Au bord du chaos, franchir le pas ?

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Message par Donatien_Edas le Dim 16 Sep 2018 - 14:28

Bonjour à tous,

Je me décide enfin à prendre mon courage à deux mains et à vous livrer ce qui me déchire littéralement depuis un moment... Désolé par avance de déballer ma vie ici mais au point où j'en suis, j'ai au moins besoin de me livrer à quelqu'un, ne serait-ce que pour remettre en ordre mes pensées.

Cela fait plusieurs années que je suis avec ma femme et nous avons un enfant et allons en avoir un autre. J'ai également entrepris il y a peu une thérapie qui m'a énormément aidé à enfin ouvrir les yeux sur ma situation, mes choix, bref, sur ce que je suis et ce que je veux vraiment être.
Malheureusement, il me semble que j'ai ouvert les yeux un peu tard, ou en tout cas que j'ai fait des choix que l'on qualifie usuellement d’irréversible, dans ce sens qu'il nous incombe de les assumer jusqu'au bout.
Pour le dire très directement, j'en étais arrivé à être tellement en décalage avec moi-même que j'ai épousé une femme que je n'aimais pas véritablement (je veux dire, je l'aime, mais... c'est plus compliqué que ça) et à avoir des enfants alors qu'au fond de moi je n'en voulais pas vraiment. Le poids du devoir, de la normalité, le devoir de répondre au désir pressant de ma femme qui bientôt arrivait à l'âge où ça devenait difficile d'avoir des enfants...
Oui, je sais, ça peut paraître vraiment ridicule comme ça, ça l'est sans doute en vérité. En fait je pense que je me suis surtout surestimé dans cette histoire, car je pensais être capable d'aller au bout de ces choix, mais je me rend compte aujourd'hui que ce n'est pas ce dont j'ai envie et c'est même au-dessus de mes forces (il m'arrive de songer que tout le monde se porterait mieux si je n'étais pas là)...

J'ai découvert dernièrement la théorie de la désintégration positive. J'ai toujours été passionné de philosophie et de sciences sociales au sens large, et cette découverte fut un vrai choc pour moi. Je lis tout ce qui me tombe sous la main depuis des jours.
En fait, je me suis rendu compte que tout ce chamboulement qui m'est arrivé là, maintenant, vient de ce que la période où j'ai entrepris ma thérapie m'a amenéé à un violent choc, comme si tout était déjà là et qu'il ne me restait plus qu'à fissurer le dernier mur qui me séparait de la voie à mon accomplissement. Cette thérapie a été ce dernier coup de marteau, et je me suis effondré de manière absolue. Perte de mon identité, de mes aspirations ; le chaos, comme si je subissais une dépression mais de manière très très condensée en fait (j'ai déjà connu une dépression qui a duré des mois, cela n'est pas comparable car alors je n'étais pas véritablement parvenu à en sortir ; ici je suis remonté à la surface au bout d'un temps limité, et ait acquis une force que je ne connaissais pas avant). Puis j'ai repris corps petit à petit, jusqu'à ce que je me rende compte que de nouvelles forces se faisaient jour en moi, une force inébranlable. Je ne suis plus le même depuis, le mot confiance (en moi) a enfin un sens réel dans ma vie et je peux supporter d' "être" sans que le moindre choc ne m'ébranle, comme c'était le cas avant. Comme si j'avais acquis une sérénité et une confiance en moi que je ne me connaissais pas auparavant. Ma relation avec les autres s'en trouve également changée, je suis à leur écoute sans étouffer mon "moi", sans me diminuer ou chercher la fuite ; je suis dans une libre relation dorénavant.

Toute cette digression (que je pourrais développer pendant des heures tant ce bouleversement est profond) pour dire que je me confronte maintenant à une dure réalité, à ces choix que l'on a fait et dont le désengagement s'apparenterait pour moi à une trahison (je pense là à mes enfants et à la stabilité qu'ils perdraient, d'autant que ma femme est étrangère et un divorce impliquerait une séparation géographique très problématique, sans même parler de l'éventuel adaptation d'un enfant dans un autre pays, une autre langue etc.) et provoque ce déchirement profond que j'évoquais plus haut... Et en même temps... En même temps je veux m'accomplir et choisir la voie que je désire avidement.

