Lassitude extrême et craintes, de l'aide ?

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Message par Etarcos le Sam 5 Oct 2019 - 18:49

Bonjour,

Je vais hélas devoir faire mon anamnèse avant d'exposer ma situation actuelle.
Ma vie:
Enfance étrange, qui parait incroyablement rude quand elle est évoquée, mais qui ne m'a pas vraiment atteint quand je l'ai vécue, j'étais un enfant laissé à lui même, je trainais énormément dans le garage et le grenier, je bricolais, a 3~4 ans je jouais avec de l'essence, de l’électricité, des outils divers, la maison était immense (360m² habitables pour 4 personnes...), ma mère ne s'est jamais souciée que d'elle même, mon père était un travailleur compulsif, mon grand frère n'avait pour ainsi dire aucun contact avec moi, et le peu de contact que j'eus avec lui, étaient basés sur la violence. C'est un miracle que j'ai pu arriver à l'âge adulte, je manquais de me faire exploser avec un bidon d'essence seul dans le garage à 4 ans, la même année je m’électrocutais sur une prise en essayant d'y brancher 2 câbles dénudés extraits d'un petit robot, branchés à une ampoule de lampe de poche, l'année d'après je mettais le feu aux cartons de déménagement tous bien entassés... etc etc. A 5 ans un jour je ne pu plus me relever, j'avais une ostéochondrite avancée, plus de cartilage à la hanche gauche, j'ai passé un an alité (année pendant laquelle j'ai lu l'encyclopédie larousse junior intégralement, une encyclopédie sur l’Égypte en 8 volumes et un tiers environ d'universalis), et 2 ans avec un appareil pesant mon poids, puis j'ai fait de la rééducation. Mon père était alcoolique, il devient violent à partir de mes 7 ans, quand mes parents divorcèrent, ma mère partit du jour au lendemain, emportant tout le contenu de la maison et les enfants, en prenant soin de changer les serrures de la maison qu'elle quittait. J’emménageais alors dans un HLM des quartiers nord de marseille. L'extérieur de la maison était violent, les bandes et les "grands" qui tentaient de voler ou manipuler, à la maison les parents essayaient de manipuler les enfants d'un coté et de l'autre, ma chambre ne contenait quasiment rien et il n'y avait plus de garage ni d'outils. A l'école j'ai toujours eu des "grands" qui me prenaient en grippe et tentaient de me harceler, ma seule réponse a toujours été d'essayer de comprendre, ce qu'il se passait, pourquoi, comment, sans trouver de réponse. Entre temps, mes parents déménageaient tous les ans, j'ai aussi été dans une école monastique, je ne me souviens que des prières qui me mettaient extrêmement mal à l'aise. A 8 ans mon père commença a sous entendre qu'il n'était pas mon père. A 10 ans ma mère partit à la réunion, ainsi je ne pouvais plus voir mon père tous les 15 jours. La réunion fut l'école de la rue, en conflit avec ma mère, mon beau père et mon petit frère, je commençais à vivre par mes propres moyens, façon tom sawyer avec les délinquants du coin, dès mes 12 ans, âge auquel j'ai aussi commencé à fumer du cannabis et des cigarettes, je ne passais plus qu'une fois tous les 15~30jours à la maison, qui n'était pour moi qu'un nid de violence et d'injustices. Mon beau père me frappait et me harcelait psychologiquement, encouragé par ma mère, mon petit frère était mesquin et jouait de tous les coups bas possibles pour me voir me faire punir et s'approprier la moindre chose que je possédais, chose que ma mère lui accordait parce que "il est le plus jeune". Ces années à la rue, vivant en chassant les "troupeaux de poulets sauvages" qu'on trouve à la réunion, en faisant les poubelles des boulangeries et autre, tout en se battant régulièrement pour des territoires avec d'autres bandes, furent finalement des années heureuses, malgré la délinquance. J'eus la chance pour la première fois de ma vie de passer 4 ans dans le même établissement scolaire, et j'eus la chance aussi d'être extrêmement attaché à mes résultats scolaires, même après des soirées d'abus, en me réveillant à même le sol, vaseux, j'allais à l'école, à l'heure, et je n'ai jamais permis à mes notes de me faire descendre en dessous du trio des premiers de la classe. J'ai décroché du français en 6ème, et des maths en 4ème (entendez par "décrocher" que je suis passé d'une moyenne de 18~19 sur 20, à 13~14 sur 20). Ma vie était étrange à cette époque, l'école la journée, perçu comme un élève exemplaire, selon le jour je faisais du volley, ou je trainais m'entrainais avec les fans de sports de combats, ou j'allais à la bibliothèque avec des amis fans de lecture, ou je discutais avec les filles, ou j'écoutais de la musique avec quelques marginaux qui n'écoutaient pas la soupe de la radio, puis une fois sorti de l'école, je retrouvais mes amis des rues, le temps de trouver à manger, défendre le territoire ou d'aller explorer le dernier "bon plan" avant d'aller faire du break sur fond de rap avec de la drogue, de l'alcool et des clopes, certains weekends j'allais seul dans des "raves" sauvages, et j’expérimentais d'autres drogues... A 15 ans j'apprenais le suicide de mon grand frère, ce qui me confronta a des pensées existentialistes importantes et me fit découvrir les stoïciens, étant donné que je partageais la même maladie génétique que mon frère qui aboutirait à une insuffisance rénale avec complications, et qui l'avait poussé au suicide. Dès mes 16 ans, j'avais le choix du parent chez lequel vivre, donc pour mon anniversaire je demandais un billet d'avion pour aller vivre chez mon père. De 16 à 18 j'eus une caravane dans le jardin, je perdais mes amis et mon milieu social pour le lycée. D'une vie de liberté avec des délinquants dont la place dans le groupe se basait sur la capacité à se débrouiller, à trouver de la nourriture, des bon plans, ou les capacités physiques, je passais à une vie dans une grande ville, de béton et goudron partout, entouré de "puceaux" sans charisme, sans compétence, dont tout le jeu social ne reposait que sur les paroles, et les groupes sociaux se formaient sur la base d'intérêts restreints. Ce ne fut pas une grande difficulté, car j'ai toujours été capable de m'intégrer à n'importe quel groupe social, avec une plus grande affinité pour les filles, (chose devenue impossible au lycée, filière scientifique oblige), tout en ressentant hélas toujours, une forme d'insatisfaction, comme si toutes ces interactions était superficielles et ne m'apportaient pas ce que je cherchais...  A 18 ans après un conflit avec mon père, qui m'avait exploité en me faisant bosser dans ses restaurants,(tout en me faisant miroiter des revenus, en récompense d'un travail énorme, que je ne verrais jamais, pour la troisième fois en 3 ans, durant les deux mois de vacances scolaires), m'annonça qu'il n'était pas mon père biologique et qu'il avait assuré ses obligations parce qu'il avait signé, mais que j'avais désormais 3 jours pour quitter les lieux. J'abandonnais mon inscription aux mines pour lui préférer un BTS dans le lycée d'où je sortais, 5mois plus tard, entre la bourse qui avait mis 4 mois à m'être versée, la banque qui ne m'avait pas fait de cadeau et le manque de revenus de mes deux mois de travail avant la rentrée, je me retrouvais SDF. Pendant un an j'ai vécu à la rue, je campais près d'un ruisseau dans un parc, dans un coin rarement visité, je faisais les marchés pour obtenir de la nourriture, parfois un peu de sous, je nettoyais quelques pizzerias et boulangeries contre les invendus. J'ai survécu pendant un an avec : quelques livres, 2 jeux de vêtements, des rasoirs et des savonnettes, un sac de couchage, un sac à dos et la rivière, en hiver je dormais sur un poste EDF pour la chaleur. Ce fut moralement difficile, je cachais à tous ma condition, j'avais honte, et je revoyais la définition d' "amis" qui avaient tous refusé de m'aider, même en m’hébergeant une nuit. La "mission locale", après les avoir harcelés 6 mois quotidiennement, pour rien, me dit qu'ils ne peuvent rien faire à part me proposer des dortoirs de secours pour sans abri, dans une autre ville à 4heures de marche (déjà je ne me voyais pas me retrouver avec des "clochards", et puis la distance et la précarité de la chose étaient risibles), alors que ma SEULE demande était de trouver du boulot ou une formation payée, et me dirent que je devais faire un procès à mes parents pour subvenir à mes besoins tant que je n'avais pas 25 ans... la blague. un an plus tard je retrouvais un premier travail au noir, puis je passais les 5 années suivantes à rembourser les 7000€ d'intérêts générés par mon découvert de 800€ à la banque pendant mon années à la rue, transformés en 12000€ de crédits et emprunts divers pour m'éviter l'interdiction bancaire à la banque de france... Pendant ces 5 ans je passais une VAE d'ingénieur en mécanique et électricité. Comme je suis obstiné, j'ai repris le BTS informatique une fois mes dettes remboursées, que j'ai obtenu sans encombre à part un absentéisme important à cause de ma santé qui commençait à décliner, parallèlement à ce BTS je devenais pigiste freelance, lançais ma boite de sécurité, informatique et électronique, et je passais un équivalent ingénieur en réseaux (certifications CISCO). Puis ma vie s'arrêta plus ou moins, je commençais la dialyse, avec complications extrêmes, puis la greffe, encore avec complications multiples et violentes, et me voilà, depuis 8 mois avec un nouveau traitement.
Sentimentalement, j'ai connu pas mal de problèmes, ma première copine, au collège, je la voyais comme un ange, j'étais paralysé, je n'osais pas la toucher tellement je la voyais parfaite, elle restera privilégiée dans ma mémoire, notre histoire se termina à son initiative, lors de notre passage dans des lycées différents, la seconde était une fille de peu de vertu, qui me trompa, l'histoire fut courte, les 3èmes étaient des sœurs adoptives, l'histoire se termina quand je quittais la réunion, il y eut ensuite une histoire superficielle avec une fille en première, qui me quitta pour mon meilleur ami, une au lycée qui me quitta parce que j'étais trop "gentil" que je lui donnais tout ce qu'elle voulait, puis une rencontrée pendant ma période d'errance à 18ans, nous nous sommes séparés quand j'ai décidé d'arrêter toutes drogues, et pas elle, ce qui mena à de multiples conflits, puis je me remis avec celle qui m'estimait trop gentil 3 ans plus tôt, tout en remboursant ma dette à la banque je l'entretenais et lui permis de faire ses études, une fois ses études terminées elle me quitta sans donner de raison, elle partit toutefois avec toutes les économies, la plupart de nos biens, 10 jours avant la fin du préavis de location de l'appartement, le même weekend je me faisais cambrioler du peu qu'il restait, retour à zéro... (Mais j'ai quand même repris les études que j'avais envisagé, avec l'allocation chômage l'année suivante). Ensuite j'eus 2 relations de quelques mois, puis je rencontrais une femme incroyable, j'ai vécu un rêve pendant presque un an. Elle est morte d'une maladie auto immune. Je rencontrais une jeune pendant mes études, qui m'a vraiment fait du rentre dedans malgré nos ages respectifs, je suis resté avec elle pendant longtemps, le problème c'est que c'est une psychopathe (au sens clinique), nous vivons encore sous le même toit bien que séparés depuis plus d'un an (colocation obligatoire faute de moyens financiers)
.
Vous savez le principal quant à ma vie, désolé pour les fautes, je ne suis pas adepte de la relecture, et désolé aussi pour ma tendance à l'hypotaxe, j'ai du mal à m'en défaire.

Ma situation actuelle : handicapé du bras gauche suite à 2 erreurs médicales successives (pour la dialyse, une veine et une artère sont reliées, "fistule arterio-veineuse", lors de sa pose elle fut mal placée, ce qui comprima le nerf radial, lors de son retrait l'artère radiale et la veine ulnaire ont été bouchées, définitivement, résultat j'ai une mobilité et une force réduite du bras gauche), limité physiquement par la greffe (prise de poids et perte de masse musculaire, pas de système immunitaire, 3 jours de convalescence par mois suite au nouveau traitement), plus les problèmes psychologiques (HPI et autisme) sur lesquels j'avais travaillé, qui se sont re-manifestés, certains avec de la rancune, depuis cette période difficile de 3ans avec un traitement inadéquat.
J'ai un nouveau traitement convenable (fini la souffrance quotidienne, cauchemars et autre), j'ai reçu un diagnostique satisfaisant pour mes problèmes psy (même si je n'ai pas les moyens de faire la thérapie cognitive et comportementale préconisée), je suis séparé de ma compagne qui était épuisante psychologiquement pour moi (même si nous vivons sous le même toit, chacun sa chambre et chacun sa vie), je récupère des capacités, bien qu'amoindries, à réfléchir et à me lancer dans des projets.
Je n'ai pas d'amis, je n'arrive pas à trouver de source de revenu, j'ai commencé un projet de jeu pour résoudre ce problème mais je me retrouve face à l'impossibilité de trouver un artiste fiable (sur un an : 860 artistes contactés, une centaine de réponse, 23 positives, 12 se sont désistés avant de commencer le travail, 11 ont été mis à l'épreuve/testés, aucun ne subsiste. La team se compose de 10 personnes fiables, dont des artistes, mais pas moyen d'en trouver un fiable pour cette partie précise du jeu, pourtant incontournable), je n'ai que 600€ de revenus mensuels (invalidité pour mon bras), la MDPH a refusé mon dossier disant que ma capacité au travail n’était pas impactée, donc je n'ai aucun complément à mon invalidité, pas de véhicule, j'espère désespérément (désolé pour l'oxymore mais je ne saurais l'exprimer autrement) rencontrer la femme de ma vie.

Je n'ai plus de grand combat ni de grande cause, je suis contraint à l'impuissance, j'ai un projet de ferme autonome (qui s'est imposé suite à l'amer constat de mon incapacité à changer le monde), qui nécessite des fonds, mais pas de possibilité de trouver un emploi, j'ai donc un projet de jeu qui peut répondre à cette problématique, mais l'incapacité de trouver une personne indispensable pour ce projet. Le projet de ferme nécessite aussi impérativement une femme, sinon il est pour moi vide de sens, j'ai irrémédiablement besoin d'une personne dans ma vie pour avoir un élan vital. Mais je suis devenu "gros" (1m77 pour 78Kg contre 62Kg avant greffe, merci cortisone), j'ai perdu mes cheveux (en partie certes), idiot (incapacité à raisonner pendant 3 ans, ça laisse des séquelles), mal à l'aise dans les situations sociales et quasi incapable de détecter les intentions cachées des gens (autisme), et enfin je ne sais pas comment dire les choses (manque de filtre social) (à la simple évocation de ma vie, beaucoup de gens me pensent mythomane...), donc je n'ai aucune idée de comment rencontrer la femme de ma vie, et j'aurais honte d'être ce que je suis actuellement pour une femme que je verrais comme parfaite, tout en manquant de volonté pour changer immédiatement, faute d'une personne que j'aime pour me donner la volonté de le faire...

Et enfin, le problème actuel qui me fait venir ici et vous infliger cette diatribe, j'ai perdu mon équanimité, je ressens une lassitude et une exaspération immense, je n'ai plus de patience, j'ai l'impression d'être trop loin des gens et de leurs raisonnements, toutes les discussions me semblent manquer soit de recul soit de profondeur, comme si les gens étaient incapables de mettre les choses en perspective, les raisonnements sont simplistes, même pour certaines personnes de grand savoir, beaucoup sont même fallacieux. Pour faire une petite analogie, je vois les gens comme dans des petites boites, voyant les choses à travers un trou de serrure et ignorant tout ce qui n'est pas dans leur boite, et surtout, ne cherchant pas à savoir ce qui est à l'extérieur de leur boite. Résultat, les échanges humains m'agacent énormément, j'en suis arrivé au point où je démontre même aux gens leur bêtise en les ridiculisant preuves à l'appui (3 médecins sur 5 refusent de me parler à l’hôpital lors de mes soins mensuels désormais), ce qui est méchant, et surtout sans raison profonde, je m'en veux, et du coup cette lassitude, devenue colère, devient remords. Dans tous les cas, alors que j'ai TOUJOURS été parfaitement impassible dans ma vie (mes émotions n'ont jamais pris le dessus sur mes raisonnements), elles prennent actuellement le dessus, et ça me jette dans un immense tourment, dans lequel je me crains moi même, dans lequel je ne reconnais pas mes propres réactions, sans oublier les épisodes lunatiques dans la solitude, avec des besoins soudains de pleurer sans raison forte et des besoins soudains de me défouler violemment (bon ça me fait reprendre du sport, c'est pas si mal ça), et une fatigue quasi permanente, une perte de motivation. Je souffre énormément de la solitude, et j'aimerais rencontrer des gens, mais en même temps ceux que je rencontre m'exaspèrent et me donnent envie d'être seul.
Le pire c'est que j'ai toujours eu la poésie et l'écriture comme exutoire, mais ces écrits étaient nourris soit par l'amour, soit par la mélancolie, deux muses qui ne me visitent plus, ne reste que la colère et la lassitude, qui ne sont pas pour moi des muses créatives.

Voilà pourquoi je me tourne vers vous aujourd'hui, peut être que quelqu'un aura une piste pour moi, une réponse, dans tous les cas je remercie sincèrement ceux qui auront pris de leur temps pour me lire.
Sincèrement
David

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Message par Opossum le Sam 5 Oct 2019 - 21:48

Bonsoir,
Il me semble devoir au moins laisser une marque de mon passage et l'attestation que quelqu'un a lu ton texte.

Tu dis que tes émotions n'ont jamais pris le dessus sur tes raisonnements.

