Les pro-psychiatres et les anti-psychiatres

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Message par Abonné absent Dim 15 Juil 2018 - 11:56

Cela a fini par me faire tilt, il y a des partisans de la médecine dont les principes ont été posés par Hippocrate (Ἱπποκράτης, le pouvoir équestre) et puis il y en a d'autres qui les traitent de charlatans et préfèrent aller consulter des rebouteux.

Après tout chacun fait bien comme il veut. Mais là où il y a une étrangeté c'est que les pro-médecine officielle (remboursée par la Sécu) exhortent à s'y faire soigner, tandis que les autres exhortent à les fuir.

Alors qu'en fait ces deux approches ont leurs qualités et leurs limites. Evidemment si on a peur d'aller voir le médecin il convient de rassurer celui/celle qui souffre. Et si on a peur d'être empoisonné par un médicament, ce qui est possible, on peut choisir de ne pas en prendre. Il n'y a bien que le paternalisme de l'Etat pour prétendre imposer aux gens de se soigner lorsqu'ils sont malades.

Pour ma part ce qui me motive à aller chez le médecin c'est que je n'ai pas envie de crever dans un tourment insupportable. Et qu'à choisir, leur principe scientifique pluri millénaire me semble plus probant que des principes empiriques, tout aussi vénérables soient-ils.
Néanmoins il est reconnu qu'il est possible de se soigner par le seul effet de la psyché, qu'on appelle "effet placebo".

Or, après des décennies de tentatives et de réflexions, j'ai fini par me dire que les psychologues sont des placebos, des rebouteux. Qui peuvent vous rendre plus malade que vous étiez avant, et ne pas réaliser que vous avez besoin de voir un médecin pour prendre un traitement, être protégé.

Voilà, c'était une interview de AA, à vous les studios Cognac-Jay. Razz
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Message par fleurblanche Dim 15 Juil 2018 - 18:09

Le terme exact pour ce que tu appelles "médecine officielle", c'est : médecine conventionnelle ou médecine moderne.

Les rebouteux sont classés dans l'autre catégorie : la médecine traditionnelle, appelée ainsi parce qu'elle est en lien avec les traditions des peuples (exemples : chamanisme, acupuncture, etc.)

J'ai cité ailleurs sur ZC une étude qui mettait en exergue le fait que la médecine traditionnelle (encore appelée médecines parallèles ou médecines alternatives ou médecines complémentaires) était largement employée dans le monde, y compris en Europe. Certains pays européens remboursent même ces types de soins. Les gens associent ces méthodes alternatives aux soins médicaux qu'ils reçoivent dans le système de soins moderne. Les médecines complémentaires permettent d'améliorer la qualité de vie des personnes qui souffrent de maladies chroniques. Le site du ministère de la santé français a publié des fiches sur certaines d'entre elles.


Les psychologues et les psychiatres ne sont pas à classer dans la catégorie des médecines traditionnelles ou alternatives ou parallèles ou complémentaires. Ils ont bel et bien leur place dans la médecine conventionnelle. Leur action dans l'amélioration de la santé mentale des gens est réelle.

Par ailleurs, les psychologues sont normalement formés à détecter les signes de maladies mentales proprement dites requérant l'intervention des psychiatres. Les 2 catégories, psychologues et psychiatres, sont amenés à gérer ensemble les cas le nécessitant.


Dernière édition par fleurblanche le Dim 15 Juil 2018 - 18:43, édité 1 fois
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Message par Invité Dim 15 Juil 2018 - 18:18

Psychiatre ? 10 min de consultation pour entendre dire, à propos de traumatismes: "faut oublier tout ça ?" et se faire prescrire des médicaments qui ne fonctionnent pas mais qui ont des effets indésirables très gênants ?

Ca refroidit. Vraiment.

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Message par fleurblanche Dim 15 Juil 2018 - 18:26

Quand ça se passe mal avec un professionnel de la santé, ou qu'on n'est pas satisfait de sa prestation, il faut en changer.

Parce qu'il y a des personnes pour lesquelles ces soins ont bien marché.
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Message par Invité Dim 15 Juil 2018 - 19:08

je ne suis ni pour ni contre, je m'explique, j'ai 16 ans de suivi psychiatrique derrière moi, j'ai connu 4 psychiatres, les 4 ont été correct(e)s.
Une seule femme psy, lors de mon internement obligatoire a menti, en remplissant mon dossier, elle a noté que j'étais dangereux, j'ai donc été hospitalisé pendant un mois à l'USI (unité de soins intensifs), il faut savoir que tu vis dans un couloir de 20 mètres de long, blindé de médicaments, te donnant fièvres, tremblements jour et nuit. tu es accompagné par des cas très difficile; un prisonnier de 2 mètres qui se fait passer pour un dingue, un baba cool qui devait prendre son bain dans du mdma et du lsd, racontant des trucs hallucinants, une femme hyper intelligente complètement allumée, qui m'espionne dans ma chambre la nuit, qui me dit, que bientôt j'aurai plus de médicaments et que je deviendrai un bonobo comme les autres et ça ça m'a fait trop rire au final.
Sinon j'ai reçu des soins par des personnes très intelligentes et compréhensives.
docteurs et infirmièr(e)s, juste un problème lorsque j'ai chié sous la douche, dans une autre chambre que la mienne. Pété de rire

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Message par Lucy Jeu 19 Juil 2018 - 22:22

Je crois que je vous bats niveau psychiatres et psychologues.
Si on compte ceux que j'ai vus ponctuellement, j'ai dû en rencontrer une bonne dizaine.

