De la difficulté à être en groupe

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De la difficulté à être en groupe

Message par Bibo le Mer 26 Nov 2014 - 21:58

La situation de groupe, d'autant plus qu'il s'agit d'un groupe d'inconnu, a eu tendance à me mettre mal à l'aise, un peu moins maintenant. C'est une chose des plus commune. Il est assez facile de sentir l'appréhension sur bon nombre de visages, la conséquence de cette nouvelle situation sur les corps, sur des personnes qui réagiront parfois différemment, en en faisant trop.

Cela impose dans une certaine mesure une adaptation permanente portant sur tous types de stimulus social. C'est l'ampleur du spectre de ces potentialités qui peut rendre les choses difficiles à vivre.

L'écart entre la réponse globale au groupe, par la réaction a un bon mot (par exemple) et l'adaptation nécessaire à une discussion personnelle (d'une personne à une personne) laisse l'individu tiraillé entre des comportements, des postures d'un éventail trop large pour qu'il puisse être confortable.

C'est un état de tension, interne comme externe.
Cette position me coûte énormément d'énergie.
Ce soir, je suis fatigué.


Dernière édition par Bibo le Ven 28 Nov 2014 - 19:36, édité 1 fois

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par herbacée le Ven 28 Nov 2014 - 17:10

la difficulté à être en groupe:si le fil conducteur m'intéresse j'y plonge
si je me sens mal à l'aise ou en décalage ,je réfléchis à ce que je vais dire il n'y a plus de spontanéité et j'ai un train de retard.Je fais un tel effort pour prendre la parole que j'en oublie la finalité ou une partie du cheminement de ma pensée ;et voilà que je deviens spectatrice par un repli mais mon cerveau lui cogite et nous "dialoguons lui et moi"

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Waka le Ven 28 Nov 2014 - 17:52

Tu as regardé le fil sur l'introversion?


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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Bibo le Ven 28 Nov 2014 - 19:44

@herbacée tu as vu le fil sur la spontanéité ?
Je ne cherche pas vraiment à l'être (spontané), j'ai maintenant plutôt tendance à attendre que ça passe, en mode opportuniste, prêt à m’intéresser au cas où quelque chose d’intéressant se passe. Ma description se déroulait en classe.

@Waka Celui ci ? J'y ai participé mais plutôt pour évoquer ma relation aux filles ... j'avais oublié que je pouvais aussi y parler de moi. Mais bon, mon caractère introvertie (qui n'est pas toujours visible) c'est pas nouveau.
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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Invité le Ven 28 Nov 2014 - 19:50

Quand j'étais ado, je préférais les petits commité. Et même les discussions à deux. Car à trois, souvent je parlais à une personne, qui semblait comprendre, et l'autre interlocuteur intervenait alors, choqué.

Avec le temps, je me suis mis à observer les dynamiques de groupe. Et maintenant je trouve ça plus confortable. J'aime l'anonymat que ça procure. On peut se taire. Réfléchir. Il n'est pas toujours facile (ou même possible) de s'exprimer, il est vrai. Néanmoins c'est très confortable de n'avoir aucun effort à fournir pour être avec les autres. Sinon de les écouter. J'aime particulièrement quand il est possible ainsi d'intégrer un groupe d'individus que je ne connais pas. L'écouter est alors simplifié. Car la curiosité est piquée en permanence.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Bibo le Ven 28 Nov 2014 - 20:03

Les dynamiques de groupes m'ont aussi occupé pendant longtemps, mon but était, à ce moment là, l'intégration. J'étais devenue assez à l'aise avec ça, pouvant me faire apprécier d'à peu près n'importe qui si les conditions étaient réunies (le temps passé ensemble de manière contrainte étant une importante variable).

Je me permet maintenant comme toi l'anonymat.

