Le Q.I. et le problème de l'inadaptation sociale

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Message par Ise le Dim 30 Mar 2014 - 20:36

@ Niente : qui a écrit cette ineptie ?

@ EmiM : tu as des origines asiatiques ? Ouaw mais alors tu dois être super belle !

@Dede : j'adore ton "la spiritualité chinoise japonaise c'est simplement la vie

en France des auteurs (anne cheng, françois cheng, andré chieng, marcel granet et dans une certaine mesure henri michaux) ont écrit sur la spiritualité

j'ai lu tous ces livres et j'ai su m'en défaire"

 Very Happy 

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Message par Invité le Dim 30 Mar 2014 - 20:44

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Dernière édition par Niente le Lun 5 Mai 2014 - 14:20, édité 1 fois

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Message par dedezhu le Dim 30 Mar 2014 - 21:06

Yes sir! grande sœur je débloque depuis quelques jours, no problem i am ok

"Eh ! Dedezhu, j'arrive pas trop à cerner ton message de ce jour"

mon écriture est de plus en plus ces jours-ci diluée

j'ai découvert les caractères chinois en Afrique dans un petit dico sino-anglais appartenant à mon beau-père... la spiritualité de mon adolescence de ce beau-père a été le communisme international bien éloigné de bouddha...

puis en m'éloignant des dogmes communistes en pleine Révo. Cul. de la Chine Pop. (titre d'un livre du début des années 1970) je suis entré fin années 70 dans la lecture des premiers Kawabata publié chez Albin Michel... je n'ai par la suite cessé de me plonger

et de nager dans les eaux asiatiques...

Oui tu dois être belle Emi très belle de toi!

Ma chère Ise, Dede s'amuse, merci jeune fille d'aimer des mots

Merci Jeunes filles!
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Message par EmiM le Dim 30 Mar 2014 - 21:08

Suis d'accord, mais qui a écrit cette ineptie ???
J'ai pas fait de longues études (de bonne réputation etc...) et quand je parlais avec des bac +5, je me disais mais c'est pas possible, qu'est ce qu'on leur apprend ? certainement pas à penser... pfff... pardon des généralités à deux balles.... je sais que j'ai pas tout vu ou tout connu... mais c'est sans doute pour ça que j'ai jamais complexé de venir de l'hotellerie restauration (où tout le monde s'est toujours demandé ce que je faisais là), parce que je voyai bien que l'intelligence ne se mesure pas au diplome qu'on a...
Ise et bien je peux être très jolie comme très moche, enfin je trouve.... bien maquillée, ouais, je peux être canon ! par contre sans, j'ai le teint terne, non homogène, et mes yeux clairs me donne un effet fade et translucide, c'est bizarre, je suis pas albinos, mais parfois ça me fait le même effet...  Embarassed 
pour bas les masques, je vais essayer de montrer ma bouille... euh je dis ça comme ça mais sur mon blog y'a une jolie photo de moi....
Mais personne ne trouve jamais que j'ai des origines asiatiques... le truc qui est le plus souvent dit c'est russe, parce que je suis un peu blonde (foncé cendré pour être préciise) en fait...
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Message par dedezhu le Dim 30 Mar 2014 - 21:19

pas moche du tout la photo est petite sur ton blog...

en effet l'intelligence et la sensibilité et la créativité ne sont pas dans un bout de papier (diplôme)...

j'ai un diplôme élevé mais je m'en fiche c'était hier j'avance

(j'avance il n'y a plus de ponctuation ça serait pas du chinois?)

es-tu allée au Vietnam?





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Message par EmiM le Dim 30 Mar 2014 - 21:30

Et non, un rêve, une envie, non encore réalisé...
mais je doute pas qu'un jour j'irai...  Smile 
Moi j'aime bien tes derniers posts... j'avais bien vu que tu étais en phase de mutation, mais ça me faisait bien rire... et puis tu parlais en anglais, comme si tu oubliais que tu parlais anglais, enfin c'est l'effet que ça m'a fait...
J'aime bien les expressions simplifiées, parfois je trouve les pronoms personnels, les articles (défini et indefini), la ponctuation de trop ou inutile... c'est comme si ça venait polluer la pureté d'une pensée...
donc ton style actuel me plait bien, même si il me déroute parfois... hummm... qu'est ce que c'est bon d'être dérouté, parce que m'a claque d'être rarement surprise et de presque toujours savoir ce qui va arriver...  Very Happy 
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Message par Ise le Dim 30 Mar 2014 - 21:38

OK je replace dans le contexte :
Luc propose la traduction d'un article en anglais... a écrit: par Luc le Lun 19 Avr 2010 - 20:50

LouiseLune a donné dans la file « Détecté-exploité-harcelé-boussillé-balancé - le zèbre au travail » les références d'un texte anglais très intéressant, j'en ai fait une traduction rapide, et Andromaque a bien voulu corriger cette traduction pour en améliorer considérablement la qualité.

Ce texte est téléchargé à partir du site d'une organisation de surdoués qui représentent seulement un pour 1000 de la population, et qui ont donc un Q.I. très élevé. Il semble que ce texte résulte d'une étude effectuée sur les membres américains de Mensa (et il y a quelques passages très critiques et intéressants vis-à-vis de cette organisation dont j'ai fait partie), mais je pense que la plupart des observations sont également applicables aux zèbres. Voici ce texte :

Les psychologues savent depuis longtemps qu'il y a un intervalle restreint de niveau d'intelligence qui favorise le développement optimal d'individus socialement bien intégrés et dont la réussite ne pose pas de problèmes. Cet intervalle limité concerne des QI qui se situent approximativement entre 120 et 140 sur la plupart des tests, avec une déviation standard de 16,1. La plupart des membres de Mensa rentrent dans cet intervalle.

