La peur de la déception... préférer rêver !

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La peur de la déception... préférer rêver !

Message par mariel1978 le Jeu 9 Juil 2009 - 19:26

Pourquoi une fois que je m'installe pour faire enfin quelque chose que je rêvais de faire, que j'en ai le temps... l'envie n'y est plus?  No

Je crois que j'aime rêver aux choses, rêver a l'amusement... Mais j'ai peur de ne pas ressentir cet amusement, d'être déçue... Une fois devant la possibilité !!!  Embarassed

Je repousse toujours le commencement de quelque chose...
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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par soleil300 le Ven 10 Juil 2009 - 1:27

Tout pareil que toi Mariel... sauf l'assiette !!! albino

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par NauT île le Dim 30 Déc 2012 - 23:35

La déception pour ma part rime avec lassitude j'ai toujours peur de ... et je fait pas grand chose..
Ma vie rime avec anticipation illusion et rêves UTOPIE qui m’empêche de vivre le moment présent Prisonnier

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par May Lee le Dim 30 Déc 2012 - 23:52

Pareil que soleil300 :p
peur de la déception et même peur du succès, car je pourrais me décevoir dans la gestion difficile des émotions / réflexions / signes extérieurs.
dyssynchronie là dessous, à l'origine de ces freins au plaisir ?

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Bird le Lun 31 Déc 2012 - 0:14

IK a écrit:peur de la déception et même peur du succès, car je pourrais me décevoir dans la gestion difficile des émotions / réflexions / signes extérieurs.

Ah oui, tiens, ça peut m'arriver aussi ça. Shocked

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Pieyre le Lun 31 Déc 2012 - 11:15

Voilà des années que je me pose aussi cette question : pourquoi ce décalage entre la rêverie, où des idées viennent, qu'il suffirait de développer, où des pensées se déploient avec des mots qui affleurent... et puis une réalisation défaillante ou incomplète.

Je ne pense pas que ce soit tellement dans mon cas la peur d'être déçu, autrement dit la peur d'échouer. Quand la motivation prend vraiment (heureusement cela arrive), les échecs sont autant d'aiguillons pour trouver de nouvelles idées et se relancer.

C'est davantage la peur de réussir. Je sabote assez généralement tout ce qui ne s'accompagne pas d'une excitation, dans l'urgence, ce que je ne peux malheureusement pas trouver tout le temps d'un travail de longue haleine.

Mais ce n'est pas tellement la peur d'obtenir des réussites en tant que telles. J'en ai eues dont j'ai été fier moi aussi, et j'en envisage toujours de nouvelles.

C'est plutôt la peur de devoir fournir des efforts dans l'instant pour n'en tirer une satisfaction que plus tard. J'ai besoin constamment d'amusement et de joie, comme si tout devait être facile, ou que toute difficulté devait être exaltante.
À chaque fois que je me mets à un travail, c'est comme si la petite voix de la mauvaise volonté, craignant les efforts à fournir, me disait : ce n'est pas la peine, à quoi bon, c'est trop compliqué...

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Bird le Lun 31 Déc 2012 - 11:49

Pieyre a écrit:C'est plutôt la peur de devoir fournir des efforts dans l'instant pour n'en tirer une satisfaction que plus tard. J'ai besoin constamment d'amusement et de joie, comme si tout devait être facile, ou que toute difficulté devait être exaltante.
À chaque fois que je me mets à un travail, c'est comme si la petite voix de la mauvaise volonté, craignant les efforts à fournir, me disait : ce n'est pas la peine, à quoi bon, c'est trop compliqué...

Oui. Difficile de surmonter l'à-quoi-bonnisme, le rejet d'une tâche qui n'a pas sens à mes yeux (là, c'est presque impossible, et jusqu'au déraisonnable), ou comme tu le dis l'envie de facilité et d'exaltation.

Ce qui me stimule, c'est le partenariat avec des personnes qui sont un peu dans les mêmes schémas que moi et m'amènent à surmonter la peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir ou me décevoir, d'échouer...