J'ai aussi remarqué que j'étais plus à l'aise avec les groupes de 2 qu'en face à face, surtout si ces deux personnes là s'entendent bien. Je ne suis alors plus obligé de réagir, je peux aller et venir, je suis libéré.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Invité le Ven 28 Nov 2014 - 20:08

Bibo a écrit: je peux aller et venir, je suis libéré.
Tu crois qu'on est juste lâche ? :-)

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Bibo le Ven 28 Nov 2014 - 20:12

stauk a écrit:
Bibo a écrit: je peux aller et venir, je suis libéré.
Tu crois qu'on est juste lâche ? :-)
Non, humain.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Invité le Ven 28 Nov 2014 - 20:18

Bibo a écrit:
stauk a écrit:
Bibo a écrit: je peux aller et venir, je suis libéré.
Tu crois qu'on est juste lâche ? :-)
Non, humain.
Ca ressemble un peu à une peur de s'engager. J'ai vu beaucoup de groupes se constituer au fil du temps et des hasards. Ils sont là, à proximité. Alors ils restent là. A proximité. Et petit à petit des liens se créés. Là ou moi j'avais besoin d'aller et de venir librement. Entre les gens. Entre les groupes. Sans contrainte.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par loulou38 le Ven 28 Nov 2014 - 21:12

stauk a écrit:
Avec le temps, je me suis mis à observer les dynamiques de groupe. Et maintenant je trouve ça plus confortable. J'aime l'anonymat que ça procure. On peut se taire. Réfléchir. Il n'est pas toujours facile (ou même possible) de s'exprimer, il est vrai. Néanmoins c'est très confortable de n'avoir aucun effort à fournir pour être avec les autres. Sinon de les écouter. J'aime particulièrement quand il est possible ainsi d'intégrer un groupe d'individus que je ne connais pas. L'écouter est alors simplifié. Car la curiosité est piquée en permanence.

On pourrait considérer que juste écouter, ce n'est pas vraiment faire partie du groupe, c'est être spectateur. Cependant, les simples spectateurs, même ceux qui n'interviennent jamais ou presque, ont un rôle à jouer dans le groupe. Du moins j'ai constaté que bien souvent les groupes constitués depuis quelque temps avaient tous leurs membres purs spectateurs qui étaient aussi importants et sollicités que les "vedettes" qui menaient les dialogues ou les actions. Je ne sais pas pourquoi, c'est une question que je me suis toujours posée ...
Pour ma part, il me faut énormément de temps ( parfois des années, mes collègues peuvent témoigner ! ) pour arriver à intervenir de manière naturelle dans la plupart des groupes ( il y a - heureusement - des exceptions ).
Si les gens s'intéressent à ce que je dis, j'ai l'impression de faire la star alors que ce que je raconte est banal, et ça me met très mal à l'aise. Si la conversation est plus centrée entre quelques personnes, soit je n'ose pas intervenir, l'impression de déranger quelque chose d'intime, et réciproquement, je n'arrive pas à livrer mes véritables pensées à quelqu'un s'il y a des "témoins", même si le sujet n'a absolument rien d'intime, car en fait ce sont mes pensées que je considère comme quelque chose d'intime ...
Mais si ça se trouve c'est comme ça aussi pour les autres ? ça pourrait expliquer pourquoi souvent dans les groupes les discutions sont plus terre à terre ?


Dernière édition par loulou38 le Sam 29 Nov 2014 - 16:29, édité 2 fois

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Bibo le Ven 28 Nov 2014 - 21:22

stauk a écrit:
Ca ressemble un peu à une peur de s'engager.
Pour ma part c'est une chose qui arrive même avec mes amis, des personnes que je connais parfaitement.

Par "Aller et venir" j'entends dans la discussion.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par herbacée le Ven 28 Nov 2014 - 21:50

@Bibo   merci pour le lien
très souvent quand ,je suis spontanée ,j'ai eu des remarques positives comme quoi j'étais très pertinente
Le frein à cette spontanéité vient vraisemblablement d'un manque de confiance en moi , de la peur d'un jugement dévalorisant et d'une grande timidité
Introvertie aussi très certainement
peur de dire une anerie énorme ,ou peur d'être incomprise? Je me pose la question ou peur de devoir me justifier, avec une sensation de culpabilité sous jacente

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Invité le Ven 28 Nov 2014 - 22:35

