bêtises II

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Message par Sarty Sam 16 Mai 2020 - 2:35

montaignades 1
[Proverbes. Essais.]
"Ce n'est pas raison que tu employes ton loisir en un subject si frivole et si vain" (Essais, Avertissement)
Si tu continues la lecture, ou même l'étude, du texte, tu le fais en sachant qu'il y a mieux à faire. Dit encore autrement "Ici n'est pas besoin de raison". Ou encore "Ne vous donnez pas cette peine...". Entrons pourtant : car c'est justement ce domaine des opinions et accents, qu'on voudrait vite repousser tant leur contenu est nécessairement déjà propriété de tous par un "bref..." ou "enfin bon !", qui nous intéresse pour ce qu'il est (aussi légitime soit-il de nous en dissuader, des points de vue de la Méthode et de l'Efficacité qui seuls sont dignes d'attention sous peine de perdre son temps et celui des autres) ; car ces maximes sagesses proverbes, qui prennent encore la forme de "set" d'humoriste (on va voir Louis ck ou Norm macdonald comme on recherchait la compagnie de Voltaire ou de La Fontaine) ne sont pas seulement la manifestation d'une "façon de voir le monde", d'une "manière de vivre" singulières à une époque donnée ( https://youtu.be/nQDJpZoCWmo?t=254 "almost everything is funny (ou même : meaningful), you just have to have a way of looking at it") : non, pas seulement ça, mais surtout et plutôt l'essence même de l'humanité : le "small talk", le "parler pour ne rien dire", qui je sais en agace certains ici ; ce parler libre, dépôt à un autre imaginaire, qui n'est pas libre, à un degré supérieur, d'intention : celle de se voir reconnu (ou de voir reproduite cette intention) comme hors de toute croyance, de tout premier degré gênant, malaisant ; d'où, seulement ensuite, everything is meaningful, car cette perfection a été aperçue, cette harmonie (qui ne sera finalement que le triomphe du vide sur le plein) encore trop "quelconque" sentie, goûtée. Style et Technique.
Dans un certain cinéma classique hollywoodien, on a l'exemple de ce que cette phrase contient : le sens précède sa propre désignation. Le récit à l'écran en deux heures d'une guerre, d'une enquête, d'une catastrophe naturelle, peu importe quoi, est utilisé comme arrière-plan pour la formation d'un couple. Le bonheur de ce couple peut parfois même vider de son intérêt le reste, comme futilité, bêtise dont il se fiche bien finalement. Alors, tout le contenu du film semble cacher la forme, et n'est qu'un amas de représentations médiocres de cette volonté, de cette action réciproque rencontrée, le sens.
Cette réflexion de l'oeuvre sur elle-même qu'opère cet Avertissement de l'auteur nous incite à entreprendre la lecture de ce monument etc.

