Souffrance de neuroatypique, profil dysfonctionnel

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Message par Fernweh Sam 30 Avr 2022 - 4:30

Bonjour,

Je me permets de publier ici, car j'ai reçu il y a quelques jours mes résultats au test de Wais IV.
Je m'étais décidé à sauter le pas, car je me suis senti toute ma vie durant extrêmement stupide. J'ai souffert en silence de l'école primaire jusqu'aux début de ma vie professionnelle d'un décalage par rappport aux autres : incompréhension des relations sociales, lenteur d'esprit, grandes difficultés scolaires dans certaines matières (maths, géométrie, géographie, physique). À côté de cela, je souffrais également d'un grand complexe d'infériorité par rapport à ma sœur, absolument brillante partout (classes prepas scientifiques, école d'ingénieur).

Mon seul talent dans la vie est et a toujours été mon verbal. Ma mère m'a sensibilisé depuis tout petit au langage par la lecture d'œuvres relativement avancées (contes de Grimm, romans d'aventure type Jules Verne, etc.).

Néanmoins, j'ai pu remarquer plusieurs choses :

1) Je ne suis en réalité bon que dans une partie du verbal, le verbal "intuitif" : je parle bien, j'écris bien, mais je n'ai pas de capacités particuliètes pour apprendre ou comprendre les langues. J'ai toujours ete moyen, voire très moyen (voire carrément mauvais) dans les sciences de la langue : grammaire, linguistique, phonétique, etc.. Décortiquer la strucure d'une phrase, concevoir et nommer le rôle des mots est quelque chose qui m'a toujours été difficile... car je trouvais cela déjà trop "matheux" ! J'ai appris facilement l'anglais (langue très accessible au demeurant), mais j'ai eu du mal avec l'allemand (autrement plus coton).

2) Je me suis très tôt rendu compte que j'étais absolument stupide pour tout ce qui sortait un tant soit peu de mon domaine de compétence (très restreint, donc). Quelques exemples pêle-mêle : je suis malhabile, mon sens de l'orientation est désastreux, je suis désorganisé, je suis lent à comprendre et à appliquer les règles d'un jeu, j'ai de grandes difficultés avec les chiffres et j'ai beaucoup de mal avec l'informatique. Cela avec des conséquences très concrètes sur ma vie : j'étais incompétent ne serait-ce que pour un job d'équipier polyvalent à Mcdo (tenir la caisse, agencer la salle, passer la serpillère, etc.) et j'ai loupé un stage, car incapable de comprendre le fonctionnement des logiciels au bout de 6 mois.

3) J'ai toujours senti qu'il me manquait quelque chose, et cela me frustrait énormément. J'avais des ambitions et des goûts qui n'étaient pas à la hauteur de toutes mes capacités : je me suis toujours très bien entendu avec les gens intelligents, nous avions un plaisir réciproque à échanger. Je suis marrant et assez vif verbalement (sens de la répartie) et je pouvais tout à fait suivre leur cadence sur le plan "verbal intuitif". Je suis aussi créatif (difficile à mesurer, je sais, mais je dirais davantage que la moyenne). Ces qualités, que je ne nie pas, me permettent malheureusement de passer pour beaucoup plus intelligent que je ne le suis. Le pot aux roses est vite découvert dès que je sors de mon hyperspécialisation. On m'a d'ailleurs déjà fait remarquer que mon expression verbale était trompeuse par rapport à mon intellect réel (mes compétences concrètes).

3) Mes qualités d'expression m'ont offert un ticket pour les classes préparatoires litréraires (hypokhâgne et khâgne). Je me suis senti obligé de passer par là sous la pression de mon père, pour qui je suis un raté, car pas à la hauteur de ses attentes (il aurait voulu que je sois aussi intelligent que ma sœur).

4) Je suis très lucide sur ma situation, et je l'ai toujours été. J'ai toujours su que j'étais un "hyperinsecte" (hyperspécialisé) et mon estimation de mes résultats au test Wais s'est revelée d une étonnante justesse : j avais prévu autour de 140 dans le verbal, entre 80 et 90 dans le perceptif et entre 110 et 120 pour le score global. Voici les résultats obtenus :

Indice de compréhension verbale 137
Raisonnement perceptif 84
Mémoire de travail [114
Vitesse de traitement 100

J'ai donc un QI hyperhétérogène (53 points de différence entre l'ICV et le RP). Je n'ai jamais vu peronne avec un tel écart en écumant les forums.
Pourtant, mon psy n'a pas émis la moindre remarque sur cet atypisme, il ne m'a pas davantage alarmé sur mon score extrêmement faible dans le RP (auquel je m'attendais) ni conseillé d'interlocuteur. J'ai réservé une autre séance avec lui pour en parler, mais je n'en attends strictement rien.

