Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

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Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:20

La fleur m'est supérieure !
En quoi m'est-elle supérieure ?

L'innocence !

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:22

La cascade du Pisseu

Sur la pierre faite de miel coule un vin pourpre. Il rejoint la cendre. Dans le brouhaha des fleurs se faufile un vent odorant, vers la rivière. Nous marchions, de l'eau jusqu'aux cuisses, pour arriver à la cascade et nous glisser dans son brouillard.
Les ombres losangées - T'en souvient-il ? Et tout l'or de l'azur semé parmi les cyclamens ?
Et nous roulions dans l'herbe, et nous courions.
Le joue flétrie des pommes était à la fois jeune et vieille. Nous étions maculés des couleurs de la saison tandis que nous remontions les ruisseaux chantants dans les miroitements innombrables des feuilles et des lueurs.
Il m'en souvient.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:23

Cultiver ≠ Bâtir
Arbre ≠ tour
Évolution ≠ Hérédité
Intensif ≠ Extensif
Gestionnaire ≠ Propriétaire
Qualité ≠ Quantité
Signification ≠ Explication
Faire ≠ Fonctionner
Perfectionner ≠ Substituer
Faits ≠ Doctrine
Vérité ≠ Puissance
Chronique ≠ Commentaire
Ancien ≠ Archaïque
Chacun ≠ Tous
Converser ≠ Controverser
Troupeau ≠ Légion
Vrai ≠ Exact
Repos ≠ Molesse
Paix ≠ Trêve
Amour ≠ Possession
Croissance ≠ Excroissance
Animalité ≠ Bestialité
Maturation ≠ Saturation
Coopération ≠ Compétition
Durée ≠ Temps
Amour ≠ Devoir
Expérience ≠ Doctrine
Révéler ≠ Connaître
Mystère ≠ Inconnu
Prudence ≠ Méfiance
Fraternité ≠ Collectivité
Foi ≠ Croyance
Vérité ≠ Sincérité
Liberté ≠ Autonomie
Valoir ≠ Coûter
Mythe ≠ Légende
Extraordinaire ≠ Spectaculaire
Dégadé ≠ Détaché
Connaître ≠ Savoir
Mesurer ≠ Juger
Joie ≠ Excitation
Dire vrai ≠ Avoir le dernier mot
Talent ≠ Inclination
Chercher ≠ Douter
Force ≠ Dureté
Vie ≠ Longévité
Répondre ≠ Répliquer
Subtil ≠ Complexe
Concentré ≠ Scrutateur
Bon sens ≠ Sens commun
Vérité ≠ Vraisemblance
Connaissance ≠ Érudition
Autorité ≠ Contrainte

...

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:28

Lumière d'orées, buées d'or rose,
rosées bleutées, la rose dort.
J'adore l'arbre d'or qui arbore une auréole.
Art boréal pareil à un orant
à l'aurore.
Dans la rosée d'or
irrorée,
miel du ciel,
l'arbre à l'orée
déploie
ses arborescences.
La nature arbore
ses essences.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:29



Les vapeurs me frôlent, les vapeurs de l'aube.
La couleur de mon âme change.
Elle s'étoile, translucide.
Ainsi je puis avancer
dans les ombres murmurantes
parmi les fleurs suspendues.
Ainsi je puis
m'allonger dans la rivière blanche.
Les ailes des papillons
font tinter les corolles.
Ainsi je puis entendre
le verbe vivre.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:30

La fleur s'est dégagée de son corps. Est devenue une buée. A laissé son parfum s'envoler comme un dernier soupir.
Ces gens assis dans l'herbe ne pensent pas mais ils savent. Le soleil se ramifie entre les branches.
La rivière de ses éblouissements mime les étoiles. La symphonie des cloches du troupeau rejoint tout ce qui est céleste.
Au soir dans la montagne, on a sous les pieds les lampyres, au-dessus de soi les constellations et l'on flotte entre ces lumières. Dans la beauté qui se tait.
Retrouverons-nous le chant premier, celui qui souffle dans l'âme sa nostalgie éternelle ?
Comme semée par une main bienveillante, une étendue de fleurs reluit au matin dans la rosée bleue.
Les voyez-vous ?

