Petites mélancolies pour rire

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Message par Glyndwr le Mer 30 Avr 2014 - 17:41

Ou les délirants et fragiles produits de mes fulgurantes nonchalances parmi la mélasse et les éclairs. (Vous avez quatre heures).

Pour faire simple, il me prend parfois la fantaisie d'écrire des textes qui me semblent tout juste assez bons pour ne pas être mauvais, et je me suis dit que je pourrais les soumettre à vos sensibilités délicates et vos avis éclairés. Aussitôt pensé, aussitôt fait !

Inspiration surréaliste du jour :

Si j'avais une masse d'argent
Je planterais des clous dans le sable
Pour tenter d'y fixer nos vertiges
Mais ton cœur en trampoline
Préférant viser les étoiles
S'est écrasé sur la Lune
Que tout rêveur prend à présent
Pour un feu de circulation nocturne
Marquant l'arrêt des rêves


Dernière édition par Glyndwr le Sam 24 Mai 2014 - 22:41, édité 1 fois
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Message par valerian le Mer 30 Avr 2014 - 18:10

s'est hum ... étrange mais bien ( et jolie en plus ! ) ! si tu en a d'autre qui te passe dans la tète va y ! je les lirais avec plaisir !
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Message par L'ange le Mer 30 Avr 2014 - 21:53

Plop ! C'est un sujet qui risque de m'intéresser.

Pour celui-ci, manque un peu de travail, de ponctuation surtout (Razz) mais c'est pas mal, agréable à lire. Si tu retravaille quelques trucs, tu peux vraiment en faire un très joli poème.
(Je n'ai pas la prétention de faire mieux, mais même un bourgeois peut remarquer que le meuble du menuisier est bancale ^^)

T'en as d'autres ? Je suis curieux. Smile
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Message par Glyndwr le Jeu 1 Mai 2014 - 21:34

Concernant ce texte, dire qu'il manque de travail est encore peu dire. Il est sorti tel quel de mon esprit d'un seul jet (ou presque), en une minute chrono. Mais, tout imparfait qu'il soit, je ne suis pas inspiré pour le retravailler, pour le moment. (Je dis tout le temps ça, et je ne reprends jamais rien, au final. Dilettantisme, mon amour !)

Des fragments de nul ensemble et d'aucun projet, des bribes d'inspiration jamais reprises, j'en ai quelques-uns qui traînent par-ci par-là, oui. Des textes achevés aussi. Je révélerai peut-être tout ça, mais progressivement.

Pour ce soir, un petit texte improvisé il y a quelques mois dans le cadre d'un jeu d'écriture (plusieurs mots étaient imposés) :

Etoile filante, noctambule céleste, ton feu fantomatique trace un chemin émeraude dans les cieux où tu es libre d'errer. Voie parsemée de fleurs stellaires qu'empruntent rêveurs et poètes pour s'élever, l'espace d'un instant, au-delà d'un monde froid comme l'acier. Néanmoins, séductrice, inflexible et mystérieuse, aguichant ces âmes dévorées de rêveries, tu les entraînes malgré elles vers le chaos qui les emportera.
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Message par L'ange le Jeu 1 Mai 2014 - 21:40

Tu me fais de l'ombre là !

Déjà que je trouvais mes poèmes pas terribles et qu'ils me dégoutaient au bout de quelques jours, là je crois que je vais aller cramer quelques feuilles et jeter mes stylos !  Rolling Eyes 

(Déjà ce soir je touche pas un crayon ! Very Happy)
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Message par offset le Sam 3 Mai 2014 - 0:48

L4nge a écrit:Tu me fais de l'ombre là !

Déjà que je trouvais mes poèmes pas terribles et qu'ils me dégoutaient au bout de quelques jours, là je crois que je vais aller cramer quelques feuilles et jeter mes stylos !  Rolling Eyes 

(Déjà ce soir je touche pas un crayon ! Very Happy)

Non malheur ! ne fait pas ça  Sad 

Glyndwr, moi qui aime les poèmes je ne peux que t'encourager à continuer.
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Message par Invité le Sam 3 Mai 2014 - 0:50

T'inquiètes Offset, j'ai des actions chez Bic
Je fournirais TOUS les écrivains en herbe
Y compris toi Glyndwr Wink
C'est good c'que tu fais  Approuve

Voui je suivais ton fil en silence  Embarassed Ninja

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Message par Invité le Sam 3 Mai 2014 - 1:33

@Glyndwr : fulgurance intravaillée et imponctuée. Parfaite telle quelle. A lire plusieurs fois, c'est encore mieux.