Il y a aussi le fait que j'ai envie de faire tellement de choses que devoir en abandonner en route, ou ne pas les démarrer est toujours source d'une frustration que j'ai du mal à gérer "raisonnablement". Je sais qu'on ne peut pas tout faire, mais j'ai du mal à l'admettre dans le réel.

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Pieyre le Lun 31 Déc 2012 - 14:38

C'est semblable pour moi aussi, mais avec des nuances.

Il m'arrive de me prendre à une tâche idiote (après m'y affronter longuement, et même douloureusement) quand j'y trouve un aspect qui touche au fait même qu'il y ait à manipuler des concepts ou à travailler de la matière brute. Mais entre ces deux extrêmes, non. Par exemple, remplir des papiers administratifs m'est de plus en plus difficile. Je peux les regarder des mois avec répulsion, comme fasciné par l'absurdité de ce qu'on me demande.

Par ailleurs, lorsque je suis avec une autre personne, cela me stimule moi aussi. Le regard d'autrui, s'il n'est pas trop insistant, induit une certaine pression positive qui me fait mobiliser davantage mes ressources.
Et cela fonctionne aussi à distance, comme sur ce forum où l'autre peut attendre une réponse, sans que ce soit pourtant une obligation. Il faut que je sente sa présence, proche dans le temps de l'échange sinon dans l'espace.
J'avais d'ailleurs développé une méthode de motivation basé sur cela, déjà évoquée ici. Imaginer une présence près de moi, juste une présence bienveillante, suffit à me mettre dans une disposition plus favorable. Bon, c'est tenter de se mentir à soi-même, donc c'est difficile à maintenir. Mais il faudra que j'expose cela en détail pour avoir des retours d'expérience.

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Darth Lord Tiger Kalthu le Lun 31 Déc 2012 - 15:04

"Mais le vrai pauvre, n'est pas celui qui ne réaliste pas ses rêves, c'est celui qui n'en n'a pas"

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Rev Hi Hi Hi Hi le Mar 19 Fév 2013 - 11:41

Mariel, je partage les mêmes rêveries, je me retrouve bloquée au moment de passer à l'acte... Et il y a une crainte d'être déçue, ne pas maîtriser la réalité comme ses pensées.
De plus, le cerveau ne faisant pas la différence entre l'image qu'il crée et la réalité, j'aurai tendance à penser alors que refaire ce qui a déjà été fait n'a point d'intérêt.


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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Invité le Mar 19 Fév 2013 - 20:08

Ah ! Un sujet qui me parle Very Happy
Hop ... dans ma liste de lecture Wink

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Teffanie le Sam 23 Fév 2013 - 20:42

Je fais exactement la même chose, mais je me rends compte de plus en plus du "pourquoi" de ce comportement...

C'est à cause de l'anticipation de ce qui "pourrait arriver"...

Exemple: j'ai envie de changer de job, je tombe sur des annonces intéressantes, avant même de postuler je m'imagine faisant ce travail, adorant ce nouveau job, ces nouveaux collègues, mes nouvelles responsabilités, me voyant m'épanouir ENFIN dans quelque chose que j'aime....

Puis je reviens en arrière et je m'imagine à l'entretien d'embauche, me voir me stresser, m'humilier devant l'employeur potentiel, perdre mes moyens, rentrer chez moi extrêmement déçue, pleurer et m'imaginer rester dans mon travail actuel le reste de ma vie...

Du coup je ne prends même pas la peine de postuler, au cas où ça se passerait comme ça.... histoire de ne pas m'infliger tout ça...

Alors que l'inverse pourrait être vrai... mais c'est le pire qu'on anticipe, et on garde le meilleur pour rêver....

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Badak le Mer 6 Mar 2013 - 3:44

mariel1978 a écrit:Pourquoi une fois que je m'installe pour faire enfin quelque chose que je rêvais de faire, que j'en ai le temps... l'envie n'y est plus? No

Je crois que j'aime rêver aux choses, rêver a l'amusement... Mais j'ai peur de ne pas ressentir cet amusement, d'être déçue... Une fois devant la possibilité !!! Embarassed

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Oh ayayaya. C'est exactement moi.

