Se projeter partout mais ne rien entreprendre

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Message par jolindien le Jeu 31 Déc 2015 - 8:01

Tu peux exprimer ta pensée ici, dans sa profondeur, dans sa différence,
Cela reste des mots, que tu pauses pour les autres, que tu pauses pour toi
Mais c'est une (des) relation que tu crées,
on trouve de la réciprocité dans ce lieu, et de la diversité
C'est déjà cela, c'est déjà beaucoup.

Laisser vivre son enfant intérieur, cela s'applique à l'existence...
Il est compliqué au début de faire "taire" le mental pour simplement profiter de l'instant présent (peu importe cet instant).
Le jugement envers soi et autrui c'est le mental qui le génère, cela se transpose ensuite en sentiments et émotions dans le corps, l'angoisse s'en porte alors fort bien...
Je crois que l'on fait l'erreur voulant éliminer le jugement de le juger à nouveau,
Par exemple c'est mal de penser que la voisine est une conna..., ou je suis nul de me rabaisser tout le temps
Ce faisant on émet à nouveau un jugement, le cercle reste infernal.
Un début est de laisser sa pensée (négative) se former, et de se dire intérieurement qu'elle est devenu inutile maintenant.
Les autres sont comme ils sont, je suis comme je suis
Essayer de sourire intérieurement au jugement qu'on vient d'émettre (avant de formuler des paroles qui le consolide...), et le laisser partir comme il est venu.
Au fur et à mesure, on évacue ce négatif de nous et le panel d'émotions tortueuses qui va avec.
mais je peux raconter plein de choses, elles seront vraies pour toi si tu les fait tiennes
Il n'y a que toi qui peut te comprendre,
c'est un amour tendre vers soi je crois.

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Message par adelaidelechat le Jeu 31 Déc 2015 - 8:49

!j'aime bien l'idée du jugement qui se juge... quand on dit :" là je suis en train de me juger, c'est mal" , ça me conforte dans l'idée encore que les choses sont circulaires et que si je veux sortir du jugement, il faut juste que je m'arrête à : "là je suis en train de me juger... et c'est moi..."
Il y a un amour tendre de soi vers soi, et c'est plus agréable de se prendre avec bienveillance, quand bien même je peux me sentir agacée par mes limites quand je me confronte à elles. Eviter de les juger aussi c'est plus apaisant.
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Message par jolindien le Jeu 31 Déc 2015 - 8:54

Le cercle de la vie,
j'aime bien m'y promener en sifflant à tu-tête,
Si on le regarde de l'extérieur c'est un cercle, mais ne serait-ce une spirale...vers ou?
Peut-être vers nous,
est-ce le début ou la fin?
Les deux, cela en devient amusant!

L'expression duelle des choses dans notre esprit nous restreint beaucoup dans la linéarité, et nous ne sommes pas linéaires


Dernière édition par jolindien le Jeu 31 Déc 2015 - 9:21, édité 1 fois

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Message par adelaidelechat le Jeu 31 Déc 2015 - 9:08

oui, ou "comment réussir à échouer " quand on ne sort pas du cercle... (voir Watzlawick, auteur du livre de ce nom là Very Happy rabbit )
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Message par jolindien le Jeu 31 Déc 2015 - 9:31

Le cercle de l'illusion alors?!

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Message par Jo' le Jeu 31 Déc 2015 - 14:00

J'aime bien cette perspective, je commence à trier mes pensées depuis avant hier soir et je me sens déjà mieux.

J'avais commencé un petit travail sur moi-même il y a longtemps, entre deux j'ai eu une mauvaise période donc j'ai un peu rebroussé le chemin, mais il semblerait que parallèlement à ce jugement anxiogène, il y a un regard différent à porter sur sa propre histoire.

Le fait de vivre à la fois dans le passé et dans le futur et de rester bloqué, c'est de porter un bilan très lourd, très dur sur ce qu'on était et ce qu'on est devenu et donc de ne pas réussir à se projeter dans le futur en se considérant comme tel. En octobre dernier, j'ai rencontré une personne par hasard (quoique, le hasard est discutable) qui m'avait parlé de Ho'oponopono, un art de vivre Hawaïen qui consiste à se pardonner et à se réconcilier avec soi-même.
J'ai l'impression que dans beaucoup de cultures, on retrouve cet aspect de pardon et de réconciliation. On peut l'appeler comme on veut, suivre un rite d'une île lointaine, s'inspirer d'une spiritualité d'un autre continent ou ajuster le concept pour soi, avec ses propres mots, le fond reste le même. Dans les grandes lignes, de ce que j'ai survolé. Prendre du recul sur sa propre histoire, ne plus se voir comme un homme à l'écart du monde, mais comme un comme un homme qui fait partie de ce monde. Et là déjà, l'angle de vue est très différent. S'isoler du tout ou s'intégrer dans le tout. Peu importe la position qu'on adopte en société finalement, qu'on soit acteur ou spectateur d'un groupe.
Quand je me regarde avec cette distance, j'en viens à sourire, à rire, j'apprécie ma singularité. C'est bien plus difficile à faire quand je suis dans un mauvais état d'esprit, où je me torts les boyaux face à la représentation que je me fais de moi, mais plutôt que de parler de rechute où le jugement prend le dessus en disant "tu as rechuté, tu n'es pas capable de surmonter ta propre image", pourquoi ne pas parler de "rappel", "d'apprentissage" après tout…

Tu peux exprimer ta pensée ici, dans sa profondeur, dans sa différence,
Cela reste des mots, que tu pauses pour les autres, que tu pauses pour toi
Mais c'est une (des) relation que tu crées,
on trouve de la réciprocité dans ce lieu, et de la diversité
C'est déjà cela, c'est déjà beaucoup.

C'est une écoute, une compréhension aux travers des différents sujets du forum, c'est déjà beaucoup effectivement Smile

Par exemple c'est mal de penser que la voisine est une conna..., ou je suis nul de me rabaisser tout le temps
Ce faisant on émet à nouveau un jugement, le cercle reste infernal.
Un début est de laisser sa pensée (négative) se former, et de se dire intérieurement qu'elle est devenu inutile maintenant.
Les autres sont comme ils sont, je suis comme je suis
Essayer de sourire intérieurement au jugement qu'on vient d'émettre (avant de formuler des paroles qui le consolide...), et le laisser partir comme il est venu.

Une absence de jugement n'est-elle pas elle-même une spirale infernale ? Il y a-t-il du bon et du mauvais jugement ? Car même si j'arrive à rationaliser, à refuser cette pensée anxiogène, des personnes tout autour de moi continueront de juger et voudront peut-être me faire du mal. Il y a des conflits inévitables, je peux très bien me dire que je suis comme je suis, que la personne en face de moi est comme elle est mais qu'à partir du moment où elle tente de m'agresser d'une manière ou d'une autre, c'est une connasse. Il y a des gens qui n'attendent que ça d'entrer dans le conflit, c'est leur carburant.
Une fois en réfléchissant au sujet, je me suis dit "plutôt faire des constats que des jugements", mais je trouve que la frontière entre les deux est quand même très mince. On peut se trouver des excuses, se dire qu'on fait un constat alors qu'on est bel et bien dans le jugement, et inversement. C'est valable aussi pour ses propres pensées. C'est un véritable bordel dans ma tête, mais c'est moi Smile

mais je peux raconter plein de choses, elles seront vraies pour toi si tu les fait tiennes

Ça me rappelle le Manuel d'Alfred, un livre sur le subconscient Smile

!j'aime bien l'idée du jugement qui se juge... quand on dit :" là je suis en train de me juger, c'est mal" , ça me conforte dans l'idée encore que les choses sont circulaires et que si je veux sortir du jugement, il faut juste que je m'arrête à : "là je suis en train de me juger... et c'est moi..."
Il y a un amour tendre de soi vers soi, et c'est plus agréable de se prendre avec bienveillance, quand bien même je peux me sentir agacée par mes limites quand je me confronte à elles. Eviter de les juger aussi c'est plus apaisant.

C'est un peu le concept du chien qui se mord la queue finalement… Et si on commet une erreur, une maladresse, qu'on se trouve dans la position du fautif et qu'on en a conscience, on peut se dire : "Je suis vraiment nul", ce qui serait une part de jugement. Alors qu'on pourrait très bien se contenter de juste reconnaitre le tort et de se dire "Personne n'est parfait, tout le monde fait des erreurs".
Le jugement intérieur, c'est une forme d'acharnement sur soi, d'auto-harcèlement. Mais attention quand même à ne pas tomber dans l'excès inverse et à trop accepter, c'est aussi un conditionnement.

