Zébritude et anorexie : au secours !

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Helix le Mar 24 Avr 2012 - 14:56

Tu as raison me concernant, la quête de liberté c'est ce qui caractérisait mon anorexie.
Je suis d'accord (maintenant) sur le fait qu'arrêter de tout contrôler, le lâcher prise est une solution clairement plus efficace. Sauf que dans certains contexte, c'est impossible.

Le contrôle est le moyen de reprendre possession (de sa vie, de son corps, de sa pensée). Le moyen de rejeter ce qui nous étouffe. C'est un énorme NON à l'envahisseur, à l'attachement, au phagocytage. Je pense qu'il y avait avant tout un besoin de tout rejeter, de faire table rase afin de me retrouver. Mais je me suis perdue dans mes douleurs et mes croyances qui ont donner raison à cette forme d'autodestruction.
Beaucoup de choses s'entremêlent dans l'anorexie. Cette pathologie est pleine de sens.
C'est aussi pour ça qu'elle est si difficile à lâcher.

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Mar 24 Avr 2012 - 15:11

Merci Helix pour ta réponse, mais j'avoue que je ne crois tellement plus en la vie, que je vais m'adonner à fond dans ce plaisir que me provoque cette restriction de bouffe. Je ne vois pas comment je pourrais me sortir de tout ca. Tout est tellement gâche. Au mois, là je disparais en silence.

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Helix le Mar 24 Avr 2012 - 15:25

Est-ce qu'il n'y aurait pas une lueur d'espoir ? le fait que tu viennes en parler ici ?
J'avoue que le nez dedans, je n'aurai jamais imaginé en sortir un jour. Même avec mon imagination fertile, je n'arrivais pas à imaginer vivre sans souffrance, sans angoisse.
Pourtant...je suis là aujourd'hui.
Quelque part, je comprends ton intention. "s'adonner à fond dans ce plaisir". Personne n'a jamais pu m'empêcher d'aller jusque là où j'avais envie d'aller, j'ai voulu vivre cette expérience jusqu'à y trouver ma limite. Je n'ai jamais pu empêcher mes "amies" anorexiques d'aller là où elles voulaient aller. Que ça se solde par la mort ou pas.
Je tiens cependant à dire que s'en sortir est possible, qu'on le voit ou pas. Qu'il est possible de le faire seul ou accompagné, de loin ou de près. Les moyens existent.
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Mar 24 Avr 2012 - 15:34

J'ai vu pas mal de psy, aucun ne m'a jamais vraiment aidé. En général, après quelques heures passées à avoir jouer avec eux, je me lasse... Je n'arrive pas à établir une relation de confiance avec un enfoiré qui peut me menacer d'HO ou HDT si je me livre sur mon état. J'ai personne d'autre pour m'aider. Je suis lasse. Autant me laisser couler.

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par meu cooper le Mar 24 Avr 2012 - 15:49

