Décors de théâtre

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Message par Invité le Dim 10 Fév 2013 - 23:18

J'ai retrouvé ceci dans un bout de fichier; c'était en écoutant du Debussy.

Debussy : visions de plaines du Bassin parisien sous la lune et des nuages comme des cotons fuligineux, qui rouleraient en silence du Nord-Ouest. Tableau gris de Payne. Un rai blafard accroche un pinacle, une façade endormie, un clocher tendu comme une vigie muette, mais c’est le mât qui est fixe et cet océan impalpable roule au-dessus de lui. Villages banals dont les hangars brisent la silhouette séculaire, champs sur le bas plateau qui ondule lourdement. Un bois s’allonge sur un coteau. Vision d’hommes en rouge et bleu couchés, fusil en main, dans la tension mortelle de l’attente du combat. Ils sont ici, loin de chez eux, et pourtant entre des villages, des champs, des bois dont le paysage leur est parfois familier. Et ils y sont de force, ici pour y mourir. Et leur souvenir s’ajoute à la sourde plainte marmonnée par la plaine sous la lune.
Un château, un lourd manoir surgit de l’ombre, les fantômes de la nuit errent par les allées entre des buis géométriques, jusqu’au faune, hiératique et endormi. C’est une nuit de printemps, fraîche. Les fenêtres des ailes aux formes carrées, sous les toits d’ardoise, dorment elles aussi, disent les yeux clos des volets de bois aux lames vieillies. La lune s’est levée ; une pleine lune, d’un jaune clair, qui inonde le parc de sa lumière bleutée, feutrée, à travers les branches d’arbres encore sans feuilles. Les étoiles s’effacent et se retirent devant elle. Elle frappe la façade et l’habille d’un gris doux, scintille sur les ardoises, sur le bassin immobile, dessine les allées et les bordures de pierre. Elle va, la paisible lune, seule, d’une marche intemporelle. Par sa grâce, le manoir, le parc sont hors du temps. Qu’on y dorme, que demain on s’y éveille et s’y active, ou qu’il soit désert, n’importe plus : il est, sous la lune et cela suffit. Et la nuit est douce, sans peurs aux yeux du poète : une grande paix s’est étendue sur l’univers. L’ombre d’un oiseau de nuit caresse le perron. Il va, silencieux, il glisse.

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Message par Invité le Dim 10 Fév 2013 - 23:32

Autre bribe écrite en 2006.

Mardi, malgré les prévisions, le ciel est bas, plombé sur D. Par moments, une brise plus fraîche signale que la pluie n’est pas très loin. Les feuillages maintenant épais prennent le vert sombre d’une fin d’été, les labours nus, encore nombreux, assombrissent encore la palette. Les blés verts sont déjà hauts, la floraison du colza passée, rien, décidément n’illuminera le tableau.
Le bourg appuyé à flanc de colline étale de grosses maisons d’un calcaire brun, parfois de meulière. En quelques pas sous les frondaisons d’un bois, c’est la pénombre. Les chants n’ont pas non plus l’éclat du printemps triomphant. Les accents des éternelles Fauvettes à tête noire couvrent les lointains Bruants et loriots, un rare hypolaïs s’égosille du haut d’un colza : sous les masses de plomb qui roulent lentement, c’est le chœur mélancolique d’une fin d’été.
Depuis une vague hauteur, le paysage se déroule vers le nord. Ici finit l’Île-de-France, ce n’est vraiment plus « la région parisienne ». Une campagne verte – mais verte de céréales et presqu’à demi recouverte de sombres bois, s’étend en direction de Soissons, de Château-Thierry… Belleau Wood est tout près, on s’est battu ici, et sous ce ciel sombre, les clochers qui émergent prennent un je ne sais quoi de sinistre. Il ne faut guère d’imagination pour se croire en Argonne et voir dans la butte qui découpe au loin ses arêtes vives quelque « Cote » célèbre. C’est l’Aisne, donc c’est Ailleurs. Mais oui. Ce Bruant jaune qui s’envole franchit la frontière, en sonde la vanité, pour lui. Mais pour moi ? Si j’étais de l’autre côté de la haie pour le noter ? Dans mon activité quotidienne, je n’aurais pas à travailler à Paris, à me préoccuper de Paris. J’habiterais l’Aisne, même si c’est (peut-être ?) aussi le Multien. Ici déjà, on vit sur Château Thierry et les repères sont des villes de province plus que Paris. Villages isolés, reliés de quelques petites routes au réseau tranché par l’A4, l’A4 qui les ignore, chargée de relier l’Europe centrale à Paris, fût-ce en marchant sur le ventre de tout cet Est de la France qui commence ici. Ici, c’est le pays des Batailles de Quatorze, des plaines agricoles piquées de bois, des collines qu’aucun immeuble ne défigure. Il y fait sombre, comme il sied. Le paysage offre des repères. On est presqu’encore en Seine et Marne, et on est pourtant quelque part.