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Message par Glyndwr le Sam 3 Mai 2014 - 12:41

Merci pour vos encouragements ! Et L4nge, ne t'arrête surtout pas : j'écris mes petits trucs dans mon coin, je ne fais d'ombre à personne.

Pour vous remercier, voici un texte un peu plus travaillé que j'ai écrit fin 2013 (je m'étais dit que je le retoucherais, mais, égal à moi-même... bref, vous m'avez compris). Il y a quelques références et clins d’œil dans le texte, donc si certains éléments vous donnent une impression de "tiens, ça me rappelle quelque chose !", ce n'est peut-être pas un hasard.

Il y a

Qu'y a-t-il dans ces yeux
Qui se tournent, rêveurs,
Aussi bien vers les cieux,
Que vers les profondeurs,
Et semblent défier,
De leur joie insistante,
La laideur pénétrante
De la lucidité ?

Tu voudrais bien percer
L'énigme déroutante
De ce sourire brûlé,
Cette joie insistante,
Ce mystérieux bonheur,
Sombre, froid et profond,
Désarmant le malheur
Depuis son propre fond.

Il y a la folie,
Il y a l'ineptie,
L'absurde, l'insensé,
L'abîme inexploré
Du bon sens aboli,
Qui tente d'annexer
La raison qui le nie.

Ce fameux magicien,
Ce maître de la fuite
Et de l'imaginaire,
Artiste qui d'un rien
Fait jaillir le mystère
Et la beauté fortuite.
Ce fameux magicien,
Tombé dans son chapeau
Et mort oublié là.

Cette femme peinée
D'avoir perdu la clé
De son palais lunaire,
Et qui mourrait de froid
Au pied d'un réverbère,
L'estomac aux abois,
Sous l'obscure clarté,
De la voute étoilée.
Exil involontaire.

Mais il y a aussi,
L'imprévu, l'incroyable,
Les éclairs dans la nuit,
Lumières formidables
Dans le noir de la vie.
Les mains tendues dans l'ombre,
Beautés inespérées,
Qui même des plus sombres,
Raniment la gaîté.

L'amour et l'amitié,
Les rencontres, les arts ;
Quelquefois le hasard
Qui se laisse attraper ;
La maîtrise des formes
Dans la joie de créer ;
Danser au bord des normes,
Et le plaisir d'aimer.

Il y a celui qui,
Entré dans un tabac
Pour éviter la pluie,
D'un geste maladroit,
Bouscula les appuis
De cette jeune fille
Si jolie, dont depuis
A ses yeux, l'aura brille
Plus fort que le soleil,
Car jusque dans la nuit,
Sa lumière émerveille.

Il y a cet artiste,
Qui, fort peu inspiré,
Promenant son pas triste
Au milieu des rochers,
Chut inopinément,
Et, se brisant le nez,
Reçut au même instant
De quelque dieu clément,
L'idée qui lui manquait
Pour conclure l'ouvrage
Qui, par-delà les âges,
Bâtit sa renommée.

Il y a que la vie,
Dure, froide, cruelle,
Peut aussi sembler belle.
Il y a que la vie,
Pleine d'indifférence,
Peut accorder aux sens,
Aussi bien qu'à l'esprit,
Plus d'une jouissance
Et bon nombre de fruits.

– Hélas, demain encore,
Il me faudra bien vivre.
– Hélas ?!? Mais ce trésor
d'exister me laisse ivre
Du plaisir d'être ici !
Il y a tant d'aurores
Qui n'ont pas encor lui.
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Message par Invité le Sam 3 Mai 2014 - 15:35

Amour 

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Message par Glyndwr le Dim 8 Juin 2014 - 11:06

J'ai retrouvé ce texte, vieux de quelques mois seulement, dans mes brouillons. J'avais complètement oublié l'avoir écrit. En le relisant, je me rends compte que j'aurais presque pu appeler les personnages T et F plutôt que H1 et H2.


