Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

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Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par synapse le Jeu 13 Oct 2011 - 22:00

Partageons le savoir...

Merci Delph. pour l'info

Source : http://psyrene.fr/

Fanny Nusbaum

Laboratoire Santé, Individu, Société, EAM-4128, Psychologue, Docteur en Psychologie, Chercheur Associé



« Le monde ne vaut que par les ultras

et ne dure que par les modérés »

Paul Valéry




La littérature a longuement décrit le profil cognitivo-comportemental type de l’enfant à Haut Potentiel Intellectuel (HPI). Ce portrait dépeint de façon étonnamment juste la majorité des enfants à haut potentiel intellectuel. Or, bien qu’il ait été utile de proposer cette description « métonymique » pour les besoins de l’identification claire d’une problématique jusqu’ici méconsidérée, il paraît nécessaire à présent de passer à une approche plus précise et exhaustive du haut potentiel intellectuel.

La prise en compte d’un second profil cognitivo-comportemental inhérent au HPI nous semble ainsi primordiale. Ce profil, que nous nommerons « Laminaire », a probablement été oublié de la littérature car il ne fait que très rarement l’objet de consultations thérapeutiques.

C’est pourquoi nous nous attellerons dans cet exposé à présenter en détail les deux profils relatifs au HPI : D’abord le profil le plus répandu, que nous appellerons « Complexe », puis le profil Laminaire.

Outre un QI Total supérieur à 125/130, communément admis pour valider le HPI en général, c’est l’observation d’une majorité des caractéristiques décrites qui déterminera surtout l’appartenance d’un sujet à l’un ou l’autre de ces profils (Terrassier et al., 2005).



HPI- Profil Complexe



Cognition

L’enfant à HPI- Profil Complexe (HPI-C) a besoin d’apprendre, mais surtout de comprendre ce qu’il apprend et pourquoi il l’apprend. Ce besoin de stimulations quasi permanent lui confère une grande curiosité concernant le monde qui l’entoure.

Le processus d’adaptation repose ainsi principalement sur un filtrage des stimulations au travers de son intelligence, et plus particulièrement de ses capacités (défensives) de rationalisation.

La pensée, probablement par adaptation à ce « picorement cognitif », apparaît rapide, fulgurante, associative et intuitive. Il s’agit d’une pensée version cerveau droit, profondément divergente, où une image en appelle une autre, un mot en fait surgir un autre, pour arriver de fil en aiguille à l’Eureka.

C’est pourquoi tant d’enfants et d’adultes à profil Complexe relatent ce « cerveau qui tourne en permanence », comme si la réflexion était une addiction. Ainsi, l’enfant à HPI-C convoite cette drogue ; mais elle l’épuise parfois.

L’univers interne se montre ainsi très riche et imagé, et l’enfant éprouve un grand besoin de prendre régulièrement du temps pour laisser vagabonder sa pensée fantasmatique débordante.

Un autre avantage conféré par ce profil HPI-C réside dans la créativité qu’il induit (Gibello, 2003). En effet, le mode cérébral analogique repose sur des associations symboliques et sur une forte charge émotionnelle, terreaux essentiels à la capacité de création.

En revanche, on notera une difficulté dans le raisonnement analytique et dans les capacités d’approfondissement. Cette difficulté est liée à la fois à la préférence cérébrale analogique au détriment d’un fonctionnement digital, et à l’instabilité inhérente à tout processus émotionnel.

Par ailleurs, le mécanisme préférentiel de pensée analogique met l’enfant à profil Complexe aux prises avec une difficulté de planification et d’anticipation. Ce phénomène s’explique probablement par le caractère non chronologique de la pensée en arborescence par opposition au processus de planification.

L’expression psychomotrice se montre ainsi très irrégulière, ponctuée à la fois de « coups de génie corporel » et de « pieds pris dans le tapis ».

Enfin, la vulnérabilité attentionnelle, psychomotrice, et émotionnelle dont souffre souvent cet enfant se montre en décalage avec certaines de ses aptitudes cognitives. Cette dyssynchronie se traduit d’ailleurs par une plus forte hétérogénéité des résultats aux échelles de Wechsler (Terrassier, 2005).



Comportement

Le comportement de l’enfant à HPI-C correspond généralement à son fonctionnement cognitif : il est assez inégal.

En premier lieu, on observe un enfant à la personnalité atypique, cultivant la différence, sans forcément le vouloir. Que cette différence s’exprime sous une forme introvertie ou extravertie, cet enfant ne passe jamais inaperçu. Il bénéficie et pâtit à la fois d’une présence particulière, connotée positivement ou non.

L’enfant au profil Complexe est animé par une sensibilité « à fleur de peau », qui lui confère souvent un humour cinglant, ayant probablement une fonction sublimatoire.

On le qualifie ainsi fréquemment d’ « incontrôlable », « caractériel », « mal élevé », surtout quand il se trouve dans un contexte où certaines règles sont incontournables : système scolaire, jeu, compétition, vie en société (Terrassier, 2005)… Car cet enfant supporte assez mal l’aspect rigide et froid d’une règle, qui, pour être en mesure de s’adapter à la majorité, s’avère forcément grossière et sans pertinence dans certains cas… ce qu’il ne manque pas de pointer !