Est-ce maintenant le temps de leurs expressions ? Ces choses ont une fâcheuse tendance à avoir une autonomie propre, surtout si elles sont refrénées.
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Message par izo le Sam 5 Oct 2019 - 23:26

Toujours aller de l’avant, sauter embûches et entraves, s’en tirer quand même et encore devoir montrer cet allant sans défaillir ? Tu as déjà beaucoup fourni, il est naturel que tu attendes un juste retour de la vie, comme une rencontre en effet qui saura enfin recolorier ta vie. 
Ensuite tu ne peux plus composer. Tu es et cela paraît insupportable aux autres qui ne prennent pas la peine de rien si je puis dire. C’est un sacré problème qui dit que les gens sont ce qu’ils sont et qu’on ne peut hélas les changer. Ils ont leur ligne, leur périmètre et s’en contentent alors que toi tu le dépasses constamment comme le démontre ta vie par la force des choses (et des êtres), et grâce à ton caractère qui est fort et ceci est une sacrée puissance. Or ce dernier faiblit comme fatigué. 
Que faire ? Peut être tirer ressource de ce coin ci offert par ce forum histoire un temps de te poser et de reformuler tes bases. Ensuite si tu es asperger la fatigue chronique est à vie, moi ressens cet épuisement général à l’issue de réunions y compris quand elles se déroulent à ma convenance. Il s’agit alors de gérer cette énergie peu profonde qui s’use vite. Des pistes sont également formulées ici. 
Voilà pour le moment l’accueil que je peux t’adresser. Au plaisir de te revoir ici en plus de te lire car ton style fluide est plaisant.
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Message par Pango le Dim 6 Oct 2019 - 10:46

Bonjour Etarcos,

Il y a deux bouquins que j'ai récemment lu, qui ont grandement impacté mon rapport à moi, aux autres, à la vie :
-La thérapie des schémas : Pour analyser les croyances dysfonctionnelles véhiculées par nos "parents". Comme l'imperfection, le manque affectif, l'abnégation ou le surcontrôle émotionnel... et dans une certaine mesure, y remédier.
-Complex PTSD: From Surviving to Thriving: A guide and map for recovering from childhood trauma. Uniquement en anglais, un guide, une bible... notamment pour ré-exprimer ses émotions de manière saine. Aller de l'avant.

Je viens aussi de commencer Boris Cyrulnik, "Un merveilleux malheur ": Sur la résilience et sa mise en récit. "Aucun malheur n'est trop grand, qu'on ne puisse le mettre en récit".

-Pango
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Message par Invité le Dim 6 Oct 2019 - 14:16

Moi je vois une personne pleine de ressources, avec une impressionnante capacité de résilience, de l'énergie à revendre (la colère, c'est de l'énergie qui n'arrive pas à atteindre son but), une personne qui a un méchant coup de mou, de ces coups de mous qui surviennent quand tous les secteurs de vie sont en berne (je connais bien : j'en sors).

Relancer la machine... le sport est déjà une très bonne initiative. Tu as plus de volonté que tu ne nous le décris - d'ailleurs je te trouve injuste et dur avec toi. Perfectionniste ?

J'ignore si tu trouveras des pistes ici, je te le souhaite...

En espérant ne pas avoie été maladroite (trouver des mots de réconfort ou même signant mon empathie fait partie du bagage dont je suis privée, je tiens juste à dire que le cœur y est, même si la forme aura peut-être été inadaptée).

(question un peu bête, mais je ne comprends pas bien l'idée de l'artiste pour un jeu vidéo : une sorte de graphiste ?)

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Message par Confiteor le Dim 6 Oct 2019 - 14:37

Salut et compassion (et c'est pas trop mon style généralement).

Tu es assez "rempli" pour avoir le potentiel d'écrire.
Si tu ne maîtrise pas la technique, pas grave soit tu "l'inventes", soit tu t'y colles de l'apprendre en accéléré ce qui ne devrait pas te poser de pb majeurs (c'est pas plus difficile que l'élec ou l'info).

Fixe-toi un but (roman, autofiction, nouvelles, scénario, etc.) et un timing réaliste.
Puis pose-toi et bosse.
Tu as la matière : il reste "seulement" à transformer ta merde en or, c'est parfois accessible à un surdoué même dévasté.

Quand bien même tu n'arriverais pas à finaliser, la création littéraire, même inaccomplie, est un processus libératoire en soi.


Ajout :
La poésie est très peu "vendeuse" difficile d'être publié et lu.
Par ailleurs, de mon point de vue, elle me semble moins libératoire qu'une écriture plus explicite qui oblige à se confronter à la trivialité du réel.
On peut se "cacher" plus facilement derrière une formulation poétique, moins lorsqu'on "raconte" une histoire.
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Message par isadora le Dim 6 Oct 2019 - 15:46

Confiteor a écrit:
On peut se "cacher" plus facilement derrière une formulation poétique, moins lorsqu'on "raconte" une histoire.

hum, dans les deux cas, on peut se mentir. mais c'est pas si grave non plus.

je re-partage cette phrase de Patrick Sébastien : "la page blanche, le seul psy ouvert 24 heures sur 24."
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Message par Etarcos le Lun 7 Oct 2019 - 19:49

Pour commencer, merci à tous, du fond du coeur, il y a eu beaucoup d’émotions en vous lisant, certainement en raison de ma carence en contact humain, ce qui m'a demandé un peu plus de temps qu'à l'accoutumé pour réfléchir à mes réponses.

Opossum a écrit:Bonsoir,
Il me semble devoir au moins laisser une marque de mon passage et l'attestation que quelqu'un a lu ton texte.

Tu dis que tes émotions n'ont jamais pris le dessus sur tes raisonnements.

Est-ce maintenant le temps de leurs expressions ?  Ces choses ont une fâcheuse tendance à avoir une autonomie propre, surtout si elles sont refrénées.

Merci de ton intervention, et du témoignage de ta lecture Smile

J'ai beaucoup réfléchi a ce que tu m'as dit, mais en fait je ne crois pas avoir réprimé mes émotions, simplement je les "étalais" sur une plus longue durée. Sans action consciente, toute émotion trop forte laissait place au raisonnement, puis, pendant des jours, voir des semaines, cette émotion s'exprimait lentement, dans l'intimité, sans prendre le dessus, jusqu'à ce qu'elle s'estompe. Je ne m'étais mis en colère qu'une fois dans ma vie, et je n'avais pleuré qu'une fois, ces 2 extrêmes ne s'étant manifesté qu'en lien avec une relation amoureuse. [la première fut au collège quand un gars s'était présenté fièrement devant moi en disant avoir tripoté les fesses de ma copine, cette dernière, honteuse, en arrière plan, la colère a pris le dessus, j'ai eu une sorte de blackout, le gars a fini à l’hôpital, et moi j'ai gagné un an de séance de psy pour ma "violence"...][La seconde fut quand je reçus la lettre posthume de Yoko].
Mais depuis 2 ou 3 ans, c'est différent, un rien me déstabilise, parfois même une simple vidéo perçue comme humoristique normalement, peut me transformer en rivière. C'est compliqué à gérer dans le sens où je n'arrive pas à identifier de raison, et donc je ne sais comment rétablir un équilibre...

izo a écrit:Toujours aller de l’avant, sauter embûches et entraves, s’en tirer quand même et encore devoir montrer cet allant sans défaillir ? Tu as déjà beaucoup fourni, il est naturel que tu attendes un juste retour de la vie, comme une rencontre en effet qui saura enfin recolorier ta vie.
Ensuite tu ne peux plus composer. Tu es et cela paraît insupportable aux autres qui ne prennent pas la peine de rien si je puis dire. C’est un sacré problème qui dit que les gens sont ce qu’ils sont et qu’on ne peut hélas les changer. Ils ont leur ligne, leur périmètre et s’en contentent alors que toi tu le dépasses constamment comme le démontre ta vie par la force des choses (et des êtres), et grâce à ton caractère qui est fort et ceci est une sacrée puissance. Or ce dernier faiblit comme fatigué.
Que faire ? Peut être tirer ressource de ce coin ci offert par ce forum histoire un temps de te poser et de reformuler tes bases. Ensuite si tu es asperger la fatigue chronique est à vie, moi ressens cet épuisement général à l’issue de réunions y compris quand elles se déroulent à ma convenance. Il s’agit alors de gérer cette énergie peu profonde qui s’use vite. Des pistes sont également formulées ici.
Voilà pour le moment l’accueil que je peux t’adresser. Au plaisir de te revoir ici en plus de te lire car ton style fluide est plaisant.

Merci beaucoup ! J'espère aussi que ce forum pourra m'aider. Je connais cette fatigue psychologique, je la ressens aussi, mais en ce moment, c'est une fatigue un peu différente, comme si j'étais en carence de dopamine/sérotonine : manque de volonté et persévérance, pas de conviction, paresse intellectuelle. (j'ai essayé tout ce qui était possible niveau alimentation et autre, à part les amphétamines pour le moment... Le mélange caféine, thé vert, goji, curcuma et gingembre, quotidien, semble avoir un effet positif, qui hélas s'estompe au fil des mois).

Pango a écrit:Bonjour Etarcos,

Il y a deux bouquins que j'ai récemment lu, qui ont grandement impacté mon rapport à moi, aux autres, à la vie :
-La thérapie des schémas : Pour analyser les croyances dysfonctionnelles véhiculées par nos "parents". Comme l'imperfection, le manque affectif, l'abnégation ou le surcontrôle émotionnel... et dans une certaine mesure, y remédier.
-Complex PTSD: From Surviving to Thriving: A guide and map for recovering from childhood trauma. Uniquement en anglais, un guide, une bible... notamment pour ré-exprimer ses émotions de manière saine. Aller de l'avant.

Je viens aussi de commencer Boris Cyrulnik, "Un merveilleux malheur ": Sur la résilience et sa mise en récit. "Aucun malheur n'est trop grand, qu'on ne puisse le mettre en récit".

-Pango

Merci pour ces pistes, je ne suis pas certain que le premier livre m'aide étant donné la carence en contact parentaux et éducation, que j'ai connu, mais j'y jetterais un oeil, le second attise ma curiosité, d'autant plus que je conseille souvent une maman de fille de 10 ans. Dans la veine du troisième, que je connais, je pourrais vous recommander "l'art du bonheur", mais personnellement je serais plutôt adepte de "lettres à Lucilius".

Irène A a écrit:Moi je vois une personne pleine de ressources, avec une impressionnante capacité de résilience, de l'énergie à revendre (la colère, c'est de l'énergie qui n'arrive pas à atteindre son but), une personne qui a un méchant coup de mou, de ces coups de mous qui surviennent quand tous les secteurs de vie sont en berne (je connais bien : j'en sors).

Relancer la machine... le sport est déjà une très bonne initiative. Tu as plus de volonté que tu ne nous le décris - d'ailleurs je te trouve injuste et dur avec toi. Perfectionniste ?

J'ignore si tu trouveras des pistes ici, je te le souhaite...

En espérant ne pas avoie été maladroite (trouver des mots de réconfort ou même signant mon empathie fait partie du bagage dont je suis privée, je tiens juste à dire que le cœur y est, même si la forme aura peut-être été inadaptée).

(question un peu bête, mais je ne comprends pas bien l'idée de l'artiste pour un jeu vidéo : une sorte de graphiste ?)

Ton message est d'un immense réconfort, en face à face j'aurais été paralysé par la gène, mais dans la sensation d'intimité que procure la solitude face à un écran je dois bien dire que mon égo s'en voit gonflé, et que je ressens une sensation d’énergie, positive. Les mots sont maladroits, je ne sais comment exprimer cela, mais je suis reconnaissant et ça fait du bien.
Oui je suis perfectionniste, trop par ailleurs, ça ralentit toutes mes tâches...
L'artiste en question, est ce qu'on appelle un "CG_artist", je développe un visual novel, qui se compose de 3 couches graphiques, les background (artiste trouvé), les "sprites" (petits personnages animés pour illustrer les conversations, artiste trouvé aussi) et enfin les "personnages" en haute qualité, et c'est pour cette dernière partie que je ne trouve pas d'artiste.

Confiteor a écrit:Salut et compassion (et c'est pas trop mon style généralement).

Tu es assez "rempli" pour avoir le potentiel d'écrire.
Si tu ne maîtrise pas la technique, pas grave soit tu "l'inventes", soit tu t'y colles de l'apprendre en accéléré ce qui ne devrait pas te poser de pb majeurs (c'est pas plus difficile que l'élec ou l'info).

Fixe-toi un but (roman, autofiction, nouvelles, scénario, etc.) et un timing réaliste.
Puis pose-toi et bosse.
Tu as la matière : il reste "seulement" à transformer ta merde en or, c'est parfois accessible à un surdoué même dévasté.

Quand bien même tu n'arriverais pas à finaliser, la création littéraire, même inaccomplie, est un processus libératoire en soi.


Ajout :
La poésie est très peu "vendeuse" difficile d'être publié et lu.
Par ailleurs, de mon point de vue, elle me semble moins libératoire qu'une écriture plus explicite qui oblige à se confronter à la trivialité du réel.
On peut se "cacher" plus facilement derrière une formulation poétique, moins lorsqu'on "raconte" une histoire.

Tout d'abord, merci pour ta compassion Smile
Ensuite... Le souci, c'est que mes troubles actuels impactent ma capacité à écrire... illustration :
Un écrit d'avant la greffe :
Spoiler:
"Concernant la simplicité de la vie je pense qu'il faut essayer de juger les choses à la manière des stoïciens : qu'est-ce qui est fondamentalement nécessaire ? Ne pas avoir faim, ne pas avoir froid, ne pas avoir soif. Le reste n'est pas forcément inutile, mais en tous cas, accessoire, pour ce 'reste', il faut juger du préférable, par exemple il est préférable d'être en bonne santé, donc de s'entretenir pour cela, se laver, se brosser les dents, manger correctement, dormir suffisamment... etc à partir de là tout est question de jugement, il suffit de réfléchir à chaque chose, par exemple les gens veulent tous un smartphone, parce qu'ils pensent aux capacités du truc, aller sur internet partout, regarder ses mails, avoir un GPS... etc Mais ils n'ont pas jugés la chose pour ce qu'elle est, avec tous ses avantages et inconvénients, par exemple internet, est-il si indispensable que ça partout ? n'ai-je pas très bien vécu auparavant ? Le monde réel ne peut il se passer d'une source web constante ? mon cerveau ne peut-il remplir cette fonction ? Ne perdrais-je pas en relations humaines à consulter internet pour la moindre question au lieu de discuter avec mes semblables ? Ne perdrais-je pas en capacité de réflexion, par facilité, si j'ai constamment quelque chose pour répondre à la moindre question ? Avoir un passe temps constant sur moi me laisse-t-il le temps de réfléchir suffisamment ? Avoir internet partout, ça mérite que je sacrifie ma santé ? (tumeurs du cerveau) Au prix moyen d'un smartphone, (je compte 400€), le gain de temps ou de facilité qu'il apporte, vaut-il les 40heures de ma vie, chacune unique et irremplaçable, que je dois donner pour le payer ? Un appareil qui a si peu d'autonomie ne me rend-t-il pas complètement dépendant du système ? Quelle est ma liberté de mouvement, d'action, avec un appareil si fragile constamment sur moi ? Si cet appareil rempli bien ses fonctions, alors mon cerveau ne se forcera plus à les remplir lui même (par exemple se fier au GPS au lieu de mémoriser une route ou un itinéraire, ou encore montrer quelque chose à un ami au lieu de lui synthétiser, lui raconter), est-ce que je veux vraiment cette dépendance ? dépendance d'un système fragile, peu fiable, couteux, dangereux pour ma santé, qui me tient toujours proche d'une source d'énergie ? Je ne pense pas qu'il y aurait tant d'utilisateurs de smartphone si les gens s'étaient posés pour réfléchir à la chose au lieu de suivre bêtement une pulsion... Et encore là je ne parle que de l'appareil en lui même, et de sa relation à l'utilisateur, mais c'est encore un raisonnement très égoïste, car selon notre niveau de conscience morale, on peut étendre ce raisonnement à toutes les étapes de fabrication de chaque appareil, est-il préférable que j'ai internet partout si cela exploite des centaines de personnes, depuis les mineurs qui doivent extraire des matériaux dans des conditions horribles, plus de 20h par jours et meurent avant la trentaine, jusqu'au petit vendeur ou livreur au smic qui peut à peine se payer de quoi bouffer correctement, en passant par le chinois-esclave qui bosse 18h par jour, 7jours sur 7 sur une chaine de montage, qui mange, dort, sur place, pour 8$ par mois ? Est-ce préférable de donner du pouvoir, donc de la légitimité, aux entreprises qui créent ces abus, exploitent et pourrissent le monde, pour avoir internet, un GPS, et quelques passe temps ? Si on réfléchit un peu plus loin encore, est-ce préférable d'utiliser cet appareil si pour cela des gens, des enfants, doivent mourir de pathologies atroces pour le démonter une fois qu'il est cassé, sachant que cet appareil est très fragile et a une durée de vie ridicule, tout en polluant de façon alarmante, horrible, et irréversible, la planète, la biodiversité, et les ressources nécessaires à la vie, à ma vie (eau, terre) ? Sachant tout cela, connaissant la chaine de création, et d'élimination de chaque appareil, on peut tenir le même raisonnement, une voiture, un smartphone, des fringues, des chaussures, du maquillage, tous les gadgets de la vie quotidienne, toutes les merdes prônées par l'industrie, la pub, mes envies, soufflées par l'industrie, mes pulsions irréfléchies pour ces gadgets inutiles, valent-elles toutes ces vies brisées, la destruction de notre planète ? Surtout qu'en y réfléchissant vraiment, ces choses, même de façon purement égoïste, ne sont jamais nécessaires, rarement préférables..."
Un autre écrit, dans un autre style, peu avant la greffe :
Spoiler:

*Une nuit de ma vie, toute une nuit... et si peu*

Je vis encore une de ces nuits, empli de mélancolie
Mais mon corps endolori, me rappel ma triste vie
Je ne trouve plus les mots, pour remplir ce tableau
Sur ma toile rien de beau, que de souvenirs en trop...