Quand je fais quelque chose qui m'intéresse, je me mets toujours à m'intéresser davantage à autre chose, et ainsi de suite. Ma curiosité est maladive, c'est une fuite en avant, et d'ailleurs moi non plus je ne finis jamais rien.
De sorte que ne devenant spécialiste en rien, et sachant un peu de tout, je semble faire mon doctorat en dilettante.. au risque d'échouer.

Je procrastine aussi par peur de ne pas être à la hauteur de ce qu'il me semble que je devrais faire/être etc. La peur d'échouer... l'insatisfaction permanente... aimer tellement de choses que je ne sais plus ce que je vais faire dans la vie.. quand je serai grand... À 34 ans moi aussi, j'ai le sentiment de vouloir TOUT faire et de finalement ne RIEN vouloir vraiment, complètement, entièrement.

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Bird le Mer 6 Mar 2013 - 14:43

Chaque chose que j'investis (j'y arrive) me frustre d'une autre. De ce fait, les réussites que je parviens à obtenir quand je m'en donne la peine sont suivies de moments de crises intenses devant le constat de ce que j'ai laissé en friche pendant ce temps dans d'autres domaines.

Je trouve ça pathologique et gonflant. Par ailleurs tout choix est une torture. Ne pas en faire conduit immanquablement à des surmenages insensés.



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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Invité le Mer 6 Mar 2013 - 14:44

Exactement.
Il faut, je suppose, savoir renoncer.

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Bird le Mer 6 Mar 2013 - 14:46

Je les sais. Mais je vis des phases irrésistibles de besoin d'expansion, de repousser les limites. Chaque fois j'en souffre (parce que ça m'angoisse), mais je ne peux pas m'en empêcher.

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Invité le Mer 6 Mar 2013 - 15:17

Pareil.
Se dire que tant de projets devront être laissés de côté, des pistes non poursuivies, des talents qu'on ne développera pas.
Pourtant, c'est le prix à payer pour connaître parfois la sérénité, et puis, nous disperser, donne un résultat global qui n'est pas plus fameux. Cinquante pistes suivies à dix pour cent, vingt à vingt-cinq pour cent, cinq à cent pour cent...

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Bird le Mer 6 Mar 2013 - 15:25

Parole de sagesse.

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par CarpeDiem le Dim 24 Mar 2013 - 15:26

Je ressens aussi tout cela: autant la peur d'échouer que de réussir mais aussi et surtout cette anticipation (par l'imagination, très fertile), qui nous fait imaginer souvent les choses les plus noires et nous "dicte" presque de rester à notre place...
Ceci dit, parfois aussi, je rêve d'un côté beaucoup plus "ensoleillé", oui, sauf que, l'ayant déjà vécu idéalement dans l'imaginaire, sachant déjà comment ça pourrait se passer au mieux, pourquoi faire cette chose, que l'on a déjà réalisé par la pensée d'une manière quasi-parfaite? En fait, je crois, au final, que mon problème est plutôt là: faire dans le réel ce que l'on a déjà fait dans l'imaginaire, quel intérêt? (si c'est positif, ce sera jamais aussi bien qu'en rêve, si c'est en négatif, il y a la peur que ce soit effectivement aussi noir...) Du coup, le fond du problème serait, pour moi en tout cas, cette manie de tout anticiper... inhérente à ma façon de fonctionner. Cela se traduirait alors par un genre de réminiscences... L'impression de déjà vu, qui soit, angoisse, soit lasse... Biensûr, cela ne nous épargne pas les surprises ni la réalité du quotidien mais il y a quand même un certain nombre de choses prévisibles... Des choses qui paraissent redondantes, habituelles ( rien de pire que la routine...), etc...