Les témoignages faisant état d’un mauvais ajustement social qui sont fréquemment rapportés par les membres de Mensa peuvent être tout à fait véridiques. Mais, contrairement aux idées reçues, la cause de leurs difficultés réside rarement dans leurs capacités intellectuelles proprement dites. Les graves problèmes d'ajustement social qui ont pour origine une intelligence exceptionnelle sont rarement présents chez les personnes présentant un Q.I. inférieur à 150, niveau qui est dépassé par une personne sur 1000 seulement dans la population générale. Les membres de Mensa présentant un niveau aussi élevé sont peu nombreux. Il est donc utile de diviser les surdoués en deux catégories : un groupe à ajustement social optimum qui se situe en dessous d'un seuil de 145 environ, et un autre à ajustement social problématique, avec des Q.I. plus élevés. Ces deux groupes ont tendance à présenter par ailleurs des différences notables en ce qui concerne leurs valeurs, leurs styles de vie, et surtout dans leurs stratégies d'adaptation à leur milieu social. Les personnes qui se situent dans l’intervalle où l’intelligence paraît optimale semblent avoir très peu besoin d’aide, voire pas du tout, pour s’adapter au monde qui les entoure. En revanche, les surdoués exceptionnels nécessiteront une attention particulière s'ils veulent pouvoir tirer au mieux parti de leurs capacités.

Un tel seuil n’est pas le fruit des tests d’intelligence eux-mêmes, mais traduit les efforts que doivent faire ces personnes pour composer avec leur environnement social. Il apparaît quand les enfants précoces sont confrontés au système scolaire classique. Il est la conséquence de deux facteurs : la fréquence avec laquelle l'enfant rencontre d'autres enfants qui pensent comme lui et le niveau de maîtrise de l'enseignement déjà atteint par l'enfant.

Pour un enfant précoce dont l’intelligence se situe dans la plage optimale, l'environnement scolaire peut ressembler à un paradis social. En général, il apprécie le travail scolaire et est suffisamment intelligent pour maîtriser le parcours scolaire avec aisance. Bien qu’il soit plus intelligent que la plupart des autres élèves de sa classe, il n'est pas suffisamment différent d'eux pour ne pas pouvoir gagner la confiance d'un grand nombre de ses camarades, ce qui nous amène à aborder la notion de leadership (capacité à diriger, de manière formelle ou informelle). Il gère sa vie avec une efficacité remarquable. De plus, il côtoie à l’école suffisamment d’enfants comme lui pour avoir un nombre satisfaisant d'amis présentant le même profil intellectuel que lui. Il souffre rarement de la solitude ou de l'isolement social. Il devient le leader de la classe, le major de promotion, et à l'âge adulte c’est généralement un professionnel reconnu. Il tend à s'élever dans la partie haute de la classe moyenne, s'il n'y est pas né, et à jouir de la plupart des prestiges et récompenses économiques qu’offre notre société.

Cependant, même l'enfant pourvu d’un QI inférieur ou égal à 145 est assez performant pour trouver le travail scolaire très ennuyeux, du moins avant le Bac. L'enfant ayant un Q.I. supérieur à 155 est dans une situation encore plus désavantageuse. Il est tellement en avance qu’il peut en arriver à considérer l’école non seulement avec indifférence, mais aussi développer vis-à-vis d’elle une franche hostilité. Il survole avec aisance le cursus scolaire, souvent avec plusieurs classes d'avance, et ne trouve aucun enjeu dans le fait de faire ses devoirs. De plus, il est souvent confié aux soins d'adultes médiocres et bornés qui éprouvent peu de sympathie pour ses besoins spécifiques. L'enfant sait que quelque chose va terriblement mal, mais n'est pas en mesure d’identifier clairement l’origine du problème. En désespoir de cause, il peut devenir un rebelle et s'en prendre à un monde qui l'isole et le torture. Entouré d’adultes étroits d’esprit et dépourvus de sympathie vis-à-vis de lui, il peut développer un mépris pour l'autorité qu’il conservera à l'âge adulte, et qui lui posera des problèmes tout au long de sa vie. De plus, il restera privé du soutien de ses pairs en intelligence, contrairement aux enfants dotés d’un Q.I. optimal.

À cause de la rareté de telles capacités dans la population, il est souvent confronté à l’isolement et à la solitude durant l’enfance et l’adolescence. S'il parvient à éviter d'adopter une attitude de rébellion et de cynisme, il pourra alors se faire à l’âge adulte des relations par le biais des sociétés savantes. Mais même ainsi, il arrivera fréquemment qu'il ne puisse jamais surmonter des habitudes de solitude, de timidité et de mauvaise estime de soi, qui ont été générées en lui dès l’enfance.

Le seuil qui permet de classer les surdoués en deux groupes selon leurs capacités d’adaptation sociales ne correspond pas à une frontière clairement délimitée, mais peut varier en fonction du contexte et de l’environnement. Dans de petites communautés isolées, le seuil se fera sentir en deçà de 145 de Q.I. Dans les zones urbaines comportant une surreprésentation des professions intellectuelles, il apparaîtra à un niveau plus haut. Le chiffre de 145 marque néanmoins un bon seuil si l’on considère le pays dans son ensemble. Mais lorsqu'il se fait jour, cela n’est pas simplement dû au hasard. Ce seuil, lorsqu’il apparaît, semble être la conséquence de ce qui peut être appelé la théorie de la communication de l'intelligence. Leta Hollingworth a fait l'observation suivante dans son livre, « Children above 180 IQ » (Les enfants dotés d'un Q.I. supérieur à 180) :

« L'observation montre il y a un rapport direct entre l'intelligence du leader et l'intelligence de ceux qui le suivent. Pour devenir le leader de ses pairs un enfant doit être plus intelligent que ceux qu'il va diriger, mais pas beaucoup plus. »

Pour faire simple, nous dirons que le statut de leader n’émergera pas, ou bien ne se maintiendra pas, au-delà d’un écart correspondant à 30 points entre le leader et les autres enfants. Si cette théorie se vérifie, alors son implication logique semble être qu'au-delà d’un tel écart, une communication authentique entre différents niveaux d'intelligence devient impossible. Ce concept doit alors être appliqué à tous les types d'interactions sociales, et pas seulement à celles qui existent entre un leader et ceux qui le suivent. Ceci explique également pourquoi le seuil entre niveau optimal et niveau non-optimal d’adaptation sociale apparaît précisément autour de ce chiffre.