J'ai bâti tout mon empire en espérant fuir ce pire
Quel utopie l'avenir que je rêvais de construire
Et ça me hante à chaque soupir, m'empêche de dormir
Toutes ces choses à écrire, écrire avant de mourir

Pour apposer mon sceau sur ces sales lambeaux
Laisser ce piètre cadeau, mes plus chers idéaux
En priant qu'un autre idiot, reprenne ce flambeau
Entre l'enclume et le marteau, ne pas courber le dos

L'horizon déjà s'éclaircit, mes yeux restent assombris
Un jour de plus survie, un soir où je n'ai pas dormi
Vous lisez ça, des mots, mais ces mots, c'est moi
Je suis là, un sot armé d'un stylo, qui se bat.

Je repense à ce que j'étais, il-y-a quelques années
Me revois captivé par cette sublime nuit étoilée
Assis à ma fenêtre, enveloppé de bien être
Déjà fou peut être, je dois le reconnaître.

Le vent me berçait, tendrement, me caressait
Et mes idées s'épanouissaient puis s'envolaient
Loin du tumulte effréné, ma pensée se formait
En tête ma future aimée, réparer un monde abimé

Sans regret, sûr de trouver ce que je cherchais
Ces vieux songes délavés me rongent désormais...
A quoi bon faire le bien pour en souffrir demain ?
Se casser les reins sans réserve, mais pour rien ?

Je somnolais, quand je souffre d'insomnies
Je rêvais, quand je ne désir que l'amnésie
J'y croyais, mais j'ai compris ma folie
Avant, j'étais, maintenant je me fuis...
Un autre :
Spoiler:
Le soi est l'antithèse de l'intelligence,
Plus on en sait moins il a d'importance,
Narcissisme, égocentrisme, sottise, quelle différence ?
Ce fantasme n'est que le reflet de l'ignorance

L'intelligence s’accroit par la culture et le Savoir,
Elle ne rend pas cool, sur de soi et bavard
ça ce n'est qu'une vision, un rêve, d'ignare
Elle s'acquiert chaque jour, demain ? Il est déjà trop tard.

L'intelligence, c'est la conscience et la science
Unies, créant empathie éradiquant la condescendance
Unies, créant l'amour, le courage, la persévérance,
Unies, créant toutes vertus, ignorant les apparences.

Le soi, vision de l'esprit, est totalement inexistant
La réalité c'est la conscience du temps, des éléments
A chaque instant, nous composants, nous enrobant,
Nous, ce petit amas de cellules insignifiant.

Au niveau de l'univers, totalement impuissants,
Au niveau de la Terre, totalement incompétents,
Un simple flash dans l'histoire du temps,
Naitre, vivre, mourir, ça ne dure qu'un instant.

Sans le temps, il n'existerait aucune distance,
Sans lui, rien, pas de conscience, pas d'existence,
C'est pourtant lui que vous dilapidez avec aisance,
Le seul crédit donné vous le voyez tel une nuisance.

Les apparats, ne vous apportent rien, seul, le soir,
Le matériel ne vous réchauffe pas dans le noir,
Le noir de votre dernière boite, ou d'un manoir,
Restera noir, sans le Savoir pour voir espoir.

Le Savoir, tout est là, votre cerveau mérite une chance,
Une chance de savoir qu'il peut vivre et mourir avec prestance,
Que la mort n'est pas la fin, la vie, pas une errance,
Que chaque seconde, chaque action, a une grande importance.

Une fois seul chez vous, que faites-vous réellement ?
Vous vous cultivez ? Réfléchissez ? ou perdez votre temps ?
En discussions futiles et stériles ou dans de sombres plans ?
Acheter, dépenser, consommer, ne vous rendra pas plus Grand.

Vous voulez étaler votre vie ? construisez-la avant,
Devenez vertueux, et donnez un exemple aux gens,
Discuter ? Instruisez-vous et faites-le utilement,
Vous nuisez a tous quand vous brassez du vent.

Et maintenant :
Spoiler:
Finalement, quoique l’on en dise, dans la vie humaine, il n’y a qu’une seule chose qui compte, et qui conditionne toute la vie : la mort.
De ce constat, on peut déduire toutes les dérives de l’homme :
Pour tromper la mort, il faut se reproduire, l’amour est issu de la mort.
Pour éviter la mort, il faut protéger son intégrité.

Ne pas avoir faim, soif, froid, se protéger des prédateurs, tout cela, à cause de la mort.
Tous les vices peuvent être reliés directement à la mort :
-Ceux qui oublient la mort, se mettent à accumuler plus de richesses que nécessaire à leur vie, et dilapident leur temps.
-Ceux qui se laissent dériver dans leurs penchants et faiblesses, développent des problèmes d’alimentation, obésité et autre, au détriment même de leur vie, se ruinent la santé à accumuler des richesses... etc.

L’Amour provient de la mort.
Et encore :
Spoiler:
Fait : La puberté, l'adolescence, augmente l’intensité des signaux chimiques dans le cerveau afin de renforcer les connections neuronales les plus sollicitées et créer le cerveau définitif.
Fait : La psychologie nous dit que les enfants commencent a se différencier du monde qui les entourent entre 8 et 12 ans environ, les faisant sortir de l’état d’égocentrisme absolu proche de la non conscience qui caractérise la petite enfance.
Fait : Les produits phytosanitaires, et divers polluants de notre monde moderne réduisent de façon importante l'age auquel la puberté commence.
Hypothèse :
La pollution, qui déclenche une puberté précoce, et donc fixe les structures cérébrales, lorsqu'elles sont encore juvéniles, marquées notamment par l'égocentrisme, est en train de créer des générations entières d'adultes infantiles, égocentriques pour le reste de leur vie, avec un cerveau fonctionnel mais avec des structures cérébrales primordiales au bon fonctionnement d'une société collaborative, manquantes.
Enfin, le dernier en date :
Spoiler:
Déni de mélancolie

Qu’est-il arrivé à la mélancolie ? De nos jours il est interdit d’avoir du vague à l’âme, la mélancolie est fustigée comme si c’était un mal. Tous se refusent à l’accepter, tous condamnent ceux qui en sont atteints ouvertement, il faudrait l’enfermer au fond de nous et l’oublier, comme si elle n’existait pas, et continuer de montrer un visage socialement acceptable, montrer des photos passées par le filtre de l’idéal social sur les réseaux, des photos de rêves qui ne reflètent que la médiocrité des rêveurs, incapables de vivre réellement cet ersatz frauduleux qu’on leur vend comme idéal, et tentent donc de le vivre par procuration afin d’au moins nourrir leur égo, mais le vide subsiste. Cette mélancolie ne peut pas et ne doit pas rester enfermée, car c’est elle qui rend beaux ces moments, l’enfermer revient à créer une bête qui se renforce et nous dévore, cette douce mélancolie devient un monstre insatiable se nourrissant de notre être, elle devient tristesse et désespoir. Laissez la libre, elle sera douce et productive, les plus grandes œuvres ont été forgées à la force de la mélancolie, c’est une muse, de douceur, de calme, de tranquillité et de contemplation. La mélancolie est réflexion et créativité, si on l’accepte. Ne vous laissez pas aller au grand mouvement de l’image et de la superficialité, ne mettez pas de masque, mettre un masque c’est se renier, et donc, perdre son intégrité, dites-moi, si vous n’avez plus votre intégrité, que reste-t-il de vous en tant qu’humain ? Rien. Vous devenez dès lors un artifice tout entier, un acteur jouant votre vie au lieu d’un humain la vivant, vous y perdez tout le bénéfice de la vie, les émotions, car pour savourer les émotions, il faut toutes les accepter, vous ne pouvez pas voir le monde que des couleurs que vous choisissez, vous les voyez toutes ou vous fermez les yeux et imaginez ou vivez par procuration, les émotions sont comme les couleurs, acceptez-les, toutes, vivez-les, savourez-les. La mélancolie, la tristesse, la solitude sont toutes des muses prolifiques, la joie, l’extase, la foule, sont stériles et éphémères et pourtant toute notre société de consommation instantanée, sa philosophie de l’égocentrisme, sa psychiatrie du déni, est tournée vers ça, soyez heureux, peu importe ce qu’il y a au fond de vous, soyez heureux, consommez, soyez heureux nous avons des drogues pour vous aider, la créativité n’a pas d’importance, travaillez, consommez, condamnez ceux qui ne font pas ainsi. Le fascisme du bonheur à tout prix est notre norme, peu importe le nombre d’humains sacrifiés sur son autel, peu importe l’humanité qu’on y laisse, l’intégrité qu’on y perd, il faut faire une société d’enfants extatiques à l’imagination fantasque et infertile, à la créativité morne, comme leur vie.
Chers mélancoliques, chérissez ces moments comme je le fais en écrivant en cet instant, inspiré par un autre mélancolique, Erik Satie, dans Gnossienne 1, et perpétuez une humanité plus riche et profonde que les rêves surfaits passés au moule de notre époque corrompue par une fausse doctrine fasciste du bonheur à tout prix.
Retrouvez l’humilité d’être humain, allez dans la nature un soir, et regardez, regardez ce ciel étoilé, vous venez de là, tout ce que vous êtes, tout ce que vous avez vu et tout ce qui vous entoure n’est que de la poussière d’étoile, maintenant regardez ces végétaux, ils vous tiennent en vie, ceux que vous piétinez en ce moment même, ils étaient sur terre avant l’humain, vous n’êtes en vie, vous n’êtes ici en ce moment que grâce à eux, ils vous ont donné vie et ils vous maintiennent en vie, aucune réalisation humaine n’arrive à la cheville de ce brin d’herbe ou de cet arbre. Observez ce monde hors du prisme de la société.

N’oubliez jamais : « C'est un moyen de se consoler que de regarder sa douleur de près. » Stendhal.

Le premier (amour et mort) date du début du nouveau traitement, quand je commençais à récupérer des capacités cognitives, c'est encore décousu et rien n'est développé.
Le second est le plus récent, un peu plus logique mais toujours décousu.
Le dernier en date (déni de mélancolie), me laisse un grand sentiment d'insatisfaction, je l'ai écrit avec un manque net de ressenti, juste le cerveau, et du coup ce n'est pas libérateur.

Voilà le souci, auparavant, la poésie, et les écrits étaient naturels pour moi, la poésie avait même l'avantage de ralentir suffisamment ma pensée pour me permettre de l'écrire immédiatement (en temps normal je n'écris pas assez vite pour suivre mes pensées, ce qui finit toujours par m'interrompre).
J'ai déjà 3 livres sur lesquels j'ai travaillé (1 SF, 1autobio, 1 sur le projet de ferme en autonomie), mais entre procrastination et manque de motivation, tous sont au point mort... Et mon état actuel, entre lassitude et lunatisme, n'est pas pour aider, je pense que je dois régler ce problème avant de retrouver mon fonctionnement normal.
Je ne sais pas si je serais capable d'apprendre un style littéraire, j'ai toujours écrit à l'instinct, depuis le collège mon style, a peu changé, j'ai une forte réactance aux contraintes arbitraires.
Me fixer un but et un timing, c'est ce que m'a toujours conseillé mon grand père, hélas, mon fonctionnement s'oppose à ça, j'ai tendance à avoir une impulsion (idée/envie), à tout faire à fond, avec une capacité de travail assez impressionnante, et passer à autre chose une fois la précédente terminée (fonctionnement séquentiel et passionné), si quelque chose vient m'interrompre, c'est hélas la fin du projet en général, si je dois vraiment y retourner, je reprends tout à zéro :/
En tous cas peut être pourrez-vous m'aider à comprendre ce qui ne va pas, à la lumière de l'évolution de mes écrits. (ne me jugez pas trop durement, ces écrits sont ceux que j'avais de disponible sur l'ordinateur, qui sont à mon avis médiocres, mais suffisent pour juger du problème que j'expose).

isadora a écrit:
Confiteor a écrit:
On peut se "cacher" plus facilement derrière une formulation poétique, moins lorsqu'on "raconte" une histoire.

hum, dans les deux cas, on peut se mentir. mais c'est pas si grave non plus.

je re-partage cette phrase de Patrick Sébastien : "la page blanche, le seul psy ouvert 24 heures sur 24."
Je suis d'accord, mais je n'arrive quasiment plus à écrire, et ce processus n'est plus libérateur actuellement, il l'était du temps des deux premiers poèmes que je donne, qui datent d'avant la greffe.







En tous cas, je vous remercie tous pour votre patience à me lire, votre délicatesse et votre aide.
David


Dernière édition par Etarcos le Jeu 10 Oct 2019 - 2:42, édité 3 fois

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Message par siamois93 le Lun 7 Oct 2019 - 21:07

Est-ce que ce ne sont pas simplement tes nouvelles expériences de la vie qui t'incitent à t'exprimer différement et donc ta plume n'est plus la même ?
Vivre ce que tu as expérimenté fait forcément évoluer.
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Message par ISIS75 le Mar 8 Oct 2019 - 0:15

bjr faudrait ptetre voir un psychiatre, t'en as déjà vu ?
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Message par Zorglub_33 le Mar 8 Oct 2019 - 9:21

Bonjour David,
Il m'arrive, de temps en temps, d'être dans ce que j'appelle l'état de "crabe mou", où tout me blesse, m'agresse, où je manque cruellement d'une carapace qui me protègerait. Quand j'éprouve des émotions fortes, je m'attache à comprendre ce qu'elles m'apprennent sur moi-même, ce qu'elles me révèlent en terme de dysfonctionnement auquel je dois remédier.
La question d'Isis me semble pleine de bon sens : l'aide d'un professionnel te permettrait certainement d'aller mieux, ne serait-ce que pour te décharger de tout ce que tu as à dire, mais peut-être aussi pour envisager un traitement qui te soulagerait dans la gestion de tes émotions. Fatigue + hyper émotivité, as-tu cherché du côté de la thyroïde ? Le sport, également, peut-être bien, tant pour le corps que pour l'âme - et les relations sociales. Je pratique à la fois le renforcement musculaire en salle et le yoga, et ces deux activités contribuent grandement à mon équilibre nerveux. Dans ces moments là, je "pose mon cerveau", tout en travaillant sur le dépassement de moi-même, et ces deux choses me sont devenues indispensables.
Concernant l'écriture, je pense qu'on peut faire de bonnes choses de la colère, pour peu qu'on y mette un peu d'humour et de distance. Rien n'étant jamais figé ni définitif, peut-être peux-tu explorer cette voie là provisoirement.
Voilà quelques éléments que je soumets à ta réflexion, je reste à ta disposition pour échanger plus longuement si tu le souhaites ! Bon courage !

Zorglub_33

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Message par Etarcos le Mer 9 Oct 2019 - 18:15

siamois93 a écrit:Est-ce que ce ne sont pas simplement tes nouvelles expériences de la vie qui t'incitent à t'exprimer différement et donc ta plume n'est plus la même ?
Vivre ce que tu as expérimenté fait forcément évoluer.
A propos de ma plume c'est certain, 3 ans passé dans un tel état ont forcément eu des répercussions, comme les personnes qui ont passés des années sous LSD ont irrémédiablement changé, toutefois mon agacement et ma lassitude ne sont, à mes yeux, pas des conséquences logiques de cette période, de plus ma résilience aurait déjà du me permettre de "refaire surface" or les choses semblent s'aggraver.

ISIS75 a écrit:bjr faudrait ptetre voir un psychiatre, t'en as déjà vu ?
Dans ma vie j'ai rencontré 17 dealers, euh pardon, psychiatres, dont 4 dans ma ville actuelle, hélas mon ressenti s'applique particulièrement à ceux-ci :
j'ai l'impression d'être trop loin des gens et de leurs raisonnements, toutes les discussions me semblent manquer soit de recul soit de profondeur, comme si les gens étaient incapables de mettre les choses en perspective, les raisonnements sont simplistes, même pour certaines personnes de grand savoir, beaucoup sont même fallacieux
Tous les psychiatres rencontrés sont des tableurs excel, dans une colonne les symptômes, dans l'autre les molécules chimiques. Pour expliquer le plus succinctement possible pourquoi c'est inutile dans mon cas : je ne suis pas né avec cette lassitude et ces problèmes actuels, le problème n'est donc pas un déséquilibre structurel mais bien un souci psychologique, altérer chimiquement l'équilibre structurel de mon cerveau ne peut donc pas être la solution, au mieux cela pourrait cacher le problème, mais à un prix que je ne suis pas prêt à payer. (conséquences des psychotropes pires que les maux).
Plus prosaïquement, quand après une séance de 15 minutes, coupée par le psychiatre, il décide de me prescrire des antidépresseurs, sans me connaitre, sans avoir effleuré plus que la surface que j'expose, j'estime qu'il est incompétent.
J'ai rencontré un psychiatre qui me semblait compétent, les séances duraient 2heures, ses raisonnements semblaient pertinents, à cette époque, il consultait en clinique, il m'avait proposé de prescrire des amphétamines après quelques séances supplémentaires, j'ai eu mon nouveau traitement immunosuppresseur à ce moment, j'ai raté une séance, puis je ne l'ai pas revu pendant 6 mois, quand je l'ai revu, il était désormais en libéral, il avait clairement oublié et pas relu mon dossier avant notre séance, la séance dura 20 minutes, ainsi que les 2 suivantes, pendant lesquelles il me dit qu'il ne pouvait plus prescrire d'amphétamines car n'étant plus en clinique, et qu'il avait décidé de me prescrire des antidépresseurs, alors qu'il était censé connaitre ma position quant à ces derniers, ce fut notre dernière séance.
J'ai revu ma psychologue (chercheur et professeur), que j'aimerais voir plus souvent si j'en avais les moyens, et qui m'a orienté vers 2 pistes, la première, reprendre une activité physique plus importante pour aider à ma régulation hormonale (dopamine notamment), la seconde, de faire tout le nécessaire pour chercher et rencontrer des gens avec qui j’aurais des affinités, des points communs afin de partager du ressenti et essayer d'avoir une communication "authentique", ce qui ne peut se faire qu'auprès de HPI (cf travaux d'hollingworth). Le sport c'est en cours, et pour le second c'est ce que je fais en venant sur ce forum, chercher des homologues, satisfaire un instinct grégaire et tenter d'avoir une communication sincère et authentique, espérant croiser des gens qui ont, ou ont eu, un ressenti équivalent (ou qui le comprennent).