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:31

Laisse moi ne rien te dire. Assied-toi et ressens. Le toucher de la nuit.
La soie silencieuse de la nuit qui ceint ton front.
Ensemble entendons.
Ton cœur est sensible à la grandeur des étoiles.
Ton cœur est devant le ciel
nu.
Les paroles n'ont pas leur place quand nous communions
au mystère qui enveloppe le monde
dans ses nuées.
Un instant laissons se dissoudre nos savoirs
nos langages, nos songes
dans ce vin obscur.

Nous sommes ivres enfin,
perceptifs et enivrés.
Mais nous ignorons comment.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:35

Devenir la nuit tendue quand le jour bruit
loin derrière les noires frondaisons.
Devenir un signe qui pointe le jour à venir.
Le phare est sa solitude.
Tout cela cessera, cette énucléation des pensées,
tout convergera si tu l'as voulu
vers ce bassin sans bords
où se déversera ta lumière
dans la lumière.
N'ici nilà.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:36

Un apport journalier, un travail de fourmi. Emmagasiner des savoirs. Noter toutes les intuitions.
Se tenir sur le qui vive.
Classer. Ranger. Exhumer des textes.
Créer le cadre. Organiser.
Se documenter.
Noter. Relever. Faire des liens.
Synthétiser. Observer.
Rechercher. Augmenter les acquis.
Élaborer. Accumuler. Lire, écouter, visionner.
Préparer. Mind mapper.
Labeur infini qui ne fait toujours que commencer.

... Oh et puis flûte...

Procrastiner.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:37

Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire. Les hommes heureux n'ont rien à dire.
- Chut !
- Hein ?

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Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 11:39



La musique que j'aime le plus n'existe pas.

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Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 12:22

D'une humeur de groseilles.
Je me suis penché par-dessus la colline;
pour humer la neige.
L'horizon était blanc comme un dieu.

___________________________________

Seulement quand il flâne
et herborise
il est libre.
Les fleurs le pacifient,
l'horizon lui donne des ailes.
Il attend en silence
l'effondrement de babylone.

________________________________

L'herbe a un toucher de laine,
là je m'allonge
jouant à la mort,
dans la lumière.
___________________

Renaître dans la sylve bleue,
faire corps avec l'humus, les lichens,
parmi les pierres, un gisant
soulevant ses paupières
réveillé par les chants d'oiseaux.
Alimenté par la clarté d'or du jour.
Sortir du suaire,
s'entendre avec le monde.
Et peindre avec les yeux.

_________________________

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Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 12:29

Amateur d'apothéoses.
Devenir une étincelle.
*
Instants où nuages l'on va.
Instant où colère on brûle.
Riche de pâmoisons bariolées la musique nous enlace , nous délace, ne nous lasse, ni ne nous délasse.
Beaucoup trop impétueuse pour la sieste.
Rapide comme trois serpents.
Rapide comme éclats du ruisseau.
Rutilations du soleil innombrable sur le ruisseau.

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Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 12:34



La racine qui me fonde est une onde
et c'est pourquoi je chante.

*

La musique, emportée, me fait éclater
en bulles de cristal,
je me vide dans la mort,
je me jette aux nues en un dernier souffle.
Mon âme cependant n'est pas du gothique flamboyant.

*

Tu ne feras pas grandir l'enfant
sur un tuteur de fer.

*

Dansant, j'échappe à la gravité,
je m'offre au mouvement,
dans la chorégraphie des pléiades,
j'ondule avec l'herbe,
peinturluré d'ocres motifs
je lève des coupes dans la plaine...
Vivre.

*

La risée me donne
une peau de fille.
Je me sens Suel.

*

Mon sourire se continue en formes d'ailes
quand j'élance mon âme dans la beauté de la montagne.

*

Te sourire sera mon serment.
Sourire sera mon pacte.


