Question : Végétarisme et psychologie

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Aller en bas

Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Sam 29 Déc 2018 - 1:18

Bonjour,

Je suis végétarienne (au moins ni viande ni poisson, pas du tout d’animaux donc, pour rappel à ceux qui ne le sont pas).
J’ai une question à poser aux personnes qui sont adeptes de ce mode alimentaire (Que ce soit par conviction et amour des animaux comme moi ou pour d’autres raisons).
Je vais partir d’une anecdote :
Dans une sandwicherie de dépannage dans un aéroport, chez Paul, il ne reste que des quiches à grignoter, en plat végétarien. On me demande de choisir entre les épinards et les aubergines. Je choisis les épinards et une fois dans le four, j’apprends qu’en réalité, celles avec épinards contiennent du saumon. Elles ne savent déjà même pas ce qu’elles vendent. Je prends donc avec aubergines.
Je suis accompagnée et je demande donc dans lequel des plateaux se trouve mon plat végétarien. A table, je commance à goûter ma prétendue quiche végétarienne et je sens un fort goût de saumon, je suis tombée sur l’autre, elles se sont trompées. Je recrache - Que pouvais je faire d’autre ? C’était la quiche de mon ami. On échange... J’avais pas la tête à faire un scandale et je me contente de faire la remarque « en fait, c’etait l’autre qui était végétarienne ». Elles se contentent d’un « ah d’accord », aucune excuse, ce qui aurait été le minimum. Ne parlons même pas d’un geste commercial, c’est pas un resto, le service n’existe même pas alors c’est le dernier de leur souci.
Peu après, on demande à refaire chauffer les quiches, l’interieur est glacé. On me les rend et elle me dit « là c’est la végétarienne ». Je réponds « OK, là j’ai bien reconnu (la mienne était plus entamée) ». Ces deux racailles (on peut le dire), rigolent entre elles et on fait bien le lien, elles ne peuvent ricaner que de nous, je demande pourquoi elles rient, si c’est parce que je suis végétarienne ou autre... Bien sûr, elle nie sans grande conviction. Je lui dis que certains auraient fait un scandale, que je ne l’ai pas fait. Elle finit par dire « je sais mais on est désolées, par contre on ne riait pas de ça ». Pas très crédible donc je laisse tomber en disant « non mais OK vous faites ce que vous voulez... ».

J’ai toujours l’impression d’être trop gentille même si on ne dit pas forcément ça de moi, enfin, disons que c’est tout ou rien, soit on me trouve très gentille, soit une peste.
Moi, je me trouve souvent bien gentille par rapport à d’autres, je peux être vindicative bien souvent mais toujours avec politesse dans la mesure du possible et justesse, du moins j’essaie.
Ça n’empêche que dans des cas comme celui-là, imaginant que bien autres auraient fait un scandale (finalement c’était pas si grave, donc j’ai pas osé me faire trop remarquer déjà que ces gens ont du mal à comprendre ce genre de mode alimentaire, voire le raillent ...), j’ai l’impression d’être trop clémente et je regrette de ne pas avoir fait de scandale par exemple.
-Comment auriez-vous réagi à ma place, végétariens (voire végétaliens voire vegans) ?
-De manière plus générale (et cette dernière question s’adresse aussi aux non-veg.), avez-vous déjà une ou plusieurs fois voire souvent regretté de ne pas avoir été plus durs ? (Par principe, par besoin de se faire respecter, même si la chose n’est pas vraiment grave, plus pour éviter le sentiment de s’être fait marcher dessus, ou le sentiment qu’on vous a retiré votre liberté ?).

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Espoir le Sam 29 Déc 2018 - 2:40

Je me qualifie de végétarienne, même si plutôt vegan je fais des exceptions (oeufs, laits) quand je sors de chez moi (ce qui d'ailleurs se rapproche un peu de ton sujet, peur de déranger/embêter les gens, que ce soit ceux qui m'accompagnent ou ceux qui servent en demandant un plat "spécial").
Dans ta situation j'aurais eu la même réaction, voire même encore moins, j'aurais ignoré les ricanements.. tout en bouillant intérieurement.
Je suis extrêmement dédiée à cette cause et pourtant incapable de la respecter à 100% moi même à cause de ce rapport aux autres. Pour ce qui est du point de vue extérieur je pense qu'en général un végé est considéré comme dérangeant à partir du moment où il fait valoir son point de vue (même si c'est à titre informatif et pas de la propagande) face à quelqu'un qui n'y est pas ouvert, et sera donc "gentil" tant qu'il mange gentiment sa salade (seule source de nourriture végétale connue à ce jour) en acceptant avec le sourire toute remarque (plus que) lourde sur le sujet.
C'est un sujet qui fâche et qui divise, j'aimerais ne pas être aussi délicate dans mes rapports aux autres pour imposer un peu plus ce que je veux pour moi au moins, à défaut de convaincre les autres, mais du coup dur de vivre sans passer par bons nombres de réflexions/réactions sur le sujet.
Leur comportement est un manque de respect général pour moi, au-delà de l'aspect végé, j'espère qu'elles n'ont pas le même genre de réactions face à une allergie sévère...
Et oui du coup, je regrette souvent de sourire au lieu de me faire entendre quand j'en aurais pourtant toute la légitimité..

Espoir

Messages : 50
Date d'inscription : 04/07/2012
Age : 20

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par tchi le Jeu 3 Jan 2019 - 22:04

Je ne suis pas végétarienne. Mais voila mon avis sur le sujet.
Pour moi chacun devrait etre libre de faire comme il veux a partir du moment ou il respecte la décision des autres.
Je pense que vous, végétarien ou plus, êtes victime de ceux qui ne respecte pas la décision de ceux qui ne le sont pas.
Cette facon de pensé etant encore récente et très tranché, beaucoup débattent avec beaucoup d'entrain sur la condition des animaux, le respect et j'en passe, le probleme etant le "avec beaucoup d'entrain". Il y a parfois peu de place a la compréhension car chacun essaye plus de convaincre que de comprendre.
Du coup on se retrouve avec des végétarien révolté et des omnivores agacé ou non patient face a ça.
(petit point, non je ne met pas tout le monde dans le même sac, fort heureusement)
Voilà, je pense, pourquoi vous vous êtes retrouver dans cette situation. Pour moi, pas qu'il n'y est pas lieu de s'enerver, c'est surtout que ca n'en vaut pas la peine, et que ca désert votre cause. Mieux vaut glisser des petites phrases pertinente que de grands mots transparents. Ces personnes n'etaient pas polie et faisait tres surement partie de ceux qui ne veulent pas comprendre mais qui somme nous pour les jugers ? Peut être avaient elles été agresser par des végétariens virulent, ou bien ne se rendent elles peut etre meme pas compte de l'impacte de leurs actes ?
Enfin je pense qu'il ne faut pas regretter d'etre trop gentil. Ca pose peut etre de se faire parfois marché dessus mais moi je pense que tout ce paye et ces personne payeront et surtout que le karma te le rendra.
Soit fier de tes convictions, explique les haut et fort, écoute et comprend, pardonne et avance.
J'espère que je ne t'aurais pas froissé, bonne continuation