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Message par SoleilSombre le Lun 11 Fév 2013 - 0:14

La touche d'un peintre...dans la description introductive.
J'aime cette touche picturale. Il faudrait que quelqu'un me lise ton texte alors que mes yeux seraient fermes.
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Message par Invité le Lun 11 Fév 2013 - 9:06

En fait c'est l'idée. Quand une image a beaucoup de force et que je ne me sens pas capable de la peindre, je l'écris, à défaut.

(sur un bout de musique vaguement médiévale). Je ne sais pas d’où vient ce morceau, mais peu importe, sa mélodie paisible me ramène, irrésistiblement, là-bas dans l’Ouest, dominant la Gironde étincelante du haut d’une falaise de calcaire. Derrière sa crête, les villages se mussent au creux de valleuses couvertes de vignes, autour d’une église romane d’un blanc terni, aux peintures écaillées, à laquelle les abat-son forment des paupières assoupies. Elle sommeille là, la Saintonge que j’ai perdue, sous le soleil écrasant qui emplit le paysage d’une lumière blanche, qui cependant n’est pas encore celle, comme lourde et chargée de poussière, qui balaie les grandes plaines de l’Est. Blanc le soleil, blanche l’église, blanches les maisons vigneronnes dont les génoises soulignent le rebord du toit de tuiles romanes, presque plat. Les routes poudroient à l'infini. Si l'on atteint le haut d'une des lourdes ondulations de la plaine, on devinera, vers l'est, une ligne bleutée : le Limousin se laisse deviner, et d'autres pays qui ne sont plus maritimes : un autre monde. Ici et là, une butte se couronne d'une vieille tour de pierre d'un blanc bleuté, qui fut un moulin. Certains ont même conservé leur toiture et ce cône rouge pâle place une touche plus vive. Entre les vignes, des champs, de vastes champs de tournesols, et l'on est comme happé par l'espace, par le ciel immense où ne courent jamais que quelques nuages boursouflés de beau temps. On ne reste pas immobile, quelque chose vous met en mouvement, attiré vers l'ouest par un ciel plus brillant, et soudain, du haut du plateau, on se trouve face à l'océan. Et tout se dit.

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Message par folavril le Lun 11 Fév 2013 - 9:17

Je trouve cela très très beau d'une mélancolie sourde, un ressenti de"grand meaulnes"...

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Message par Invité le Lun 11 Fév 2013 - 10:15

(Je continue à "vider mes stocks"...)

Celui-ci faisait suite à la description des environs de D., limite Seine-et-Marne/Aisne.

Saint-B., commune de V. La frontière est plus loin cette fois. N’empêche, ce bois derrière la colline est dans le département de la Marne. A mesure que l’on va vers l’est, le paysage est de plus en plus vallonné. Les prairies ne sont pas absentes, les blés et les bois toujours aussi verts, mais comme cette fois le soleil brille, c’est bien le « printemps repu qui bâille ». Les couleurs sont chaudes, douces, les blancs éclatants, les verts brillants. Le chœur des alouettes domine. Les villages sont blottis au plus profond des vallons, près de l’eau ; de loin, à peine si le clocher tranche sur fond de colline. De près, les gros marronniers, les vieux vergers achèvent d’effacer la silhouette des longs bâtiments de pierre. La lourde maison forte de T. est invisible, le village se réduit aux allures d’un grand jardin. Ces petits villages restent ici vierges de presque toute maison nouvelle ; rien que les vieilles fermes, serrées autour d’une petite église, et une poussière de hameaux aussi effacés que le bourg. Paris est trop loin, et là aussi « la ville » est en province. Comme tout est calme ! Pas de voitures 92 ou 75 à tombeau ouvert. Même les avions sont ici trop haut pour briser le silence. Longtemps, le chant des oiseaux résonne seul. Pas un bruit d’outil ou de moteur. Pas de vent. Un bout de campagne verte d’en France, au cœur du printemps, au matin d’une chaude et belle journée. Le petit château de V. se dévoile, lorsqu’on arrive par la petite route du sud, de Champ B. Il est facile de comprendre d’où il fallait se montrer. Ses formes d’une simple majesté, sa façade blanche presqu’austère, son toit d’ardoises, ses hautes fenêtres aux allures de petit Versailles, émergent derrière la crête, serties dans les ailes ouvertes des dépendances en pierres de calcaire brun rouge. On se prend à rêver d’un palais miniature, de vieilles salles de bal aux plafonds à la française, de clavecins et de salons cachés dans cette gentilhommière perdue. Silence, la paix.