*

Le "bourgeois",
c'est seulement celui qui n'est consumé par rien.

*

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 12:37

Je ne veux rien que Toi
Ou plutôt dans tout ce que je veux
c'est Toi.

*

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Message par david50 le Jeu 6 Fév 2014 - 12:40

Fata Morgana a écrit:

La musique que j'aime le plus n'existe pas.

Ça, cela me parle. Souvent j'ai l'impression que la musique ne fait que de me laisser entrevoir quelque chose, j'attends toujours celle qui me fera définitivement passer de l'autre côté.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 19:44

Une citation

Conseils que les cardinaux donnèrent au pape Jules III à son élection en 1550.

" La lecture de l'Evangile ne doit être permise que le moins possible surtout en langue moderne et dans les pays soumis à votre autorité. Le très peu qui est lu généralement à la messe devrait suffire et il faudrait défendre à quiconque d'en lire plus. Tant que le peuple se contentera de ce peu, vos intérêts prospéreront, mais dès l'instant qu'on voudra en lire plus, vos intérêts commenceront à en souffrir.
Voilà le livre qui, plus qu'aucun autre, provoquera contre nous les rébellions, les tempêtes qui ont risqué de nous perdre. En effet, quiconque examine diligemment l'enseignement de la Bible et le compare à ce qui se passe dans nos Eglises trouvera bien vite les contradictions et verra que nos enseignements s'écartent souvent de celui de la Bible et, plus souvent encore, s'opposent à celle-ci. Si le peuple se rend compte de ceci, il nous provoquera jusqu'à ce que tout soit révélé et alors nous deviendrons l'objet de la dérision et de la haine universelles. Il est donc nécessaire que la Bible soit enlevée et dérobée des mains du peuple avec zèle, toutefois sans provoquer de tumulte".
(Feuille Bibliothèque nationale 1089 . Volume II . page 641-650 - références Fond Latin n°12558 - Année 1550)


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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 6 Fév 2014 - 19:51

Ah vraiment le rythme qu'il est heurté ! Vous voici déjà passés à autre chose et on n'a pas commencé à installer une pensée. Ma pensée qui va d'un pas lourd et continu devrait soudain(s) voleter et rester inentamée ? Impossible, Amis, serrons le fond du problème ! Quel problème ? Mais tout est problème et tout est énigme mais déjà vous êtes passés à autre chose! Je suis assis là tout à ma perplexité : « untel a dit, tel autre a dit... »

Déjà ailleurs, voletant, ils rient, comme si l'énigme qui a été soulevée prêtait à rire ! Alors je fais ce que j'ai toujours fait : je quitte la salle. Je romps. Le silence alentour est pareil à une houppelande qui m'entoure, mon esprit alors est ceint d'une profondeur résonnante et d'un suspens. Je respire à nouveau. Je me lave de tous ces mots dans la nuit silencieuse en m'éloignant des ris qui montent de la salle principale. Enveloppé par le silence je retrouve ma respiration, je retrouve la proximité de l'espace et des étoiles. Ils vont croire que je suis dédaigneux. On dirait des enfants. Non la vie pour eux n'est pas un théâtre où se joue des drames, où se déroulent des scènes mystérieuses, où finalement chaque parole comporte une puissance initiatique. Ils volettent ces veinards, se font d'amicales bourrades. Heurtés leurs gestes... Je me replie, il ne faut pas qu'on me touche... L'horreur de la "bise" ! Une bise oui, un vent glacé sur moi !!!

Je me retire dans la chambre et m'allonge sur le lit pour reprendre haleine. Je m'ablue dans le silence. Toute cette profondeur que je ressens, cette latence du mystère, c'est mon élément vital, mon air. Ils sont contents et joueurs, ils disent des choses sans fond comme on jouerait à tire-moi la barbichette, des choses qui m'abîment au fin fond de ma pensée, et sans lien passent à une autre phrase, et tout cela me survolte, il faut que je m'y arrête, mais eux non, ils jouent à se tirer la barbichette. On passe d'une activité à l'autre sans approfondir. On suit la montre. Mais je n'ai pas fini moi ! J'ai encore mille remarques à faire, mille pages du mille-feuille à tourner...