Zorglub_33 a écrit:Bonjour David,
Il m'arrive, de temps en temps, d'être dans ce que j'appelle l'état de "crabe mou", où tout me blesse, m'agresse, où je manque cruellement d'une carapace qui me protègerait. Quand j'éprouve des émotions fortes, je m'attache à comprendre ce qu'elles m'apprennent sur moi-même, ce qu'elles me révèlent en terme de dysfonctionnement auquel je dois remédier.
La question d'Isis me semble pleine de bon sens : l'aide d'un professionnel te permettrait certainement d'aller mieux, ne serait-ce que pour te décharger de tout ce que tu as à dire, mais peut-être aussi pour envisager un traitement qui te soulagerait dans la gestion de tes émotions. Fatigue + hyper émotivité, as-tu cherché du côté de la thyroïde ?  Le sport, également, peut-être bien, tant pour le corps que pour l'âme - et les relations sociales. Je pratique à la fois le renforcement musculaire en salle et le yoga, et ces deux activités contribuent grandement à mon équilibre nerveux. Dans ces moments là, je "pose mon cerveau", tout en travaillant sur le dépassement de moi-même, et ces deux choses me sont devenues indispensables.
Concernant l'écriture, je pense qu'on peut faire de bonnes choses de la colère, pour peu qu'on y mette un peu d'humour et de distance. Rien n'étant jamais figé ni définitif, peut-être peux-tu explorer cette voie là provisoirement.
Voilà quelques éléments que je soumets à ta réflexion, je reste à ta disposition pour échanger plus longuement si tu le souhaites ! Bon courage !
En effet cet état de crabe mou me correspond pas mal, je dois bien dire que le bruit et autre stimuli de ce genre m'incommodent beaucoup plus qu'avant. Concernant les émotions, comme les miennes ne me paraissent pas rationnelles, ne correspondent pas à mon caractère normal, j'ai du mal à analyser leur origine.
Je dois voir un endocrinologue dans 6 mois (les RDV sont longs).
Je ne peux pas faire beaucoup de sports (bras gauche diminué + hanche problématique + surpoids qui rend le sport compliqué, ça limite énormément les activités, de plus je fais un "urticaire aquagènique" donc pas de piscine) je n'ai pas les moyens pour une salle de sport, il me faudrait un vélo, mais j'ai préféré orienter mes fonds vers le projet de jeu, qui est une nécessité :/
La colère que je ressens, est une colère violente, du genre à faire courir à toutes jambes dans la forêt la plus proche, pour hurler à plein poumons, et prendre un tronc d'arbre pour un sac de frappe, je ne peux pas la transformer en énergie créatrice, c'est bien trop violent.

En tous cas merci a toi, à vous tous, pour votre aide Smile
Bonne journée,
Dav


Dernière édition par Etarcos le Jeu 10 Oct 2019 - 4:46, édité 1 fois

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Lassitude extrême et craintes, de l'aide ? Empty Re: Lassitude extrême et craintes, de l'aide ?

Message par izo le Mer 9 Oct 2019 - 19:57

whaou pareille colère mérite une sortie digne de ce nom, sans t'endommager. Elle frappe à ta porte et tu l'entends c'est déjà bien. S'ensuit le comment. Le sport peut aider en effet, ou bien alors une colère par toi toute scénarisée. Ainsi, quand je suis en colère je parle parle toute seule, comme laissant échapper une lave de moi qui sans me raviner me calme, car alors après je suis d'un calme olympien et toute la colère au dehors de moi pour toujours. C'est une astuce qui fonctionne bien, comme de se laver les cheveux quand me survient un vague à l'âme.
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Lassitude extrême et craintes, de l'aide ? Empty Re: Lassitude extrême et craintes, de l'aide ?

Message par Opossum le Mer 9 Oct 2019 - 20:21

Bonsoir David,
Il m'a toujours été difficile de faire sortir de la colère de manière volontaire.  
Elle est souvent définie comme une émotion primaire.  Pour ma part, vu qu'elle se lie souvent à une raison dans mes recherches intérieures, je la considère en ce qui me concerne comme secondaire.
Le fondement est souvent un sentiment d'injustice, une ancienne blessure, etc.

L'énergie que me procure la colère sert essentiellement à cette recherche, en marchant et parlant tout haut, pour s'écouter soi-même.
Faut-il dire que cela finit souvent par des larmes ?

Quand je ne comprends pas soit la cause d'une émotion, où l'étendue du champ que le mot peut recouvrir pour certains, j'avoue regarder des (bons) films de "filles", où les femmes mettent des mots sur leurs émotions et les actes qui parfois y sont associés.
Et de pleurer en même temps que les actrices, pour d'autres raisons bien sûr, mais c'est bien là l'utilité première de ce genre de films selon moi.

Maintenant que j'ai trouvé la plupart de ces raisons fondamentales, l'énergie reste mais j'en dispose de manière plus créatrice.
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Lassitude extrême et craintes, de l'aide ? Empty Re: Lassitude extrême et craintes, de l'aide ?

Message par Etarcos le Jeu 10 Oct 2019 - 15:44

izo a écrit:whaou pareille colère mérite une sortie digne de ce nom, sans t'endommager. Elle frappe à ta porte et tu l'entends c'est déjà bien. S'ensuit le comment. Le sport peut aider en effet, ou bien alors une colère par toi toute scénarisée. Ainsi, quand je suis en colère je parle parle toute seule, comme laissant échapper une lave de moi qui sans me raviner me calme, car alors après je suis d'un calme olympien et toute la colère au dehors de moi pour toujours. C'est une astuce qui fonctionne bien, comme de se laver les cheveux quand me survient un vague à l'âme.

Je te rassure, je ne suis pas adepte d'auto-mutilation, j'ai de vieux gants de boxes, sinon je me serais contenté de hurler et courir ^^
Oui c'est une colère profonde et énorme, je peux la maitriser, je ne perds jamais le contrôle, toutefois il FAUT qu'elle sorte.
Colère scénarisée, impossible, ça me demanderait un trop grand effort psychologique et de me faire violence sur des blocages, je suis incapable d'imitation, de mise en scène ou de choses calculées de la sorte :/ j'ai peur que ce soit mon coté autiste.

Opossum a écrit:Bonsoir David,
Il m'a toujours été difficile de faire sortir de la colère de manière volontaire.
Elle est souvent définie comme une émotion primaire. Pour ma part, vu qu'elle se lie souvent à une raison dans mes recherches intérieures, je la considère en ce qui me concerne comme secondaire.
Le fondement est souvent un sentiment d'injustice, une ancienne blessure, etc.

L'énergie que me procure la colère sert essentiellement à cette recherche, en marchant et parlant tout haut, pour s'écouter soi-même.
Faut-il dire que cela finit souvent par des larmes ?

Quand je ne comprends pas soit la cause d'une émotion, où l'étendue du champ que le mot peut recouvrir pour certains, j'avoue regarder des (bons) films de "filles", où les femmes mettent des mots sur leurs émotions et les actes qui parfois y sont associés.
Et de pleurer en même temps que les actrices, pour d'autres raisons bien sûr, mais c'est bien là l'utilité première de ce genre de films selon moi.

Maintenant que j'ai trouvé la plupart de ces raisons fondamentales, l'énergie reste mais j'en dispose de manière plus créatrice.

Je n'arrive pas à trouver le fondement de cette colère, la seule chose qui me semblerait probable, serait la frustration de ne pouvoir agir, de ne pouvoir orienter ma vie, de subir ma santé... etc. Mais dans ce cas, la colère devrait s'estomper et survenir à certains moments, or elle est totalement aléatoire, une minute je vais lire une phrase qui va me faire pleurer, je vais bosser non stop jusqu'au lendemain (un boulot que je fais volontairement et qui me plait je précise) et le lendemain, tout à coup, énorme colère. Mes émotions sont hors de contrôle.
J'ai aussi utilisé les films, ceux qui me parlent, assez souvent mélancoliques/romantiques (romantique au sens d'autrefois, et non moderne, exemple : poulet aux prunes), mais le problème c'est le besoin même de recourir à ces films, pendant 30 ans j'ai été impassible, équanime, ces émotions me touchaient au plus profond de moi même, mais je n'allais pas pleurer/être en colère ou quoi que ce soit pour autant. Je ne comprends pas.

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Message par siamois93 le Jeu 10 Oct 2019 - 15:51

Pour moi c'est le taï-chi-chuan qui me fait du bien, dans un lieu assez ouvert, avec la nature visible au moins.
Dans cette pratique il y a le fait de se relier à quelque chose d'au-dessus de soi, ça permet de se réaligner haut-bas.
Il y a aussi la spécifité des gestes et des orientations qui petit à petit apportent de l'apaisement.
En plus comme on bouge très lentement il est impossible de parler dans sa tête. Dès que je rumine après quelqu'un je vais trop vite dans mes gestes.

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Message par Etarcos le Sam 12 Oct 2019 - 6:55

siamois93 a écrit:Pour moi c'est le taï-chi-chuan qui me fait du bien, dans un lieu assez ouvert, avec la nature visible au moins.
Dans cette pratique il y a le fait de se relier à quelque chose d'au-dessus de soi, ça permet de se réaligner haut-bas.
Il y a aussi la spécifité des gestes et des orientations qui petit à petit apportent de l'apaisement.
En plus comme on bouge très lentement il est impossible de parler dans sa tête. Dès que je rumine après quelqu'un je vais trop vite dans mes gestes.

Hélas sans véhicule, ce sera difficile pour moi. De plus je pratique déjà méditation et fais du sport, mais j'ai toujours le même souci de ressenti, entre frustration et lassitude :/

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Message par Opossum le Sam 12 Oct 2019 - 10:12

Etarcos a écrit:
Je n'arrive pas à trouver le fondement de cette colère, la seule chose qui me semblerait probable, serait la frustration de ne pouvoir agir, de ne pouvoir orienter ma vie, de subir ma santé... etc. Mais dans ce cas, la colère devrait s'estomper et survenir à certains moments, or elle est totalement aléatoire, une minute je vais lire une phrase qui va me faire pleurer, je vais bosser non stop jusqu'au lendemain (un boulot que je fais volontairement et qui me plait je précise) et le lendemain, tout à coup, énorme colère. Mes émotions sont hors de contrôle.
J'ai aussi utilisé les films, ceux qui me parlent, assez souvent mélancoliques/romantiques (romantique au sens d'autrefois, et non moderne, exemple : poulet aux prunes), mais le problème c'est le besoin même de recourir à ces films, pendant 30 ans j'ai été impassible, équanime, ces émotions me touchaient au plus profond de moi même, mais je n'allais pas pleurer/être en colère ou quoi que ce soit pour autant. Je ne comprends pas.

Bonjour David,
Je remarque que tu as indiqué ton âge, il me semble que cette information à ton sujet vient seulement d'apparaître.
Une personne, par ailleurs fort intelligente quoique particulière, m'a un jour dit que des phénomènes physiologiques/psychologiques apparaissaient vers 33-36 ans. Je ne sais s'il se moquait de moi ou si c'est effectivement vrai. J'aurais tendance à prendre le second cas.
Reste que je n'ai trouvé aucune information sur ces phénomènes durant les quelques minutes où j'ai cherché sur le net et le contact étant perdu avec cette personne, je n'en sais pas plus.
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Message par Etarcos le Dim 13 Oct 2019 - 8:49

Opossum a écrit:Bonjour David,
Je remarque que tu as indiqué ton âge, il me semble que cette information à ton sujet vient seulement d'apparaître.
Une personne, par ailleurs fort intelligente quoique particulière, m'a un jour dit que des phénomènes physiologiques/psychologiques apparaissaient vers 33-36 ans.  Je ne sais s'il se moquait  de moi ou si c'est effectivement vrai.  J'aurais tendance à prendre le second cas.  
Reste que je n'ai trouvé aucune information sur ces phénomènes durant les quelques minutes où j'ai cherché sur le net et le contact étant perdu avec cette personne, je n'en sais pas plus.  

Eh bien j'ai eu de telles suggestions aussi, qui m'ont passablement agacé, je m'explique :
29 ans : dynamique (1 entreprise, des études en parallèle, et une activité de pigiste à coté), sportif (4 sports différents), projet de ferme autonome qui avançait, moral au top, avec mes phases classiques de mélancolie me donnant l'inspiration pour la poésie, et une flamme ardente me faisant faire un peu d'activisme et écrire beaucoup de textes "révoltés".
30 ans, en fait 11 mois après, j'étais greffé d'un rein, et j'ai eu un traitement neurotoxique (pendant 3 ans ! j'ai du lutter CONTRE le corps médical pour sortir de cette saleté). Le premier mois j'ai pris 30KG (oui 1Kg par jour !); les 6 premiers mois j'ai eu des hallucinations (7 à 10+ fois par jour), je faisais des cauchemars tous les jours, j'étais incapable de me concentrer, j'oubliais tout, je n'arrivais même plus à lire, j'avais des douleurs de partout, des maux de têtes constants, j'ai perdu mes cheveux... etc etc.
Depuis bientôt un an j'ai enfin un nouveau traitement, je peux à nouveau réfléchir et je récupère lentement certaines capacités cognitives d'avant, je me retrouve moi même, je me reconnais dans un miroir, je n'oublie plus tout et n'importe quoi, je redécouvre mon passé (j'ai une amnésie partielle), j'ai pu reprendre un peu de sport, j'ai perdu 10Kg, mais j'ai les problèmes que j'ai exposé dans mon premier post qui sont apparus et dont je n'arrive pas à me défaire.

Et des amis que j'ai consulté me disaient (pendant la période juste après la greffe, et maintenant encore), " mais c'est la trentaine ça ! c'est normal qu'on soit pu au top et qu'on prenne du poids"...

Donc en effet, il aura pu se passer quelque chose lié à l'âge, toutefois je pense que ça reste un facteur normalement minime, et même si j'ai eu une période difficile, je devrais pouvoir m'en relever, je n'arrive pas à comprendre pourquoi, maintenant que je récupère, j'ai ces soucis (ceux exposés dans mon post initial) et je doute qu'ils puissent tous être attribués à l'âge. De plus si j'envisageais que l'âge était le seul responsable, ça voudrait dire que je n'ai pas de moyen de lutter ou d'arranger le problème, donc je continue à chercher.
En tous cas merci pour la suggestion et la persévérance à m'aider Smile
Dav


Dernière édition par Etarcos le Lun 14 Oct 2019 - 17:53, édité 1 fois

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Message par Chunapeuprès le Dim 13 Oct 2019 - 10:02

Bonjour David, je viens de tout lire, et... ouf. Quelle vie !
Puis je lis que tu te sens diminué intellectuellement. Puis les extraits de ce que tu écris / as écrit.
Puis je compare avec le post que tu nous as fait sur le fil de l'hypergamie.
Et je me dis bordel. S'il est diminué actuellement, qu'est ce que ça doit être quand il est en pleine possession de ses moyens !
(je me sens toute pitite ^^)

Je crois qu'il faudrait que je te lise ta vie à voix haute, que tu m'écoutes attentivement, et qu'ensuite je te dise "je comprends pas pourquoi je suis en colère".

Je rejoins ce qu'Opposum a dit au sujet des émotions. Certes tu dis qu'elles venaient plus lentement, mais du coup, c'était dans un certain contrôle.
Il t'en a fallu du contrôle, et du courage, pour surmonter toutes ces épreuves.
Alors qu'à un moment tu en aies marre, que tu sois fatigué et que tu décompresses de tout ça, avec une colère qui gronde, ça me parait juste... logique.

Quand à la fatigue, vu le traitement médical, et le souci d'où tu reviens, ça ne me parait pas anormal. Si on rajoute l'autisme...

Bref, je ne peux pas t'aider, j'en suis désolée. Je n'ai pas les compétences nécessaires (et je ne sais même pas dans quel domaine il faudrait en avoir).

Je pense que ta psy a raison quand elle te dit de rencontrer du monde. La résilience passe généralement par l'autre, par la parole.
Écrire est une très bonne chose, être écouté est encore mieux.
(et tu peux écrire même si c'est pas parfait, hein)

Comment rencontrer du monde satisfaisant ? Là, j'ai pas vraiment al réponse.
je ne suis pas dans ton état, je suppose ne pas avoir tes exigences, mais je galère aussi dans la vraie vie. Les seules personnes vraiment intéressantes et avec qui ça a accroché de manière un peu plus profonde, c'est via ce forum que je les ai rencontrées. Souci : ils sont un peu partout éparpillés sur la France. Mais ils me font du bien.
Va savoir, peut-être trouveras-tu ton bonheur ici toi aussi ?

Pour l'amour : je compatis... C'est compliqué. Très compliqué.

J'espère que ça va se débloquer pour toi, toussa. Notamment niveau travail. Ton projet de ferme autonome est chouette, et par ce biais, tu pourrais rencontrer du monde.
Peut-être pourrais-tu toi rejoindre un projet existant dans un premier temps ?

Enfin, niveau physique : les traitements ne doivent vraiment pas aider, et je sais pas si tu pourras retrouver ta finesse d'avant greffe.
Maintenant, ça vaut ce que ça vaut, je vois un bel homme sur la dernière photo, avec un beau sourire (qui me plait plus que le jeune de 29 ans, mais voilà, je vieillis moi aussi, et mes gouts avec ^^). Je sais pas si les kg en moins changeraient grand chose aux yeux des gens. Et le charme, ça passe par plein d'autres choses que la silhouette ou les cheveux.