Livre premier. Chapitre I. "Par divers moyens on arrive à pareilles fins"
Se pose ici la question de la diversité des moyens, et du moyen depuis lequel juger des moyens utilisables utilisés en vue d'une fin. §1, léger de ton, thèse générale posée, aussitôt une objection vient, après quoi suivent des exemples, des histoires.
Compliquons : nous avons au §1 deux phrases, mais la seconde précise (ferme) le sens de la première, car celle-ci était ambiguë ! ("les émouvoir par submission à commisération et à pitié"). Je ne sais pas vraiment si ça existe, mais on m'a parlé de "génitif objectif et subjectif" : ici le sens que Montaigne veut donner est les émouvoir à commisération et pitié en se soumettant. Mais on peut lire aussi bien sûr "émouvoir les autres en les soumettant à commisération et pitié", c'est-à-dire leur imposer une force qui "les remue". C'est ce qui suit : Toutesfois la braverie etc.
Les exemples qui suivent sont-ils utiles ? J'espère qu'ils ne sont placés là qu'artificiellement par l'auteur. Il avait des histoires à raconter, et qu'il a rassemblé tout simplement par ce premier § et ce titre. Elles seraient prétextes.
Histoires - blagues : la fin et le sens. La fin clôt le tout ; seule, le "totalise". Après coup seulement, déjà-là comme tout. En attendant, tout dépend de l'attention.
L'incroyable généralité qui ouvre l'ensemble, après lecture du chapitre complet, peut se traduire en un rappel de l'Avertissement : le but n'est pas de nous être utile. "Par divers moyen, on, moi, Montaigne, arrive à pareilles fins" couic. "L'auteur ne s'est donné aucune autre fin que domestique et privée - m'ayant perdu etc." (Avertissement)
Le deuil. Et un jeu de mot, aussi inaperçu de l'auteur que l'ambiguïté rigolote du dessus.
Chapitre II. "De la tristesse"
Aux deuils dont il parle suivent des considérations qui prennent pour principe la stupeur des endeuillés et portent maintenant sur les amoureux. Puis des silences face à l'émotion trop forte (on pense à la mère dans Les Oiseaux qui découvre ce cadavre énuclée) ; proverbes, Les chagrins médiocres parlent, les grands se taisent : Toutes passions qui se laissent gouster et digerer, ne sont que mediocres : La surprise d'un plaisir inespéré nous estonne de même etc ; puis des morts par surprises ; puis un avant-dernier § de rumination, puis enfin, "Je suis peu en prise de ces violentes passions." Je, qui reparaît pour clore cet enchaînement, justifié de la même fin de départ.
Chapitre III. "Nos affections s'emportent au-delà de nous"
"receu de tout temps"
§4 "le langage des hommes nourris dans la royauté etc"
"au-delà de nous" (ambiguïté encore éclairée (supprimée) par les exemples choisis) veut dire après qu'on ne soit plus ou quoi.
On est affecté par ce qui va bien pouvoir se passer après etc.
Pause, parcourant l'enchainement dans les essais, il me semble déceler, élément sympathique, une certaine inquiétude, chaque certitude et formule un peu définitive, qui pleuvent pourtant, est suivi du désir de dire "tout autre chose". Annonciateur (c'est facile, cela dit, après coup de tout lire comme annonçant la suite) du transcendantalisme (je ne sais pas ce que je dis) un su passe, peu importe l'intermédiaire ou le nombre de ces interm., à un que sais-je (c'est fameux), moi, qui ait pourtant bien su. L'expérience enseigne tout, c'est-à-dire qu'elle bloque quelque part. Montaigne refuse de "bloquer". Les histoires se contredisent sur le sens, tout le temps. Mais elles s'accordent toutes à faire sens pour lui. Aucune des appelées par Montaigne ne peuvent ressembler à une nouvelle d'Hemingway ou à une histoire de Malone par ex. Montaigne : "La fin est donnée." Ce que Schop critiquait "La réalité nous est donnée" de kant ou quoi.
Ce qui "fait sens", c'est la fin, qui pousse à lire dans dans la recomposition du tout qu'on doit faire, une récompense.
Fermeture et ouverture du sens
connaissant la chute d'une blague, on peut faire les détours qu'on veut
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Message par Sarty Sam 16 Mai 2020 - 13:09

This might sound crazy, but ARHGAGRNHARGNAHAAH!

Il arrive que des gens parfaitement normaux donnent de l’argent à des gens qui jouent à des jeux vidéos sur Twitch etc. Pourquoi ? Le message qui revient est « merci de me permettre de déstresser, relaxer, rigoler, prendre ma vie côté sourire ». Le monde n’est pas rendu plus acceptable, et le don ne veut faire subsister qu’un maquillage. Il peut aussi s’agir de récompenser un discours, ou une attitude, pour les propager. Sont-ils comparables à ces castes religieuses hamish etc

Le phénomène de Charity aux États Unis, ici kitsch, pas même système concernant les « personnalités »

Voler nie la propriété.
Mais si la propriété se base sur l’exploitation le vol etc, c’est pire. C’est le vol dans la propriété directement

Loi. Crime qui nie la loi. Châtiment (« négation de la négation »)

« Ce fauteuil n’est pas celui que tu as vu là hier mais il lui est exactement identique »

Sans en faire une maladie fermer les portes ouvertes et y frapper poliment sourire