Bibo a écrit:
stauk a écrit:
Ca ressemble un peu à une peur de s'engager.
Pour ma part c'est une chose qui arrive même avec mes amis, des personnes que je connais parfaitement.
Par "Aller et venir" j'entends dans la discussion.
Ah okay :-) Selfomorphisme... j'ai pensé que toi aussi tu avais besoin de circuler. J'ai tendance depuis des années, à circuler physiquement. Depuis en fait, que je me suis mis en tête de participer aux groupes. J'ai besoin de bouger. C'est pas toujours très bien compris. Parfois j'ai l'impression de le faire pour le pur plaisir d'aller à l'encontre des instincts établis. Et puis d'autre fois, c'est juste que j'en ai besoin.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Invité le Mar 9 Déc 2014 - 20:07

Je HAIS les groupes.
Je les DETESTE.
Je les MEPRISE.

Les gens deviennent les plus cons en groupe. Ils se mettent à parler de la météo, à dire des inepties, à faire des activités complètement stupides, bref, je ne COMPRENDS PAS le groupe. Le groupe fournit des rôles, chacun y rentre sans s'apercevoir qu'il rentre dans un rôle, et c'est inévitable.
Ah si, ne pas se trouver dans un groupe ^^

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Penny De Nouméa le Sam 9 Mai 2015 - 10:55

Être en groupe, mon Dieu, je déteste ça. Avant je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais jamais à participer aux conversations, pourquoi j'étais autant en décalage.
Maintenant je sais et même si je ne suis pas encore à l'aise ou adpatée aux autres je comprends et je ne m'inquiete plus.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Invité le Lun 11 Mai 2015 - 20:18

J'ai aussi un mal de chien avec les groupes. Les gens en masse, leurs comportements étranges, leur capacité à n'être là que pour faire du vent et dont l'agitation ambiante même inintellectuelle au possible leur procure un plaisir que je n'arrive absolument pas à saisir.

Les gens, oui, mais alors en super petite quantité pour moi.
Quand je vois sur facebook des gens avec 350 amis voire plus alors que moi j'en compte 75 à tout péter, je me dis qu'il est quand même foutrement bizarre qu'ils aiment se relier les uns aux autres en sachant qu'ils n'ont pour la plupart plus jamais de contact avec.
M'étonne pas qu'on dise qu'à l'heure du numérique, l'humain n'a jamais été aussi seul.

Je suis effarée qu'il soit de mise de préférer la quantité à la qualité, qu'on puisse se contenter de connaissances qu'on apprécie guère plus que son tapis de salle de bain et les laisser pénétrer dans nos vies, tout voir et savoir de nous alors que foncièrement, tout le monde s'en tape.

En groupe, j'ai l'impression de participer à une expérience comportementale comme celle dont Werber parlait à propos de rats dans un de ses bouquins. Il y a toujours le beauf (voire plusieurs), l'intellectuel, l'alcoolique défoncé notoire, le play boy, la nymphomane qui s'enfilerait des pieds de tabouret si ça lui permettait de colmater son entre-jambe, la niaiseuse fleure bleue qui parle cupcake et licornes, la poupouf qui va te parler de sa dernière acquisition chez Zara et des soldes à venir, le troll qui finit toujours pas te roter à la tronche pour "rigoler", ils sont parfois plus d'un, ils sont parfois tout ça en quelques uns. Ce besoin de sociabilité nauséabonde dont font preuve les gens me laisse sur le cul.

Je me sens mal en soirée. Je sais que ça finira par critiquer (je serais hypocrite de dire que je ne critique pas non plus) et pourtant, ils aimeront se revoir, apprenant à se connaître et à reconnaître chez les autres ce qu'ils n'apprécient pas.
On se donne les numéros de téléphone souvent pour s'organiser des soirées, autrement pour devenir ami, voire plus si affinité.
On sympathise, on se lèche le cul, alors qu'on s'en fout. Ces gens peuvent bien disparaître demain de nos vies, ils n'étaient que des petits singes dans un zoo : amusants à regarder quelques instants, mais on ne passerait pas la journée avec eux.