Envoyé depuis l'appli Topic'it

tchi

Messages : 89
Date d'inscription : 25/01/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Blob le Sam 5 Jan 2019 - 18:50

Iammeow a écrit:
Ça n’empêche que dans des cas comme celui-là, imaginant que bien autres auraient fait un scandale (finalement c’était pas si grave, donc j’ai pas osé me faire trop remarquer déjà que ces gens ont du mal à comprendre ce genre de mode alimentaire, voire le raillent ...), j’ai l’impression d’être trop clémente et je regrette de ne pas avoir fait de scandale par exemple.

1-Comment auriez-vous réagi à ma place, végétariens (voire végétaliens voire vegans) ?

2-De manière plus générale (et cette dernière question s’adresse aussi aux non-veg.), avez-vous déjà une ou plusieurs fois voire souvent regretté de ne pas avoir été plus durs ? (Par principe, par besoin de se faire respecter, même si la chose n’est pas vraiment grave, plus pour éviter le sentiment de s’être fait marcher dessus, ou le sentiment qu’on vous a retiré votre liberté ?).

Pour d'autres raisons, effectivement les gens ne se laissent pas faire en général, leur ego leur intime de ne pas se laisser marcher dessus en quelque sorte, quel que soit le sujet. Si l'estime de soi ou un intérêt est bafoué, il faut s'attendre à des réactions, surtout si c'est un lien commercial ! Le scandale permet dès lors de laver l'affront en quelque sorte, et obtenir gain de cause le cas échéant. Mais ceci ne marche pas pour un·e hypersensible ou un·e introverti·e, c'est ainsi.

1- Très certainement que j'aurais fait quelque chose de très similaire, en tant que végétarien moi-même, mais je voudrais toutefois attirer ton attention sur le simple fait que d'être dans une sandwicherie banale n'est pas vraiment propice pour un " végan ", nous sommes sur un terrain " ennemi ", il nous faut donc être prudents et s'attendre à une forme de rejet ou d'incompréhension au mieux indifférente, au pire agressive ! C'est-à-dire partir défaitiste ou sans expectatives particulières. Par exemple pour être sûr qu'il n'y aura pas d'embrouille, il m'est arrivé de ne prendre qu'un paquet de chips " natures " ou que des frites, ou plus vraisemblablement d'avoir pris mes précautions en amont, en emportant ce qu'il faut, tout comme d'avoir choisi le lieu de restauration si c'est possible, de manière plus adéquate, tel qu'aller chez Mc Donald lorsqu'ils font leur " saison veggy ", en été depuis deux ans d'affilés maintenant, et tout en ayant regardé/vérifié les dates de mise en marche/activité avant de m'y rendre.


2- Oui, ça m'est déjà arrivé, mais il ne faut pas perdre de vue l'essentiel, pour quoi nous révolterions-nous et pour quel résultat ? Si l'on garde à l'esprit, que celui qui nous a floué ne comprend pas la raison de notre agacement, il est clair que si de surcroit on l'agresse à notre tour, la discussion sera fermée avant même d'avoir commencé. De deux choses l'une, on encaisse sans broncher et on se fait une raison, sachant que c'est du temps perdu et de la peine à venir dans le cas contraire, et à commencer par nous-même puisque nous serons encore plus mal après, à ruminer et retourner le problème dans tous les sens, de l'autre on se sent particulièrement d'attaque et on tente de prendre le problème à bras-le-corps, tout en sachant que l'on va garder(?) son sang-froid et pouvoir argumenter, sans grand espoir malgré tout d'avoir une personne en face qui aurait la lumière à tous les étages - comme qui dirait - ou un minimum d'éthique personnelle, il faut donc s'attendre à une joute verbale stérile, juste pour se décharger de sa tension nerveuse interne d'une certaine manière, bien que ce soit un " jeu " dangereux, car au final si on tombe sur un·e crétin·e fini·e, on aboutira surtout à repartir en ressassant tout ceci, agacé·e, nous en serons encore une fois la première victime. Et cela sans avoir avancé d'un iota sur l'incident initial ! Et maintenant tout le monde est plus ou moins mécontent, qui plus est.  




Je finirai en rappelant cette maxime/sentence: Mieux vaut subir une injustice que de la commettre !

Blob

Messages : 34
Date d'inscription : 01/01/2019

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par siamois93 le Sam 5 Jan 2019 - 23:59

Bonjour.
Ceci ne concerne que moi, chacun son karma et son horoscope, hein. Moi j'ai une facilité à rugir (car lion ascendant lion j'adore faire ma comédie)
Je ne mange pas chez Popol parce que je suis végétalien.
Parfois râler un bon coup c'est cool, ça réveille un peu tout le monde, ça leur fait comprendre que c'est important pour nous. En même temps, ne jamais faire confiance sur ces sujets à quelqu'un qui ne fait pas au moins la différence cela ne me semble pas une prudence exagérée.
Notre société est devenue trop mièvre.

siamois93
siamois93

Messages : 4019
Date d'inscription : 03/04/2012
Age : 51
Localisation : Somewhere over the rainbow

http://taijiquan.neuronnexion.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Dim 6 Jan 2019 - 1:29

