l'effort des assemblées

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Message par oyans le Mer 30 Sep 2015 - 18:02

l'effort des assemblées.


Irisée de flammes la tête brûle et les terres se rompt en une crevasse,
Un jump sans matière et déjà à la tête qui happe comme toucher la surface
Et c'est une carte jaune et le vert s'époussette dans un flou intact ;
Une brume pulmonaire et la canine croque des yeux la cataracte.
Aveuglement, il rampe sur le sol mais entend-il le bout du chemin
Qui ruisselle au lac ? L'eau n'y est plus pourtant au fond noir qui l'étreint.

Apposer un pied puis deux, c'est une vague d'écume, un lit d'aurore,
Il fait azur, ciel badin et ses membres blancs l'abandon du corps,
La vie s'en est allée au corridor de sa trachée ou lancine plus auprès de la respiration, un port,
Digue de nuit où germe l'étincelle de goudron, sommeil dans l'attente d'angoisse ;
La case du docker sur des caisses de morts, rime, arrime la griffure de la poisse...

Des vents en pépites ! la brisure déferlante et il s'aboie de scrofuleux nuages énormes,
Des mots crasses scie sur le pied, pantin de quille et faisandage des normes ;
ça grille sur la braise une dépense d'ennuis et son cœur aux maux se panse,
S'épanche ; une femme indistincte si belle de n'être pas et un enfant mort-né qui s'élance !
Pleur, larme sans visage ouvre sa fosse où se meurt, un semeur sans illusion, la larme sans nom.
Il esquisse une rive, il sent l'appel d'un autre angle sur un damier criblé de plomb,

œuvre charnelle, les cloisons amidonnées, cloisons de folie et chemise de force,
Les liens sur un bibendum Michelin et pas de sortie de route ! le cercueil cligne au coin...
Peut-être un virage, un passage dans le ramage et c'est un temps d'hibernation tel un point ?
Au lointain d'une migration en des climats désaxés dans une déchirure atroce !
Optique de neige sur la cendre désertée et formes noires dansent dans la poussière
Sur un torrent embrasé;un village barques de pêches et la houle glisse son suaire
Sensuel, pourtant ardente de lumière, la vie pétille dans un climat d'ossuaire.

Apte strie ! le galon à l'épaulette et au pas de charge le défilement jusqu'à l'oubli,
Le terrain traversé est un cimetière d'obus, seule la ligne adverse atteinte l'embrasse dans la nuit...
oyans
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