Dualité. (Dialogue imaginaire)

(Bouffonnerie-lyrique, prélude à une pièce qui ne s'écrira sans doute pas.)

« Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne » [Mallarmé]

Selon une hypothèse plausible, la scène se passe à proximité d'une fenêtre.

H1 - Pourquoi ça fait des jours que t'as à peine touché à tes livres et tes carnets ? Qu'est-ce que tu fous à regarder tout le temps comme ça par la fenêtre ?

H2 - J'attends.

H1 - T'attends quoi ?

H2 - La Princesse.

H1 - Comment ça « la Princesse » ? Qui c'est ?

H2 - C'est la Princesse.

H1 - Tu te fous de moi ?

H2 - Non.

H1 - Tu sais qu'aucune Princesse va venir ?

H2 - Ça se peut bien, oui.

H1 - Alors ?

H2 - Alors quoi ?

H1 - Bah qu'est-ce que tu fous ?

H2 - Bah j'attends.

H1 - La Princesse ?

H2 - Oui.

H1 - Bon. Admettons. Et si elle venait, « La Princesse », qu'est-ce que tu ferais ?

H2 - Je lui ouvrirais la porte.

H1 - Moui. Ok. Et après ?

H2 (après un temps de réflexion) - Après je serais peut-être triste.

H1 - Triste ? Pourquoi triste ?

H2 - Parce que le plus probable est qu'elle voudrait pas de moi.

H1 - Quoi ? Je comprends rien à ton délire !

H2 - Bah oui. Elle voudrait sans doute pas de moi. Parce ça serait pas le moment. Ou parce que je suis pas un prince. Ou je sais pas moi. Mais c'est le plus probable.

H1 - A quoi bon l'attendre, alors ?

H2 - Parce que. Comme ça. On sait jamais.

H1 - Bon, et sinon, tu sors de ta connerie ?

H2 - Je sais pas. Qu'est-ce que tu me proposes ?

H1 - Bah je sais pas, arrête d'attendre. Reprends ta vie quoi. Lis tes bouquins, écris des trucs, va voir dehors... Y fait beau en plus.

H2 - Je peux pas sortir. Elle pourrait venir pendant que je suis pas là. Tu sais bien, ça fait toujours comme ça.

H1 - Tu parles encore de la Princesse ?

H2 - Oui.

H1 - Oh merde ! Tu serais pas un peu malade, des fois ?

H2 - C'est une opinion.

H1 - Bon, allez, viens. On va aller se boire une bière. T'as besoin de prendre un peu l'air... Ça tourne plus très rond là-dedans.

H2 - Je peux pas sortir je t'ai dit.

H1 - Bah lis au moins ! Fais quelque chose à la fin !

H2 - Oui, je vais faire ça. Je vais lire.

H1 - Bah vas-y ! Qu'est-ce que t'attends ?

H2 - La Princesse.

H1 - Oh !!! J'abandonne !!!

H2 - C'est que je t'ai rien demandé, moi, de toute façon.

H1 - Mais ça te fait plaisir, au moins, d'attendre comme ça ?

H2 - Non. Ça brûle, un peu.

H1 - Alors pourquoi ?

H2 - Je sais pas. Comme ça. Je peux pas m'en empêcher.

H1 - Bon, allez. Viens maintenant... Je t'en prie !

H2 - Je t'ai dit non.

H1 - Très bien. Comme tu veux. Dans ce cas, tu lui diras bonjour de ma part, à la Princesse, quand tu la verras. (Pauvre vieux, va ! Lui qu'a jamais paru bien sain de la tête, je crois qu'on l'a perdu cette fois...)

H2 - Je t'ai entendu, tu sais. Reste que si l'impossible se réalisait, comme un minuit en plein jour, et qu'elle venait quand même... Ah ça ! Vous seriez tous bien surpris ! Tu peux pas comprendre. T'es comme les autres. Vous croyez que la beauté irréelle des rêves qui se réalisent est forcément d'un autre monde.