Sa différence mal assumée, souvent déniée, et sa sensibilité exacerbée l’emprisonnent ainsi dans des écueils relationnels, et parfois dans une tour de solitude. Qu’il se présente comme un chef de file ou comme un marginal, son attitude au sein du groupe ne souffre pas la demie mesure, de sorte qu’il fait rarement l’unanimité en société…

Consciemment ou non, il peut aisément se mettre en position difficile par la provocation, incapable d’adopter une position politiquement correcte, de sécurité ou d’économie (physique, psychique, relationnelle). Il engendre ainsi, sans le vouloir, désapprobation et rejet, ce qui le fait profondément souffrir.

Pourtant, il s’agit la plupart du temps d’un enfant généreux et attachant. De surcroît, il est en capacité de communier avec l’émotion de son interlocuteur, d’être en sympathie pour l’autre. Mais s’il est apte à « fusionner » émotionnellement, il rencontre une réelle difficulté à faire preuve de suffisamment de flexibilité mentale pour se mettre à la place de l’autre sur un plan affectif tout en gardant une certaine distance. En d’autres termes, il s’agit d’un enfant pourvu de sympathie, mais assez dénué d’empathie.

En outre, l’inconstance des émotions qui le transportent peut l’amener parfois à se montrer agressif envers autrui (Marcelli & Braconnier, 2007). Son côté imprévisible dans la relation semble dès lors trop effrayant pour son entourage, qui, bien que fasciné par lui, a tendance à le tenir à distance pour se protéger de ses ardeurs.

Le parcours scolaire apparaîtra comme hautement dépendant de la relation à l’enseignant. S’il parvient à se nouer une relation qui dépasse les tentatives régulières de cet enfant de questionner les limites posées, et qu’il se crée un lien émotionnel entre l’enseignant et lui, alors l’enfant à HPI-C sera en mesure d’exprimer son potentiel. Si, en revanche, la relation qui s’installe est basée sur un rapport frontal dont l’objectif principal est d’amener cet enfant à s’adapter au système coûte que coûte, alors les conséquences au niveau des performances scolaires et du comportement peuvent devenir désastreuses.

D’aucun décriront ainsi l’enfant à HPI-C comme manipulateur. Sa compréhension fine des processus émotionnels, bien que mal gérés, et son besoin de maintenir un contact affectif constant comme lien entre lui et son environnement sont pour beaucoup dans cette interprétation.

En réalité, la plupart des enfants à profil Complexe sont en souffrance : Le monde qui les entoure leur est étranger et menaçant, de sorte qu’ils sont contraints de développer des capacités cognitives et une sensibilité extrêmes pour se l’approprier, au prix d’une dépense attentionnelle considérable.

Par ailleurs, la différence de temporalité et de spécificités entre sa réalité interne et la réalité externe plonge souvent cet enfant dans un sentiment de frustration intense, qu’il a bien du mal à maîtriser. Il ne supporte pas de ne pas réussir immédiatement une tâche, et préfère l’abandonner ou ne pas s’y engager pour ne pas avoir à faire face à une angoisse d’échec. Il éprouve aussi la plus grande difficulté à faire preuve de patience ou à ne pas voir son désir assouvi.

En résumé, l’enfant à Haut Potentiel Intellectuel, profil Complexe, bénéficie d’une pensée hors normes, d’une grande créativité et d’une capacité d’attachement considérable. Cependant son inconstance dans l’effort et les irrégularités dans ses capacités cognitives, psychomotrices et relationnelles font de lui un enfant souvent fragile, isolé et en souffrance qu’il convient d’accompagner pour valoriser son potentiel et minimiser ses handicaps.



Personnages et personnalités à HPI-C :

Tom Sawyer, Heidi, Sophie (Les Malheurs de Sophie), Aladin, Le Petit Prince, Julien Sorel, Dark Vador, Calvin (Calvin et Hobbes), Léonard de Vinci, Wolfgang Amadeus Mozart, Vincent van Gogh, Nostradamus, Camille Claudel, Coco Chanel, Arthur Rimbaud, Oscar Wilde, Winston Churchill, Charles Baudelaire, Albert Einstein, Sigmund Freud, Napoléon 1er, Pablo Picasso, Francis Bacon, Salvador Dalì, Romain Gary, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Madonna, Mickael Jackson, Eric Zemmour, Michel Onfray, Nicolas Bedos, Raymond Domenech, Fabrice Luchini, Roberto Benigni, Gaspard Proust, Jean-Marie Bigard, Peter Doherty, Amy Winehouse.



HPI- Profil Laminaire

Cognition

L’enfant à HPI- Profil Laminaire (HPI-L) trouve habituellement du plaisir à apprendre ; cependant il ne s’agit pas pour lui d’une nécessité « vitale ». On sera surpris par son ouverture d’esprit et par sa capacité à répondre de façon appropriée à des stimulations diverses et variées…

Ouvert d’esprit, mais non pas curieux : contrairement à l’enfant à profil Complexe, l’enfant à profil Laminaire ne part pas en quête de connaissance avec une avidité fébrile, mais fait preuve pour autant d’une acceptation et d’un enthousiasme sereins quand l’information se présente à lui.