Long plat vol surcaresse le vent Lyon cerné du petit pays presque plat plut ou s’arrête l’arrêt du long vol sans qu’il faille d’aile faux sans que rire plus plat

Oh dis le vite que tout Tout ? Non
Oh vite vite que ça ne Ça ? Non
Oh mais dis, vite que Dis ? Non
Oh vite vite mens

Soleil aussi vit apparemment mais moins vite m’a-t-on dit que terre maman où est ta tatie marrant

I saw an old lady I couldn’t be

Why can’t everything just get along ? There’d be no comedy, there’d be no comedy

Esthétique de l’excès, eric andre, trump etc forsens pleb
Vs goût fr Rameau, descartes boileau etc mesure
Esthétique de l’indice ? Le ridicule des notes d’Eliot

Duperie : sexcepter du bien (universel) en escomptant le fait que les autres y croient (au bien) - mensonge, celui qui ment sexcepte d’une loi qu’il reconnaît
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Message par Sarty Dim 24 Mai 2020 - 22:39

Tu te rappelles les théories comme quoi Ils sont jamais allés sur la lune etc... Bref... A la même époque que ces conquêtes spatiales, les Belges voulaient atterrir sur le Soleil... si si... Et même, ils se sont ridiculisés, on leur disait Vos appareils vont fondre, brûler, il fait trop chaud vous êtes fous « Oh non non on ira la nuit »

J’ai rêvé d’un caillou et je me suis dit Hey, les cailloux pour être plus nombreux il faut les casser les diviser. Voilà. Je me suis demandé ensuite si c’était vrai, et au lieu de répondre je me suis dit que c’était comme ça pour toutes les choses et même pour tout, tout court. Alors je me suis réveillé, et j’avais sur le bras une écharde du bâton d’un rayon de lune qui avait pénétré ma chambre. Alors doucement je le sens, je le tire et je me réveille en train de me pincer la cuisse. Je me rallonge paisiblement. Mais je vois voler une chouette vers la fenêtre, où le soleil semblait se coucher etc etc.

Déni rage négociation désespoir acceptation

Logique du partage, pourquoi, don dans l’appropriation, inversement

Politesse consiste à considérer les actions liées au besoin comme indifférentes, à les accomplir sans leur attacher d’importance

Problème : rendre manifeste son indifférence est autodestructeur
(Nouveau style, Système de non-culture (seconde nature) à laquelle on pourrait reconnaître une certaine unité de style, dans la mesure toutefois où parler d’une barbarie stylisée a encore un sens) (nietzsche
Unzeitgemässe Betrachtungen)
(Dali citant une discussion avec Freud, où Freud expliquait son désintérêt pour les surréalistes : « Votre mystère est manifeste » etc, retrouvez l’interview)

Carrière, travail, famille, amis, relations intimes, activités que vous voulez faire quand libres, choses que vous comptez utiliser pour vous soutenir drogue sport...

Autre sabotage divin Genèse 24. 34 - pas d’ange, il s’explique et il a de la chance
Genèse remplie de sabotages, Exode, remplie de l’inverse

In medias res à la woody allen interrompant les passants, toquant à une porte et disant quand ouverte « et c’est pour ça qu’il était énervé mais etc.... » et les passants répondants comme au courant etc

N’existe pas etc : ok il existe pas dieu mais continue dimpacter la vie (ce que veut dire hegel quand il dit qu’il est plus dur de voir le positif : le positif, l’impact de la chose, existant ou pas etc)
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Message par Sarty Lun 25 Mai 2020 - 20:41