Bonne journée Smile
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Message par Bimbang le Dim 13 Oct 2019 - 10:41

Je pense que ce n'est pas l'âge véritablement, mais une phase qui arrive à cet âge.
A 30 ans, je me suis pris une belle claque. J'avais eu mes galères (des broutilles en face des tiennes), je les avais dépassées, mais c'était comme si j'étais sur un plateau, que je regardais la pente que j'avais gravi, mais que la suite du chemin semblait aussi compliquée, nébuleuse, pas cohérente.
Je repensais à tout ce qui m'avait motivée pendant ma jeunesse, et qu'au final, rien n'était fait, et tout semblait compromis.

Je me demande si, plus l'enfance a été difficile, plus la phase de mi-chemin est brutale, car ne s'attend-on pas à un juste retour des choses ?

A te lire, je me trompe peut être, mais je pense que la pause est nécessaire. Tu as bataillé ferme, sans rien lâcher, et c'est en soi un exploit véritablement. Tu peux être fier de ça. A présent, il faut te recentrer sur toi avant de passer à autre chose. Ton corps te le dit. Ta colère te le dit.

Il y a des évolutions que l'on devine en lisant certaines personnes, mais il n'y a pas d'école pour ça, à part chercher en soi. C'est là que se cache l'équanimité que tu cherches. De toute façon, tu es devenu trop performant/indépendant/atypique pour trouver facilement quelqu'un pour te guider, pas vrai ? Je sens le truc comme ça en tout cas.
Il y a un fil auquel je fais souvent référence car il me semble essentiel : https://www.zebrascrossing.net/t37739-chercher-les-reponses-en-soi
Ça donne des pistes, pas de réponse. Il faut déconstruire pas mal d'évidences.

J'ai eu aussi le projet de ferme autonome avec mon homme. Un grand projet de couple qui nous a bien soudés. On a bataillé ferme mais on n'a pas réussi, et maintenant, nous sommes trop vieux. Renoncer à ça a été particulièrement difficile, et il faut qu'on se reconstruise différemment. On s'y est très certainement mal pris, mais étrangement, je me demande si ce n'est pas le chemin qui est le plus important. Ou peut être que... c'est juste une manière de ne pas trop s’abimer plus ^^

Gaffe à toi ! Wink

Edit : j'aime beaucoup le rythme de tes poèmes. Il y a un tangage plaisant.
Edit 2 : la colère, ça peut aussi être un souci lié à ton foie. Possiblement à creuser.


Dernière édition par Bimbang le Dim 13 Oct 2019 - 12:32, édité 1 fois (Raison : pour faute !)
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Message par My_illusion le Dim 13 Oct 2019 - 11:19

Enfant-ado, il y a cette désinhibition à la prise de risque, à l'adrénaline. Le temps que la maturité intervienne « tu n’es pas invincible! » 

Ton histoire est chaotique, et tu en sors pas si mal grâce à cette conscience acérée que tu as sur le monde. 
Difficile de ressentir de la stabilité émotionnelle et affective avec pareil vécu. 

Je n’ai pas lu l'âge que tu as? 

Cette vie t’a permis d’apprendre des tas de choses très utiles au niveau de la débrouille. 

Ces problèmes de santé sont un fardeau supplémentaire. 

Sais tu qui est ton vrai père? 
Et avec ta mère, ça se passe comment? 

C assez étonnant nous avons du vécu en commun, le même âge quand l’enfer a commencé, grandir seul(e), c’est ton « père » qui était alcoolique et ta mère qui est partie. C’est ma génitrice qui est alcoolique et le paternel qui s’est barré avec la femme de ménage. 

Je me demande comment tu as fait pour garder cette émotion qu’il y ait des femmes merveilleuses? Ta mère a permis de maintenir ça en toi? Tu n’as pas de colère contre elle ? 

Ta vie a été jalonnée de déménagements, mensonges, violences et problèmes de santé. Ajouté du suicide de ton frère (vrai frère?) là aussi nous avons ce point en commun, ma grande sœur s’est également suicidée. Ce n’est pas étonnant car comme tu le dis, je ne comprends pas trop non plus comment on peut survivre, atteindre l'âge Adulte et plus difficile encore est de retrouver une vie « apaisée ». Tout le passé est impossible à effacer. Le travailler oui. Mais espérer une fin heureuse? Je ne pense pas que ce soit possible. 

J’aime ton projet de ferme durable. Cette façon de voir de manière reculée. Si la vie t’a amochée, tu en as fait aussi des merveilles. La lecture du livre de Boris cyrulnil « un merveilleux malheur » m’avait fait un peu de bien. Je l’ai lu à l’adolescence. Cette petite phrase également pourrait te faire du bien « d’un tas de merde, peut naître une jolie fleur » et « peu importe ce qu’il se passe sur terre, le printemps reviendra chaque année de mon existence ». 

Les psychiatres ne sont pas tous des automates imbus d’eux-mêmes. J’en ai vu une en 2006, elle a été extra et n’a jamais voulu me prescrire de médocs, elle me disait « vous êtes trop lucide pour en prendre! » elle était également psychothérapeute. Cette double formation est plus complète. 

Ta vie est encore plus dure que la mienne sous certains aspects. Mais ce que je lis de toi, est une émotion similaire que je ressens « je ne gère pas, j’erre » même si dans les faits, je semble gérer.

Et comme toi, la sociabilisation est facile mais elle frustre par le manque de profondeur. 

Ce qui m’aide particulièrement, ce sont les challenges. En attendant d’avoir les finances, tu peux participer aux potagers communs, des terres sont mis à disposition en milieu urbain, une recherche internet devrait te donner des pistes. Apprendre à cultiver prend du temps. J’en suis qu’à ma seconde année potager et j’apprends tjrs bcp. 

Trouver une femme ne doit pas être une priorité. Elle viendra à toi car tu l’inspireras. Si tu attends qu’elle vienne et qu’elle te sauve, c’est la déception assurée. 

La dépendance n’apporte jamais rien de bon, sauf si elle est réciproque et complémentaire.

Bravo à toi en tout cas, même s’il y a eu des écarts (délinquance).

Ne lache pas l’affaire mais attends peu des autres Smile
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Message par Opossum le Dim 13 Oct 2019 - 12:20

Me voici sur le fil de ta présentation.
L'effet trentaine me semble de toute manière bien nébuleux et pas prouvé, ou alors la preuve reste bien cachée.  Si j'ai dit pencher pour la seconde hypothèse, c'est plus en rapport avec ce que je connais du caractère de cette personne, mais la balance est plus 45-55 que 90-10.
Sans être mère Thérésa, je pense que mes premiers mouvements vers les personnes prennent souvent la forme d'une aide.  


Dernière édition par Opossum le Dim 13 Oct 2019 - 18:33, édité 2 fois (Raison : Question retirée car rien à voir avec le fil et très éventuellement hors propos)
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Message par Etarcos le Jeu 31 Oct 2019 - 10:29

Bonjour !

Désolé du temps de réponse, mais je prends toujours le temps de réfléchir à ce qu'on me dit et à mes réponses, et comme je ne veux privilégier personne, je ne réponds pas à deux messages à plusieurs jours d'intervalle... L'un dans l'autre me revoilà.

Premièrement, merci de votre bienveillance, je me suis rendu compte qu'une partie de la réponse à mon souci n'était pas forcément dans le contenu de vos messages, mais vos messages eux mêmes ! (ainsi que ma démarche)
Pouvoir parler de ma vie et des mes états d'âmes, sans filtre, pouvoir être moi même et avoir un contact avec des gens bienveillants c'est déjà beaucoup.

Chuna a écrit:
Spoiler:
Bonjour David, je viens de tout lire, et... ouf. Quelle vie !
Puis je lis que tu te sens diminué intellectuellement. Puis les extraits de ce que tu écris / as écrit.
Puis je compare avec le post que tu nous as fait sur le fil de l'hypergamie.
Et je me dis bordel. S'il est diminué actuellement, qu'est ce que ça doit être quand il est en pleine possession de ses moyens !
(je me sens toute pitite ^^)

Je crois qu'il faudrait que je te lise ta vie à voix haute, que tu m'écoutes attentivement, et qu'ensuite je te dise "je comprends pas pourquoi je suis en colère".

Je rejoins ce qu'Opposum a dit au sujet des émotions. Certes tu dis qu'elles venaient plus lentement, mais du coup, c'était dans un certain contrôle.
Il t'en a fallu du contrôle, et du courage, pour surmonter toutes ces épreuves.
Alors qu'à un moment tu en aies marre, que tu sois fatigué et que tu décompresses de tout ça, avec une colère qui gronde, ça me parait juste... logique.

Quand à la fatigue, vu le traitement médical, et le souci d'où tu reviens, ça ne me parait pas anormal. Si on rajoute l'autisme...

Bref, je ne peux pas t'aider, j'en suis désolée. Je n'ai pas les compétences nécessaires (et je ne sais même pas dans quel domaine il faudrait en avoir).

Je pense que ta psy a raison quand elle te dit de rencontrer du monde. La résilience passe généralement par l'autre, par la parole.
Écrire est une très bonne chose, être écouté est encore mieux.
(et tu peux écrire même si c'est pas parfait, hein)

Comment rencontrer du monde satisfaisant ? Là, j'ai pas vraiment al réponse.
je ne suis pas dans ton état, je suppose ne pas avoir tes exigences, mais je galère aussi dans la vraie vie. Les seules personnes vraiment intéressantes et avec qui ça a accroché de manière un peu plus profonde, c'est via ce forum que je les ai rencontrées. Souci : ils sont un peu partout éparpillés sur la France. Mais ils me font du bien.
Va savoir, peut-être trouveras-tu ton bonheur ici toi aussi ?

Pour l'amour : je compatis... C'est compliqué. Très compliqué.

J'espère que ça va se débloquer pour toi, toussa. Notamment niveau travail. Ton projet de ferme autonome est chouette, et par ce biais, tu pourrais rencontrer du monde.
Peut-être pourrais-tu toi rejoindre un projet existant dans un premier temps ?

Enfin, niveau physique : les traitements ne doivent vraiment pas aider, et je sais pas si tu pourras retrouver ta finesse d'avant greffe.
Maintenant, ça vaut ce que ça vaut, je vois un bel homme sur la dernière photo, avec un beau sourire (qui me plait plus que le jeune de 29 ans, mais voilà, je vieillis moi aussi, et mes gouts avec ^^). Je sais pas si les kg en moins changeraient grand chose aux yeux des gens. Et le charme, ça passe par plein d'autres choses que la silhouette ou les cheveux.

Bonne journée Smile

Pour commencer, merci de ta patience à tout lire Smile
Je trouve mon post sur l'hypergamie plutôt pauvre, en fait j'ai tenté de me contraindre à faire court pour ne pas décourager les lecteurs, de plus je partais du principe que les 3 liens que j'avais posté précédemment, étaient lus, et donc que beaucoup d'informations n'avaient pas besoin d'être répétées. Avec le recul, j'aurais du rappeler les faits cités dans les liens, et faire une argumentation plus claire et simple, pour éviter que des gens ne fassent des interprétations sur des extraits partiels (et partiellement compris)...
Enfin en tous cas ton compliment le touche Smile

Concernant ma vie, c'est difficile de juger, car je ne peux m'extraire de ma propre condition, ma vie, c'est ma norme, je n'en ai pas connu d'autre :/

Si je décompresse de tout ça, combien de temps cela pourra prendre ? Voilà bientôt un an que je vais physiquement mieux, mais la psyché tarde à se rétablir.
A propos de la fatigue, j'ai peur d'avoir des séquelles, soit au niveau du métabolisme de l'énergie soit au niveau du système dopaminergique, je serai fixé quand j'aurai retrouvé un poids correct, et que je me serai réapproprié mon corps. (les adipocytes augmentent notamment le taux de cortisol sanguin...). Les séquelles peuvent avoir de multiples origines, les médicaments et effets secondaires, le changement de corpulence ou enfin, l'organe étranger (la glande surrénale est greffée avec le rein, et donc la production hormonale que j'ai n'est plus celle que j'avais...). Je n'ai pas de moyen de savoir si la fatigue est psychologique ou physiologique.

Rencontrer du monde c'est en effet une partie de la solution, comme je le disais en début de ce message, mais c'est encore plus difficile maintenant que j'ai ces soucis, j'en veux pour preuve les échanges sur le fil à propos d'hypergamie, en voyant les réponses, j'ai oscillé entre être atterré, dépité, énervé... Les gens qui ne lisent/comprennent que ce qu'ils veulent, qui sont des cas d'école de biais cognitifs, certains probablement même atteints de psychose, me mettent hors de moi. En toute honnêteté j'ai la capacité de prendre du recul sur énormément de choses, mais je n'y arrive pas avec ceux qui sont incapables de raisonner. (dans le sens : capables de processus inductifs auto-réflexifs) J'éprouve une forme de mépris et d'agacement proches de la xénophobie envers ces gens, j'ai du mal à les considérer pleinement comme des humains, au sens humaniste (/!\ =/= humanitariste) du terme. Pour faire court ça me demande un effort énorme de côtoyer ces gens, et j'ai eu besoin d'une déconnexion quasi complète de plusieurs jours pour encaisser ce que j'ai lu sur le fil de l'hypergamie. (un exemple vivant de ce dont je parle est incarné par commissure, qui ramène constamment tout à une question genrée, est sexiste, adepte des arguments fallacieux, des sophismes et qui illustre aussi parfaitement les biais de complaisance, biais de perception sélective, biais de confirmation, biais de représentation sélective, biais d'internalité... etc. Il y a 10 ans j'aurais passé des jours à écrire des pavés pour lui démontrer par A+B l'absurdité de ses paroles, ce qui ne m'aurait attiré que son animosité sans rien changer au fond, à part que j'aurais perdu du temps, maintenant je prends sur moi et je la ferme, car une action sans résultat ne mérite pas d’énergie, mais ça me travaille tout de même et m'épuise psychologiquement.)
Je précise que j'ai conscience que le problème vient de moi et il est connu : "A lesson which many gifted persons never learn as long as they live is that human beings in general are inherently very different from themselves in thought, in action, in general intention, and in interests. Many a reformer has died at the hands of a mob which he was trying to improve in the belief that other human beings can and should enjoy what he enjoys. This is one of the most painful and difficult lessons that each gifted child must learn, if personal development is to proceed successfully. It is more necessary that this be learned than that any school subject be mastered. Failure to learn how to tolerate in a reasonable fashion the foolishness of others leads to bitterness, disillusionment, and misanthropy [3, p. 259]." -the outsiders- Grady Tower
J'essaie de travailler dessus pour ne pas sombrer dans la misanthropie, j'ai déjà penché du mauvais coté plusieurs fois dans ma vie, je me suis toujours repris, mais j'aimerais résoudre ce souci pour de bon, sans pour autant devenir égocentrique et imbue de ma personne... Il ne faut pas nourrir le mauvais loup, certes, mais trouver le bon à nourrir n'est pas toujours le plus facile.

J'ai aussi rencontré des gens bons ici, toutefois pour alimenter une amitié pleinement satisfaisante il faut des passions, des centre d'intérêts en commun, et je n'ai pas encore pu identifier cela.

J'espère aussi, car j'ai besoin de gens pour avoir l’énergie de faire les choses, je ne suis pas certain de l'origine de la chose ni de son explication, mais une illustration triviale peut le faire comprendre : j'ai besoin d'un mur, je vais le modéliser, calculer la force, comparer les matériaux, les contraintes, le sol... etc etc. Et puis rien, le mur ne sera jamais fait. Si maintenant je fais ce mur avec une personne ou pour une personne, par exemple un voisin qui en aurait besoin, je vais bosser et construire le mur, même seul, 18h par jour, je serai inépuisable et à la fois heureux et satisfait de mon travail... Je n'arrive pas à mobiliser de l’énergie pour moi même.
Rejoindre des projets existants, j'y ai pensé, toutefois je me suis toujours retrouvé dans cette situation :
Un choix qui a été fait n'était pas le meilleur (je ne dis pas que j'étais arbitrairement contre, je dis qu'après débat constructif, calculs et logique, le choix est apparu comme n'étant pas le meilleur, mais que le responsable du projet désire arbitrairement conserver le choix le moins bon), et du coup j'ai l'impression de travailler pour quelque chose d'absurde, à contrecoeur... Je finis par abandonner.
Je suis perfectionniste et j'ai tendance à tout optimiser, du coup bosser sur des idées médiocres me décourage...
Un ami m'a demandé conseil pour une maison de 125m² il y a 12 ans, il partait sur un budget de +- 100K€. J'ai repris avec lui l'ensemble du projet. La surface a été réduite à 86m² de plein pied, les matériaux et techniques de constructions ont été changés (paille porteuse d'1m d'épaisseur, fondations romaines, charpente du toit avec assemblages japonais...etc), la maison a été conçue passive (bioclimatique)... etc. Résultat, espérance de vie de l'ouvrage triplée, résistance aux feux, séismes et inondations, totale, budget quasiment divisé par 3 (38K€). Il a refusé certaines propositions bien évidemment (comme la phytoépuration ou le refus de photovoltaïque au profit de solaire passif, ou encore l'emplacement géographique), mais avec des arguments concrets...
Mon dernier contact avec lui c'était il y a 4 ans, et il était toujours parfaitement satisfait du résultat.
Mais des gens qui me font confiance de la sorte, ça ne court pas les rues.