Cet enfant ne se sent pas fondamentalement différent des autres enfants de son âge. En effet, sa spécificité se révèle beaucoup plus fonctionnelle que structurelle. Il raisonne en général très tôt sur un mode analytique. C’est alors la qualité d’utilisation de ses capacités cognitives qui va le distinguer de ses pairs, et non pas son mode de pensée, comme l’enfant à HPI-C. Aussi sa rapidité d’esprit et son efficacité s’expriment-elles de façon proportionnelle à son degré d’entraînement dans le domaine travaillé.

L’enfant à HPI-L ne se montre ainsi pas particulièrement créatif et entreprenant, excepté dans les registres qu’il maîtrise et qui le motivent. Mu par une nécessité d’autoconservation, il lui faut un certain sentiment de sécurité pour être en mesure de s’exprimer pleinement dans une discipline. En revanche, une fois qu’il a acquis la certitude de sa compétence, il peut accepter le danger, et même le rechercher parfois, en vue de parfaire sa maîtrise du champ de son choix. Sa grande lucidité, additionnée à la prise de risque qu’il s’octroie, le rendent ainsi redoutable dans son domaine d’exercice.

L’enfant à HPI-L acquiert de bonne heure une capacité, voire un besoin de planification et d’anticipation. Pas de difficulté outre mesure, ainsi, dans l’application des règles éducatives. Cependant, l’impossibilité de prévoir et d’anticiper le place dans une angoisse qui l’inhibe jusqu’à ce qu’il ait pu élaborer une stratégie d’ajustement, contrairement à l’enfant à HPI-C qui réagit en jouant avec l’imprévu par contournement ou confrontation.

Le fonctionnement cognitif est à prédominance analytique. Le processus de pensée s’effectue ainsi sur un mode linéaire, avec un raisonnement principalement déductif et de bonnes capacités d’approfondissement. Néanmoins on note une moindre aptitude dans la pensée globale et la généralisation, et une tendance à « prendre pour argent comptant » le comportement et les mots prononcés par autrui.

Parcours scolaire, sport, musique, tous les domaines sont susceptibles de convenir à l’enfant à profil Laminaire dans son évolution. En effet, les acquisitions sont en général régulières, sans dyssynchronie cognitive, cognitivo-affective ou psychomotrice, de sorte que l’on observe généralement des résultats assez homogènes aux échelles de Wechsler.



Comportement

Tout d’abord, on observe un enfant à la personnalité « facile ». On ne sent pas en lui le sceau d’un esprit torturé. Il se présente par un abord assez simple, sans « fioritures », sans en faire trop pour attirer l’attention sur lui.

Que ce soit sur un plan vestimentaire, postural, comportemental ou relationnel, on peut parler d’un enfant qui sait en général être à sa place.

Lui aussi, pourtant, comme l’enfant à HPI-C, est doté d’une présence particulière. Mais on décrira davantage cette présence comme « une aura ». Il ne s’agit pas ici d’une manière d’être-au-monde qui fait presque systématiquement violence à autrui. Au contraire, l’enfant, comme l’adulte à profil Laminaire, fait généralement l’unanimité.

Il est par ailleurs pourvu d’une grande lucidité qui lui confère souvent un sens critique aiguisé. Ce mode de pensée lui est utile pour servir son besoin d’excellence propre à satisfaire sa construction personnelle. La préoccupation pour l’amélioration du monde vient ainsi en seconde position, après la nécessité de se construire en tant « qu’homme/femme de bien ».

Aussi, il se montre assez tôt exigeant quant aux enseignements, notamment scolaires, qui lui sont donnés.

Par ailleurs, sa sensibilité fine, sans être exacerbée, fait de lui un enfant suffisamment empathique pour comprendre ce que l’on attend de lui et ce qu’il peut attendre d’autrui. Il conçoit dès lors qu’un adulte puisse ne pas se trouver en mesure de tenir sa promesse. La parole donnée lui importe, comme tout un chacun, mais il sait se montrer flexible avec cette notion. En revanche il se fait une haute idée de la distinction du bien et du mal.

Le sentiment d’être différent ne constitue pas un problème pour l’enfant à HPI-L, car sa spécificité s’exprime le plus souvent sur le plan du « faire » et non de l’« être ». En outre, cette différence est en général toute à son avantage et le valorise.

Le parcours scolaire s’avère assez régulier et de très bon niveau, dès lors que l’enfant a trouvé ses repères et son équilibre dans l’environnement de l’école.

L’enfant à HPI-L perçoit le monde comme un trésor de ressources qu’il suffit d’explorer, et non pas comme une menace. Il ressent une certaine facilité à tirer les fils adéquats pour obtenir les informations nécessaires à sa progression. Son comportement tend ainsi ordinairement vers la construction d’une évolution cohérente avec ses capacités et ses désirs.

Bien que confiant dans lui-même, il peut vivre une forte anxiété quand il est susceptible de ne pas être le premier ou de ne pas répondre aux attentes d’autrui, particulièrement d’un adulte. Cependant, dès lors qu’il trouve l’attitude correcte et surtout généralisable et reproductible à adopter pour satisfaire à ses exigences envers lui-même, le degré d’anxiété s’affaiblit considérablement.