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Message par junglerun le Jeu 31 Déc 2015 - 14:16

Brouillon a écrit:Il m'arrive aussi de vexer, ou de parler de sujets qui semblent soit dérangeants, barbants ou complètement inintéressants pour les gens. J'ai déjà eu le droit à de l'agressivité pour avoir dit des choses banales selon moi. On m'a déjà dit que je saoulais et qu'on devait parler d'autres choses. J'ai même reçu des "Tais-toi ! Ta gueule !", le monde est tellement civilisé... Et puis ce qui m'énerve le plus, c'est quand une personne fait mine d'être intéressée par ce que tu dis puis détourne définitivement le regard sans la moindre expression, tu te rends compte que pendant tout ce temps elle était juste en train de t'observer dans ta bizarrerie.
Ces derniers temps dès que je plonge en société et que j'ai de la conversation, je me retrouve à faire des monologues. Pourtant je veille à ne pas trop m'étaler, à raconter ma vie comme une personne souffrant de solitude. Mais non, j'ai toujours ce regard qui me fixe tant que je parle et qui se détourne à la fin. Je me demande dans ma tête quelle image je renvois de moi. Est-ce que je suis inintéressant ? Ou alors au contraire, est-ce que je sors des propos trop intelligents ? J'avoue que ces deux pensées me sont venues.
Tout dépend de la situation. Le fait de pouvoir passer pour quelqu'un de super réfléchi, et pour un gamin de 5 ans à 30 secondes d'intervalle, c'est ça qui fait qu'on ne sait plus trop comment être. Sauf que cette composante fait parti de moi, et quand je saurais en tirer le bénéfice je ne m'en porterais pas plus mal. J'essaye. C'est pas toujours facile...
Après si tu tombe sur des connards qui n'ont pas d'humour et qui te claquent un "ta gueule" au milieu d'une conversation, je pense que le problème ne viens pas du tout de ta conversation intéressante ou non, mais de ton interlocuteur. Il est perdu face à une situation qu'il ne comprend pas, ben qu'il reste dans son flou total et qu'il aille parler avec des gens aussi cons que lui. Dis toi juste qu'il ne mérite pas de te parler, c'est dans ces situations là qu'il est important d'avoir un minimum de recul et de jugement sur autrui. A la limite même un petit "je te fais chier ?" avec un petit sourire histoire de voir la réaction de la personne, quand tu as l'impression qu'elle décroche, et au moins tu seras fixé. Et ça t'évitera les insultes. Après c'est plus facile à dire qu'à faire...

Brouillon a écrit:Avec les gens qui ne voient que par leur porte-feuille, c'est très dur d'avoir des conversations simples et profondes tant la fierté et la superficialité sont de mise. Et puis c'est souvent le concours du meilleur, le "moi je" qui signifie qu'untel a fait des choses plus importantes que le voisin de table. Qui a la plus grosse ? C'est la même chose.
J'ai eu la "chance" de bien gagner ma vie l'année dernière. J'étais entouré de gens qui en avaient autant. J'ai parlé de mes impôts pendant 1 mois. Je me ferais vomir pour oublier ce souvenir si je pouvais ^^. Du coup ça n'aide pas à aimer ceux qui le font aujourd'hui, parce qu'ils me rappellent ce que j'étais pendant un an. La dure loi de s'approprier les manières de ceux qui sont autour de toi... D'où l'intérêt de toujours s'entourer de personnes qui te tirent vers la bonne direction, celle que tu souhaites prendre, pas celle que la vie te dicte.

Brouillon a écrit:Je trouve que c'est très dur de réagir à des propos positifs. Quand on me fait un compliment, je n'aime pas le reconnaitre car j'ai peur de paraitre fier. Je n'ai toujours pas trouvé comment accepter un compliment sans abaisser le niveau par derrière. Alors qu'une critique, non seulement ça ne me gêne moins mais en plus je donne facilement raison à l'autre. Et ça alimente mon égo négatif. Mais oui, c'est plus facile de retenir le négatif que le positif surtout si on alimente notre conscience par du négatif.
Et puis il faut bien dire les choses : quand il s'agit de critiquer, les gens sont prêts à se bousculer mais pour souligner du positif, il n'y a presque plus personne.
J'ai lu dans un autre topic sur ZC "j'ai appris à prendre les compliments comme ils viennent. Quand on m'a dit récemment "t'es intelligente", j'ai simplement acquiéscé." Je ne sais plus qui a dit ça, mais je pense que c'est quelque chose qui demande énormément de temps et d'efforts pour en arriver là. Peut etre devrais tu essayer toi aussi, de prendre les compliments comme ils viennent, sans essayer d'y ajouter une pointe d'humour ou de dénigrement ? Ca me semblait une bonne piste, mais j'ai pas encore eu l'occasion de le tester (faut dire que ma sociabilité est réduite en ce moment).
Sinon 100% d'accord concernant les bousculades dès qu'il s'agit de négatif. Je me sens mal de parler de négatif d'une personne, même si c'est mon ennemi juré. J'ai beaucoup de mal à comprendre l'aspect attrayant que les gens trouvent à la critique.
Quand il s'agit de critiquer une décision de l'état, une entreprise ou autre, je suis le premier, mais pour critiquer une personne j'ai vraiment du mal. Faut vraiment que je n'ai pas d'autre choix.

Brouillon a écrit:Te trouver bizarre et savoir lire en toi, c'est un peu contradictoire. S'ils te trouvent bizarre, c'est justement car ils ne savent pas te définir.
En ce qui concerne la copie, je pense que ça se ressent, si le geste n'est pas naturel, qu'il est calculé, ou si par malheur tu emplois des expressions communes alors que ta façon de parler habituelle est plus développée, les gens trouveront une anomalie. Quelque part, on essaie de copier les autres mais on est fait pour être nous-même même si on ne sait pas qui on est…
Ça me rappelle ma période lycée, je passais parfois du temps à regarder comment les mecs posaient leurs jambes en cours. Est-ce qu'ils les croisaient ? Est-ce qu'ils posaient le tibia sur le genou ? Est-ce qu'ils avaient les deux pieds à terre ? Et puis vu que je ne savais pas comment installer les miennes, alors je copiais celui qui paraissait le plus cool. Mais mes jambes, ça a été une affaire complexe pour moi.
Exact. Trouver qui on est quand on a toujours copié les autres, c'est compliqué. Je t'avoue que j'ai jamais réellement su m'asseoir non plus, on m'a souvent fait la réflexion "ton dos dans 10 ans il sera pourri", "pourquoi tu met ta jambe sous ton cul" etc... Mais j'ai toujours pensé que c'était une sorte de controle de mes jambes, histoire de pas être tout le temps en mouvement. En effet mon dos est pourri aujourd'hui et me fait soufrir environ un jour sur deux, mais je sais toujours pas m'asseoir pour autant.

Brouillon a écrit:Parce que la personne handicapée, avant d'être handicapée, elle est une personne et elle aimerait être traitée comme tel. Pour une personne bizarre c'est pareil.
J'ai eu ce problème pour ma sexualité, j'ai toujours évité de l'ébruiter de peur qu'on m'appelle le gay. Parce que je ne supporte pas qu'on me réduise uniquement par mes préférences sexuelles, je suis plus que ça. Je suis un homme aussi, et ça devrait passer en priorité. Mais ça, pour l'expliquer… C'est difficilement compréhensible pour certaines personnes.
Je n'aime pas non plus l'inverse, ces personnes qui se réduisent uniquement par leur différence, qui ne comprennent pas qu'elles-mêmes sont plus que sexualité/religion/couleur/différence… J'ai eu des remarques comme quoi je ne m'assumais pas, alors que pour moi ce n'est pas une question de s'assumer ou pas, mais de se réduire qu'à une partie de son identité.
Malheureusement y'a certaines caractéristiques qui priment sur les autres aujourd'hui. Etre arabe, être homo, être handicapé, être sans emploi, c'est pour les gens bien plus facilement critiquable qu'être intelligent. Du coup c'est ce qui ressort en premier. Difficile de faire autrement, mis à part en l'assumant pleinement. Tu pense que ce n'est pas une question d'assumer, mais je pense que y'a quand même une partie de ça.
Exemple : https://www.youtube.com/watch?v=36m1o-tM05g
Ce mec m'impressionne. C'est pour moi... Un dieu vivant, tout simplement. Montre le dans la rue à des gens, ils vont à 99% se moquer avant de l'écouter. Au final il a parlé une minute à peine que tu sais déjà qu'il s'assume de A à Z et qu'il a plus de confiance en lui que je n'en aurais jamais.
Et pourtant beaucoup à sa place verraient le regard des autres comme critique, ou comme évoquant de la pitié. Non pas lui, il se sent d'égal à égal avec les autres. Parce qu'il a compris qu'il était comme les autres, peut être plus réfléchi encore de par sa situation, mais avec une caractéristique différente.
Après comme il le dit il est bien entouré. Avoir une épaule sur qui pleurer doit parfois aider. Après c'est une autre histoire que je ne connais pas. J'ai souvent été l'épaule, jamais la larme. J'ai toujours tout pris sur moi, et ça aide peut être pas.
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Message par Jo' le Jeu 31 Déc 2015 - 17:33