En effet, je ne crois pas pouvoir retrouver mon corps svelte, notamment parce que les adipocytes ne se perdent jamais, ils perdent en volume mais les cellules restent. J'espère au moins retrouver santé et endurance en tous cas ^^

Ton compliment me touche beaucoup mais j'ai peur de ne pas avoir de charme, apparemment j'ai des attitudes/manières atypiques et je ne suis pas adroit socialement...
Sans compter que je cherche une femme pour avoir des enfants, et donc courtiser une femme de mon âge deviendra de moins en moins pertinent (risques de plus en plus grands passé la trentaine), hors j'étais déjà un "vieux" pour ma génération, il est peu probable que je rencontre quelqu'un de plus jeune avec qui ça colle, sans oublier que je suis un mauvais parti socialement parlant, l'ascèse, la liberté, l'intégrité valent moins en ce monde qu'un gros véhicule et un portefeuille bien remplis.

En tous cas, merci du fond du coeur de ton message, qui m'a chaudement réconforté Very Happy

Bimbang a écrit:
Spoiler:
Je pense que ce n'est pas l'âge véritablement, mais une phase qui arrive à cet âge.
A 30 ans, je me suis pris une belle claque. J'avais eu mes galères (des broutilles en face des tiennes), je les avais dépassées, mais c'était comme si j'étais sur un plateau, que je regardais la pente que j'avais gravi, mais que la suite du chemin semblait aussi compliquée, nébuleuse, pas cohérente.
Je repensais à tout ce qui m'avait motivée pendant ma jeunesse, et qu'au final, rien n'était fait, et tout semblait compromis.

Je me demande si, plus l'enfance a été difficile, plus la phase de mi-chemin est brutale, car ne s'attend-on pas à un juste retour des choses ?

A te lire, je me trompe peut être, mais je pense que la pause est nécessaire. Tu as bataillé ferme, sans rien lâcher, et c'est en soi un exploit véritablement. Tu peux être fier de ça. A présent, il faut te recentrer sur toi avant de passer à autre chose. Ton corps te le dit. Ta colère te le dit.

Il y a des évolutions que l'on devine en lisant certaines personnes, mais il n'y a pas d'école pour ça, à part chercher en soi. C'est là que se cache l'équanimité que tu cherches. De toute façon, tu es devenu trop performant/indépendant/atypique pour trouver facilement quelqu'un pour te guider, pas vrai ? Je sens le truc comme ça en tout cas.
Il y a un fil auquel je fais souvent référence car il me semble essentiel : https://www.zebrascrossing.net/t37739-chercher-les-reponses-en-soi
Ça donne des pistes, pas de réponse. Il faut déconstruire pas mal d'évidences.

J'ai eu aussi le projet de ferme autonome avec mon homme. Un grand projet de couple qui nous a bien soudés. On a bataillé ferme mais on n'a pas réussi, et maintenant, nous sommes trop vieux. Renoncer à ça a été particulièrement difficile, et il faut qu'on se reconstruise différemment. On s'y est très certainement mal pris, mais étrangement, je me demande si ce n'est pas le chemin qui est le plus important. Ou peut être que... c'est juste une manière de ne pas trop s’abimer plus ^^

Gaffe à toi ! Wink

Edit : j'aime beaucoup le rythme de tes poèmes. Il y a un tangage plaisant.
Edit 2 : la colère, ça peut aussi être un souci lié à ton foie. Possiblement à creuser.

"Je repensais à tout ce qui m'avait motivée pendant ma jeunesse, et qu'au final, rien n'était fait, et tout semblait compromis." Je suis dans cet état depuis mes 24/25 ans. Je continue de lutter, mais je me demande si j'ai encore la conviction ferme et brulante de faire les choses ou bien si je m'entête et que j'essaie de rester fidèle à de vieux idéaux, alors même qu'ils auraient perdus leur sens profond et, pire, démontré leur inutilité, face au constat de l'échec de ma vie actuelle.

Je ressens ce besoin de pause, qui est hélas contredit par l'empressement de mon âge avançant et de la situation écologique et sociale du monde, j'ai besoin d'une pause, mais si je me l'accorde, je n'aurais aucune chance de trouver une femme, de construire une maison autonome dans un endroit sur, et d'avoir des enfants. Ma situation est précaire, ma vie est précaire, et je cherche à la pérenniser, mon plus grand ennemi est le temps. Concrètement j'ai 4 ans pour trouver une compagne et 3 pour réunir 40000€, quelle place puis-je faire pour une pause ? Et encore ce calendrier est terriblement optimiste, car commencer les plantations et avoir un terrain en 2023 sera hélas un bien mauvais timing (2023 sera une année désastreuse climatiquement parlant (maximum du cycle solaire 25, changement probable de sens el niño/la niña entre autres...), et comme tout va ensemble la situation socio-économique en pâtira).

Chercher en moi, cela rejoint aussi le problème du temps et de la pause, je devrais peut être me déconnecter du monde entier pendant un moment en effet. J'ai fait ce que je considérais comme des pauses, une semaine par ci ou par là dernièrement, mais rien de constructif, j'ai joué sur l'ordinateur 12h par jour, mais même ça me laisse insatisfait et n'a fait que repousser le problème, je me suis distrait, je ne me suis pas accordé de pause. (je l'ai réalisé grâce à toi, en y réfléchissant quelques jours)

Trouver quelqu'un pour me guider n'est pas chose facile, les philosophes m'ont longtemps aidé, dans ma jeunesse les stoïciens m'ont apporté entière satisfaction et j'adhère encore à cette philosophie, mais depuis je n'ai rien trouvé de pertinent en effet, la psychologie et la sociologie apportent certaines réponses, mais dans leur grande majorité se contentent de rationaliser et classer des observations, il y a peu de réponses ou d'écoles de pensées qui me paraissent pertinentes, les philosophes plus modernes me dépitent, j'ai lu Nietzsche vu qu'il est présenté comme référence pour beaucoup de choses, et qu'en plus ce fut un détracteur de Socrate (je m'efforce toujours de chercher et lire les arguments qui vont à l'encontre de ce à quoi j'adhère), quelle déception, il ne porte de philosophe que le nom, il est arbitraire, la socio et la psycho donnent tords à ses assomptions irréaliste qui ne reflètent que ses propres soucis (du genre "il ne faut pas limiter l'homme et ses désirs, ils trouvent leur limite naturellement..."), sans compter ses jugements de valeurs totalement arbitraires ("le peuple allemand est un peuple malade"), la seule bonne chose qu'il ait verbalisé c'est qu'il faut prendre du recul (un objet ne peut se juger lui même, car incapable de s'extraire de lui même, hors il faut un regard extérieur pour juger)... Je me suis tourné vers pas mal de classiques, j'aime bien certains écrits de Rousseau, mais il se concentre plus sur le monde et moins sur l'introspection, j'ai lu Kant dernièrement "les méditations métaphysiques", quelle déception, j'avais ces raisonnements à l'age de 14ans, j'ai du mal à croire que telle œuvre ait traversé les siècles, Spinoza, autant aller voir le curé du coin, quelques écrits de Stuart Mill sont appréciables, mais il a le même problème que Marx, en pire, il est beaucoup trop ancré et influencé par la civilisation et la pensée de son époque, et contrairement à Marx, il n'en a pas conscience... La SF ne me plait pas, la grande majorité des auteurs manquent d'imagination, lire une dizaine d'auteurs de SF, puis 99% des suivants n'apportent rien de nouveau, je garde tout de même une place privilégiée pour Barjavel, qui m'a offert du rêve au bon moment de ma vie.
Enfin bref, désolé pour le pavé, je pars parfois en diatribe quand un sujet m'interpelle, j'essaie de me modérer dès que je le réalise. Tout ça pour dire que tu tapes beaucoup dans le mille.

Je compatis sincèrement, j'ose à peine imaginer comment cet espoir brisé à du être une épreuve, si je devais abandonner mon projet, je ne crois pas que je pourrais m'en remettre. Toutefois avoir trouvé et parcouru ce chemin avec son amour doit en effet être la clef, comme le dit un vieil adage "s'aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre, mais regarder ensemble dans la même direction".

Merci du fond du coeur pour ton message Very Happy
Merci pour les poèmes, j'ai rarement des retours ^^
Concernant le foie, hélas je ne peux rien faire, mes médocs actuels s'appuient tous sur le foie, étant donné que les reins sont H.S, celui-ci a même augmenté de volume de façon inquiétante il y a quelques mois, malgré une alimentation équilibrée et maitrisée, et un retour a une activité physique un peu plus importante... Pourrais-tu m'en dire plus à ce propos, ou me diriger vers ce savoir ? la lecture ne me rebute pas.


My_illusion a écrit:
Spoiler:
Enfant-ado, il y a cette désinhibition à la prise de risque, à l'adrénaline. Le temps que la maturité intervienne « tu n’es pas invincible! »

Ton histoire est chaotique, et tu en sors pas si mal grâce à cette conscience acérée que tu as sur le monde.
Difficile de ressentir de la stabilité émotionnelle et affective avec pareil vécu.

Je n’ai pas lu l'âge que tu as?

Cette vie t’a permis d’apprendre des tas de choses très utiles au niveau de la débrouille.

Ces problèmes de santé sont un fardeau supplémentaire.

Sais tu qui est ton vrai père?
Et avec ta mère, ça se passe comment?

C assez étonnant nous avons du vécu en commun, le même âge quand l’enfer a commencé, grandir seul(e), c’est ton « père » qui était alcoolique et ta mère qui est partie. C’est ma génitrice qui est alcoolique et le paternel qui s’est barré avec la femme de ménage.

Je me demande comment tu as fait pour garder cette émotion qu’il y ait des femmes merveilleuses? Ta mère a permis de maintenir ça en toi? Tu n’as pas de colère contre elle ?

Ta vie a été jalonnée de déménagements, mensonges, violences et problèmes de santé. Ajouté du suicide de ton frère (vrai frère?) là aussi nous avons ce point en commun, ma grande sœur s’est également suicidée. Ce n’est pas étonnant car comme tu le dis, je ne comprends pas trop non plus comment on peut survivre, atteindre l'âge Adulte et plus difficile encore est de retrouver une vie « apaisée ». Tout le passé est impossible à effacer. Le travailler oui. Mais espérer une fin heureuse? Je ne pense pas que ce soit possible.

J’aime ton projet de ferme durable. Cette façon de voir de manière reculée. Si la vie t’a amochée, tu en as fait aussi des merveilles. La lecture du livre de Boris cyrulnil « un merveilleux malheur » m’avait fait un peu de bien. Je l’ai lu à l’adolescence. Cette petite phrase également pourrait te faire du bien « d’un tas de merde, peut naître une jolie fleur » et « peu importe ce qu’il se passe sur terre, le printemps reviendra chaque année de mon existence ».

Les psychiatres ne sont pas tous des automates imbus d’eux-mêmes. J’en ai vu une en 2006, elle a été extra et n’a jamais voulu me prescrire de médocs, elle me disait « vous êtes trop lucide pour en prendre! » elle était également psychothérapeute. Cette double formation est plus complète.

Ta vie est encore plus dure que la mienne sous certains aspects. Mais ce que je lis de toi, est une émotion similaire que je ressens « je ne gère pas, j’erre » même si dans les faits, je semble gérer.

Et comme toi, la sociabilisation est facile mais elle frustre par le manque de profondeur.

Ce qui m’aide particulièrement, ce sont les challenges. En attendant d’avoir les finances, tu peux participer aux potagers communs, des terres sont mis à disposition en milieu urbain, une recherche internet devrait te donner des pistes. Apprendre à cultiver prend du temps. J’en suis qu’à ma seconde année potager et j’apprends tjrs bcp.

Trouver une femme ne doit pas être une priorité. Elle viendra à toi car tu l’inspireras. Si tu attends qu’elle vienne et qu’elle te sauve, c’est la déception assurée.

La dépendance n’apporte jamais rien de bon, sauf si elle est réciproque et complémentaire.

Bravo à toi en tout cas, même s’il y a eu des écarts (délinquance).

Ne lache pas l’affaire mais attends peu des autres Smile

Ma conscience du monde semble justement s'émousser, autrefois je m'en rends compte maintenant, j'avais une conscience vraiment aigüe de tout ce qui m'entourait, en tout instant j'avais conscience des matériaux qui m'entouraient, du souffle de l'air, des odeurs, des sons, de la texture du sol, de la résistance et la souplesse de mon environnement, c'est difficile à décrire, c'était inconscient et permanent, désormais je dois y penser et y réfléchir, j'espérais que cela revienne avec le changement de traitement, mais il semblerait que non.
J'ai maintenant 35 ans.
Oui j'ai appris quelques trucs pour me débrouiller, mais je suis paradoxalement plus à l'aise dans une forêt perdu que devant un formulaire administratif...
Je ne sais pas qui est mon père biologique, je me suis posé la question, des pistes ont été évoquées, mais je ne ressens pas le besoin de creuser, après réflexion mon "père" restera celui qui fut là pendant mon enfance, et mes origines biologiques, eh bien un séquençage ADN m'en dira plus que de rencontrer mon père biologique ^^
Je n'ai pas eu de contact avec ma mère depuis un moment, mes deux derniers contacts ont été les suivants :
A 18 ans, quand mon père me jeta à la porte et que la bourse était en retard de 4 mois, elle m'appelait de temps en temps pour se plaindre (c'était la personne la plus triste et la plus malchanceuse du monde parce que son premier fils s'était suicidé, ce qui me valait des heures d'écoute de complaintes...), je lui demandais, avec les dernières minutes de téléphone qu'il me restait, de me prêter 150€ pour payer mon loyer, que je lui rembourserais sous 2 mois, ce à quoi elle répondit que j'étais une infâme charogne de fils indigne qui ne pensait qu'au pognon, et après m'avoir insulté pendant 5 minutes, raccrocha. 25 jours plus tard j'étais SDF.
Pour le contexte : ma mère possédait 3 cliniques dentaires à Ténérife à cette période, qu'elle avait acheté grâce à l'argent qu'elle avait subtilisé de la société de construction qu'elle avait avec mon précédent beau père, à la Réunion, avant de partir dans un autre pays avec un autre homme, pour l'ironie, cette société de construction avait les fonds d'une de ses soeurs qui lui avait confié la construction de sa maison, argent qui disparu sans que le chantier ne soit réalisé du coup...
Pour la petite histoire : ma mère ne m'avais jamais donné un seul centime depuis mes 11ans, âge auquel elle décida que mes 30 francs par mois d'argent de poche n'étaient plus nécessaires.
Pour l'anecdote maintenant : Mon frère s'est suicidé quand j'avais 14 ou 16 ans (j'ai un doute), un mois avant il contactait ma mère pour lui demander 1000 francs car il était incapable de payer son loyer, avait perdu son boulot et sa copine plus ou moins directement à cause de ses soucis de santé (greffe et rejets), demande à laquelle elle lui répondit qu'il était un fils indigne qui ne demandait que de l'argent... (le parallèle quand j'y pense avec du recul, est presque effrayant). Après son suicide je me suis retrouvé à m'occuper à plein temps de mes deux petits frères, de 11 et 3 ans, parce que ma mère a passé 8 mois au lit sous médocs (antidépresseurs et anxiolytiques)...
Puis le tout dernier contact que j'ai eu avec elle, c'est quand j'avais 23-24 ans, je vivais avec une compagne qui avait de fortes influences catholiques, la famille et tout c'est primordial, et puis mon frère, qui avait 19ans à l'époque, et qui travaillait dans le même restaurant que ma compagne de temps en temps,( qui, lui, a toujours été en excellent termes avec ma mère (certains diraient même trop...) ), passait son temps en éloge, "elle a changé", "elle veut juste te voir"... etc.
contexte, un peu hors sujet:
Mon père était mort depuis peu et avait légué le restaurant à mon frère et moi, mon frère étant actionnaire majoritaire (mon père, ayant payé des études en hôtellerie restauration à mon frère, pensait qu'il le reprendrait), il a décidé de céder le fond de commerce à ma belle mère sur les conseils de notre mère "il est trop jeune pour une telle responsabilité", en contournant la loi, comme il ne pouvait pas vendre le restaurant, il a mis en veille le fond de commerce, en échange de tout le fond de roulement du restaurant (3500€) il a laissé ma belle mère créer une entité légale pour reprendre les murs et conserver le nom du restaurant, tout en rendant le fond de commerce dont ma compagne et moi étions actionnaires, inutile et valant zero (en aprtant de 120K€)... Au passage le restaurant a continué de tourner pendant la transition, avec notamment ma compagne qui ne fut jamais payée par mon frère...
J'ai fini par céder, en disant bien à ma compagne que je faisais cela pour elle, et que je ne prenais aucune responsabilité quant à ce qu'il se passerait, ma mère est venue, ma compagne fut choquée le premier jour quand elle vit que ma mère se baladait sans aucune pudeur, à poil dans la maison et qu'elle allait aux WC sans fermer la porte... Bof, ça me faisait marrer plus qu'autre chose, je suis pudique mais pas offusqué si les autres ne le sont pas... Deuxième jour, mon frère nous rend visite, et là le sujet du restaurant s'est posé, ma compagne demandant son dû à mon frère, moi, je gardais une distance de sécurité, je la soutenais bien sur, mais de loin tout de même, donc je n'abordais pas les griefs que j'avais quant à son comportement (vendre le restau pour 3500€ sans payer les employés au passage, et en nous faisant perdre 40K€ chacun...), ma mère a pris la défense de mon frère, et après une discussion devenant de plus en plus tumultueuse, (quand ça gueule je ne retiens rien, je ne pourrais tout retranscrire), je me souviens de la scène finale : ma mère, de la rue, mon frère à coté lui portant ses bagages, en train de traiter ma compagne de sale négresse, de salope arriviste, de connasse qui ne pense qu'au pognon et qui s'en prend à un innocent gamin qui n'y pouvait rien, et lui souhaitant de mourir dans la souffrance...
Voilà, c'est ma "môman" ça ^^ Perso j'étais assez satisfait après coup (oui parce que les cris et conflit ça ne plait à personne, même quand on s'y attend), dans le sens où il n'y avait pas eu de surprise pour moi, et qu'en plus ma compagne ne me harcèlerait plus pour reprendre contact avec ma mère, mieux, elle comprendrait ma position ^^