En résumé, l’enfant à Haut Potentiel Intellectuel, profil Laminaire, bénéficie de capacités cognitives, psychomotrices et relationnelles de bon niveau et –le plus important– en adéquation avec son environnement. Il n’éprouve ainsi pas la nécessité de défendre ou d’imposer sa place au sein du monde, puisqu’il sent cette place déjà acquise. Si aucun traumatisme ne vient freiner son évolution, le parcours de vie de cet enfant se révèle en général constructif et adapté.



Personnages et personnalités à HPI-L :

Astérix, Tintin, Mickey Mouse, Buzz l’Éclair, Fée Clochette, Dora l’Exploratrice, Harry Potter, Le Petit Nicolas, Merlin l’Enchanteur, Maître Yoda, Mac Gyver, François Rabelais, François 1er, Louis XIV, Victor Hugo, Henri Bergson, Claude Monet, Auguste Rodin, Raoul Dufy, Charles de Gaulle, John Fitzgerald Kennedy, Antoine de Saint-Exupéry, Roger Federer, Raphaël Nadal, Yannick Noah, Sébastien Loeb, Didier Deschamps, Bill Gates, Jacques Attali, Jean d’Ormesson, Michel Serres, Laurent Deutsch, Nathalie Kosciusko-Morizet, Stephen Hawking, Hubert Reeves, Tenzin Gyatso (Dalaï-Lama), Mère Theresa, Mathieu Chedid, Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel, Boris Cyrulnik.



Conclusion

Parmi les enfants à HPI, la majorité de ceux que nous rencontrons pour un accompagnement présentent un Profil Complexe. Les enfants à HPI-L, quant à eux, n’ont pas vraiment besoin de nos services, excepté dans le cas du passage d’un moment critique, ou dans une optique de coaching pour le développement de potentiel.

Cependant, ce profil, par l’attitude et la gestion mentale qui le sous-tendent, implique beaucoup moins d’angoisse et de souffrance que le Profil Complexe.

C’est la raison pour laquelle, par la connaissance des processus en jeu dans le Profil Laminaire, nous pouvons nous atteler à aider les enfants à HPI-C à migrer vers le HPI-L, en les accompagnant dans la capitalisation et la sédimentation de leur potentiel.

Nombre d’adultes à HPI-C que nous connaissons ont pu se rapprocher du Profil Laminaire en travaillant sur eux-mêmes, et trouver ainsi un équilibre et une sérénité dans leur vie.

Bien sûr, le fond reste présent, la pensée toujours aussi bouillonnante et les relations aux autres toujours insolites. Mais nous sommes en mesure de les guider pour qu’ils apprennent prioritairement à se protéger d’eux-mêmes et de leur tendance à l’auto-sabordage.

Cette guidance peut s’opérer sous différents angles : cognitif, psycho-comportemental, médical… Cependant elle nécessitera avant tout l’apprentissage de la constance et de la quête de sens et d’objectivité, socles indispensables à la construction identitaire.



Références

Bénony H., Van der Elst D, Chahraoui K, et al. (2007) Lien entre dépression et estime de soi scolaire chez les enfants intellectuellement précoces. L’Encephale, 33, 11–20.

Gibello B. (2003) Problèmes soulevés par le surdon intellectuel de l’enfant. Le journal des professionnels de l’enfance, 25, 37–40.

Marcelli D., Braconnier A. (2008) Le problème de l’agir et du passage à l’acte. 7e ed., Adolescence et psychopathologie, Paris, Masson.

Revol O, Bléandonu G. (2010) Précocité, talents et troubles d’apprentissage. Dans : Approche neuropsychologique des troubles d’apprentissage, Masson.

Robert G., Kermarrec S., Guignard J.-H., Tordjman S. (2010) Signes d’appel et troubles associés chez les enfants à haut potentiel, Archives de Pédiatrie, 17, 1363-1367

Terrassier J.C. (2005) Les dyssynchronies des enfants intellectuellement précoces. Dans : Tordjman S., Les enfants surdoués en difficulté, de l’identification à une prise en charge adaptée. Rennes, Presses Universitaires de Rennes.
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Invité le Jeu 13 Oct 2011 - 22:12

Merci de partager.

Intéressant...mais la coéxistence de certains noms de personnalités (fictives ou réelles qui plus est) au sein d'une même liste associée à un profil me dérange What a Face

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par synapse le Jeu 13 Oct 2011 - 22:34

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Dernière édition par synapse le Dim 16 Oct 2011 - 14:34, édité 1 fois
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Invité le Jeu 13 Oct 2011 - 22:45

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Dernière édition par Storm le Dim 16 Oct 2011 - 15:31, édité 1 fois

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par cavavite le Jeu 13 Oct 2011 - 22:47

[quote="synapse"]

On le qualifie ainsi fréquemment d’ « incontrôlable », « caractériel », « mal élevé », surtout quand il se trouve dans un contexte où certaines règles sont incontournables : système scolaire, jeu, compétition, vie en société (Terrassier, 2005)… Car cet enfant supporte assez mal l’aspect rigide et froid d’une règle, qui, pour être en mesure de s’adapter à la majorité, s’avère forcément grossière et sans pertinence dans certains cas… ce qu’il ne manque pas de pointer !