Je suis en grande détresse et en grande souffrance. Je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie avec un profil aussi dysfonctionnel. Mon verbal me semble inexploitable, car lésé par un handicap perceptif bien trop important. Je me sens bien plus proche d'un demeuré que d'un surdoué. Vivre dans un entorurage de surdoués n'aide pas, naturellement (mon meilleur ami a 142, ma sœur et ma copine ont un profil similaire. La famille de cette dernière est brillante et la voir est une humiliation pour moi. J'ai trop honte de mon infériorité).
J'aurais donc aimé savoir si certains parmi vous se trouvent dans la même situation, ou si vous connaissez des gens qui le sont (si oui, comment avez-vous/ont-ils géré cela ?)
Je vous remercie par avance si vous avez pris la peine de lire ce message.

Fernweh

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Message par Topsy Turvy Sam 30 Avr 2022 - 12:22

Hello,

Il va falloir continuer de creuser pour mieux comprendre tes particularités, courage à toi.
Je n'y connais rien, mais ton récit peut faire penser à des troubles comme les dyspraxies.
Si ça, ou un autre trouble, te parle, il faudrait alors viser un pro qui s'y connaisse (neuropsy,...).
[...]
La dyspraxie est parfois mise à tort sur le compte d'un retard intellectuel ou de la mauvaise volonté. Il existe de nombreux types de dyspraxies qui sont alors des symptômes pouvant être présents dans différents troubles ou syndromes et relever de causes diverses.
[...]
Malgré les faiblesses que ces élèves peuvent présenter, des forces peuvent être révélées également.

Parmi leurs points forts, nous pouvons relever :

surinvestissement des compétences verbales,
performances améliorées lors des dictées à l’adulte,
les loisirs et hobbies privilégiant l’écoute,
imagination et don créatif,
curiosité,
très bonne mémoire à long terme,
volonté de se surpasser,
sensibilité,
sens profond de l’humain.
[...]
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dyspraxie
Bienvenue !
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Message par My_illusion Sam 30 Avr 2022 - 12:41

Tu es normal Fernweh, et ce n’est pas une tare Smile

Tu te compares trop aux autres, et c’est ça qui blesse ton estime de toi.

Y’a pas besoin de faire de grandes études ou de faire un métier qui en jette, juste trouver ce qui peut nous stabiliser un minimum dans cette nécessité de gagner un peu d’argent quand on veut quitter le nid familial. Le McDo ne demande pas bcp de neurones, juste d’être rapide et mécanique. Tu es qqn de plus lent, et alors, c’est une caractéristique pas de quoi se blâmer. Tu as d’autres atouts, et notamment en relations sociales.
Si tu te blâmes parce que tu n’es pas comme ta sœur, ta copine et sa famille, tu es sur la mauvaise route Smile
Ton père te voulait plus brillant ben flûte, qu’il arrête de vouloir soigner son image sociale à vouloir se vanter d’avoir deux gosses en école d’ingénieur. Cherche ta propre route, sur une autre voie. Ce qui est néfaste c’est de stagner et s’apitoyer. Tu peux tomber mille fois, si tu te relèves et tente à nouveau autre chose, personne ne peut te traiter de fainéant ou con.
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Message par Fernweh Sam 30 Avr 2022 - 17:08