Une personne dotée d’un Q.I. de 140 est « à portée de communication » de 25 % de la population. Une personne qui a un Q.I. de 150 peut espérer se faire comprendre de seulement 10 % de l’humanité. L'individu vraiment exceptionnel – avec un Q.I. de 180 – va, lui, se retrouver coupé de la totalité moins 1/10 de 1 % de sa propre espèce. Le seuil de l’inadaptation semble alors apparaître dès qu’une personne ne peut espérer rencontrer parmi ses contemporains au moins 15 % d’individus avec lesquels communiquer sur le même plan d’intelligence et développer des relations de sympathie. Par nature, ce seuil est une barrière de communication qui isole l'individu exceptionnellement surdoué de ceux qui l'entourent. Pour cette raison, son enfance n'est pas très différente de celle des sourds, des enfants négligés, voire des enfants sauvages. De plus, s'il est exploité comme prodige — traité comme un objet – alors tous ces facteurs de désintégration pour l’esprit vont s'additionner pour le détruire. Il est donc peu surprenant que les enfants prodiges soient identifiés à tort comme étant victimes d’un « burn-out », un effondrement mental, à un âge peu avancé. Ils ne font pas un burn-out, mais ils sont en quelque sorte incinérés vivants, carbonisés.

Les surdoués sont particulièrement vulnérables à quatre types de problèmes d'inadaptation auxquels sont rarement confrontées les autres personnes. Comme conséquence de leurs capacités exceptionnelles, ils ont tendance à adopter un comportement qui vise à limiter les efforts dans la vie de tous les jours. De ce fait, ils échouent souvent à acquérir l'habitude d'un effort discipliné et soutenu, nécessaire à l’accomplissement de toute tâche d’une quelconque importance. Les membres de Mensa sont particulièrement représentatifs de cette forme d’inaptitude. Ils sont même passés maîtres dans l’art de faire passer ce manque de constance pour une qualité, sous le prétexte de « rester léger », de « rester simple », de « profiter de la vie ». Quand plusieurs d'entre eux se trouvent réunis à une rencontre Mensa, c'est surtout pour eux l'occasion de s'amuser. C'est rarement pour favoriser les échanges intellectuels – quoi que prétende Mensa dans sa stratégie de communication –, mais, plutôt pour tourner en dérision leurs capacités intellectuelles.

Un autre problème d'ajustement rencontré par les surdoués est la conséquence de leur exceptionnelle capacité d’adaptation. Ils sont capables d’exceller dans tellement de domaines qu’ils ont tendance à se disperser et à rester superficiels. Personne, quel que soit son niveau de douance, n’a le temps ni les moyens de faire bien tout ce qui l’intéresse. Pour être efficace, il faut faire des choix parmi les nombreuses possibilités. Les membres de Mensa sont souvent confrontés à ce type de problèmes. Leurs fréquents changements d’orientation professionnelle ainsi que leur passion légendaire pour les jeux de type quizz (comme le Trivial Pursuit), sont caractéristiques, et sont tous deux des signes diagnostiques de ce problème d'ajustement. Le sentiment qui prévaut parmi beaucoup de membres de Mensa et qui pourrait être formulé ainsi : « Si je suis si intelligent, pourquoi est-ce que je ne réussis pas mieux ma vie ? », est dû principalement aux deux caractéristiques que nous venons d’évoquer. La plupart des membres de Mensa n'ont jamais appris que le secret du succès est de mettre tous ses œufs dans le même panier – et ensuite de surveiller ce panier.

L'un des problèmes les plus sérieux rencontrés par les surdoués est de parvenir à accepter de bonne grâce les personnes qui leur semblent stupides, et à admettre de manière raisonnable le fait que les autres ne soient pas toujours raisonnables. Dans les faits, les membres de Mensa tolèrent cela bien mieux qu'ils le pensent, et la raison en est que dans leur ensemble ils n’ont pas bénéficié d’un programme éducatif spécifique pour les surdoués. Pour apprendre à supporter plus facilement les personnes moins raisonnables ou moins logiques, il faut y avoir été confronté et avoir appris à entretenir des relations avec elles. Le fait de retirer un enfant d’une classe ordinaire et de le mettre à part dans une classe spéciale le prive d’une des leçons les plus importantes de la vie. Plus importante même que toutes les matières scolaires. Contrairement à ce que croient beaucoup de membres de Mensa, l'éducation scolaire spécifique pour surdoués n'a généralement aucun effet positif ou négatif sur les résultats scolaires de l'enfant. Elle ne les protège pas non plus de l'ennui en classe. Les enfants surdoués qui ont expérimenté les deux types de classes disent souvent qu'ils sont tous les deux également ennuyeux. Par conséquent, si les programmes scolaires spécifiques n'aident pas les surdoués à obtenir de meilleurs résultats et ne leur épargnent pas non plus l'ennui, que de surcroît ils compromettent leurs capacités à s'ajuster socialement, alors dans l'ensemble ces programmes ne méritent pas d’être poursuivis. En réalité, la qualité d’une éducation spécifique pour les surdoués nécessite que l’on tienne compte du seuil d'ajustement. Pour ceux qui sont en dessous de ce seuil — ce qui correspond à la majorité des membres de Mensa —, l'éducation spécifique n'a pas de sens et peut au contraire se révéler préjudiciable. Inversement, pour ceux qui se situent au-delà, le fait de les mettre dans une classe ordinaire n'a aucun sens, puisqu'ils sont incapables de bénéficier d'une quelconque manière de cette situation. Au contraire, cette expérience peut même se révéler désastreuse, pour les raisons déjà évoquées. Une éducation spécifique ne semble souhaitable que pour les enfants dont le Q.I. s’inscrit dans la tranche où l’intelligence ne leur permet pas un ajustement social satisfaisant.