H1 - Donc t'y crois quand même, au fond.

H2 - Peut-être.

H1 - Mais je te comprends pas. Vraiment. Puisque tu dis que ça te brûle...

H2 - Je préfère brûler que geler.

H1 - Comment ça, geler ?

H2 - Oui, dans votre réalisme. Ça me gèle.

H1 - Parce que la réalité, ça te gèle ?

H2 - Pas la réalité. Seulement ce que vous en percevez. Et ce que vous en faites, aussi.

H1 - Bon, bon. Bah tu vas pas être heureux mon gars, si le réalisme te gèles et que les rêves te brûlent...

H2 - Seulement ceux qui ne se réalisent pas.

H1 - Et tu crois que c'est en attendant devant la fenêtre que ton rêve va se réaliser ?

H2 - Non. Mais y'a rien que je puisse faire. Rien à tenter. J'ai déjà essayé. Je peux qu'attendre. Et espérer.

H1 - Et pourquoi que tu changerais pas de rêve, pour voir ?

H2 - On choisit pas toujours ses rêves. Celui-là m'a accroché le cœur au détour d'un couloir. C'est comme ça. J'avais rien demandé. Je compose avec. Et puis, tout de même, c'est un joli rêve.

H1 - Mais c'est un rêve idiot !

H2 - Pourquoi idiot ? Idiot par rapport à quoi ?

H1 - Mais par rapport à tout ! Regarde-toi ! Ecoute-toi ! C'est pas ça la vie !

H2 - Parce que c'est pas idiot, ça, la vie ? La vie que mènent les gens, tu trouves qu'elle a beaucoup plus de sens ? C'est une vie grise, et sale, et vide, et sans rêve, justement ! Mon rêve, au moins, est beau. Et quand j'ai la force d'y croire vraiment, il est doux.

H1 - Et idiot ! T'es là, t'attends on ne sait quoi. Et pendant ce temps-là, excuse-moi, mais tu vis pas.

H2 - Pas moins qu'avant. Pas moins qu'un autre. Peut-être un peu plus que certains, puisqu'au moins j'ai un rêve.

H1 - Si tu le dis. Ecoute, je vois que ça sert à rien d'insister. Quand t'auras assez brûlé, comme ça, tout seul devant ta fenêtre... Si personne ne vient et que tu veux revenir geler un peu, pour changer... Oublie pas qu'y a les copains.

H2 - C'est gentil. Je viendrai. Plus tard. Peut-être.

H1 - Vrai ?

H2 - On verra. Mais pour l'instant, si tu veux bien m'excuser, je veux attendre.

H1 - Bon. Tu sais comment me joindre. Tu me feras signe...

H2 (seul) - Elle est déjà venue, tu sais. C'était pas un rêve. Mais je m'y suis pris n'importe comment. J'ai voulu tenter des voies impossibles. Oh, pas que je regrette. Il y a eu des moments... au-dessus de toute douleur et de tout sacrifice. Mais maintenant... Maintenant, je vois plus quoi faire. J'ai plus qu'à attendre. Attendre quoi  ? Rien, peut-être. Oui, rien, sans doute. Mais j'ai envie d'attendre, et d'y croire, encore un peu. Oh, sans embêter personne. Juste dans mon coin. Laissez-moi mon rêve... encore un peu. On sait jamais. On sait jamais... Et si une minime petite chance de rien existe, je veux pas la rater juste parce que j'étais pas aux aguets, ouvert à l'événement. Si je dois retourner avoir froid avec les autres, ça arrivera toujours bien assez vite. (Un temps.) Quand même, il a raison. Il fait vraiment beau aujourd'hui.


Quoi qu'il en soit, la légende dit que H2 aurait bien vite fini par se rendre compte que s'il moisissait dans sa vie, c'est parce qu'il s'enfermait dans une alternative totalement biaisée. Il serait en train de se construire sa troisième voie, la sienne propre, en développant les principes : "deviens ce que tu es" et "n'attends rien que de toi".
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