l'Univers est-il un automate cellulaire?

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Re: l'Univers est-il un automate cellulaire?

Message par jeandelamer le Mer 7 Nov 2018 - 17:15

Bonjour Stanze, tout vient à point pour qui sait attendre, parole de navigateur solitaire.
Les jeunes zèbres galopent vite, ils ont (en principe) soif d'apprendre, mais pour comprendre, il faut prendre le temps de s’arrêter. Je suis un vieux zèbre de 78 balais et je prends mon temps...
Ceci dit pour Gyr, je ne vois pas ce que vient faire maintenant son intervention. Ce n'est pas moi qui ai écrit : '' Je concluerai que la lumière et la chaleur sont les deux derniers stades d'évolution de l'énergie'',  c’était '' l'invité'' plombier qui avait précédemment pour nom Hobb.  Alors à qui s'adresse Gyr ?  Personnellement, je suis plutôt d'accord avec lui, mais c'est une question dont je traiterai plus tard. Il faudra être patient parce que en ce moment je me promène dans des sierras où je n'ai pas souvent de connexion internet.

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Re: l'Univers est-il un automate cellulaire?

Message par jeandelamer le Mer 14 Nov 2018 - 17:06

Le mot ''espace'' peut désigner : 1)  un continuum indéfini, le ciel, l'étendue entre les étoiles, 2) le volume d'une étoile, d'une pièce, d'un ''objet'', 3) un intervalle tel le blanc entre les mots, ou la distance entre des ''objets'', 4) des espaces mathématiques abstraits (champs, phases, vecteurs etc...) et des espaces de vie (intime, vital, vert, public...). Dans tous les cas de figure ''espace'' désigne une étendue qui est volume, pouvant contenir des ''objets'' individuels que l'on peut percevoir et mesurer. Il y a toujours volume d'un ''objet'' ou d'un ensemble, ou bien encore distance entre des ''objets''. De l'espace en soi sans rien, ça n'a pas de sens.
  Lorsque Maxwell eut établi les lois de l' électro-magnétisme, il est apparu que les ondes devaient nécessairement avoir un support, appelé alors ''éther''.
Dans son discours de Leyde 1920, Einstein concluait « selon la RG l'espace est pourvu de propriétés physiques et, dans ce sens, il existe un éther. Selon la RG, un espace sans éther est impensable, car non seulement il n'y aurait pas de propagation de la lumière, mais aucune possibilité d'existence pour un espace et un temps standard (mesuré par des règles et des horloges), ni par conséquent pour les intervalles d'espace-temps dans le sens du terme. Cependant, cet éther ne peut pas être conçu comme pourvu des qualités des médias pondérables et comme constitué de parties ayant une trajectoire dans le temps. L'idée de mouvement ne peut pas lui être appliquée » . Ailleurs il dit : « L’espace est structuré par les champs engendrés par les corps... l'espace (vide ou pas) est constitué par les propriétés des corps. »... « L'espace vide n'existe pas... L'espace ne jouit pas d'une existence indépendante vis à vis de ce qui remplit l'espace et dépend des coordonnées... Si ''on'' suppose le champ de gravitation éliminé, il ne reste pas un espace du type minkowskien, mais absolument rien, pas même un espace topologique... » (in '' Le vide , Univers du tout'' E Gunzig et all, 1998). Pourtant il reste bien ce ''on'' qui ne peut pas s'enlever lui-même ! D'où sort-il ce ''On'' ? Mais Einstein ne pouvait concevoir à l'époque que l'éther puisse être support et en même temps produire les ondulations électro-magnétiques, i.e être à la fois support et moteur (les automates cellulaires (a.c) ont été inventé en 1940 et commencé à être étudiés seulement à partir de 1970).
   Mais qu'est-ce qu'un ''objet'' ?  Un ''objet'' existe pour nous seulement parce qu'en relation avec une autre ''objet'' (notre cerveau ou un appareil de mesure). Cette relation est nécessairement échanges, donc mouvement qui est succession de changements, i.e temps qui fait l'existence. Un ''objet'' a une individualité puisqu' il est distinct d'un autre ''objet''. Mais de quoi in fine un ''objet'' est-il constitué et comment se distingue t-il d'un autre objet ? Les physiciens nous parlent d'atomes, constitués de particules, le tout constitué d''ondes'' et là ils s’arrêtent, parce que, pour eux, un atome ou une particule, c'est un ''paquet d'ondes'', une ''boite noire'', seulement un système d'équations ! Ils ne nous disent pas de quoi sont constituées ces ondes, ni comment se produisent leurs mouvements. Il y a des ''objets'' insaisissables, tel la crête d'une vague sur la mer, elle n'existe qu'en mouvement, de même qu'un photon.
Alors il faut chercher la réalité ultime autrement.
   Pour ce faire, il faut essayer d'oublier ce que nous percevons et connaissons, c'est pas facile, il faut s'imaginer sans Univers, sans temps et sans souvenirs, dans un noir-noir où il n'y a pas de repère (grand ou petit, c'est pareil).
- Le noir-noir ne peut être limité, car il n'y a aucune cause qui pourrait le limiter. Le noir-noir est donc illimité.
- Le noir-noir, en tant que ''champ'' a nécessairement de la dimension. Une dimension a nécessairement une unité de mesure. L'unité de mesure du noir-noir est nécessairement une partie du noir-noir, puisque qu'il y a rien d'autre. Le noir-noir étant sans repère, l'unité de mesure est nécessairement un volume sphérique élémentaire, que l'on peut appeler ''atome d'espace''. Le noir-noir illimité est donc constitué d'une infinité d'atomes d'espace, qui nécessairement sont statiques et contigus, car il n'y a aucune cause qui puisse les faire bouger.
  La réalité ultime, c'est le continuum illimité, immuable, statique d'atomes d’espace.
  Dans le continuum illimité, les atomes d'espace sont en une infinité de dispositions les uns par rapport aux autres, ce que j'appelle le désordre absolu. C'est le présent sans changement, hors du temps. On peut s'en rendre compte facilement en regardant un bac transparent rempli de balles de ping-pong en vrac : elles sont loin d'être bien rangées. Si elles étaient bien rangées, le bac pourrait en contenir davantage. En regardant bien, on peut néanmoins voir 3 balles former un trio équilatéral parfait. Avec un très grand bac, on verra deux trios emboîtés formant un octaèdre parfait, ce qui est un cas particulier du désordre. Avec un bac infiniment grand, le continuum de désordre étant illimité, il y a nécessairement des cas particuliers où un grand nombre d'octaèdres emboîtés les uns dans les autres forment un réseau. Il y a infinité de réseaux aussi grands que l'on veut, mais toujours finis. Il y a un immense réseau qui est le sous-jacent de notre Univers. Nous allons voir pourquoi et comment ce réseau est celui d'un a.c qui produit le temps de notre Univers, sans commencement ni fin, un temps éternellement présent.
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Re: l'Univers est-il un automate cellulaire?

