manager, encaisser une forte pression : une évolution inévitable dans le monde du travail?

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Message par fleurblanche le Jeu 1 Nov 2012 - 22:28

El bernardo a écrit:
Ah ça, je le vois tous les jours dans la manière de manager différente qu'ont les managers d'autres départements dans ma boïte.

Comment définirais-tu ces différences ?

Bonne question Very Happy

Smile


Dernière édition par fleurblanche le Ven 2 Nov 2012 - 20:31, édité 1 fois

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Message par El bernardo le Ven 2 Nov 2012 - 19:03

Je peux comprendre le côté espionnage, j'ai un espion aussi (enfin un avoué...)
Mais si veux développer en MP, j'accueillerai ça volontiers !
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Message par Fanny13 le Sam 3 Nov 2012 - 12:34

fleurblanche a écrit:
El bernardo a écrit:
Ah ça, je le vois tous les jours dans la manière de manager différente qu'ont les managers d'autres départements dans ma boïte.

Comment définirais-tu ces différences ?

Bonne question Very Happy

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Ah... La réponse m'intéresserait bien aussi en fait Idea
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Message par Fanny13 le Sam 3 Nov 2012 - 12:37

El bernardo a écrit:Je peux comprendre le côté espionnage, j'ai un espion aussi (enfin un avoué...)
Mais si veux développer en MP, j'accueillerai ça volontiers !
Salut,

Je n'ai pas compris sur quel message tu rebondis là : qui a parlé d'espionnage? Pas suivi... Razz

Bise
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Message par fleurblanche le Dim 4 Nov 2012 - 0:00

Salut Fanny !

En fait, j'avais en partie répondu, puis j'ai édité mon post. Je ne suis pas trop inspirée pour approfondir ce côté-là pour le moment... Mais si l'inspiration vient, je vous tiens au courant Smile .
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Message par Fanny13 le Dim 4 Nov 2012 - 0:17

fleurblanche a écrit:Salut Fanny !

En fait, j'avais en partie répondu, puis j'ai édité mon post. Je ne suis pas trop inspirée pour approfondir ce côté-là pour le moment... Mais si l'inspiration vient, je vous tiens au courant Smile .

ok, pas de soucis Very Happy
Bonne soirée à toi Smile
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Message par Mitrouille la Saumure le Lun 12 Nov 2012 - 21:33

fleurblanche a écrit:
Selon l'auteur les hypersensibles peuvent faire les mêmes métiers que les autres, seulement ils les aborderont différemment.

Ah ça, je le vois tous les jours dans la manière de manager différente qu'ont les managers d'autres départements dans ma boïte. ça m'a déstabilisée au début, m'amenant à me demander si j'étais "vraiment" faite pour ce poste. Puis les résultats sont arrivés, probants, et j'ai cessé de me sentir gênée, voire complexée, par ma manière différente d'être et de travailler.

Maintenant, j'assume ma différence et j'avance ; mais j'ai tout de même appris à être diplomate avec les autres managers afin de ne pas les heurter dans leur ego.

Je débarque tout juste sur ce forum donc j'ai lu en détail ce "topic", il est particulièrement intéressant mais c'est difficile de répondre à tout puisque je me sens très concerné.

Pour réagir à ce que tu nous décris, je suis heureux que tu te sentes "décomplexée" dans tes rapports au travail, même si on ne se connait pas de visu. Pour ma part j'ai également la chance de me prendre en pleine poire l'appareil moderne du monde de l'entreprise, à savoir la gestion hierarchisé et segmentée (en terme de compétences) du travail "d'équipe". Après tout on est tous là pour "créer de la richesse" non.....? Suspect Mais là n'est pas la question.
Ce que je constate dans mon milieu professionnel assez autoritaire c'est que bien souvent l'écoute et la diplomatie ne sont pas des freins à un rapport professionnel de confiance, contrairement à ce qu'on m'a dit entre autres sur les chantiers. J'ai bien souvent vu que les personnes en souffrance ou au bout du rouleau était parfois extrêmement agressive mais puisque ce n'était pas une attitude calculée, un rien de bonté suffisait à les retourner. Je ne me prive pas d'utiliser mon intérêt sincère pour les autres depuis que je me suis apperçu qu'il servait aussi à souder des gens qui à priori n'avaient pas de points communs.