Je dois partir et ressouffler. Me virginiser à l'écart pour pouvoir revenir. Ah ! Je suis heurté en entrant dans la pièce ! Qui parle de quoi ? A quelle guirlande de parole rattacher ma pensée ? Hum, aucune: ils organisent un «truc». Mais alors à qui dire toutes mes pensées, pourquoi rester en plan ? Je ne veux pas FAIRE ! Je veux encore être ! Mais non, on déplace des chaises et des tables, on est là comme dans un couloir dans lequel des serviteurs courent. Et ma réflexion, et ses suites ? Que puis-je en faire ? Je n'ai plus d'interlocuteur. Personne donc n'a vu combien c'était important, qu'on n'avait fait que poser le cadre et au moment de le remplir, hop, ils ont oublié, ils volettent déjà ailleurs ! Je souris des lèvres et je grogne en dedans. Non, là, personne à qui parler. Ils sont occupés ! Occupés à des trois fois rien qui nous prive de dires ! De communication ! De communion.

Je me rembobine dans mon silence et subi ce qui fait leur joie : rester au niveau des formes.
Je veux partir. Retrouver mon rythme, ce pas continu, sans heurt, de ma pensée qui tourne page après page ses pages. Je compte les angles des fenêtres, les vitres, les pieds de chaises. On me dit: " c'était intéressant hein ? - Quoi donc ?
Je suis malheureux. N'en déplaise. Ce n'est pas que les "autres " sont ceci cela, et moi ceci cela, c'est que le contact produit des distorsions. J'étais ces jours avec des "gens". j'étais meneur. Oui mais j'étais blessé souvent. Par des allusions involontaires de "leur" part. "Leurs" rythmes. "Ils" n'adhèrent pas, voletent. je mets mon esprit en action pour décrire quelque chose mais quand ça devient intéressant "ils" sont distraient par un chocolat, un chien qui passe, une lumière qui s'éteint. Mon paquet me reste sur les bras. "Ils" ont perdu le fil que j'avais patiemment tressé.

Alors je sors, je marche dehors dans la nuit et je ne comprends pas où la rupture a eu lieu. Je me trouve inintéressant, je "leur" en veux de cette rupture de communication que je vis comme une fin de non-recevoir. On aurait pu toucher du doigt la joie. "Ils" préfèrent une distraction, une futilité les absorbe. je m'éloigne du groupe et m'enfonce dans la campagne et le silence de la nuit. Le silence me purifie, il me semble curatif. j'essaie de comprendre. Quand je reviens il y a des éclats de voix, mais le fil des discussions m'échappe, je suis dans un autre débat. Une phrase attrapée au vol résonne en moi et je vois les liens qui se font en un éclair d'elle à mille lectures, intuitions, souvenirs, mille extensions. Mille discussions potentielles. Je reste accoudé à une commode les yeux dans le vague, mais les rires et les échanges me dérangent, ce bruit de fond me disperse. j'ai envie d'écrire mais les pensées fusent et je n'ai pas le temps de trouver lunettes- papiers -stylo. Et à quoi bon ? Qui lira ? Je m'assied à l'écart, dans un coin. Tout le monde est debout et discute, travail, mange, relations, enfin rien dont on puisse dire. Alors quand les "gens" se rapprochent de moi je les fais rire.
Mes livres me manquent. L'ambiance studieuse...Profonde.
Où en est la physique, et les mystères du monde où en sont-ils ? Avec qui parler des joies de l'intelligence partagée ?
Je "les" aime pour eux-mêmes. Mais sur le plan purement humain, nous ne sommes pas du tout du même monde. Voilà qui est cruel.  Le désert continue.

