Lexique jamais achevé

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Message par RonaldMcDonald Lun 6 Juin 2022 - 11:08

Des histoires très fortes. Merci. Peut-être me donneras-tu un jour la force d'écrire l'histoire, aussi laconique que terrible, de mon ex. En tous cas, je n'ai pas eu l'impression de l'aider, elle.

RonaldMcDonald

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Message par Shadow Boxeur Lun 6 Juin 2022 - 15:23

SOUFFRANCE, aujourd'hui.

Un mot qui fait mal.
Très mal.
Trop mal.
Un mot que je connais un peu.
Je pourrais écrire des trucs sur cette amie vicieuse.

Mais juste mal, là.
Je ne sais même pas pourquoi.

Un geste de survie.
Les paumes de mes mains l'une contre l'autre.
Les doigts d'une main au contact du poignet de l'autre bras.
Sentir la vie.
Je suis vivant.
Pas encore mort.
Cette souffrance n'est pas tout
N'est pas ma vie

Souffler
Expirer cette boule noire

Ca va mieux
Mais encore des vagues de cette souffrance
Venue d'ailleurs
De moi peut-être
Je n'en sais rien

Souffler
Expirer
D'où me vient ce geste
Un mystère
C'est ce qu'il faut faire

Je vais aller marcher
Elle était grosse cette boule noire
A avaler et recracher

Je suis fou
M'en fous
Je sais ce que je tenais dans mes mains
Dehors aller laisser ça s'envoler
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Message par Shadow Boxeur Mar 7 Juin 2022 - 10:40

REVE ZEBRE ? Hier.

Je ne sais pas pourquoi, je m'interrogeais ce matin sur certains...liens ?...que je peux avoir.

Un rêve de mai 2021, dans mon grimoire noir.
Il n'avait je crois rien à voir avec la mémoire que je venais de retrouver de ce qui m'était arrivé gamin.
Il faudrait que je relise tout çà. Les autres rêves qui ont suivi.

"Je n'avais pas fait de rêve. Je ne me souvenais de rien en ouvrant les yeux. C'est après quelques minutes en préparant le café que mon rêve m'est revenu.
Je ne suis pas tout à fait certain de l'ordre des scènes.

Je marche le long d'une voie de RER. Je suis entre deux gares. 
Un coup je vais dans un sens, un coup je vais dans l'autre.
Il y a un problème, il n'y a pas de train.
Ou quand il y en a, je les rate pour monter dedans, j'arrive trop tard à la gare, ou trop tôt.

Je découvre un passage qui part à angle droit et je vois d'autres rails, là-bas.
Je les rejoins. C'est une ligne de tramway.
Je ne sais pas pourquoi, c'est là que je dois aller, quelqu'un m'attend.

Je monte dans le tramway, il y a du monde, c'est joyeux, bruyant.
Je ne sais pas où je vais mais je suis sur la bonne voie.

Au fond du tramway, il y a une jeune femme, debout, adossée à la cabine.
Nous sommes complices.
Nous nous regardons comme si les autres ne savaient pas, rieurs.

Elle me fait un clin d'oeil et un grand sourire en soulevant son tee-shirt pour montrer sa poitrine. 
De beaux seins mais ce ne sont pas vraiment les siens.

Je me cache dans l'ombre du dos d'un grand monsieur pour rire de cette blague.
Les gens s'offusquent. Cela ne se fait pas.
On arrive à un arrêt, les gens descendent en me frôlant.
Une femme sévère me frôle.
Elle n'a pas de poitrine.
Elle me dit que je ne devrais pas rire.

Je descend, la jeune femme n'est plus là..."

Le rêve continue avec quelques autres scènes, sans cette jeune femme.
Ca y parle de costumes et de masques pour se déguiser, passer inaperçu, d'habits revêtus qui ne sont pas les miens et ne me vont pas.