Par contre, cette logique ne touche évidemment pas les gens qui calculent la gestion de leurs équipes par la zizanie et la mise en concurrence. Pour ma part j'en ai déjà vu plusieurs, des chefs de service et autres directeurs de ce genre... A éviter coûte que coûte, pas la peine d'essayer de changer quoi que ce soit.
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Message par un panda sinon rien le Lun 4 Juil 2016 - 10:30

Fanny13 a écrit:Bonjour à tous,
En ce moment, je suis en phase de reconversion.
Au sein d'un groupe de travail type "bilan de compétences", travail pertinent jusqu'ici.
Et puis hier, tout le groupe se penche sur les métiers qui pourraient me convenir.

Questions/réponses d'abord, et je me suis sentie sur le grill comme en entretien d'embauche :

- je disais que je me sentais bien dans une structure en tant qu'électron libre, "management transversal". On me rétorque que même sur des postes transversaux (comme audit qualité dans une grande structure) on finit par devoir encadrer une équipe, la cadrer, lui donner des ordres, des deadlines, lui mettre la pression.

- je disais que je n'aime pas faire de la présence, de longues journées de travail (je suis efficace et souvent très percutante mais en dents de scie au niveau de mon énergie physique et intellectuelle : quand j'ai bien carburé, j'aimerais pouvoir me casser, aller me reposer et revenir le lendemain...). On me demande si je sentirais bien le fait de devoir faire de temps en temps deux nuits blanches d'affilée pour boucler un dossier, en me disant que de façon plus ou moins marquée, je vais devoir gérer ce genre de trucs. En fait, ça me serait impossible... Je mettrais une bonne semaine à m'en remettre! J'ai besoin de beaucoup dormir, c'est essentiel à mon équilibre! en réalité, même quand j'ai du faire une journée de 13/14 h d'affilée j'en suis ressortie vidée, plusieurs jours pour me sentir à nouveau en forme...  Sleep


J'ai lu le livre d'Elaine Aaron sur les hypersensibles, une bible pour moi. elle explique que les hypersensibles sont des "conseillers", subtils mais pas faits pour être au front en permanence, qui s'épuisent vite s'ils doivent mettre à l'épreuve sur une longue période leur résistance physique, résistance au stress, aux ambiances très conflictuelles, devoir avoir des certitudes inébranlables et imposer ses vues...
Elle dit aussi que le reste de la population (les pas ou peu sensibles) sont bien plus adaptés à cela. (elle les appelle les "rois guerriers")

Et voilà, je ne suis pas une "reine guerrière"  silent
ça me semble presque une honte de dire ça, j'ai du mal à me sentir la bienvenue dans le monde du travail avec ces caractéristiques.
J'ai pourtant navigué depuis des années dans le monde de l'entreprise (consultante informatique) avec de belles réussites, souvent de très bons contacts humains (je suis à l'écoute et de bon conseil), j'apporte souvent un plus appréciable par rapport à mes collègues plus terre-à-terre. Mais on semble apprécier ça EN PLUS d'une sorte de paquet de compétences de base incontournable, celles que je décrivais plus haut...  pale

Vivez-vous ça aussi?
Trouvez-vous votre compte quelque part, un endroit où on ne vous demande pas d'être un warrior?  Question
Arrivez-vous à être reconnu et apprécié pour vos qualités et compétences bien réelles sans qu'on attende de vous ce que vous ne pouvez pas donner?
Je le demande parce que je me suis suradaptée depuis des années à toutes ces demandes, j'ai tenté de me comporter en warrior et j'ai fait illusion un moment, comme en plus mes productions intellectuelles étaient appréciées, j'étais bien vue. Mais ça ne durait pas!
Et je me suis épuisée, ma santé en a été fortement impactée (monde du consulting, très agressif deadlines hyper tendues, parachutages sur missions où n'a pas toutes les compétences mais on doit faire comme si...)
(dans mon post de présentation "panne d'essence au pays du travail" j'ai déjà un peu échangé sur ce sujet.
D'avance merci les zèbres, l'union fait la force!  Very Happy

