Enviez-vous ?

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Enviez-vous ?

Message par Invité le Sam 15 Oct 2011 - 22:04

Presque tout est dans le titre. Ressentez vous des fois de l'envie envers les personnes (zèbres ou non) qui s'en sorte, qui sont heureux, qui sont bien dans leur peau ... ou autre.
Je parle pas d'envie malsaine qui pousse à faire du mal , mais d'une sorte d'admiration qui vous rend triste parce que vous vous sentez trop "nul" pour atteindre ce niveau là.

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Re: Enviez-vous ?

Message par Watou le Sam 15 Oct 2011 - 22:26

Il y a surtout deux personnes qui font apparaitre en moi une certaine envie :

La première est une amie zèbre, qui est fière de ce qu'elle est et veut faire changer les choses autour d'elle.

La seconde est une amie non zèbre, qui rentre bien dans le moule des normes sociales. On dirait un poisson dans l'eau !
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Re: Enviez-vous ?

Message par Wise le Dim 16 Oct 2011 - 2:59

"qui sont heureux" ah, qui ? quelqu'un a trouvé le bonheur, comment il a fait ??
je ne me souviens pas avoir envié quelqu'un d"heureux" (ou alors quelqu'un de moins malheureux que moi peut être).
j'ai vu des gens qui étaient parfois joyeux mais est ce qu'ils étaient "heureux" pour autant...
si jamais vous connaissez quelqu'un qui a la recette du bonheur prévenez moi.

qui peut-on envier, pourrais-tu nous donner des exemples ?
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Re: Enviez-vous ?

Message par Zupiter le Dim 16 Oct 2011 - 10:10

quand je suis en crise de confiance, quand je me sens nul, j'envie fortement celui que je suis dans les périodes où je me pose pas de questions, où j'ai des projets plein la tête, où je vois la vie comme un jeu, où tout me semble faisable. c'est très frustrant car je sens que le potentiel existe mais qu'il est insaisissable, qu'il m'échappe Crying or Very sad
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Re: Enviez-vous ?

Message par Invité le Dim 16 Oct 2011 - 14:35

Je connais un peu ça. Mais moi, c'est plus une jalousie à peine contenue pour les non-zèbres. Ils ne connaissent pas leur chance. Comme l'a dit dit une zèbre en présentant son fils non-zèbre : « Lui, c'est ma fierté. Il est totalement normal. »

J'ai aussi connu la dépression. S'il y a un fond, je l'ai touché. Hospitalisation, médicaments... A cette époque, je hurlais le besoin qu'on me dise comment faire pour être heureuse. Ma soeur m'avait répondu : « il suffit de le vouloir ». Sur le moment, ça m'avait rendue folle de colère. Avec le recul, je me rends compte qu'elle avait raison.

Le truc, c'est l'optimisme. Décliné sous toutes ses formes. Je pars du principe que dans tout mal il y a un bien. La lucidité guidée par la recherche de ce positif est un véritable atout. Par exemple, je viens de rater le concours d'avocat, sur lequel j'avais bossé pendant des mois. Les bons côtés, c'est : ouf, je n'étais pas prête pour les oraux, et en plus je suis en vacances. Même si j'ai des petits coups de blues, je garde mon esprit rivé sur les côtés positifs, et ça m'empêche de penser aux côtés négatifs. Ils sont là, bien sûr, mais pas très importants.

Je ne vous cache pas que j'y arrive aujourd'hui très bien parce que j'en ai eu réellement besoin dans le passé. Ca ne se fait pas en un jour. Il faut du temps et de la constance pour apprendre à la pensée à filtrer. Dans le même genre, j'ai banni les pourquoi de mon vocabulaire : je les ai remplacés par des comment faire pour...

Cette technique peut passer pour du déni, mais ce n'est pas du tout ça. Je ne nie pas les problèmes. Mais pour chaque problème, je pars du postulat que les côtés positifs sont les plus importants. Ce n'est pas objectivement vrai, mais n'ayant pas le choix, je préfère vivre chaque emmerde avec le sourire. Pour mon concours, je pourrais me dire que je suis trop nulle, que je n'y arriverai jamais, que ça remet en cause mon avenir. Au lieu de ça, je me dis que la réussite du premier coup est rare, que ça sera plus facile comme ça financièrement, etc. Et avec le temps, le forçage est presque devenu un automatisme.

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Re: Enviez-vous ?

Message par Invité le Dim 16 Oct 2011 - 15:29

Merci pour vos réponses.
En ce qui me concerne , ce ne sont pas les autres zèbres que j'envie, c'est surtout les non-zèbre qui paraissent ne pas se poser de question, qui vivent au quotidien sans se poser de questions. Ils vivent au jour le jour , et leurs "angoisses" se résument à qu'est ce que je vais manger aujourd'hui , je dois faire mes devoirs ... il ne pensent à rien d'autre , s'en foutent de ce qui se passe de l'autre côté du monde où même devant leur porte ... et il le vivent bien, et réussissent bien. Et moi à côté je me sens nul de rêvasser à vouloir changer le monde , ou faire de grande chose , ou tenter de monter des projets irréalisables voués à l’échec , et de ne pas pouvoir vivre simplement comme ils le font.
Mais je voulais voir d'autres types d'envies ...