Je me souviens de mon premier béguin.
Céline. En classe de 5ème ou 4ème, je ne sais plus.
On s'entendait bien. On faisait des trucs ensemble.
Elle était patiente parce que je captais pas bien vite, voire pas du tout ce truc.
Ca s'est arrêté, j'y ai mis fin en inventant un faux prétexte.
Juste parce que j'avais entendu ma mère dire  à mon père : "je crois qu'il a une petite copine. C'est super, il est en train de devenir normal".
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Message par Shadow Boxeur Jeu 9 Juin 2022 - 8:18

LUCIDITE ? Hier, aujourd'hui.

Des nuages noirs dans la tête hier, des mots que je ne voulais entendre.
Ce matin ils prennent une autre signification.

Avant hier, je suis allé voir une psy étiquetée HP, pour me renseigner et voir si et ce qu'il y avait éventuellement à explorer dans ce domaine. Elle même HP.
Elle a réussi à me foutre en boule.

Déjà elle a fait le caméléon pendant tout l'entretien, impossible à capter. Je ne sais pas si ça lui est naturel ou si elle a fait exprès. Je pense qu'elle a fait exprès.
L'intérêt d'explorer le côté HP, aucun...Après tout à 51 ans, j'ai réussi à faire une carrière à peu près stable, à gérer plus ou moins le truc, donc pas d'intérêt selon elle.
Elle n'a guère de doute sur mon côté HP et si on doit travailler ensemble, ça sera en coupant le contact visuel et d'une certaine façon "intellectuel". Elle m'a dit qu'on était pareil sur certains aspects et qu'il faudrait couper le "matching".

Hyper résilient...ça me fait une belle jambe...c'est pas ça qui m'a fait une vie bien tranquille. Mais bon, j'aurais au moins pu prendre ça comme positif.
Un quasi miracle que je ne sois pas devenu un violeur ou un assassin...super, alors là ça fait plaisir...
Aucun cadre, aucun filtre...allez-y continuer d'enfoncer le clou...aucun père (elle est Lacanienne).
Une hyper peur...oui, ça je le savais, sans pouvoir la nommer.

Conclusion de tout ça, que ce soit pour moi ou mes questionnements de papa avec ma fille :
- le bonheur n'est pas une option ;
- aidez-vous et le ciel vous aidera, pour commencer ;
- et le reste suivra.
Me voilà bien avancé.
Je ne sais pas si j'irai la revoir. elle m'a proposé de la recontacter dans un mois, qu'on en reparle.

Le bonheur n'est pas une option.
Phrase à double sens.
Soit une option que vous n'avez pas, qui ne vous est pas offerte.
Soit un truc intégré à votre bagnole, qui n'est donc pas en option.

Je n'ai pas grandi comme ça.
Il est probablement vrai que ma façon de penser ou ma sensibilité n'y sont pas pour grand chose. Me sensibilité, si peut-être.

Après mon agression, j'ai grandi avec le modèle "le mal n'est pas, ne sera jamais une option pour moi". Pas de façon consciente au début, puis de façon de plus en plus consciente et verbalisée.
Violeur j'aurais pu le devenir. Dans l'année ou les deux années après mon agression, je ne sais plus les dates exactement, j'ai commis deux actes pervers. Pas gravissimes mais pervers. L'un connu de ma mère, qui a "fait le ménage" et on oublie.
Assassin...non, je ne crois pas. Une seule fois dans ma vie une violence inconnue s'est exprimée et j'ai réussi à me maîtriser.

"Le mal ne sera jamais une option pour moi", cela voulais dire quelque part devenir sur-humain.
Ma plus grande peur était là, devenir humain avec tout ce que cela peut recéler de mauvais.
Compliqué de vouloir être humain, partager avec la communauté humaine, tout en ne voulant pas être humain.

C'est dans ces jeunes années que j'ai fait du yoga, de la méditation, pour extirper quelque chose et dompter, soumettre le corps, la chair, les instincts, à l'esprit. Tout seul, sans cadre.
Que j'ai exploré, adopté des modèles. Les religions, les moines, les ordres médiévaux, par exemple. Tout seul encore. J'avais rompu avec l'église quand les curés n'ont plus été capable de répondre à mes questions, de soutenir la controverse, de parler avec moi des Pères de l'église. Ou des modèles piochés dans la littérature, Citadelle notamment.