J'essaie de m'intégrer, de parler, de singer leurs gestes, leurs blagues et leurs pensées, pour voir ce que ça pourrait m'apporter. L'éternel espoir de rencontrer des gens qu'on jugerait intéressants, tout du moins assez pour apprécier leur présence dans nos vies sur du long terme.
Mais j'en ressors très souvent rincée, épuisée, déçue, blessée. Alors je m'isole pour me ressourcer, en gardant à l'esprit que ces personnes là n'ont rien pour moi, qu'ils n'ont pas besoin de moi, qu'ils se contente de ce qu'ils brassent entre eux.

Il y a des gens "sympas", mais l'effet de groupe m'est un véritable supplice. Ils pompent mon énergie, ma confiance en moi, je ressens très bien qu'ils me prennent pour un animal bizarre qui n'a pas sa place parmi eux, comme si j'étais une fourmi qui n'aurait pas les même phéromones (je suis très "métaphores animalières" ce soir moi ^^)

Mon copain est très différent sur ce point. Très sociable (un peu trop à mon goût, mais je sais mitiger ma façon de voir les choses et la sienne), il a plein d'amis facebook, fait régulièrement des soirées avec des inconnus, il donne son numéro de téléphone sans problème. C'est angoissant pour moi dans la mesure où d'une, j'apprécie peu le fait qu'il laisse n'importe qui l'approcher (sans me les présenter d'ailleurs, car il aime avoir des "cercles d'amis" dont je ne fais pas partie pour pouvoir garder une sorte de cocon de potes auxquels je ne serais pas reliée en cas de séparation) mais qu'en plus, il ne considère pas ses gens comme des "amis", mais réellement des individus avec qui interagir, même s'il n'y a rien de constructif dans ces rapports. Il ne déteste personne et selon lui, les rencontres qu'il fait, même si elles ne sont pas mirobolantes, sont très souvent bonnes. Il est bien plus tolérant et ouvert que moi sur le fond des individus.

Je ne le juge pas, je sais que cette façon de voir les choses est très majoritaire (en tout cas, je le vois parfaitement avec les gens de ma tranche d'âge). Ils sont nombreux ces groupes de potes, partout, à partir en vacances, à faire des activités ensemble ou juste se voir pour faire une soirée.
Moi je n'y arrive pas. J'aime et chérie mes petits comités, mes amis, mes proches. Mais je suis très exigeante avec les gens. Bêtement très probablement, je suis incapable de prendre le moindre plaisir avec une personne qui ne m'intéresse pas, qui ne m'apporte rien, qui est trop différente de moi. Et sans plaisir, je préfère supprimer ces gens de ma vie plutôt que d'avoir un panel inutile de fantômes dans mes listes d'amis ou mes contacts téléphoniques.
Les gens qui sont dans ma vie ont une raison d'y être. Tous.

ça fait peut être prétentieuse, celle qui voit la plupart des gens comme des trucs qui servent pas à grand chose. J'en suis désolée, sincèrement.
Moi aussi j'aimerais bien être comme eux, capable de m'éclater avec n'importe quels pimpins rencontrés sur OVS, de ne pas me soucier d'eux, de ne pas m'attacher et de ne rien en attendre.
Mais non, je n'y arrive pas. Et ma vie est bien assez complexe comme ça pour que j'y rajoute des éléments anxiogènes, inaccessibles pour moi.
D'ailleurs si tout le monde était comme moi, l'humain n'aurait rien d'un animal sociable et on serait tous déjà morts. XD

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Enfant sauvage le Mar 12 Mai 2015 - 7:31


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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par un.autre.monde le Mar 12 Mai 2015 - 16:05

Intéressant tout ça !

Sur le groupe, je trouve que ce qui est désagréable est un groupe où les gens ne se connaissent pas - ou pire, ne s'apprécient pas. On devrait toujours commencer par faire connaissance et s'apprécier avant de se mettre en groupe. Si ce n'est pas le cas, généralement je prends les gens à part pour les rencontrer individuellement au fur et à mesure.

Mais si on se connait et s'apprécie, une bande de bons copains, c'est assez sympa, ça créé une émulation collective. Si.