Pendant un moment il y a eu le thème de l'accueil.
Moi j'ai donc écris ça :
"Une voix chemine de toi à moi et d'entre nous une clarté est émise.
La radiance d'un verbe pareil à du pain entredonné.
Je perçois en moi ton cœur.
la fragilité offerte que tu livres ouvre en moi une tendresse.
Je résonne, nous consonons, nous entendant.
Sur notre tonique commune nous brodons nos paroles,
Entre-tissons notre histoire.
Nos feux en commun
nous entréclairent."

*

Je veux tout ça voir. Peut-on s'apaiser quand on aspire ? La stabilité existe t-elle ou bien sommes-nous des équilibristes ? Ce n'est pas tant ce  que je pense («Ce» pronom démonstratif, mais qui renvoie à un objet - Il faudrait écrire CELUI que je pense), c'est comment je fusionne avec le pensé.
J'ai touché du doigt de manière nouvelle cette ancienne solitude et j'ai appris qu'elle est infrangible. Je suis un divers-gens et dit vers gens m'est impossible. Il n'y a personne ici. Quoi de plus triste qu'un vide paradis ?
Je suis isolément recroquevillé sourire aux lèvres sur une chaise à l'écart dans la sphère de mes pensées et je regarde sur l'écran de mes pupilles s'animer la compagnie insoucieuse et c'est en une toute autre langue qu'elle exprime de toutes autres choses. Alors je fais - physiquement aussi en quittant la pièce souvent - l'aller-retour entre eux et moi. Eux parce que je ne veux pas les blesser et moi parce que je dois reprendre mon souffle à la surface. C'est ingérable.
La communion c'est l'émerveillement partagé, mais ce qui m'émerveille leur est semble t-il invisible. peut-être ne voient-ils pas la pensée de derrière et du coup sont -ils simplement en face de faits bruts ? Mais où sont les faits ? il n'y a à perte de vue que des concepts éloquents et la parole pour la nature c'est simplement de se montrer: il y faut des exégètes.
La solitude de frémir dans une autre vibration, sur un autre fréquence. Je m'isole pour être moi.


*

Écouter pour dire.

Tu ne communiques pas quand ton langage demeure au stade de monologue énoncé à voix haute !
On ne parle pas pour soi. Il faut trouver la plate-forme commune de langage afin de pouvoir nous entendre. Trouver une tonique sur laquelle broder nos dits. Sans quoi je suis face à une improvisation de musique contemporaine dont je ne comprends ni le commencement, ni la fin, ni le déroulement, dont je ne comprends pas la logique. Je ne dois pas être uniquement sur un mode allusif: mes allusions n'étant pas celles des autres nous serions comme deux sourds à vouloir ne communiquer que de soi à soi. Alors oui la concision est une politesse, oui l'effort de s'entendre sur le sens de nos mots est le préalable à tout échange fécond.
Je ne pars pas du principe que tous ont connu mes traumas et lu les mêmes livres que moi !
Je les respecte !
Je prends en compte notre altérité et j'établis notre relation sur les éléments qui nous sont communs. En un mot, je communique.
Rien n'oblige mon interlocuteur à avoir lu Aristote, ou Freud ou Einstein. Mais je peux relayer et retranscrire dans la langue du tiers leurs intuition en un langage actualisé. Je ne peux en aucun cas dire si d'abord je n'ai pas écouté, car alors l'auto-référence de mes dires laissera l'autre à distance. Il assistera impuissant à un débat mené dans une langue étrangère, d'une culture étrangère. Si je ne sais pas ce que peut concevoir celui à qui je parle, je ne fais que parler seul, agiter mon menton devant une personne qui n'écoute qu'une succession de phonèmes sans qu'elle ait les moyens de les relier entre eux. Je parle alors tout seul à voix haute comme un ivrogne. Pourquoi serais-je un parangon de communication qui devrait inévitablement être entendu du dedans quand le dedans de l'autre est différent du mien ? Pourquoi devrait-il connaître d'emblée mes rêves et les cauchemars, mes livres, mes joies et mes peines ?
Nous devons nous présenter. Nous devons savoir dire « Je ne comprends pas» et poliment demander «me comprends-tu ?