Quand j’entends le mot Meuble, je pense à une armoire, parfois à un petit rectangle à tiroirs longs... Puis vient un problème, que je résous vite, car il fait beau, et je me dis que Oui, une table aussi serait désignée adéquatement comme Ce meuble-ci. Mais alors, d’autres réflexions se lèvent, assez stupides aussi pour céder face beau temps : Un meuble... sert-il à meubler ? S’il est le mot même désignant cette fonction de meublage, nous voilà devant un conflit ! entre le meuble et la mobilité. Là où la mobilité est préservée, l’ameublement, on l’imagine, ne dure pas. Serions-nous dégoûtés de ce mot et de son intranquillité, s’il l’engendrait dans une expérience spécifique de haute importance ? Le meuble devrait-il s’immobiliser pour meubler sans perdre son ambiguïté ? Le voilà, le meuble, là, immobile oui...  Un même mot, tu croyais ? vraiment qu’elle idée ! Un pêcheur de perle plus vigilant renchérirait d’ambiguïtés nombreuses analogues (monde immonde quand vraiment organisé ?), ou simplement plus sérieuses. Dirait-il La fonction, nous le voyons clairement, s’oppose à l’objet, et c’est par la cohabitation de ceux-ci en un même mot qu’ils ont surgit chacun individu ! ? S’appuyant sur d’autres exemples seulement, non, impossible. Mais humilié de s’arrêter ici, ne reprendrait-il pas méthodiquement une voie de clarification définitive, moi non...
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Message par izo Lun 25 Mai 2020 - 22:49

La fonction, la toile de fond qui sert aux écrits. Montaigne par exemple se plumant. La fonction du balai qui racle les lignes; quelle est t-elle ? Le livre a sa dureté et dedans ça vole haute tant que nos trapèzes saignent. Et encore on pourrait attraper bien pire tellement parfois on se trompe de hauteur. Montaigne ainsi feint le désintérêt et prise le doute le je ne sais pas alors qu'il sait très bien quel podium il vise. L'art est un attrape homme (et femme aussi) pour se le mettre dans la poche cruelle (Schopenhauer qui l'était aussi préférant son chien Olive aux hommes et traitant sa femme de chambre comme une chienne). Alors sur quelle tonalité se fixer dès lors qu'on empoigne un livre, sur la conjecture de Karinthy ? Comment reconstituer le puzzle qu'il contient alors que la mémoire joue le poisson rouge dans notre bocal clos et que le précis nous fuit comme un voleur de feu ? Quel vêture il portait déjà ? Quant au meuble jadis il fut femme, et le droit s'en offusqua pour lui donner autrement corps et l'animer comme homme dans ses terres. Un pécheur de perle trouva un trophée et perdit en suivant ses meubles tandis qu'il pensait s'enrichir. La possession l'effraya et le fit tomber, lui et toute sa jeune famille. La terre est meuble aussi comme un ventre arrondi qui croise les additions pour n'en faire qu'une. La fonction nous échappe. Elle vient de l'extérieure et nous nuit sitôt incomprise. Naissant notre fonction est nue, jadis le blanc virginal signifiait une fonction pure a ce nouveau né devenu terre meuble pour un foisonnement dans l''ordre. Le contraire de la fonction est ce désordre qui dysfonctionne tout à outrance. La fonction a sa droiture et ne supporte la senestre attitude. C'est dieu contre diable. Mince on part de rien et on arrive à eux !
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Message par Sarty Mar 2 Juin 2020 - 14:24

Il frappa du marteau sur mon genoux, ma jambe se souleva, Excellent, dit-il, c'est exactement de cette manière que doit réagir votre genoux.. quand on.. le tape.. avec.. un marteau.

