Le corps

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Message par Mabac Ven 03 Fév 2017, 16:43

Bonjour,

Cela fait un petit paquet d'années que j'observe mon corps et ai un rapport étrange avec lui. Pour poser les bases, j'étais une petite fille qui se heurtait partout sûrement car mon cerveau allait nettement plus vite que mes mouvements. Je suis habituée depuis l'enfance "à me faire mal" : ecchymoses, égratignures, foulures etc. A l'adolescence, j'ai développé un rapport très conflictuel avec celui-ci : anorexie, boulimie, scarifications, sexualité violente, alcool, drogues... bref, tout ce que l'on peut faire en auto-destruction. Si aujourd'hui, les formes d'auto-destruction se sont limitées à l'alcool et au sport intensif (nouveau venu dans la famille), subsiste une volonté "de me faire mal". Est-ce que des gens ici expérimentent cela également ?

A pousser les limites de mon corps, j'ai pu en voir aussi ses capacités et constater sa robustesse. Je me sens un peu comme une Hulk parfois. Déjà, j'ai gardé très peu de séquelles de ces années de déchéance en dehors de quelques traces sur les bras. Mon corps n'a cessé d'être impressionnant, presque en auto-protection (ironie quand tu nous tiens). Lorsque je mélangeais de l'alcool et des médicaments (contre indiqués, bien entendu), je me retrouvais à vomir dans le quart d'heure suivant comme si mon corps refusait d'être intoxiqué. Je résiste grandemment aux anesthésies, la fumette ne me fait rien, je dois consommer une dose excessive d'alcool pour en avoir les effets et suis obligée de continuer sur le même rythme pour les tenir (mes gueules de bois sont sévères par contre). Sportivement parlant, je suis capable d'enchaîner des efforts intenses et longs sans grand problématique. Je peux réaliser 2h à 4h de sport/jour sans être ereintée. Actuellement, je fais pratique du sport 6 jours sur 7 (je m'oblige à un jour de repos) avec un rythme de deux séances/jours sur trois jours (midi et soir). Je peux également tenir des rythmes sur quelques mois avec peu d'heures de sommeil sans grande conséquence. C'est comme si j'étais inépuisable et que mon corps avait cette énergie folle, cette robustesse constante.

Bref, est-ce une caractéristique que vous avez aussi pu constater ? Avez-vous besoin de repousser vos limites ? Constatez-vous un corps plus résistant que la moyenne ?
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Message par Kinred Dim 05 Fév 2017, 12:24

Salut !

Bon. Déjà, j'ai l'impression que c'est le rapport que tu entretiens avec ton esprit, et non ton corps, que tu devrais questionner. Si tu consommes de l'alcool ou des drogues régulièrement, il est normal que ton corps s'habitue peu à peu à ces substances, et que par conséquent tu en ressentes de moins en moins les effets. Blablabla, théorie de l'addiction, blablabla... Wikipédia.

Alors, pour quelle raison ressens-tu le besoin de t'infliger tout ça ? Qu'est-ce qui motive ton besoin d'autodestruction ? Pourquoi (diable) avoir développé un "rapport conflictuel" avec ton propre corps ?

Bah, je ne suis pas psy (encore heureux) donc je ne donne ici que ma modeste opinion personnelle. Je pense qu'il faut commencer par distinguer l'autodestruction comme conséquence et l'autodestruction comme fin. Comme conséquence, je vois l'alcool et le sport, par exemple. J'imagine que tu recherches avant tout le sentiment de plaisir et de satisfaction que tu peux tirer de ces activités (comme tout le monde, d'ailleurs). C'est uniquement l'excès de sport ou d'alcool qui peut éventuellement nuire à ta santé. Ce qui évite à la plupart des gens de tomber dans l'excès, c'est justement une inhibition du type: "Si je bois plus, je vais me sentir mal.", "Je ne peux pas courir 1 km de plus, mes jambes me font souffrir.". Or, vu que tu ne sembles pas accorder d'attention particulière aux signaux que t'envoie ton corps dans la souffrance, ceci explique peut-être cela.

Pour ce qui est de la souffrance que tu t'infliges volontairement (ou infligeais, puisqu'apparemment c'est du passé), via la scarification, ou encore dans le cas des troubles psychologiques comme l'anorexie, la situation me paraît un peu différente. Il me semble que ça montre avant tout que tu ne te sentais pas totalement à l'aise avec ton corps. A toi de me contredire, mais il est possible que, paradoxalement, tu cherchais à exercer à travers ce type d'autodestruction une forme de contrôle sur toi-même. D'ailleurs, à travers la souffrance physique, certaines personnes peuvent trouver un certain réconfort : Je souffre, donc je suis.

Bref, quelle conclusion tirer ? Comme dirait le vieux moine bouddhiste, la relation entre le corps et l'esprit est avant tout une question d'équilibre. Cet équilibre, tu es en bonne voie de le trouver si tu prends le temps d'écouter ton corps et... de faire corps avec lui.
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Message par Chuna Dim 05 Fév 2017, 12:47

Hello Smile

Moi aussi j'aurais tendance à penser que c'est à toi et non ton corps que tu infliges des sévices.