Tout dépend de la situation. Le fait de pouvoir passer pour quelqu'un de super réfléchi, et pour un gamin de 5 ans à 30 secondes d'intervalle, c'est ça qui fait qu'on ne sait plus trop comment être. Sauf que cette composante fait parti de moi, et quand je saurais en tirer le bénéfice je ne m'en porterais pas plus mal. J'essaye. C'est pas toujours facile...
Après si tu tombe sur des connards qui n'ont pas d'humour et qui te claquent un "ta gueule" au milieu d'une conversation, je pense que le problème ne viens pas du tout de ta conversation intéressante ou non, mais de ton interlocuteur. Il est perdu face à une situation qu'il ne comprend pas, ben qu'il reste dans son flou total et qu'il aille parler avec des gens aussi cons que lui. Dis toi juste qu'il ne mérite pas de te parler, c'est dans ces situations là qu'il est important d'avoir un minimum de recul et de jugement sur autrui. A la limite même un petit "je te fais chier ?" avec un petit sourire histoire de voir la réaction de la personne, quand tu as l'impression qu'elle décroche, et au moins tu seras fixé. Et ça t'évitera les insultes. Après c'est plus facile à dire qu'à faire...

Tu as parfaitement décrit cet aspect contradictoire de la personnalité : être à la fois très réfléchi et en même temps très enfantin. J'ai souvent eu le sentiment que dans les groupes où je me trouvais, chacun ne devait avoir qu'un seul profil. À partir du moment où tu montres plusieurs visages, tu deviens difficile à appréhender. On a un rôle à tenir, et si on se permet de changer de personnage en cours de route, de prendre des libertés on peut être considéré comme je sais pas… Quelqu'un de faux ? Si on est capable d'endosser plusieurs costumes, quelle étiquette nous attribuer ? En société, il y a toujours ce sentiment de case, d'étiquette, de barrière qui devient vite oppressant.

La fois où je me suis pris un "Ta gueule, tu saoules !", je me suis senti bien seul. Dur d'avoir de la répartie dans ces moments quand tu sens que quoique tu dises, quoique tu fasses, tu es catalogué comme le mec lourd de la soirée. Et en plus avec des gens que tu fréquentes depuis un moment, ça fait mal. Comment ne pas se retourner alors contre tout le monde ? En effet c'est pas facile, il y a des contextes qui se prêtent mieux que d'autres.

J'ai eu la "chance" de bien gagner ma vie l'année dernière. J'étais entouré de gens qui en avaient autant. J'ai parlé de mes impôts pendant 1 mois. Je me ferais vomir pour oublier ce souvenir si je pouvais ^^. Du coup ça n'aide pas à aimer ceux qui le font aujourd'hui, parce qu'ils me rappellent ce que j'étais pendant un an. La dure loi de s'approprier les manières de ceux qui sont autour de toi... D'où l'intérêt de toujours s'entourer de personnes qui te tirent vers la bonne direction, celle que tu souhaites prendre, pas celle que la vie te dicte.

Tu peux aussi prendre ce souvenir comme un symbole. Te dire que tu as vécu le sujet de l'intérieur, que tu sais exactement sur quoi tu te bases pour te dire que tu n'aimes pas parler d'argent. On peut avoir des opinions sans être directement concerné par un sujet, mais les opinions basées sur le vécu sont les plus solides Wink

Malheureusement y'a certaines caractéristiques qui priment sur les autres aujourd'hui. Etre arabe, être homo, être handicapé, être sans emploi, c'est pour les gens bien plus facilement critiquable qu'être intelligent. Du coup c'est ce qui ressort en premier. Difficile de faire autrement, mis à part en l'assumant pleinement. Tu pense que ce n'est pas une question d'assumer, mais je pense que y'a quand même une partie de ça.

Disons que jusqu'à mes 17 ans, je pensais que ma différence était due à mon homosexualité. Je me suis vu attribuer beaucoup d'insultes homophobes et ce, depuis que je suis tout petit. Pourtant, je ne suis pas spécialement efféminé, ça ne se lit pas sur mon front. Je dirais que ça concerne plutôt mes caractéristiques : mon hypersensibilité, mon hyperémotivité, mon manque de confiance, etc. Le jour où j'ai eu des relations, cette croyance s'est effondrée. J'ai senti ce même décalage avec les mecs que je fréquentais qu'avec le reste de la société.
Ce n'est pas mon homosexualité que je n'assume pas, c'est ma personnalité toute entière que je cache. D'ailleurs, ma famille est courant, mes anciens amis les plus proches aussi et je me sens parfaitement à l'aise avec le sujet puisqu'ils me connaissaient dans plusieurs de mes aspects. Par contre, il m'arrive encore de mentir sur ma vie affective avec des gens qui ne me sont pas spécialement proches, des collègues de travail par exemple. Notamment dans le milieu de l'animation car ce genre d'information peut vite s'ébruiter et prendre des proportions démesurées. Avoir des gamins qui me demandent : c'est vrai que t'es PD ? Franchement, ça me gaverait. Ou pire, des parents qui osent encore faire la liaison entre homosexualité et pédophilie… Je suis un peu parano, mais j'en ai entendu de toutes sortes alors je préfère être prévoyant et garder ce genre d'information pour mes proches.

Exemple : https://www.youtube.com/watch?v=36m1o-tM05g
Ce mec m'impressionne. C'est pour moi... Un dieu vivant, tout simplement. Montre le dans la rue à des gens, ils vont à 99% se moquer avant de l'écouter. Au final il a parlé une minute à peine que tu sais déjà qu'il s'assume de A à Z et qu'il a plus de confiance en lui que je n'en aurais jamais.
Et pourtant beaucoup à sa place verraient le regard des autres comme critique, ou comme évoquant de la pitié. Non pas lui, il se sent d'égal à égal avec les autres. Parce qu'il a compris qu'il était comme les autres, peut être plus réfléchi encore de par sa situation, mais avec une caractéristique différente.
Après comme il le dit il est bien entouré. Avoir une épaule sur qui pleurer doit parfois aider. Après c'est une autre histoire que je ne connais pas. J'ai souvent été l'épaule, jamais la larme. J'ai toujours tout pris sur moi, et ça aide peut être pas.

J'ai une pensée peut-être un peu odieuse mais je me demande s'il n'est pas plus simple pour une personne de s'assumer si sa différence est visible, dans le sens où elle ne peut pas se cacher. Je ne fais aucune généralité, j'ai beaucoup d'admiration même car peu importe ce par quoi tu es confronté, ce n'est jamais facile de s'assumer.
Mais quand celle-ci est invisible à l'oeil nu, tu te sens un peu comme un intrus, tu culpabilises. Enfin, moi c'est ce que je me suis dit quand j'ai découvert le concept de la douance. Après quelques mois mon opinion devient plus souple mais je garde ce sentiment de ne rien avoir à revendiquer, de souffrir pour quelque chose qui n'existe pas aux yeux des gens. Et c'est peut-être aussi pour ça qu'on trouve très peu d'épaules sur lesquelles pleurer.
En tout cas, ce mec est une belle leçon de vie.

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Message par Jo' le Jeu 31 Déc 2015 - 17:48

Plus simple, c'est peut-être pas le bon mot… Je ne sais pas comment décrire ma pensée...

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Message par adelaidelechat le Ven 1 Jan 2016 - 14:10

D'où l'intérêt de toujours s'entourer de personnes qui te tirent vers la bonne direction, celle que tu souhaites prendre, pas celle que la vie te dicte.

ah oui je me dis ça 2016 = s'entourer de gens avec qui je partage des valeurs qui me correspondent bien...
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Message par Jo' le Sam 2 Jan 2016 - 17:37

C'est plus simple à dire qu'à faire, et puis on peut facilement confondre la projection de ses propres désirs sur la personne qu'on a en face de soi avec une amitié sincère et équilibrée.
L'entourage c'est devenu tellement complexe pour moi, comment discerner le vrai du faux… Je n'arrive plus à créer d'accroche, même avec des gens avec qui je ne ressens pas spécialement de décalage. Il y a ce sentiment d'infériorité qui me fait dire que mes conversations sont inintéressantes et qui me coupe toute spontanéité. La peur de mon propre pessimisme qui ne m'aide pas à poursuivre dans des discussions positives. Ce très dur bilan sur mon parcours, qui ne m'aide pas à me mettre en valeur. Et cette crainte d'être trop collant, monopolisant.
Je travaille dessus, en même temps que pour le reste car de toute façon tout est lié. Mon manque de perspective dans la vie, mon incapacité à me créer des liens, de me redonner une chance pour une relation sentimentale, tout part de ce jugement négatif de moi-même.
Concernant la piste professionnelle, je suis bien décidé à redémarrer. Je veux me donner une autre chance car je ne me vois pas m'en sortir autrement. C'est le plus gros morceau, et celui pour lequel j'ai décidé de m'attaquer en priorité.

