en ont).
Et si tu confondais réussite(personnelle) et image sociale?

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Mar 29 Mar 2016 - 9:34

En tout cas, je me contrefous de "réussir", je vois des choses à accomplir, pour elles-mêmes, je veux dire.
Après, égocentriques ou pas, la question est la puissance de travail. Cela ne devrait pas être plus compliqué de la mobiliser sur des projets autres qu'auto-centrés, quand on se targue d'un peu d'éthique, que sur sa propre réussite quand on est égocentrique. En outre, il y a parmi tout ce qu'ils font pas mal de choses qui ne se délèguent pas.
Et ils y arrivent putain.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleurblanche le Jeu 31 Mar 2016 - 23:15

Ils y arrivent ?

Ils ne sont pas toi. Et tu n'es pas eux.

On ne nait pas tous identiques, avec les mêmes forces et les mêmes faiblesses.

Fais les choses que toi tu peux, avec les atouts dont Il t'a dotés, et les forces qu'Il te donne.

Envier les accomplissements des autres ne sert à rien car nous n'avons pas les mêmes rôles à jouer.

Joue ta partition, celle pour laquelle tu as été outillé. On ne t'en demande pas plus. Il ne t'en demande pas plus.

(Savoir demander la sagesse, Il la donne gratuitement à ceux qui la demandent).

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par fleurblanche le Jeu 31 Mar 2016 - 23:35

Non, je me mine avec à peu près tout. Pas par fantasme de toute-puissance, juste par peur de ce qui pourrait arriver. Je ne suis au calme que si tout est calme et en paix. Autant dire que ça n'arrive presque jamais.

Tu as un deuil à faire, car ce monde ne sera JAMAIS totalement "calme et en paix". Pas tant que l'Homme sera aux commandes.

Mieux vaut faire ce deuil, car cela permet d'avancer et de ne pas se faire d'illusions sur ce qui est faisable ou pas.

Il y aura toujours des pauvres, il y aura toujours des guerres, il y aura toujours des meurtres, etc. Cela a toujours existé et cela existera toujours dans ce monde gouverné sans Dieu.

On peut juste soulager, changer les choses, améliorer la/les situation(s) à des degrés divers. Pour un temps plus ou moins long. Et c'est déjà beaucoup, Il ne nous en demande pas plus.
Mais il ne faut pas se faire d'illusion : on ne va jamais définitivement régler tout ça. Pas sans Lui en tout cas.

C'est peut-être parce que tu penses que c'est possible d'y arriver sans Lui que tu t'épuises en vain. Et parce que tu t'épuises, tu deviens frustré de constater que les choses n'avancent pas.

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Slafka le Ven 1 Avr 2016 - 8:52

Fusain a écrit:

A 40 ans, on ne peut pas se permettre de rester sur place, de prendre le temps. Le temps, lui, avance, impitoyablement. Toujours pas d'enfants; toujours pas avancé tel projet d'écriture de bouquin; toujours pas avancé tels et tels autres projets. On "fait des tas de choses" mais c'est rien à côté de ce qu'il y aurait à réaliser.
Et le temps cogne, cogne. On n'a plus de temps, la vie est déjà largement engagée. Et il n'y a pas de deuxième chance. Pourquoi n'avons-nous pas dix ans de moins ?


Au lieu de voir les choses en grand, on peut les voir en petit et la petitesse n'est pas honteuse, elle est détail et nuance. J'imagine un banquier qui enferme dans un coffre-fort ses liasses de dollars comme une preuve de sa "grandesse". Toi, sans fausses excuses de grandeur d'âme, tu veux faire de même mais avec des enfants, un bouquin et puis je ne sais pas quoi d'autre de grand, de significatif. Encoffrer des enfants, des bouquins, des associations de Croix-Rouge et autres actes de bonne volonté et d'intellectualisme éclairant. J'imagine aussi le bonheur de ses enfants, le marque-page de tes 40 ans, ou ce bouquin parce qu'il en fallait un. Mais tout disparaitra et s'oubliera aussi bien ces liasses de dollars ou ce bouquin. Pour être honnête avec le temps, pourquoi pas dans ce cas ne pas jeter la montre et se concentrer sur les détails du présent petits mais tellement grands, gratuits et tellement chers? Peut-être y verras-tu la réponse à tes interrogations?

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Fata Morgana le Ven 1 Avr 2016 - 9:01

Je ne connais personne qui de sa vie a fait ce qu'il voulait. Mais ça peut être bien quand même. Perso, après une adolescence de folie et de marginalité, j'ai espéré me ranger en épousant ma femme. (on fête nos 27 ans de mariage aujourd'hui, et dix ans de plus de vie commune). Patatras, un fils autiste. Il vaut mieux en fait se méfier des projections, pour ne pas dire des projets, tels qu'ils se conçoivent dans notre esprit: la plupart du temps, ce ne sont que des films qu'on se fait qui n'ont rien à voir avec la réalité.
Il arrive un moment où on laisse relativement la vie décider. Tu sais ce que disait Cocteau ? : "Puisque cette vie nous échappe, feignons d'en être l'organisateur".

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Ven 1 Avr 2016 - 11:33

...


Dernière édition par Fusain le Ven 1 Avr 2016 - 11:52, édité 1 fois

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Re: Epuisement et crise de la quarantaine

Message par Invité le Ven 1 Avr 2016 - 11:38

Slafka a écrit:
J'imagine un banquier qui enferme dans un coffre-fort ses liasses de dollars comme une preuve de sa "grandesse". Toi, sans fausses excuses de grandeur d'âme, tu veux faire de même mais avec des enfants, un bouquin et puis je ne sais pas quoi d'autre de grand, de significatif. Encoffrer des enfants, des bouquins, des associations de Croix-Rouge et autres actes de bonne volonté et d'intellectualisme éclairant. J'imagine aussi le bonheur de ses enfants, le marque-page de tes 40 ans, ou ce bouquin parce qu'il en fallait un.

La différence est que les enfants, les livres et les actions sont faits pour sortir du coffre et existent encore alors que leur auteur a, et c'est très bien, disparu de la scène, totalement oublié.
L'important est ce qui reste, et donc que cela soit, qu'il y ait du grain et le nom du moissonneur on s'en fout. C'est très joli de dévaloriser le don, de n'y voir qu'une infâme tentative de l'auteur de se valoriser aux dépens des autres; et ainsi tout le monde se recroqueville et ne donne rien à personne; tellement modeste !
Quant à se contenter des petites choses gratuites dans un monde au bord de l'effondrement, c'est purement et simplement obscène. Obscène.

C'est peut-être le fond du problème en fait. Etre heureux dans un monde atroce, c'est obscène. C'est inimaginable.[/quote]

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