Sa différence mal assumée, souvent déniée, et sa sensibilité exacerbée l’emprisonnent ainsi dans des écueils relationnels, et parfois dans une tour de solitude. Qu’il se présente comme un chef de file ou comme un marginal, son attitude au sein du groupe ne souffre pas la demie mesure, de sorte qu’il fait rarement l’unanimité en société…

Consciemment ou non, il peut aisément se mettre en position difficile par la provocation, incapable d’adopter une position politiquement correcte, de sécurité ou d’économie (physique, psychique, relationnelle). Il engendre ainsi, sans le vouloir, désapprobation et rejet, ce qui le fait profondément souffrir.

Pourtant, il s’agit la plupart du temps d’un enfant généreux et attachant. De surcroît, il est en capacité de communier avec l’émotion de son interlocuteur, d’être en sympathie pour l’autre. Mais s’il est apte à « fusionner » émotionnellement, il rencontre une réelle difficulté à faire preuve de suffisamment de flexibilité mentale pour se mettre à la place de l’autre sur un plan affectif tout en gardant une certaine distance. En d’autres termes, il s’agit d’un enfant pourvu de sympathie, mais assez dénué d’empathie.

En outre, l’inconstance des émotions qui le transportent peut l’amener parfois à se montrer agressif envers autrui (Marcelli & Braconnier, 2007). Son côté imprévisible dans la relation semble dès lors trop effrayant pour son entourage, qui, bien que fasciné par lui, a tendance à le tenir à distance pour se protéger de ses ardeurs.


En résumé, l’enfant à Haut Potentiel Intellectuel, profil Complexe, bénéficie d’une pensée hors normes, d’une grande créativité et d’une capacité d’attachement considérable. Cependant son inconstance dans l’effort et les irrégularités dans ses capacités cognitives, psychomotrices et relationnelles font de lui un enfant souvent fragile, isolé et en souffrance qu’il convient d’accompagner pour valoriser son potentiel et minimiser ses handicaps.


et bah oui je vous présente mon trésor 10 ans apres demain.
j'ai mis 7 ans pour trouver un psychothérapeuthe qui sache et qui commence à l'aider.

7 ans de douleurs et de souffrances pour elle.

Mercredi comme elle rangeait à fond le bureau de la psychiatre, je lui dit c'est super gentil d'avoir tout ranger elle va pouvoir rentrer plus vite chez elle (il était 19h), et elle de me répondre : c'est normal elle , elle range ma tête c'est le moins que je puisse faire...

Si seulement les encadrants pouvaient lire ça, ce serait fabuleux....

Je collerais bien un 4x3 devant l'école ou elle est allée l'année derniere....

merci en tout cas.
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Invité le Jeu 13 Oct 2011 - 22:53

Transformer les HPI-C à migrer vers le HPI-L???


Hum...



En comparant les noms des deux listes, je me demande ce que l'on y gagnerait... A vouloir tout mettre dans un seul moule... Suis-je la seule à voir ce qui serait perdu ? Amputé?


Cela induit un "bon" HP et un "mauvais" HP ???
Pas bien compris...

Si oui, comment savoir ce qui est bon ou non? Et comment qualifier les HP "à guider" qui ont pourtant fait avancer l'humanité ? Laughing
Ils n'ont pas eu besoin de guides... :p



Sinon, il y a des noms que j'aurais classés dans l'autre file, en suivant le raisonnement publié. ^^
Chacun sa sensibilité. Wink
(étude intéressante, mais son utilisation possible au sens donné me chagrine... Rendre tolérable ou maîtrisable, pourquoi pas si besoin, mais avec ce raisonnement on devrait alors transformer tous les gauchers en droitiers, non ?) What a Face

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par gemma le Sam 15 Oct 2011 - 11:55

ah bah voilà! Moi qui n'arrivait jamais à me retrouver dans le profil du surdoué, je comprends mieux. Celui que j'avais en tête était le profil complexe! Or je suis profil laminaire, et là, je m'y retrouve

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Invité le Sam 15 Oct 2011 - 12:00

Très intéressant comme article. Bonne idée de l'avoir mis car, pour ma part, je ne connaissais pas ces différences.

Sur certains sites que j'ai parcouru, ils identifiaient ces caractères en séparant filles et garçons, dans le sens où les garçons étaient majoritairement ce qui est appelé ici HPI Complexe alors que les filles avaient une personnalité plus HPI Laminaire.

Cependant, je n'ai pas eu la chance de côtoyer assez de HPI pour en débattre, de plus, je trouve cela un peu réducteur et ... généraliste comme vision... Si nous pouvions avoir d'autres avis...

Néanmoins, je me reconnais plus dans le second profil (Hpi L). Après, je suppose que rentre en compte le contexte familial, scolaire etc... Peut-il faire tendre vers l'un ou l'autre ? Est-ce du à la personnalité ?