Bonjour,

Je déterre ce sujet car je me sens complètement en phase avec ce témoignage ; déjà parce que je suis aussi dans le monde du consulting et de l'informatique mais aussi et surtout sur l'hypersensibilité. Cette dernière s'exprime notamment quand je " sens " qu'un projet, une personne ne va pas bien se passer ou aussi par rapport à la gestion performance vs besoin de me ressourcer.
Nouveau projet, sur... Paris. La ville que je déteste le plus au monde. J'ai travaillé dans beaucoup de villes et plus petites villes provinciales (quelle horreur ce mot), en France et ailleurs en Europe et je n'ai jamais ressenti autant d'angoisse, d'anxiété, de fatigue et de colère vis-à-vis d'une ville ailleurs qu'à Paris. Trop de gens stressés, étant empathique je récupère la pression et l'anxiété et les névroses de tout ce monde parisien, et deviens une boule de nerf. Donc je stresse.
J'imagine comment annoncer cela à mon Senior Manager, qui lui étant certes sympathique mais orienté résultat et gestion de risque, va forcément me critiquer sans comprendre le fondement profond de mes angoisses. Cela occupe mes nuits et je dors très peu depuis 3 semaines. Je suis fatigué et j'ai un besoin fort de me ressourcer. Je n'y arrive plus. Sans en parler avec un psy, je sais qu'on appellerait cela un burn-out alors que non. C'est passager, et orienté sur un point particulier même si plusieurs points se télescopent dessus.

JE SENS QUE MON PROJET EST UN DANGER TOXIQUE POUR MOI.

Je me demande si je dois changer de boulot, de métier, de vie... En ai-je une d'ailleurs ? J'en peux plus...

Qui a vécu cela ? Comment avez-vous surpassé vos angoisses ou solutionné ce dilemme ? Je suis à deux doigts d'appeler mon chef pour lui poser ma démission... J'ai envie de pleurer rien que parce que je dois y aller demain (m'arrive quasiment à chaque fois que je dois faire un aller-retour à Paris).
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Message par nikoku74 le Lun 4 Juil 2016 - 11:12

comme je compatis! Personnellement je pense juste que je ne suis pas en phase avec ce monde fait d'ambition malsaine, de pressage de citron, de manipulation et de médiocrité au finale. J'ai d'ailleurs jeté l'éponge puisque j'ai changé de d'horizon professionnel.
Comment te conseiller si ce n'est de comprendre ce que tu ressens puisque je l'ai ressenti à plusieurs reprises. Je suis passé par le médecin de famille compréhensif qui m'a arrêté mais sur le long terme ça n'a pas suffi puisque je vois ça pour moi comme une allergie à ce fonctionnement de travail.
Si tu veux discuter, en tous cas, ça sera avec plaisir.
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Message par un panda sinon rien le Lun 4 Juil 2016 - 11:14

nikoku74 a écrit:comme je compatis! Personnellement je pense juste que je ne suis pas en phase avec ce monde fait d'ambition malsaine, de pressage de citron, de manipulation et de médiocrité au finale. J'ai d'ailleurs jeté l'éponge puisque j'ai changé de d'horizon professionnel.
Comment te conseiller si ce n'est de comprendre ce que tu ressens puisque je l'ai ressenti à plusieurs reprises. Je suis passé par le médecin de famille compréhensif qui m'a arrêté mais sur le long terme ça n'a pas suffi puisque je vois ça pour moi comme une allergie à ce fonctionnement de travail.
Si tu veux discuter, en tous cas, ça sera avec plaisir.