Un peu plus tard, quand la double vie de mon père est sortie au grand jour, là je l'ai bien verbalisé ça. Jamais je ne serai cela, jamais, et si j'ai cela en moi, je vais le tuer.
C'est dans ces années que je suis devenu incapable d'entrer réellement dans un groupe, une rencontre, restant toujours à la lisière, solitaire.
L'internat et l'armée m'ont peut-être en partie "sauvé", me donnant un cadre acceptable. Un cadre d'une certaine façon sur humain. Après tout il faut se préparer à aller jusqu'au sacrifice ultime. Un cadre de violence légitime, acceptable aussi.
Dans ce cadre, pendant quoi...10 ans, oui 10 ans à peu près, jusqu'à ce que le corps lâche, j'ai toujours suivi la voie de ce qui était le plus dur, le plus extrême, qui amenait aux limites physiques et mentales.

Quand j'ai fait un burn-out, c'est à un moment où j'ai repris de "l'humain" plein la gueule et les yeux. L'homme est capable de se découper à la machette. De prostituer ses enfants. D'abuser d'enfants prostitués, même l'homme bien civilisé.
Nouvelle couche de "je ne serai pas cet humain là".

Sorti des années d'internat du lycée puis d'école pro, j'ai cherché à construire le cadre restreint d'un couple et d'une famille. En dehors de cela, totalement solitaire.

Je ne sais pas vraiment quelle est cette si grande peur.
La peur de l'humain en moi.
Ou la peur de l'humain en "vous".
Je ne crois pas que ce soit la seconde, pas totalement.
Parce que chez "vous", le petits travers que je vois, sens...restent humains, petits et acceptables.
Comme l'a exprimé la psy que je suis allé voir : "c'est humain de...ça peut arriver..."
Oui, cela je le comprends pour "vous".
Pas pour moi.

L’hypervigilance a probablement découlé de tout çà.
Ma façon de penser et de mémoriser, je l'avais depuis tout petit.

Je ne sais pas ce que je vais faire de tout ça...

Aucun filtre...je ne devrais pas écrire tout cela.

D'une certaine façon si, en forme de confession, de demande de pardon.
Si je ne me mêle pas à vous, ne sais plus le faire, ai oublié le mode d'emploi, ce n'est pas que je vous juge mauvais, indignes de moi, c'est peut-être juste que j'ai peur de devenir humain à votre contact.
En n'ayant pas bien compris, compris de travers ce qu'humain signifiait.

Vouloir et ne pas vouloir être humain...ça va t'être compliqué à résoudre ce truc Shadow. Pompe Boxe
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Message par Shadow Boxeur Jeu 9 Juin 2022 - 10:12

A LIRE (pour m'en souvenir)

https://www.cairn.info/l-inhumain--9782130578529-page-7.htm

https://www.cafephilosophia.fr/sujets/qu%27est-ce-%c3%aatre-inhumain-/

Je crois que ma bibliothèque va se garnir de nouveaux sujets. bounce
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Message par Shadow Boxeur Ven 10 Juin 2022 - 6:05

IL Y A QUELQUE CHOSE QUI NE VA PAS ? Hier, aujourd'hui.

Je ne vais pas écrire beaucoup, je dois y réfléchir.

Mais me vient ce matin cette question.

Il y a quelque chose qui ne va pas, Shadow ?

Ce doit être une question tabou. Elle ne l'est pas pour moi, je me demande si elle gêne quand je la pose.

Après 51 ans à me balader sur cette planète, je ne me souviens pas qu'on me l'ait jamais posée.

Pourtant, chaque fois que j'étais mal à l'aise pour entrer dans un groupe, une discussion, une relation, que je faisais une "crise" (à force d'en parler, cela peut donner l'impression qu'elles ont été nombreuses, mais pas tant que çà dans leur forme extrême, je dirais...un dizaine de fois...faudrait que je précise ça), ça aurait été...humain ? ...de venir vers moi et de me la poser cette question, non ?

Faut croire que non. J'entrevois quelques raisons pour expliquer ça, je vais devoir y réfléchir.

