La honte des pleurs incontrôlable....

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Message par Angeal Jeu 19 Juil 2012 - 21:32

En écho au post précédent, mon problème est inverse, mon hypersensibilité devient réellement handicapante, quand on est enfant ça passe mais à 18 ans même si je reste jeune ça commence à moins bien passer....et j'ai peur d'être considéré comme faible...ce qui m'embête beaucoup !


Donc je pose la petite histoire: Je suis stagiaire Bafa depuis deux semaines, je donne vraiment le max, puisque je n'aime pas être mal considéré, du coup première semaine j'étais à fond, on a donc déduit que j'étais quelqu'un d'assez extraverti et dynamique....sauf que ce n'est pas vraiment le cas...je suis même le total opposé, mais comme je voulais faire au mieux j'ai fait un effort monstre. Résultat fin de deuxième semaine exténuer, j'ai les 3/5 ans on en a 24 pour 3 animateurs et ont a du mal à les gérer et à les faire obéir. De plus je suis quelqu'un d'assez libertaire dans mes idées, si un gosse se retourne au repas ou enlève ses chaussures pour se mettre à l'aise sur le tapis de la salle perso c'est pas un problème pour moi. Mais du coup on m'a tout de même conseillé de monter le ton et d'être plus autoritaire, déjà premier "déchirement interne" entre mes idéologies et celles des autres, mais tant pis j'obéis pour ne pas avoir d'emmerde. J'ai aussi souvent peur de me planter alors je prends pas trop d'initiative, mes collègues me l'ont dit ok pas de soucis j'essaye de m'améliorer. Mais voilà ce matin convoqué dans le bureau de la chef pour mon auto-évaluation et là....blam que du négatif....pas assez autoritaire, pas assez d'initiative, trop sur la réserve, c'est ta dernière chance t'as plus le droit à l'erreur blablablabla....on a que très rapidement évoqué le positif c'est à dire bon contact avec les enfants, les parents, bonne transmission de connaissance etc...pour se centrer sur le négatif. Donc j'ai encaisser pendant 45 minutes sans broncher en essayant de garder le sourire mais je sentais les larmes monter tout en réussissant à ne rien "lâcher". Et là fin de l'entretiens...la boss me sort: Pourquoi tu as les larmes aux yeux ? Question à ne pas poser tout est partie.....

Donc voilà aujourd'hui j'ai honte...car ça m'est aussi arrivé au lycée après des remarques de profs etc...j'ai de toute manière un gros poblème avec tout ce qui est autorité hiérarchique... et je reconnais ne pas être fait pour les métiers qui demandent du travail d'équipe, je suis une solitaire, intellectuelle, plongée dans ses bouquins mais je voulais faire de mon mieux...et là la motive est retomber à cause de cette hypersensibilité qui me laisse ce sentiment de honte en travers de la gorge, les gens sont sympas avec moi mais bon, je suis un peu la petite fille qu'il faut protéger et j'en ai marre...pleurer devant son boss quoi, personne ne fait ça....faut absolument que je me sorte de cette hyperémotivité....quelqu'un a une solution ?!


Dernière édition par Angeal le Jeu 19 Juil 2012 - 21:47, édité 1 fois
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Message par Fata Morgana Jeu 19 Juil 2012 - 21:35

En train de siroter un verre avec Satan.
Cette gueule de bois là va durer lontemps.
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Message par Invité Jeu 19 Juil 2012 - 22:04

Je ne saurais quels conseils te donner, tout ce que je peux te dire c'est que je COMPATIS à 3000%

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Message par flowwhere Jeu 19 Juil 2012 - 22:25

Ah ma pauv' : le bafa :je n'ai fait que la base...et pour cause...

Pourquoi? parce que les perspectives éducatives enseignées étaient aux antipodes de ce que j'étais...et de ce que je suis...encore...

Je me rappelle d'un jeu de rôle collectif où nous devions être avocat ou procureur (vl'à le jeu de rôle déjà hihi , un tribunal, ça plante le décors..) de situations qui nous étaient soumises par le juge...
A la situation des ''ados" garçons (13/14 ans) se font pister dans la tente des filles à minuit...faut il les exclure définitivement du camp?
(pas d'autres détails sur la situation...)
Au moment de lever la main pour choisir le coté avocat : je me suis vu tout seul la bras en l'air et tout le monde me regardait avec des yeux ahuris...
hmhmhmm: bah j'ai défendu mon dossier "dialogue" après qu'un formateur ait gentiment enfoncé le clou en parodiant la situation : "je leur fournirai des préservatifs..."

Bref, tout ça pour dire que le contexte actuel est très normo-normatif... qu'on en est saturé... et qu'à ça se rajoute notre sensibilité...

Bien je ne crois pas qu'il y ait de recette miracle, mais ce qui m'aide, c'est de respirer par le ventre et profondément, que les remarques ne sont pas mon encontre mais plutôt le fruit d'une norme ambiante qui frise la débilité, et que si je veux être un peu plus libre de mes agissements par la suite il faut que je passe par certaines étapes de telle ou telle formation ou hiérarchie...
Dernière chose : pleurer fait partie de nos comportements innés... c'est loin d'être honteux, l'expression des émotions est loin d'être honteuse...l'humain est émotionnel par nature... qu'est ce qu'on se sent mieux quand on assimile ça...