Sur le principe et pour des raisons personnelles de vécu, je suis pour le suivi médicamenteux.
Toutefois, il ne sert absolument à rien sans la thérapie de fond et si on n'a pas la volonté de s'en sortir pour de bon cette fois, ce qui suppose d'être dans la bonne période de sa vie et d'avoir un psychiatre avec qui le courant passe. Autrement dit, qui est adapté à la personnalité du patient/consultant. Certains diront que le suivi peut être effectué par un psychologue, mais je mets un bémol : ça veut dire qu'on dissocie les médicaments du suivi psy, ce qui veut dire que les médicaments ne seront pas adaptés, et donc dans ce cas autant ne pas en prendre.
Si je suis pour la thérapie avec médicaments, c'est tout simplement que je ne serais probablement plus là pour en parler si les-dits médicaments n'existaient pas et que je n'en avais pas pris.

Après chacun fait comme il veut, il est également prouvé que les médecines alternatives fonctionnent. Non sur le principe chimique, mais sur le principe du placebo, qui a autant d'effets sur un certain nombre de petits bobos. Et qui, pour les maladies les plus graves, renforce le système immunitaire grâce au bien-être du patient.

Cela dit, pour être honnête, je doute qu'on guérisse d'un cancer en buvant des tisanes, autant qu'il soit nécessaire de prendre des antibiotiques quand on a la grippe.

La question que je me pose est plutôt : pourquoi les gens ne piochent-ils pas dans l'un ou l'autre selon les besoins, voire en mélangeant ou en changeant les méthodes selon le plus adapté au moment ?
La réponse est simple : l'habitude bien ancrée d'aller chez le médecin ou le rebouteux.
Ne cherchez pas, nous sommes tous des moutons.
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Message par Invité Jeu 19 Juil 2018 - 23:15

Il y a aussi une méconnaissance relative de ce qu'est la médecine millénaire.
Hippocrate disait que ton premier médicament soit la nourriture et non des molécules de synthèses.
C'est déjà une chose. Il faut effectivement faire la distinction entre médecine et médecine.
Ensuite il faut distinguer la médecine qui gère les crise aigües et médecine qui gère les maladies chroniques.
Autant elle est d'une très grande efficacité dans la première, autant dans la seconde elle mouline dans la semoule.
Par exemple elle n'est pas capable de comprendre le fonctionnement de l'herpès. Mais des études empiriques ont néanmoins permis de trouver des traitements. Ce n'est pas la médecine qui soigne dans ce cas c'est les labos qui ont fait des études.
La médecine dans ce cas là va trouver sa fonction dans le diagnostic et le choix du traitement du symptôme.
La distinction entre médecine traditionnelle et médecine allopathique c'est que la première s'attache assez souvent à rééquilibrer l'ensemble du corps sous toute ses facettes pour que celui-ci soit en mesure de se soigner lui-même. Ce qu'il est à même de faire dans de très nombreuses situations (sinon je gage qu'avec les générations de paysans, tout le monde auraient crevé du tétanos).

S'il ne faut pas incriminer la médecine allopathique (ou symptomatique) il ne faut pas non plus incriminer la médecine traditionnelle (ou holisitique ayurveda, médecine chinoise, naturopathie, etc).
On retrouve d'ailleurs des mécaniques de traitements qui s'inspirent des connaissances millénaires (et bien plus hippocratiques notamment en phyto). Ex le millepertuis qui est un recapteur de la sérotonine au niveau des synapses et dont nombres d'antidépresseurs reprennent le principe.

Vouloir approcher les médecines de manière manichéenne est une erreur de plus en plus dénoncée que ce soit par les médecines alternatives que par les médecines allopathiques (et on trouve de plus en plus de médecins qui s'ouvrent à ces approches sans forcément parler d'homéopathie mais juste d'alimentation, d'exercice physique, de sommeil etc. L'exercice physique par exemple est un très bon moyen pour évacuer les déchets produits ou accumulé par le corps humain (je ne parle pas de détox non plus, juste de processus naturels, sudation, respiration etc).

Bref je pense que de la nuance et de l'ouverture d'esprit sont le meilleur gage d'un retour à un état plus équilibré et serein.

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Message par fleurblanche Ven 20 Juil 2018 - 0:43

Lucy a écrit:
Sur le principe et pour des raisons personnelles de vécu, je suis pour le suivi médicamenteux.
Toutefois, il ne sert absolument à rien sans la thérapie de fond et si on n'a pas la volonté de s'en sortir pour de bon cette fois, ce qui suppose d'être dans la bonne période de sa vie et d'avoir un psychiatre avec qui le courant passe. Autrement dit, qui est adapté à la personnalité du patient/consultant. Certains diront que le suivi peut être effectué par un psychologue, mais je mets un bémol : ça veut dire qu'on dissocie les médicaments du suivi psy, ce qui veut dire que les médicaments ne seront pas adaptés, et donc dans ce cas autant ne pas en prendre.