Purely virtual, without, but which, as "without", is still there

hitler était une mauvaise personne

Le soleil se leva, comme s'il avait le choix, et surprit D. à vomir dans le parc.
D. n'aimait pas perdre son temps. Il préférait le gagner, son temps. Il s'employait à vivre d'après ce qu'il observait parfois comme son goût, et ses jugements. Et lorsqu'arrivait ce qu'il n'aimait pas, il était frappé invariablement par le monde, des gens, ou lui-même, d'une punition. Avant, après, et même pendant.
D. comprit que son goût s'était toujours manifesté et composé dans le monde, dans des gens, ou lui-même, comme ce qu'il avait prit pour des punitions, c'est-à-dire, s'était toujours déterminé à l'extérieur de lui. Oui, c'est ce qu'il crut comprendre. Il jugea bon de se réapproprier (il appelait ça, se rendre responsable) en en faisant ses propres actes tout contenu qui se présenterait distinctement et appliqua son attention comme il pouvait, c'est-à-dire successivement, à : la prosodie d'un livre sonore, la formulation d'un manuel scolaire d'histoires vraies, la forme grise d'une vache dans un pré la nuit dans un village, la technique de la téléportation, l'hésitation vue, l'hésitation vécue - la suite devenant trop floue il se dit qu'à force, il arriverait à prendre tout chaque fois pour soi, pour lui-même, ou presque, en s'y reprenant. Il essayerait plus tard de s'exercer à tout voir différemment, comme il venait d'y parvenir avant de revenir à son état normal. C'était sa vérité, car il n'en avait pas d'autre à côté ou qui soit plus large. Il ne voulait plus rien sentir, au moins avec son nez.
D. remarqua qu'il faisait jour, et peut-être pour de bon.
D. habitait une ville. Il était avec des gens par terre, qui n'avançaient pas, qui parlaient à des gens debout, qui avançaient, et qui ne parlaient pas. Mais parfois ceux-ci parlaient, et ceux-là ne parlaient pas. Mais parfois, ceux-ci et ceux-là parlaient ensemble. Et parfois ceux-ci et ceux-là se taisaient, ensemble. En même temps je veux dire. Pas tout à fait.

C'est clair, comme ça c'est clair, au moins comme ça c'est clair, voilà oui au moins comme ça c'est clair, enfin bon voilà oui au moins comme ça c'est clair, etc
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Message par izo Mar 2 Juin 2020 - 16:00

E habitait à côté de D mais l’ignorait. Un tableau D’Adolphe D’y Aire ornait son entrée sur lequel il aimait jeter un œil et le bon chaque matin. Le temps était son affaire. Il en faisait un réceptionnaire de choix, portant une attention sur toute chose. C’était sa célébration par quoi sa conscience se magnifiait. Ce présent délibéré le sommait chaque jour à s’épuiser à se puiser dans cette texture dont il appréciait le maillage. Aussi E parlait et pour se faire prenait soin de se figer sur une chaise pour élaborer sa parole. Le parc était son endroit favori. Un matin cependant, son pied gauche heurta une substance gluante et bigarrée. Il n’éluda pas l’énigme mais se promit au silence pour la réflexion et pour en profiter ne serait-ce pour bien entendre le temps passer. D le frôla. Son onde toucha son aura. La collision provoqua un battement d’ailes d’un papillon qui passait là et qui se crut obligé d’obliquer, ce qui le contraria beaucoup. L’air de rien ce menu chamboulement fit bouger, on le sût bien plus tard, la péninsule ibérique de treize centimètres. E et D s’en furent ignorants de leurs effets. Aussi passagers sur cette terre, ils pensent occasionner ce qu’ils ne provoquent pas du tout, tout en provoquant des phénomènes dont ils n’ont pas idée ! Quel monde étrange s’étonna en lui même le papillon de son inestimable hauteur.
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Message par I am So Sure Dim 7 Juin 2020 - 22:23

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Message par Sarty Mer 19 Aoû 2020 - 11:35

Je continue, mal Basketball
D'une modalité de l'autorisation formelle à penser (dire ; réfléchir/réinterpréter)
Caractères, et "peinture de c" : perception au sens hégélien aboutie. "entropie morale des systèmes" (expression d'un traducteur de La République)