Bien plus facile à dire qu'à faire... bien sur...
Je t'envoie du courage!!! Very Happy


(un peu de provoc au passage : certainement la plus belle cuite de ma vie affraid lol)
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Message par Mapetiteusine Mer 8 Aoû 2012 - 23:31

Bonjour,

Je voulais témoigner de ma petite expérience récente... J'espère que je vais réussir à ordonner mes idées, parce que c'est un peu confus... En résumé: Angéal : "si, si y en a qui font ça - qui pleurent devant leur boss"

D'abord, c'est comme ça, faut s'y faire, on pleure, on est comme ça, moi j'ai 46 ans et je pleure toujours (ne rigolez pas, mais je n'ai pas regardé la moitié des épreuves des JO, parce que quand je vois les gens gagner, je pleure d'émotion, et comme j'ai peur de me faire chambrer par mon compagnon, he ben, je ne regarde pas Embarassed ).

Résultat, je pleure aussi au bureau parfois...Et ben figurez-vous que ce n'est pas si grave apparemment Very Happy ! Si, si, je viens d'avoir un entretien avec mon sur-chef (N+2, comme on dit de nos jours) pour un changement de poste, pour savoir si je voulais remplacer mon chef à moi et éventuellement avoir dans mon équipe une petite dame (enfin, ce n'est pas vraiment la bonne description du personnage - elle est extrêmement psychorigide) qui est un peu un extra-terrestre et du coup peut-être très désagréable et est très mal perçue par pas mal de collèges. Ce à quoi je lui dis: "pas de pb tu sais le comportement de X, c'est une forme de maladie, je la prends pour ce qu'elle est (et donc je ne réagis pas à ses écarts liés à son stress), de toute façon je ne suis pas mieux qu'elle ! A quoi il me répond, "enfin pas du tout" ! Je lui dis " mais si, je pleure tout le temps " [enfin pas tout le temps, mais disons un fois par trimestre, selon mon niveau de "stress", mais j'ai l'impression que tout le monde ne voit que ça et que c'est mon image n° 1], ce à quoi il me dit, mais, ce n'est pas ça que les gens retiennent de toi, c'est ton travail ! CQFD, pour nous c'est un super handicap, pour le reste du monde, c'est un incident de parcours, si tant est qu'on fait les choses bien (et vu de l'extérieur, on les fait bien, bien que personne nous le dira vu que notre culture française, c'est de pas dire aux gens qu'ils font bien, c'est de leur dire que ce qui ne va pas - moi la première avec mes enfants Crying or Very sad - et vu d l'intérieur, on croit aux critiques vu qu'on est perfectionniste et qu'on pense naturellement qu'on ne fait pas bien,)

Après re-discussion au sujet de cet entretien avec mon chef avec qui j'ai des rapports un peu particuliers (il est presque à la retraite et estime que son rôle, c'est de transmettre son expérience aux plus jeunes), et on a simplement parlé de ce problème de contrôler ses émotions (lui, c'est avec la colère qu'il a plus de mal) et même si j'ai essayé de me contrôler, au bout de trois quart d'heure, il fallait que ca sorte et je me suis encore mise à pleurer, même s'il n'y avait aucun stress, aucune critique, juste une discussion sur comment essayer de gérer ce truc, dont j'ai l'impression qu'il est ma principale caractéristique. Soit dit en passant, il m'a dit que, de toute façon de son point de vue, que des émotions/pleurs apparaissent lors d'une discussion en tête à tête dans un bureau fermé, ne lui semblait pas prêter à préjudice (devant tout le monde c'est vrai que ca peut faire jaser !).

Donc moralité, Angeal, cette tendance ne va pas disparaitre comme ca ! Va falloir faire avec ! Ca veut dire apprendre à se contrôler, apprendre à minimiser les remarques aussi... Mais surtout, se rappeler que ce n'est qu'une petite partie de l'image que tu donnes aux autres !

Perso, je crois que je ne sais pas contrôler, ou pire, je le fais mal, inconsciemment, si bien que j'accumule mes émotions et puis un jour ca sort en bloc. J'appelle ça une "crise d'angoisse", mais je pense que c'est plutôt une accumulation d'émotions non digérées. La dernière fois au bureau, en mai, j'ai identifié ça comme le cumul, d'avoir appris qu'une copine de 32 ans avait une tumeur au cerveau, avec le changement de lieu de travail - on venait de s'installer dans la plus haute tour de la défense, en open-space de 10 m sur 50m, dans lequel j'avais ramassé la fameuse Madame X pas tout à fait dans les pommes, mais à la limite de la crise de tétanie, parce que un collègue était venu lui parler dans son dos et qu'elle avait eu peur...