J'hésite souvent à reprendre contact avec d'anciens amis avec qui j'avais des affinités. On a vécu 3 ans ensemble en internat, on a eu des hauts, des bas mais globalement on était assez soudé, jusqu'à ce que chacun prenne une direction différente. On se revoyait encore quelques fois par an suivant nos disponibilités mais depuis 2 ans, je peine à les revoir, à organiser une soirée, une sortie de retrouvailles. Ce qui me donne un goût amer, c'est qu'eux, ils se fréquentent encore. J'ai fini par me sentir à l'écart, jeté hors du cercle. Je culpabilise parfois de ne donner aucune nouvelle, mais je me dis qu'eux non plus n'en donnent pas alors je ne me sens pas totalement en tort. Ils ne savent pas ce que je deviens, je ne sais même pas s'ils se posent la question d'ailleurs, s'ils pensent à moi de temps en temps. De mon côté, je pense encore souvent à eux, je sais à peu près ce qu'ils deviennent via les réseaux sociaux. Ils ont monté un groupe de musique ensemble, ce qui est drôle d'ailleurs c'est que leur nom ressemble à une caractéristique zébresque, alors qu'on en a jamais parlé. Ils poursuivent leurs études dans le domaine artistique, ils semblent se développer.
Ils m'ont invité à un de leur concert via la fonction invitation sur Facebook. Je trouve que c'est très formel, alors qu'on a partagé beaucoup de choses ensemble. Je ne pense pas m'y rendre, déjà parce que j'ai plus d'une heure de route, parce que je crains de faire le déplacement juste pour un bonjour et quelques formalités. Ou à l'inverse, de me retrouver dans une soirée où ils parlent de leurs projets, de leur réussite alors que moi je n'ai aucune perspective, que je n'ai rien développé pendant tout ce temps. Je suis complexé, j'ai le sentiment que ce genre d'invitation pourrait me faire plus de mal que de bien. J'ai conscience que ça aussi, c'est un jugement négatif envers moi-même, c'est triste à dire mais je pense que pour repartir sur de bonnes perspectives, je dois rompre avec mon passé.
Et globalement, quand je pense à toutes les relations amicales que j'ai pu avoir, je fais ce même constat : rompre avec mon passé, repartir de zéro. Je travaille sur moi pour me pardonner, pour accepter mon histoire, pour ne plus ressentir de honte mais revoir d'anciennes connaissances, c'est au dessus de mes forces pour le moment. J'ai besoin de m'armer, de me reconstruire, de me développer d'abord.

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Message par Jo' le Dim 3 Jan 2016 - 3:38

Je relis souvent mes propres messages en les prenant avec divers angles de vue, comme si je tentais de me mettre dans la peau de quelqu'un d'autre. Au bout de quelques relectures ça finit par marcher, comme quoi l'écriture peut-être un bon remède. J'ai d'ailleurs utilisé cette technique très tôt pour mieux me comprendre.

Ce que je peux en tirer déjà, c'est que ce moyen est aussi efficace que pervers, car il m'enferme dans un schéma de relecture continue de mon histoire toute entière, je n'arrive pas à me remettre en question sans tout remettre en question, chaque nouvelle pensée introspective active mon arborescence et des dizaines de branches de pensées introspectives s'appliquent, elles aussi. J'avoue que ce système est utile dans mes phases positives car elles me boostent mais par pur constat, je dirais qu'elles ne représentent pas la majeure partie de ma vie. Sans compter que le tout soit exacerbé, qu'il me suffit de peu pour me contrarier. Je ne m'en rends pas compte quotidiennement car je vis avec moi-même, je dois souvent passer par des phases de démêlage pour me voir avec un oeil suffisamment extérieur pour m'apprécier.

Je pense que cette crainte d'être trop collant, trop monopolisant est à l'origine de beaucoup de mes comportements. De l'exclusion notamment, du fait que je n'ai jamais eu les mêmes règles sociales, et que j'ai compris très tôt qu'elles étaient stupides. C'est ce que je pense toujours d'ailleurs, mais avec une vision plus profonde qu'avant, elles régissent tout, elles conditionnent notre vie, nous empêchent de penser par nous-même et j'ai pris très tôt le réflexe de vérifier qu'aucune de mes valeurs correspondait à ce système pervers. Bien sûr, j'ai transgressé plusieurs fois. J'ai eu mes faux-self, de l'ignorance, de l'immaturité, mes propres faiblesses. Et ce camouflage constant, qui pouvait me retirer toute identité par moment. J'ai mis longtemps avant de me rendre compte que dans ce schéma là, je n'arriverais pas à m'intégrer, à m'effacer et que je ferais des sorties théâtrales, un peu folles de mon état d'hibernation pour montrer que j'existe, que je ne suis pas invisible et que j'arrive à marquer quelques esprits. Et que je n'aurais pas accès à l'affection de tout le monde.
J'ai fini par prendre peur de moi-même finalement dans cette vision parallèle, du système que je me suis moi-même créé en riposte, et du monde extérieur. Ces règles sociales, dont je ne connais pas le code mais dont je connais les effets. Le fait d'avoir la peur d'être trop collant et monopolisant se traduit par un malaise tactile et verbal. Je ne sais pas me montrer proche des gens, poser une main amicale sur une épaule par exemple, ou à l'inverse, la présence d'une main amicale sur mon épaules créer une sensation dérangeante. Je peux paraitre hésitant, voire même rigide ou robotique aux yeux des gens, pour en avoir eu plusieurs fois les attributs. Sentimentalement c'est l'inverse, j'ai besoin de beaucoup de contact. Au niveau verbal, j'ai par exemple du mal avec les surnoms, les petits mots affectifs, ce qui n'aide pas à me familiariser, à me rapprocher. J'adore l'humour mais je réagis souvent mal quand on utilise l'humour envers moi, surtout quand c'est répétitif.
Je me demande pour le coup si ce n'est pas des traits d'Asperger, j'avais lu un peu de documentation sur le sujet au tout début de la question des zébrures, mais j'étais déjà pas mal chargé en informations donc j'ai un peu exclu l'hypothèse.
Après une nouvelle lecture sur le syndrome, je me trouve des similitudes. Je pense que je vais aller me coucher et réfléchir à tout ça...

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Message par Pola le Dim 3 Jan 2016 - 5:53

Combien de fois l'as tu relu celui-ci ? Je l'aime beaucoup Smile

Pola

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Message par jolindien le Dim 3 Jan 2016 - 6:44

On peut avoir des traits autistiques proches de l'asperger en étant HQI, voire encore plus prononcé pour un THQI.
Ou commence l'un, ou commence l'autre...
Peut-être que l'hypersensibilité est un socle commun à ces états

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Message par adelaidelechat le Dim 3 Jan 2016 - 9:31

Va vers du neuf, va vers ce qui te fait plaisir, qui te nourrit, essaie, rate, recommence, tu as l'air décidé, alors fonce ! Et si tu te gauffres, eh bien tu te relèveras, parce que c'est pas la première fois que tu tombes et sans doute pas la derniere.
Il y a certainement dans ce bas monde des personnes qui vont aimer tes complexes et tes défauts. Autrement ce serait chiant.
Si tout le monde était parfait, on ne pourrait plus échanger.
Regarde tes jugements négatifs te traverser, comme des courants d'air. Observe les, note simplement qu'ils sont là, présents, et que cela peut ne pas t'empêcher d'agir.
C'est un peu comme un saut dans la piscine, t'as la trouille et tu sautes parce que tu regardes ta trouille et que tu reconnais qu'elle est là, sans pour autant la laisser te mener par le bout du nez. C'est toi qui choisit de laisser la trouille te mener ou pas...

Je t'invite à regarder ce qui va bien chez toi, il y a des choses c'est certain. Prends en un bon bain chaud, cela n'enlèvera pas ce qui gratte, mais ça te renforcera pour aller traverser ce qui gène, ce qui entrave. Il y a des aspirations présentes dans ce que tu dis, comme faire éclater un carcan ! C'est beau cette détermination que tu as. Elle est autant présente que tes doutes, choisis de porter ton regard vers elle, et tu verras comme les choses deviennent plus faciles... Voir ce qui va n'enlève pas ce qui ne va pas, c'est juste un marche pied pour avancer.