Saisissons-nous d'un caractère, par exemple : l'Avarice. (un peu confondu je dois dire, dans mon idée, avec cupidité, avidité, etc.)
-> est-il sans "autre" ? Il faut qu'il soit, càd qu'il soit (ainsi se trouve conditionné le Caractère) : par soi (1), s'il est possible (càd s'il a déjà été mû, ou l'est déjà) ; par l'autre (2) : de soi (2.1), ou (encore) de l'autre (indifférence). -->Pour aller à l'essentiel : 1. Continuation, persévérance. 2.1. Reconnaissance. 2.2. Émulation, envie au sens hobbesien. ---> voici nos repères historiques (2.) ; quant au 1. il sera associé, identifié, à la délimitation de soi du caractère.
(Je n'indiquerai pas chaque point à son endroit, l'ensemble étant plutôt fondu)
On voit que 2.2. a trait à la matière, la chose travaillée (par le caractère, son activité ne laissant pas indifférenciée la chose). Ici se trouvent déterminés les rapports qui naissent de la présentation de soi : la fameuse double activité, où il faut donc recourir pour un antécédent, si stupidement inquiétant dans toute étude d'un "pourquoi". Car en effet, le concurrent (Hobbes, Éléments de la loi naturelle et politique, Première partie, chapitre IX, 12.) de l'Avarice, c'est l'empire du mort. : où tout ne fait qu'attendre d'être saisi. Ses aptitudes sont aussi bien celles de retenir que de frapper de dissociation chaque fois l'objet quelconque retenu similairement ailleurs, sans maître : car cet empire lui apparaît , gouverné seulement par Os , Poussière, ou Cendres. Simplement, ce rapport s'inverse quand l'Avarice croit résoudre, et résout effectivement, de la bonne manière (qui lui correspond) cette injustice de laisser périr ou s'effriter ce qu'il suffit de saisir là : car sa jouissance n'est pas dans la consommation, ou plutôt ce qu'il appelle consommer, c'est l'achat simple, la pure acquisition, la prise en main, l'attention donnée et en tant qu'elle se donne à ce qui s'offre, càd comme prise, donner les moyens à la chose d'être nôtre. Mais nous voyons là la délimitation de sa réalité : le cercle est évident, la répétition a lieu, mais différemment : Car était détaché du reste un peu mystérieusement un objet, qui faisait office de tout du désir, et maintenant ce tout est reconnu comme l'empire même : et ne peut-il, Avarice, tout désirer ? réunir tout objet qui se présenterait, et seulement transposer, se mettre à la place, de l'empire extérieur ? Nous avons là affaire à l'empire effectif de la mort, car il s'agit de tuer, tout objet possible ne devenant objet pour cet empire qu'après la détermination destructrice de sa possibilité. Nous assistons à une "dernière consommation", car l'objet infini qui se présente est le nom lui-même. Càd que l'Avarice se refuse à soi-même comme à une possession creuse, du fait qu'il ne possède qu'à travers le processus de dissociation d'une possession étrangère d'avec un maître qu'il prenait pour soi (d'où l'injustice, l'apparence de non-inadéquation de l'état de chose qui précède son mouvement), et se comprend pour soi maintenant comme il est pour nous depuis le début de cette "analyse". Càd qu'il est "à la maison", mais se trouve-t-il bien en sa compagnie ? La limite est franchie, donc, quand ceci modifie la modalité de sa jouissance (car nous parlons de désir, spécifié dans un de ses gestes), l'Avare ayant ici prit la forme de sa définition.
Regardons comment ce changement se poursuit : nous avions remarqué une mystérieuse singularisation d'un objet au sein de l'empire extérieur ;  distinction (trompeuse) de l'objet et de la chose. On voit bien dans la vie, qu'un Avare a "un problème", et il n'est pas évident à chacun de l'expliquer sans décrire simplement la série des caractéristiques de cet Avare, puis sans terminer en disant "c'est un problème". Mais cette apparence n'est plus mystérieuse pour nous car ce problème est finalement qu'il n'a pas mérité son nom : car prit dans le cercle donné au-dessus, de singularisation d'objets, l'Avare se trompe quant à l'objet légitime de ce que son nom désire : son problème, c'est sa propre inadéquation.
Mais semble-t-il, l'erreur est à notre compte : nous qui le désignons ainsi, de ce nom, et pas autrement (et comment sinon ?). Mais l'erreur semble aussi partagée. Car ces désirs trompeurs ne le sont effectivement pour nous et pour soi (dans les faits!) qu'une fois l'analyse lancé, et le nom mit sur la chose qui ne contient pas tout (on a vu l'Avare manquer à soi-même au départ donc), et où la chose était déterminée comme l'essentiel : Ce processus d'apposition d'un nom sur une chose semble donc aussi pathologique, désormais, que n'importe quelle illusion caractérielle : càd qu'elle devra aussi être nommée d'un nom qui est communément l'indice et l'avertissement d'une désapprobation touchée. - Nous désignons ce processus par le nom de philosophie.
Mais cette réflexion intérieure à partir d'une analyse soi-disant poussée à l'extrême (de nos capacités d'imitation d'un style délicat), peut-elle encore se réfléchir ; ça vient d'être le cas. Or, rien du tout.
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Message par izo Mer 19 Aoû 2020 - 21:50