Je ne pourrais y répondre ne connaissant pour ainsi dire, quasiment pas le sujet de la douance, m'y intéressant depuis peu. Je laisse donc les "experts" (ce n'est pas moqueur ni péjoratif) s'exprimer et peut être, éclairer ma (nos) lanterne(s).

Au plaisir. =)

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Invité le Sam 15 Oct 2011 - 12:04

http://www.zebrascrossing.net/t4042-les-deux-formes-dexpression-du-haut-potentiel-intellectuel-chez-lenfant-hpic-hpil#157403


Mieux vaut continuer la discussion sur le premier topic. Wink

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Invité le Sam 15 Oct 2011 - 12:30

Désolée Kara, et merci, je ne l'avais pas vu Embarassed

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Luc le Sam 15 Oct 2011 - 14:40

[Note de la Modération : merci de m'avoir signalé ce doublon. Les files ont été fusionnées]
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par bepo le Sam 15 Oct 2011 - 15:37

"commentaires sur le post adi2oo9. Thème : point de vue, caricature, questionnement:
Adi2oo9 (je me sens assez proche de ton message (j'éspère ne pas t'offenser en le disant !)
Je met en vrac ce qui me vient en lisant ton message.
Adi2oo9 a écrit:[...]je ne connaissais pas ces différences[...] majoritairement [...]Cependant, je n'ai pas eu la chance de côtoyer assez de HPI pour en débattre[..] je trouve cela un peu réducteur.[...]je me reconnais plus dans[...]
Je crois effectivement que pour réfléchir, et surtout transmettre une réflexion, on a souvent besoin de définir un référentiel, un point de vue. Cela ce traduit souvent par quelquechose d'intelligible pour autrui et donc prend la forme, pour faire une métaphore, d'un repère, avec une deux trois dimension, pas plus, ensuite tout le monde est largué. Et donc effectivement je partage ton point de vue et celui de kara. C'est réducteur.
A mon avis l'erreur serait de considérer le repère comme une fin en soit alors qu'il n'est qu'un moyen pour provoquer un questionnement.
Bref comme toi je trouve cela intéressant.
On est en plein dans la comparaison avec la compression d'images en informatique.
A la première compression, comme on n'observe que le résultat global et non la façon dont il est réalisé, on ne voit pas de différence avec la "réalité".
Ensuite bien que l'image soit simplifiée, soit plus facilement perçue, ne nécessite plus de faire des zoom pour ajuster la résolution de écran a celle de l'image, on arrive clairement ou plutôt nébuleusement à une image travestie. Un bout de fleur rouge pour faire l'angle d'un rideau rouge, etc...
Au final, si on pousse la compression, il devient dangereux d'assimiler cette représentation du réel a la réalité même avec une approximation raisonnable.
Bon désolé je ne redis que ce que tu as dit. Je vais mettre un anti-spoiler.

Après, je suppose que rentre en compte le contexte familial, scolaire etc... Peut-il faire tendre vers l'un ou l'autre ? Est-ce du à la personnalité ?
Je laisse donc les "experts" (ce n'est pas moqueur ni péjoratif) s'exprimer et peut être, éclairer ma (nos) lanterne(s).
Comme quoi (se) poser des questions est fondamental ! Je me demande si ta parole d'expert ne s'est pas exprimée quant tu dis "te reconnaitre majoritairement".
Moi c'est ce paradoxe, entre le sentiment d'avoir trouvé quelquechose d'interressant, et le sentiment de me faire imposer une image jpeg d'une forêt, voir une vectorisation, comme substitut, qui me fait contre vents et marées, douloureux naufrages ou ennuyeuse stagnation sur un mer d'huile déserte, douter de la synonymie stricte zèbre et surdoué, et craindre les débats inné/acquis. (surtout si l'image jpeg doit servir de sujet d'etude !!)
Bon décidé je met sous anti-spoiler. J'ai la flemme de réfléchir aux questions très intéressantes que tu poses et que je me suis posé et aussi d'essayer de l’écrire.Mais en gros je crois que la distinction entre une(des) caractéristique(s) causale(s) inconnue, et les caractéristiques secondaires dues au coping est fondamentale.
Oups j'allais oublier : il faut remarquer le boulot de veille permanente de la modération qui permet à notre désordre de rester vivable ! Merci.
Ps: ca serait rigolo de chercher à comparer l'évolution de doublons qui évoluent parallèlement un certain temps.

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par fleurblanche le Sam 15 Oct 2011 - 23:32

Storm a écrit:Merci de partager.

Intéressant...mais la coéxistence de certains noms de personnalités (fictives ou réelles qui plus est) au sein d'une même liste associée à un profil me dérange What a Face

En fait, j'ai fini par me rendre compte, en l'expérimentant moi-même, que souvent les auteurs, de manière inconsciente ou pas, injectent dans les personnages de leurs écrits des traits de caractère tirés de leur propre personnalité, ou de celle d'un proche, ou même d'une personne "éloignée". Et parfois même les auteurs fondent, en un seul personnage, les traits de caractères de plusieurs personnes réelles différentes.

Voilà pourquoi certains personnages fictifs peuvent nous sembler si "réels" ou cohérents : ils sont un reflet de ce qui est.