je suis persuadée moi aussi qu'il existe un lien très fort entre douance et TCA
perso je suis tombée dans l'anorexie entre mes 20 et 25 ans environ, qui correspondaient pour moi à la sortie de l'adolescence (oui, on va chacun-e à son rythme!)
c'était aussi un moment où mes notes scolaires chutaient, après une soclarité "toujours en tête" je me rendais compte que je m'étais hyperadaptée à l'école (comme bcp de filles z) mais que je ne possédais aucune autonomie pour choisir ma voie et organiser mon propre travail à la fac
la quête de perfection et l'autocontrôle permanent faisaient partie de mon fonctionnement depuis toujours, c'est naturellement que ce moyen (ne rien avaler, ne plus manger ni dormir, ne rien laisser aller) s'est imposé à moi
en fait je m'étais mis en tête que ne pas manger me permettait de limiter les crises d'angoisse
que ça me calmait
en hypoglycémie je parvenais probablement à moins penser, à canaliser le flot de stimulus trop important venant de l'extérieur (voui, jsuis un peu aspie aussi)
mais en même temps cet état très affaibli me rendait trop vulnérable nerveusement, je pleurais pour un rien, tremblais sans cesse, je n'avais aucune résistance à rien
au lieu de me dire "ben oui avec quelques calories ça irait mieux", je resserrais encore plus la restruction, pensant me rendre plus forte si je "coupais les vannes", si j'arrivais à fonctionner en système fermé, sans plus aucun contact avec l'extérieur
je souhaitais devenir étanche émotionnellment
je vous passe les méandres de ma "guérison" (disons que j'ai remangé, pour diverses raison et selon un long processus, mais que mes autres soucis ne sont pas réglés pour autant), mais je voulais aussi dire ceci à la maman qui a posté ce topic et à celleux qui s'y retrouvent:
je ne regrette rien
je ne regrette pas d'être passée par là
bien sûr cela aurait pu être plus grave, je me suis "contentée" de perdre 15 kilos et je n'ai jamais été hospitalisée pour ça, heureusement je m'en sors quasiment sans séquelles
mais je pense que cet épisode a été indispensable pour moi pour conquérir ma liberté (dont: je ne suis pas ma mère, entre autres), pour conquérir ma propore personnalité, me tester, savoir ce que je vaux et savoir que je peux m'en sortir seule, devenir qqun, devenir presque adulte, etc....
j'avais besoin d'un acte fort et d'une révolte peut-être
que les gens comprennen qu'illes peuvent me perdre, aussi
qu'on peut m'aimer amoindrie, mais qu'on m'aime encore mieux quand je vais bien
et seulement maintenant, dix ans après, j'ai stabilisé un poids "de forme" (oui pasque après j'ai grossi, ça m'allait pas non plus, bref) et je me sens capable d'aimer à mon tour
quinze ans d'adolescence, et ce, en grande partie, dûe à mes rayures, j'en suis persuadée
je trouve que je m'en sors pas trop mal: d'autres en sont mortes
tout ça pour dire que l'anorexie et l'ensemble des tca, peuvent être le seul moyen qu'on trouve pour se faire une seconde naissance, sans laquelle il n'y a pas de vie possible
nous naissons incomplets, trop de plasticité cérébrale? je ne sais pas, mais il nous manque qqch pour nous construire, alors on va le chercher où on peut

si vous voulez un bon roman qui fait réfléchir sur les liens entre douance et anorexie, lisez ceci: "piégée, mémoires d'une anorexique" marya hornbacher (pas sure à 100% du nom, mais le titre c'est ça)
il m'a beaucoup aidée à me comprendre à l'époque

bisous, bon courage à toustes
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par meu cooper le Mar 24 Avr 2012 - 15:50

@ingscad: tiens le coup!
ce par quoi tu passes n'est pas inutile
tu te retrouvera plus solide après
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Mer 25 Avr 2012 - 1:41

au lieu de me dire "ben oui avec quelques calories ça irait mieux", je resserrais encore plus la restruction, pensant me rendre plus forte si je "coupais les vannes", si j'arrivais à fonctionner en système fermé, sans plus aucun contact avec l'extérieur

C'est un peu pareil pour moi, plus je me rends compte que mon état devient préoccupant, plus je me restreins à me nourrir et à trouver du plaisir à manger. Au contraire j’y trouve une jouissance certaine.

A mon avis, cette maladie, par ses symptômes et sa pathogénèse fait figure d’appel au secours sur fond de masochisme provoquée par une situation réellement traumatisante ou simplement vécue comme telle. Pour faire face à ce traumatisme, la personne va se réfugier dans une addiction pour se défendre psychologiquement mais en y trouvant un certain plaisir. Il y a là toute l'ambivalence du masochisme, se faire plaisir en se punissant et en se faisant mal... C’est pour ça que cette maladie est à la fois un moyen de défense, une automédication et une auto destruction (qui peut être fatale si la personne n’arrive pas à se reprendre en main ou ne se fait pas aider).

Dans mon cas, le fait de ne pas manger provoque un état de bien-être physique (je me sens planer, très zen, très léger) mais aussi psychologique (je me sens détaché de la vie quotidienne, drogué) tout en réalisant un dessein consistant à ériger mon corps en idéal de mon moi et en régnant sur lui en maitre absolu. Mon corps, qui ressent lui de la douleur, la compense ingénieusement par une libération d’endorphine… Ce qui rend la démarche clairement addictive. Elle a d'ailleurs remplacé chez moi ma dépendance aux benzos... Cela étant dit, on ne peut pas lâcher une addiction du jour au lendemain et dans le cas de l’anorexie, le sevrage est surement remanger et réapprendre à se nourrir. Et là, je ne me sens pas prêt à cela, puisque je suis dans un « trip » d’autodestruction.