Eloa, ce dont tu parles j'aime appeler ça "le zapping social", et ça pose des vraies questions ! Des groupes de zappeurs sociaux ne sont clairement pas des groupes de gens qui se connaissent et s'apprécient.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Invité le Jeu 14 Mai 2015 - 15:52

un.autre.monde a écrit:
Eloa, ce dont tu parles j'aime appeler ça "le zapping social", et ça pose des vraies questions ! Des groupes de zappeurs sociaux ne sont clairement pas des groupes de gens qui se connaissent et s'apprécient.
Je t'avoue que jusqu'à il y a deux ans, je ne savais même pas que ça existait.
Pour moi, les gens prenaient le temps de se connaître petit à petit, puis se présentaient d'autres connaissances de façon tout aussi développée.
Mais non, il me semble aujourd'hui, à l'heure de l'effondrement des véritables liens sociaux, que les gens "consomment" la présence d'autres gens davantage que de raison. Comme si la place de l'individu avec ses pairs devait se trouver en priorité dans le fait "d'être là". Je suis avec d'autres, donc j'existe.
C'est, selon moi, malsain au possible. Et irrespectueux.
L'égoïsme est fort. On s'en tape le coquillard de qui sont les gens, leur histoire, etc, tant qu'ils sont là pour nous aider à nous sentir moins seuls. Tragique...

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Enfant sauvage le Jeu 14 Mai 2015 - 16:19

Lorsque je me retrouve dans un nouveau groupe, je me retrouve comme un enfant dans un magasin de jouets.
Je ris, je regarde et j'échange beaucoup...
Lorsque j'ai analysé tout le monde ou que ma grille de compréhension est complète, c'est bien différent lorsque je suis amené à retrouvé un groupe similaire ou composé des personnes présentes précédemment.
Je ne parle naturellement que si l'on engage la conversation avec moi.
J'observe et je reste en retrait.
Je m'ennuie la plupart du temps mais cela me permet de continuer d'apprendre sur l'être humain.

Enfant sauvage par nature, je me fie uniquement à mon instinct et peu importe que je passe pour un asocial.
Je m'isole donc dans le groupe et je m'évade librement dans mes pensées jusqu'à ce qu'une personne différente vienne frapper à la porte de mon univers...

Fréquentant les groupes de zèbres depuis peu, je reproduis le même schéma.
Il se peut que certains se demandent ce que je fais là, du fait que je n'échange que peu, voir pas du tout parfois et que j'évite même de croiser leur regard...
(Si tu m'as croisé en soirée ou en sortie, tu as du remarqué cela)

Pour que j'ai le désir d'échanger après la phase de découverte, il faut être haut perché ou être un enfant sauvage ou encore assumer pleinement sa différence...
Un simple échange de politesse va rapidement se terminer par un mutisme de ma part si je ne ressens pas en l'autre quelque chose qui m'interpelle vraiment.

Mon univers des possibles est simplement hermétiquement fermé.
N'entre dans mon monde uniquement les hyper-sensibles qui s'assument et les enfants sauvages...
Et cela ne constitue qu'une infime fraction des personnes que j'ai rencontré à ce jour...

Cela pourrait être pris pour de l’élitisme à lire mes propos mais il n'en est rien...
J'assume simplement ce que je suis et je n'aspire pas à être aimé ou apprécié de tous ou même du plus grand nombre car je n'ai pas foi en l'humanité mais en l'humain dans son individualité.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Pieyre le Jeu 14 Mai 2015 - 19:21

Dans un groupe, on n'est qu'un parmi d'autres, et on n'est pas toujours capable de se mettre en avant, à part certains imbéciles, qui eux ont moins de réticences, parce qu'ils ne connaissent que le modèle dominant / dominés : du fait qu'aucun dominant ne s'impose, ils se disent qu'ils pourraient jouer ce rôle. Alors ils profèrent des bêtises, et cela constitue la trame de la discussion, voire de l'action. Heureusement, un groupe se répartit en unités plus ou moins autonomes, où des échanges plus intéressants peuvent naître. Au fond, on pourrait même dire que c'est grâce à l'initiative première des imbéciles.