Je ne vois qu'un souvenir, avec cette mamma africaine au milieu de la nuit, au milieu de nulle part dans une forêt équatoriale. Elle ne m'a pas posé la question, mais elle est venue me voir et me prendre dans ses bras pour me consoler, et me dire qu'il était temps que je rentre dans ma maison, qu'un petit garçon me réclamait. Une drôle de magie.

Récemment, quelqu'un, j'ai une mémoire en gruyère mais quand même, cela me semble la première fois, me l'a posée, formulée différemment.

Comment est-ce que je peux t'aider ?

De l'avoir posée est déjà d'une grande aide, d'un grand réconfort.
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Message par Shadow Boxeur Sam 11 Juin 2022 - 12:19

LIRE. Hier, aujourd'hui, demain.

Envie de lire cette après-midi.
Je ne sais pas depuis combien de temps je n'ai pas lu.
Vraiment lire je veux dire.
Pas la lecture en diagonale de centaines de bouquins ou articles sur le cairn.
C'est ch...ces bouquins ou rien qu'en lisant le sommaire, ou les têtes de chapitres tu sais où ça va aller.
Plusieurs mois...trop absorbé à vouloir mettre de l'ordre dans la vraie vie, à comprendre, me comprendre.

Faut dire que je suis devenu difficile. Obligé de changer de registre pour trouver de la nouveauté, du génie, un truc qui me remue les tripes.
C'est pas tout le temps qu'on a des HERBERT, des BEAR pour la SF, des ELLROY ou des LEHANNE ou des BURKE pour le polar, d'autres pour le roman historique, etc, etc.
Mais je suis injuste...je trouve, je découvre...juste j'étais trop occupé par le présent pour rester ouvert à ça.
Cette après-midi, lecture.
Comme quand j'étais gamin, et que je filais dans un grenier oublié pour lire tout ce qui me tombais sous la main. Ou une extraordinaire bibliothèque de famille à Marseille dans laquelle je pouvais passer des journées à explorer tous les recoins, les placards, les rayons, de découvertes en découvertes. Constituée dans les années 1880/1930 par un aïeul historien, la caverne d'Ali Baba pour un gamin comme moi. J'étais bien le seul, mes frangins n'ont jamais aimé cet endroit. Des bouquins manuscrits, des trésors...
Je vais passer une bonne après-midi à lire, relire enfin, libéré, de je ne sais pas quoi.
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Message par Shadow Boxeur Sam 11 Juin 2022 - 14:03

BIBLIOTHEQUE. Hier.

Qui peut pleurer sur une bibliothèque ?
C'était celle de mon arrière arrière grand père, Achille, un nom de titan, mort en 1931.
Un historien.
Son fils Emile était docteur, et avait fait de la bibliothèque son cabinet. Il est mort en 1963, lui.
Je ne l'ai pas connu.
Tout petit, je n'en ai guère souvenir, j'ai connu ses deux "femmes".
Son épouse. Je ne sais pas pourquoi, tous l'appelaient "tante" Augusta. Une sorcière dans ses robes noires.
Et une autre femme dont j'ai oublié le nom mais dont je me souviens du visage. La veuve de son meilleur ami, perdu durant la campagne des Dardanelles, il était alors médecin militaire sur un navire de la Royale, j'ai lu petit ses carnets manuscrits.

Après, on a quitté Marseille et je n'allais donc plus tous les jours à la bibliothèque voir ces deux aïeules qui m'attendaient à heure fixe avec ma nonette ou navette qui m'attendait. On s'y casse les dents mais ça leur faisait plaisir.

On y revenait tout le temps en vacances, les aïeules étaient mortes, mon grand père conservait la bibliothèque comme un musée.
Les meubles sous des plastiques, des trucs d'hygrométrie pour préserver les livres.
On avait plus rien le droit de toucher, juste regarder.

Mais bon, quand mon maniaque de grand-père n'était pas là...mes parents me laissaient partir en exploration.
Il faut imaginer.
Trois grandes pièces en enfilade, tous les murs portant des meubles sur mesure pour faire bibliothèque. En bas des placards, au-dessus des rayonnages. Un plafond en coffrage de bois. Des vitraux.
Dans sa jeunesse, je crois que mon père s'était lancé dans un inventaire...il avait renoncé...pas loin de 10 000 livres.
De tout, sur tous les sujets. Beaucoup d'histoire évidemment mais pas que.
Et le reste de l'appartement à l'avenant, un musée avec mille objets mystérieux.