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Re: Enviez-vous ?

Message par carodom le Mer 19 Oct 2011 - 10:28

Je connais aussi beaucoup cela mais j'essaie de m'en sortir. Oui, ils donnent l'impression de ne pas se poser beaucoup de questions métaphysiques et d'ailleurs ne pas comprendre pourquoi on s'en pose !

Pour ma part, je pense que c'est en partie lié à la négation de la douance qui est alors vécue comme essentiellement handicapante (où est ce putain de bouton OFF ! Wink ). J'en suis pour le moment à ce stade !

Je me dis que le jour où je l'accepterai réellement et que j'en accueillerai toute sa richesse, je n'envierai alors plus les non zèbres. En réalité, je commence tout doucement. C'est un peu enfantin mais quand je vois qqch de beau, qqch qui m'émeut ou me fait rire, je me dis que j'ai de la chance car chez moi les émotions que cela génèrent sont plus fortes que chez certains non zèbres. Evidemment le contraire est vrai. Je me suis aussi un jour demandé si j'échangerai mon mode de fonctionnement avec un non zèbre ... et la réponse à fuser : NON. A partir de ce jour là ce fut un peu plus simple.

Même si elle me pèse, je me sens vivante de part l'intensité des ressentis que m'offre la zébritude (je ne sais pas si je suis claire). Sur un autre post qq'un a écrit qu'il se sentait ample. Moi je me sens intense et grâce à cela j'ai finalement pas trop l'impression de passer à côté de ma vie. Bon présenté comme cela, c'est un peu angélique mais j'essaie de trouver des choses positives à la zebritude et de ne pas me concentrer sur les aspects handicapants

Bonne journée à tous !
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Re: Enviez-vous ?

Message par Invité le Mer 19 Oct 2011 - 20:57

Comme beaucoup, dans les moments de découragement, je me suis entendue penser ou dire : "j'aimerais être bête, ce serait plus simple". J'ai même dit à une amie, il n'y a pas si longtemps, que je voudrais être quelqu'un d'autre. Parce que je ne voyais plus comment faire pour être ce que je croyais vouloir être, et contre quoi je butais. Comme c'est une amie, elle m'a répondu qu'elle n'aimerait pas que je sois quelqu'un d'autre. Cette réponse m'a démontré l'importance qu'on peut avoir pour ceux qui comptent ; et sans doute, elle a été le début d'un repositionnement quant à ce que je suis, ce que je peux en faire. Et j'ai commencé à faire le deuil de ce que je ne peux pas changer.

Depuis, je me rends compte qu'envier les personnes qui ne se posent pas de questions est à mon sens une idéalisation ; rien ne dit que ces personnes d'une part ne se posent jamais de questions, d'autre part qu'elles en sont forcément heureuses et qu'elles s'en sortent (de quoi, d'ailleurs ?). Les angoisses, les peurs, les difficultés sont le lot de tout le monde, un jour ou l'autre. Mieux vaut se poser des questions pour pouvoir décortiquer ce qu'on vit, et l'imagination, la curiosité, sont des outils inestimables pour trouver des solutions originales correspondant à des personnalités originales aux modes de vie originaux. La seule idée d'une vie en mode automatique me glace.

Ceci étant, je rencontre de temps en temps des personnes simples, heureuses, à l'aise dans la vie, qui font tout comme il faut quand il faut. Je ne dirais pas que ce sont des amis, mais j'aime bien les regarder vivre. Ca m'apaise.





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Re: Enviez-vous ?

Message par ZABLE le Mer 19 Oct 2011 - 22:50

longtemps j'ai eu de l'envie... une envie distante et comme un peu triste...
(mais tout de même...)

de ceux qui arrivent en toutes circonstances, parfaitement legitimes,
bardés de certitudes et de tics rassurants et sont acceuillis partout
comme en famille, même en tant que parfaits inconnus....
quand je dois tant rassurer(...parce que moi, j'inquiete plutôt à la base... )...soupir

dans les bars, les fêtes, les boites ou je travaille...partout, c'est lassant à la fin!!!...alors j'envie,
(de maniere lointaine et un peu triste....)

au cours d'une discussion approfondie (in vino veritas!) avec quelques connaissances dans ce cas, qui
quoique assez proches, restent vaguement distants
ces quelques m'ont avoués en bloc(vrai!) un sentiment ....d'envie .........

(réciproque alors???! confused )

il y a cet aspect là aussi....
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Re: Enviez-vous ?

Message par enzèbrée le Jeu 20 Oct 2011 - 9:05

je crois que j'avais plus envie d'être comme les autres quand je n'avais aucune idée de pourquoi j'étais différente. Maintenant j'assume mieux et ne suis pas certaine qu'il vaut mieux être non-Z. Wink

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Re: Enviez-vous ?