Je pense qu'il serait intéressant que tu te penches sur les émotions que tu as/avais lors de ces moments. Les phrases, les ressentis, ce qui te passait par la tête.
Pourquoi faisais-tu cela, dans quel but ? Quel bénéfice en retirais-tu?
Tu nous parles de ces moments avec un détachement émotionnel impressionnant, comme si tu étais à l'extérieur de toi en observant froidement les choses.

Serais-tu en clivage émotionnel ? A moins que ce soit simplement de la pudeur vis à vis des membres de ce forum.

Enfin bref, je pense que ce serait intéressant de t'y intéresser.
Certes, ton corps est devenu résistant, mais il s'use tout de même, et mérite d'en prendre un peu soin (notamment l'alcool, enfin après ça dépend de comment tu consommes bien entendu)


De mon côté, j'ai pas un rapport extraordinaire avec mon corps, que je n'aime pas. Mais je ne m'aime pas moi trop non plus (même si plus qu'avant, enfin c'est surtout par période)
J'ai toujours été très maladroite, me cogner, oui, mais également être brusque, brute.
Renforcé par l'image que ma mère me renvoyait (pas très positive, on va dire).
Du genre on mettait 25 gosses sur un kayac sur le fleuve, yen a un qui était à l'eau en moins d'une minute, c'était moi.
Très peu douée en sport (forcément), soucis de coordination.
Soit j'ai une légère dyspraxie, soit, le plus probable, j'ai une espèce de scission entre mon esprit et mon corps. Qui fait que nous avons du mal à communiquer : je ressens mal les choses physiquement, je n'arrive pas à repérer correctement l'espace autour de moi, et du coup je manque de vivacité physiquement. (intellectuellement, je pense que je suis normale de ce côté)
J'ai développé un souci avec la nourriture, hyperphagie, prise de poids dès l'adolescence, puis phase courte d'anorexie, puis re hyperphagie, avec des périodes plus ou moins fortes.

Maintenant, est-ce que je suis plus résistante que la moyenne ? je ne crois pas... Je suis qd même globalement solide, pour une fille surtout (os et muscles), mais pas non plus exceptionnelle.

Pas certaine que je réponde à ta question, désolée.
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Message par Mabac Mar 07 Fév 2017, 10:10

Bonjour,

Merci d'avoir pris le temps de répondre à ce fil.

Kinred a écrit:c'est le rapport que tu entretiens avec ton esprit, et non ton corps, que tu devrais questionner

Curieusemen, je n'avais pas choisi cet angle d'attaque. J'ai toujours pris la question dans l'autre sens "Je suis robuste, c'est pour cela que je teste les limites de ce corps" et non pas "A l'avoir entraîné, il est devenu robuste". Parfois, on refuse des évidences pour éviter de se questionner trop durement.

Kinred a écrit:tu ne te sentais pas totalement à l'aise avec ton corps
Même si je n'aime pas mon corps qui est trop loin des stéréotypes avec lesquels j'ai grandi, je ne crois pas qu'il soit une question d'être "à l'aise" avec son corps. Je ne l'étais pas à l'adolescence, et encore aujourd'hui, un kilo de trop peut me faire sentir comme la dernière des nulles sur terre. Cependant, je me suis toujours demandée comme je pouvais être mal à l'aise dans mon corps et avoir une sexualité ouverte et libre. N'est-ce pas supposément incompatible ?

Kinred a écrit:Je pense qu'il faut commencer par distinguer l'autodestruction comme conséquence et l'autodestruction comme fin.
Plus j'avance dans la compréhension de ma personne, plus je finis par me dire que cette autodestruction pourrait être davantage une conséquence ou un symptôme qu'une fin. Je me demande s'il ne s'agit pas plutôt d'un besoin de souffrir, trop à l'étroit dans le carcan qu'est le corps. Le Je souffre donc je suis fut clairement un leitmotiv voire un mode de vie durant mes premières années universitaires (période de vie qui peut aussi encourager un mode de vie de débauche). Il y avait aussi un besoin de ressentir. Sentir que je ne suis pas morte et que donc, je ressens des choses au travers de l'excès et de la souffrance physique.

chuna56 a écrit:Je pense qu'il serait intéressant que tu te penches sur les émotions que tu as/avais lors de ces moments. Les phrases, les ressentis, ce qui te passait par la tête.
Pourquoi faisais-tu cela, dans quel but ? Quel bénéfice en retirais-tu?
J'ai tenté cet exercice de nombreuses fois avec les innombrables psys qui ont croisé ma route (où dont j'ai croisé la leur) en peinant à chaque fois à expliquer ce que je ressentais. Mais tu me donnes envie de retenter Smile (ce forum est finalement une extension thérapeutique ^^).
Un instant dans mon crâne:

Epic fail!

Tu nous parles de ces moments avec un détachement émotionnel impressionnant, comme si tu étais à l'extérieur de toi en observant froidement les choses. Serais-tu en clivage émotionnel ?