La conclusion de cette étude est qu'aucun problème ne semble aussi grave ou n'a d'effets aussi sérieux et durables que celui de l'isolement social. C'est un problème que rencontrent rarement les personnes qui appartiennent à l’intervalle où l'ajustement social est optimal, et seul un petit nombre de membres de Mensa ont été confrontés à ce type de problème de façon aiguë. Néanmoins, pour la personne qui se trouve au-dessus du seuil d'adaptation, le problème rencontré peut être sévère. Pour lui, la question de l'isolement social peut même devenir insoluble. Hormis dans les grandes métropoles, il peut ne pas y avoir suffisamment de personnes ayant le même profil dans la tranche d'âge concernée pour pouvoir constituer ne serait ce qu’une petite classe homogène. L'individu exceptionnellement doué devra donc composer avec un environnement humain dans lequel il a bien peu de chances de rencontrer son semblable. Les stratégies d’ajustement à une telle réalité sociale passent nécessairement par l’acceptation stoïque d’une existence vouée à la solitude. Pour lui, le fait d’être un individu isolé n'est pas un signe d'inadaptation comme il l’est pour les autres, mais correspond une forme d’adaptation réaliste à un monde hostile.

Néanmoins, être solitaire n'empêche pas de tels individus de se faire des amis ou de se soucier des autres ; cela signifie seulement qu'ils se sentiront le plus souvent comme des visiteurs venus d'une autre planète, ou comme des adultes entourés d'enfants. Ils peuvent apprécier les personnes qui les entourent, mais ils doivent se faire à l'idée qu'ils sont séparés d'eux par un fossé infranchissable.

Le type d'adaptation sociale auquel parvient l'adulte exceptionnellement doué est davantage la conséquence des caractéristiques et circonstances particulières de son enfance, que ça n’est le cas chez les personnes modérément surdouées. S'il naît dans une famille d'un niveau socioprofessionnel élevé où préexiste une tradition d'éducation et de réussite, alors il aura toutes les chances d’être détecté assez tôt, et que des mesures particulières soient mises en place pour accompagner sa douance. De plus, les adultes référents seront eux-mêmes instruits et compétents. Ils seront à même de lui servir de modèles, de lui proposer des valeurs et de lui fournir l’environnement intellectuel dont il pourrait manquer autrement. Mais trop souvent, l'individu exceptionnellement doué naît dans un environnement privé de ces éléments. Comme conséquence et à cause de son isolement social, il tend à élaborer son propre système de valeurs et ses propres modèles de référence, uniquement à partir de ses lectures. Celles-ci ne recouvrant habituellement que des domaines parcellaires, ses valeurs se résument souvent à un mélange hétérogène de notions parfois contradictoires qui sont fusionnées en une vision du monde singulière, personnelle et perçue comme atypique. N'ayant pas de retour critique de la part des enseignants ou de ses camarades pour venir corriger ses idées, il devient souvent un adulte original, au point parfois de passer auprès des autres pour quelqu’un d’excentrique. Sans commentaires ou réactions en retour, il peut en arriver à avoir une telle confiance dans son propre jugement, qu'il finira par ignorer, voire exécrer toutes les opinions qui ne vont pas dans son sens. Par ailleurs, s'il ne parvient pas non plus à acquérir les connaissances étendues de l'érudit — ce qui est souvent le cas — il peut même devenir totalement insensé, vivant dans une sorte d’univers mental délirant qu'il se sera créé de toutes pièces.

À un certain moment de sa vie, il devra se demander ce qu’il souhaite faire à propos du « monde réel ». Il peut décider de le conquérir. S'il fait ce choix, il peut développer un esprit de compétition acharné, particulièrement s'il a été confronté, jeune, à de nombreuses frustrations imposées par des figures incarnant l'autorité. Si ces expériences ont laissé en lui un résidu de rancœur ou de cynisme, il peut devenir réellement impitoyable. Cependant, il adoptera le plus souvent le même style de vie solitaire qu'il a été contraint d'avoir dans sa jeunesse. Il peut choisir la solitude et la compagnie des livres pour le reste de sa vie. Il devient souvent un éternel étudiant, timide et inhibé. Il peut même choisir son futur métier en optant pour la profession qui lui garantira le plus grand nombre de moments de solitude. Par ailleurs, il souffre souvent de dépression chronique ou de crises cycliques dépressives. Il est difficile de dire si c'est là le résultat de son style de vie, ou s'il a un métabolisme réellement différent. Ce qui est certain c'est que les individus exceptionnellement doués sont particulièrement vulnérables aux formes les plus sévères d'inadaptation sociale.

Notons cependant que se situer dans la plage où le Q.I. permet un ajustement social optimal n’offre pas une protection sans failles vis-à-vis des problèmes d'adaptation. Comme nous l’avons déjà signalé ci-dessus, de nombreux membres de Mensa ont été victimes des deux formes mineures d'inadaptation que sont le manque d'autodiscipline, et une trop grande tendance à se disperser. La plupart des personnes ayant un Q.I. correspondant à la plage moyenne de Mensa sont parvenues à éviter ces pièges et ont fait un très bon usage de leurs capacités. Mais un sondage rapide et informel montrera que Mensa est très sous-représentée dans toutes les professions. Les membres qui ont acquis un Bac +5 ou d’autres diplômes équivalents trouvent amplement de quoi stimuler leur esprit parmi leurs collègues ou en appartenant à des organisations professionnelles. Ils n'ont pas besoin de Mensa. D’ailleurs, dans certains milieux, reconnaître que l'on est membre de Mensa peut même se révéler professionnellement très préjudiciable.

