Des morceaux-tentatives

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Message par Super Sheldandy de l'ACS le Dim 28 Oct 2012 - 8:34

Un bout de pièce, sans background, sans histoire, que j'écris avec une amie, voici une partie de mon texte :

Le visage rauque, les mains ouvertes, les paumes fardées de je ne sais quel songe intrépide aux allures de lumières éblouissantes. Je regarde les fantômes me traverser lentement, comme s'ils déchiraient ce voile-de-peau qui couvre ces organes-spectres - mes organes laiteux sont des spectres opalescents. Je t'observe, un rideau de peur couve ma face d'innocent, j'ai l'oeil d'Angélique au moment de sa chute, la voix de Michel lorsqu'il criait l'hallali à ses mains poursuivantes du démon, les genoux couvert de furoncles des furoncles de la mort et par-dessus tout une profonde odeur désuète de meurtre inassumé se dégage de ma dépouille-merde.

4, 5, 6 Des cris dans leurs yeux !

J'ai peur... Je crache du sang encore une fois, comme chaque fois que je m'imagine en train de chasser le cerf, je me mets à pisser le sang par le nez (c'est le moment de l'Epistaxis-merveille) puis tout de suite après, une fois que mon corps semble avoir perdu toute couleur et n'être plus qu'une surface plane et livide, je crache les débris de poumons que ma masse rejette.

4, 5, 6 Ils pleurent dans mes mains

Dehors, le cri-miracle d'Iris. Je ferme les yeux, j'ouvre les mains dangereusement. C'EST L'ALERTE ?! Puis... Je te laisse crier encore trois fois. Trois fois de cri, quatre d'aventure. J'ai aimé fermer les yeux. J'ai aimé paraître aussi brillant que le bouclier d'azur, aussi violent que le lion de Némée, aussi beau que la couronne pschent. J'ai subi trois mort et demi avant d'ouvrir les yeux dans l'autre monde grâce au soleil bleu des côtes de l'Angleterre. Un liseré fin et rouge comme un sourire courait, alors, sur les falaises de craies blanches.

4, 5, 6 J'ai rendu la faux et la lune est tombée, brisée en mille morceaux sur un coin paumé de notre Terre de merde
4, 5, 6 Le soleil se givre

J'ai aimé mourir avant que tu ne naisses. Avant que tes soubresauts ne soulève la Terre de son orbite vermeil. J'ai tué trois mots. 1, 2, 3 et le silence s'est fait, comme un wagon de nuage étalé dans tes yeux - une traînée flamboyante, un char et son divin aurige statique tout de bronze forgé. J'ai clos les labyrinthes extatiques avant que tu ne puisses sourire car tes lèvres n'étaient pas encore nées.

4, 5, 6 La trappe s'est enfoncée

J'ai épousé l'habit des humbles - une toile de bure sèche comme livrée de gloire - pour traverser l'espace jusqu'à Sirius, l'alpha du chien noir, avec une bonté sacrificielle. Puis j'ai tendu la mail à l'inadmissible courant du Léthée qui m'a délivré de tout et débarrassé de mes charnelles espérances. J'ai livré l'intense combat des nuits en Ávila. J'ai même aimé ton nom avant qu'il ne te soit donné. Et tu oses dire que je n'ai rien compris ? J'ai tout compris.

4, 5, 6 Jouer avec les mains, jouer avec les mains, avec les mains, les mains qui jouent, les mains qui crèvent

J'ai tout compris. Une infinité de fois j'ai tout compris, mais je me suis juré de ne plus rien comprendre.
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