Suis-je donc un simple égoïste ? Je ne le crois pas, je souhaite seulement que chacun puisse vivre de manière à trouver son bonheur, c'est-à-dire parvenir à son accomplissement. S'il je n'avais pas d'enfants, je n'aurais sans doute pas autant tergiverser d'ailleurs...

Merci de m'avoir lu et désolé si mes propos ont pu choquer certains ici (merci de ne pas tomber dans le jugement si c'est possible, cette situation est particulièrement difficile à vivre et je ne souhaite à personne de la vivre...)

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Message par Emilie_k le Dim 16 Sep 2018 - 14:43

Bonjour, je ne pense pas que tes mots choquent quoique ce soit ici... Ton texte m a beaucoup émue, je ressens tout à fait ton mal être, ce sentiment de vivre une vie par procuration !
Le fait de faire des choix qui au fond ne sont pas réellement les tiens, que tu fais pour te calquer à la norme, ou à ce qu on attend de toi... Pressions familiales, sociales ou autres..
Et je comprends aussi ce sentiment de frustration, de culpabilité qui t envahit..
Mais je pense qu il est important de s écouter soi, même si parfois les choix, les décisions prises vont être compliquées.. Parce qu au final, si tu n es pas "heureux" comment veux tu transmettre à tes enfants la bonne attitude à suivre... Fais ce que je dis mais pas ce que je fais en somme.. Je caricature mais c est un peu ça !
Alors je ne pense pas que tu sois égoïste, juste que tu t écoutes enfin..
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Message par Invité le Dim 16 Sep 2018 - 15:09

C'est très clair ton récit. Félicitations pour le courage de poster avec tant de lucidité:
J'était étonnée de ce passage:

(je pense là à mes enfants et à la stabilité qu'ils perdraient, d'autant que ma femme est étrangère et un divorce impliquerait une séparation géographique très problématique, sans même parler de l'éventuel adaptation d'un enfant dans un autre pays, une autre langue etc.) cit

Tu es allé loin dans ta quête de normalité!
A mon temps le fait que la personne avec qui je voulais des enfants  n'envisageait pas de les faire grandir dans une double culture m'avait fait abandonner tout projet. Je t'avoue que dans ce passage j'ai du mal à comprendre:
- si au fond tu as plus peur pour toi ou pour ton enfant?

J'imagine que se séparer de sa propre progéniture doit être une vrai mutilation! Face à un important problème certaines fois il est préférable "segmenter"
- ta femme
- ton enfant
- toi
La personne que tu dis d'être aujourd'hui combien doit à l'un et à l'autre. Une bonne question: Combien dois- je préserver de ces rapports pour préserver ma personne? Il peut sembler égoïste mais si on n'arrive pas à s'aimer on a une grande difficulté avec les relations plus intimes. Je n'ai pas des enfants donc la mienne reste une réponse très limitée, mais je pense qu'il est souhaitable que dans les meilleures et plus sures conditions tu offres à ton enfant une vie no une existence. Ou une "vie par procuration".



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Message par Donatien_Edas le Dim 16 Sep 2018 - 15:30

@Emilie_K : Merci beaucoup pour ce message plein de compréhension. Les dernières phrases sont particulièrement justes et touchent au cœur de cette situation... Il me semble que cette situation ne pourra pas durer éternellement ainsi. Je suis au point où je ne contrôle presque plus mes nerfs (je m'emporte fréquemment et regrette cette agressivité qui, aujourd'hui, n'est plus dirigée vers le dedans comme ce fut le cas quand je me "reniais", mais vers mon entourage). Mais peut-être aussi est-ce une phase un peu pénible, stressante, et que je pourrais mieux me canaliser avec le temps...

Ce qui m'amène au points évoqué par Luce : j'ai plus peur pour mon enfant, de la savoir sans moi pour affronter une nouvelle vie (même si je dois bien admettre qu'une séparation très éloignée serait une souffrance sans nom pour moi aussi...)

Dans tous les cas, je ne peux m'empêcher de penser à la culpabilité à porter : avoir l'impression de laisser son enfant à son sort, ou penser toute sa vie que l'on ne pourra jamais s'accomplir comme on l'aurait pu ou voulu. Car ma vie actuelle n'est pas non plus un calvaire, loin s'en faut, et d'ailleurs peut-être que je vais échouer sur bien de points en souhaitant "tout recommencer".
Plus j'y pense, plus ça se complexifie...

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Message par Emilie_k le Dim 16 Sep 2018 - 15:56

C est tout le temps le même problème, plus on y pense plus ça se complexifie...
Mais si je peux te doner un autre conseil, étant mère d un fils de 18 ans, abandonné par son père, chose dans laquelle évidemment je ne t identifie pas..
Mais toute sa vie j ai essayé de combler ses manques, ses souffrances, j ai mis pas mal ma vie de côté, fais des "sacrifices" qui me semblaient à ce moment là inévitables...
Aujourd'hui mon fils ayant un raisonnement, une analyse plus posée et mâture, m a dit un jour, qu il s était bien rendu compte que j avais fait certains choix qui ne me convenaient pas forcément, qui ne m ont pas rendue heureuse, (mais que je les avais fait en pensant toujours à lui en premier) et le plus dingue C est que lui même culpabilisait de voir sa mère pas totalement épanouie...
Tout ça pour dire que les enfants sont des éponges émotionnelles, encore plus quand ils sont zèbres, et qu on ne soupçonne pas toujours de quoi ils sont capables de ressentir, de comprendre même très jeunes..
Alors le mieux c est que toi déjà tu penses à toi, que tu te retrouves et le reste s enchaînera naturellement.. Et pour le reste, la distance qui te séparerait de ton enfant est certes difficile, mais il est toujours mieux de le voir moi s fréquemment mais en étant épanoui et bien avec soi même..
Plus facile à dire qu à faire je le conçois !
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Message par Invité le Dim 16 Sep 2018 - 16:53

Bonjour Donatien , es tu certain que t femme partirait avec les enfants ? , peut-être qu'elle ferait le choix pour eux de rester aussi ...la décision lui appartient aussi finalement du bien être des enfants et du sien , parce qu'élever des enfants seules c'est vraiment difficile , comme le dit Emilie c'est des sacrifices. Je ne juge pas mais je me dis que tu aies eu des enfants (et une femme que tu n'aimes pas , enfin si , mais c'est compliqué) sans "les vouloir" ça t'engage même si tu as fait un travail sur toi. Ils sont là ou presque ... bon quoiqu'il en soit ta femme est encore enceinte c'est peut-être pas le moment de tout bousculer si ? je veux dire que tu peux peut-être attendre quelques mois parce que si ça se trouve ta femme va avoir une dépression post partum(ou pas) ou grosse fatigue etc ...enfin bref tu as des devoirs malgré tout envers cet enfant à naitre non ? (pas de jugement)

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Message par Darnétal le Dim 16 Sep 2018 - 20:08

Je partage ce dernier point : tu as désormais une responsabilité vis-à-vis de cet enfant. Cela ne veut pas dire forcément rester avec la mère, parce que si vous n'êtes pas bien, ça n'a pas d'intérêt.
Mais il ne faut pas qu'il se sente abandonné, je pense.

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Message par Caracol le Dim 16 Sep 2018 - 20:37

Bonsoir Darnétal,

Dabrowski.. De mémoire tu serais dans cette phase 2 de pur chaos qui conduit à trop y rester vers le décrochage.
Faire face au choix de s'abandonner à la normalité ou de s'abandonner à la rupture pour éviter les regrets. C'est cornélien.
Et on voyage dans plusieurs temporalités. L'insupportable ici et maintenant, le demain qui vient et les jours d'après dans le lointain.

Il y a deux petites choses peut être qui pourrait peut être, être intéressante pour toi.

Je perçois ton cheminement mais je ne perçois pas la place de ta femme. Est ce que tu peux l'inclure dans ta réflexion ou au contraire ressens tu que tu ne veux pas l'inclure dans cet état d'être ?
Affronter les choses à deux peut aussi permettre d'ouvrir d'autres choix que les solutions plus binaires et immédiates. Et si par exemple tu ne veux pas l'inclure peut être cela révèle t il quelque chose qui peut t'aider à y voir plus claire pour ton choix. Je crois que dés lors qu'on a des enfants au milieu, être à deux est toujours plus pertinent que ce soit dans l'idée de rupture ou de trouver des aménagements.
Mais cela implique de peut être alors devoir affronter cette situation désagréable plus longtemps. Quelles sont tes limites.

Je suis plus partisan des solutions lentes quand il s'agit de relation. La résonance de la perte d'un être aimé peut être tout aussi longue et douloureuse. Mais je ne sais pas depuis quand vraiment tu affrontes la tempête et si tu fais face à son intensité ou à sa durée. Parce que si c'est d'endurance dont on parle il vient un moment ou il faut aussi faire un choix.
Est ce que tu peux te/vous donner du temps pour y réfléchir chacun de votre côté à tous les trois (selon l'âge de l'enfant), prendre de la distance temporairement ? Essayer de poser les choses et d'évaluer ce que cette distance propose en terme de ressentis, d'options, ou de confirmations ?
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Message par menhir le Dim 16 Sep 2018 - 20:53

"Cette thérapie a été ce dernier coup de marteau, et je me suis effondré de manière absolue." Prends ton temps, vraiment et du recul sur cette thérapie! Tu as ici un forum génial avec des personnes bienveillantes et très intélligentes! profites-en!

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Message par isadora le Dim 16 Sep 2018 - 21:08

je suis toujours impressionnée par les dégâts que peut faire une thérapie dans un couple. comme si les thérapeutes aidaient à ouvrir la boîte de Pandore sans aider ensuite à gérer le b... que cela déclenche dans le couple.
si c'est la thérapie qui t'a aidé à ouvrir les yeux, j'aurais tendance à te renvoyer au thérapeute, pour le service après-vente.
c'est un peu comme si tu apportais ta voiture chez le garagiste, qu'il démonte le moteur pour trouver la panne et qu'ensuite, il te la rende telle quelle en te disant : c'est pas dans le moteur, c'est une panne aléatoire et on sait pas d'où elle vient.
tu es peut être juste au milieu du gué dans ta démarche de compréhension de toi et de tes choix, un peu de patience serait mon conseil.
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Message par rené1 le Dim 16 Sep 2018 - 21:18

isadora a écrit:je suis toujours impressionnée par les dégâts que peut faire une thérapie dans un couple. comme si les thérapeutes aidaient à ouvrir la boîte de Pandore sans aider ensuite à gérer le b... que cela déclenche dans le couple.
si c'est la thérapie qui t'a aidé à ouvrir les yeux, j'aurais tendance à te renvoyer au thérapeute, pour le service après-vente.
c'est un peu comme si tu apportais ta voiture chez le garagiste, qu'il démonte le moteur pour trouver la panne et qu'ensuite, il te la rende  telle quelle en te disant : c'est pas dans le moteur, c'est une panne aléatoire et on sait pas d'où elle vient.
tu es peut être juste au milieu du gué dans ta démarche de compréhension de toi et de tes choix, un peu de patience serait mon conseil.

Je ne peux qu'approuver cette intervention pleine de de sagesse. Étant dans une réflexion un peu similaire, je pense qu'il est important de se donner du temps, pour l'introspection, pour la discussion.
Ce n'est pas le psy qui va assumer et qui va devoir se regarder dans le miroir tous les matins...

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Message par Donatien_Edas le Dim 16 Sep 2018 - 22:51

Ok, je vais essayer de répondre à chacun du mieux que je le pourrais et éclaircir certains points (cette situation étant très complexe et n'étant pas vraiment neuve au fond, j'ai nécessairement usé de raccourci pour parvenir à tout exposer si succinctement).

@Emilie_k : ton message me touche d'autant que cette situation, tu l'as connue d'une certaine manière de "l'autre" côté... Je ne sais pas comment le dire autrement que maladroitement mais je suis impressionné par ta sagesse et ta capacité de compréhension. La vérité c'est que mon comportement actuel avec mon enfant et ma femme me fait également culpabiliser car je suis perpétuellement impatient, au bord de la rupture. Je perçois bien que c'est parce que cette contradiction entre mon désir profond et ma situation actuelle a atteint un paroxysme. Je n'ai pas les mêmes aspirations que ma femme et je ne supporte pas d'avoir une vie rangée, pas ainsi du moins, et j'ai d'ailleurs toujours cédé à ses désirs à elle au détriment des miens. Je ne lui en veux pas d'ailleurs, car il s'agit là de ma responsabilité, de ma faiblesse et de rien d'autre. Enfin j'ai cessé de lui en vouloir pour cela en tout cas. Je tiens d'ailleurs beaucoup elle contrairement à ce que mes interventions pourraient laisser croire, enfin j'ai l'impression.

@Biper : Je sais que ma femme partira avec les enfants car nous avons déjà discuté de cette éventualité (tous les couples de différentes cultures le font j'imagine, ou devraient le faire...) Pour moi je ne vois pas d'autres alternatives ; je ferais tout pour qu'elle reste mais si elle décide quand même s'en aller je ne me sentirais pas capable de garder seul mon enfant... Cela est au-dessus de mes forces et j'en ai conscience.
En tout cas, je te confirme que je ne comptais pas annoncer ma décision hypothétique maintenant. Ce questionnement me travaille depuis un moment déjà (et souterrainement depuis encore plus longtemps j’imagine...)

Pour ce qui est de la responsabilité vis-à-vis de mon enfant, eh bien tout est là justement. C'est ce qui me tiraille affreusement... Je ne veux pas la rejeter, cette responsabilité, pour rien au monde, mais rompre ma relation avec ma femme revient quelque part à tout perdre comme je le disais...

@Caracol : Eh bien en ce qui concerne Dabrowski, je me vois justement plus dans la situation du 3 vers le 4... Comme je le disais, cette dernière crise que j'ai expérimenté m'a déchargé d'une souffrance qui était celle de ne pas être "moi", m'a littéralement remis à l'endroit. Je m'intéresse depuis des années à la philosophie de Nietzsche et notamment à sa vision de l'homme et des constructions de valeurs. Cette découverte de Dabrowski arrive comme une cerise sur le gâteau et éclaire mes questionnements de toujours. Le passage de la théorie à la pratique si on veut... Aussi, mon mal-être perpétuel depuis... depuis aussi loin que je me souvienne a culminé jusqu'à cette crise (je l'ai déjà dit mais j'ai connu d'autres dépressions dont je ne me suis jamais senti vraiment grandi) qui coïncide (ce n'est pas un hasard) avec une émancipation vis-à-vis de valeurs avec lesquelles je ne cessais de me débattre. Mes rapports avec ma famille notamment ont beaucoup changé (je suis passé par les phases où je leur en voulais - à mes parents - de m'avoir donné la vie, pour la plus sombre, à celle où je me sentais redevable, par culpabilité, ou encore où je les dénigrais intérieurement car leur modèle de vie ne me convenait pas, etc.) J'ai maintenant mon propre jugement sur les choses et le leur n'entrave plus le mien si l'on peut dire, sans que mon amour pour eux s'en trouve diminué pour autant, bien au contraire...

Bref, tout cela pour dire que je vis actuellement d'une manière tout à fait épanouie, comme si mon enthousiasme et mon sentiment d'accomplissement ne faisait que prendre une importance croissante, mais je me sens pourtant "empêché" d'aller au bout de ce vers quoi me porte ce sentiment bouillonnant. Je mets des guillemets car je n'aime pas dire les choses de cette manière froide et comme détachée, mais en même temps je ne sais pas comment le qualifier autrement...

Sinon, je compte prendre tout mon temps pour cette réflexion, du moins autant que possible. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai fait ce sujet, je souhaitais avoir d'autres points de vue et m'extraire un peu de ma subjectivité qui comme vous le savez tous déforme parfois la réalité d'une situation...
J'ai déjà évoqué le sujet avec ma femme, mais je sais que celle-ci est quelqu'un de très fière, autant qu'elle souhaite par ailleurs mener une vie simple et élever simplement ses enfants. Je pense ne pas être parvenu non plus à combler ses attentes et je suis le seul à blâmer car celui qu'elle aimait auparavant, ce n'était pas vraiment moi... Je m'en veux car ma faiblesse l'aura d'une certaine manière trompé elle aussi... Mais bon, il faut bien relever la tête comme on dit, ressasser mes regrets ne nous amènera pas à dépasser cette situation pour en construire une autre profitable à tous. Aussi, ma femme est une personne très intelligente, sans doute surdouée, mais se refuse à assumer ses ambitions ; elle a un conflit très ancien qu'elle n'a pas réussi à éclaircir suffisamment, ce qui la bloque sur bien des points. Je ne parviens pas à dénouer cela avec elle (soit que je m’y prenne mal, soit que la barrière de la langue ne nous permette pas un dialogue assez apaisé et compréhensible) ; là aussi je me demande si en étant dans une relation plus saine pour elle elle n’y serait pas parvenu...

Concernant les différents messages sur la thérapie, je me suis sans doute mal exprimé là aussi. Mon thérapeute est au contraire quelqu’un de très mesuré et très bienveillant vis-à-vis de de la relation que son patient entretient avec son entourage. Il m’a orienté vers une gestion des conflits au sein du couple et vers une organisation permettant à chacun d’avoir sa liberté. Ce que je dis à propos du rôle déterminant de la thérapie, c’est qu’elle m’a permise de faire céder certains blocages en moi et de me redonner confiance. C’est ce qui me manquait pour affronter mon désir de m’extraire une bonne fois pour toute de cette situation contradictoire entre un désir de vie différent de ce que tout mon environnement sociétale et familiale m’indiquait. Mon corps aura fait le reste si je puis dire… Et tout ça, je ne m’en rends compte que maintenant, alors que ladite crise a eu lieu au début de l’année ! C’est un processus très lent, très souterrain et il faut une dose de volonté et d’endurance non négligeable pour en comprendre tous les développements je crois, ce qui est sans doute impossible dans son intégralité d’ailleurs.
En d’autres termes, quand je parle de crise, il ne s’agit pas directement d’une crise au sein de mon couple, mais d’une crise morale et existentielle. Ce que je vis actuellement, ce sont d’une certaine manière les conséquences de ce bouleversement qui s’est fait en moi…

Désolé pour ce long pavé mais il me semblait important d’expliciter tous ces points. Je suis vraiment content d’avoir découvert ce forum et de pouvoir dialoguer avec des personnes si compréhensives et mesurées. C’est un environnement qui m’aurait fait beaucoup de bien lors de nombreuses périodes de ma vie je pense.

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Message par Invité le Dim 16 Sep 2018 - 23:00

[quote="Donatien_Edas"]

@Emilie_k : je suis impressionné par ta sagesse et ta capacité de compréhension.

Moi aussi j'était impressionnée c'est rare de voir une telle âme

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Message par Orangebleue le Dim 16 Sep 2018 - 23:16

Tu es toi même mesuré et clairvoyant. Ce serait un comble que tu te fasses chahuter !
En tout cas, je salue le courage de ta démarche d'introspection. Et je sais à quel point cela peut être douloureux et perturbant de découvrir qu'on a porté un masque si éloigné de son véritable soi.
Je te souhaite plein de courage. Il existe peut-être une " troisième voie" à inventer. Un "autrement " qui te permettra de te respecter sans perdre le lien avec ton enfant.
N'hésite pas à nous donner des nouvelles.
Prends soin de toi.

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Message par nikoku74 le Lun 17 Sep 2018 - 8:19

Cette théorie de la désintégration positive, je m'y suis intéressé lors d'une phase de déprime il y a un an et demi. Depuis, je suis un autre homme. J'ai envoyé balader de nombreux carcans sociétaux qui me minaient.
Par contre contrairement à toi j'avais la "chance" de ne pas avoir de foyer, et sur ce point je ne peux pas trop t'aider par manque d'expérience. Par contre je peux te dire comment je me suis reconstruit sur le reste : j'ai trouvé un boulot dans lequel je suis beaucoup plus libre bien que plus précaire, en même temps j'ai trouvé le salut dans la frugalité : je ne dépense que dans les besoins vitaux, j'ai arrêté de fréquenter toute bourgeoisie tout en ne me comportant pas comme un ours. Je me suis remis au sport afin de faire tourner mon moteur. Et puis surtout je ne culpabilise pas d'avoir un mode de vie à contre sens de celui qu'on avait voulu me vendre jusqu'à présent.
Bon courage.
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Message par Donatien_Edas le Lun 17 Sep 2018 - 9:49

Orangebleue a écrit:Tu es toi même mesuré et clairvoyant. Ce serait un comble que tu te fasses chahuter !
En tout cas, je salue le courage de ta démarche d'introspection. Et je sais à quel point cela peut être douloureux et perturbant de découvrir qu'on a porté un masque si éloigné de son véritable soi.
Je te souhaite plein de courage. Il existe peut-être une " troisième voie" à inventer. Un "autrement " qui te permettra de te respecter sans perdre le lien avec ton enfant.
N'hésite pas à nous donner des nouvelles.
Prends soin de toi.

Merci pour ton message. Mes précautions tiennent à ce que j'ai perpétuellement été chahuté, justement. Un réflexe, pourrait-on dire !
Je ne sais pas si je suis vraiment clairvoyant, mais j'essaye de mesurer autant que possible à quel point mes préjugés peuvent empiéter sur mon jugement. De toute façon, sans expérience il est presque impossible d'avoir un jugement suffisamment juste ; il convient dans ces cas, j'imagine, de se garder de donner trop vite son avis et de garder respect et distance...

nikoku74 a écrit:Cette théorie de la désintégration positive, je m'y suis intéressé lors d'une phase de déprime il y a un an et demi. Depuis, je suis un autre homme. J'ai envoyé balader de nombreux carcans sociétaux qui me minaient.
Par contre contrairement à toi j'avais la "chance" de ne pas avoir de foyer, et sur ce point je ne peux pas trop t'aider par manque d'expérience. Par contre je peux te dire comment je me suis reconstruit sur le reste : j'ai trouvé un boulot dans lequel je suis beaucoup plus libre bien que plus précaire, en même temps j'ai trouvé le salut dans la frugalité : je ne dépense que dans les besoins vitaux, j'ai arrêté de fréquenter toute bourgeoisie tout en ne me comportant pas comme un ours. Je me suis remis au sport afin de faire tourner mon moteur. Et puis surtout je ne culpabilise pas d'avoir un mode de vie à contre sens de celui qu'on avait voulu me vendre jusqu'à présent.
Bon courage.

C'est très intéressant, je me retrouve dans chaque aspect que tu décris et me suis justement recentré sur ces points, entre autres choses : le travail qui me convient et l'activité sportive. Une de mes remises en question portait sur mon travail actuel : je constatais autour de moi que cette situation était précaire mais pourtant, moi, je m'y retrouvais tout à fait personnellement. Ce fut l'une des causes de cette crise, la pression était trop forte. J'ai gardé le cap et je continue aujourd'hui de faire ce travail que j'aime et qui me permet une grande liberté vis-à-vis de mon accomplissement (il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire sur l'aliénation au travail et sur ce que le modèle de société que nous connaissons aujourd'hui fait de l'homme). J'ai également repris des activités sportives très diverses et très intenses, ce qui me fait un bien fou !
J'aimerais aussi ajouter que j'ai pu enfreindre certains tabous passés sans ressentir de culpabilité (ce qui était impensable avant), sans y réfléchir, presque ; comme si c'était un mouvement naturel...

La découverte de cette théorie n'a fait que me renforcer dans mon jugement et m'aider à éclaircir ce qui s'est passé en moi récemment ; ce sont les philosophies recentrant l'homme à partir de ses désirs (la philosophie de Nietzsche, de Spinoza, voire de Sade) qui m'ont fortement aidé en amont pour ma part. Ce sont des lectures très importantes pour quiconque se pose des questions sur notre fonctionnement et sur la manière dont nous nous formons et sommes modelés, notamment ce qui concerne l'influence extérieure (la morale, la religion, l'éducation etc.) et la relation entre l'individu et la société.

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Message par Emilie_k le Lun 17 Sep 2018 - 22:22

Merci @luce et @donatien_edas mais je vous assure je n ai rien d impressionnable Smile , juste des expériences de vie pas toujours facile, qui forgent...
J espère @donatien_edas que tu vas trouver ton chemin, et qu effectivement si tu es dans une période de "crise" existentielle en ce moment il n est pas préférable de prendre des décisions trop hâtives... Courage en tout cas Smile
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Message par isadora le Mar 18 Sep 2018 - 10:43

Je cite de mémoire Alexandre Jollien : "sortir du slalom géant entre la tyrannie du "Je" et la dictature du "qu'en dira-t-on"".

Je vois aussi dans ton témoignage un double mouvement : l'ouverture d'un côté, d'une femme qui s'apprête à donner la vie et s'ouvrir au monde, et de l'autre côté, le repli d'un homme orienté dans une introspection inéluctable. comme une sorte de rééquilibrage nécessaire de l'ensemble.

Ça bouge beaucoup pour vous deux en tout cas, c'est une belle dynamique.
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Message par Donatien_Edas le Jeu 20 Sep 2018 - 10:04

Cela vous est-il déjà arrivé de penser que votre situation est devenu tellement parfaite et stable qu'il vous faut maintenant la détruire ?
C'est une curieuse pensée et je me demande si ce n'est pas que l'angoisse qui parle ici, angoisse d'avoir une vie trop stable, trop rangée, une petite mort quoi... Ou est-ce la nécessité d'apporter une situation stable à l'autre pour mieux la protéger les dégâts que l'on va s'infliger à soi-même, inéluctablement ; comme une dette dont on voudrait s'acquitter le plus rapidement possible pour mieux être libre ?
"J'ai rempli mon rôle, tu as obtenu satisfaction à tes désirs, maintenant c'est mon tour" ; jusqu'à quel point doit-on chercher à suivre ses désirs ? Peut-il y avoir une stabilité de la relation ou du foyer quand il y a structurellement instabilité émotionnelle pour l'une des personnes ? N'est-ce pas nécessairement voué à l'échec ?

Sinon, oui, je sais aussi faire des phrases affirmatives... (surtout dans mon sommeil il paraît)

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Message par rené1 le Jeu 20 Sep 2018 - 15:05

"Cela vous est-il déjà arrivé de penser que votre situation est devenu tellement parfaite et stable qu'il vous faut maintenant la détruire ?" oui, cela m'est déjà arrivé, avec des périodes plus aiguës . j'ai le sentiment que cela arrive car je ne suis jamais satisfait, que je veux toujours améliorer l'état des choses.

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Message par menhir le Jeu 20 Sep 2018 - 21:04

"comme une dette dont on voudrait s'acquitter le plus rapidement possible pour mieux être libre ?" Il faut être bien sûr de ton coup car ta liberté n'est peut-être pas là ou tu crois. Mais si tu es vraiment sûr de ne plus l'aimer vraiment alors tu feras le bon choix. Faut faire gaffe a la marmaille , c'est la priorité a mon avis. Le reste, les états d'âme ca passe après ...

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Message par Invité le Ven 21 Sep 2018 - 21:09

Donatien_Edas a écrit:Cela vous est-il déjà arrivé de penser que votre situation est devenu tellement parfaite et stable qu'il vous faut maintenant la détruire ?

Si cela était tellement parfait, nous n'aurions pas même l'idée d'une fin. On peut dire en revanche que la relation a suffisamment mûri et fait grandir les protagonistes pour que l'un ou l'autre, ayant atteint le potentiel que cette relation promettait, ait le besoin de mettre les voiles car l'appel d'un ailleurs n'est jamais anodin. Celui-ci ne vient pas parce que nous avons un problème, mais parce que la solution est au bout du chemin.
Je fais mon auto-thérapie pendant que je te réponds, j'espère que tu m'en excuseras.

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Message par Invité le Ven 21 Sep 2018 - 22:47

Si cela était tellement parfait, nous n'aurions pas même l'idée d'une fin.

Avoir trouvé une relation parfaite, lorsque l'on cherche une relation parfaite, est intenable.

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Message par I am just Nath le Ven 21 Sep 2018 - 23:33

Hello. Juste comme ça ton titre m a fait penser au livre "parler d amour au bord du gouffre" de cyrulnik...

Parfois je pense des trucs et je le dis, parfois ça sert ..parfois non ... Parler c est comme un Loto en fait  Razz

Comme ton intervention m a bien éclairée sur ton fil sur la survie au capitalisme...  Chacun ses pistes de survie..  si qui sait ça peut t apporter des idees...ce monsieur m éclaire sur tout depuis ado...si un de ces bouquins, conférences ect... pouvaient t aider toi..

Ne t oublies pas en route, c est un devoir aussi et envers toi et si le soi va, souvent le reste suit.. cat
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Message par Invité le Sam 22 Sep 2018 - 12:47

Dr. Maison a écrit:
Si cela était tellement parfait, nous n'aurions pas même l'idée d'une fin.

Avoir trouvé une relation parfaite, lorsque l'on cherche une relation parfaite, est intenable.

C'est parfait dans le sens où ce n'est pas parfait (oui j'aime les paradoxes apparents), mais que les deux partis mettent du coeur à perfectionner la qualité du lien qui les unit. La perfection, dans cet ordre d'idée, n'est pas un vase clos, d'une stabilité mortifère, mais contient perpétuellement un potentiel d'évolution vers le mieux. Si le coeur n'a plus envie d'explorer ce potentiel, c'est que quelque chose d'autre, qui résonne mieux avec ses aspirations dont lui seul a le secret, l'attend ailleurs, non ?

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