Maintenant, je pense que l’anorexie reflète aussi un énorme besoin d'attirer l'attention, donc de jouer la victime ingénue (chez les médecins, et même dans la rue et parfois j'espère que les gens en me voyant ressentent de la pitié). Elle traduit donc une douleur pour se sentir exister et se faire remarquer. Mais paradoxalement, je pense aussi que cette maladie permet de passer de l'état de la victime passive qu'on a longtemps été (enfant parfait, qui ne dit rien, qui est gentil, serviable, qui ne se rebelle pas) à l'état de maitre (mais mauvais maitre) de la situation.

Après tout ça, je ne peux pas faire semblant d'être le malade idiot qui ne comprend rien à son état (malheureusement) et j'avoue qu'à cause de cela, je ne joue pas franc jeu, ni avec les professionnels de santé, ni avec moi-même. Au fond, je suis conscient de me faire prendre à mon propre piège, mais je n'ai pas encore eu le déclic pour sortir de cette situation et faire en sorte de me faire réellement plaisir (et non trouver du plaisir dans une pathologie où je me blesse physiquement et surement moralement, mais là je n'en ai pas conscience) et vivre enfin ma vie.

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par siamois93 le Mer 25 Avr 2012 - 2:45

Oui c'est pas évident, "choisir la Vie".
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Mer 25 Avr 2012 - 13:15

"Nourriture", tout est dit. Wink



Le point central est là.



Tu as "faim", mais rien ne te "nourrit". Humainement, artistiquement, manuellement, évolution, etc...




Pour se nourrir, un humain a besoin de nourriture terrestre dans les repas, mais cela ne suffit pas. Il existe aussi le besoin de nourriture intellectuelle, humaine, de complexité, de construire quelque chose, de se sentir avancer et grandir dans la vie, de faire ou participer à des grandes choses, ou des choses très simples et agréables...



C'est ce qui a tiré ZABLE de là. Wink



Tu as besoin d'étincelles dans ta vie, et ces étincelles de bonheur, de création, de grandeur, de complexité ou au contraire de bonheurs simples, tout cela te "nourrit".

Comme tu ne les trouves pas, ou que tu ne vas dans cette direction, ton corps et ton esprit sont "en manque" de cette nourriture. Passe à ces étincelles de bonheur, à les vivre, à les côtoyer, à t'en imprégner "dedans": ce n'est pas de la consommation dont tu as besoin, c'est ce que dit le corps avec anorexie-boulimie...

Avoir, nécessite de consommer.
Etre nécessite de baigner dans les étincelles de bonheur... Tu rejettes "avoir", comme n'importe quel poison, c'est une réaction saine que tente le corps pour te guérir. Ecoute-le, ralentis la consommation générale (comme le fit ZABLE) et va vers les bonheur d'être, là où la consomation n'existe pas, en voyageant c'était une bonne idée.
L'important est de "vivre ce que tu aimes, ce que tu veux faire et être réellement". La clé est là. Bisous

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Ven 27 Avr 2012 - 1:28

L'important est de "vivre ce que tu aimes, ce que tu veux faire et être réellement". La clé est là.

Hello Kara,

Tu as tout à fait raison quand tu dis que j'ai besoin d'étincelles. Mais j'en suis rendu à un point où je ne sais plus ce qui pourrait me faire vibrer. Je suis comme anesthésié, par la peur, ou je ne sais quoi.

Mais dans le fond tu as raison. Merci pour ton message. Bisous

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par siamois93 le Ven 27 Avr 2012 - 6:41

As-tu participé à des réunions avec d'autres zèbres ? Hier soir à Paris c'était magique, je suis encore dans l'euphorie de cette soirée, l'impression d'avoir trouvé des amis de toujours, d'avoir trouvé ma tribu.
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par kakyky le Dim 3 Juin 2012 - 0:02

Hello toutes et tous,

Je suis toute nouvelle (testée depuis moins d'une semaine, et inscrite depuis moins d'une journée), et depuis que j'ai des doutes sur mes rayures, la question du lien entre l'anorexie et de la zébritude me paraît évidente !
Je voulais justement en parler avec vous...

c'est mon histoire, elle s'inscrit dans du transgénérationnel, donc ce n'est qu'une piste à extrapoler pour d'autres.

Perso je suis passée par une case "anorexie mentale" de 20 à 22 ans.