Bon courage ! cat
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Message par Jo' le Dim 3 Jan 2016 - 14:13

Pola a écrit:Combien de fois l'as tu relu celui-ci ? Je l'aime beaucoup Smile

Pas encore assez Smile

On peut avoir des traits autistiques proches de l'asperger en étant HQI, voire encore plus prononcé pour un THQI.
Ou commence l'un, ou commence l'autre...
Peut-être que l'hypersensibilité est un socle commun à ces états

Après m'être emballé sur la question, c'est ce que je me dis aussi… Je connais deux Aspergers dont mon cousin que je vois très occasionnellement, tous deux sont a un niveau assez élevé du syndrome. Ils ont une réelle coupure sociale, et une angoisse extrême. Avant de me pencher sur la question des zébrures, j'ignorais totalement toutes les composantes de la vie d'une telle personne, même s'il m'est arrivé plusieurs fois de me demander si je n'avais pas certaines ressemblances avec eux, sans que ce soit aussi marqué.
Le fait est que je ne suis pas testé. J'ai beaucoup de coïncidences dans ma vie, beaucoup d'indices, comme cette psychologue scolaire qui m'avait annoncé à l'âge de 16 ans que j'étais un Albatros, sans me parler d'un quelconque test et sans me dire qu'il s'agissait d'un surdouement. Elle m'encourageait à lire le Petit Prince, ce que je n'ai pas fait. Je m'étais complètement refusé d'approfondir les recherches à l'époque car avant de partir de son bureau elle m'avait dit qu'adulte, ce sont des personnes avec un trésor en elles mais qui sont très solitaires. J'étais dans une quête sociale, je commençais à me faire des amis, alors j'ai vite balayé la question. 6 ans plus tard, j'ai retrouvé le fameux complexe de l'albatros en cherchant de la documentation et comment dire… J'ai pris une bonne claque.
Je me pose de plus en plus fréquemment la question de me faire tester. Je ne trouve pas de psychologue spécialisé dans mon secteur, le plus proche est à plus d'une heure de route ce qui ne m'encourage pas car financièrement, ça représenterait un investissement. Et puis j'ai peur de ne pas pouvoir le confirmer, de rester sans réponse. Une introspection c'est bien, mais le "diagnostique" me parait de plus en plus inévitable pour pouvoir avancer dans la vie en étant fixé sur cette bizarrerie, cette différence qui me définit depuis toujours.

Va vers du neuf, va vers ce qui te fait plaisir, qui te nourrit, essaie, rate, recommence, tu as l'air décidé, alors fonce ! Et si tu te gauffres, eh bien tu te relèveras, parce que c'est pas la première fois que tu tombes et sans doute pas la derniere.
Il y a certainement dans ce bas monde des personnes qui vont aimer tes complexes et tes défauts. Autrement ce serait chiant.
Si tout le monde était parfait, on ne pourrait plus échanger.
Regarde tes jugements négatifs te traverser, comme des courants d'air. Observe les, note simplement qu'ils sont là, présents, et que cela peut ne pas t'empêcher d'agir.
C'est un peu comme un saut dans la piscine, t'as la trouille et tu sautes parce que tu regardes ta trouille et que tu reconnais qu'elle est là, sans pour autant la laisser te mener par le bout du nez. C'est toi qui choisit de laisser la trouille te mener ou pas...

Je t'invite à regarder ce qui va bien chez toi, il y a des choses c'est certain. Prends en un bon bain chaud, cela n'enlèvera pas ce qui gratte, mais ça te renforcera pour aller traverser ce qui gène, ce qui entrave. Il y a des aspirations présentes dans ce que tu dis, comme faire éclater un carcan ! C'est beau cette détermination que tu as. Elle est autant présente que tes doutes, choisis de porter ton regard vers elle, et tu verras comme les choses deviennent plus faciles... Voir ce qui va n'enlève pas ce qui ne va pas, c'est juste un marche pied pour avancer.

Bon courage !

Comme une forme de rébellion contre cette peur. J'ai déjà su le faire, ces phases positives que j'ai eu sont nées d'une forme de rébellion contre mes propres craintes, dans ces moments là elles deviennent même un carburant. Le monde auquel je fais face aujourd'hui est plus complexe car j'ai des responsabilités d'adulte, une plus grande pression encore mais je sais que dans le fond c'est le prochain niveau à franchir. Si je réussi ça, je peux réussir à vivre ma vie. Aller vers quelque chose de nouveau, c'est mon plus grand désir à l'heure actuelle.
Les inscriptions pour le concours de la mention complémentaire commencent dans 3 semaines, si mon dossier est retenu et que je réussi l'examen, je commencerai vraiment à concrétiser cette nouvelle route. Il me faut juste de la patience, mais tant que je suis dans l'attente, que je vis dans ce quotidien nocif, je continue de rêver et de ruminer.

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Message par claire tete en l'air le Dim 17 Jan 2016 - 13:14

Je ne sais pas si cela t'aidera dans ta réflexion mais sait-on jamais.
Quand je te lis j'ai l'impression de me lire. J'ai quelques petites années de plus que toi et donc quelques métiers d'avance: voici un peu mon parcours:
BAFA
bac L arts plastiques, une premières année de LEA chinois anglais (je me suis dis que le commerce n'était pas pour moi) suite à cela je suis partie au Mexique pour un service civique là pareil que toi l'éclate mais c'était dans l'enseignement. en rentrant j'ai donner des cours d'espagnol + petit boulots de nounou+ boulot de traduction.
j'ai repris des études en dut carrières sociales en animation socioculturelle et comme toi j'ai traversé une phase de questionnement intense je me suis arrêtée juste avant le diplôme ( la peur de ne pas réussir et de décevoir tout le monde autour de moi) donc j'ai fui je suis partie travailler en Espagne comma animatrice j'y ai rencontré mon mari mais je m'emmerdais au boulot.
Nous sommes rentrés en France comme j'avais encore l'age j'ai entrepris un apprentissage en restauration (j'y entrevoyez des possibilité d'association culinaire indéfinie et la possibilité d'exprimer ma créativité j'y ai trouver trop de contrainte hiérarchique et militaire pour l'exprimer...)
du coup j'ai mis le cap sur mon besoin de créativité j'ai fais un bac + 2 en photo que je n'ai pas eu car la photographie à des codes plus que conventionnelle et je sortait des clous... J'avais trouver un boulot sur Paris comme photographe mais mon mari n'a pas voulu suivre et comme nous avons une petite fille j'ai renoncé pour ne pas qu'elle souffre de notre séparation géographique..
Comme il faut bien manger j'ai enchainer les petits boulots dans la vente, l'aide à domicile, maison de retraite, je m'épuise j'avais entrepris une reconversion en menuiserie le coté manuel me plaisais bien mais je n'ai pas pu poursuivre faute d'argent pour financer la formation et car je suppose très fortement une allegrie à la sciure de bois (je suis malade depuis le debut de la formation et j'attend mon ddv avec l'allergologue avec impatience..)

Comme pour toi mon entourage fait pression, j'ai rencontrer un Hp l'an dernier avec qui j'ai eu une discussion autour du boulot justement il était expert dans l'informatique et il s'emmerdait dans son boulot je crois qu'à la longue c'est plus ou moins inevitable alors soit comme lui tu l'acceptes et tu te spécialise dans u domaine pour avoir de l'argent et t'offrir des loisir pour satisfaire ton besoin altruiste, de créativité et d'implication polyvalente. Soit tu fais comme moi tu deviens caméléon et tu change de boulot comme de chemise sans forcément passer par des formation. En ce qui me concerne le culot fait beaucoup... Mais j'avoue être un peu lassé. J'ai besoin de stabilité car tous ces changement sont fatiguant je dois ajouter à cela qu'en 11 ans j'ai déménagé 12 fois sans compter les départs et retour à l'étranger et que ma vie personnelle est régie par les contraints administrative liée à la situation de mon mari qui n'est pas européen ...

Je pense faire un bilan de compétence mais aussi aller voir un coach personnel pour corriger mon problème de concentration mais je constate aussi que le yoga et la médiation m'apaise et m'aide à réfléchir autrement.Il faut juste que j'arrête de procrastiner et que je me discipline pour faire mon yoga au moins une fois par semaine. Cela peut être une bonne piste pour te recentrer sur toi et commencer par t'apaiser. Je pense que le la révolution atomique et émotionnelle que tu vies dans ta tête ( et certainement aussi dans tes tripes) ne t'aide pas trouver une solution sereine et pérenne.