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Message par Fata Morgana le Lun 11 Fév 2013 - 10:17

Debussy est un hallucinogène ! C'est de la triche !
Prie le seigneur que je ne ressorte pas mes stocks !
Ce qui transparait, c'est bien toi: un besoin net d'exactitude. Contrairement à moi, il y a là peu de psychédélisme ! Very Happy
Le regard du peintre. Tout cela est figuratif.
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Message par Invité le Lun 11 Fév 2013 - 10:47

Ce qu'il y a de bien, c'est que grâce à vos retours, je prends conscience d'éléments que je n'avais jamais véritablement pensés auparavant, à propos de ces textes. Maintenant, ils me sautent aux yeux et je peux sans hésiter aller plus loin :
En effet, il y a un besoin d'exactitude et peu de psychédélisme. C'est normal : le psychédélisme, si tu entends par là ce qui est suscité par la vue d'un tel tableau mais qui est bien au-delà, n'a pas sa place à cet endroit-là. Ce sont, véritablement, des tableaux, et ce qui se passe derrière le front du peintre y reste. Je décris avec toute la précision possible, la vision, lorsqu'il s'agit d'un paysage imaginaire, ou la réalité, lorsque c'en est, avec le même but que je peindrais. Cela ne va pas plus loin : "moi, devant cette scène, j'ai ressenti des émotions esthétiques tellement fortes que j'éprouve le besoin irrépressible de capter cette scène et la retranscrire afin de recréer aussi les émotions. Voici la scène. Mais des émotions, vous n'aurez que quelques points de départ. D'une part, parce qu'elles sont trop intimes et n'appartiennent qu'à moi. D'autre part, parce que cela laisse au contemplateur la liberté de laisser venir les siennes, qui n'appartiennent également qu'à lui. Ainsi, il peut les ressentir, ou pas, les partager, ou pas. Si je disais tout, c'est comme si je taillais un arbre en ne lui laissant qu'une seule branche."
Ce sont des décors de théâtre, chacun y joue la pièce qu'il veut.

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Message par Fata Morgana le Lun 11 Fév 2013 - 11:50

Si ça peut t'aider, tant mieux.
Ce qui est difficile, c'est la mise à distance. Tu ne vois pas le même tableau que nous, et inversement.
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Message par Invité le Lun 11 Fév 2013 - 13:38

Face à la réalité, nous voyons le même tableau, mais nous ne le ressentons pas de la même manière.
Quand je vous le présente, il est évident qu'il est déjà passé au filtre de mon ressenti et que je le décris, certes avec un souci de réalisme, mais de réalisme dans la double traduction de ce qui est devant mes yeux et de la façon dont je l'ai perçu. Ce que j'ai remarqué, ce que j'ai mémorisé, c'est un tri, c'est l'évidence.
Néanmoins, quand Monet peint Impression soleil levant, il représente une scène réelle et nous avons beaucoup de liberté pour la recevoir.

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Message par Invité le Lun 11 Fév 2013 - 18:18