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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Roseau le Lun 25 Mar 2013 - 11:09

ouf! Ce post me parle. C'est exactement ça, pourquoi refaire des choses déjà faites en imagination? Pourquoi s'investir dans un projet pour lequel la jouissance du faire à déjà été imaginée, vécue, ressentie? Du début à la fin. Un imaginaire trop fertile, trop intense empêcherait-t-il de vivre pleinement la chose réelle? Smile On pourrait songer à brider l'imaginaire, mais c'est une mauvaise idée. Ca zombifie pas mal (pour l'avoir expérimenté). C'est l'imaginaire qui nourrit l'émotion (je crois). Et réciproquement hein! Faut "juste" apprendre à ne plus avoir peur du risque d'être déçu. Lâcher un peu la bride pour amoindrir l'effet du contrôle à tout va. Remplacer le "pourquoi?" par le "pourquoi pas?". A vrai dire, c'est parfois comme essayer d'arrêter de respirer Smile. D'autre fois ça fonctionne. Toujours est-il que se réfugier dans ses rêves, c'est à mon sens mettre le doigt dans l'engrenage. C'est devenir peu à peu paralysé par une peur du risque avilissante. C'est aussi se laisser avaler par une crise existentielle dont il est difficile de sortir seul. Bien sûr je parle pour moi, je ne balance pas de vérités générales hein! Mais ça me parle tout ça Smile.

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par CarpeDiem le Lun 25 Mar 2013 - 11:17

"Pourquoi s'investir dans un projet pour lequel la jouissance du faire à déjà été imaginée, vécue, ressentie?" Exactement!

Par contre, pour ton idée de ne pas trop se réfugier dans l'imaginaire, si je suis d'accord en théorie, je le suis un peu moins en pratique...
M'arrêter d'imaginer, c'est quasi impossible à moins de s'exploser de fatigue, fumer le pétard, etc... ou je ne sais quelle méthode qui ressemble plus à de l'automutilation (dans sa manière de penser/imaginer)...
Je pense que, plutôt que de moins imaginer, il faut arriver à vivre avec, mettre l'imaginaire sur un autre plan... Enfin, je dis ça... si j'avais trouvé une solution dans le réel, ça se saurait hein!

Le seul truc que je remarque, c'est que plus tu dis à quelqu'un d'arrêter de penser, d'imaginer ceci cela, plus il le fait (ça marche aussi avec soi-même)... Laissons la pensée vivre... sinon, comme tu le dis, on se zombifie!

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Roseau le Lun 25 Mar 2013 - 11:41

CarpeDiem a écrit:Par contre, pour ton idée de ne pas trop se réfugier dans l'imaginaire, si je suis d'accord en théorie, je le suis un peu moins en pratique...
M'arrêter d'imaginer, c'est quasi impossible à moins de s'exploser de fatigue, fumer le pétard, etc... ou je ne sais quelle méthode qui ressemble plus à de l'automutilation (dans sa manière de penser/imaginer)...
Je pense que, plutôt que de moins imaginer, il faut arriver à vivre avec, mettre l'imaginaire sur un autre plan... Enfin, je dis ça... si j'avais trouvé une solution dans le réel, ça se saurait hein!

L'idée justement c'est de ne pas "se réfugier". Arrêter de penser ou d'imaginer c'est pas une option, ça fait mal, ça ne sert absolument à rien, c'est se renier, c'est pas cool du tout (c'est comme essayer de ne plus respirer pale ). Comme tu le dis, il faut arriver à vivre avec. Mais pour ça il faut arriver à vivre avec la réalité aussi, accepter la réalisation de nos idées/rêves dans la réalité. Peut être aussi comme cela à été dit, essayer de ne pas trop anticiper, carpe diem hein! Plus facile à dire qu'à faire. Mais le plaisir est là quand ça marche. C'est un cercle vertueux, ça fait sortir la roue de l'ornière. C'est comme accepter le risque de se mettre debout au risque de tomber, d'apprendre à marcher petit à petit et puis d'apprendre à courir et d'en jouir pleinement, les cheveux au vent Smile!! J'ai peur de dire une bêtises, mais c'est un peu comme apprendre une technique, quelle qu'elle soit, et puis de s'en libérer et de pouvoir créer sans contrainte, de faire de la règle une force. Le jeu en vaut vraiment la chandelle à mon sens. Je me bats contre mon inertie presque naturelle maintenant, contre ma peur du risque et de l'échec, c'est un combat de tous les instants. Mais le fait de se savoir "zèbre" (pour ne pas dire le gros mot Smile ), ça permet de se dire que beaucoup de choses sont finalement possibles. Que ce n'est pas forcément mieux en imagination, que nos aspirations sont légitimes même si différentes d'une norme étouffante, inhibante, avilissante,... Que ça vaut le coup d'essayer.