je poursuis, mal certainement
d'une impulsion à une pensée reprenant une autre. L'altérité déjà.
"Nul n'est une île (John Donn tandis que son environnement souffrait de maux pires que les nôtres : la peste pas moins et que lui-même se sentait accaparé par une fièvre mordante). L'un et l'autre s'entremêlent déjà. Le port du masque est recommandé que je vous dis
L'avarice un caractère ? une nature ? un comportement ? une émulation ? words words words. « Que lisez-vous, monseigneur ?– Des mots, des mots, des mots... des mots rouges, des mots jaunes, de mots bleus… ».
Voici mon mot bleu, comme la mer qu'on dit lactescente ou blanche ou noire ou rouge, comme les voyelles de Rimbaud. Les quatre chevaliers de l'apocalypse ainsi convoqués. Un royaume pour un cheval. Un roi abandonnant son bien pour pouvoir tuer son ennemi juré. Un caractère ? une émotion qui en surplombe une autre. "Nous sommes tristes parce que nous pleurons" E d'Ors de je ne sais plus qui, dans je ne sais où, page 145 au moins. Je suis avare parce que l'argent m'enjoie (Izo à l'instant). Me voici affecté, en prise à une néguentropie qui me métastabilise sitôt rassasié. l'attente en soi enfin calmée jusqu'à l'attente suivante : Erwartung  (en allemand ça donne un air vachement plus sérieux). ça me permet de sortir ce bel Wierder ein ewiger tag des wartens, prodigieuse lamentation, le corps retrouvé. L'attente prend fin, avec elle l'émulation, le caractère. Idem pour l'avare redoutant la perte et en même temps la recherchant car cette peur l'entretient, elle l'anime enfin dans le creusement de lui qui ne se possède pas. D'abord aimer, s'aimer ensuite pour nous aimer. Un objet à la place du cœur, un objet à la place du sujet, un objet roi de l'étant. Pas d'inéquation, juste une solution toute sienne sinon quoi la folie. Mieux vaut se la créer que de la subir venue de l'extérieur. le problème est que tout est problème. Le même (un autre ? ) Eugenio d'Ors de je ne sais plus comment a également déclaré qu'il suffit de regarder une chose avec attention pour qu'elle devienne intéressante. Après l'émotion, l'attention. Des charges hormonales encore. Peu de philosophie en fin de compte.
Mais cette réflexion intérieure (extérieure elle devient réflection), à partir une analyse poussée à son bout seul (de mes capacités de je ne sais quoi), peut-elle encore se réfléchir - mais certainement. Or, tout ou rien.
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Message par izo Jeu 13 Mai 2021 - 13:15

Je rêve ou est passé sur moi le vent de l’aile de l’imbécilité ?

Où donc sont passés tous les mots assemblés en un truc assez énorme que je me réjouissais de lire le temps venu ?

Le vent m’a soufflée et Sarty a passé l’aspirateur. Plus de mots.

Il m’avait semblé avoir lu ça et là du Heidegger songeant à François Fedier prof en khâgne à Condorcet dont j’appréciais les cours (non non je n’y étais pas élève mais un ami l’était et m’en rendait compte abondamment chaque semaine).

Ses cours étaient un voyage où s’entremêlaient moults références sorties de tous les arts et de toutes les époques. Quelques uns de ses cours sont publiés chez Pocket Agora (ex quatre leçons sur le Menon : un délice).
Or Fedier qui avait fait sa thèse sur Heidegger vient de nous quitter tout comme Jacques Bouveresse qui lui s’intéressa à Wittgenstein.

Nous avons perdu beaucoup cette semaine. Des tueurs en série de pointe qui savaient viser juste et dire les choses avec acuité.
RIP messieurs.
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Message par So Sûre 2 Lun 17 Mai 2021 - 22:24

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