...Alors c’est vrai, la Champagne humide, déjà, ce n’est pas un nom très commercial, d’autant qu’elle le porte bien. D’octobre à mars, le soleil n’y brille guère, et au ras du sol d’argile, l’eau est là, partout – « la terre est amoureuse », façon élégante de dire que le marcheur se retrouve vite chaussé de semelles de glèbe hautes d’une paume. Le paysage consiste en une plaine lourdement ondulée, la même qu’en Champagne crayeuse – autour de Châlons – mais au lieu d’un océan de cultures, dur comme le béton des silos qui hérissent le pays, c’est la prairie qui se mêle à quelques champs, et à de nombreux et vastes bois. La campagne, une campagne fort ordinaire me direz-vous, et entre nous, on n’irait guère, sans ce fameux lac du Der, et ses grues. On pourrait aller pour les villages. Faute de pierres dans ce pays de glaise, ils sont « à pans de bois », ou « à colombages » comme on disait autrefois. Les poutres sombres composent avec le torchis peint en blanc des murs à la rectitude aléatoire, et cela suffit pour rendre nonpareils ces villages de quelques dizaines de maisons, étirés au long d’un croisement de routes. Souvent, l’église est bâtie de ces mêmes matériaux ; un rectangle, qu’on a doté, à l’imitation des riches églises flamboyantes des alentours, d’un chevet de forme polygonale. Un mobilier pauvre et naïf, mais parfois, les baies s’ornent de splendides vitraux Renaissance, des très réputés ateliers troyens.
Nous voici donc dans l’un de ces villages. Les fermes, ces fameuses fermes à pans de bois s’égrènent au long des trois rues ; elles dessinent un quadrilatère ouvert sur la rue par une vaste porte carrée, et des escaliers de bois desservent les ailes. Un puits, sur le côté.
La nuit vient. Elle porte un silence qu’accoudé à la fenêtre, je goûte, je respire voluptueusement. C’est si rare, un vrai silence de paix. Il n’est troublé, de loin en loin, que par l’écho du chorus des Grues, qui doit résonner tout autour du lac mais ne parvient ici qu’en notes assourdies, isolées.
Il y a un matin, un de ces matins froids de promesses argentées, où l’étoile danse au-dessus du toit lorsque par la fenêtre, avant l’aube, on se pose la question rituelle : « Que marmonne le ciel ? »
Aujourd’hui est un jour rare : le Der se pare de soleil. Nous avons pris notre temps, mais nous voici sur la digue.
Tableau du lac du Der. Tableau de cette mer intérieure forestière. Devant nous, une roselière, une anse du lac aux berges jaunies. Un dernier banc de glace. Des bras de presqu’îles, ou d’îles, on ne sait plus trop, étirent de longues langues ocres dans le bleu du lac. Semées d’arbres qui étirent vers le ciel les bras nus, dépouillés par le vent, de cette fin d’hiver. Des chênes, des chênes, car il n’y a que trente-cinq ans que l’homme a décidé qu’il utiliserait, ici, l’argile comme fond d’un lac. A terre, les branches grises du Vieux Chêne, celui qui accueillait le pygargue, ouvert en deux par l’âge, et le vent. De longs bancs de nuages d’ardoise. Lignes horizontales qui ouvrent, sur le lac fini, une vision d’infini. Des Grues, çà et là, marchent, hiératiques. Des canards, des sarcelles, nagent près des berges. Des vols, sans cesse, au-dessus du lac, vastes ailes des grues, traversée sifflante d’un petit vol d’anatidés, lourdes oies, éclairs noirs et blancs des ailes d’un grèbe ou d’un harle. Le vent. Rumeur d’oiseaux d’eau : « oui-yeu ! » des Canards siffleurs, les bien nommés, sifflets plus graves des sarcelles. Les amples pulsations de la vie. Depuis la digue, nous y plongeons un regard indiscret. C’est le Der.

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Message par folavril le Lun 11 Fév 2013 - 20:53

Toujours aussi beaux tes intérieurs paysages.
Toujours pour moi qq chose du grand Meaulnes, et j'ajoute "des âmes grises" de Claudel d'autant que c'est le Der dont tu parles et que lui parle de la der des der : un oiseau !?
Merci à toi fusain pour l'esquisse aux 3 crayons.

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Message par Invité le Lun 11 Fév 2013 - 22:53

Je parle du lac du Der-Chantecoq, tout simplement. C'est vrai qu'à force, j'oublie qu'en-dehors des ornithologues et des régionaux de l'étape, on ne sait pas forcément ce qu'est "le Der".

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Message par Fata Morgana le Mar 12 Fév 2013 - 8:28

Une idée Fusain: As-tu déjà lu Gustave Roud, et en particulier son "Petit traité de la marche en plaine" ? je suis sûr que tu adorerais ça !
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Message par Invité le Mar 12 Fév 2013 - 9:53

Pas lu... Il y a trop de livres à lire !

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Message par Fata Morgana le Mar 12 Fév 2013 - 15:17

Mais il est tout petit et unique au monde !!! Shocked
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Message par Invité le Mar 12 Fév 2013 - 15:48

Ouais, le souci c'est qu'il est épuisé...

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