J'ai dans mes tiroirs trois nouvelles différentes, chacune avec son propre personnage principal. Lorsqu'on examine ces 3 personnages, on se rend compte qu'ils sont fondamentalement différents les uns des autres. Et pourtant, chacun d'eux reflète un aspect précis de ma propre personnalité. Ils sont chacun un "reflet d'un de mes moi" (confer le post sur le labour de rêve Laughing ). Quand je m'en suis rendue compte, ça m'a donné à réfléchir, et je me suis dit que cela doit probablement fonctionner comme cela pour chaque personne qui écrit (je parle du personnage principal, dans lequel celui qui écrit s'investit sans doute plus sur le plan psycho et émotionnel).

Bon hein, désolée de m'éloigner du sujet... Laughing
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Invité le Dim 16 Oct 2011 - 8:53

Ah, merci pour cet article ! J'y reconnais non pas moi (je suis absolument du profil C, pas de doute) mais par contre ma soeur...Je ne connaissais pas ce second profil du surdoué et du coup je me demandais comment ma soeur qui fonctionne intellectuellement aussi bien que moi pouvait ne pas être surdouée (dans le sens "curieuse", "à fleur de peau", etc tout en ayant pour autant certains traits comme un fort sens de la justice).

Et en effet elle a par contre plus d'empathie que moi, et a toujours eu du succès à l'école et auprès des camarades de classe, donc vraiment ça tombe pile dans ce qui est décrit.
Puis quand moi je n'arrivais pas à sortir un seul plan de dissertation, elle faisait des tartines hyper bien construites, organisées, analytiques...J'avoue avoir été un peu jalouse d'ailleurs Razz

Enfin une explication donc à ce petit mystère ^^

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par synapse le Dim 16 Oct 2011 - 10:10

.


Dernière édition par synapse le Lun 2 Jan 2012 - 11:52, édité 1 fois
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par MCS08 le Dim 16 Oct 2011 - 12:22

HPI-C pour ma part.

Mais bon je trouve tout cela un peu réducteur, personne ne peut être classé dans une classe précise, on peut être plus L que C mais on n'est jamais totalement L.
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Invité le Dim 16 Oct 2011 - 13:53

synapse a écrit:@ fleurblanche
Je pousserais la réflexion plus loin en proposant que l'on peut identifier certains surdoués (littérature, BD, autres forme d'expressions) à leur production.

D'accord avec ça. Et avec le fait qu'un personnage de fiction est souvent une projection de ce qui se trouve dans la tête de son créateur...."A brain child" aux sens propre et figuré Wink

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par kooper le Dim 16 Oct 2011 - 19:12

MCS08 a écrit:HPI-C pour ma part.

Mais bon je trouve tout cela un peu réducteur, personne ne peut être classé dans une classe précise, on peut être plus L que C mais on n'est jamais totalement L.

Pourquoi dis-tu cela ? j'ai pas l'impression d'être C (c'est peut être pour cela que dans les livres JSF et Cecile Bost, je ne me suis pas reconnu dans les souffrances et le fort décalage...)
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par carodom le Dim 16 Oct 2011 - 20:18

Ben moi je suis C et ma fille est L et cela colle pas trop mal. Son QI est homogène QIV = QIP, ce qui n'est pas mon cas... et effectivement, elle mène son bonhomme de chemin, tranquillement . A tel point que, comme elle a été testée jeune, j'en étais au point de me demander si il n'y avais pas erreur, tellement tout semble assez simple pour elle (au moins pour le moment !).

Je pense effectivement que les livres de JSF et CBost traitent davantage des C. A mon avis les profils L se font moins détecter car ils sont probablement mieux dans leur basket ... ce n'est que mon avis
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par kooper le Dim 16 Oct 2011 - 21:04

carodom a écrit:Ben moi je suis C et ma fille est L et cela colle pas trop mal. Son QI est homogène QIV = QIP, ce qui n'est pas mon cas... et effectivement, elle mène son bonhomme de chemin, tranquillement . A tel point que, comme elle a été testée jeune, j'en étais au point de me demander si il n'y avais pas erreur, tellement tout semble assez simple pour elle (au moins pour le moment !).

Je pense effectivement que les livres de JSF et CBost traitent davantage des C. A mon avis les profils L se font moins détecter car ils sont probablement mieux dans leur basket ... ce n'est que mon avis

Pour ma part, je ne me suis pas fait testé car j'allais mal, mais par "curiosité" après avoir lu pas mal de bouquins sur le sujet, et pour en avoir le coeur net.
Par contre, j'ai une différence QIV et QIP (en extrapolant le WAIS 4 au WAIS 3, puisque j'ai passé le 4), bien que dans chaque indice, mes résultats étaient très homogènes.
Et comme ta fille, j'ai fait mon bonhomme de chemin sans me poser de questions...
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par enzèbrée le Dim 16 Oct 2011 - 21:24

Perso, je ne sais pas quoi penser de ces profils, car mon garçon (HP, testé) correspond bien au profil complexe et pas du tout au profil laminaire, mais selon le bilan, il aurait plutôt une pensée analytique, ce qui ne colle pas... alors erreur de cette thèse ou erreur de la psy ? ou alors encore un autre atypisme de mon garçon ?