Je voulais juste préciser que le psychologue et le psychiatre ne sont pas à prendre au choix. Le psychologue ne peut pas faire le travail du psychiatre, et le psychiatre ne peut pas faire le travail du psychologue.  Chacun d'eux a un rôle bien déterminé, des compétences distinctes, que l'on associe en fonction du résultat que l'on veut atteindre avec le patient. Ils travaillent en équipe pour le bien-être du patient.
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Message par fleurblanche Ven 20 Juil 2018 - 0:58

Caracol a écrit:
Ensuite il faut distinguer la médecine qui gère les crise aigües et médecine qui gère les maladies chroniques.
Autant elle est d'une très grande efficacité dans la première, autant dans la seconde elle mouline dans la semoule.
Par exemple elle n'est pas capable de comprendre le fonctionnement de l'herpès. Mais des études empiriques ont néanmoins permis de trouver des traitements. Ce n'est pas la médecine qui soigne dans ce cas c'est les labos qui ont fait des études.

Si par "fonctionnement de l'herpès", on veut dire physiopathologie de l'herpès, celle-ci est au contraire bien connue. Avec un peu de recherches, chacun pourra trouver comme "fonctionne" l'herpès.


Vouloir approcher les médecines de manière manichéenne est une erreur de plus en plus dénoncée que ce soit par les médecines alternatives que par les médecines allopathiques (et on trouve de plus en plus de médecins qui s'ouvrent à ces approches sans forcément parler d'homéopathie mais juste d'alimentation, d'exercice physique, de sommeil etc.

La médecine moderne ne s'est jamais limitée à la prescription de médicaments. Les conseils en alimentation, exercice physique, sommeil (etc.), ont toujours fait partie intégrante de la pratique médicale. Ce n'est pas quelquechose de particulier ou de nouveau auquel de plus en plus de médecins s'ouvriraient. Les conseils en hygiène de vie font bel et bien partie de la médecine moderne.
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Message par Invité Sam 8 Sep 2018 - 18:47

Personnellement, j'avoue que je ne fais même pas la différence entre psychologue et psychiatre, mais je devrais (je crois que les psychiatres peuvent prescrire, mais je ne suis pas sûr que ce soit la seule différence).

Je dois dire que je suis vraiment étonné de voir que les consultations psy sont un sujet tellement omniprésent ici (est ce représentatif des HP ?), et qu'il y a une telle demande. A vrai dire, j'ai parfois l'impression qu'il s'agit du pisalé d'une société malade et un eu feignante (une société qui ne peut-être qu'à l'image de l'homme : imparfaite). C'est l'effet placebo dont parle 'Abonné absent', mais il faudrait aussi parler de l'effet nocebo tout aussi réel. Ce terme est un peu moins connu, et représente l'inverse du placebo : le déclenchement de vrai maladie, par la seule force de l'esprit.

L'effet placebo est avéré. Ce n'est pas qu'un effet sur le morale ou les croyances. Je l'ai découvert adolescent :
j'avais une mycose au pied qui revenait malgré les traitements. Un jours, un médecin m'a dit que ce qu'on me donnait était inutile, de regarder mon pied tous les soirs pendant 5 mn, et de parler à la mycose en lui disant de partir, et de le faire avec conviction. J'ai trouvé ça peu crédible, mais l'intelligence et le sérieux que m'inspirait cette médecin m'a poussé à croire en elle. J'ai essayé, et ce fut la fin définitive et rapide de ce problème. Là se rejoignent placebo et psychologie, puisqu'il ne s'agissait pas de croire en l'efficacité d'un médicament, mais à une simple parole qui m'a soignée d'un problème très concret.

Les forces de l'esprit sont vraiment très grandes. Le corps et l'esprit ne doivent faire qu'un, et tout comme un corps peu être faible, l'esprit peu l'être aussi. C'est un peu ésotérique mais pas du tout finalement. Ca ne me parait pas moins intelligent de consulter quelqu'un qui peut nous aider à dénouer ce qui est du ressort de l'esprit, que de consulter celui qui connait le fonctionnement du corps. A cela près que si le médicament peut faire son œuvre malgré notre volonté, le pendant psychologique demande un investissement certain. C'est là que je suis mal à l'aise avec la prolifération des demandes concernant un bon psy. J'ai parfois l'impression qu'on s'attends à des effets magiques plus ou moins forts, alors qu'il s'agit avant tout d'un travail actif sur soit. Je ne crois pas que ce soit simplement un problème de volonté, plus quelque chose que je ne sais pas comment définir, une sorte de force de certitude, mêlé d'un "remodelage" actif de la pensée.

Pour conclure, on à l'habitude d'entre cette expression : "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir". Je crois que c'est infiniment faux, et que la forme juste serait plutôt "tant qu'il y a de l'espoir, il y a de la vie".

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