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par CarpeDiem le Lun 25 Mar 2013 - 13:58

"Mais pour ça il faut arriver à vivre avec la réalité aussi, accepter la réalisation de nos idées/rêves dans la réalité."
Oui, finalement, tout est là-dedans... Cela pose par ailleurs la question du pourquoi l'on rêve?
Est-ce que ce n'est pas une fuite de cette réalité?
Le "zèbre" est souvent quelqu'un d'idéaliste et aussi en décalage (question de rythme) avec les autres... Dans l'imaginaire, point de décalage: tout va au bon tempo, et de la meilleure manière qu'il soit.
Donc, oui, je crois que tu bien cerné la chose Smile.

Accepter la réalité... Et donc, accepter l'erreur aussi... Je ne sais pas trop pour les "zèbres" en général, mais personnellement, dès que je fais une erreur, ça y'est, c'est un drame, je suis nulle, etc...
Accepter la réalité, c'est aussi accepter le lâcher-prise je crois... là encore, je ne sais pas faire et je crois que le "zèbre", en général, a bien des difficultés là-dessus...
Accepter la réalité, c'est aussi accepter ce qui est et donc, accepter un certain immobilisme des faits, c'est comme cela et pas autrement, cela s'est passé comme ceci et je ne pourrais guère le changer (contrairement à dans mes rêves: y'a quelque chose qui ne me plaît pas, pas de problème, je le vire^^).
Accepter la réalité, c'est aussi accepter que je ne suis pas la seule personne à vivre cette chose-là, et plus encore que l'idée de lâcher-prise, il y a aussi l'idée que je partage des choses... Or ce "zèbre" dont on parle ici et là n'est-il pas en décalage permanent avec les Autres? Comment donc partager ce qui n'est pas comparable? Dans mon imaginaire, je suis toute seule avec moi-même (oui, en fait, on est deux... et même plus Smile) et je vis les choses à ma manière et donc, sans honte aucune ( ou alors, elle est très éphémère).
Bref, je pourrais discourir comme ça pendant longtemps...

Quant au fait de vivre nos idées/rêves dans la réalité, humm, je ne sais pas trop mais là, c'est tout à fait personnel, donc subjectif. Pour ma part, j'ai l'impression que, si je ne vis pas mes rêves, c'est aussi parce que j'ai peur de réussir dans le sens où:
- Que me restera-t-il ensuite? => Peur du vide? J'ai construit mon rêve et je l'ai façonné, de même qu'il m'a façonné, bien, tout est dit, tout est fait, que me reste-t-il ensuite? Construire un autre rêve (et le réaliser dans le réel)? Pourquoi faire? Ensuite, je rencontrerai encore le vide en chemin... A quoi bon?
Peut-être qu'au fond, on se sent capable, ainsi donc, quel est l'intérêt de faire ce quelque chose dont on sait qu'on peut le faire? Alors, ce serait peut-être le manque de difficultés qui manquerait?
- C'est la construction de ce rêve, de part en part, qui me rend vivante et me donne un certain souffle, pas son aboutissement. Je ne ressens rien de spécifique à l'obtention de quelque chose mais bien, plutôt, dans sa réalisation.
Là, encore, je pourrais continuer longtemps!