Ta proposition est déjà énorme, merci. Je pense aussi passer par la case médecin et arrêt. Au moins 1 ou 2 semaines, ce qui ne sera pas suffisant... Et dire qu'il me reste au moins 33 ans à bosser...
Tu dis que tu as changé d'horizon pro, tu fais quoi à présent ?
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Message par Fanny13 le Mer 6 Juil 2016 - 21:31

un panda sinon rien a écrit:
Bonjour,

Je déterre ce sujet car je me sens complètement en phase avec ce témoignage ; déjà parce que je suis aussi dans le monde du consulting et de l'informatique mais aussi et surtout sur l'hypersensibilité. Cette dernière s'exprime notamment quand je " sens " qu'un projet, une personne ne va pas bien se passer ou aussi par rapport à la gestion performance vs besoin de me ressourcer.
Nouveau projet, sur... Paris. La ville que je déteste le plus au monde. J'ai travaillé dans beaucoup de villes et plus petites villes provinciales (quelle horreur ce mot), en France et ailleurs en Europe et je n'ai jamais ressenti autant d'angoisse, d'anxiété, de fatigue et de colère vis-à-vis d'une ville ailleurs qu'à Paris. Trop de gens stressés, étant empathique je récupère la pression et l'anxiété et les névroses de tout ce monde parisien, et deviens une boule de nerf. Donc je stresse.
J'imagine comment annoncer cela à mon Senior Manager, qui lui étant certes sympathique mais orienté résultat et gestion de risque, va forcément me critiquer sans comprendre le fondement profond de mes angoisses. Cela occupe mes nuits et je dors très peu depuis 3 semaines. Je suis fatigué et j'ai un besoin fort de me ressourcer. Je n'y arrive plus. Sans en parler avec un psy, je sais qu'on appellerait cela un burn-out alors que non. C'est passager, et orienté sur un point particulier même si plusieurs points se télescopent dessus.

JE SENS QUE MON PROJET EST UN DANGER TOXIQUE POUR MOI.

Je me demande si je dois changer de boulot, de métier, de vie... En ai-je une d'ailleurs ? J'en peux plus...

Qui a vécu cela ? Comment avez-vous surpassé vos angoisses ou solutionné ce dilemme ? Je suis à deux doigts d'appeler mon chef pour lui poser ma démission... J'ai envie de pleurer rien que parce que je dois y aller demain (m'arrive quasiment à chaque fois que je dois faire un aller-retour à Paris).
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Hello Panda,

"Déterrer" est vraiment le mot, puisque ce post date de presque 4 ans ^^
Mais quelle synchronicité, c'est marrant, je reçois la notification d'une nouveauté sur ce fil (alorsque je n'interviens plus sur le forum depuis des années) pile au moment où j'arrive face à ce genre de situation à nouveau, marrante la vie soouvent Very Happy

Je suppose que le plus important (mais vraiment pas toujours simple) est d'accepter ce que tu ressens et tes critères personnels sur ce qui fait une bonne ou une mauvaise mission, de bonnes ou de mauvaises conditions de travail.
Et de les affirmer sans t'excuser, sans te dévaloriser.

Montre-lui ce qui te plait, ce qui t'intéresserait comme mission, comme évolution, là où tu aimerais aller. Et au contraire là où ça t'ennuie un peu ou beaucoup.
si tu en es à faire des crises d'angoisse, clairement n'y va pas. Pas dans ces conditions en tous cas.
Pas sans avoir parlé, verbalisé ce qui t'em... dans cette mission (les trajets quotidiens depuis un lointain chez toi? Les métros bondés? d'éventuels collègues plus survoltés qu'ailleurs?)
Et vois avec ton boss ce qui est négociable.

Perso, je travaille à Paris depuis le début de ma carrière (donc depuis 9 ans, même s'il y a eu un "off" chômage de 2 ans au milieu) et j'ai trouvé mon compte en évitant les transports en heures de pointe. Je travaille en décalé : je me pointe à 10h au bureau pépère, mes boss le savent, ils apprécient mon travail et voient que je reste souvent tard le soir donc ça leur va.

Je ne me verrais pas faire des déplacements à l'autre bout de la France pour la journée, par exemple. Quand j'ai du aller passer quelques jours à Nantes, je suis partie le dimanche d'avant, pour dormir sur place, et ne pas me lever à l'aurore (perso les longs déplacements et les trajets inconnus ça me stresse à mort, toujours peur de manquer mon train ou mon avion donc je me lève hyper tôt et je stresse tout du long donc autant ne pas enchainer une journée de travail là dessus!)