Ce que toutes ces personnes ont démontré c’est qu'elles sont capables d'un effort prolongé et discipliné. D'un autre côté, Mensa a tendance à attirer des personnes qui sont également talentueuses, mais qui se révèlent incapables de concentrer leurs efforts sur la durée. Il est même possible qu'à l’âge où ces personnes adhèrent à Mensa leurs habitudes soient déjà si profondément ancrées qu'elles ne peuvent plus être corrigées. Mais si Mensa en tant qu'organisation prenait plus à cœur son ambition de promouvoir l'intelligence, elle mettrait réellement toute son énergie dans cette cause. Mais elle semble faire tout son possible au contraire, pour renforcer ces mauvaises habitudes et les justifier par un discours rationnel. Le simple fait de considérer qu’un style de vie sans but précis est un comportement acceptable chez les surdoués est dommageable pour ses membres. Ne vous y trompez pas, l'adhésion à Mensa peut s'avérer néfaste à un développement harmonieux de l'individu.

Quel que soit le niveau du Q.I., l'inadaptation sociale n’est en aucune façon une fatalité. Les risques peuvent être plus importants avec des scores élevés, mais ils peuvent être réduits en mettant en évidence leurs causes profondes et en adoptant une stratégie intelligente. Le simple fait de les reconnaître pour ce qu'ils sont constitue déjà la moitié de la victoire.

[Réimprimé, à partir de Vidya #98, à l'occasion de la mort de Grady Tower]
[Scanné de Vidya 192, Avril/Mai 2000]

Je lirai plus tard, mais en effet j'ai réagi aussitôt en disant "ineptie".
La personne ou le groupe qui a écrit l'article peut commencer à affûter ses lames, car nous serons deux !  Twisted Evil

Edit : 3 avec EmiM
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Message par Ise le Dim 30 Mar 2014 - 21:43

Hey relisez l'article, c'est presque tout en bas, il y a une seconde ineptie croustillante : la phrase juste après !!!
"Ils n'ont pas besoin de Mensa"

En gros tu as un HQI donc soit tu t'arranges pour fréquenter des Bac+5 et plus, soit tu vas à Mensa pour survivre !!!  Pété de rire 
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Message par Ise le Dim 30 Mar 2014 - 21:45

Un médecin c'est genre 7, 8 ou 9 ans non ?
Ben le mien faut que je fasse gaffe quand je je lui parle car il ne comprend pas...
En revanche maintenant qu'il sait qui je suis il se régale il me raconte sa vie et surtout il me parle de son métier, c'est bien sympa...
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Message par EmiM le Dim 30 Mar 2014 - 21:59

Ise, En fait t'es le thérapeute de ton médecin si je comprends bien ...  Very Happy 
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Message par Ise le Dim 30 Mar 2014 - 22:08

Euh

Tiens j'y avais pas pensé.

Nannnnn manquerait plus que ça ! Attends, moi j'ai besoin qu'on m'aide, je veux des plus grands des plus solides des plus intelligents que moi pour me guider dans ma viiiiiiiiiiiiie

Bon là la réalité de ma solitude vient de me frapper. Vite, un film d'amour. Sisssssssssssiiiiiiiiiii

Bye bye
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Message par dedezhu le Dim 30 Mar 2014 - 22:32

Son médecin sur le divan

Je suis totalement contre ça: "Pour être efficace, il faut faire des choix parmi les nombreuses possibilités". Je n'aime pas dire que je suis "contre" quelque chose cependant cet article que j'ai lu en entier il y a quelque temps (et texte aussi long c rare que je lise tout).

Non je n'ai pas fait de choix personnellement c'est plutôt les choix qui m'ont fait!

Tous ces choix se sont réuni en conclave et on dit: "bon, Dede, il s'intéresse à 36 choses, on va le laisser un certain temps pour voir si ces choses entrent en lui et puis si elles entrent en lui à un moment donné une synthèse va se faire"...

Merci les choix!

C'est exactement ce qui est arrivé!

Alors Mister bac + 1000 et autres psychologues qui ont écrit et cautionné cet article (fort intéressant je ne le nie pas) à force d'observations de leurs doigts de pied... se sont plantés.

C'est pas si simple un surdoué. Et puis c'est pas les mêmes.

"Il devient souvent un éternel étudiant, timide et inhibé"... De-vient? De-de c'est suffisant!!!

On aurait pu écrire aussi: "Il devient souvent un éternel étudiant, ouvert et extraverti"

M'enfin ma petite dame! Mdites pas que...

Oui le pompon! C'est "Les membres qui ont acquis un Bac +5 ou d’autres diplômes équivalents trouvent amplement de quoi stimuler leur esprit parmi leurs collègues..;"

parce que même avec mon bac +7 j'ai rencontré et aimé des bacs - 7!

C'est pourquoi les psychologues (qui n'ont pas d'humanité) je ne veux pas les voir s'ils suivent des avis aussi terre à terre confinés dans leurs cabinets qu'ils restent confinés

"Ah! Je vois c'est le phénomène... bon. Alors, donc, ainsi, finalement, voilà, ça fera 350 euros.

Passez au secrétariat, merci. (c'est exagéré). C'est ainsi, Dede est un sauvage et le restera.