"C'est un cercle vertueux, ça fait sortir la roue de l'ornière. C'est comme accepter le risque de se mettre debout au risque de tomber, d'apprendre à marcher petit à petit et puis d'apprendre à courir et d'en jouir pleinement, les cheveux au vent Smile!!"
Ton avis ( que ce soit dans ces phrases ou dans le reste) est comme un souffle d'air frais et bienfaisant...
Je peux presque sentir mes cheveux voler au vent, et voir cette roue de la vie sortir de sa chappe de béton dans laquelle elle est empêtrée... Ce "apprendre à courir" (à vivre?), je le sens aussi là, de manière vivante...
Vraiment, ton avis fait du bien... c'est plein, vivant, vrai, simple mais pas simpliste, c'est fort surtout...
Au-delà de ce ressenti, tu pointes un aspect que j'ai déjà évoqué ailleurs (mais où?): le défaut de spontanéité du "zèbre".
J'ai l'impression que le "zèbre", tout perdu qu'il est dans sa réflexion, réfléchit trop, pense trop, imagine trop et dans le réel.... et bah... pas grand-chose ou alors, c'est parfois maladroit, hors de propos, hors du contexte, brouillon, etc...
Décalage là encore? Je n'en sais rien...
Ceci dit, je ne sais si je suis "zèbre" ou non mais ce "apprendre à courir et d'en jouir pleinement", "les cheveux au vent", etc... Cette espèce de naturel, de spontanéité mais aussi d'insouciance, c'est quelque chose qui, bien que m'étant sans doute primordial, je ne connais pas ou peu... Je n'ai pas souvenir d'avoir été une enfant dans ma tête par exemple... Toujours en train d'analyser, de faire au mieux, une sensation d'avoir déjà des responsabilités toute jeune...

Bref, l'intérêt n'est pas de parler de moi mais je pointerai simplement les choses ainsi... Le "zèbre" a des difficultés à vivre (d'ailleurs, je pourrais arrêter la phrase ici) les choses (au-delà de toute pensée), déjà, d'une part parce qu'il pense trop... Mais d'autre part, parce qu'il est très peu dans le présent, un peu dans le passé et surtout, beaucoup dans le futur (anticipation +++). Comment vivre alors pleinement ce moment, là, qui jouxte mon être, maintenant, tout de suite, si je suis déjà... ailleurs?
« J'ai peur de dire une bêtises, mais c'est un peu comme apprendre une technique, quelle qu'elle soit, et puis de s'en libérer et de pouvoir créer sans contrainte »
Je pense que c’est loin d’être une bêtise. J’ai l’impression que là où le normo pensant fait, certainement en pensant en deça (mais pensant peu, comme si la pensée se mettait en sourdine), le « zèbre », lui, pense énormément, dans toutes les directions, dans tous les temps, tous les espaces, bref, il pense beaucoup car sur plusieurs plans. Conclusion, cela le paralyse… Je crois que faire, en son essence, est simpliste… si (et seulement si) la pensée qui lui précède est simpliste également. Je veux dire, la mécanique, le mouvement, c’est tout « con »… Mais, est-ce qu’à trop penser, on ne s’invente pas des difficultés, et par-là même, on rendrait difficile l’acte. A l’inverse, celui qui est plus facilement dans «l’agir » n’est-il pas plus « borné » (ne pas comprendre par-là « bête », ce n’est pas ce que je sous-entends) à un champ unidimensionnel dans sa pensée ?
Bref, pour en revenir à ce que tu dis, là où je veux en venir, c’est qu’alors, le « zèbre », dans un monde qui ne lui est pas adapté, « doit » trouver sa place, doit trouver sa technique effectivement pour, non pas rentrer dans le moule, mais passer en travers de celui-ci et donc, à un certain chemin de la vie, retrouver ses congénères (les « Autres ») malgré les voies, différentes, qu’il a pris.
Or, comme me le faisait remarquer Dauphin sur un de mes posts : « On veut faire comme tout le monde pour être normaux... en fait, c'est quand on est normal, qu'on fait comme tt le monde!!! ».
Le problème de la réalité, c’est qu’elle nous renvoie à cette obligation de rentrer dans le moule et à notre incapacité à le faire…