J'ai eu confirmation hier de ce qu'Elaine Aaron, spécialiste des hypersensible, appelle notre rôle de "sentinelle" en termes d'environnement de travail notamment.
J'ai vécu la semaine dernière un moment très dur humainement qui m'a mise dans un tel état de tension (énorme colère face à une cliente qui avait une attitude odieuse, mais comme c'était ma cliente et qu'au quotidien elle ne cesse de casser du sucre sur le dos de mon équipe, et que mon équipe justement, présente, ne bronchait pas, j'ai ravalé cette colère qui a dégénéré... en crise d'angoisse. Au bureau à 11h du mat. yeees!!! Evil or Very Mad

J'étais surprise que personne ne bronche et semble affecté, je m'en suis voulue d'être (de ce que je pensais) la seule à être sensible et à souffrir de trucs qui apparemment ne gênaient personne. Mais je n'en suis pas restée là, j'ai agi de façon à ce que ça ne se reproduise pas. Et ça ne s'est effectivement pas reproduit. Première victoire!
Et quelques jours plus tard, ma boss, qui voit qu'on est sous pression et crevés (pas bon signe quand toute une équipe est crevée structurellement moi je dis... ) nous organise un moment brainstroming pour poser sur des post it ce qui va ou pas en ce moment et ce qui est le plus important à changer. Ben banco, c'est tombé sur la relation avec cette cliente. Et en en parlant, il s'avère que, ok ils n'ont pas fait de crise d'angoisse, mais ça les a gênés aussi. beaucoup.
Donc des fois on croit que parce qu'on est très sensibles nos besoins ou critères de choix seront marginaux ou vus comme ridicules alors que pas forcémment marginaux.
Et ridicule : si on les assume avec naturel je pense que tout peut s'entendre.

Là je travaille pour une banque. Je connais un consultant qui refuse, pour des raisons éthiques, d'y travailler. Des tas de personnes (souvent des femmes) qui font le choix de travailler à temps partiel, de partir plus tôt le soir, etc. En fait, je pense qu'on a tendance à se faire une idée un peu stéréotypée (moi en tous cas) de la personne "normale", "moyenne". Sans doute pour avoir été longtemps mise de côté comme différente, j'ai tendance à penser que la personne normale c'est moi en creux, c'est-à-dire que pour en avoir le portrait il faut prendre toutes mes caractéristiques et noter l'exact opposé. Ce n'est pas forcémment vrai. Déjà parce qu'il y a beaucoup de variété d'être humains. Et parce qu'on a des points communs beaucoup plus nombreux avec beaucoup plus de gens que ce qu'on pense. et des gens qui n'aiment pas bosser à Paris et qui font le choix de ne pas y vivre j'en connais pas mal.
C'est un choix comme un autre et il n'a rien de honteux!

Bonne soirée et courage à toi
Fanny

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Message par un panda sinon rien le Ven 8 Juil 2016 - 9:40

Merci Fanny. Et oui la synchronicité, toujours la synchronicité Smile

J'ai fait le choix de poser des conditions auprès de mon manager, qui n'a pas vraiment compris. Mais c'est posé. J'attends la semaine prochaine pour les suites.

Bon courage de ton côté
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Message par SB.ABcube le Ven 8 Juil 2016 - 17:16

Bonjour a tous les zèbres,

Je suis pas seul à penser comme cela..... Ouf

Réussir sa vie pro n'est pas forcément manager et souffrir.

J'ai refusé de devenir manager, chef ou con de service... Parce que je le savais que sa n'irai pas et avant de savoir que j'étais zèbre.

Mon intuition que j'ai suivi en faite.

Maintenant des winner avec le couteau entre les dents, j'en connais beaucoup.

Sérieusement, j'ai mal pour eux. Ils passent leur vie à espérer un retour de reconnaissance et trimer comme des dingues et souvent il n'y a rien au bout ou un poste encore plus prenant.

Moi entant que zèbre j'ai besoin de vivre de butiner à gauche à droite expérimenté des trucs.

J'ai essayé le 12 à 14 heures par jours de boulot et bien je le fait c'est pas le problème je suis performant, etc. Mais assez rapidement l'incohérence du truc me fait mal de partout.

Donc les winner, les warrior, les battant et je les regardent s'exiter pour des conneries.

A la limite je m'en fait un jeu de les charger un peu plus. HIHI!!!!

Vivre la zébritude!!!


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