@Topsy Turvy
Merci beaucoup pour votre message, je me reconnais parfaitement dans la description que vous citez. Je surinvestis certes le verbal par rapport au reste, mais je souffre aussi de la comparaison à ce niveau : alors qu'il s'agit de mon domaine fort, que je me pensais vraiment excellent sur ce point, je découvre qu'il n'en est rien : mon entourage proche (mon meilleur ami et une autre amie, qui ont passé le test, respectivement 145 et 139 en verbal avec un perceptif à 130) et, je le suspecte, ma copine et toute sa famille que je découvre restent au-dessus de moi.
Je me retrouve alors à intoxiquer un environnement pourtant sain à l'origine : je ne me sens à ma place nulle part. Ni complètement idiot ni vraiment intelligent (j'ai quand même un indice à 84 pour le RP, ce qui est très bas, surtout en regard de mon verbal), j'utilise mon fort verbal pour analyser ma situation, je comprends pourquoi j'en suis là, mais je ne peux pas y faire grand-chose.
Je pense effectivement consulter un practicien qualifié type neuropsychomotricien ou ergothérapeute.
My_Illusion : Je comprends bien ce que vous dites, c'est un discours que l'on retrouve régulièrement. Sauf que cette attitude faussement positive a eu les effets désastreux suivants :
1) Ma mère ne s'est jamais posé de questions sur ma dyspraxie alors qu'elle est orthophoniste et en avait parfaitement conscience - elle me l'a d'ailleurs récemment avoué ("mon fils est dyspraxique, et alors, je lui fais confiance pour tirer son épingle du jeu malgré tout" => elle joue aux dés avec l'avenir de son enfant alors qu'elle aurait pu consulter pour tenter d'atténuer les conséquences de cette pathologie (lourde).
2) Cela m'a laissé penser que mon incompétence notoire dans tout un tas de domaines était due à de la mauvaise volonté, ce qui m'a considérablement ralenti dans la vie.
3) Résultat, je me retrouve comme un idiot à passer un test de QI (ce qui a exigé des trésors de courage, car je savais que mes résultats seraient très décevants, alors que j'y attache ma valeur humaine), malgré les brimades de ma famille qui ne comprend pas et ne comprendra jamais ma souffrance ("Bah ouais il est bizarre lui, il se torture les méninges, il lui suffit de trouver sa voie comme tout le monde") => cela témoigne d'une profonde déconsidération de la souffrance, du jugement et de l'expérience d'autrui.
J'ai certes l'intention d'agir pour améliorer ma situation, mais ma souffrance est réelle, et mon profil psychologique n'a rien de normal (je le repete, je n'ai jamais vu un écart d une telle ampleur -53- entre 2 indices parmi les profils hétérogènes. Il est évident que cela génère de la frustration et du mal-être, car le perceptif est à des années-lumière du verbal, et l'entrave complètement).
Je vous remercie encore tous deux de vos réponses et du temps que vous avez pris pour lire mon très long message.


Fernweh

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Message par Topsy Turvy Sam 30 Avr 2022 - 18:37

Il est évident que cela génère de la frustration et du mal-être

On parle souvent de dissynchronies qui entraîneraient des souffrances chez le jeune HQI.
Chez les "twice-exceptionals", les dissynchronies et souffrances ont de quoi être bien pires.

Console

Bravo d'être si lucide et entreprenant, malgré la famille qui ne voit rien et qui critique en prime.
Je te souhaite de trouver des interlocuteurs plus constructifs que ta mère et le psy du wais.

Pour Toi
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Message par RonaldMcDonald Sam 30 Avr 2022 - 20:27

Bonjour Fernweh, et bienvenue. 

Je vais quand même revenir sur le post de My_Illusion, que tu as vite balayé, et pourtant qui contient à mon sens une des clefs : 

My_Illusion a écrit:qu’il arrête de vouloir soigner son image sociale à vouloir se vanter

Je connais. J'ai ça dans la famille. Sur plusieurs générations. Et malheur à celui ou celle qui ne prend pas le chemin dessiné pour elle ou lui. Et c'est exactement ce que je lis dans tes interventions, en creux. Tu souffres de ne pas trouver ta voie parce que les seules qu'on t'a autorisé à explorer ne te conviennent pas. Pire, tu as tellement intériorisé les ambitions de ton entourage que tu n'arrives pas à voir autre chose - et j'ai l'impression que si tu essayes quand même, tu reprends un feu nourri.

Dit autrement, tu est dans un environnement familial difficile qui ne te laisse pas exister tel que tu est, avec tes qualités et tes défauts (première qualité chez toi, avant même ton verbal : tu est très lucide avec tes propres défauts, c'est très rare). Tu parles de consulter. Je pense que ça te ferait du bien, et avant tout pour la raison suivante : tu aurais un autre regard sur ta situation. Pour te permettre de remettre les choses dans un contexte plus neutre, plus facile à appréhender. Et ce, même indépendamment du diagnostic.
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Message par Quomihiabis Sam 30 Avr 2022 - 20:36

Bonsoir Fernweh,

Voici modestement les quelques réflexions que m'inspirent vos messages.

Fernweh a écrit:
Je surinvestis certes le verbal par rapport au reste, mais je souffre aussi de la comparaison à ce niveau : alors qu'il s'agit de mon domaine fort, que je me pensais vraiment excellent sur ce point, je découvre qu'il n'en est rien : mon entourage proche (mon meilleur ami et une autre amie, qui ont passé le test, respectivement 145 et 139 en verbal avec un perceptif à 130) et, je le suspecte, ma copine et toute sa famille que je découvre restent au-dessus de moi.
Fernweh

Contrairement à ce que vous suggérez ci-dessus, l'ICV est bien votre point fort par rapport à la moyenne de la population, et plus précisément des gens de votre classe d'âge. Un ICV à 137 signifie que vous avez mieux réussi cet indice que 99% des gens (environ car je n'ai pas les tables de conversion sous les yeux). Ce n'est pas rien ! Si vous vous comparez à cette moyenne plutôt qu'à vos proches, vous serez peut-être moins sévère avec vous-même.