J'ai tenté l'exercie de décrire mes émotions comme tu le suggérais et puis, à mesure de la rédaction de ces quelques lignes, je me suis rendue compte que je restais encore tellement factuelle. Je ne sais pas décrire mes émotions. Je peux décrire mon état ou pourquoi je fais cela, mais je suis incapable de dire si je suis triste ou heureuse. Seulement, depuis combien d'années suis-je incapable de dire ce que je ressens ou non ? Lorsque l'on me demande comment ça va, je ne sais jamais quoi répondre en dehors de "Je vis". Ce qui peut paraître pour une phrase un peu étrange lancée par une nana qui se veut plus originale que la moyenne est peut-être nettement plus lourde de sens qu'il n'y paraît. Comment se connecte-on à ses émotions ? Comment perd-on le contact avec elles ? J'ai pourtant l'impression d'être capable d'aimer ou d'apprécier des choses, je suis capable de profiter d'un rayon de soleil ou d'une conversation agréable... ? Suis-je morte à l'intérieur et condamnée à rester froide et vide ?


Dernière édition par Mabac le Mar 07 Fév 2017, 16:55, édité 2 fois
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Message par -Benoit- Mar 07 Fév 2017, 12:37

Salut les filles.
C'est bizarre, je me sens comme un enfant qui "ne sait rien" , dans ma vie, et sur le forum. Pourtant, je suis surpris (et mal à l'aise) de voir de quelle façon la vie est "compliquée" pour certaines personnes, alors qu'elle est très simple pour moi. Enfin, depuis 3 mois ! parce qu'avant c'était la cata !

Je ne connais pas cette phase d'excès , mais le reste me parle.
Voici comment je vois les choses :
Nous ignorons totalement comment nous relier à nous même.
Nous sommes (pour imager) plusieurs personnes, dans notre corps. Et en tant que "zèbre", on est loin d'être relié avec nous même.
Parfois, c'est même la "guerre" .

D'abord, on est un zèbre : donc , on a un mental qui turbine, des pensées dans tous les sens, un penchant pour la philosophie et j'en passe. Bon, ça, c'est le mental.
On n'est pas obligé de vivre que là dedans :
Il y a des outils pour vivre "avec soi" et être enfin heureux dans sa vie.

-Se reconnecter avec nos émotions :
En plus d'être zèbre, nous sommes hypersensibles. Il est intéressant de taper "hypersensible" sur youtube et de regarder comment fonctionne nos émotions, comment les anticiper, les apprivoiser, et décider si oui ou non, on veut ressentir telle ou telle chose intensément.
Nous verrons plus tard, que la meilleur façon de vivre heureux , c'est d'accepter, d'accueillir les émotions négatives : elles sont douloureuses et incontrôlables, mais elles s'en vont beaucoup plus vite si on les regarde en face .

-La relation avec soi
(Si tu passe autant de temps à faire du sport qu'à regarder google, tu trouveras de supers article et de supers vidéos lsur tout ça ! )
L'idée est d'avoir envie de se considérer comme son meilleur ami, et pas comme un étranger, voire un ennemi pour certains...

-La relation avec son corps :
Il y a la méditation, le yoga, les arts martiaux... Ce ne sont pas les disciplines qui manquent.
La maladresse (dyspraxie) se soigne avec un peu de volonté et quelques outils. A commencer à prendre le temps de s'observer, et d'observer notre environnement.
J'ai passé toute ma vie à renverser un objet au lieu de le saisir (exemple : le verre d'eau par terre)
J'ai compris il y a seulement un mois, que la coordination "main - oeil" fonctionnait très bien, à condition que je regarde où je vais ! (chose que je ne prenais pas le temps de faire !)
Alors perso, j'ai eu envie de me mettre au karaté, et j'ai fait la paix avec mon corps : j'ai pris conscience de son fonctionnement, de ses limites, et de la façon de s'en servir (plus particulièrement pour la précision des mouvements) mais c'est exactement la même chose que la danse...

Bref, faut ouvrir le "champs des possibles", être curieux.
Notre esprit fonctionne avec la volonté, certes, mais aussi avec des croyances.
Si vous pensez que vous êtes nulles ou que vous êtes maladroites, toute la journée ça va se révéler.
La programmation de l'inconscient (ou effet placebo, ou hypnose, ça revient au même) fonctionne très bien, à partir du moment où on joue le jeu : le matin quand je me coiffe, je me force à me dire "salut beau gosse, on va faire péter la baraque !"
Et je passe de meilleurs journées que si je me disais "putain j'suis un vrai boulet, j'ai encore renversé mon verre" .

voilà voilà cat
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Message par -Benoit- Mar 07 Fév 2017, 12:41

Ha j'oubliais :
Je sais que dans notre vie, on manque de temps, pour lire, pour avoir les informations qui peuvent changer notre vie...
Alors plutot que de passer 8h par jour devant l'ordi, j'ai télécharger un logiciel : tapez "4k youtube to mp3" dans google.