Siamois (ton pseudo me rappelle ma petite chatte défunte...) : je suis ascendant Lion également. Je suis passionnée d’astrologie depuis le collège, et je pratique un peu aujourd’hui.
Je suis souvent considérée comme scandaleuse mais je suis toujours très polie, juste, il me semble, du moins, je l’essaie. « Chiante » ou « teigne » revient souvent. Soit on m’aime, soit on me déteste. Je suis loin de me faire des ami(e)s... (encore plus difficile avec les filles/femmes d’ailleurs même s’il peut exister des exceptions à tout). Mais je ne cherche pas d’amis. Je préfère la qualité à la quantité.
Toujours est-il que j’ai tout de même l’impression - malgré le fait que l’on me qualifie ainsi - d’être bridée, bien souvent et de ne pas aller jusqu’au bout de mes réactions car autour de moi, il y a toujours quelqu’un qui souhaite m’enlever ma liberté. Et pour des raisons de risques liés aux conséquences de certaines réactions, je dois aussi par moi même me contrôler et me limiter d’une certaine manière (et tout dépend aussi du contexte bien sûr).
Alors comme je le disais : soit on m’aime, soit on ne m’aime pas (plus souvent, on ne m’aime pas, il y a aussi d’autres raisons, qui n’ont rien à voir avec notre sujet - mais bon, je me fiche pas mal de ne pas être aimée, ce n’est pas l’enjeu, ce qui m’embête, c’est de ne pas pouvoir toujours aller jusqu’au bout, soit d’être bridée, soit de m’auto-brider par stratégie etc.).
Et dans la même veine, soit on me trouve trop gentille, soit pas gentille du tout. C’est un peu toujours tout l’un ou tout l’autre.
C’est un peu déstabilisant, ces réactions opposées à mon encontre.
D’où mon questionnement plus haut, qui n’est qu’un aspect de tout cela mais qui fait part d’un certain mal-être, celui de se sentir un peu ... dénaturé, par les individus, par la société...
De manière générale, je me trouve tout de même très gentille, je ne me laisse seulement pas faire, je n’aime pas que l’on me marche dessus (d’où les regrets lorsque pour X raison, je n’ai pas pu aller jusqu’au bout d’une réaction ou autre). Je suis aussi rancunière, ça on peut le dire, et je rumine beaucoup d’événements passés qui peuvent remonter à très loin (j’ai des souvenirs très lointains, j’ai même tendance à davantage me souvenir du négatif). Mais le fait d’être rancunier n’a rien à voir avec la méchanceté bien au contraire finalement. D’ailleurs, ne trouvez vous pas déstabilisant que les gens n’aient pas une perception unanime de ce que vous êtes ? (Non pas qu’ils n’aient pas toujours la même perception de vous que celle que vous avez de vous-même mais qu’ils n’aient pas tous la même perception de vous ? Cela frise un peu la schizophrénie je trouve, ce n’est pas invivable mais c’est troublant, parfois gênant quand même...
J’ai envoyé ce message surtout pour avoir un avis sur votre perception de cette anecdote, et sur la façon dont vous auriez réagi à ma place (Espoir, tu m’as répondu assez directement par rapport à ca, merci donc pour ton témoignage, Blob, merci pour ta réponse structurée, les autres, merci pour vos témoignages, la discussion n’est pas close, j’espere recevoir d’autres retours car cela pose aussi des questions plus générales en matière de psychologie !).

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Invité le Dim 6 Jan 2019 - 2:41

Coucou collègue de pensé.

Je suis végétarien depuis bientôt 7ans et effectivement ce genre de chose arrivent plus souvent que l'on pense.
Perso après m'être emporté plusieurs fois au début, maintenant mon mot d'ordre quand je mange à l'extérieur, c'est pro-activité.
Pour éviter que j'ai à me prendre la tête dans le quart d'hure qui suis, je vérifie tout moi-même avant de mettre quoique ce soit dans ma bouche.

Perso si ça m'était arrivé, j'aurai pas pêté une pile, mais pas loin. J'ai un regard très expressif il paraît ^^ Et le plat aurait appris à voler, si la politesse et le respect n'était pas au rendez-vous de la part des vendeurs, les excuses à minima, l'échange sans frais ou le remboursement eut été bien.

Le problème des phénomène de mode est que tout le monde veut surfer dessus, mais personne ne sait ce qui se cache derrière, combien de gens me dise t'es végétarien? oui oui, ah bah du coup tu manges du poisson... Même dans la sphère médicale...

D'ailleurs anecdote là-dessus, j'ai une médecin traitant homéopathe et elle était remplacé un jour par un gars, un généraliste. On parle de ce que j'ai comme symptômes et il me dit que c'est peut-être un manque de quelque chose, on arrive sur le végétarisme... Oh lalalalala
Il m'a suggéré de mangé du poisson pour palier le manque de viande...
Je l'ai regardé de travers, il a vu mon Shocked Shocked Shocked Et il juge bon de préciser : bah oui, vous êtes végétarien alors pour avoir moins de carence (ah le végétarien a des carences?) manger du poisson.
Je me suis levé et au revoir, mon médecin traitant m'en parle encore aujourd'hui (avec le sourire). Very Happy Very Happy Very Happy


Comme le statut de Zèbre tout ce qui sort de la norme, il faut que l'on fasse en sorte que ça marche pour nous, les autres ne sont pas prêt.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Blob le Dim 6 Jan 2019 - 8:17

Iammeow a écrit:
Je préfère la qualité à la quantité.

Pas mieux !



Toujours est-il que j’ai tout de même l’impression - malgré le fait que l’on me qualifie ainsi - d’être bridée, bien souvent et de ne pas aller jusqu’au bout de mes réactions car autour de moi, il y a toujours quelqu’un qui souhaite m’enlever ma liberté. Et pour des raisons de risques liés aux conséquences de certaines réactions, je dois aussi par moi même me contrôler et me limiter d’une certaine manière (et tout dépend aussi du contexte bien sûr).
Alors comme je le disais : soit on m’aime, soit on ne m’aime pas (plus souvent, on ne m’aime pas, il y a aussi d’autres raisons, qui n’ont rien à voir avec  notre sujet - mais bon, je me fiche pas mal de ne pas être aimée, ce n’est pas l’enjeu, ce qui m’embête, c’est de ne pas pouvoir toujours aller jusqu’au bout, soit d’être bridée, soit de m’auto-brider par stratégie etc.).
Et dans la même veine, soit on me trouve trop gentille, soit pas gentille du tout. C’est un peu toujours tout l’un ou tout l’autre.
C’est un peu déstabilisant, ces réactions opposées à mon encontre.
D’où mon questionnement plus haut, qui n’est qu’un aspect de tout cela mais qui fait part d’un certain mal-être, celui de se sentir un peu ... dénaturé, par les individus, par la société...


Ce que tu soulèves est le sempiternel problème de l'individu en société, tiraillé entre son individualité et la communauté, certains le ressentent certainement plus douloureusement que d'autres, mais le fond est identique pour chacun de nous, du moins pour ceux affublés d'un minimum de conscience.
Comme je l'ai rappelé à un de mes enfants il y a peu, nous sommes soumis à trois tendances différentes, la première d'être soi-même dans ce qu'il y a de plus profond et instinctif, la seconde d'être ce que l'on désirerait et enfin la dernière d'être ce que l'on attend de nous, de manière exogène dirais-je. Nous devons donc composer entre ces trois entités intériorisées en nous, on se doute que c'est loin d'être simple/trivial, d'autant plus quand chacune part dans une direction opposée aux autres ! C'est aussi le meilleur moyen d'être mal dans sa peau, de mal vivre, etc...
Il ne reste qu'une seule option pour harmoniser tout cela, car comme on ne peut guère modifier le monde qui nous entoure, avec ses contraintes et sa façon de fonctionner, et pas beaucoup plus ce que nous sommes intrinsèquement, de naissance ou de manière innée, il ne nous reste dès lors plus qu'à façonner ce à quoi nous aspirons pour marier/concilier ce qui est non miscible par nature - l'individu et le groupe...