Fernweh a écrit:
Je me retrouve alors à intoxiquer un environnement pourtant sain à l'origine : je ne me sens à ma place nulle part.
Fernweh

Pourquoi et en quoi "intoxiqueriez-vous" quoi que ce soit ? Je n'attends évidemment pas de réponse. C'est juste que j'ai l'impression que vous portez un jugement très dur sur vous-même mais ce n'est peut-être qu'une projection.

Fernweh a écrit:
Ni complètement idiot ni vraiment intelligent (j'ai quand même un indice à 84 pour le RP,  ce qui est très bas, surtout en regard de mon verbal), j'utilise mon fort verbal pour analyser ma situation, je comprends pourquoi j'en suis là, mais je ne peux pas y faire grand-chose.
Je pense effectivement consulter un practicien qualifié type neuropsychomotricien ou ergothérapeute.
Fernweh

Avec les résultats que vous avez obtenus, il est certain que vous n'êtes pas "complètement idiot" (un indice très au-dessus de la moyenne, un dans la moyenne haute, un dans la moyenne et un dans la moyenne basse). On pourrait même dire que vous êtes une personne "vraiment intelligente" peut-être avec des troubles associés, ce qui ferait chuter votre QIT.
Consulter un autre professionnel (neuropsychologue, ergothérapeute) pourrait vous permettre de creuser cette hétérogénéité, surtout si, comme vous l'écrivez, elle vous cause des soucis dans la vie de tous les jours. A mon sens, c'est surtout ça qui est important.

Fernweh a écrit:
J'ai certes l'intention d'agir pour améliorer ma situation, mais ma souffrance est réelle, et mon profil psychologique n'a rien de normal (je le repete, je n'ai jamais vu un écart d une telle ampleur -53- entre 2 indices parmi les profils hétérogènes. Il est évident que cela génère de la frustration et du mal-être, car le perceptif est à des années-lumière du verbal, et l'entrave complètement).
Fernweh

Un tel écart (53 points de différence entre les indices à la WAIS IV) est présent chez moins de 1% des sujets. En ce sens, vous avez raison d'écrire que vous vous écartez de la norme mais cela ne serait pas un problème si vous ne vous sentiez pas limité au quotidien.
C'est pourquoi je ne peux que vous encourager à poursuivre vos démarches diagnostiques car il existe des solutions même si ce n'est pas la panacée. A titre personnel, un ergothérapeute m'a appris à tenir mon stylo et à écrire sans me fatiguer à 30 ans passés. Vous voyez, rien est perdu Laughing !

Je vous souhaite le meilleur pour la suite.

Bonne soirée.
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Message par Fernweh Dim 1 Mai 2022 - 14:37

@Topsy Turvy : Merci encore pour cette réponse et vos encouragements ! Cette terminologie est assez nouvelle pour moi, je vais donc me plonger dans toutes ces pistes que vous me tendez.
Je ne pense pas être HP, je crois simplement que j'ai eu la chance de naître dans un milieu culturellement favorable (sur le plan verbal), ce qui a pu singulièrement influencer mon résultat pour l'ICV. Mais je n'ignore pas non plus que de l'inné se cache toujours derrière l'acquis et que je devais de toute façon posséder certaines prédispositions.
@RonaldMcDonald : Effectivement, la lucidité n'est pas affaire d'intelligence, et il est vrai qu'elle est très rare et toujours douloureuse, car elle implique un combat contre soi-même. Merci à vous également !
@Quomihiabis : Oui, j'ai tout à fait conscience que mon ICV est bien supérieur à la moyenne. Néanmoins, comme je l'écrivais plus haut, la norme pour moi est celle du milieu affectif dans lequel j'évolue : celle de HP surdoués tant sur le plan verbal (et davantage que moi encore) que du perceptif (qui relève presque de l'ordre du handicap pour moi). J'ignore comment résoudre cette équation, car si j'apprécie énormément ces personnes, je me rends aussi douloureusement compte du fossé qui nous sépare dès que nous sortons du domaine dans lequel nous sommes proches - et cela arrive inévitablement. Par exemple, lors de la pratique d'une activité qui les passionne (jeux de casse-tête, escalade, escape-games, etc.) : nos facultés perceptives étant distantes d'une quarantaine de points, je suis tout bonnement incapable de les suivre. Je sais que je n'ai qu'un pied chez eux, et je ne parviens pas à trouver ma place.
J'ai cru comprendre au gré de mes voyages forumiques qu'il s'agissait d'un paradoxe psycho-affectif récurrent chez les forts ICV/faibles RP. Je vais donc continuer à creuser, en espérant trouver des réponses dont je pourrai faire profiter d'autres personnes souffrant de la même situation.
Merci également pour cette anecdote ergothérapique, effectivement, rien n'est perdu Smile

Bon après-midi à tous,

Fernweh



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