Pour des raisons familiales : un appel au secours !
j'aurai pu choisir autre chose, j'ai d'ailleurs testé la drogue ou l'alcool, mais seule la nourriture avait une emprise sur ma mère (je pense que c'est dû au fait que, bébé, ma soeur ne grossissait pas et qu'on faisait culpabiliser ma mère, alors elle s'est habituée à gaver. je suppose que ce "gavage" vient de son enfance d'immigrée italienne sans le sou : quand ya à manger, on mange !).

j'ai adoré cette période où le monde m'appartenait, où je contrôlais chaque chose qui rentrait dans mon ventre, où je comptais, recalculais, tournais en boucle sur "qu'est ce que je vais manger tout à l'heure" au point que je n'avais plus faim d'en avoir tellement pensé...
c'était jouissif, je contrôlais, ou du moins j'avais cette immense fierté d'avoir ce pouvoir.
je ne me suis jamais fait vomir, je compensais par de l'exercice physique (jamais d'escalator, le plus de marche à pied dans Paris plutôt que le métro, etc)
je n'ai pas eu besoin de me faire hospitaliser, j'étais généralement à 7-10 kg de mon "poids de forme" donc c'était plus mental que physique.
j'étais plus mince que maigre, à la limite des 2, je lisais l'envie dans le regard des autres femmes et quand elles m'admiraient je les rembarrais en leur disant de ne pas m'envier car j'étais terriblement malade, en général ça jetait un froid, j'adorais les renvoyer à cette contradiction "la minceur ne fait pas le bonheur".
d'ailleurs j'étais extrêmement heureuse d'être en aménorrhée...
fini ces trucs de nanas qui empoisonnent le quotidien tous les mois !

Je n'avais pas envie de mourir, plutôt que "ça s'arrête" (longue litanie que je traîne depuis l'enfance...)

être anorexique canalisait mes pensées sur la nourriture, c'était reposant (j'ai toujours plusieurs "nappes" de pensées qui défilent dans ma tête, c'est épuisant)
bizarrement, j'avais une "anorexie en solo" : dès que l'occasion se présentait, je dévorais avec des amis (resto, soirées, invitations... je mangeais plus en 1 soirée qu'en 1 semaine !)

ma sortie de l'anorexie mentale :
- plaquer des études en DEA et des recherches au CNRS qui me conduisaient au marketing olfactif, ce qui ne correspondait pas à mes "questions morales" et qui me vampirisaient la tête (j'avais pourtant juré que je ne ferai plus de métier où je ramène du taf à la maison et où je peux être perfectionniste, râté, je suis instit... ;-) )
- m'inscrire pour un BEP pâtisserie : du concret, la main à la pâte ! des sensations avec mon corps, une redécouverte
- rencontrer une psy à paris à Necker qui lançait des groupes de parole sur les TCA : je n'étais plus seule, j'ai pu rencontrer des gens qui étaient comme moi mais à des stades différents, c'était comme une révélation, je n'étais pas seule (j'ai un problème avec "trouver ma place", c'est ma croix)
- une thérapie en individuel qui servait à rien mais qui me permettait d'avoir un médicament dont le nom commence par un Z (!) et qui m'abrutissait au plus haut point : impossible de penser, donc plus ces pensées en boucle sur les heures de repas, plus ces crises de rage quand j'étais contrariée, plus ces calculs "comment compenser ces 2 carrés de chocolat par de la marche...
- passer 1 mois 1/2 en vacances chez mes parents et me rendre compte que y'avait rien à espérer de leur part, j'étais seule pour vivre ma vie, je ne pouvais pas compter sur eux, humainement je ne les aime pas
- un "je t'aime" de la part de mon père (le seul de ma vie ?) quand il a vu à quoi je ressemblais en maillot de bain du haut de mes -15kg par rapport à mon poids de forme
- des câlins de ma grand-mère qui s'excusait d'avoir élevé aussi durement ses filles et qui se rendait compte que ma mère était anorexique des mots gentils et des accolades

et en filigrane :
- une aide précieuse de mon endocrinologue (celui qui s'escrimait à me rendre un corps de femme avec ses traitements hormonaux de substitution), et qui était une figure paternelle réconfortante
- un amoureux qui m'a appris que dans une famille on pouvait communiquer sans être en conflit et se brailler dessus, pour moi c'était inimaginable

Ce fut mon parcours.