Le fait que tu te sente bien dans la ferme ne me surprend pas du tout le milieu associatif et assez different du milieu des entreprises mais il est possible aussi de trouver une entreprise pour laquelle l'humain et important mais c'est plus difficile... sauf peut être dans le secteur social et encore que...
Le secteur de l'économie sociale et solidaire est quelque chose de très attirant pour le coté idéaliste etc mais je pense que tu auras aussi des désillusions. Il n'y a pas de travail idéal sinon ce ne serait pas un travail mais un loisir mais tu peux trouver un travail ou tu as à faire le moins de compromis possible... à méditer
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Message par Jo' le Dim 17 Jan 2016 - 18:14

Je pense que le la révolution atomique et émotionnelle que tu vies dans ta tête ( et certainement aussi dans tes tripes) ne t'aide pas trouver une solution sereine et pérenne.

C'est tout à fait ça, une révolution interne. Et cela ne m'aide pas non plus à entrevoir la vie de façon sereine et pérenne.

Être un caméléon ça me fatigue, je suis arrivé à un stade où je ne sais plus faire semblant. J'ai repris mon contrat de 3h par semaine pour animer un atelier de dessin à des enfants et je me sens un peu perdu. Au bout de quelques années d'animations j'avais réussi à devenir compétent et être l'animateur que je souhaitais être à ce moment. Mais aujourd'hui, je suis angoissé à chaque fois que je me rends au travail. Je redoute des choses sur lesquelles je fermais les yeux avant, notamment l'aspect social avec les autres collègues. Pourtant, ils sont très bien, abordables, naturels et humains. Je n'arrive plus à engager de conversation de manière spontanée, tout ce qui sort de ma tête est calculé et j'ai le sentiment de laisser une bien drôle image de moi ces temps-ci. Le fait que je le pense ne m'aide pas, c'est sûr. Je me dis qu'il faut que je me reprenne, que je retrouve cet état d'esprit que j'avais avant pour me sentir mieux. Mais plus rien ne sera jamais comme avant désormais. Je dois me construire un nouvel équilibre, me détacher de mon image pour vivre plus sereinement. Même si c'est plus facile à dire qu'à faire.
M'ennuyer, ça me fatigue aussi et ça me laisse trop de temps pour penser. Alors un boulot qui m'ennuie me fait peur.

Et quand je lis ton parcours, je retrouve en effet cet aspect de ma vie : aller à droite à gauche sans jamais se fixer sur un point précis. Penser, douter, se remettre en question, stagner, avancer, reculer, avec cette sensation de vouloir être partout et de se perdre.
Et pour le service civique à l'inverse de toi, ça a été très pénible pour moi. J'aimais beaucoup l'univers alternatif, le milieu dans lequel je travaillais mais socialement je m'en suis pris plein la tronche. Cette expérience m'a fait beaucoup de mal, et en même temps je pense que c'est un mal nécessaire pour aller mieux par la suite.

Je procrastine encore beaucoup mais j'ai fait des progrès par rapport à il y a quelques mois. Je vais plus facilement prendre des rendez-vous, me renseigner et c'est un pas énorme pour moi.
J'ai passé le WAIS 4 la semaine passée peu de temps après m'être vraiment décidé. Je suis toujours fixé sur mon idée de mention complémentaire (c'est bien la première fois qu'une idée reste aussi longtemps dans mon esprit), ce qui m'enlève beaucoup de pression par rapport à mon avenir. Même si j'ai encore des doutes, des craintes, notamment le fait de ne pas être retenu pour le concours, ou de ne pas avoir le concours, ou de ne pas trouver les ressources nécessaires si je suis pris pour me loger, ou de ne pas trouver d'emploi à la sortie de cette formation… Je pense à beaucoup de choses pour ne pas vivre une énième désillusion et peut-être aussi pour faire les choses correctement cette fois. Mais cela ne m'empêchera pas de le tenter car je compte bien passer au dessus de mes peurs.
Il faut que je me motive pour prendre rendez-vous à Pôle Emploi et éventuellement avec une assistante sociale pour discuter argent, ce n'est plus qu'une question de temps, ce sera fait prochainement.
Je me fixe des petits objectifs petit à petit, je trace une route dont je ne connais pas la destination, mais par intuition je pense que ces petits objectifs que je mets sur mon chemin sont utiles pour moi. Ils sont ma propre évolution, à ma manière.

Et le culot, comment tu le décris, comment tu le vis ? Car moi je suis vite honteux dès que j'ose avoir un peu de culot.

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Message par claire tete en l'air le Dim 17 Jan 2016 - 19:33

Je pense que tu es sur la bonne voie avec tes objectifs au fur et à mesure!
Quand je te lis je pense à une chose si sur ce forum nous sommes tous ou presque tous HP nous sommes aussi unique en cela le WAIS te rendra peut être service.

Tu sais certainement que parmis nous il y a des HPI (haut potentiel intellectuel) et des HPE (haut potentiel émotif) mais au-delà nous avons des personnalités différentes avec des caractéristiques communes. Certains sont bien plus à l'aise avec des machines et d'autre avec l'humain.

Il va de soit que pour avancer celui qui est plus à l'aise avec les machine doit s'ouvrir au contact humain et celui qui est plus à l'aide avec l'humain travaille un peu plus son coté intellectuel et se faire confiance. Tu parles d'équilibre à juste titre.

Ce que tu ressent vis à vis de tes collègues fait écho en moi. Je te rassure pour les autres tu as juste l'air bizarre et pas à l'aise dans tes baskets.
Rien de dramatique surtout si tu changes prochainement d'orientation ou d'environnement tu ne les reverra probablement pas...

J'étais d'une timidité maladive étant jeune : asociale, toute seule dans la cours de récréation, dans un coin j'attendais patiemment que la cloche sonne et me libère d'une certaine façon en rentrant en classe... ça c'est aggravé jusqu'au lycée. En changeant d'environnement je cherchais à changer quelque chose dans mon comportement. Et à chaque fois que je change de milieu j'essaie de me "façonner" un peu plus de sorte que je fais peau neuve. L'animation m'a beaucoup aider pour ça car les enfants ne juge pas, au pire ils posent des questions... et au fur et à mesure je me suis forcé à coup de petits objectifs. Aujourd'hui je suis capable d'engager une conversation avec un inconnu ou de parler au micro devant un public pour une animation ou une conférence.

Mais soyons honnêtes nous ne serons jamais comme tout le monde et il ne faut pas chercher à tout pris à faire comme si on n'était pas HP et cacher ses émotions. C'est l'erreur que j'ai fait je me suis complètement oublié je voulais tellement qu'on m'aime et avoir de la reconnaissance. Quand j'ai découvert ma zébritude il y a deux an ça m'a d'autant fait plus mal.
si j'ai un conseil à te donner vis à vis de tes démarche multiplie les rendez vous et les sources d'informations. Depuis septembre j'ai rencontrer 3 assistantes sociales qui m'ont donner trois infos différentes... il a fallut que je me renseigne auprès d'autres organismes pour avoir le son de cloche juste...et il vaut mieux avoir les personnes en face de toi. Car quand tu appelles les 3/4 du temps tu as affaire à une plateforme et les personnes te racontes des conneries plutôt que te dire qu'ils ne savent pas et qu'ils ne sont pas compétents pour te répondre... normal, ils n'ont pas le droit de dire qu'ils sont sur une plateforme...

par rapport à ton expérience en service civique, dis-toi que tu en retirera toujours quelque chose de positif avec du recul. Il me semblait que tu disais que cette expérience t'avais donné des ailes jusqu'à ce que tu sortes de ta position. Tu apprend toujours sur toi et sur la nature humaine. Souvent quand on change de comportement au sein d'un groupe cela le perturbe. Par exemple si tu avais l'habitude de ne jamais dire "non" et que tu commence à t'affirmer le groupe est déstabilisé dans son confort et va chercher à te casser pour retrouver son équilibre précédent....

Pour le culot, heu, quand je cherche du boulot et que je postule à une offre d'emploi pour laquelle je n'ai pas le diplôme je mets en avant mes compétences transposables dans le métiers que je convoite et je me dis ça passe ou ça casse.
Mais c'est pas grave je tente . Au moins je me dis que j'avance, je ne reste pas au chômage car il n'y a rien de pire que l'ennuie.
Et si je peux m'ouvrir des opportunités et trouver une activité qui me plait j'essaie.
Je multiplie les candidatures, il y aura forcément quelqu'un qui sera interpeler et je finis toujours par avoir raison. Généralement si je reste un mois au chômage c'est bien le grand max. Après en entretien je ne me démonte pas même si forcément l'inconnu fait peur c'est aussi existant d'apprendre de nouvelles choses.
Donc je me mets dans cet état d'esprit et je donne le meilleur de moi même. Au fil du temps j'ai appris à m'adapter et je me sens vraiment à l'aise avec les autres.