*
Celui-là pense sans cesse et s'offusque de ne pouvoir penser tout à la fois.
Il n'a pas de repos. Il lui faut une saisie totale et définitive du monde et de lui-même qui seule lui octroierait enfin le repos.
Et puisqu'il cherche ce repos, il n'a jamais de repos, sa recherche de la paix lui ôte toute paix.
Celui-là ne peut concevoir rien qui soit indépendant. Tout est lié, tout est en interaction. Tout communique. Ce réseau infini de chemins qui se croisent et se recoupent forme ce treillis mental dans lequel il se promène. Cette résille serrée est formée de vocables. Des concepts font naitre des concepts et ces concepts contiennent des concepts de manière fractale, holographique. Il file. Toute son action est de filer. Mais quelle substance file t-il ?

Pour lui, quand il dit, ce qu'il veut dire est toujours encore et déjà ailleurs.

Tout est l'enveloppe d'autre chose, et toute chose enveloppe autre chose.

Ce que je pense est une partie de ce qui SE pense.

Ce que je veux dire, les mots le défigurent, car le halo émotionnel qui accompagne les mots que j'utilise, aux yeux de mon interlocuteur, diffère du mien.

Je ne fais que supposer quand je m'exprime que le contenu mental et émotionnel de mon interlocuteur est syntone avec le mien. Mais je ne puis transmettre que les mots, non leurs couleurs, non leur halo.
Il me faut avoir un aperçu des halos dans lesquels mon interlocuteur perçoit les mots que j'utilise. En un mot je dois le (re)connaître.

Je dis que l'incompréhension n'est pas une fatalité.

*



Et bien je borne la musique à n'être en définitive qu'un excitateur d'émotions.

*

Ralentir. Revenir sur ses pas. Cartographier les raccourcis. Souffler. Ne pas attraper à la fois toutes les branches qui se présentent. Coller au texte. Se discipliner. Voilà notre matériel de secours dans la communication. Passer le mors aux dents, oui, c'est vrai, mais pour fondre à la fin dans la même joie. Se donner les moyens de se dire de telle manière qu'on est compris, cela aussi s'appelle travailler.

*

Comment représenter une globalité à un auditeur pour lequel tout est séquencé ?
Prendre du champ, mais petit à petit, expliquer les «reliaisons», éloigner la caméra lentement du tableau pour que le grain serré du prime abord prenne sens et forme.

-
La terreur de «faire partie de»...
Ne rentrer dans aucun rang. Refuznik. Pouvoir changer. La définition bloque toute évolution, position est négation. Dé-finir.
Ne pas être estampillé. Sans cocarde ni nombre. Refus des notes. Refus d'être numérisé. Ne pas être costumé. Ne pas porter la laisse d'une cravate. Insoumis.
Être aux prises avec soi. Être le seul à être soi. Dé-appartenir. Sans papiers. Sans coups de tampons. Sans tatouages. Demeurer fidèle à soi-même. Savoir que ce n'est là qu'un passage. Être prêt à partir. Ne pas regarder en arrière. Être son propre guide. Tracer son chemin de son propre pas. Savoir se défaire. Assumer son identité. Ne faire que passer. Pouvoir changer de route et de nom. De tribu.
D'hémisphère...
Ne pas se laisser imposer un nom. Non-identifié. Libre.
Pourquoi mettre le vent en bouteille ? En liste ? En nombres ? En cases ? En cage ?
La définition, parce qu'elle prétend épuiser ton mystère, te tue.
Je marche au pas, je marche au pas du vent.

*

Il y a - le désir d'une circulation de verbes entre nous,
Il y a - le désir de mise en abîme,
Il y a - le désir d'une ouverture, d'un élargissement de conscience,
Il y a - le désir d'un milieu verbal qui nous soit commun,
Il y a - au fond de tout dire le "dieu" de la communication : la communion,
Il y a - en définitive à devenir un seul cœur,
Il y a - posé devant nous l'objet ou le sujet de contemplation réunissant,
Il y a - à sacrifier quelques raideurs et attentes de notre part afin de communiquer dans un même discours,
Il y a - un désir d'être commun !