N'oublions pas que nous sommes sans cesse en interaction avec autrui, que nous nous adaptons l'un l'autre, il n'est donc pas impossible que nous montrions une facette de nous-même plus qu'une autre, ou encore que nous en cachions certaines, volontairement ou pas, " falsifiant " par ricochet notre entièreté en tant que personne singulière. Il me parait clair que si j'ai quelqu'un dans le nez je ne me comporte pas vraiment de la même façon qu'avec quelqu'un que j'apprécie, de même jeux avoir des atomes crochus avec certains amis et d'autres connivences avec d'autres amis, ce qui laisse entendre que ce que nous sommes, exposés ou perçus est toujours filtré.




De manière générale, je me trouve tout de même très gentille, je ne me laisse seulement pas faire, je n’aime pas que l’on me marche dessus (d’où les regrets lorsque pour X raison, je n’ai pas pu aller jusqu’au bout d’une réaction ou autre). Je suis aussi rancunière, ça on peut le dire, et je rumine beaucoup d’événements passés qui peuvent remonter à très loin (j’ai des souvenirs très lointains, j’ai même tendance à davantage me souvenir du négatif). Mais le fait d’être rancunier n’a rien à voir avec la méchanceté bien au contraire finalement.

C'est ce que je te disais tantôt, sachant comment on fonctionne, il faut éviter les situations qui favorisent ou aggravent ce sentiment de rancune, autrement dit, éviter ou minimiser les effets délétères par anticipation, dont on est toujours les premiers concernés, alors que peut-être l'autre aura déjà oublié dès le lendemain l'altercation.



D’ailleurs, ne trouvez vous pas déstabilisant que les gens n’aient pas une perception unanime de ce que vous êtes ? (Non pas qu’ils n’aient pas toujours la même perception de vous que celle que vous avez de vous-même mais qu’ils n’aient pas tous la même perception de vous ? Cela frise un peu la schizophrénie je trouve, ce n’est pas invivable mais c’est troublant, parfois gênant quand même...


Si il y a une certaine continuité de notre identité, nous ne sommes jamais exactement le même ( C.f.: Héraclite ), ni dans le temps long, ni dans celui court car notre humeur du moment, entre autres, module la monstration de ce que nous sommes, et comme dit supra, ce n'est pas non plus indépendant d'avec qui l'on est, qui eux-mêmes ne sont pas figés dans l'ambre, ils fluctuent, on pourrait invoquer le cadre/environnement aussi, et l'interaction de tout ceci modifie le résultat final, nous ne sommes pas comme des calculatrices qui à chaque entrée identique renvoie inexorablement la même sortie, au contraire chaque évènement est unique, même avec les mêmes protagonistes, le système est dynamique et les éléments mutuellement influencés ou rétro-bouclés, etc... une petite cause pouvant avoir de grands effets, tel l'effet papillon par ailleurs.

Qui peut aussi se targuer de se connaitre entièrement, de ne plus avoir de secret pour lui-même, de ne pas être une boite noire à ses propres yeux, de ne pas être mû·e par des phénomènes inconscients, et que dire des autres esprits/âmes/cervelles que l'on ne voit qu'en surface ? Cela participe à l'interaction avec autrui inévitablement, tout ne peut pas être parfaitement conscient, ni maitrisé.


[...] Blob, merci pour ta réponse structurée [...] j’espere recevoir d’autres retours car cela pose aussi des questions plus générales en matière de psychologie !).

De rien, et il me semble que c'est chose faite d'un point de vue psychologique à nouveau, ainsi que sociologique et plus spécifiquement sous l'angle de la psychologie sociale.


Dernière édition par Blob le Mar 8 Jan 2019 - 16:30, édité 2 fois

Blob

Messages : 34
Date d'inscription : 01/01/2019

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Blob le Dim 6 Jan 2019 - 9:19

Kriminelle a écrit:

Perso si ça m'était arrivé, j'aurai pas pêté une pile, mais pas loin. J'ai un regard très expressif il paraît ^^ Et le plat aurait appris à voler, si la politesse et le respect n'était pas au rendez-vous de la part des vendeurs, les excuses à minima, l'échange sans frais ou le remboursement eut été bien.


Je ne doute pas un instant du soulagement que cela pourrait te procurer sur le coup, et même d'obtenir réparation au passage, mais à bien y regarder, crois-tu que cela aura changé quoi que ce soit chez tes " adversaires ", intimement ( leur regard, leur façon de pensée, de te critiquer ), hormis une victoire de façade ?

D'autant plus que se pose la question de savoir quelle injustice on revendique ou dont on s'indigne !?:

Celle d'avoir été blessé·e d'avoir mangé un animal alors que notre conviction nous l'interdit !?

Celle d'avoir affaire à des incompétents dans leur travail, qui sont payés pour une tâche mal faite ?

Celle de l'impolitesse eût égard à la réaction inappropriée moralement et commercialement suite à l'erreur ?

Ou encore de se sentir moqué ou être la risée des deux employées ?


Et encore après cela, quel est le risque encouru de s'être déchargé·e de sa colère ? De polariser les opinions de chacun dans le dénigrement de l'autre, et donc de faire des catégories étanches et antagonistes au détriment de la cause défendue, d'être perçu·e comme un emmerdeur·se, râleur·se ou chipoteur·se ou encore comme un·e énième client·e chiant·e, de se mêler de ce qui ne nous regarde pas, de quel droit pouvons nous empêcher les autres de ne pas nous apprécier, sommes-nous nous-mêmes infaillibles, sans fautes, toujours dans la réponse la plus juste, la plus adaptée, la plus morale ou bienveillante, en tout temps et tout lieu, n'est-ce pas hypocrite de notre part, imparfaits que nous sommes également ? N'est-ce pas par faiblesse et facilité que de se laisser emporter par ses émotions présentes, quitte à être en totale contradiction avec soi-même, et ses valeurs ?





Le problème des phénomène de mode est que tout le monde veut surfer dessus, mais personne ne sait ce qui se cache derrière, combien de gens me dise t'es végétarien? oui oui, ah bah du coup tu manges du poisson... Même dans la sphère médicale...