Par rapport à tes angoisses pour le moments il y a des solutions homéopathiques c'est remboursé par la sécu, moi je prends de la rhodiol c'est une plante qui te donne un coup de fouet sur le plan physique et t'apaise sur le plan émotif.
Sinon il y a aussi le chlorure de magnésium. l'avantage c'est que ces trois solutions sont naturelles et non addictives. (attention toute fois au dosage du chlorure de magnésium qui peut avoir un effet laxatif puissant..)
ça ne fait pas de miracle mais ça donne un coup de pousse et après le cercle est vertueux: mieux tu te sens, mieux tu prends les choses, plus tu avances, mieux tu te sens et moins tu as besoin du coup de pousse...
Courage et patience!! la vie est belle!!
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Message par nikoko30 le Dim 17 Jan 2016 - 20:20

Salut a toi pauvre chercheur,

Je te rassure tu n'es pas le seul dans ce cas a 36 ans j ai changé maintes fois et maintes fois de job ...un apprentissage très tot dans le batiment en peinture imposé par mon pére ...j'en es rien retire mise part que des que je sorte du quotidien des murs en blanc j'excellais..donc un cap de peintre en batiment en poche ...franchement je suis un peu comme toi niveau culturel sa tourne entre biere voiture OM (je suis dans le sud) et femme..donc c est un peu (beaucoup limité) ...ensuite il a bien fallu bossé sans se poser de question ou le paternel allé sortir le battoir...direction le MC DO  ou l'évolution a été fulgurante en moins d'un an chef d'équipe c'est bien ..mais pas assez donc on va voir ailleur car l'ennui arrive vite voir tres vite mais il faut bien mangé....


On passe donc a une autre phase je suis plus adolescent il me faut un toit pour vivre car la famille c est bien mais quand on nous comprend sa a plutot pour but de nous descendre..vite vite un autre job qui pai mieux un appart avec une demoiselle qui est aussi hp...un job alimentaire de merde en 3/8 ...c est bien pour se repose nous qui avons besoin de sommeil et de calme ...4/5 ans dans la meme boite qui construit des matelas pour finir chef d' equipe bonne paye mais la encore ....

j'en peut plus au secours je m en vais...personne écoute ce que tu dis et quand ils ont épuisé toute les solutions ils viennent te voir et s' appropri ton idée...je ne supporte pas les hyppocrites sa me met hors de moi...donc pour pas moi d anpe jusqu'a ce jour je ne connais pas POPAUL emploi..directement en interim ou pendant plus d un an je devien imprimeur...on a la chance d apprendre tres vite et de faire le caméléon sa sert....mais en commencant tout en bas a chaque fois sa ne va jamais assez vite...puis l agence d interim tres content de moi me propose une formation en aviation...banco j ai souvent la tete dans les nuages...

Alors j' y go et la très très bon salaire mais sa me gonfle je me casse...je te passe plein de job alimentaire chef de ligne que se soit en alimentaire humaine ou animal toujours bon salaire puis un demenagement et une separation....me voila revenu dans mon sud pour ma fille ..il faut bien manger suprise un ancien employeur me propose de rejoindre son equipe pour etre chef de laboratoire ...j y connais rien mais la qualite sa doit pas etre super complique c est justes des règles a suivre ( c'est ce que j essai de faire depuis que je suis gamin ).
Bon j ai tenu 6 mois c est pas mal..2 jours apres que je sois parti on me propose un autre job alimentaire travaille dans le beton...et la comme on dis par chez moi ..j ai serre ma tete a fais un 360...impossible d avancer ..tete en vrac envi de vomir en me rendant au taf...mon gentil docteur qui me connais depuis mon enfance ma dis MR arrété tout vous devriez consulte ??? je l ai regarde je me suis dis y es j ai un truc qui va pas je vais mourir du cancer du typhus du sida le tout reuni en un...j ai eu la chance de rencontre une psy aussi hp qui m a revele a moi a m explique le pourquoi du comment ...depuis que je l es rencontre j ai passe un test de competence , une formation en design d espace (valide par un bac) sans vraiment avoir l impression de m etre donne pour l avoir.

Je suis actuellement entrain de creer mon propre taf ,ma propre societe qui melange un peu tout ce que j aime de la creation ,de l artistique ,du dessin , meme si j ai tres peur de me planté (comme toute entreprise tu n'es jamais sur que sa fonctionne).

Tu te pose énormément de question et c'est normal on s'en es tous posé par ici ,mais as tu vraiment envi que la peur domine ta vie ?
Pas évident de répondre a sa et je ne sais pas si moi meme je peut encore y répondre..mais entre toi et moi il y a une différence j'ai une petite fille de 8 ans qui a été déclaré HP aussi je me dois pour elle de lui montré la voix et de lui faire comprendre que pour nous rien n'est impossible si on le désir vraiment....

Je ne sais pas si j'ai pu t'aidé mais tu n'es pas le seul a te posé plein de question.
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Message par Jo' le Dim 17 Jan 2016 - 21:39

Tout témoignage m'est utile, et grâce à ce forum j'ai compris que je n'étais pas le seul dans ce cas même si la vie réelle m'a longtemps fait penser le contraire. Ce que je remarque c'est que vous êtes des personnes qui s'en sortent quoiqu'il arrive, qui sont combattantes. Et c'est quelque chose que je me dis depuis très jeune "je trouverai toujours une solution", même dans les périodes compliquées.
Ça m'aide à entrevoir la vie de façon plus ouverte car même si mon chômage me semble interminable, même avec des petits jobs entre deux, je me dis qu'un jour ce sera derrière moi, que cela prendra fin. Je ne perds pas espoir malgré beaucoup d'apitoiement sur moi.

Le fait d'avoir accumulé des expériences diverses et variées vous donne des compétences, chose que je n'ai pas. Je ne dis pas ça pour me rabaisser, je fais un constat. Je suis sorti de l'école il y a 2 ans maintenant, je n'ai rien pratiqué d'autre que de l'animation (le seul secteur où j'ai assez d'expérience pour me sentir compétent) et tout ce que j'ai vu en cours je l'ai laissé derrière moi. Je ne me sens plus dans le coup, j'ai oublié beaucoup de choses et je n'ai pas un niveau professionnel.
Tout ce que j'apprends en autodidacte n'est jamais approfondi, je survole énormément de choses sans jamais me spécialiser, m'investir à fond. Et c'est ce qui me freine dans l'idée de postuler dans les jobs pour lesquels je n'ai pas de diplôme, ou en intérim. Ça, plus le contexte social, plus un éventuel trouble de l'apprentissage. J'attends le compte-rendu de mon WAIS-4 avec impatience justement pour pouvoir mettre le doigt sur ça.

Tu te pose énormément de question et c'est normal on s'en es tous posé par ici ,mais as tu vraiment envi que la peur domine ta vie ?

Bien sûr que non, j'aimerais avancer sans que toutes ces idées me polluent l'esprit… Mais je me dis que cette peur pourrait devenir un carburant, et c'est ce que je m'efforce de faire de plus en plus.

J'étais d'une timidité maladive étant jeune : asociale, toute seule dans la cours de récréation, dans un coin j'attendais patiemment que la cloche sonne et me libère d'une certaine façon en rentrant en classe... ça c'est aggravé jusqu'au lycée. En changeant d'environnement je cherchais à changer quelque chose dans mon comportement. Et à chaque fois que je change de milieu j'essaie de me "façonner" un peu plus de sorte que je fais peau neuve. L'animation m'a beaucoup aider pour ça car les enfants ne juge pas, au pire ils posent des questions... et au fur et à mesure je me suis forcé à coup de petits objectifs. Aujourd'hui je suis capable d'engager une conversation avec un inconnu ou de parler au micro devant un public pour une animation ou une conférence.

À chaque fois que je change de milieu j'ai l'impression de tout reprendre à zéro, que ce qui est acquis dans un endroit ne l'est pas forcément dans un autre. Par exemple quand je faisais de l'animation il y a deux ans, j'étais capable de parler devant un public, de passer au dessus de mes craintes car je me sentais maitre de la situation. Cet été en service civique, j'étais incapable de parler devant un public. Mon trouble de la dépersonnalisation a joué beaucoup évidemment puisqu'il se manifeste avec l'anxiété quand je ne me sens pas à mon avantage dans un environnement.
De retour dans le même endroit qu'il y a deux ans, je reprends peu à peu confiance en moi. Je suis capable d'animer un atelier d'art même si je me sens encore un peu perché à cause de ma découverte de la douance.
C'est souvent tout ou rien selon l'environnement dans lequel je me trouve, donc j'ai toujours une appréhension quand je vais vers quelque chose de nouveau.

Sinon pour mes angoisses actuelles, je ne les ressens pas au point de me rendre malade. J'ai déjà connu des vertiges, des maux de ventre, des boules dans la gorge par le passé mais je n'en suis pas à ce niveau ces derniers temps. Je les laisse me traverser, j'évite de trop m'attarder dessus, j'apprends à vivre avec et je les accepte. Je ressens moins d'intensité c'est sûr, mais elles ne disparaissent pas. C'est psychologique avant tout, si elles reprennent le contrôle sur moi à ce moment j'envisagerai peut-être quelque chose d'homéopathique.

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Message par nikoko30 le Dim 17 Jan 2016 - 21:49

Une chose que j ai appris ...

un patron voudra toujour un mouton a 5 pattes...tu as fais du design et de l animation il me semble...
tu pense vraiment que meme un dessinateur ou un web desgineur super performant connais tous ses logiciels par coeurs ??
tu te rend compte du nombre de chose a apprendre??
tu n es pas parfait et personne n es parfait et aucun candidat pour un poste n est parfait..

Les angoisses en general font le yoyo...des fois sa va ,des fois sa va pas,
des fois c est selon les jours ,des fois les heures et parfois les minutes on est simplement comme on es...

et tes competences sont en toi ...on n oubli rarement les choses...c est la stocke en nous quelque part ..
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Message par Jo' le Dim 17 Jan 2016 - 22:27

J'ai l'impression de ne jamais en savoir assez… Et je vis très mal les erreurs, le manque de connaissances. J'ai de très mauvais souvenirs de la plupart de mes stages en entreprise où j'avais le sentiment d'agacer parce que je ne faisais pas comme il faut ou mal certaines choses, et que j'étais censé les avoir apprises en cours. Alors qu'en cours j'avais des bonnes notes. Je redoutais souvent mes périodes de stages à cause de ça, j'avais déjà cette crainte du monde professionnel.
En animation c'est pareil, durant mes premières années d'expérience je pouvais faire des erreurs monstres (qui n'en fait pas au début ?) mais je n'avais aucune pitié, je me sentais souvent comme le vilain canard dans les équipes où je me trouvais. Il m'a fallu plusieurs structures avant d'en trouver une tolérante où j'ai pu m'améliorer.

Je suis perfectionniste, j'ai l'impression qu'on attend énormément de moi dès mon arrivée quelque part et je ne me sens pas à la hauteur. Soit je tombe dans un milieu sans pitié et je m'enfonce dans la médiocrité (la majorité du temps) soit je tombe dans un milieu tolérant et je peux déplacer des montagnes. Dur pour moi aujourd'hui de faire des recherches d'emploi…

Je n'ai plus le goût du design graphique aujourd'hui. Il m'arrive encore d'avoir des idées d'identité visuelle, d'avoir un esprit critique sur certaines choses que je vois. Mais je ne me vois plus passer mes journées à faire des maquettes pour des flyers, des brochures… Ou de créer des visuels. C'est trop restreint pour moi, et je n'ai aucune formation en webdesign (en plus ça ne m'attire pas). Un designer graphique sans compétence dans le web n'a aucune valeur sur le marché de l'emploi aujourd'hui.

Et je suis lent pour effectuer un travail. Je passe trop de temps à prendre du recul sur mon propre travail car je veux que ce soit parfait.

Pour le design d'espace (vu que tu te reconverties dedans), j'ai voulu en faire. J'ai trouvé une école, j'ai eu mon concours mais je n'ai trouvé aucune alternance (chose obligatoire pour moi à l'époque car il me fallait un revenu) donc j'ai abandonné l'idée également.

Et puis je ne suis pas un mouton, en tout cas pas un mouton qui sait rester dans l'enclos.

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Message par Hermione le Jeu 12 Mai 2016 - 11:41

Salut Brouillon,

je viens de lire les trois pages de discussion.
Tu en es où dans ta réflexion ? Smile
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Message par Jo' le Jeu 12 Mai 2016 - 14:58

Salut, merci de demander des nouvelles Smile

Je ne suis pas tellement plus avancé aujourd'hui. Disons que j'accepte plus facilement ma situation et c'est déjà un grand pas pour moi, j'ai arrêté de me projeter partout, dans tous les sens et je me dis désormais : actuellement ma vie est ce qu'elle est, comment faire pour l'améliorer ?

Je travaille toujours dans l'animation, depuis mon dernier message j'ai effectué 2 centres durant les vacances et je continue mon petit contrat de 3h par semaine où j'anime un atelier d'art plastique pour des primaires. Ça me permet de garder un lien avec les gens entre deux périodes saisonnières, même si psychologiquement je suis toujours très anxieux. Heureusement, je m'entends très bien avec mes collègues les plus âgées.

J'aimerais continuer dans l'animation, j'ai pensé à passer un BPJEPS pour m'ouvrir à d'autres publics mais les concours se font en fin d'année, il y a 3 écoles tout au plus dispersées dans toute la région et les offres d'emploi sont maigres dans mon périmètre de recherche. Donc je me demande si ça vaut vraiment le coup de me lancer dedans, sachant que d'ici là et me connaissant, je peux très bien changer de projet. Et passer des concours, retourner à l'école… Je ne sais pas, j'ai du mal avec ça. C'est pas vraiment une peur de l'échec ou de succès pour le coup, l'école a toujours été pour moi source de difficultés en matière d'intégration et d'épanouissement, et d'anxiété. De même pour le milieu professionnel.

J'ai encore des cartouches de rechange, j'ai une petite idée dans ma tête qui ne cesse de grandir au fur et à mesure que je rencontre des difficultés et qui se présente de plus en plus comme une voie alternative à tout ça, la création d'une entreprise.
J'ai un côté autodidacte, un savoir-faire, des expériences à droite à gauche dans plusieurs domaines, si j'arrive à tout rassembler en une seule et même vocation, je pourrais commencer quelque chose de nouveau.
Actuellement, je suis en pleine réflexion, je me laisse du temps pour y penser car ce n'est pas quelque chose à faire à la légère. Et surtout, je dois travailler sur moi pour gagner en confiance et en assurance.
C'est déjà une grande avancée, il y a quelques mois cela me paraissait inconcevable car mon estime de moi était tellement basse que je préférais éviter d'y penser. Les choses évoluent même quand elles semblent au point mort Smile

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Message par Jo' le Ven 16 Sep 2016 - 2:28

Hop, je viens apporter quelques nouvelles (et des bonnes).

J'ai arrêté les anxiolytiques il y a 3 mois maintenant, je suis encore anxieux mais j'arrive à en supporter les symptômes désormais, à vivre avec. Je pense avoir beaucoup évolué sur mon rapport au monde, j'ai un schéma de pensée plus positif, j'arrive plus facilement à m'encourager, à être terre à terre. Mes pensées négatives et obsessionnelles, mes hontes toxiques surgissent à certains moments mais elles ne perdurent pas, je les laisse glisser et je préfère m'accrocher à ce qui me rend positif. Je ne dirais pas que je suis sorti complètement d'affaire, mais que je progresse de jours en jours.

Côté professionnel puisque c'est le sujet principal, j'ai également évolué. J'ai pris la décision de rester dans l'animation, j'aime ce métier humain qui m'apporte beaucoup sur le plan personnel, et je prends plaisir à l'exercer. Mon contrat de 3h par semaine est passé à 9h, je m'occupe des ateliers pédagogiques et des périscolaires entre les périodes saisonnières, et d'ici 1 mois mon contrat passera à 17h puisque j'ouvre en collaboration avec la mairie une petite école municipale de dessin. Je suis très heureux évidemment, j'avais renoncé au dessin suite à l'échec de mes études, croyant que je ne pourrais jamais exercer une activité professionnelle dans ce domaine. Finalement, ça me rattrape et du coup j'ai un élan de motivation ces derniers temps. Je me remets à dessiner, j'avais oublié à quel point j'aime ça.
Comme quoi, adopter une vision plus positive de la vie amène des choses positives. Je me sens reconnu, j'ai le sentiment de pouvoir appliquer mes compétences, de pouvoir apporter aux gens le meilleur de moi-même. C'est un poids énorme qui ne pèse plus sur mes épaules, petit à petit je sors du chômage et je peux envisager de nouveaux projets.
Bon, 17h par semaine ce n'est pas énorme, mais avec une petite prime d'activité j'arriverai à augmenter mon niveau de vie. Pour démarrer c'est bien, j'ai quelques idées pour la suite mais pour le moment je me laisse du temps.

Jo'

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