Il y a - en somme à l'apex de chaque mot échangé, le désir de ne plus être seul.

"Viens voir !". Voyons ensemble ! C'est être ensemble que le vu octroie, et non le seul témoignage des sens partagé.
L'objet ou le sujet con-templé est seulement un vecteur de communion.

Ce qui cause la division, c'est ce qui était fait pour être unissant.

L'objet mis devant nous NOUS mire.
Mais le sujet central de notre regard commun, c'est bien le nous.
Je te vois en ce que je contemple ce que tu contemples me mire à tes yeux.
Allons-nous nous battre pour des épluchures ? Allons-nous manquer le fond pour la forme ?
Jusqu'où suis-je prêt à aller pour te rencontrer ?
Pour Nous rencontrer ?

Plaçons entre nous devant nous une fleur. L'attention partagée créera t-elle une autre entité ?

Toi, moi, la fleur - ET NOUS. Le nous transmute la fleur. L'attention conjointe à transmuté les moi.

Métamorphose. Nous AVEC la fleur non pas ENTRE nous, mais EN nous, sommes devenus une entité élargie. Voilà comment ce matin selon mon humeur du 06/01/2012 je parle de communication.

Je t'invite de venir.

*
Nous nous rencontrons en passant par l'objet.
N'y a t-il pas un gémellité parfaite entre communication réussie et bonheur ?
Nous voulons attirer autrui dans notre monde intérieur.
Et cela passe par un vecteur extérieur.
Mettre souvent la pensée sur pause. S'attendre.
Nous ne voulons plus être à l'autre la rivière de Narcisse.
Là dans ce qui s'éprouve de toi à moi
nous éperdre.
Entre nous une Babel effondrée.
La langue devenue confusive.
L'espace qui nous est commun - et le seul ? c'est le langage. Sous ses formes.
(Faire aussi c'est dire.)
Nous éprouvons cette communauté par la compréhension conjointe.
Je vérifie ma présence au monde en vérifiant que tu entends ce que je veux dire.

A la fin du film merveilleux "se souvenir des belles choses" isabelle Carré interprète une jeune femme atteinte par une forme précoce et fulgurante d'Alzheimer. Elle tombe amoureuse d'un patient (Bernard Campan) Malgré leur amour qui va jusqu'à une tentative de vie commune la maladie finit pas gagner la partie. Et c'est quand on voit l'actrice ne plus pouvoir parler une langue compréhensible, quand le langage devient dans sa bouche une suite de syllabes incohérentes que la rupture est totale et définitive avec le monde.

Je me confirme hors de toute solitude ontologique en vérifiant notre compréhension mutuelle que je ne suis pas une solitude abandonnée dans l'espace abstrait d'un univers formé de monades closes qui n'ont rien en commun - que leur égoïsme pas exemple - telle que la vision libérale voudrait nous l'enfoncer dans le crâne de force.

Il y a un espace où la vérité entre nous DOIT être objective, puisque nous pouvons communiquer...Un espace où les mêmes phonèmes invoquent les mêmes objets, fussent-ils des objets mentaux. Je peux tirer édification de l'affirmation d'un tiers. Je ne suis pas SEULEMENT conceptualiste, même si le conceptualisme peut exister.
Je ne suis pas SEULEMENT criticiste (même si parfois le subjectif prétend envahir l'universel )
Je ne suis pas SEULEMENT nominaliste (même si je puis être de mauvaise foi ou désire refuser le dialogue)