J'y ai de très beaux souvenirs, enfant. C'est la que le monde me semblait beau.

Un mauvais, non, pas mauvais, juste très triste. Allez chercher pourquoi, quand j'ai reçu mon sabre d'officier, c'est la que je suis allé pour dire à mes aïeux que j'étais digne d'eux, qu'en dépit de tout je n'avais pas failli. J'ai traversé Marseille avec mon grand uniforme et mon Casoar, tout le monde me regardait comme un extraterrestre, personne n'a compris, même pas ce qui me restait de famille. Je voulais juste dire à cette bibliothèque que je ne l'avais pas trahie, qu'ils sachent.

J'ai eu le grand bonheur de pouvoir partager cela avec mes enfants. Ils en gardent un souvenir indélébile.
Sur ses dernières années, mon grand-père s'est assoupli. Chose inimaginable, il, puis mon père, m'ont laissé vivre dans la bibliothèque le temps des vacances avec mes enfants, quand je me suis retrouvé divorcé.

Quel souvenir que ces journées à explorer.
Papa, papa ! Viens voir, il y a un bouquin de mode des années 1910 ! T'as vu comment elles s'habillaient ?!
Papa, papa, non, viens voir là ! Il y a une série de 12 bouquins qui recensent toutes les espèces d'oiseaux !
Papa, papa, non mais viens voir là ! Il y a toute l'histoire de la construction de la tour Eiffel et de l'exposition universelle, jour par jour, comme un journal !

Chacun de mes enfants a conservé deux ou trois bouquins qu'ils ont choisi. Sortis comme en fraude, parce qu'alors il ne fallait surtout rien prendre, propriété jalouse de mon grand-père puis de mon père.

Tout ça pour qu'un jour, il y a quelques années mon père bazarde tout ça. Trop chiant à gérer, pas assez de fric à se faire, un poids mort.

Il ne m'a même pas proposé de la lui acheter, juste impossible, ça m'aurait fait plaisir. Et le seul de plaisir à lui, à toujours été d'être le maître et d'humilier. Il l'a vendue en douce et nous a mis devant le fait accompli. Son frère a pillé tout ce qui pouvait avoir de la valeur avant la vente.

J'espère que les livres sont partis dans une bibliothèque, une fac, je ne sais où...mais ne sont pas morts.
Mais je ne me fais guère d'illusions.

J'habite aujourd'hui à 50 mètres de cette bibliothèque d'enfant.
Chaque matin, en allant acheter mes clopes et le pain au chocolat pour ma fille, je lève mes yeux vers des vitraux qui sont encore là.
Je préfère pas aller sonner chez les gens, je le ferai peut-être un jour...je préfère imaginer cette bibliothèque toujours là.
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Message par Shadow Boxeur Mer 15 Juin 2022 - 8:52

HORS SUJET. Hier, aujourd'hui, demain.

Hors sujet, je viens d'écrire un truc sur un autre fil.
Ce mot m'a tout de suite happé, mis le cerveau en ébullition, va savoir pourquoi.
Enfin si, je me doute un peu.

J'ai vécu quarante avec un truc hors sujet.
Un truc dont je ne me souvenais pas.
Un truc dont ma mère m'a dit que c'était hors sujet, que jamais il ne faudrait en parler, que jamais ça n'avait existé.
Je ne comprend toujours pas comment c'est possible d'effacer un truc de sa mémoire, à quel moment ça s'est fait.

Depuis un an, ça n'a plus été hors sujet...tout le contraire.
Pourquoi, comment le souvenir est revenu...mystère.
Pas vraiment un souvenir d'ailleurs, cela n'a pas exactement la même consistance.
J'ai revécu en rêve...et plein de pièces incomprises se sont remises en place.
Comme je suis bien c...à ne jamais faire les choses à moitié, j'y suis retourné en rêves éveillé.