Message par jeandelamer le Ven 23 Nov 2018 - 20:40

Dans son dialogue avec TXT ( ''l'infini dans la paume de la main''), Mathieu Ricard dit que l'appellation ''atome d'espace'' employée par les penseurs bouddhistes ne convient pas, car cela fait confusion avec notre conception moderne où l'atome est loin d'être élémentaire. Il vaut donc mieux appeler les volumes sphériques unitaires :  ''espaces élémentaires'' ( ''e.s'' pour ''elementary space'').
  Les e.s sont nécessairement contigus, i.e en contact les uns avec les autres, tout comme des balles de ping-pong dans un bac. En effet, le continuum n'ayant pas de repère, il ne peut pas y avoir des distances différentes qui puissent être déterminées.
  Le noir-noir ne peut contenir que des dispositions toutes différentes. (En effet, l'illimité ne peut contenir infinité d'infinités). Il s'ensuit qu'il contient un seul octaèdre, un seul emboîtement de 2 octaèdres, un seul de 3, etc..., selon la suite infinie des nombres entiers finis. Ceci fait qu'il y a infinité de réseaux tétraédriques, mais  tous différents en taille (i.e en nombre d’octaèdres).

   La gardienne du réseau tétraédrique BTX26Z43JK se posait des questions. Elle s'en ouvrit à la maîtresse du continuum qui faisait sa tournée d’inspection :
« Maîtresse, il y a un problème. Je vois que mon réseau forme des alvéoles, i.e des volumes constitués par les e.s de 10 octaèdres. Or le volume d'une alvéole étant un peu plus grand qu' un e.s, il devrait y avoir un e.s dans chaque alvéole, non ? Pourquoi ils y sont pas ?
« Ton boulot, gardienne, c'est seulement de surveiller qu'il y a pas un troll de glissé dans ton réseau, c'est pas de faire de la contestation.
« Surveiller, surveiller...!?  Il y a quoi à surveiller, puisque le présent, rien ne bouge, rien ne peut changer !  Par contre, justement, s'il y avait des e.s dans les alvéoles, comme il se devrait, il y aurait peut-être quelque chose à surveiller, mais là, ya pas. Alors ils sont où ces e.s ?
« Ils sont présents, mais seulement potentiellement. Tu peux voir que si tu as un e.s dans l'alvéole, il a 26 positionnements possibles, mais ces 26 positions, elles peuvent pas être toutes présentes simultanément dans le présent, elles sont seulement ''en puissance'' d'être actuelles.
« Ça y est, j'ai compris, le problème c'est pas les e.s, mais leurs dispositions différentes, ce qui est le principe du noir-noir. Bon, mon réseau étant dans la tranche des gogols d'octaèdres, étant donné qu'il y a autant d'alvéoles que d'octaèdres, ça veut dire qu' il y a 26 puissance gogol dispositions des e.s ?
« Pas tant que ça ! Seulement 8 p.gogol parce que ce qui compte, c'est l ''état'' des 10 octaèdres de l'alvéole. Il y a 26 positionnements, mais l'e.s peut être positionné soit sur un, soit sur 2, soit sur3, soit sur 4 octaèdres... c'est pas simple ! Je t'explique :
Une alvéole est en contact avec 8 autres alvéoles. Chaque octaèdre donne sur 8 alvéoles. Les e.s de 8 alvéoles adjacentes peuvent donc tous être positionnés sur un même octaèdre. On considère que un e.s donne un ''état'' à un oct. On voit qu'un octaèdre peut avoir un état de zéro à 8...
A un ''instant présent'' donné quelconque, tous les e.s ''libres'' de toutes les alvéoles d'un réseau étant positionnés sur une ou plusieurs cellules, cela donne une configuration d'états, et c'est là qu'il est ton  problème.