on m'a dit qu'on restait toujours anorexique
pour ma part, pour l'instant, aucune "rechute", plus de pensées en boucle sur la nourriture
aucun problème pour tomber enceinte : je suis femme, et maintenant mère, ma féminité a été acceptée

mais je crois que sans cette période de jouissance absolue où j'avais l'impression de maîtriser mon corps et où j'avais cette immense fierté de réussir à me détacher de mes besoins vitaux (l'esprit plus fort que le corps) je n'aurai pas réussi à reprendre pied

cette fausse impression de maîtrise m'a donné confiance en moi : j'étais capable

je vois bien maintenant avec quelle évidence je fais le lien entre zébritude et anorexie
mon endocrino me disait d'ailleurs que l'anorexie était une maladie de filles intelligentes...

si je peux aider, contactez-moi, n'hésitez pas, maintenant que cet épisode est derrière moi je vois bien qu'il faut savoir tourner la page et renaître
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Sam 23 Juin 2012 - 16:07

Hello,

Quelques news! Il m'est arrivé quelque chose, qui m'a fait prendre conscience de tout mon passé, et j'ai décidé de sortir de l'anorexie (j'y étais depuis un petit moment en fait), j'en ai marre de me faire du mal. Là où ca se complique, c'est qu'avec l'anorexie, je n'avais plus d'angoisse, et là, elles reviennent, ce n'est pas simple à gérer.

Je ne comprends pas bien, car je me suis pas mal auto-analysé cette semaine, j'en ai fait part à ma psy, et j'ai l'impression d'avoir le cheminement d'un borderline, ou d'un dépendant affectif, puisque j'ai l'impression de m'être totalement coupé de mes affects pendant des années (plutôt oscillatoire tout de même). Je les ressentais qu'à travers des films ou des livres sans jamais vraiment admettre que j'avais les mêmes, c'est un peu comme si j'avais vécu au travers les ressentis des autres, dans les films, livres, ou même dans mon imagination. Le pire, c'est que dans la réalité, je faisais l'inverse de ce que je ressentais au fond de moi dans certains cas (je ne vais pas tout détailler, ca serait trop long).

J'en viens à me demander si je suis réellement hqi, ou simplement borderline, le test a pu être faussé, pour je ne sais quelle raison. Et puis quand je vois ma famille, cette bande d'abrutis, je me demande d'où ca pourrait venir pour moi Sad

Enfin dans tous les cas, je viens de me rendre compte que ma situation était terriblement grave. Je suis super content d'en avoir pris conscience, et je vais être suffisamment courageux pour enfin être heureux.

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Dim 24 Juin 2012 - 0:51

Smile ça fait plaisir à lire,bonne continuation à toi

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par oufy-dame le Dim 24 Juin 2012 - 15:29

Pistes intéressantes concernant les troubles de l'alimentation :

* bébé nourri(e) toutes les 3 heures au biberon au lieu du naturel "au sein et à la demande", cf. http://lacausedesbebes.free.fr/livre%20si%20les%20bebes%20pouvaient%20parler.html

et d'autres livres de cette collection (Louise L. Lambrichs) ;
il y a d'autres arguments en faveur de l'allaitement, notamment une meilleure constitution de la flore intestinale, alors que certaines bactéries sont maintenant soupçonnées de créer des troubles psy, dont l'autisme.

* les maltraitances, notamment parentales et sexuelles, cf. "Le pavillon des enfants fous", de Valérie Valère
et [url=alice-miller.com]alice-miller.com[/url]
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par The Broken Vow le Ven 29 Juin 2012 - 14:31

siamois93 a écrit:A travers la quête du vide ou du contrôle, est-ce que ce n'est pas une quête de liberté aussi ? Contrôler c'est être libre d'une certaine manière, non ? Certains diront peut-être aussi qu'on est encore plus libre lorsque l'on ne contrôle plus. Agir/non-agir.

Pertinent. On peut voir l'anorexie (déjà, faudrait distinguer anorexie tout court et anorexie-boulimie) comme une quête du pouvoir. Le pouvoir sur soi - contrôler son corps (n'oublions pas que l'anorexique type ne se contente pas de se priver, elle fait des abdominaux dans sa chambre, du Pilates, de la course à pied, etc.) - mais aussi (surtout ?) le pouvoir sur les autres. Dans la majorité des cas - il y a des exceptions, des parents toxiques obsédés par la maigreur - les parents veulent voir leurs enfants se nourrir. S'en suit une bataille rangée au sein du domicile parental, un jeu de pouvoir sur qui cèdera le dernier, etc. Le pouvoir, c'est le phallus lacanien.
La jeune anorexique démasquée - car il y a celles qui passent sous les radars jusqu'à l'engagement du pronostic vital - passe au centre de l'attention familiale, "patient désigné" comme on dit en thérapie de groupe/de couple/familiale.