En effet, en plus si on prend en compte que nos sexes sont différents, et que l'on s'en tient à la théorie Freudienne de l'affect parent-enfant, nous avons vraiment vécu la même chose ^^

Eh bien, je suppose que ma tante, qui est venue m'éduquer pendant ma petite enfance, puis est revenue pour mes deux petits frères (ma mère étant incapable de s'occuper d'un nourrisson correctement), a joué dedans, je pense d'ailleurs que mon complexe d’œdipe s'est déplacé sur elle puisque c'est avec ma tante que j'ai eu des biais (idéalisation et autre) dont j'ai du me défaire en devenant mature. Ma tante est une femme pleine d'amour et de dévotion, elle a des biais cognitifs assez fort et une intelligence et une culture vraiment limitées, par contre c'est une femme courageuse, très travailleuse, même pour des boulots pénibles, et toujours présente, un peu comme les "mamas" (caricatures afro américaines) qu'on voit dans certains films, pleines d'amour et de générosité, mais si tu demandes une racine carré, notre place dans l'univers, ou qui était Newton, elle te regardera comme si tu parlais une autre langue. Son monde c'est ce qu'elle a à portée de main, et elle a une influence positive sur ce qui l'entoure ^^
Puis avec le temps et l'âge (vers 16~17ans), j'ai commencé à réfléchir à ces choses, dans l'espoir de me libérer des influences inconscientes, un être humain n'est pas la norme, et ce n'est pas parce que je n'ai jamais vu quelque chose que cela m'empêche de l'espérer, de plus je me refuse aux généralités arbitraires. Ainsi j'espère toujours un monde meilleur, j'espère toujours rencontrer un être humain qui me demandera tous les efforts dont je suis capable pour être digne de lui, et j'espère que ce sera une femme. Je me suis même appliqué à calculer la chose : (oui je sais mon esprit vagabonde facilement)
Je n'ai aucune attirance pour les hommes (je trouve un pénis dégueu, et je tire mon chapeau à ces dames de pouvoir tolérer ceci...), donc ça réduit la population à la moitié de la France (je ne compte pas l'international, je ne voyage pas, et j'ai déjà du mal ici, je n'ose pas imaginer à l'écrit, avec des inconnus, chacun dans une langue mal maitrisée...), de plus les femmes de moins de 20 ans ou de plus de 40 ne sont pas vraiment le profil recherché, si j'en crois le recensement INSEE, il y a donc environ 7600000 femmes.
Maintenant j'ai un Q.I inhabituel, et selon grady M.Towers, quand il cite les travaux d'Hollingworth, à propos des gammes de communication, si je veux une communication authentique il faut trouver une personne à +/- 1 écart type de mon Q.I, soit 0.98% de la population générale, soit 74500 femmes.
(Si l'on prend en compte que je suis asperger, et que l'on estime que ma compagne doit l'être, le chiffres des prétendantes tombe à environ 250.)
Et c'est sans prendre en compte les "gouts et les couleurs", mais je peux espérer qu'avec une communication authentique, il soit possible de surmonter une majorité de différence de "gouts et couleurs" ^^
Donc bon, il y a peu d'espoir, mais je me dis qu'il y a potentiellement une femme qui se trouve dans un cas similaire au mien, voir même, qui sait, on a encore le droit de rêver, qui aurait eu un cheminement cognitif équivalent, et qui persiste à rencontrer des gens dans l'espoir de rencontrer le bon, le reste appartient à la théorie du chaos.

C'est gentil pour le projet, à l'origine je voulais démontrer à tous ceux qui me disaient que vivre autrement qu'en polluant n'était pas possible, qu'ils avaient tords, par l'exemple, une vie saine, durable, facile, sans impact écologique... etc. Et puis quand les soucis de santé se sont manifestés ce fut la branche à laquelle je me suis raccroché, me projeter dans le futur m'a permis d'endurer le présent et la souffrance physique.
Je connais cyrulnik, mais je n'ai pas lu ce livre, ce sera bientôt fait ^^
Je suis d'accord avec la première phrase, mais j'ai quelques doutes quant à la seconde, le printemps est déjà devenu une notion floue avec les changements climatiques.

J'aimerais rencontrer un tel psychiatre, mais ce n'est pas monnaie courante, et pourtant j'en ai rencontré plusieurs douzaines dans ma vie :/

Je ne pense pas que nous puissions comparer la difficulté des vies, car l'humain est résilient, faites jeûner quelqu'un de force pendant 3 jours, il souffrira certes, mais quand il prendra son premier repas à la fin du 3ème jour, ne sera-t-il pas plus heureux que celui qui aura eu ses 3 repas à heures fixes pendant ces même trois jours ? De toute souffrance, le cerveau trouvera un bonheur, même l'absence simple de souffrance, étant un état normal pour tous, peut devenir la source d'une joie immense pour celui qui a souffert longtemps, je pense que nous oscillons tous autour d'un état moyen, certains avec des oscillations plus fortes que d'autres, mais finalement, en moyenne, nous sommes pareils ^^

Pour le potager ça va, je n'aurais pas de souci, et surtout je veux rester loin des "mauvais savoirs" car je trouve qu'il est plus difficile de se défaire d'un mauvais apprentissage que d'apprendre. Je suis partisan de l'agriculture naturelle, j'ai aidé plusieurs personnes déjà à concevoir ou mettre en place leur potager, j'ai un ami qui a fait un master en écologie humaine et enjeux environnementaux, et un BPREA en maraichage bio (tout grâce à moi xD, quand je l'ai rencontré il faisait un master commerce international...) qui met en place son coin paysan, et finalement, il me demande pour tout et chaque étape, et se rend compte que le savoir qu'il a accumulé dans ses formations n'était pas le bon...
Pour ma part, en abordant ce sujet, je me suis lancé dans la biologie végétale, et l'écologie, notamment les chaines trophiques, les équilibres, les microclimats, biotopes, les associations positives, les mycorhizes... etc. (j'ai d'ailleurs repris les études pour avoir un diplôme là dedans, mais avec leur bêtise d'UE, et les complications que j'ai eu pile pendant cette période, j'ai du laisser tomber, de toutes façons, même si j'ai validé le peu que j'ai fait, ça ne me plaisait pas, les cours sont "faune-centriques", la fac consiste à manger des données souvent dénuées de sens profond et détachées de la réalité tangible, les recracher et hop; un perroquet avec une bonne mémoire pourrait passer pour un génie dans ces conditions, ça ne me convient pas; heureusement il y avait une bibliothèque au top, et quelques profs/chercheurs passionnés, et puis l'avantage de la fac c'est qu'ils ne vérifient RIEN, du coup j'ai pu assister aux cours de 3 spécialités et d'autre niveaux, incognito ^^ J'ai pris ce qui m'intéressait, et comme je me fiche du diplôme vu que j'aspire non pas à m'intégrer à la société mais à m'en émanciper... je me suis remis d'avoir du arrêter ^^)
Pour la pratique, j'ai fait pas mal déjà, que ce soit en aidant des amis, en boulot saisonnier, ou même chez moi, et puis les plantes ont un atout considérable, quand on leur fiche la paix, elles poussent toutes seules, à partir du moment où on ne les mets pas n'importe où, et qu'on ne cherche pas à surproduire, tout va bien. Quand on sort de la logique productiviste pour entrer dans la logique autonomiste, et qu'on apprend à faire confiance à la nature (oui alors il faut de la place ça c'est sur), tout se passe facilement ^^ le gros du travail étant la récolte et gestion de semences pour les variétés annuelles, on ne gère pas les pathologies, on ne contraint pas les plantes... Je recommence avec mes diatribes, donc pour résumer, j'aime et je suis adepte de l'agriculture naturelle ^^
Il n'y a pas de potager partagé dans mon coin, c'est un coin résidentiel de faible densité, tout le monde a un jardin par ici, de plus je n'ai pas de véhicule, donc aller à plusieurs kilomètres pour trouver une grande ville et éventuellement un potager partagé, dans lequel je ne pourrais appliquer qu'un seul type de culture qui n'est pas celui que je préfère, finalement irait à l'encontre du but initial.

"Trouver une femme ne doit pas être une priorité. Elle viendra à toi car tu l’inspireras. Si tu attends qu’elle vienne et qu’elle te sauve, c’est la déception assurée."
Eh bien disons que si je termine mon projet de jeu et récolte les fonds, pour ensuite acheter un terrain et y vivre isolé du monde, les chances qu'elle vienne à moi sont faibles... Sans compter que l'une de mes caractéristiques c'est de n'avoir aucun élan égoïste, autrement dit, gagner de l'argent, et construire une ferme, pour moi n'a aucun sens ni aucun intérêt... Même si c'est difficile à imaginer pour beaucoup de monde, il faut réussir à garder à l'esprit que je suis pathologiquement allocentrique, et que bien que je travaille dessus, je ne peux pas changer une caractéristique psychologique aussi forte, rapidement.
"La dépendance n’apporte jamais rien de bon, sauf si elle est réciproque et complémentaire."
Je vois la relation de couple comme une relation symbiotique, chacun faisant normalement de son mieux, faisant preuve d'abnégation. C'est très différent de la dépendance qui serait plutôt une relation de type parasitique, ou toxique, le mot lui même sous entend qu'un mal est fait, qu'il y a aliénation, hors avoir besoin de quelqu'un, ça fait tout simplement partie de la condition d'être humain, voir même d'animal, tout être sexué qui ne recherche pas à se reproduire disparait (impasse évolutive), de nos jours, dans notre civilisation, l'accouplement sans construire un couple n'est pas la norme moralement acceptable. Alors certes je suis un extrême de ce cas, mais je ne pense pas qu'il faille non plus admettre l'autre extrême, égocentrique, qui est allègrement prôné de nos jours "vivre pour soi d'abord et puis on verra ensuite si quelqu'un vient se greffer à notre vie". Un être seul, ne peut même pas prouver son existence, d'ailleurs toutes les personnes qui ont été mises en isolement total ont viré à la folie en moins de 3 mois (schizophrénie, dédoublement de personnalité, amis imaginaires, hallucinations... etc), nous avons besoin d'autres humains dans notre vie, je n'arrive pas à avoir de relation amicale satisfaisante, je n'arrive pas à trouver de relation amoureuse, et la seconde peut parfaitement satisfaire la première, par contre la première ne peut satisfaire la seconde, c'est pourquoi je tourne mes efforts plutôt vers la recherche d'une partenaire que vers la recherche d'amis, bien que je sois ici dans un élan pour satisfaire la première, mais il faut bien admettre que l'effort n'est pas immense.

Merci beaucoup de ton message et soutien en tous cas, c'est plaisant de voir que je ne suis pas seul ^^ Pour la délinquance, eh bien il y avait de la violence, mais elle est restée soft je crois, je suis resté moralement juste.

Attendre peu des autres, c'est mon problème, à chaque projet, à chaque chose que je fais, je suis soit seul, soit déçu, et la solitude est pesante...


Opossum a écrit:
Spoiler:
Me voici sur le fil de ta présentation.
L'effet trentaine me semble de toute manière bien nébuleux et pas prouvé, ou alors la preuve reste bien cachée.  Si j'ai dit pencher pour la seconde hypothèse, c'est plus en rapport avec ce que je connais du caractère de cette personne, mais la balance est plus 45-55 que 90-10.
Sans être mère Thérésa, je pense que mes premiers mouvements vers les personnes prennent souvent la forme d'une aide.  

Merci de t'être manifesté, j'ai retiré les photos dès que j'ai vu ton message ^^
Noté ! merci pour ton aide en tous cas.
Je ne te questionnerai pas sur la phrase suivante ^^
Je ne connais pas ce livre, je vais y jeter un oeil, tu parles bien de la psychosomatique de l'adulte ISBN 2130547354 ? (oui je sais tu as retiré cette partie, mais tu as piqué ma curiosité ^^)


Dernière édition par Etarcos le Mar 12 Nov 2019 - 11:06, édité 4 fois (Raison : fautes de frappes T_T Il y en a partout !)

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Message par Opossum le Ven 1 Nov 2019 - 1:05

Bonsoir,
J'ai pensé un instant t'avoir heurté, comme cela m"arrive bien souvent.  Sans doute un grand signe d'égocentrisme de ma part d'avoir pensé cela.

Oui, c'est bien celui-là, mais sans l'avoir lu. Smile Aveu fait au risque de décevoir.
Je manque par trop de temps et mes obligations ne sont pas négociables pour moi en ce moment.

Le sujet me semble pouvoir avoir un rapport avec la recherche de sens.  
Pour le contexte, je suis partie d'un résumé des études de Bleuler, sur base d'une intuition assez difficile à mettre par écrit en ce qui concerne la défense névrose, et avant elle, psychose, et j'aimerais tellement trouver une articulation qui fasse un certain sens avec les concepts de Jung, et donc certains mythes.  Il aurait fallut que je lise vraiment puis passe à d'autre notions/auteurs pour intégrer et pouvoir donner un semblant de cohérence objective.
Certainement dans une autre vie.  Smile
Il me semble que la psychosomatique à défaut de donner le "pourquoi", donne en partie des signes de la qualité du "comment" de l'incarnation de l'esprit dans la matière.
Cela semble assez criant (en ce qui me concerne) lors des descriptions de décompensations organiques qui peuvent se produire en cure psychiatrique.
https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychosomatique-2005-1-page-17.htm
Mon approche est grossière et les textes lus certainement trop anciens, mais j'aime les cas limites, car ils ont le bon goût de mettre assez en avant un aspect particulier, simplifiant de ce fait l'expression de la réalité et rendant son approche plus modélisable.

Je ne suis pas spécialiste, et mes lectures bien trop anecdotiques.  Donc tout ceci reste du domaine du farfelu.  C'est ma petite boîte à théories, qui reste toujours en mode "on", avec sa petite soeur, la boîte à analyses.
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Message par Etarcos le Ven 1 Nov 2019 - 6:10

Opossum a écrit:J'ai pensé un instant t'avoir heurté, comme cela m"arrive bien souvent.
Nullement ! bien au contraire, je trouvais ton expression difficile à saisir au premier abord, mais à force de te lire et d'observer tes diverses interventions (oui je lis tous les messages de mes interlocuteurs avant de leur répondre, sauf pour ceux qui en ont plusieurs centaines, auquel cas je ne lis que les sujets qu'ils ont créés ou leur participation à des sujets qui m'interpellent), je trouve tes messages emprunts de beaucoup de douceur.
Opossum a écrit:Sans doute un grand signe d'égocentrisme de ma part d'avoir pensé cela.
Se questionner à propos des états d'âme de son interlocuteur, n'est-ce pas justement le contraire de l'égocentrisme ? ^^  
Opossum a écrit:Oui, c'est bien celui-là, mais sans l'avoir lu. Smile  Aveu fait au risque de décevoir.
ce n'est rien, ma curiosité est piquée de toutes façons, donc je le lirai ^^
Opossum a écrit:Je manque par trop de temps et mes obligations ne sont pas négociables pour moi en ce moment.
Ce n'est rien, j'ai bien conscience que peu de gens peuvent se payer le luxe que j'ai d'avoir autant de temps disponible que je le  désire, je n'ai ni emploi, ni famille, ni aucune obligation hormis quelques RDV médicaux réguliers.
Opossum a écrit:Le sujet me semble pouvoir avoir un rapport avec la recherche de sens.
C'est probable, une vie seul et sans aucun impératif, perd de son sens, et ce à quoi j'aspire, qui donnerait un sens à ma vie,  semble hors de portée...
Opossum a écrit:Pour le contexte, je suis partie d'un résumé des études de Bleuler, sur base d'une intuition assez difficile à mettre par écrit en ce qui concerne la défense névrose, et avant elle, psychose, et j'aimerais tellement trouver une articulation qui fasse un certain sens avec les concepts de Jung, et donc certains mythes.  Il aurait fallut que je lise vraiment puis passe à d'autre notions/auteurs pour intégrer et pouvoir donner un semblant de cohérence objective.
Certainement dans une autre vie.  Smile
J'ai découvert ce monsieur à l'instant, il me semble intéressant, dommage que la popularité de ses contemporains l'ait éclipsé.
Opossum a écrit:Il me semble que la psychosomatique à défaut de donner le "pourquoi", donne en partie des signes de la qualité du "comment" de l'incarnation de l'esprit dans la matière.
Cela semble assez criant (en ce qui me concerne) lors des descriptions de décompensations organiques qui peuvent se produire en cure psychiatrique.
https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychosomatique-2005-1-page-17.htm
Mon approche est grossière et les textes lus certainement trop anciens, mais j'aime les cas limites, car ils ont le bon goût de mettre assez en avant un aspect particulier, simplifiant de ce fait l'expression de la réalité et rendant son approche plus modélisable.
Je suis bien d'accord avec cette dernière partie, et suis aussi adepte de cette méthode, j'ai quelque réserve quant à la première "l'incarnation de l'esprit dans la matière", car je suis "adepte" de la "théorie de la bêtise", de l'esprit plat. Mais je ne nie pas les liens entre psyché et corps.
Opossum a écrit:Je ne suis pas spécialiste, et mes lectures bien trop anecdotiques.  Donc tout ceci reste du domaine du farfelu.  C'est ma petite boîte à théories, qui reste toujours en mode "on", avec sa petite soeur, la boîte à analyses.
Je pense être pareil, je dis souvent que mon esprit vagabonde, sans effort je vais élaborer des théories, et les éprouver par la suite, une argumentation à moi même, tendant à la rationalisation de ce que j'observe ^^

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Message par Lyoris72 le Ven 1 Nov 2019 - 11:15

Bonjour
Ton perfectionnisme a l'air débordant, de même que le vase qui le contient.Tu juge ta vie et tes actes, avec les yeux d'un perfectionniste, rien n'est assez bien pour toi. Et l'erreur est là... Maintenant raconte ta vie à des personnes normales(pas tout d'un coup, car si il te prennent pour un mytho c'est qu'il ne peuvent pas concevoir que tu soit encore debout après ce qu' il t'est arrivé (quand on me demande de raconter ma vie qui au passage est un conte de fée comparé à la tienne, je commence toujours par un "oh moi tu sais je suis plus vieux que mon grand père" ça les prépare mentalement a ce qu'il vont entendre et quand tu entendras:
"c'est ouf ta vie" "p**in mais tu as un mental d'acier après tout ce qui t'est arrivé" "quoi !! T'as Créé une maison passive quasiment seul" "je ne sais pas comment tu fait pour être encore debout après ça"
Et tant d'autres réflexion positive, fait les résonner dans ta tête !! Et la tu prendras conscience de ta grandeur et ainsi satisfaire ton perfectionnisme Nourris toi de ça déjà pour refaire surface. Donc le contact humain est pour toi la solution je pense, le sport ou autres activité pour créer des liens avec des personnes normales !! leur regard sur toi va être plus bénéfique qu'un HPI (plus enclin à confirmer tes exploits car moins perfectionnistes) évite les analyses qu'il ne comprendrons pas ou peu. Fait travailler l'humour !! (je ne m'en sors quasiment qu'avec ça socialement) Tu est grand mec !! Mais ton exigence te fait mal. Apprend à faire les choses à moitié (ce qui veut dire complètement aux yeux des personnes normales). Prend un papier et note ce que tu trouve bien dans ta vie et de mal de l'autre côté. Déchire le en 2 et jette le reste à la poubelle et puis tu le relis le, tout les jour si il le faut !!
Je n'apporte pas de solution à ta vie d'HPI, mais souhaite t'aider à sortir la tête de l'eau (qui se trouve dans le vase remplis d'ailleur).
Alors attention avis très personnel:
Vous reliez souvent les problèmes hpi à d'éventuels défaut qu'aurait votre corps. C'est votre(vos) cerveau qui commande, donc si vous passez votre temps à lui dire que votre corps va mal, votre cerveau feras en sorte qu'il aille mal. Sachant qu'il est plus"puissant"que la moyenne, il l'est aussi sur votre corps !!