Pour être exacte, je n'y avais pas inclus le fait que je travaillais avec ma psy sur le cas de mon ainé qui me souciait... et dont elle pense finalement qu'il est un peu zébré... ce qui après étude de Jeanne Siaud Facchin semble pouvoir se généraliser à mon propre cas ! [NB : que je présente quelques zébrures ou finalement non, je suis bien contente de rencontrer ici des gens qui fonctionnent comme moi que ce soit pour cette raison, ou pour une autre]

Donc, oui c'est super casse-pied de pleurer à tout bout de champ, et on en a toujours un peu honte, mais je dois avouer que maintenant que je me rends compte que c'est probablement parce que mon cerveau n'est pas tout à fait câblé comme celui des autres (ceux qui sont moins émotifs), que ce câblage semble avoir tout de même quelques avantages en contre-partie, et bien , je me dis que je n'ai pas à en avoir honte. Et puis avec mon grand âge Laughing , la sagesse me dit que de toute façon on ne peut pas plaire à tout le monde, et que ceux que nos pleurs gênent et bien tant pis pour eux. Je pense qu'on peut nous apprécier pour des tas d'autres choses ! Mais ça, je reconnais que ça doit être une philosophie bcp plus difficile à adopter à 18 ans !

Donc pour tous les autres qui nous lisent : des astuces pour apprendre à gérer, SVP (perso, la respiration devrait être une bonne piste, il me reste encore qqes épreuves de JO pour voir si ca marche Laughing ) !!!

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Message par Le Breton Furieux Jeu 9 Aoû 2012 - 0:57

Salut Angeal,

Aujourd’hui, je disais à ma compagne à quel point c’est compliqué de gérer ces pleurs qui montent intempestivement pour des occasions qui peuvent paraitres parfois dérisoires, voire même incongrues, et qu’en plus, ils sont inévitables.

Elle me répondait qu’en contrepartie cette sensibilité me donnait des moments d’une intensité rare, et même précieux (les moments).

Sur le coup j’ai bien entendu et compris ce qu’elle m’a dit mais pour autant mon problème restait le même, les J.O. me foutent le chiale aussi, la musique, les films, enfin j’ai une petite liste de trucs comme ça qui me font venir de l’eau dans les yeux.

Et puis je suis venu sur le site, histoire de m’aérer le neurone, de voir comment se porte la glande gliale à la mode. Et je tombe sur ce sujet « La honte des pleurs incontrôlables ».

Alors forcément, j’ai eu envie d’apporter ma petite larme !! Sad

J’ai 49 ans et pendant 48 j’ai cru que c’était la fatigue ou la déprime, je me disais, « je décompense », et puis j’ai lu un livre et appris que je partage ce profil avec plein de gens et que même c’est une caractéristique pour les ceusses qui l’ont agitée la glande gliale.

Depuis cette lecture j’ai encore beaucoup appris et surtout j’ai compris à quel point ça pouvait devenir un détail par rapport à la force des moments joyeux et jubilatoires. Je ne dis pas que quand ça arrive je trouve ça facile ou quelconque, c’est toujours aussi désagréable et j’aime toujours pas ça, mais aussi ça m’apporte (cette sensibilité), il y a des fois ou c’est tellement bon que je trouve que ça vaut le coup.

Maintenant le problème reste toujours le même, et je ne réponds pas à la question, comment gérer Question

Je peux parler de comment j'essaye de faire. Je pense, au moment où ça arrive, aux autres de moments, à la joie, et même si je continue à pleurer quand même, j’ose croire que ça dure moins longtemps et que ça m’apporte un peu de réconfort. Car je ne veux pas renoncer, je ne veux pas éteindre ou cacher ce qui constitue une part si importante de ma personne, je suis sensible, voire hyper même…

Et même s’il faut gérer parfois des situations anxiogènes face à des systèmes rigides ou normatifs, tant pis, ce que je suis, je le suis, le système est peut-être pas fait pour moi ou si je m’applique, je peux lui apporter quelque chose de sensible, j’oserais dire d’humain. Je peux peut-être par ma façon de bosser, outre le fait que je chiale, apporter une façon de voir, une approche différente, hé, comme tout le monde quoi !! (Enfin pas pour la chiale) Bon disons que mon système et ma façon de voir peuvent être des fois très éloignés du système dans lequel je suis, à ce moment, humblement, je me demande ce que je fous là, soit j’apporte, soit je me casse, je crois que c’est le prix pour être moi.

Je précise que je ne suis, jusqu’à présent, jamais resté plus de deux ans dans un boulot, c’est dire si le système fonctionne !! What a Face

Pourtant je ne renonce pas. Je crois même qu’en ce qui me concerne le cycle se précise : deux ans. Je n’ai pas encore trouvé l’activité qui me permet de rester plus longtemps.

Bon là je crois que je me suis grillé Arrow

Pas mieux que Mapetiteusine, faire avec en se disant que le profil complet donne des bonheurs, peut-être se dire que grâce à ça, ça dure moins longtemps, que ça calme la douleur et aide à ne plus en avoir honte.



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