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Message par EmiM le Dim 30 Mar 2014 - 22:42

de ma petite exppérience, j'ai testé une thérapeute et une pschiatre et bien c'est la thérapeute qui m'a le plus aidé... enfin en 3 mois de consultations il y a plus de 10 ans... quand je vois des gens qui consultent depuis 10 ans, je me gratte la tête... je comprends pas ???
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Depuis mes psys, ce sont les bouquins, la vie et moi....
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Message par dedezhu le Mar 1 Avr 2014 - 12:51

"quand je vois des gens qui consultent depuis 10 ans, je me gratte la tête... je comprends pas ???"

s'il s'agit de faire une psychanalyse peut-être faudra-t-il plus que dix ans! j'ai connu et je connais pas mal d'analysés. J'ai remarqué une chose: c'est qu'après plus ou moins dix ans d'analyse, le "patient" se sent mieux, il a libéré ses problèmes, il les a étalé, accepté cependant a-t-il profondément changé (vis-à-vis des autres)? J'en doute.

J'ai senti cela ainsi: l'analysé prend ce qui l'arrange, lui, elle. Bien entendu, il n'y a pas de généralités, c'est au cas par cas.

la psychanalyse, se "démolir" pour se construire (pour = objectif)

zébré => consulter un psy, un thérapeute... (EmiM tu me diras ce que veut dire thérapeuthe et différence avec un psy, je n'en sais rien)... étions "bizarres", décalés, fragiles, apprendre à se voir, aller son chemin, contenir ses émotions, canaliser sa vie



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Message par EmiM le Mar 1 Avr 2014 - 13:19

Et bien Dedezhu, de ce que j'ai cru comprendre on peut être thérapeute, par une simple formation X ou Y, certes diplomantes, mais non reconnue par l'état... généralement les psys qui ont fait de longues études, voient d'un mauvais oeil les thérapeutes qui leur font concurrence sans avoir étudié la psychologie traditionnelle....
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Message par dedezhu le Mar 1 Avr 2014 - 15:03

thérapeute c'est comme "coach". Nous sommes tous des thérapeutes alors!
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Message par EmiM le Mar 1 Avr 2014 - 16:27

oui, je le pense ! maintenant je crois que de m'occuper des gens qui vont pas, ça finirait par déteindre sur moi, j'ai trop d'empathie  Embarassed 
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Message par imot3p le Jeu 3 Avr 2014 - 18:51

Bon je viens de lire l'article. Je le trouve très pertinent et il explique assez bien mon vécu. Le seul hic, c'est que je me retrouve à tous les points dans le groupe des +145, sauf que ben moi j'ai passe un test et j'ai fait 109. Alors bon, même si étais très fatigue, très vaseux d'avoir fume et bu la veille, très déprimé, je ne conçois absolument pas pouvoir dépasser les 130.
Alors pourquoi je ne m'entends bien qu'avec des thqi, qui sont vraiment ceux avec qui je me sens pouvoir communiquer de manière optimale plutôt qu'avec des HQI alors que je doute moi-meme d'être hqi…

Je suis ultra blasé et tout mais je ne vois pas la une excuse au fait d'échouer au test. Un vrai surdoué même s'il n'est pas dans son meilleur jour fera quand même un bon score non?
Sérieusement, je n'arrive pas a expliquer mon décalage par la douance.
Bref du coup ça me rend encore plus mal parce que je me dis que en fait, si mes observations sont bonnes, je suis en pure inhibition intellectuelle. J'ai certes toutes les caractéristiques du scanner/thqi sans le qi équivalent.

Du coup l'inadaptation, que moi d'ailleurs ne perçois pas comme une inadaptation car je suis capable de m'adapter a de nombreuses situations (pareil pour les thqi que je connais), ne serait pas pour moi une inadaptation a proprement dire. Ca serait plutôt un problème de désolation face a la constatation que face au manque d'interlocuteurs a même de nous comprendre, on doit se contenter d'une vie remplie de lassitude.

On vit avec le sentiment d'avoir une énergie potentielle énorme mais qui jamais ne se convertit en énergie cinétique par manque d'une quelconque poussée motivatrice…

Donc je ne pense pas que l'on puisse vraiment expliquer tout par le QI. Il y aura des Thqi très socialement adaptes, des hqi très inadaptés, même des gens normaux incapables d'être compris.
Je ne crois pas que la solitude puisse être entièrement expliquée par le QI. Moi quand je parle, j'ai une façon de me dissocier de moi-meme qui trouble bcp les gens.
Je peux parler de choses très négatives sans éprouver le moindre sentiment négatif. Je peux faire le point sur ma vie et dresser le portrait le plus sombre mais me taper des barres de rire.

Je ne crois pas que l'écart type justifie tout. Je crois que c'est une explication bien trop simpliste.
Le QI est une donnée et même si elle intervient beaucoup dans le développement, je crois que la sociabilité dépend de bcp d'autres facteurs. Moi je n'ai jamais vraiment su la développer car étais constamment opprime a la maison donc en dépression constante. Justement, la plupart des THQI que je connais sont plus sociables, sauf que ils ne presentent qu'une infime parcelle de leur fort interieurs...

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Message par Invité le Ven 5 Sep 2014 - 15:45

imot3p a écrit:
Alors pourquoi je ne m'entends bien qu'avec des thqi, qui sont vraiment ceux avec qui je me sens pouvoir communiquer de manière optimale plutôt qu'avec des HQI alors que je doute moi-meme d'être hqi…

Pour ma part, je corrigerai en écrivant :

- Je m'entends bien avec ceux qui réfléchissent un minimum et qui mettent le résultat de cette réflexion "à disposition"

- Je m'entends bien avec avec ceux qui ressentent avant de réciter.



Pour ce qui est de l'article que j'ai apprécié dans son ensemble, je regrette une sorte de fatalisme, et le martelage de la nécessite d'être sociabilisé. Quelques fois, j'ai également eu un peu de mal à situer les chiffres , Cattel ou Wais ?