1% de végétariens en France, c'est loin d'être une mode !
Par contre, il n'est pas impossible dans ceux qui virent à un mode plus végétarien - parce que bon nombre de végétariens avouent ne pas l'être rigoureusement ! cela dit en passant - qu'ils le fassent uniquement dans leur seul intérêt, parce qu'on leur a déconseillé médicalement ou bien parce qu'ils sont convaincus que c'est dangereux pour leur santé de manger de la viande, soit de manière traditionnelle, soit à cause d'une médiatisation d'une épidémie ou d'une pratique agro-alimentaire douteuse ! Rares sont ceux qui le font dans l'intérêt premier de la cause animale, quoi qu'il en coûte !


Porphyre ( philosophe grec antique ): C'est donc par gloutonnerie que les hommes refusent la raison aux animaux !
Voltaire: Que la gourmandise a d'affreux préjugés !



D'ailleurs anecdote là-dessus, j'ai une médecin traitant homéopathe et elle était remplacé un jour par un gars, un généraliste. On parle de ce que j'ai comme symptômes et il me dit que c'est peut-être un manque de quelque chose, on arrive sur le végétarisme... Oh lalalalala
Il m'a suggéré de mangé du poisson pour palier le manque de viande...
Je l'ai regardé de travers, il a vu mon Shocked Shocked Shocked  Et il juge bon de préciser : bah oui, vous êtes végétarien alors pour avoir moins de carence (ah le végétarien a des carences?) manger du poisson.
Je me suis levé et au revoir, mon médecin traitant m'en parle encore aujourd'hui (avec le sourire). Very Happy Very Happy Very Happy


Comme le statut de Zèbre tout ce qui sort de la norme, il faut que l'on fasse en sorte que ça marche pour nous, les autres ne sont pas prêt.

Il faut dire que le mouvement du végétarisme se décline en de nombreuses versions plus ou moins drastiques ou légères, du flexivégétarisme ou véganisme ! Pas simple de s'y retrouver quand on est étranger à tout ceci, comme en toute chose d'ailleurs, l'ignorant ignore ce qu'il ignore !

Je ne pense pas que de s'offusquer, même si c'est rageant, serve la cause que nous défendons, au contraire, il faut se forcer de prendre le temps d'expliquer à défaut de convaincre qui que ce soit, enfin si l'occasion s'y prête bien entendu, comme dans le cabinet médical " entre quatre yeux ". Le végétarisme à certains égards est comme l'esprit sportif, pour ceux qui ne l'ont pas, on aura beau leur expliquer tout le bien que ça peut produire, déjà pour eux-mêmes, cela ne changera pas leur manière d'être, de même vouloir convaincre un fumeur, qui ne veut pas arrêter, par tous les arguments rationnels de la Terre sera amplement insuffisant pour émousser son attrait pour la cigarette, il faut que cela vienne de lui, malheureusement il en va de même avec la viande, le consommateur français avide viandard culturellement et manipulé par les lobbies carnassiers qui transforment l'animal en produit, n'est pas prêt à remettre en cause son mode de fonctionnement, c'est tout bonnement au-dessus de ses moyens et de ses forces, sans oublier le déni ( la vidéo " Terriens " visionnable sur Youtube serait déjà un premier électro-choc ou remise en cause ) ! Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire, mais c'est comme les paradigmes en science, à force de remises en causes, de matraquages, de petits pas, arrive un moment où l'histoire bascule via une minorité audible, bien que j'ai peur que ce ne soit pas pour demain, surtout lorsque je pose mon esprit critique sur la cause féminine, toujours pas réglée, alors qu'elle est bien plus ancienne, d'un point de vue populaire, que celle animale, qui est de surcroit silencieuse par nature !!! Il faudra du temps, j'en ai bien peur, beaucoup de temps.

J'ai cru comprendre à titre d'exemple de mauvais élèves que nous sommes en France, que Mc Donald distribue toute l'année et au moins à hauteur de 50% de ses produits dans les pays voisins/limitrophes au nôtre, des aliments végétariens, ce qui me fait dire brutalement qu'ici nous sommes des attardés, et je m'y inclus, vu le nombre d'années où j'ai été dans l'erreur !



P.S.: Il y a bien un risque avéré pour la santé pour celui qui ne mange strictement rien qui viendrait du monde animal ( ni lait, ni fromage, ni œuf ), il doit avoir une complémentation alimentaire sous forme de gélules, cela doit concerner de mémoire des vitamines essentiellement.


Dernière édition par Blob le Mar 8 Jan 2019 - 16:25, édité 1 fois

Blob

Messages : 34
Date d'inscription : 01/01/2019

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par siamois93 le Dim 6 Jan 2019 - 13:35

Blob ton ps est totalement imprécis, tu ne cites aucune source. De plus c'est faux, plein de végétaliens vivent très bien, on sait désormais que la b12 est fabriquée par le corps quand il n'y a pas d'apport externe.
siamois93
siamois93

Messages : 4019
Date d'inscription : 03/04/2012
Age : 51
Localisation : Somewhere over the rainbow

http://taijiquan.neuronnexion.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Onomatopée le Dim 6 Jan 2019 - 14:11

Iammeow a écrit:-Comment auriez-vous réagi à ma place, végétariens (voire végétaliens voire vegans) ?

Etant dans l'une des trois cases, je peux répondre Smile
Je me lève et je demande à le faire changer. Ou à me faire rembourser. Calmement. Pas besoin de faire de scandale ou à l'inverse, de s'écraser et partir cmme si de rien n'était.
Et je ne suis pas sûr qu'un comportement ou un autre soit propre à un mode d'alimentation en particulier, même en voulant largement généraliser.

Iammeow a écrit:-De manière plus générale (et cette dernière question s’adresse aussi aux non-veg.), avez-vous déjà une ou plusieurs fois voire souvent regretté de ne pas avoir été plus durs ? (Par principe, par besoin de se faire respecter, même si la chose n’est pas vraiment grave, plus pour éviter le sentiment de s’être fait marcher dessus, ou le sentiment qu’on vous a retiré votre liberté ?).

Là, c'est plus... large. Par le passé oui, presque plus maintenant. Sur les regrets en général. Pour tout un tas de raisons, qui me semblent hors du sujet.
Onomatopée
Onomatopée

Messages : 108
Date d'inscription : 13/09/2017
Age : 31
Localisation : Là-bas si t'y es

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Elya le Dim 6 Jan 2019 - 17:24

Je vais me faire (un tout petit peu seulement !!) l'avocat du Diable. Tomates

Cette situation m'aurait indignée dans un endroit publique : hôpital, école etc, où ils doivent respecter les régimes alimentaires.
Dans une situation où un vendeur reste une entreprise privée, et dans la mesure où on est libre de ne pas manger chez eux... J'aurais envie de dire qu'il suffit simplement de ne plus y aller.