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Boq-Boq le Mer 19 Oct 2011 - 16:30

carodom a écrit:Je pense effectivement que les livres de JSF et CBost traitent davantage des C. A mon avis les profils L se font moins détecter car ils sont probablement mieux dans leur basket ... ce n'est que mon avis
Je plussoie.

Merci à Synapse pour cet article, qui apporte des idées intéressantes. Je me sens plus L, notamment parce que ça marchait bien à l'école, mais il y a des choses du C qui me parlent aussi (en particulier l'incapacité à planifier !). Et comme MCS08, je me dis qu'il faut voir ça comme deux pôles d'une échelle continue, plutôt que comme deux cases disjointes. D'ailleurs l'article finit en évoquant la possibilité de passer de l'un à l'autre.

Par contre j'ai toujours du mal à accepter des classements a posteriori de personnages célèbres. Ça me paraît toujours un peu fumeux, comme quand on dit que Mozart avait un QI de 590.
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par SekHell le Mer 19 Oct 2011 - 17:11

enzèbrée a écrit:Perso, je ne sais pas quoi penser de ces profils, car mon garçon (HP, testé) correspond bien au profil complexe et pas du tout au profil laminaire, mais selon le bilan, il aurait plutôt une pensée analytique, ce qui ne colle pas... alors erreur de cette thèse ou erreur de la psy ? ou alors encore un autre atypisme de mon garçon ?
Comme disait MCS08, je pense qu'il ne faut pas trop se focaliser là dessus. Entre C et L, j'imagine qu'on peut trouver un bon panel de gens "entre les deux". Je me reconnais bien plus dans le profil C, sauf pour le coté "rebelle/provocateur" (c'est plus "facile" d'afficher une façade qui rentre dans le moule), mais je n'ai guère de problème pour analyser ou approfondir un sujet (a condition qu'il m’intéresse), ce qui appartient plutôt au profil L.

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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Catre le Mer 19 Oct 2011 - 17:59

Je me retrouve beaucoup dans les deux profils. Un peu plus dans C que L.

Mais de dire qu’un l’un perçoit le monde comme un menace et l’autre non… c’est simpliste… Un profil L qui est battu par ses parents verra le monde comme une menace lui aussi et quoi? Il deviendra C?… Il y a des tas de raisons pour voir le monde d’une certaine façon, en plus du profil, c’est ça que je veux dire.

Juste une chose qui me chicotte un peu ici :

HPI profil complexe :
synapse a écrit:Pourtant, il s’agit la plupart du temps d’un enfant généreux et attachant. De surcroît, il est en capacité de communier avec l’émotion de son interlocuteur, d’être en sympathie pour l’autre. Mais s’il est apte à « fusionner » émotionnellement, il rencontre une réelle difficulté à faire preuve de suffisamment de flexibilité mentale pour se mettre à la place de l’autre sur un plan affectif tout en gardant une certaine distance. En d’autres termes, il s’agit d’un enfant pourvu de sympathie, mais assez dénué d’empathie.

C’est que parfois un enfant qui semble ne pas comprendre l’autre (donc ne pas avoir d’empathie) est très empathique en vérité. Si je me fis à mon expérience, je pouvais parfois sembler dénuée d’empathie mais en fait je ne faisais que montrer ma désapprobation.

Il y a une différence entre Comprendre (empathie) l’autre et l’Approuver.



Kara a écrit:Transformer les HPI-C à migrer vers le HPI-L???
Hum...
En comparant les noms des deux listes, je me demande ce que l'on y gagnerait... A vouloir tout mettre dans un seul moule... Suis-je la seule à voir ce qui serait perdu ? Amputé?
(...) Sinon, il y a des noms que j'aurais classés dans l'autre file, en suivant le raisonnement publié. ^^
Chacun sa sensibilité. Wink

MCS08 a écrit:Mais bon je trouve tout cela un peu réducteur, personne ne peut être classé dans une classe précise, on peut être plus L que C mais on n'est jamais totalement L.

Je pense qu’on peut se retrouver complètement dans l’un ou l’autre, comme on peut se retrouver dans un peu des deux… Tout le monde est tellement différent les uns des autres. Il y a peut-être même d’autres profils qu’on n’a pas encore découverts.


Kara a écrit:Cela induit un "bon" HP et un "mauvais" HP ???
Pas bien compris...
Si oui, comment savoir ce qui est bon ou non? Et comment qualifier les HP "à guider" qui ont pourtant fait avancer l'humanité ? Laughing
Ils n'ont pas eu besoin de guides... :p

(étude intéressante, mais son utilisation possible au sens donné me chagrine... Rendre tolérable ou maîtrisable, pourquoi pas si besoin, mais avec ce raisonnement on devrait alors transformer tous les gauchers en droitiers, non ?)

J’suis d’accord là-dessus moi aussi!
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Re: Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant : HPI-C / HPI-L

Message par Fata Morgana le Mer 19 Oct 2011 - 18:36

HPI- Profil Complexe

Putain c'est moi ! Shocked

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