Etre pragmatique, c'est aussi se choisir son futur, en connaissant ce qu'on est déjà, après un état des lieux interne et externe lucide.
Mon écologie passe bien avant mes relations avec la société. Si j'avais fait des études, réagirais-je ainsi ?

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Message par Invité le Ven 5 Sep 2014 - 16:06

traduction anglaise a écrit:Les membres qui ont acquis un Bac +5 ou d’autres diplômes équivalents trouvent amplement de quoi stimuler leur esprit parmi leurs collègues ou en appartenant à des organisations professionnelles. Ils n'ont pas besoin de Mensa. D’ailleurs, dans certains milieux, reconnaître que l'on est membre de Mensa peut même se révéler professionnellement très préjudiciable.

Ce que toutes ces personnes ont démontré c’est qu'elles sont capables d'un effort prolongé et discipliné. D'un autre côté, Mensa a tendance à attirer des personnes qui sont également talentueuses, mais qui se révèlent incapables de concentrer leurs efforts sur la durée. Il est même possible qu'à l’âge où ces personnes adhèrent à Mensa leurs habitudes soient déjà si profondément ancrées qu'elles ne peuvent plus être corrigées. Mais si Mensa en tant qu'organisation prenait plus à cœur son ambition de promouvoir l'intelligence, elle mettrait réellement toute son énergie dans cette cause. Mais elle semble faire tout son possible au contraire, pour renforcer ces mauvaises habitudes et les justifier par un discours rationnel. Le simple fait de considérer qu’un style de vie sans but précis est un comportement acceptable chez les surdoués est dommageable pour ses membres. Ne vous y trompez pas, l'adhésion à Mensa peut s'avérer néfaste à un développement harmonieux de l'individu.

Quel que soit le niveau du Q.I., l'inadaptation sociale n’est en aucune façon une fatalité. Les risques peuvent être plus importants avec des scores élevés, mais ils peuvent être réduits en mettant en évidence leurs causes profondes et en adoptant une stratégie intelligente. Le simple fait de les reconnaître pour ce qu'ils sont constitue déjà la moitié de la victoire.

[Réimprimé, à partir de Vidya #98, à l'occasion de la mort de Grady Tower]
[Scanné de Vidya 192, Avril/Mai 2000]


Gifted :
Code:
having great natural ability :  talented <gifted children>
:  revealing a special gift <gifted voices>
— gift·ed·ly adverb
— gift·ed·ness noun
 See gifted defined for English-language learners »
See gifted defined for kids »
Examples of GIFTED
He's an extremely gifted student. a school for gifted children
First Known Use of GIFTED1644


doué :
Code:
doué, adjectif
Féminin ée. Sens 1 Qui a un don, des capacités naturelles pour quelque chose. Synonyme brillant Anglais gifted, talented

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Message par Invité le Ven 5 Sep 2014 - 18:14

Merci @Stauk pour les définitions.

Je traduis à ma façon : doué pour quelque chose.

Si je mets mon ou mes dons uniquement au service de moi, pour mon développement tout personnel, je suis un réalisateur ...pour moi
Au regard de la société, je suis alors un sous réalisateur. Je ne fais rien de mes dons pour elle. Il s'en suit quelques qualificatifs qui m'agacent un peu.

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Message par Invité le Sam 6 Sep 2014 - 16:48

excellent ce sujet,
je me pose pleins de question en lisant ce fil

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Message par Invité le Mer 10 Sep 2014 - 10:30

voilà je fais dans le facile, mais j'ai cherché quelques infos intéressantes que je posterai plus tard, vu que je suis concerné et par le sujet et par d'autres types d'adaptations


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Message par Pampy le Ven 13 Mar 2015 - 23:25

Merci pour l'article et les commentaires visant à enrichir le tout.

Je ne pense pas pouvoir apporter grand chose qui n'a été dit, dans l'ensemble je trouve l'analyse plutôt juste et modérée dans ses conclusions, du fait de l'influence du parcours de chacun etc.

En ce qui me concerne je suis vers 140, plutôt rationnel et j'ai toujours été assez lucide sur le fonctionnement des relations sociales, le fait que la démagogie prime sur la logique ou encore l’intérêt individuel sur celui du groupe, comme le rappelait très bien Rootless en page 3. J'ai donc souffert de ce constat : impossibilité des autres a comprendre réellement ma pensée, ou encore a me suivre dans mes idées. Je pouvais tout à fait suivre le groupe ou le manipuler mais je n’étais pas satisfait de ces échanges superficiels et intéressés, ou encore de cette posture malhonnête, car toujours égoïste (dont je me demande toujours comment les normaux peuvent être aussi fatalement aveugles) j'ai appris a m'adapter à leur fonctionnement, à influencer le groupe dans le bon sens en conditionnant mon propos (leader mais diffus) et même si ça a été douloureux car même parmi les 25% de personnes avec qui je pouvais vraiment partager des choses qui comptent pour moi, ou mes amis les plus proches, c'était encore par exemple soumis aux normes sociales les plus banales (depuis qu'ils ont 20 ans ça a changé, ils ont finit par s'en défaire, hallelujah). Tout ça pour dire que oui objectivement c'est assez limitant (d'où l’intérêt de trouver des amis avec qui partager le plus profondément possible pour pouvoir s'épanouir) et qu'il faut apprendre à faire avec, aussi bien avec la solitude que de composer avec le fonctionnement des autres / de la société (ce qui est tout à fait enrichissant aussi, on a toujours a y apprendre ou y gagner, ça nous rend plus polyvalent etc). Et subjectivement oui c'est très douloureux et il y a un risque majeur de conséquences destructrices à long terme. Mais au delà de ça, pour ceux qui évitent de lourd traumatismes, je pense que ce n'est pas un problème au sens ou, sans partir dans des théories bouddhistes ou autre (lisez Henri Laborit !!!), je pense que, une fois l'enfance passée, c'est aussi tout l'enjeu d'une vie que de se détacher de cette angoisse de la solitude, du besoin de réconfort psychologique que permet le groupe qui permet a chacun de se valoriser, bref de se défaire de l'ego etc.
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Message par Kaplan jacques le Jeu 27 Aoû 2015 - 2:31