Je suis allergique à plein de choses, caséine, blé, orge, avoine (enfin tous les trucs avec gluten et tous les produits laitiers), crustacés, melons... Bref impossible pour moi de trouver de quoi manger, et même quand les gens te garantissent qu'il n'y a rien ils se trompent souvent. De plus, je ne consomme pas de produits animaux issus de l'industrialisation.

Ma solution est que je pars systématiquement avec de quoi manger (en général en avion j'emporte des fruits secs), sinon je ne mange pas. Un ami végan fait la même chose que moi, et en fait ça simplifie la vie. Plus d'altercation avec les autres, plus de frustration car on n'attend rien de l'extérieur (au pire on ne mange pas 2 jours ça ne tue personne).
Finalement, la vraie liberté c'est l'autonomie Very Happy

Après de manière plus globale, si y'a vraiment embrouille avec quelqu'un je n'ai aucun problème à m'affirmer, quitte à en venir aux mains si je me fais agresser.
Elya
Elya

Messages : 13
Date d'inscription : 03/01/2019

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Blob le Dim 6 Jan 2019 - 18:36

siamois93 a écrit:Blob ton ps est totalement imprécis, tu ne cites aucune source. De plus c'est faux, plein de végétaliens vivent très bien, on sait désormais que la b12 est fabriquée par le corps quand il n'y a pas d'apport externe.

Merci d'avoir attiré mon attention sur ce point, j'ai eu peur d'avoir raconté une ânerie, mais après quelques recherches, il n'en est rien:




De nombreuses études se sont penchées sur la question de savoir si les individus suivant un régime végane ou végétarien souffrent plus fréquemment de carences que les individus omnivores. 4,5,6 La réponse est non équivoque: les situations et/ou risques potentiels de carences sont extrêmement répandus chez les végétaliens et légèrement moindres chez les végétariens que chez les omnivores. Chez les personnes âgées les risques potentiels se rapprochent à un niveau de risques encourus  mi-chemin entre ceux des végétariens et des omnivores. On note cependant que pour les végétaliens, les risques de carences sont extrêmement élevés pour toutes les tranches d’âge

Selon les seuils actuels pour évaluer les risques de carences, il a été calculé par des scientifiques que près de 7 % de l’ensemble de la population souffre de carences en vitamine B12, alors que selon la même étude, 60 à 90 % des végétaliens en souffraient. Même si les chiffres varient, les résultats concordent tous sur cette constatation générale que les végétaliens sont une population fortement à risque. Même des études conduites au sein des cercles défendant les valeurs végétaliennes sont arrivées à des conclusions tellement alarmantes qu’un changement de ton en ce qui concerne cette question à été adopté. 10

Les végétariens ne sont pas exempts de ce constat car eux aussi font partie du groupe fortement à risque. En ce qui les concerne, les études concordent plus sur les chiffres: 20 à 70% souffrent de carence en vitamine B12, ce qui en moyenne représente tout de même environ la moitié de la population des végétariens – se trouvant en dessous du seuil minimal de vitamine B12.

Les risques accrus de carences chez les individus suivant un régime végétalien ou végétarien peut donc être considéré comme une forme de preuve scientifique. De ce point de vue, cela met un terme à l’argumentation de la communauté végétalienne, car la profusion d’études scientifiques sur la question ne laisse pas de place au doute. Pourtant il est surprenant de constater que malgré les risques sanitaires très sérieux encourus, certains forums et auteurs de la communauté continuent d’ignorer les constatations scientifiques mentionnées ci-dessus, au profit d’arguments moraux et éthiques sur l’exploitation des animaux, l’industrie agroalimentaire ou ce que devrait être l’alimentation naturelle des êtres humains. L’existence de risques réels de carences dangereuses pour la santé et le fait que la vitamine B12 est essentielle à notre survie sont tout simplement ignorés.

Une carence en vitamine B12 peut mettre des années à être identifiée avant que des symptômes sévères n’apparaissent
. Pendant des années il est possible que les seules manifestations corporelles ressenties soient „des généralités“ du genre fatigue chronique, dépression et de légères inflammations buccales (aphtes). On comprend donc pourquoi il n’est pas évident pour le corps médical de les rapporter directement à une carence en vitamine B12. Il n’est pas rare que les symptômes plus sévères n’apparaissent que des années plus tard (10 -20 ans) pendant lesquelles l’individu n’a aucune conscience de souffrir de cette carence.

[...]

La vitamine B12 est produite uniquement par des micro-organismes (bactéries). Quelques unes de ces bactéries vivent également à l’intérieur du gros intestin des êtres humains et produisent des quantités importantes de vitamine B12. Par ailleurs, on sait que les seuls endroits du corps on l’on peut absorber de la vitamine B12 sont par les muqueuses buccales ou par les muqueuses de l’intestin grêle (iléon). Cependant, la plupart des bactéries productrices de vitamine B12 se trouvent dans le le gros intestin, donc ironiquement en aval de la zone potentielle d’absorption. C’est pour cela que la très grande majorité de la vitamine B12 produite dans le gros intestin est inutilisable et se retrouve dans les excréments.

vitamine-b12.net/vegane-vegetarien/


veganhealth.org

Very low B12 intakes can cause anemia and nervous system damage.

The only reliable vegan sources of B12 are foods fortified with B12 (including some plant milks, some soy products and some breakfast cereals) and B12 supplements. Vitamin B12, whether in supplements, fortified foods, or animal products, comes from micro-organisms.


Most vegans consume enough B12 to avoid anemia and nervous system damage, but many do not get enough to minimize potential risk of heart disease or pregnancy complications.

To get the full benefit of a vegan diet, vegans should do one of the following:

   Eat fortified foods two or three times a day to get at least three micrograms (mcg or µg) of B12 a day or
   Take one B12 supplement daily providing at least 10 micrograms or
   Take a weekly B12 supplement providing at least 2000 micrograms.

If relying on fortified foods, check the labels carefully to make sure you are getting enough B12. For example, if a fortified plant milk contains 1 microgram of B12 per serving then consuming three servings a day will provide adequate vitamin B12. Others may find the use of B12 supplements more convenient and economical.

The less frequently you obtain B12 the more B12 you need to take, as B12 is best absorbed in small amounts. The recommendations above take full account of this. There is no harm in exceeding the recommended amounts or combining more than one option.

This information sheet was prepared by Stephen Walsh, a UK Vegan Society trustee, and other members of the International Vegetarian Union science group (IVU-SCI), in October 2001. The information may be freely reproduced but only in its entirety (list of endorsers may be omitted).