Message par Zebra-pants le Ven 21 Oct 2011 - 17:55

MAITC a écrit:Merci pour vos réponses.
En ce qui me concerne , ce ne sont pas les autres zèbres que j'envie, c'est surtout les non-zèbre qui paraissent ne pas se poser de question, qui vivent au quotidien sans se poser de questions. Ils vivent au jour le jour , et leurs "angoisses" se résument à qu'est ce que je vais manger aujourd'hui , je dois faire mes devoirs ... il ne pensent à rien d'autre , s'en foutent de ce qui se passe de l'autre côté du monde où même devant leur porte ... et il le vivent bien, et réussissent bien. Et moi à côté je me sens nul de rêvasser à vouloir changer le monde , ou faire de grande chose , ou tenter de monter des projets irréalisables voués à l’échec , et de ne pas pouvoir vivre simplement comme ils le font.
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Re: Enviez-vous ?

Message par Danie le Mar 25 Oct 2011 - 20:20

Je ne pense pas être quelqu'un d'envieux. Par contre, j'ai cette tendance pas très heureuse à la comparaison, et quand le constat me semble négatif, sans être alarmant pour autant, la réaction qui s'ensuit est un sentiment mêlé d'inquiétude et de retard mais pas d'envie.

J'ai constaté que j'avais du mal avec les choix, surtout en termes d'orientation professionnelle. Je cultive modestement et tout doucement une approche trans-disciplinaire dans mes objets de curiosité intellectuelle. Alors aborder mon entrée dans la vie professionnelle sous un seul et unique angle, c'est me contraindre à faire baisser sensiblement mon seuil de curiosité qui m'apparait pourtant comme une chance et une qualité rare mais qui finit par en devenir handicapant. Dans un second temps, j'ai sans doute aussi encore un tout petit peu de mal à les assumer: à comprendre réellement ce qu'ils impliquent en terme de renoncement, d'attitude à avoir, d'investissement personnel à fournir etc.

Inquiétude, devant le gouffre qui me sépare de la plupart des gens de mon environnement immédiat, surtout familial. Combien de fois j'ai au droit à: "J'te vois pas comme ton frère ou ta cousine, faire un choix d'études et t'y tenir!". Or, je serais plus "régime d'intermittence" que "profession libérale".

Retard, parce qu'à cet égard j'ai beaucoup tergiversé, j'ai perdu du temps. Là où d'année en année mes proches validaient leur diplômes, trouvaient du boulot, louaient ou achetaient une maison. J'ai aussi beaucoup ce sentiment au plan relationnel. Celui d'être quelqu'un de difficile à connaître et pourtant sociable. Et à qui le sentiment amoureux échappe un peu. Je ne suis pas tant intéressée par ces choses que ces personnes possèdent en soi, juste parfois inquiète de me distinguer d'une si grande proportion d'individus.

Mais comme carodom, ma parade la plus efficace est sans doute bien ma capacité d'émerveillement. Alors j'aime à conclure que quand eux piquent un 100m, moi j'attends à l'aéroport. Ce qui est ingrat pour moi aujourd'hui me mènera sûrement à une vie beaucoup plus satisfaisante dans quelques années si je respecte ma nature plutôt de chercher à imiter les autres. Question de rythme de croisière perso.
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Re: Enviez-vous ?

Message par Bird le Dim 30 Oct 2011 - 2:14

Zebra-pants a écrit:
MAITC a écrit:Merci pour vos réponses.
En ce qui me concerne , ce ne sont pas les autres zèbres que j'envie, c'est surtout les non-zèbre qui paraissent ne pas se poser de question, qui vivent au quotidien sans se poser de questions. Ils vivent au jour le jour , et leurs "angoisses" se résument à qu'est ce que je vais manger aujourd'hui , je dois faire mes devoirs ... il ne pensent à rien d'autre , s'en foutent de ce qui se passe de l'autre côté du monde où même devant leur porte ... et il le vivent bien, et réussissent bien. Et moi à côté je me sens nul de rêvasser à vouloir changer le monde , ou faire de grande chose , ou tenter de monter des projets irréalisables voués à l’échec , et de ne pas pouvoir vivre simplement comme ils le font.
Mais je voulais voir d'autres types d'envies ...

Wa, c'est exactement ce que je pense !

Pour moi, oui... et non. Bien sûr que le confort de ne pas se poser de questions est enviable quand on souffre, et il est évident que nous sommes nombreux ici a avoir connu des murs (voir des gouffres) d'impuissance, d'incompréhension, de sentiment de nullité, d'échecs (ou de sentiment d'échec), de distorsions en tous genres...

Mais quand-même, l'envers de tout ça : tout ce qu'on peut faire (quand on s'y met...), créer, comprendre, tout ce dont on peut s'émerveiller, toute cette curiosité (cette enfance en soi). Je crois qu'il faut aussi essayer rester connecté avec tout ça, essayer de ne pas se laisser fatiguer, décourager, bousiller par la vie qui sera toujours tellement plus grande que nous (le problème étant que nous en avons une conscience si aigüe que ça peut être écrasant, oui).

Se faire (ou refaire) envie à nous-même.
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