Compliqué de se souvenir d'un truc qui vous est arrivé quarante ans en arrière...qui a marqué sans que vous le sachiez tout votre parcours.
Tout remettre en place...apprendre à vivre avec un souvenir revenu...qui fait maintenant partie de vous...avec lequel vous n'avez jamais vécu jusque là...

Ca m'a bien occupé l'esprit tout ça depuis un an. Trop.
Je crois que tout le reste est devenu hors sujet.
Et cela reste hors sujet, aujourd'hui encore. faut pas en parler, ça vous gâche une soirée ça. Ça a gâché une relation...

C'était un problème que je sois hors sujet aussi, pour mes parents.
Un gamin, c'est forcément hors sujet dans une discussion d'adultes.
Un gamin qui est hors sujet avec les gamins de son âge, faut soigner ça...qu'il devienne à tout prix normal.

Hors sujet...un vrai sujet pour moi, finalement.
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Message par Amocore Jeu 16 Juin 2022 - 7:14

Hors-sujet, hors du sujet. Bien à propos sur ce lexique en voie d'achèvement. En faire un sujet à part entière pour l'intégrer à ton dictionnaire, l'encoder, le symboliser, l'expliquer, renvoyer la notice à d'autres entrées, l'insérer dans un réseau de liens de causalités, afin qu'il soit dedans, au chaud à côté des autres mots de ton intériorité. Afin de devenir un sujet rempli d'une expérience complète.

Je viens de finir de regarder un film documentaire génial en trilogie dans ma recherche post crise existentielle sur le Samadhi, et il était expliqué que la mémoire traumatique était dûe à une expérience incomplète, d'où ensuite la création de programmes (défectueux) dans le cerveau. Pour compléter l'expérience, il est nécessaire d'aller jusqu'au bout de l'expérience, se brûler au feu de l'émotion forte qu'elle provoque. A l'époque ton cerveau t'a protégé en disjonctant, mais tu le sais déjà. Sinon je me ferai un plaisir de te parler de ces merveilleux mécanismes.

L'idée de l'expérience complète pour fermer une boucle et récupérer les morceaux jetés dans l'inconscient pour leur faire perdre leur pouvoir me plaît. Vivre en conscience.

J'ai pensé à toi, j'ai vu une petite fille deux fois en rêve. Dans le premier j'étais sa maman, et il y avait ses soeurs et son papa plus loin. Dans le deuxième elle sort d'une capsule verdoyante de l'espace. Là d'où elle vient, il n'y a pas d'arbres.

Les gamins venus d'une autre galaxie. Hors sujet total Arrow
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Message par Shadow Boxeur Jeu 16 Juin 2022 - 10:38

COMPLIQUE. Hier, aujourd'hui, demain.

OK...je l'admets...vus comme ça, les biais organisationnels de ma boîte sont un peu compliqués à suivre pour le boss...
Serais-je si compliqué que çà ...?
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Message par Shadow Boxeur Jeu 16 Juin 2022 - 17:48

BONHEUR. Maintenant.

Curieux les biais cognitifs et leur reprogrammation....
Je suis la maintenant a cet instant précis et je pense pour la première fois de ma vie : je vais être heureux maintenant. Capable de le penser

Plus le biais bien inscrit, je ne reconnaîtrais jamais les rares moments de bonheur connu, a chaque fois je fais tout foirer et je casse un truc.

Plus le biais, j'y aurai droit un jour au seuil de la mort si j'ai été méritant et que j'ai bien été parfait et fait tout ce qu'on attendait de moi, faisant plaisir, me pliant et me détruisant en caméléon pour ressembler a l'image qu'il faut pour qu'on m'inclue dans un bonheur partagé.

Je sais pas ce que j'ai foutu avec ces réflexions depuis plus d'un an maintenant. ...mais j'ai planté des graines. ...

Et cette psy hp que j'ai pas envie d'aller revoir, elle a bien su les mots pour faire trembler mes cadres rt ébranler mes certitudes.

Demain petit voyage. ...très très longtemps que ça m'est pas arrivé. ...un voyage que je désire moi.