Désolé si je casse l'ambiance, je sais que mon discours n'est pas "politiquement correct".

Pour le reste agir/non-agir, lâcher prise, tout ça est très beau. C'est d'ailleurs un art de vivre et un idéal.
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par kakyky le Sam 30 Juin 2012 - 10:08

IngsCad :
Bravo pour cette avancée, et bonne route !
Le renouement avec des perceptions refoulées qui m'a le plus impressionnée dans la phase"post-anorexie" ce fut pour les odeurs.
Soudain, je percevais le monde avec un sens et non plus avec un "ça doit sentir comme ça". Via le fait de humer l'air je me remettais à respirer la nature et les gens, à me remplir de leurs odeurs et du coup j'ai pu me créer des "odeurs doudous" pour calmer certaines angoisses.
Bon courage pour renouer avec toi-même
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par une (gaufre) le Sam 30 Juin 2012 - 12:33

JEAMMET Philippe, Anorexie Boulimie Les paradoxes de l'adolescence, Hachette littérature, Pluriel.
Sans faire de pub il m'a vraiment bien aidée, ça fait du bien de mettre un mot sur ce qu'on ressent et de voir décrit tout ça avec tant de précison. Il y a pas mal de témoignages dedans en plus.
Pour moi je pense que c'était le besoin de contrôler totalement quelque chose vu que mon esprit était incontrôlable, de contrôler au moins un aspect de ma vie.
Le besoin aussi d'extérioriser ( merci à "Imposteur" Smile ) ma souffrance et peut-être chercher de l'aide.
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par une (gaufre) le Sam 30 Juin 2012 - 12:36

et peut-être aussi que je pensais que je serais moins mise à l'écart si je correspondais à l'idée qu'on se fait de quelqu'un de "parfait" extérieurement
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Dim 8 Juil 2012 - 21:07

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Dernière édition par ♥ ZZita ♥ le Mer 25 Juil 2012 - 1:07, édité 1 fois (Raison : Oh, je n'assume pas, voilà tout.)

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par The Broken Vow le Mar 10 Juil 2012 - 13:21

Qu'ils aillent se faire foutre, tous ces non-cerveaux désengagés, puants de frustration, d'aigreur et d'affliction, dégoutants de peines et de supplices auto-infligés, qu'ils aillent se faire foutre.

Un grand poète, devenu depuis porno-acteur, a dit un jour dans un entretien :

Quand on montre quelqu'un du doigt, il y a au moins trois doigts qui restent pointés vers soi.

study study study
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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Mer 25 Juil 2012 - 1:05



Dernière édition par ♥ ZZita ♥ le Mer 25 Juil 2012 - 1:18, édité 1 fois (Raison : Oh, et ta mère ?)

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par mama zèbre le Ven 7 Déc 2012 - 9:22

je suis passée par un passage anorexique, vers 16 ans.
Ce n'était pas une pulsion de mort, ce n'était pas non plus pour obtenir un "corps parfait" ou "pour devenir mannequin" comme certains insinuaient à l'époque...
C'est venu d'un grand râle bol, d'une envie irrépressible de mettre de l'ordre dans ma vie, de tout contrôler. Une aspiration à la pureté et au détachement matériel aussi. Une envie de légèreté.
ça a duré peut-être trois mois dans la phase extrême, j'ai alors perdu plus de 15 kilos, il ne restait plus que des os. Puis un jour je suis allée me promener, il faisait beau, il y avait du soleil qui se reflétait sur l'eau. Je me suis rendu compte que je m'approchais de la mort alors que je voulais vivre. Cela m'a aidé à petit à petit me réapproprier ma vie et mon corps. J'ai assez vite repris du poids mais il m'a quand même fallu une bonne dizaine d'années pour me débarrasser définitivement des comportements alimentaires étranges (je suis passée par des phases variées et étranges avec le bouffe).
Ce n'est pas facile de se défaire du sentiment de toute puissance que l'anorexie procure. Voyager et voir du pays, rencontrer d'autres cultures, ça m'a aidé.

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par radu le Mar 19 Fév 2013 - 22:13

Bonsoir,
J'apporte mon témoignage, peut être un peu différent, à ce sujet :
déjà, je suis un homme au début de sa trentaine.
Je suis testé "atypique", les chiffres ne disent ni oui ni non Huh
Je souffre de TCA : j'ai perdu quasiment 1/3 de mon poids en 2 ans.
Je suis passé (je passe Perplexe )par plusieurs phases : perte de l’appétit due à certains événements, perte de l'envie de se nourrir pour vivre - une sorte de "suicide" lent -, profond dégout pour la nourriture surtout sucrée, sentiment "d’oppression" par la nourriture, satiété rapide, être "grisé" par la perte de poids donc privation volontaire, l'impression de me sentir énorme etc... (je change de raison un peu tout les 2 jours Laughing )
Je pense que j'ai commencé à "sombrer" lorsque j'ai eu le sentiment d'être abandonné par mon entourage : j'avais envie de leur faire du mal en m'en faisant de manière visible.
Impossible de ne pas me peser chaque jour : le stress est double -> maigrir encore et la peur d'une maladie grave, prendre du poids et je me sens devenir "gros".
Aujourd'hui, je mange (puis me prive) par peur, mais du coup ça ne marche pas très bien...
J'ai essayé de trouver de l'aide : le premier médecin (consulter il y a assez longtemps maintenant) m'a dit que j'étais seulement en "déprime hivernale", le second m'a envoyé chez le psychiatre (où je ne suis pas allé, impossible d'avoir un RDV), je suis donc allé voir une diététicienne, qui en gros m'a sorti un programme de régime en me disant de faire l'inverse, ce qui ne m'a pas convaincu évidemment.
Je vais bientôt voir le service nutrition d'un hôpital près de chez moi : je ne pars pas du tout convaincu, mais j'essaye.
Je refuse (pour l'instant en tout cas) d'être hospitalisé, et les anti dépresseurs qu'on essaye de me prescrire, pour des raisons personnelles.
Je me fais suivre depuis un moment par une psychologue, ça m'aide beaucoup : je vais nettement mieux qu'il y a un an, les démarches que j'entreprends en témoigne.
Aujourd'hui, je suis soulagé : je viens de faire une prise de sang qui semble montrer que niveau santé ça va (très peur de la maladie ces derniers jours).
Ces jours prochains, j'envisage de me rendre dans un groupe de parole, mais j'avoue avoir peur de ne pas m'y sentir à ma place (qui à dit "syndrome de l'imposteur" ? Laughing ), j'ai l'impression qu'il suffit que je dise stop, que j'ai toutes les cartes en mains pour arrêter, que tout n'est qu'un caprice.

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Invité le Jeu 21 Fév 2013 - 20:29

hello radu Smile
je pense qu'on ne peut pas tricher sur ce genre de maladie tu as peut etre tout les carte en main mais franchement il faut du temps....
Un caprice fini par ce remarquer... e pense aussi que pour "guerir" de l'annorexie c'est pas sur la nourriture qu'il faut ce concentrer mais plutot sur son origine...
Pour ma part e ne souffre plus que de TCA... e suis aller mieux quand 'ai changer de psy elle refusait de parler des raison apparente et de mon hospitalisation pour l'annnorexie....
Mais e pense aussi que l'annorexie et une belle case comme celle de precoce... On cherche a rendre identique classifier les personne dans leurs vie... L'annorexie est pour moi quelque chose de tres personnelle et une n'en resemble a une autre.... il y aura des similitude comme meme.... Mais le vie et le psyché d'une personne ne resume pas a une signification de sa que peut etre se qu'a develloper la personne ce n'est que l'enfermer dans une cage et l'empecher d'evoluer... desolé em'eloigne...

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Re: Zébritude et anorexie : au secours !

Message par Cali-Mera le Jeu 28 Fév 2013 - 15:22

Bonjour,

il y a un site complet sur l'anorexie http://www.bouliana.com/site/
qui, sans faire un lien de cause à effet entre douance et anorexie,
constate que l'anorexie est fréquente chez les zèbres,
un moyen d'anesthésier sa souffrance et de mettre à distance un trop plein d'émotions.

Toutefois, je pense que la pathologie de l'anorexie doit être traitée indépendamment, et analysée au regard du parcours de vie qui dans bien des cas est particulièrement difficile, voire traumatique.

L'anorexie est en fait une stratégie d'adaptation à un vécu difficile de la réalité, une pulsion de vie qui se mord la queue.
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