« Le jeu en vaut vraiment la chandelle à mon sens. Je me bats contre mon inertie presque naturelle maintenant, contre ma peur du risque et de l'échec, c'est un combat de tous les instants. Mais le fait de se savoir "zèbre" (pour ne pas dire le gros mot ), ça permet de se dire que beaucoup de choses sont finalement possibles. Que ce n'est pas forcément mieux en imagination, que nos aspirations sont légitimes même si différentes d'une norme étouffante, inhibante, avilissante,... Que ça vaut le coup d'essayer. »
Pour ma part, je n'ai fait aucun test, donc je me bats déjà contre une espèce de crise identitaire… Ce qui m’amène à répondre au sujet : pour ne plus rêver sans arrêt et vivre un peu dans la réalité, je pense qu’il faut déjà commencer par se connaître. Qui suis-je ? Ou vais-je ? Ou est-ce que je veux aller ? Pourquoi ? Pour quoi ? Comment ? Mais surtout « qui suis-je » au sens le plus strict du terme…
Pour reprendre ce que tu as dit , je dirais : se savoir « zèbre » rend le champ des possibles réel. Parce que savoir que l’on est effectivement différent permet d’arrêter d’essayer de rentrer dans le moule et d’enfin se libérer de cette emprise sociétale pour construire SON chemin, avec ses propres facultés, et surtout, de … s’adapter ! Comment s’adapter si je ne sais pas que je suis différent ?
Il n’y a qu’à voir les Autres… Personnellement, je ne compte plus les fois où je me suis demandée comment ils faisaient… La réponse est en fait très simple : ils font, et ça rentre pile dans la case. Moi, je me force, je fais des efforts et ça rentre pile à côté de la case. Oui, ça ne rentre pas loin ( vu les efforts faits) mais jamais dedans, comme si, quelque part, quelqu’un en moi me murmurait : ta place n’est pas là. Incroyable non ?
« aspirations sont légitimes même si différentes d'une norme étouffante, inhibante, avilissante »
D’où la fuite dans l’imaginaire… Etre dans l’imaginaire, c’est d’abord se couper du réel : je ne veux plus voir ce qui, là, au-dehors, à la fois si proche et si loin de moi, m’enferme, me castre, m’empêche de vivre, tout simplement…

En tout cas, Roseau, ton avis est frais, porteur d'espoir (j'ai du mal avec ça, l'espoir Smile ), il rend son sens à la difficulté en la recherche d'un plaisir simple, celui de se sentir en communion avec le présent... Voilà, ce serait un peu ma réponse finalement (même si j'ai du mal à résumer les choses en un seul point).
On est déçu du réel, donc on rêve, pas parce qu'on rate les choses ou parce que ce réel est foncièrement déplaisant mais bien parce qu'on vit dans un monde qui n'est réel que pour les Autres finalement... Les "zèbres" aussi pourraient avoir des normes, d'autres normes, dans un autre monde, dans une autre réalité, dans l'imaginaire? Mon but ici n'est pas de dire que les "zèbres" sont foutus et condamnés à vivre dans l'imaginaire mais bien que la réalité ne colle pas au "zèbre" et qu'il doit en réinventer les structures tout en vivant avec les Autres et malheureusement, je pense qu'il n'y a pas de recette miracle mais bien une solution pour chacun, une solution personnelle.
Notez bien que cela pose quand même la question d'une certaine solitude... solitude qui pourrait nous renvoyer dans nos songes... Sans doute qu'il reste primordial, pour le "zèbre" de se retrouver, régulièrement, parmi les siens pour se ressourcer ( cf Raymonde Hazan) et ainsi, garder les pieds sur terre le reste du temps...

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Rev Hi Hi Hi Hi le Mar 2 Avr 2013 - 18:49

Intéressée par vos avis, par ce dilemme qui me tiraille
- rêver pour survivre à un présent qui ne correspond pas encore au rêve d'être pleinement Soi
- trop rêver à s'y réfugier et rester paralysée dans des angoisses existentielles

(@Roseau, très belle photo ton avatar!!)

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

Message par Bird le Mar 2 Avr 2013 - 19:41

Je pense que rêver, c'est s'indiquer à soi-même une direction, un chemin. Le travers étant de vouloir aller tout de suite au but, au risque de ne pas s'apercevoir que le plus intéressant est peut-être... le chemin en lui-même (avec tout ce qu'il recèle de surprises d'ailleurs).

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Re: La peur de la déception... préférer rêver !

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