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Re: De la difficulté a etre en groupe

Message par ShineFlower le Jeu 14 Mai 2015 - 21:27

Pieyre a écrit:Dans un groupe, on n'est qu'un parmi d'autres, et on n'est pas toujours capable de se mettre en avant, à part certains imbéciles, qui eux ont moins de réticences, parce qu'ils ne connaissent que le modèle dominant / dominés : du fait qu'aucun dominant ne s'impose, ils se disent qu'ils pourraient jouer ce rôle. Alors ils profèrent des bêtises, et cela constitue la trame de la discussion, voire de l'action. Heureusement, un groupe se répartit en unités plus ou moins autonomes, où des échanges plus intéressants peuvent naître. Au fond, on pourrait même dire que c'est grâce à l'initiative première des imbéciles.
Oui je suis d'accord avec toi sur toute la ligne.

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par un.autre.monde le Sam 16 Mai 2015 - 13:13

Et si on essayait aussi de réfléchir aussi aux expériences positives de groupe.



Cela m'évoque ça par exemple.

Harmonie.

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Re: De la difficulté a etre en groupe

Message par ShineFlower le Sam 16 Mai 2015 - 20:21

un.autre.monde a écrit:Et si on essayait aussi de réfléchir aussi aux expériences positives de groupe.



Cela m'évoque ça par exemple.

Harmonie.
Impec !

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Re: De la difficulté à être en groupe

Message par Kilimandjaro le Sam 23 Mai 2015 - 4:42

Bonjour à tous,

Ce sujet me touche et m'émeut presque parce que je vis une extrême solitude: je compte aujourd'hui un seul ami que je vois grosso modo une ou deux fois par mois. Ma vie sociale se résume à ces quelques soirées partagées avec lui, je ne les attends pas, je suis content de les vivre mais j'insiste sur le fait qu'elles ne représentent pas des instants qui me font trépigner d'impatience.

J'entretiens un lien via whatsapp avec ma tante, un "ami" qui vit au Vietnam et une "amie" qui vit à Marseille alors que je vis à Paris. Je mets des guillemets parce que je ne vois jamais ces deux "amis" avec qui je partage des conversations online que j'apprécie.

Pour finir de brosser le constat, je vis toutes mes sorties en solitaire: je vais au restaurant, au cinéma, au sport, au shopping seul. Je n'éprouve aucune difficuté à vivre ces moments en solo, je suis habitué, rôdé: j'apprécie ma compagnie, c'est parfois schizophrénique, j'entretiens des dialogues intérieurs à propos du dîner, du film, de la veste... Je m'invente un autre qui n'est que moi Smile

Je m'investis beaucoup dans mes projets, c'est à la fois une cause et une conséquence de ma solitude.

Je redoute le groupe et j'envie pourtant ceux qui s'y fondent. Eloa m'a ému avec son témoignage quand elle parle de ces autres qui ont un groupe de potes, un groupe d'amis, avec qui sortir, avec qui parler, avec qui rire, que ça fait envie mais que ça reste imperméable: je les vois aux fenêtres, aux terrasses, et je me dis à chaque fois que j'aimerais moi aussi être capable d'avoir des amis. Je parle en effet aujourd'hui d'une forme d'incapacité à me fondre dans un groupe: je m'ennuie, ils sont tous si lents, je n'aime pas les codes adoptés, les faux-semblants, les conversations pour rien, les lieux communs que j'ai pu entendre quand j'ai osé tenter l'expérience. Ca me semble inutile, ça ne mène à rien et ça a l'air pourtant génial d'avoir des amis quand on sait accepter les règles du groupe.

Je sais que je suis exigeant mais j'ai cette sensation de galoper quand les autres rampent, je trouve le monde si lent: nous n'avons pas le même rythme, c'est un fait, et je me sens comme inadapté à la possibilité de caler mon pas à celui des autres et ainsi, de développer des amitiés, de comprendre ce qui les amuse, de comprendre ce qui les réunit.

Hâte de vous lire encore...

A bientôt.

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Re: De la difficulté à être en groupe

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