Good information supports vegan health, pass it around.

If you don’t read another word about B12, you already know all you need to know. If you want to know more, read on.

veganhealth.org/what-every-vegan-should-know-about-vitamin-b12/




Pour combler le manque de vitamine B12, les scientifiques insistent sur l'importance d'une "supplémentation" (sous forme de gélules ou d'ampoules) afin d'éviter l'anémie et de veiller au bon fonctionnement du cerveau.

sciencesetavenir.fr/sante/le-regime-vegetalien-expose-a-des-carences-nutritives_30129





Longtemps on a cru que la spiruline, la levure de bière ou les germes de blé contenaient de la vitamine B12. Aujourd’hui, il s’avère que le règne végétal n’en contient pas. Aussi cette carence en vitamine B12 pose un réel problème chez les végans : il est impossible de la trouver naturellement dans une alimentation uniquement à base de végétaux.

nutreatif.com/regime-vegan-bon-ou-mauvais-pour-votre-sante/





P.S.: ATTENTION je suis obligé d'enlever les http et www aux adresses Internet ci-dessus, car je n'ai pas encore le droit de poster des liens hypertextes, donc on ne peut pas directement cliquer dessus, il faudra jouer du copier-coller avec son navigateur favori !

Blob

Messages : 34
Date d'inscription : 01/01/2019

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Dim 6 Jan 2019 - 20:13

J’avais commencé à écrire et tout a disparu (même après un « copier » à titre préventif !

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Dim 6 Jan 2019 - 20:15

.


Dernière édition par Iammeow le Dim 6 Jan 2019 - 20:17, édité 1 fois

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Dim 6 Jan 2019 - 20:16

.


Dernière édition par Iammeow le Dim 6 Jan 2019 - 20:17, édité 1 fois

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Dim 6 Jan 2019 - 20:16

J’envoie mon message et seule une partie de la première phrase apparaît !

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Dim 6 Jan 2019 - 20:18

J’avais commencé à écrire et tout a disparu (même après un « copier » à titre préventif !

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par siamois93 le Dim 6 Jan 2019 - 21:44

C'est pas ma faute Wink Tu es sur un ordi ou via l'appli pour téléphones ?
siamois93
siamois93

Messages : 4019
Date d'inscription : 03/04/2012
Age : 51
Localisation : Somewhere over the rainbow

http://taijiquan.neuronnexion.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Lun 7 Jan 2019 - 22:43

.


Dernière édition par Iammeow le Mar 8 Jan 2019 - 0:34, édité 1 fois

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Lun 7 Jan 2019 - 22:44

.


Dernière édition par Iammeow le Mar 8 Jan 2019 - 0:34, édité 1 fois (Raison : Le message entier n'apparaissait pas)

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Iammeow le Mar 8 Jan 2019 - 0:33

J'avais commencé à écrire et tout a disparu (même après un "copier" à titre préventif ! (Pour éviter une nouvelle mauvaise surprise, je scinde mon message et je le fais cette fois de mon ordi, puisque visiblement seul le début du message ne passe).
Alors en substance, je disais :
"Rares sont ceux qui le font dans l'intérêt premier de la cause animale", Blob, c'est très souvent ce que je déplore et ce qui me déçoit profondément chez l'être humain d'ailleurs.
Je suis végétarienne (avec tout ce qui s'ensuit comme le fait d'éviter la présure animale et a fortiori la gélatine par exmeple), je mange aussi souvent végétalien mais je me qualifie ainsi car "végétalien", on l'est complètement ou on ne l'est pas. Hors alimentation, j'essaie d'avoir un mode de vie le plus possible vegan (pas de vraie fourrure, éviter d'acheter du vrai cuir, etc.).

Iammeow

Messages : 15
Date d'inscription : 29/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par Blob le Mar 8 Jan 2019 - 19:46

Je sais bien Iammeow, ça ne concerne du coup pas seulement la condition animale, tout est ainsi chez l'humain, tout est calculé pour optimiser ses intérêts ou tout du moins y tendre. L'Histoire n'est qu'une suite de violence, de sauvagerie et de tueries essentiellement, à bien y regarder !

Le pire ironiquement si je puis dire, c'est quand je rencontre des personnes omnivores qui ont des animaux de compagnie, et que je leur laisse entendre si ils seraient prêts à manger leur animal domestique ! Ils ne voient même pas l'aberration de leur positionnement, deux poids et deux mesures, comme si par analogie, on ne mangeait pas nos connaissances proches, mais un inconnu/étranger qui passe et hop à la casserole, sans autre ménagement ou considération.  

Si les autres mammifères sont nos cousins sur le plan de l'évolution, alors on peut dire sans se tromper que c'est une forme de cannibalisme ! Que les camps de concentration et d'extermination - massive - existent encore, ce sont les élevages d'animaux " à viande " et les abattoirs.

Mais qui veut l'entendre ? Quand on me répond, oui ben bon mais moi... j'aime la viande ! Comme seul argument face à cette barbarie indicible. Est-ce que les gens accepteraient une seule seconde - ne serait que l'idée - qu'on leur enlève leurs gosses pour en faire de la chaire à saucisse, des petits fours ou même des hamburgers, voire d'excellent petits plats gastronomiques qui mettent déjà l'eau à la bouche !!!? Mais qui raisonne ainsi ? Qui fait le parallèle ? Non, on préfère le déni, l'ignorance, détourner les yeux, ne pas savoir car ça coupe l'appétit parait-il, des viandards !


Mais tu as aussi raison, l'ignominie ne s'arrête pas à l'alimentation, non c'est encore plus cauchemardesque que ça, effectivement il y a toute l'industrie du cuir, mais aussi l'expérimentation animale tant au nom de la science que celui de la pharmaco-vigilance des produits humains, que ce soit un savon, un déodorant ou un rouge à lèvre par exemples.




Une vidéo à faire circuler et à mettre entre toutes les mains, nous sommes tous Terriens après tout:

https://www.youtube.com/watch?v=Yqa2Pj_HMyI

Âme sensible ne pas s'abstenir, pour voir la cruelle vérité ou réalité en face, et se dire: Plus jamais ça ! ( vidéographies sans trucage, juste une voix off - un canadien - pour commenter les scènes )

Blob

Messages : 34
Date d'inscription : 01/01/2019

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par verane le Mer 9 Jan 2019 - 17:39

Je ne pense pas que ton végétarisme était visé directement. T'as eu à faire à de la bêtise humaine.