Du coup, je transforme la vidéo uniquement en son, et je peux écouter ça dans la voiture ou dans mon mp3 ... J'ai appris beaucoup plus de choses avec cette méthode, qu'en lisant un bouquin par semaine !
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Message par Mabac Mar 07 Fév 2017, 14:31

doc-pisto-colle a écrit:C'est bizarre, je me sens comme un enfant qui "ne sait rien" , dans ma vie, et sur le forum. Pourtant, je suis surpris (et mal à l'aise) de voir de quelle façon la vie est "compliquée" pour certaines personnes, alors qu'elle est très simple pour moi.

J'ai envie de dire "heureusement" que tout le monde n'est pas sujet à une certaine souffrance. Après, nous pourrions noter deux biais entre toi et moi dans le peu d'informations que nous possédons l'un de l'autre : tu es un garçon et tu as été testé enfant. Tu as donc pu grandir avec ta particularité en comprennant pourquoi tu ressentais parfois les choses différemments. Mais peut-être aussi que si tu avais été une fille et non-diagnostiquée, tu serais tout autant toi aussi ! ^^
Lorsque l'on n'est pas diagnostiquée enfant (à vrai dire, je n'ai toujours pas passé le test, il s'agit plutôt d'un "diagnostic" posé ça et là au gré de mes rencontres avec nos copains les psys) et que, dans mon cas, on a aussi pu nier ton intellect pour te faire passer, non pas pour une idiote, mais pour une fille qui n'a aucune facilité, tu passes une partie de ta vie en décalage avec ce que tu ressens vraiment au fond de toi et le regard que les autres porte sur toi. Cela en finirait presque par de la schizophrénie. Puis survient aussi le rapport au corps et à l'esprit dans son environnement familial.

Ceci dit, tu proposes des pistes fort intéressantes Smile.

Le travail que tu proposes sur la médiation, l'hypnose et compagnie a été tenté. Seulement parfois, nos blocages sont si immenses que mêmes ces techniques semblent inatteignables. J'ai consulté un hypnothérapeute (que j'estime beaucoup) qui m'a franchement aidé sur les troubles alimentaires, mais plutôt comme s'il avait retirer la plus grosse partie mais que la tumeur restait encore là. Elle ne me fait presque plus souffrir mais revient à moi par temps difficile. Je me suis mis au yoga, sans grand succès dans le sens où j'en fais plutôt une performance pour devenir plus souple ou réussir mieux les positions qu'un instant de détente (la nana qui ne lâche jamais prise). Je me suis essayée à des exercices de respiration : je perds patience et m'excitaille toute seule.
Depuis un mois, j'ai découvert un sport qui m'intéresse particulièrement : l'escalade. J'aime le rapport au corps que ce sport offre car il combine la souplesse, la force, l'endurance et l'intellect. C'est un sport humble par son rapport à la nature et face à l'échec aussi. Il apprend que l'échec n'en est pas un, il pousse à la persévérance. Bref, je suis assez fan de ce sport pour l'heure que je pratique dans une notion de plaisir et moins de "performance physique" ou "d'esthétisme".

doc-pisto-colle a écrit:c'est d'accepter, d'accueillir les émotions négatives : elles sont douloureuses et incontrôlables, mais elles s'en vont beaucoup plus vite si on les regarde en face
Mais comment ??? Je ne pleure même plus ! Faut imaginer en fait. Je ne pleure plus comme un robot tout froid. La seule émotion que j'expérimente au quotidien serait la colère (au moins, je ressens un truc). Je ressens des petites émotions de bonheur qui se heurte bien rapidement à leurs limites. Parallèlement, je suis pleine de joie de vivre et à mille lieux d'avoir l'air au bord du gouffre pour les gens qui me côtoient, ce qui doit renforcer ce sentiment de décalage permanent. Tu as sûrement raison, nous avons plusieurs personnalités et je me bats constamment pour savoir laquelle doit vivre ! (on en ferait un film formidable de cette thématique).

Dans tous les cas, je vais de nouveau me pencher sur cette programmation de l'inconscient comme tu me le suggères. Après tout, on avance et on évolue. Ce qui ne marchait pas hier pourra marcher aujourd'hui Smile !


Un instant dans mon crâne:


Dernière édition par Mabac le Mar 07 Fév 2017, 17:02, édité 2 fois
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Message par -Benoit- Mar 07 Fév 2017, 15:59

Oulàlà, c'est intéressant tout ça !
J'ai pas pu m'empêcher de sourire en te lisant (je me reconnais tellement ...)
Petite parenthèse , et pas des moindres : malheureusement, être une fille, je sais pas ce que ça fait, d'autant plus quand il s'agit d'être une fille zèbre. Donc là, bah... je ne peux pas avoir d'outils là dessus.
Par contre, le petit "hic" : quand j'étais petit, j'étais testé , certes...
Mais si on m'avait fait lire JSF ou un truc sur les surdoués, peut être que je me serais identifié tout seul, et j'aurais peut être accepté cette différence.
Sauf que là, on m'a juste fait passer un test : Benoit est précoce (pour pas dire surdoué...)
Alors ça fait le tour du bocal , certes je philosophe déjà à 3 ans, mais j'aime pas l'école, et les codes sociaux restent une énigme qui creusent un fossé entre moi et les autres.
Bref, j'ai grandi dans le déni pur et dur de cette douance.
Un jour j'en ai eu marre, j'ai osé me dire "peut être que je devrais creuser sur la surdouance pour voir si je rentre dedans ou pas". Et c'est là que je me suis inscrit sur le forum. Donc finalement, j'aurais pas été diag, ça aurait été même mieux ! Very Happy

Pour en revenir aux émotions : y a un disjoncteur qui permet de les mettre en marche ou de les couper. Perso j'arrive plus ou moins à choisir si je veux ressentir mes émotions ou pas, pour éviter d'en prendre plein la tronche quand je vois des clodos ou que mon patron me rabaisse . Mais à terme, je sais que je devrais travailler là dessus pour justement ne plus me couper de mes émotions.

Si tu ressens de la colère, c'est déjà ça, tu n'es pas totalement coupée.
Trouve un contexte dans lequel tu seras à l'aise : nous fonctionnons de manière sociale. Alors on peut soit balader dans la nature, soit rencontrer des gens / des amis, soit mettre une musique qui "boost" , soit faire du sport... enfin, chacun son truc, l'idée c'est juste d'avoir un contexte favorable.

Après, se connecter a ses émotions, c'est aussi dur que de vouloir arrêter de penser, ou de vouloir s'endormir : dès qu'on essaie de se dire "je dois , je dois , je dois" , c'est terminé, c'est mort, on est déjà dans l'intellectualisation à outrance. Les émotions ne se calculent pas, elles se vivent.
Alors vas y petit à petit, ça reviendra automatiquement dès que tu seras prête.
Mais si tu es actuellement coupée de tes émotions, c'est déjà que tu vis probablement encore dans ta tête, ou alors que tu ne connais pas bien le fonctionnement et les outils liés à l'hypersensibilité (je te laisse googler).
Bref, tu ne les forceras pas à venir, elles viendront toutes seules.
Il faut juste créer un contexte .
Mon mentra en ce moment c'est : vouloir, croire, pouvoir.
C'est les trois piliers qui permettent d'atteindre un objectif. (selon moi et uniquement moi lol)
Alors s'il s'agit de récupérer notre âme, c'est pas si compliqué que ça :
-apprends comment tu fonctionne, en tant qu'hypersensible
-créer un contexte (pas besoin de te faire violence en regardant un reportage sanglant, le négatif est pas du tout adéquat )
-L'inconscient , c'est pas juste une machine inconnue qui dirige ta vie dans ton dos. L'inconscient, c'est toi . C'est ton ami. Alors parfois , il a des mécanismes un peu chiants, comme la dépendance affective , ou des mécanismes de défense.. Mais sinon c'est juste notre meilleur pote , alors faisons lui un peu confiance, et idem pour le corps.
L'esprit ne fait pas tout. L'esprit est une partie de nous, pas l'entité.
Puisque tu fais autant de sport, normalement ça devrait te vider la tête et t'aider à te reconnecter. Or, on dirait que c'est juste un défouloir, en plus de l’endorphine que cela créé, et qui est aussi addictif que le sucre voire même l'alcool !

Je résumerais ma vie à mieux fouiller mes poches : je suis tellement tête en l'air que je perds mes clés n'importe ou. Parfois je fais des km et des km pour les retrouver, je remue ciel et terre... Alors que souvent, elles sont juste dans ma poche , plusieurs pistes :
-je ne le savais pas
-j'avais mal cherché
-j'avais pas envie de chercher
-je croyais qu'elles n'étaient pas dans ma poche , donc je n'ai même pas essayé de chercher

Pouvoir, vouloir, croire... cat
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Message par Alaintuitif Mar 07 Fév 2017, 16:19

doc-pisto-colle a écrit: Je résumerais ma vie à mieux fouiller mes poches : je suis tellement tête en l'air que je perds mes clés n'importe ou. Parfois je fais des km et des km pour les retrouver, je remue ciel et terre... Alors que souvent, elles sont juste dans ma poche , plusieurs pistes :
-je ne le savais pas
-j'avais mal cherché
-j'avais pas envie de chercher
-je croyais qu'elles n'étaient pas dans ma poche , donc je n'ai même pas essayé de chercher
Pouvoir, vouloir, croire... cat

Connais-tu l'histoire des clefs et du lampadaire ?
Cette histoire est celle du type qui, dans la nuit, cherche ses clefs sous un lampadaire.
Un autre arrive et lui demande ce qu'il fait là :
- Je cherche mes clefs.
- Vous les avez perdues par ici ?
- Non, mais c'est ici qu'il y a de la lumière.



Dernière édition par Alaintuitif le Mar 07 Fév 2017, 16:38, édité 1 fois
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Message par Alaintuitif Mar 07 Fév 2017, 16:35

@ Mabac : Je rejoins les suggestions de doc-pisto-colle.
Pour info, j'ai également été soumis à des problèmes alimentaires alors même que j'étais de plus en plus coupé de mes émotions. Je me souviens que cela avait notamment pour conséquences de ne pas me faire ressentir la difficulté de ma situation d'alors.

A mon insu, mon corps a quand même commencé à me faire savoir que cela ne lui convenait pas de taire certaines dimensions de moi. Je me suis mis à pleurer quotidiennement, sans raison apparente.

Mon univers était alors dépourvu de joie et de créativité. J'avais mis de côté mes émotions et ma spiritualité. Mon réseau relationnel limité en était alors réduit à maintenir une certaine distance avec mes collègues de travail.

J'ai dû alors consulter (médecin, ostéopathe, psychiatre, énergéticien, moine bouddhiste, ...), trouver ce qui n'allait pas. J'étais incapable de le dire puisque j'étais coupé de mes émotions : j'aime ou j'aime pas ? Ca me fait du bien ou pas ?

Pour info, je suis parvenu en quelques mois à retrouver un baromètre émotionnel fiable.
Je ne me suis pas arrêté là : j'ai continué à cultiver au fil des années, le goût de cette richesse retrouvée. Elle est un privilège de l'être humain.
Aujourd'hui, ma sensibilité émotionnelle et corporelle est hors du commun. sunny

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Message par -Benoit- Mar 07 Fév 2017, 16:51

Hahaha , merci Alain, c'est très bien imagé, le lampadaire !

Mabac, j'ai oublié un point : te billes pas pour tes relations amoureuses.
Je sais pas pour toi, mais j'ai passé beaucoup de temps à "vouloir", à chercher à garder le controle. J'imaginais mille et un scénario pour être "parfait" et arriver a mes fins. Sauf que dans la vraie vie, il ne se passait rien, j'étais paralysé par la peur.
Peu à peu, depuis quelques années, j'atteins un autre stade : je redeviens un enfant de 6 ans, et j'en ai plutot rien à battre d'être en couple ou pas. J'veux dire, je serais heureux de tomber sur la bonne personne, mais je ne vais pas forcément en faire une finalité en soi.
Genre j'irais pas sur un site de rencontre ...
Alors qu'avant, c'était tout le contraire : je me "forçais" à être seul.
C'est -parait-il- moins douloureux que de se prendre un rateau.
En attendant, j'ai toujours été " à fond " : intellectuellement, je pédale, je me fais des films, exactement comme toi. émotionnellement, je suis submergé par une espèce de papillon (comme quand tu tombe amoureux lol) et puis finalement, en gros, avec beaucoup de filles : c'est juste une attirance physique. Donc pas d'intérêt particulier pour créer une relation.
Bref, dans ton cas, je t'invite à te faire la réflexion suivante :
Essaies de vivre dans le présent, essaie d'être toi, sans masque. Essaies d'être vraie, envers toi, et envers les autres.
Dis toi que l'amour ne fonctionne que lorsqu'on est autonome.
Si tu "te fais des films", c'est pas grave. Mais si tu a peur de quoi que soit, c'est qu'il y a un équilibre en toi , qu'il faut rétablir : Ta relation a toi.
C'est ce qui risque de t'embrouiller dans tes relations amoureuses : même si tu tombe sur un mec gentil, ouvert et tout , pas forcément zèbre, on s'en fou ... (imaginons que t'ai de la chance) . Bah a un moment donné, cet amour servira de camouflage pour masquer un manque. En gros, si tu as peur que ça ne marche pas avec un mec, alors que tu ressens que ça doit coller, c'est pas compliqué : jettes toi à l'eau, et advienne que pourras.
Par expérience, je trouve que l'échec est chouette. L'échec est enrichissant. L'echec permet de mieux se connaitre. Accueilles la peur, accueilles la souffrance lorsqu'elle est là, c'est juste la vie...
Peu importe si ça dure ou si ça casse : dans les 2 cas, tu auras été vivante et heureuse.
Maintenant je ne cherche plus l'amour des autres.
Premièrement, je sais que les autres ne m'aimeront pas forcément, et je n'attends rien, les autres m'aiment ou pas, et à moi de me débrouiller. Je ne veux pas être aimé, ce n'est pas quelque chose qui me regarde, c'est quelque chose qui regarde l'autre.
Deuxièmement, j'ai travaillé sur mon estime de moi, et je m'aime suffisament moi même, pour ne pas avoir besoin d'être aimé par les autres. Je n'ai pas d'égo surdimensionné, et je n'aime pas être détesté pour autant.
J'apprécie juste de remettre l'amour a sa place : une énergie folle et intense, libre, sans attente et sans contrôle.
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Message par Mabac Mar 07 Fév 2017, 17:35

@Doc-pisto-colle : Apparemment, l'effet diagnostic tôt n'a peut-être pas plus de bénéfices que sur le tard. Je ne sais pas. Je crois qu'il est aussi plus facile d'imaginer parfois que sa vie aurait été mieux si... Mais comme dit le célèbre proverbe "Avec des si, on aurait mis ..... (choisissez la ville) en bouteille" Very Happy

J'ai des activités qui me "boostent" mais elles agissent comme un soufflé ! Je suis contente et apprécie un instant : un café entre amis, un rayon de soleil dans la froideur de l'hiver, une musique qui me transporte... Et puis tout retombe, presque en pire. Je suis frappée par un sentiment de tristesse intense, comme si on tirait mes tripes dans les tréfonds de mon corps (expression "Le moral dans les chaussettes" vient-elle de cette sensation ?) et de vacuité de ce plaisir. J'agis un peu en montagnes russes. Finalement, j'expérimente un instant agréable d'une durée de moins d'une minute pour près de deux heures de déprime. Autant dire que le ratio est bien faiblard ^^.

Je pense qu'il va sérieusement falloir que je me (re)penche sur cette histoire d'inconscient. Tu as raison, l'émotion ne se contrôle pas... dit-il a une tarée du contrôle Laughing ! Je reste en grande difficulté pour accepter les émotions en dehors des basiques : joie et colère, je m'en sors (c'est à mon tour de retrouver le stade de l'enfant qui fonctionne encore en binaire). La frustration, l'empathie, la mélancolie, la peur, l'anxiété sont tuées. Elles sont assassinées sans être vécues ni sorties. Elles ne sont jamais formulées, tout juste écrites lorsque les mots réussissent à sortir. Elles sont ruminées pendant des jours par contre. Je repense encore et encore aux situations qui ont créé cela, le petit vélo tourne, mais elles ne sont pas digérées. J'ai le sentiment d'avoir un amas de mauvais sentiments coincé au fond de ma cage thoracique. Une rage sourde et violente que je tente de maîtriser encore et toujours au travers du contrôle du corps via une recherche de vie ascétique parfaite, comme s'il fallait m'épurer. Définitivement, mon corps n'est que la traduction d'un mal-être psychique dont la clé se trouve dans ces foutues émotions.

Alaintuitif a écrit:Pour info, je suis parvenu en quelques mois à retrouver un baromètre émotionnel fiable.
Une recette plus simple que celle de Doc-pisto-colle ? Razz

Pour les relations amoureuses, je suis d'accord qu'il est nécessaire de travailler sur mon estime de moi avant tout car je refuse d'être esclave de ma dépendance affective. J'ai connu une relation très destructrice avec un individu sûrement surdoué aussi : c'était Bagdad pendant deux ans avec une dépendance affective respective, de l'auto-destruction commune et des comportements pervers de chaque côté. J'ai mis (et mets toujours d'ailleurs) du temps à m'en remettre car je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas réussi à me "sauver" avant alors que je savais. A mon sens, ma dépendance affective et mon manque d'estime (qui pourra m'aimer comme je suis avec mon côté taré ?) faisait que cette histoire était une béquille. Bref. La solitude ne m'a jamais gêné en soit. Quant aux échecs, en dehors de la dernière, les autres me sont toujours apparues comme des cycles de vie que j'ai partagé avec plaisir avec des hommes. La fin n'était pas triste, c'était uniquement la fin d'un cycle. Mais après plusieurs histoires amoureuses, après l'énergie que cela a pris et me prends, il est parfois dur de se "laisser aller" car j'ai déjà beaucoup donné et beaucoup perdu. Reste que oui, l'estime de soi me semble être la clé de voute d'une relation amoureuse stable et équilibrée (ce dont j'ai besoin, c'est déjà souvent le bazard dans mon cerveau, on va pas rajouter le facteur du compagnon de vie sur ça ^^).

Par ailleurs, je suis fort désolée des fautes qui se glissent et des mots manquants, je tente de me relire mais j'en loupe toujours malgré tout Rolling Eyes
Et merci pour vos apports Smile
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Message par Alaintuitif Mar 07 Fév 2017, 18:16

Mabac a écrit:
Alaintuitif a écrit:Pour info, je suis parvenu en quelques mois à retrouver un baromètre émotionnel fiable.
Une recette plus simple que celle de Doc-pisto-colle ? Razz  

La "recette" que j'ai personnellement suivie n'a pas été simple :
- 1 consultation chez mon généraliste : arrêt de travail de 2 semaines (à son initiative)
- 2 séances d'ostéopathie
- 1 consultation chez le psychiatre
- 10 séances de conférence et de méditation bouddhistes
- 10 séances chez divers psy
- 1 voyage de 20 jours au Tibet
- 1 stage de 8 jours en "touch for health"
- 1 consultation chez un kinésiologue
- 1 démission (boulot exceptionnel)
- 100 jours de stage en développement personnel
- des dizaines de corrections thérapeutiques
- 1 ouverture de conscience et la capacité de traiter par moi-même mes entraves et stabiliser la situation.

Comme tu le vois, il y plus simple comme parcours (compter 2 ans entre la première et le dernière étape)

A ce jour, je résumerais la recette comme suit :

1) Veiller à s'assurer d'une certaine stabilité psycho-corporelle en allant consulter un ostéopathe/un acupuncteur/un praticien de médecine chinoise/un praticien qui te garantit que ton énergie circule correctement (après une éventuelle correction de sa part).
Tu connais Karaba (la sorcière de Kirikou) eh bien, c'est facile à comprendre qu'avec son épine dans le dos, elle ne peut changer de comportement. Donc, il faut s'assurer que ton énergie va pouvoir circuler normalement.

2) Entamer un processus de développement personnel à partir d'une discipline que tu apprécies ("qui t'appelle").
Ce peut être du taichi-chuan si tu trouves que le yoga est trop lent et statique, ou du Pilates pour te faire prendre conscience de muscles insoupçonnées.
Ce peut-être de la cuisine pour découvrir de nouvelles saveurs , de la danse africaine pour apprécier l'ancrage, une activité botanique pour te faire apprécier la beauté de la nature, etc...

L'idée, c'est de le faire en conscience.
Il faut aller vers ce qu'on apprécie de faire, qu'on prend plaisir à découvrir (pour compenser l'effort de l'apprentissage notamment)
Dès lors que tu t'enrichit au point de retrouver un panel d'émotions, que tu es en mesure de faire des choix en conscience (choix de relations, de travail, de loisirs...) tu es quasiment tirée d'affaire. Rien ne t'empêche alors de continuer ta progression vers la connaissance de soi en levant chacun des obstacles qui se présenteront sur ton chemin, avec ou sans l'aide d'autrui (thérapeutes au sens large) parfois.

Imagine que ce que tu es vraiment se situe derrière des vitres.
Ces vitres se trouvent salies par des mauvaises habitudes, par des conflits non résolus, par des astuces... qui t'ont coupées de toi-même.
Pour y accéder, tu vas devoir nettoyer petit à petit ces vitres pour retrouver la lumière.
Ce faisant, c'est assez encourageant car tu vas progresser dans la connaissance de soi.
Bientôt, tu vas ainsi pouvoir poser du sens sur tes actes, sur ta vie, sur ta raison d'être...
Paradoxalement, en devenant davantage toi-même, tu quittes la dimension de l'ego qui te fait souffrir, tu acquiers des méthodes qui te permettent d'accueillir des émotions, des événements, des changements. Certains sont heureux d'autres moins plus difficiles mais tu reprends ta destinée en main. Bref, tu vis plus intensément.
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Message par -Benoit- Mer 08 Fév 2017, 07:30

Mabac a écrit: J'agis un peu en montagnes russes. Finalement, j'expérimente un instant agréable d'une durée de moins d'une minute pour près de deux heures de déprime. Autant dire que le ratio est bien faiblard ^^.  

Ha  ! ça c'est intéressant ! Tu viens de décrire le fonctionnement de l'émotion Basketball
En vrai, une émotion c'est juste une minute de bonheur (réaction chimique dans le corps blablabla )
Sauf qu'une émotion positive, comme on l'aime bien et qu'on la vit : elle travaille correctement et elle s'en va dès qu'elle a terminé son cycle (une minute).
Il y a moyen de tricher pour garder cette émotion plus longtemps, mais je n'ai pas d'outils à transmettre là dessus, c'est un ressentit personnel.  Rolling Eyes
Pour ce qui est d'avoir le moral dans les chaussettes : c'est normal
-on n'aime pas quitter cette émotion positive, on n'aime pas être seul comme un con (d'où l'utilité de travailler la relation a soi )
-L'émotion "négative" n'est pas acceptée et vécue comme la positive : comme on a pas envie de souffrir, on rejette l'émotion. Mais elle est toujours là. Du coup, quand il s'agit de peur, de colère, de honte, de tristesse (de solitude etc) => l'émotion est stockée, et elle tourne en boucle. Tant qu'on ne l'évacue pas, elle reste. Des heures, des jours, des mois même ! ça se transforme petit à petit en stress puis en dépression (de mon ressentit, j'ai pas lu de bouquin sur ce dernier point).

L'idée est simple : t'as une émotion négative ? T'as le moral dans les chaussettes ? Pas de problème !
Laches tout, cherches pas à controler, et laisse toi envahir. Tu feras l'essaie quand il fait froid, qu'il fait du vent ou qu'il pleut : l'idée c'est de sourire à la pluie, de la transformer en quelque chose de positif. Maintenant quand je marche sous la pluie je souris bêtement alors que les autres sont "stressés" . L'idée que la pluie mouille, est beaucoup plus douloureuse que le fait que la pluie mouille .
Les émotions, la pluie, quelle différence  Rolling Eyes
Quand t'as fait ça, quand t'as ressentit pleinement cette émotion négative , tu l'a, t'es dedans, donc tu peux la décharger : si on est triste, faut a tout prix déclencher les larmes, si on est en colère, même chose , faut aller sprinter 2 minutes ou taper sur un sac de frappe. (Merci google ! ^^ )

C'est encore plus simple que tu ne l'imaginais : tout est lié au mécanisme "de base" d'une émotion
(les livres de christelle petitcolin et la chaine youtube "hypersensible et heureux" apprennent apparemment comment "gérer" nos émotions)
-Benoit-
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