Enfin pour finir je n' ai aucun diagnostique sur mon potentiel, je suis encore dans la phase du "es ce que c'est vrai" donc je ne fait peut-être pas partie de la famille, mais je sais que vous saurez le reconnaître ou pas...donc si vous pouviez mettre un minimum de tact pour m' éjecter ou pas.
Bonne journée à tous

Lyoris72

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Message par Opossum le Dim 3 Nov 2019 - 22:58

Etarcos a écrit: Nullement !
Tant mieux alors.

Etarcos a écrit: Se questionner à propos des états d'âme de son interlocuteur, n'est-ce pas justement le contraire de l'égocentrisme ? ^^  
Smile
J'aurais tendance à définir égocentrisme comme le fait de tout rapporter à sa personne.  L'égoïsme est ne pas prendre en compte les besoins/souhaits de l'autre, de manière délibérée et sans raison autre que son propre intérêt, pour moi.  

En ce qui concerne Marty, je serai contente de pouvoir tire ton avis dessus.  

Etarcos a écrit: Ce n'est rien, j'ai bien conscience que peu de gens peuvent se payer le luxe que j'ai d'avoir autant de temps disponible que je le  désire, je n'ai ni emploi, ni famille, ni aucune obligation hormis quelques RDV médicaux réguliers.
C'est gentil de ta part.  J'en trouve assez que pour lire et écrire sur ZC.  Mais cela me fait réfléchir et m'exprimer différemment et c'est cela ma priorité, une fois sortie des obligations.

Etarcos a écrit: C'est probable, une vie seul et sans aucun impératif, perd de son sens, et ce à quoi j'aspire, qui donnerait un sens à ma vie,  semble hors de portée...
Il ne faut pas regarder ces chiffres de statistique.  ahma. Il y a des hasards, ou des enchaînements de choix, qui parfois défient toutes logiques.

Etarcos a écrit: Je suis bien d'accord avec cette dernière partie, et suis aussi adepte de cette méthode, j'ai quelque réserve quant à la première "l'incarnation de l'esprit dans la matière", car je suis "adepte" de la "théorie de la bêtise", de l'esprit plat. Mais je ne nie pas les liens entre psyché et corps.
Est-ce que cela te dérangerait de développer la "théorie de la bêtise" ?  Et dans la négative, puis-je t'en demander un aperçu ? ^^

Etarcos a écrit: Je pense être pareil, je dis souvent que mon esprit vagabonde, sans effort je vais élaborer des théories, et les éprouver par la suite, une argumentation à moi même, tendant à la rationalisation de ce que j'observe ^^
Il faut pour cela de solides bases théoriques, pour éviter le farfelu. ^^
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Message par L_easy_life le Ven 13 Déc 2019 - 0:58

Etarcos j'ai bien tout lu. oui tout.

je me reconnais bcp dans ton parcours bordélique , je connais aussi cette sensation d'avoir peur d'évoquer sa vie de crainte qu'on nous dise mythomane.. tant c'est pas croyable d'avoir traversé tout ça.

moi je te crois.

je vais relire pour bien engranger tout ce que tu dis, mais je voulais rebondir sur cette petite partie là (le fait de n'étre pas cru..et du coup pas d'empathie en face..juste une enorme flippe de la part de la personne en face qui te voit soit comme un monstre soit comme un menteur.. dans tous les cas tu es radioactif et on s'éloigne..)

Je relis, puis je reposterai un commentaire.

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Message par ISIS75 le Dim 22 Déc 2019 - 12:55

@david où en es tu maintenant ? pourquoi n'as tu pas porté plainte contre tes parents ?
"courtiser une femme de mon âge deviendra de moins en moins pertinent (risques de plus en plus grands passé la trentaine), hors j'étais déjà un "vieux" pour ma génération, il est peu probable que je rencontre quelqu'un de plus jeune avec qui ça colle, sans oublier que je suis un mauvais parti socialement parlant, l'ascèse, la liberté, l'intégrité valent moins en ce monde qu'un gros véhicule et un portefeuille bien remplis."

dommage que tu ne sois pas bien renseigné pour le coup, comme beaucoup d'hommes, ceci dit, car il est aussi dangereux pour un homme passé 44 ans (environ) d'avoir des enfants que pour une femme...
sinon, faut voir comment tu vis, si tu vis dans une belle maison, meme fait maison, avec un terrain, ça passerait pour te trouver quelqu'un mais il faut avoir une voiture et un boulot...
ceci dit, j'ai déjà connu des hommes "moins" que leur compagne (pas de voiture et/ou degré d'éducation moindre) mais ils étaient jeunes (20-25) et avaient un boulot, aimaient sincèrement leurs compagnes, les écoutaient, faisaient les tâches ménagères, bricolage, courses quand ils ne travaillaient pas... leurs compagnes étaient jeunes, minces, travailleuses, plutôt bien dans leur peau et pas idiotes.
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Message par Etarcos le Jeu 30 Avr 2020 - 13:34

Bonjour à tous, et désolé du temps de réponse, mais je suis fortement monotâche et je me suis replongé dans le travail, du coup j'ai oublié le forum quelques temps.

lyoris72 : merci beaucoup de ton message, j'y réfléchis.

Opossum a écrit:
Est-ce que cela te dérangerait de développer la "théorie de la bêtise" ?  Et dans la négative, puis-je t'en demander un aperçu ? ^^
https://www.science-et-vie.com/cerveau-et-intelligence/theorie-de-la-betise-l-intelligence-n-est-qu-une-illusion-50649
J'ai le S&V qui en parle si tu n'as pas accès au contenu intégral en ligne, je pourrais en parler un peu plus, j'ai aussi le livre de nick chater dans ma liste "à lire", à mon rythme actuel, je devrais l'acheter dans quelques mois, je pourrais surement en parler plus.


L_easy_life a écrit:
Spoiler:
Etarcos j'ai bien tout lu. oui tout.

je me reconnais bcp dans ton parcours bordélique , je connais aussi cette sensation d'avoir peur d'évoquer sa vie de crainte qu'on nous dise mythomane.. tant c'est pas croyable d'avoir traversé tout ça.

moi je te crois.

je vais relire pour bien engranger tout ce que tu dis, mais je voulais rebondir sur cette petite partie là (le fait de n'étre pas cru..et du coup pas d'empathie en face..juste une enorme flippe de la part de la personne en face qui te voit soit comme un monstre soit comme un menteur.. dans tous les cas tu es radioactif et on s'éloigne..)

Je relis, puis je reposterai un commentaire.

prends bien soin de toi Trèfle
Je vous ai perdu lors de la relecture il semblerait ^^

ISIS75 a écrit:@david où en es tu maintenant ?
Bha dans l'exacte situation que j'ai décrit dans mon post initial, je bosse à domicile et j'essaie d'accumuler des fonds pour mon projet de ferme.
ISIS75 a écrit:pourquoi n'as tu pas porté plainte contre tes parents ?
Comme je l'ai dit précédemment, quand c'était possible, j'étais à la rue, et donc j'avais d'autres priorités, que créer une adresse, faire un dossier de demande d'aide juridictionnelle, et me lancer dans une procédure longue et fastidieuse, qui de plus m'aurait couté, même si ce n'était que peu, de l'argent que je n'avais pas.
ISIS75 a écrit:"courtiser une femme de mon âge deviendra de moins en moins pertinent (risques de plus en plus grands passé la trentaine), hors j'étais déjà un "vieux" pour ma génération, il est peu probable que je rencontre quelqu'un de plus jeune avec qui ça colle, sans oublier que je suis un mauvais parti socialement parlant, l'ascèse, la liberté, l'intégrité valent moins en ce monde qu'un gros véhicule et un portefeuille bien remplis." dommage que tu ne sois pas bien renseigné pour le coup, comme beaucoup d'hommes, ceci dit, car il est aussi dangereux pour un homme passé 44 ans (environ) d'avoir des enfants que pour une femme...
"comme beaucoup d'hommes" => purement sexiste
"dommage que tu ne sois pas bien renseigné pour le coup[...]il est aussi dangereux pour un homme passé 44 ans (environ) d'avoir des enfants que pour une femme" => ça n'a strictement aucun rapport avec le sujet, j'ai bien moins de 44ans et l'âge des hommes ne m'intéresse en rien puisque je cherche une femme... Donc je suis bien renseigné, et mes critères sont pertinents par rapport à ce que je recherche. **Dommage que vous n'ayez pas pris le temps de lire correctement et réfléchir avant d'exprimer vos propres frustrations et dissonances**
ISIS75 a écrit:"sinon, faut voir comment tu vis, si tu vis dans une belle maison, meme fait maison, avec un terrain, ça passerait pour te trouver quelqu'un mais il faut avoir une voiture et un boulot..."
Ce qui confirme exactement ce que je déclarais donc : "l'ascèse, la liberté, l'intégrité valent moins en ce monde qu'un gros véhicule et un portefeuille bien remplis."
J'ai des valeurs autres, qui s'opposent à la possession d'une voiture (sauf en cas de nécessité absolue), ou à l'intégration travailliste. Pour faire court, disons que posséder un véhicule (ou un smartphone ou autre), pour le confort quand d'autres solutions sont possibles, en sachant que cela détruit le monde et est une aberration écologique (déplacer 1tonne de ferraille à grand renfort de pétrole pour la paresse de déplacement d'un animal de 80Kg, c'est absurde), ou alimenter un système que je ne cautionne pas, et qui détruit l'écosystème dont notre vie et celle de notre descendance dépendent, par un travail servile, n'est pas vraiment dans mes aspirations personnelles.
ISIS75 a écrit:ceci dit, j'ai déjà connu des hommes "moins" que leur compagne (pas de voiture et/ou degré d'éducation moindre) mais ils étaient jeunes (20-25) et avaient un boulot, aimaient sincèrement leurs compagnes, les écoutaient, faisaient les tâches ménagères, bricolage, courses quand ils ne travaillaient pas... leurs compagnes étaient jeunes, minces, travailleuses, plutôt bien dans leur peau et pas idiotes.
Eh oui, des gens bien intégrés, ce qui n'est pas mon cas comme je l'ai exposé, et je n'ai aucune aspiration à le devenir, étant donné qu'à mes yeux c'est immoral, j'espère bien trouver une femme sans pour autant devenir un nuisible de la planète, qui pollue, détruit l'écosystème, augmente et favorise les inégalités, pour des désirs égoïstes, par paresse et égocentrisme.
Je souligne tout de même que tout ce que vous énoncez me parait extrêmement superficiel :
"Pas de voiture et/ou degré d'éducation moindre" => rang social et préjugés liés. Personnellement je préfèrerais rencontrer une SDF vertueuse, passionnée et libre penseur qu'une riche héritière imbuvable.
"Ils étaient jeunes" => apparence physique (dans le contexte). Je n'attribue pas de qualité particulière au fait d'être jeune, hormis ce que j'ai exposé qui est un fait biologique, donc uniquement rationnel.
"Avaient un boulot" => rang social et préjugés liés.
"aimaient sincèrement leurs compagnes, les écoutaient, faisaient les tâches ménagères, bricolage, courses" => une des rares choses pertinentes, mais en l’occurrence inutiles puisque j'ai énoncé chercher l'amour en premier lieu, et décrit mes compétences aussi.
"leurs compagnes étaient jeunes, minces" => très superficiel, l'âge, j'ai déjà expliqué la chose, "minces"... Personnellement je préfèrerais "en santé", ce qui exclue le surpoids en général, mais ne se concentre pas sur l'apparence physique...
"travailleuses," => dans le contexte, je vois encore "bien intégrées", ce qui n'est pas pour moi un gage de bonne santé mentale ni de vertu.
"plutôt bien dans leur peau" => en étant intégrées à une société malade, c'est mauvais signe, de plus toute personne avec de la jugeote cultivera plutôt l'art du doute que celui de l'assurance.
"pas idiotes." => encore un jugement de valeur, peu m'importe l'intelligence de ma bien aimée, ses valeurs et sa vertu me paraissent plus importantes que son intelligence, et même si les deux sont souvent liées, ce n'est pas non plus une relation systématique, donc juger selon l'intelligence me parait encore une fois malvenu.
Enfin bref, absolument tout ce que vous dites vient confirmer mes dires, et me parait bien triste.

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Message par ISIS75 le Sam 2 Mai 2020 - 10:38

qui dit FERME dit véhicule (voiture, camion et non, vélo)
qui dit FERME, dit, maison. CQFD. Bon courage à toi, sinon.
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Message par zebrisse le Sam 2 Mai 2020 - 13:36

Etarcos a écrit:
j'espère désespérément (désolé pour l'oxymore mais je ne saurais l'exprimer autrement) rencontrer la femme de ma vie.

Je n'ai plus de grand combat ni de grande cause, je suis contraint à l'impuissance, j'ai un projet de ferme autonome (qui s'est imposé suite à l'amer constat de mon incapacité à changer le monde),

Tu penses que monter cette ferme autonome avec une femme t'apporterait un bonheur durable.
Je crains que tu ne te trompes.
Premièrement, ce projet correspond à mettre en place une infrastructure titanesque (en énergie, en temps, en argent) dans l'espoir que le bonheur sera au rendez-vous.
Tu l'as bien exprimé, trouver la femme en question se présente déja pour toi comme un casse-tête.
Même en supposant que tu rencontre cette femme et monte cette ferme, il est fort probable qu'au bout du compte, tu éprouves toujours ce sentiment s'insatisfation intérieure que tu as déjà éprouvé par le passé :

Etarcos a écrit:
Concernant cette forme d'insatisfaction, comme si toutes ces interactions était superficielles et ne t'apportaient pas ce que je cherchais...  

Je t'invite à essayer de chercher le bonheur d'une façon différente : à ce sujet je te conseille te lire mon message sur la manière de trouver le bonheur d'après le bouddhisme : https://www.zebrascrossing.net/t39904-le-bonheur-selon-le-bouddhisme

D'autant qu'une certaine expérience sur la voie bouddhiste te permettra d'apprendre des techniques qui te permettront te reprendre le contrôle de tes émotions (colère, rancune)
Pour tes problèmes psy aussi, ça peut faire office de thérapie, (il faut voir cela sur le long terme), à mon sens plus efficace (d'après mon vécu personnel) et plus économique (des enseignements à moins de 10 euros ont le pouvoir d'améliorer durablement ta vie)

Etarcos a écrit:
toutes les discussions me semblent manquer soit de recul soit de profondeur, comme si les gens étaient incapables de mettre les choses en perspective, les raisonnements sont simplistes, même pour certaines personnes de grand savoir, beaucoup sont même fallacieux.

Si tu es adapte de profondeur intellectuelle et d'ouverture d'esprit, je pense qu'avec le bouddhisme tu devrais te régaler ! D'autant plus que cette philosophie est très en accord avec ton idée de changer le monde en profondeur (idée que tu as temporairement abandonnée)

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Message par Opossum le Sam 13 Juin 2020 - 22:36

Bonsoir David,
merci pour le lien !
Cela va dans le sens de mon impression Smile
au plaisir de te lire.
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Message par Jeandupont le Mar 16 Juin 2020 - 11:14

Je n'ai pas tout lu, mais j'ai assez lu en diagonale pour remarquer que l'on avait pas parlé du jeu.

Étant un gamer invétéré (de jeux complexes) , ainsi qu'un roliste et un programmeur de pacotille, je veux en savoir plus. Et en particulier quels sont tes besoins prioritaires, j'ai cru lire "un artiste". Est-ce que cela veut dire un artiste graphique.

À défaut de pouvoir t'aider directement, il se peut que certains d'entre nous connaissent un bon dessinateur.

Je suis désolé pour toutes ces difficultés de santé et autres que tu as vécu. Mais je pense que les autres ont été excellents sur le sujet.

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