Bonjour,
J'ai un qi de plus de 150 et j'ai eu l'impression que cet article décrivait mon portrait !!
J'ai heureusement eu la chance d'être soutenu par mes parents.
Je voudrais également ajouter que le rejet (parfois accompagné, comme dans mon cas, de coup par les camarades) peut entraîner une violence de cet enfant qui va donc, pour se défendre, attaquer à la moindre blague, ce qui lui vaudra de nombreuses réprimandes, ce qui à son tour vas renforcer le sentiment d'être incompris, ou, pire, faire penser à l'enfant qu'il n'est pas fait pour ce monde !

J'espère que vous avez compris mon explication désordonnée

Kaplan jacques

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Message par Invité le Sam 12 Déc 2015 - 23:05

"Une personne dotée d’un Q.I. de 140 est « à portée de communication » de 25 % de la population. Une personne qui a un Q.I. de 150 peut espérer se faire comprendre de seulement 10 % de l’humanité."








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Message par Mag-Stone le Dim 13 Déc 2015 - 0:15

10%... Cool... Je croyais qu'il ne restait qu'1 seul petit pourcent, c'est une bonne nouvelle

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Message par Invité le Dim 13 Déc 2015 - 0:36

pas vraiment une bonne nouvelle si on considère que dans les 10 une partie est incapable de piger le message par inattention ou désintérêt

mais en comprenant que les autres ne comprennent pas cela réoriente le "non dialogue" dans leurs zones à eux

quand je suis dans mes zones à moi, je n'essaie même pas d'expliquer





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Message par Mag-Stone le Dim 13 Déc 2015 - 0:41

Ce que je veux dire, c'est que je croyais que seul 1% pouvait entrer en communication avec moi (avec les mêmes réserves que tu émets), du coup, c'est quand même un peu mieux!

Mag-Stone

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Message par zelle le Dim 13 Déc 2015 - 0:56

ben moi je dois être thqi, quand je vois comment je m'épuise à me faire comprendre.

zelle

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Message par Invité le Dim 13 Déc 2015 - 1:06

Sunshine a écrit:Ce que je veux dire, c'est que je croyais que seul 1% pouvait entrer en communication avec moi (avec les mêmes réserves que tu émets), du coup, c'est quand même un peu mieux!

oui de ce point de vue là je suis entièrement d'accord :-)))


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Message par Invité le Dim 13 Déc 2015 - 1:16

zelle a écrit:ben moi je dois être thqi, quand je vois comment je m'épuise à me faire comprendre.

tu n'es pas testée zelle ? si ca peut te rassurer j'ai passé ma vie à essayer de me faire comprendre


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Message par zelle le Dim 13 Déc 2015 - 1:20

non je suis pas testée
malgré le fait que je me sais/vois hqi, je suis sure de foirer ce truc. et dans quel but je le ferais.

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Message par Invité le Dim 13 Déc 2015 - 12:00

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Message par Mag-Stone le Dim 13 Déc 2015 - 13:09

" la révolution est si profonde que je n'ai aucune idée d'où cela mène, je cotoie à ce point les hauts et les bas et les gouffres en m'éloignant de ma zone de confort, que personne ou presque n'est capable de m'aider aux bords de ces gouffres mais c'est en les côtoyant bien involontairement que je suis en train d'enfin être moi": TOUT PAREIL

(en effet, personne susceptible de m'aider... Avant de savoir que THQI, j'essayais quand même, maintenant, je sais que je suis seule à même de me venir en aide, c'est un peu triste dit comme ça, mais ça m'évite d'être déçue et de mettre de l'énergie à espérer un truc d'autrui... La bonne ambiance, quoi!)

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Message par Invité le Dim 13 Déc 2015 - 13:52

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Message par Invité le Dim 13 Déc 2015 - 13:55

en lisant cette phrase je me suis dit mais qu'est ce que tu veux vraiment ...

je veux être heureux affectivement , en sachant cela j'ai appris à avoir de la patience parce que je sais ce que je veux vraiment

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Message par Mag-Stone le Dim 13 Déc 2015 - 14:35

Moi aussi, après avoir su pendant des années ce que je ne voulais pas, je sais désormais ce que je veux... Enfin je crois. Là où parfois je doute, c'est quand je me dis que ce que je veux c'est inventé (l'on sait cette propension que l'on a à fuir dans l'imaginaire, enfin moi, j'ai ça comme tendance) et que ça n'existera jamais en vrai. Quand je pense à autre chose (ce qui est fréquent, heureusement), ça va bien :-)

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Message par gruzzyh2 le Dim 10 Juin 2018 - 13:42

Une toute petite information, mais c'est pour la culture générale et c'est un détail Smile
standard deviation est un terme de probas, et sa traduction est écart-type en fait.
Ca m'a tilté pcq j'ai fais des études dans le domaine, et le professeur insistait tellement à ce sujet !
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Message par Invité le Mar 16 Oct 2018 - 19:06

je suis cohérent , je reviens aux mêmes topics par hasard

je notais

"Une personne dotée d’un Q.I. de 140 est « à portée de communication » de 25 % de la population. Une personne qui a un Q.I. de 150 peut espérer se faire comprendre de seulement 10 % de l’humanité. L'individu vraiment exceptionnel – avec un Q.I. de 180 – va, lui, se retrouver coupé de la totalité moins 1/10 de 1 % de sa propre espèce"

va savoir  va savoir

c'est limité à 160 en wais4 avec cette échelle de conversion en catell

http://celsa-rh.com/2016/11/paradoxe-surdoue-entreprise/


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