Pour communiquer il faut autre chose encore. Il faut, même inconsciemment, professer une possible unicité du genre humain. Sinon l'humanité serait un tas isolé de monades posées les unes à coté des autres et sans aucune relation ONTOLOGIQUE possible (je ne parle pas du simple échange rémunéré de biens à quoi le capitalisme décérébré veut limiter les relations humaines - en TUANT l'homme puisqu'il détruit ce disant son identité profonde). La solitude absolue, et infernale.
On me parle d'interaction. Soit, mais à quelle fin ? Quel en est le moteur ? Quel est le cœur intime de cette nécessité qui nous échoit ?
S'entretuer est une interaction autant que concevoir un enfant. Le terme interaction est donc fragmentaire. Il ne dit pas la qualité, il constate seulement un mécanisme, il implique un mécanicisme.
Un utilitarisme. Je le trouve insuffisant.
Nous recherchons tous notre entéléchie. Déjà cela nous est commun. Cependant il faut être prudent vis à vis de la méthode que nous choisissons pour ce faire. Bien des chemins riants à leur début s'avèrent être des impasses plus loin...

*

Quand ma pensée est claire, je déteste les choses troubles.
Le langage lui-même est neutre, il peut éclairer comme il peut assombrir.
Par le langage mon cerveau interagit avec d'autres cerveaux. C'est là encore un canal par lequel je peux aider ou brimer, aimer ou non, servir ou dominer.
Le langage est le neurotransmetteur entre les cerveaux différents !
Et les lettres du langage comme des ions de calcium circulant des synapses d'un cerveau aux synapses d'un autre...
Qu'est-ce que le langage sinon de la transmission de pensée ?
Alors les inputs et outputs doivent être "propres" clairs, fluides.
D'où mon souci d'essayer de manifester ces trois qualités.

*

Écrire, c'est inviter l'autre chez soi. Il y a des gens comme ça qui mettent les pieds sur la table avant de dire bonjour.
Bref.
Le but de la parole échangée est la communication non-verbale. Achèvement.
Enveloppés d'une même lumière nous entregoûtons un seul amour.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Ven 7 Fév 2014 - 8:38

Les cristaux du ruisseau blancs - tout vibre et blanchoit - ce n'est pas la magie que je cherche mais l'émerveillement -
Ressemblent aux étoiles.
Tout le cosmos insinué là dans cette corolle,
sa naissance, son essor, elle sème ses couleurs avant de disparaître avec le printemps.
La paix dans une prairie,
allongé là dans cette paix,
comme mort
au seuil.

Où est le monde, où est la vie ?
Où suis-je enfin ?
Qu'on me ramène de mon exil !

Je me souviens avoir été vivant.
Qu'est-ce que cette demie-vie qui tangue
entre ombres et lumière instable ?

Où est mon être ?
Où est mon âme ?

Sa langueur est aussi une promesse:
un appel à rallier
la source même de l'existence.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Jeu 7 Aoû 2014 - 10:46

Quel brouillard de possibles ! Les sujets de pensée et leurs langages se collisionnent.
Il faudrait trouver la formule définitive.
Celle qui fixe quelque chose et pose les bases d'une construction commune.
Mais aujourd'hui est un jour de pensées filantes.
Aujourd'hui est une hésitation.

Cette journée me fait penser à ce titre que j'ai composé un jour de folie:

https://soundcloud.com/vocoderman/telif-vakopi

On observe, car l'optimisme n'est de mise que quand tout va mal, que finalement, une sorte d'ordre finit par apparaître dans ce chaos HÉSITANT.

On m'a coupé l'herbe sous les pieds en fermant des fils. C'est quand même une violence. J'avais une stratégie ! Bref.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

Message par Fata Morgana le Ven 6 Nov 2015 - 7:53


Pars Non Sum, ou plutôt, affranchis-toi de toi même. Que Dieu ruisselle à travers mes pores. Que Dieu se lève d'en moi et brille de tous ses feux !
Rien ici-bas ne peut offrir le bonheur que je cherche. Rien dans ce monde: il n'est que cendres.
Tout s'étiole, tout se corrompt. Tout manifeste l'inexistence.
Or le bonheur que je désire n'est pas soumis à l'impermanence. J'investis l'éternité, j'investis dans l'Éternel.
Les distractions m'ennuient. Rien de ce qui passe n'est à la mesure de ma soif.
Nais en moi.

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Re: Les péroraisons de Fata (courtoisie fortement recommandée)

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