Des incidents comme le tien ou des comportements irrespectueux en générale arrivent souvent et encore plus dans ces lieux de consommation à la chaîne. Les salariés sont choisis  davantage en fonction de leur acceptation à travailler pour un salaire de misère que pour leurs qualités de service ou humaines.

Je ne justifie pas le manque de respect, c'est révulsant, je suis même favorable à remettre à sa place fermement la personne. Le scandale non.

Avec mon ami nous sommes végétaliens mais c'est plus le cercle familial et amical qui souvent ont à son égard plus qu'au miens d'ailleurs des réflexions déplacées. En gros, pour certains d'entre eux si tu ne manges pas de viande t'es pas un bonhomme.

J'interviens surtout sur le fil, par rapport à la vitamine B12. Je confirme une supplémentation est nécessaire pour les végétaliens qui ne consomment strictement aucun aliment d'origine animale. La B12 n'est pas d'origine animale, lui-même est supplémenté, mais bactérienne.
Y'a pas mal d'informations c'est vrai sur le site Vive la B12, mais des études scientifiques sont accessibles depuis le site du National Center for Biotechnology information. Cette étude notamment pour n'en citer qu'une :

"Serum concentrations of vitamin B12 and folate in British male omnivores, vegetarians, and vegans: results from a cross-sectional analysis of the EPIC-Oxford cohort study"

Et d'ailleurs ça me rappelle que j'avais tapé un scandale quand dans une pharmacie j'en avais demandé pour la première fois la condescendance et le manque totale de respect de la personne qui était derrière le comptoir. J'avais gardé mon calme mais je lui avais dit le fond de ma pensée. La personne m'avait rattrapée alors que je me cassais pour s'excuser. Elle m'a vendu le seul truc qu'elle avait, à savoir une micro boîte avec 10 pauvres comprimés à un prix exorbitant. La posologie indiquée ne suffisait même pas à couvrir un apport journalier même si je gobais les 10 d'un coup ah ah ah!

verane

Messages : 19
Date d'inscription : 05/12/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question : Végétarisme et psychologie

Message par tchi le Ven 11 Jan 2019 - 10:05

Iammeow a écrit:Siamois (ton pseudo me rappelle ma petite chatte défunte...) : je suis ascendant Lion également. Je suis passionnée d’astrologie depuis le collège, et je pratique un peu aujourd’hui.
Je suis souvent considérée comme scandaleuse mais je suis toujours très polie, juste, il me semble, du moins, je l’essaie. « Chiante » ou « teigne » revient souvent. Soit on m’aime, soit on me déteste. Je suis loin de me faire des ami(e)s... (encore plus difficile avec les filles/femmes d’ailleurs même s’il peut exister des exceptions à tout). Mais je ne cherche pas d’amis. Je préfère la qualité à la quantité.
Toujours est-il que j’ai tout de même l’impression - malgré le fait que l’on me qualifie ainsi - d’être bridée, bien souvent et de ne pas aller jusqu’au bout de mes réactions car autour de moi, il y a toujours quelqu’un qui souhaite m’enlever ma liberté. Et pour des raisons de risques liés aux conséquences de certaines réactions, je dois aussi par moi même me contrôler et me limiter d’une certaine manière (et tout dépend aussi du contexte bien sûr).
Alors comme je le disais : soit on m’aime, soit on ne m’aime pas (plus souvent, on ne m’aime pas, il y a aussi d’autres raisons, qui n’ont rien à voir avec notre sujet - mais bon, je me fiche pas mal de ne pas être aimée, ce n’est pas l’enjeu, ce qui m’embête, c’est de ne pas pouvoir toujours aller jusqu’au bout, soit d’être bridée, soit de m’auto-brider par stratégie etc.).
Et dans la même veine, soit on me trouve trop gentille, soit pas gentille du tout. C’est un peu toujours tout l’un ou tout l’autre.
C’est un peu déstabilisant, ces réactions opposées à mon encontre.
D’où mon questionnement plus haut, qui n’est qu’un aspect de tout cela mais qui fait part d’un certain mal-être, celui de se sentir un peu ... dénaturé, par les individus, par la société...
De manière générale, je me trouve tout de même très gentille, je ne me laisse seulement pas faire, je n’aime pas que l’on me marche dessus (d’où les regrets lorsque pour X raison, je n’ai pas pu aller jusqu’au bout d’une réaction ou autre). Je suis aussi rancunière, ça on peut le dire, et je rumine beaucoup d’événements passés qui peuvent remonter à très loin (j’ai des souvenirs très lointains, j’ai même tendance à davantage me souvenir du négatif). Mais le fait d’être rancunier n’a rien à voir avec la méchanceté bien au contraire finalement. D’ailleurs, ne trouvez vous pas déstabilisant que les gens n’aient pas une perception unanime de ce que vous êtes ? (Non pas qu’ils n’aient pas toujours la même perception de vous que celle que vous avez de vous-même mais qu’ils n’aient pas tous la même perception de vous ? Cela frise un peu la schizophrénie je trouve, ce n’est pas invivable mais c’est troublant, parfois gênant quand même...
J’ai envoyé ce message surtout pour avoir un avis sur votre perception de cette anecdote, et sur la façon dont vous auriez réagi à ma place (Espoir, tu m’as répondu assez directement par rapport à ca, merci donc pour ton témoignage, Blob, merci pour ta réponse structurée, les autres, merci pour vos témoignages, la discussion n’est pas close, j’espere recevoir d’autres retours car cela pose aussi des questions plus générales en matière de psychologie !).

J'ai pas lu tous les commentaires donc je m'excuse si je répète ou autre...

Je pense que tu te trompe de combat quand tu nous pose ta question. La question n'est pas comment nous on aurait réagit et qu'est ce qu'on pense de ta réaction. Ta question est est ce que j'ai le droit de m'exprimer avec toute la passion qui m'anime quitte a passé pour folle parce que ce sujet me tiens a coeur.
N'oublie jamais que personne n'a le droit de te juger et celui qui le fait ne mérite pas que son avis te touche. Vis ta vie a fond (dis la fille qui n'arrive pas a le faire 🙄) et mieux vaux regretter d'avoir fait qqc que regretter de n'avoir rien fait. Si j'ai bien compris qqc c'est que quoi que tu fasse qqn critiquera sera choqué ou jaloux ou indigné.... Alors va au bout de la passion qui t'anime et ne regrette pas cela car tu a tous les arguments pour toi. Ne pas etre d'accord ne veux pas dire ne pas apprécier. Seul les personnes fermé d'esprit et mal poli te tournerons le dos et c'est pas plus mal (de mon point de vue) alors fonce !

Envoyé depuis l'appli Topic'it

tchi

Messages : 89
Date d'inscription : 25/01/2018

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum