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Message par Poupipou le Sam 16 Sep 2017 - 0:57

Il n'y a rien d'évident.

Forte et fragile. Sociable et asocial. Joie-de-vivre et mélancolie. Bienveillante et blessante. Fidèle et fuyante. Naïve et farouche. Méfiante et confiante. Impassible et hypersensible. Apathique et empathique. Armée et désarmée. Calme et impulsive. Douce et abrupte.

Tellement de facettes radicalement opposées, c'est ce qui me constitue. Peut-on impartialement se vanter fièrement de savoir qui l'on est? Moi, pas. Je suis tout et rien à la fois.
Déroutant.

Longtemps j'ai essayé. Essayé de répondre aux questions; pourquoi es-tu si différente ? Pourquoi penses-tu de manière bête et compliquée ?
Longtemps, j'ai essuyé. Essuyé les critiques, moqueries, différences et incompréhensions. Je m'adapte jusqu'à me perdre.

Longtemps, j'ai rêvé. Rêvé de l'amour. D'amitié. J'ai rêvé d'échanger des lettres. Des mots. Pour ce que je suis, sans y voir un aspect d'utilité derrière. Je rêve d'échanges, qu'ils soient épistolaires ou de chair, de longues lettres où l'on découvre l'autre, passionnément. Une relation de rire et de sourire, d'aventure et de mésaventure... De liberté, de vent impétueux dans les cheveux, qui caresse nos êtres et fige nos âmes.

Un panorama montagnard qui se reflètent dans nos yeux et qui se glissent dans nos cœurs, pour nous rendre heureux.

Je frissonne au contact d'une voix, une mélodie, lorsque l'archet caresse les cordes d'un violoncelle, une comédie-romantique, une forêt, un oiseau qui chante, et d'un autre qui lui répond. Des étoiles. J'adore le parfum des nuits d'hiver qui laisse entrevoir l'espoir de libérer quelques flocons... J'aime les apophtegmes.

J'aime à la folie mes auteurs préférés qui me transportent dans leur émotions qui restent malgré le temps qui file. J'aime les rues prisent en otage par ces personnes. Celles qui rient fort, qui créent le brouhaha. J'aime l'animation autant que je la déteste, parfois.

J'aime traverser une rue bondée en fixant un point, et ne m'en défaire. J'aime sourire, j'aime observer les gens, je suis passionnée par les gens, j'aime entendre leur conversation, leur joie, et leur peine... Je les apprécie davantage lorsque j'arrive au bord de mon indifférence et jusqu'à ce que je me recroqueville dans ma bulle.

Je suis amoureuse du rêve que je me fais de la vie, naïvement.
J'ai décidé d'évoluer et enfin d'accepter mon moi, à l'instant présent. J'ai décidé de respecter qui je suis, et sans essayer de me changer pour ceux qui me trouvent décalée. Étrange. Compliquée. Difficile. Je rêve de rencontrer ce quelqu'un qui me choisi parce qu'il me trouve ce qu'il ne trouve nul part. Je rêve d'être choisie.
Ce que je suis, et non ce que je parai être.

«Je respire où tu palpites.»
Des jours entiers j'ai contemplé l'aube crépusculaire, des jours entiers. Longtemps, j'ai préféré fuir, lorsque venait le moment divin, celui où le soleil s'élève, les rayons qui percent l'horizon, signalent un jour de plus qui cumule les millénaires. Aujourd'hui je ne le souhaite pas. Aujourd'hui j'accueille le petit matin comme une chance de pouvoir avoir la possibilité d'être ce que je suis, et de pouvoir réaliser ce qui me rendra heureuse, que ce soit un sourire de mes chiens, un rayon de soleil qui perce un nuage, un merci ou un geste de bienveillance aperçu au détour d'une rue...

Il y a des hauts, parfois même des bas, mais qu'importe, j'aurai appris à apprécier plus que nécessaire, j'aurai souri plus que pleuré, avec un peu de chance, je me serai aimé plus que je ne me suis détesté.


J'aurai mis des heures à réfléchir quoi vous dire, comment m'écrire, coudre, découdre, mon côté ordonné-désordonné. Rebelle. Autoritaire.
Et puis finalement, me voici: Poupipou. Je vous ai offert ce que j'ai pu.

A bientôt, très vite.


Dernière édition par Poupipou le Sam 16 Sep 2017 - 13:36, édité 1 fois
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Message par Invité le Sam 16 Sep 2017 - 2:37

Très jolie présentation. Bienvenue! Very Happy

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Message par Lilasha le Sam 16 Sep 2017 - 10:38

Je t'envie un peu cette lettre.., ou plutôt je te remercie pour ce présent!
J'ai les yeux collés par l'écume ce matin, et je me répète ce "poupipou" en chantant comme Dewey et ça fait du bien..
Bienvenue! flower
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Message par Poupipou le Sam 16 Sep 2017 - 13:18

Mile mercis !

Heureuse Lilasha de t'avoir apporté la Dewey-Therapy ♥
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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Sam 16 Sep 2017 - 14:50

Quel plaisir de lire une présentation telle que la tienne, où le soin des mots fait honneur à nos petits yeux curieux...on croirait presque voir la plume au bout de tes doigts et sentir l'odeur du papier et de l'encre.

Il y a un peu de moi aussi dans ce que tu décris là.

Bienvenue sur le forum, que ta route y soit douce.

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Message par Invité le Sam 16 Sep 2017 - 15:00

Tu as mis Victor Hugo en avatar : c'est un génie que tu affectionnes particulièrement ?
Plutôt ses romans ou ses poèmes ?

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Message par Poupipou le Sam 16 Sep 2017 - 17:38

Miss aux yeux arc-en-ciel, je te remercie pour ton message, et pour le poème que tu m'as offert !
Je suis ravie d'avoir pu t'apporter toutes ces sensations I love you

Cacendre, c'est un de mes auteurs "à la folie" - et j'avoue préférer sa poésie, j'aime la poésie. Et toi?
Au fait,
« (...) Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.»

Wink Tu dois connaître !
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Message par Invité le Sam 16 Sep 2017 - 18:47

Bienvenue. Présentation très belle et très touchante dans laquelle je me reconnais totalement. Ce n'est jamais simple de se sentir différent et le chemin vers l'acceptation de soi est long. Dans tous les cas, bonne chance à toi. Courbette

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Message par Invité le Sam 16 Sep 2017 - 18:57

A cassandre "mignonne allons voir si la rose" ( Ronsard).
Yep.
Oui j'aime la poesie : l'écrire et la lire.

Je lisais avant hier de Musset Amoureux

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Message par Poupipou le Sam 16 Sep 2017 - 21:44

Merci Bidgistress, dans quoi te reconnais-tu ? Smile
C'est long, oui. C'est dur également de refaire son éducation psychique et sa philosophie de vie.

Généralement, nous sommes souvent bercés par la mélancolie (c'est mon cas, je la trouve belle et inspirante, et elle en a inspiré déjà tant. Elle a constitué malgré moi ma vision de l'amour déchu) mais il y a une vraie pensée négative qui s'émane de la vie des personnes qui pensent, voient, comprennent et réfléchissent d'une autre manière... Parce qu'il y a les autres, qui s'adaptent à notre société... il y en a d'autres qui essaient tant bien que mal de s'adapter, ceux qui y arrivent bel et bien, et il y a les autres.

Cacendre, as-tu des auteurs fétiches ?

Très bon choix pour de Musset !
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Message par Invité le Sam 16 Sep 2017 - 22:34

Fétiches, ils sont nombreux à me procurer un plaisir intense : Hugo Bien sur, Rimbaud, verlaine, flaubert, par son lyrisme, beaudelaire toutes les belles plumes finalement.

Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
Et les tristes discours
Que te met en l'esprit l'amitié paternelle
L'augmenteront toujours

Le malheur de ta fille au tombeau descendue
Par un commun trépas,
Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
Ne se retrouve pas ?

Je sais de quels appas son enfance était pleine,
Et n'ai pas entrepris,
Injurieux ami, de soulager ta peine
Avecque son mépris.

Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin ;
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin.

Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
Elle aurait obtenu
D'avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
Qu'en fût-il advenu?

Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
Elle eût eu plus d'accueil ?
Ou qu'elle eût moins senti la poussière funeste
Et les vers du cercueil ?

Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
Ote l'âme du corps,
L'âge s'évanouit au deçà de la barque,
Et ne suit point les morts...

La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
On a beau la prier,
La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles,
Et nous laisse crier.

Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
Est sujet à ses lois ;
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N'en défend point nos rois.

De murmurer contre elle, et perdre patience,
Il est mal à propos ;
Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
Qui nous met en repos.

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Message par Invité le Sam 16 Sep 2017 - 22:37

Voici l'une des plus jolies poesies de V Hugo, pour moi



Victor HUGO (1802-1885)
Recueil : Les contemplations


Elle avait pris ce pli ...

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère;
Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c'était un esprit avant d'être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme.
Elle me consultait sur tout à tous moments.
Oh! que de soirs d'hiver radieux et charmants
Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
Tout près, quelques amis causant au coin du feu !
J'appelais cette vie être content de peu !
Et dire qu'elle est morte! Hélas! que Dieu m'assiste !
Je n'étais jamais gai quand je la sentais triste ;
J'étais morne au milieu du bal le plus joyeux
Si j'avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.[/b]

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Message par Poupipou le Dim 17 Sep 2017 - 12:20

Merci, c'est vrai que les poèmes que tu as partagés, sont merveilleux. Débordent d'émotions.

J'ai mes fétiches notamment, «Je respire où tu palpites» d'Hugo, et le célèbre «Demain, dès l'aube»
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Message par Ours de la MAZ le Dim 17 Sep 2017 - 12:46

Quelle élégante présentation !

A chaque mot, des images. En y passant quelques heures j'ai l'impression que je pourrais commenter chaque phrase par des photos, celles que j'emprunte à la réalité, dont je connais le sens sans pour autant le comprendre, sans pour autant le traduire.
Des gens croisés à Aix, à Marseille, à Paris, des morceaux de monuments qui jouxtant des panoramiques immersifs, des fleurs qui s'épanouissent, une fourmi.

Tu écris le violoncelle. Je suis venu à lui par cette musique et cet instrument. Voilà une "folie" à la mode espagnole par Jordi Savall :


Bienvenue et bonnes suites à toi.
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Message par Sun Simiao le Dim 17 Sep 2017 - 13:39


Pou-pou-pidou !

Bienvenue ! Très touchante présentation Smile
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Message par Invité le Dim 17 Sep 2017 - 22:36

Poupipou a écrit:Merci Bidgistress, dans quoi te reconnais-tu ? Smile

Je me reconnais plus particulièrement dans ce passage :

"Forte et fragile. Sociable et asocial. Joie-de-vivre et mélancolie. Bienveillante et blessante. Fidèle et fuyante. Naïve et farouche. Méfiante et confiante. Impassible et hypersensible. Apathique et empathique. Armée et désarmée. Calme et impulsive. Douce et abrupte. "

C'est comme si tu venais de me décrire. Toute en contradictions. Je pense être une contradiction à moi toute seule. Very Happy
Je te souhaite sincèrement de trouver ton bonheur sur ce forum ou de faire de charmantes rencontres si tu participes aux irl. Pour Toi

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Message par Fab. Fabrice le Lun 18 Sep 2017 - 0:08

D'habitude au mots je préfère les idées mais là, il me faut reconnaitre que tu pointe mon ennemi. Courbette
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Message par Poupipou le Lun 18 Sep 2017 - 10:22

@ Ours de la MAZ → Embarassed Merci pour le compliment !
C'est excellent de pouvoir visualiser des images lorsque tu parcoures mes phrases ! J'écris à partir de souvenirs et de sensations, bien souvent.

Merci beaucoup pour le partage de cette pièce musicale, c'est superbe !

@ Merci Sun Simiao Smile A s'y méprendre - Je suis Dewey, bien loin de notre Monroe What a Face !

@ Bidgistress, c'est parce que nous voulons être tout, sans être personne.
L’éclectisme... Que veux-tu ! Wink
Merci pour tes doux mots, ils me vont droit au coeur Bisou câlin

@ Fab. Fabrice, wooow, ça alors ;-) si j'ai pu te Duel toucher, c'est merveilleux Smile
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Message par Nicoco le Mar 19 Sep 2017 - 19:54

Bienvenue sur le forum Poupipou.

Merci pour cette très belle présentation que tu nous as offerte.
Puisses-tu trouver par ici des petites choses t'aidant dans la voie de la (re)connaissance de soi.

_________________
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Message par Gorbac le Mar 19 Sep 2017 - 20:25

Bravo pour cette présentation, je me dis que je devrais revoir la mienne.
Bienvenu
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Message par Poupipou le Jeu 21 Sep 2017 - 11:01

Merci Nicoco et Gorbac Smile

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Message par Stauk le Mar 26 Sep 2017 - 14:03

Bonjour, fan de tieutieu. Une image de champs pour toi. Y avait plus de papillons, mais vont revenir.
Je respire où tu palpites. 2741-c10
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Message par Poupipou le Dim 1 Oct 2017 - 1:46

Mes jours sont maussades ces temps-ci.

Je tergiverse.

Mes quelques souvenirs de la rupture m'ont rattrapé.

Depuis quelques jours, il y a un lourd voile opaque sur mon avenir. En réalité, cette histoire d'amour qui s'est échappé de sa cage dorée, n'a pas bêtement disparu sans laisser souvenirs, quelques plumes au sol, quelques barreaux rongés, les plus oxydés par les larmes.

Cet envol a chamboulé toute mon âme, et tout ce que je suis.

Tout ce que j'ai cru bon d'offrir ne l'était pas. Tout ce que j'ai cru bon de dire n'était qu'un gouffre vide où seul l'orgueil faisait l'écho.

J'ai virevolté entre plusieurs états d'âmes, la culpabilité. L'immense tristesse que la douleur accusait. La colère. Il me fallait une déchirure, et vite. Qu'importe.  

Simplement. Peut-être... Peut-être que je ne souhaitais pas m'avouer, porter, supporter, que j'avais pu détruire le sourire qui occultait ma fidèle mélancolie ?


Combien de fois ai-je rêvé d'un amour éternel, passionnel, idyllique. Elles sont innombrables.
Les nuits d'été, où la finesse de la bise filait furtivement sur mes joues, intrépide, voluptueuse, j'étais allongée sous le ciel éclairé, un vide exponentiel, parsemé d'étoiles... Mais un vide.

Qu'en savais-je de l'amour, toutes ces fois ? Et qu'en sais-je de plus aujourd'hui ?

J'ai mal aimé.

J'ai aimé mal.

Quel signe m'envoie t-on, lorsque je cherche constamment à pousser dans le vide, mon plus beau et principal cheminement de ma vie ?

De multiples fois j'ai regardé autour de moi. Réveillée, nul part. Hier, je me suis apaisée à ses côtés, le sourire accroché, l'amour au bord des lèvres, les papillons virevoltant semblaient s'apaiser sereinement pour qu'ils puissent sillonner les moindre recoins de mon corps à chaque nouvelle aube... mais cette fois-là fût différente.

J'ai cherché, d'abord les yeux fermés, d'où venait cette lancinante douleur. Sans bruit, pas même un souffle, léger, rien. J'ai passé ma main d'un côté du lit... Elle s'est cognée contre le bord aiguë de la table de nuit. De l'autre, j'ai tendu mon bras avec précaution. Je savais. C'est idiot; l'espoir. Enfin, l'espoir sans issu. Il y a là, une toute autre espérance.

L'espoir sans issu, c'est la même chose que rendre copie blanche à l'examen.
Il n'y a que l'espoir qui flirte avec la possibilité de certains éléments que tu as pu vivre, aient été rêvés, imaginés. Mais, tu te réveilleras en voyant ton nom d'inscrit sur la feuille d'admission.

Aujourd'hui, là. J'ai caressé une place froide et vide, aussi inerte que mon esprit à l'instant même où ma peau eut été en contact avec le vide. Le néant.

J'aurai aimé retrouver sa peau. J'ai espéré entendre un son.

Un écho qui pouvait venir de la cuisine, les tasses qui s'entrechoquent, la cuillère à café qui tinte, le grincement de cette fichue porte de frigo, un juron spontané celui du doigt de pied qui cogne une foutue porte, le froissement du sac en papier où reposent les croissants tout chauds... L'absence.
Il y a l'absence. Rien qu'elle.


J'aurai aimé sentir son odeur dans ces draps dénués de silhouette... Pouvoir accueillir son sourire à chaque battements de cils. La place vide. Le coussin est immaculé d'une perfection angoissante. Effrayante. Aucun plis. Il y a eu autant de vie trouvée sur Mars qu'il y en a sur ce coussin, effroyablement parfait.


J'entends son rire dans mes silences. Il y a ses gestes dans chacun des miens. Et ses mains sur les miennes; à chaque aurores que j'ai la chance d'appréhender. Je survis lors de mes jours où le manque se met en travers de mon chemin.
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Message par Fab. Fabrice le Dim 1 Oct 2017 - 9:01

Belle compositiion sur l'absence, trop belle pour être supportable, aurais tu des textes qui t'offrent un avenir, si ne c'est paisible, du moins légérement souriant ou ensolleilé ?

A défaut, un écrit rapplelant les raisons qui font de l'amour un amant déchu... afin d'équilibrer les sentiments vécus
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Message par Poupipou le Dim 1 Oct 2017 - 17:34

Les textes ensoleillés, lorsque je suis morose, n'arrivent à se glisser dans mon coeur...
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Message par Fab. Fabrice le Dim 1 Oct 2017 - 18:01

Puis-je te proposer de procèder alors de l'inverse, écrit non ce que la morosité te procure comme ressenti mais la raison, les causes qui t'amménent à la morosité. Quelle(s) décision(s), quell's) raison(s) à l'absence ? Comment s'est envolée l'histoire, comment ce choix ?
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Message par Poupipou le Mer 4 Oct 2017 - 11:38



Je fais volte-face.

L'abandon me pousse dans le dos du chagrin. Et une fois que celui-ci m'étreinte dans ses bras, je n'en sors plus pendant un instant.

Je me souviens que je souriais beaucoup. Certaines fois, j'ai souffert. Mais qu'importe.
Être apaisée.

Je me souviens que je pouvais passer de longues minutes à le contempler, sans bruit. Je le dévisageais avec attention, bienveillance, amour et admiration.
Je connaissais le moindre grain de beauté, les courbes de son visage, le bleu cyan de ses iris, ses lèvres effilées, rosées, douces, que j'épousais en frissonnant.

Ses mains. Ses doigts fins et élégants venaient délicatement joindre les boutons de sa chemise.
Je le dévorai. Sans un bruit. Ma respiration muette. En attente, à chacun de ses gestes. En attente.
Un signe. Un regard, un sourire, un baiser. Un mot d'amour.
J'accueillais. Et, dans ces moments là, même la présence ne suffit plus. Il me manquait. Il me manque.
Ce soir, il m'a enveloppé de son bras. J'ai senti son souffle chaud au creux de mon cou, il m'a susurré la douceur.
A bout de souffle. Un matin, j'ai serré très fort son amour. Comme si j'allais le voir se dissiper au loin, filé comme l'air. Comme l'eau entre nos petits doigts que l'on serre très fort. Mais malgré cela, en vain.

Délicatement. Calmement. Il y a eu des mots. Des demi-mots. Furtivement. Sans aucun sens.

Quand le soleil a entamé sa lente descente derrière un flanc de montagne... Je me suis étendue sur le lit, avec la froideur des draps, l'oreiller humide qui épongeait mon amertume depuis seulement plusieurs heures... Et j'en aurai pour plusieurs mois. A la même place, seule. Sans plus jamais appréhender cette pièce avec la chaleur et le bonheur d'autrefois, en dépit des souvenirs, d'une imagination flagellante.






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