«Ben oui, les 8 p gogol dispositions que tu appelles configurations d'états, elles sont où puisqu'elles sont possibles ? Parce que, puisqu'elles sont possibles, elles doivent être présentes quelque part, je n'en démordrai pas.
« Gardienne, tu es têtue et je t'entends bien, mais c'est un faux problème. Toutes les dispositions dans ton réseau, elles sont bien présentes, mais seulement ''potentiellement'', ça veut dire ''en puissance'' d'être actuelles.
« Bon, j'imagine bien, toutes les dispositions sont en puissance d'être actuelles, mais là elles ne le sont pas ''actuelles'', alors, elles sont où les ''actuelles'' ? Moi je les veux toutes ''actuelles'', puisque tu dis qu'elles sont possibles, c'est donc qu'elles sont toutes présentes actuelles quelque part...
« Toutes actuelles à la fois, ça c'est pas possible. Mais comme elles sont toutes présentes, elles peuvent être actuelles ''en se succédant'', l'une après une autre.
«  Bon d'accord, mais moi, même si je le voudrais, je peux rien changer, et toi non plus. La théorie du noir-noir, c'est bien que tout, je veux dire l'infinité de ce qui est possible, est présent, n'est-ce pas ?
« C'est ça. Mais, étant donné que la succession ne peut pas se faire au hasard, eh bien, il y a une règle qui permet à toutes celles qui sont ''possibles'' d'être toutes actuelles l'une après l'autre, .
« Mais elle sort d'où cette règle ?
«  La règle, elle fait partie du possible, donc elle s'applique.
« Bon, alors en quoi elle consiste cette règle ?
« Eh bien, devine...

« Maîtresse, j'ai compris la règle : les e.s des alvéoles ils donnent un poids, i.e un ''état'' aux octaèdres sur lesquelles ils sont positionnés. Les octaèdres, on va les appeler ''cellules''.
Là, dans mon réseau, je vois des cellules qui ont un ''gros état et d'autres qui n'en ont pas du tout ou presque pas. Il suffit que la règle dise aux e.s qui sont sur les cellules qui ont un gros état, de se positionner sur la cellule de leur alvéole dont l' état est le plus faible. Je vois pas d'autre possible règle.
Je vois que la règle doit produire des va et vient d'états selon le principe des vases communicants. Je vois aussi que la succession des configurations, elle peut aller que dans un seul sens. Et puis en plus, étant donné que le nombre de configurations est limité, ça veut dire que la succession se boucle sur elle-même indéfiniment.
Et maintenant, comment je peux mettre en route la règle, pour que je puisse voir défiler ??
« Bravo gardienne, maintenant pour voir défiler la succession, il faut entrer dedans ton réseau, la règle elle y est en route en permanence.  On ne peut pas y voir quelque chose changer en étant à l'extérieur...
« Attends, maîtresse, tu veux bien me redire ça posément, parce que là je hallucine !
« C'est pourtant simple, toi et moi nous sommes dans le noir-noir. Est-ce que quelque chose peut changer dans le noir-noir ? Non. Mais puisque la règle doit s'appliquer, le changement il peut se faire seulement dedans le réseau, pas dans le noir-noir qui peut pas changer. Tiens, pendant qu'on y est, on va aller y voir dans ton réseau, ça m'intéresse de savoir ce qui peut s'y passer.
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