En attendant, petit bonheur du quotidien, les courses pour ma fille qu'elle meure pas de faim en mon absence (une nuit. ...ca va, je suis pas un monstre. ...c'est pas un biais ca ? 😃)
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Message par Shadow Boxeur Jeu 16 Juin 2022 - 21:16

LA QUESTION. Maintenant.

Une question qui me vient comme ça, qui me paraît contenir un univers de ramifications, d'extrapolations et en résumer beaucoup d'autres mal posées.

Est ce que tu te plais dans mon regard ?
Est ce que je me plaît dans ton regard ?

Beaucoup d'auteurs a convoquer dont je comprendrais différemment les mots maintenant.

Vraies questions.
Existentielles.
Si simples.
Si complexes.
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Message par Shadow Boxeur Jeu 16 Juin 2022 - 22:16

Deux questions. Pas une de plus. Pas une de moins.
Faut être c.... pour avoir besoin d'un demi siècle pour voir ces questions, non ?
Quel que soit l'étiquette que l'on ne porte pas (je n'en ai aucune pour entrer dans une boîte nuit, un salon ou autre chose)....a part c..
Comme j'ai pas encore testé la fonction vote du forum. ...je vais peut être tester avec ça 😂😉..
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Message par Shadow Boxeur Dim 19 Juin 2022 - 8:14

CHOISIR, aujourd'hui.

Hier je suis allé passer du temps dans un petit club.
Des gens qui conduisent des véhicules hors normes, et ils ont une façon de conduire qui respecte pas vraiment les règles non plus.
Ils se réunissent entre eux parfois pour en discuter.
Ils ont un peu tous le même problème.
Ils n'arrêtent pas de se prendre des contre danses dans la cité. Ou voient leurs drôles d'engins embarqués et direction la fourrière, parfois même la casse. Ou se prennent des retraits de permis.
A discuter avec eux, je vois qu'il va falloir faire un choix.
Trouver moyen de mettre ma bagnole aux normes et respecter les codes de bonne conduite.
Ou me barrer de cette cité et retourner rester dans le désert ou ma bagnole et ma conduite n'emmerdent personne.
Va falloir que je me décide.
Plus de points sur mon permis.
Je sais même pas dans quel état je vais retrouver ma bagnole qu'ils ont embarquée.
Faut que je trouve l'adresse de la fourrière déjà pour aller la récupérer.
Pas sûr que j'ai de quoi payer leur amende d'ailleurs.
On verra bien.
Mais va falloir que je me décide, ça peut plus durer ce cirque.
Je me vois pas piéton.
Quoique. ...ça m'est déjà arrivé en vrai, contraint et forcé et je me suis habitué....à force.
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Message par Shadow Boxeur Dim 19 Juin 2022 - 8:15

Code de bonne conduite numéro 1, à intégrer, demain dans la cité normale.

- Bonjour, ça va ?
- Bonjour, non ça va pas.
- Ah, moi ça va, merci, bon je te laisse, on en reparle.
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Message par Shadow Boxeur Dim 19 Juin 2022 - 8:40

Code de bonne conduite numéro 2, à intégrer demain dans la cité.

Une rencontre, c'est la décision mutuelle de partager un bout de temps dans le même espace.
Rien de plus.
Dans une rencontre, on ne parle jamais de choses personnelles, jamais directement.
Il est autorisé de parler de personnes qui ne sont pas là, de choses qui se sont passées à un autre moment ou qui se passeront demain. 
Il est interdit de parler de ce qui se passe au présent.

Il y a des espaces réservés pour ceux qui ont un problème avec les règles de rencontre.
Des espaces payants, ça s'appelle les psys.
Des espaces gratuits d'expression qui n'emmerdent personne et que personne n'est obligé d'aller visiter (art, écriture, sport, crochet, et que sais encore).
Et sinon des bidonvilles en périphérie de la cité si ces espaces ne conviennent pas.
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Message par Shadow Boxeur Dim 19 Juin 2022 - 9:33

Code de bonne conduite numéro 3, à intégrer demain dans la cité.


Un compagnon (compagne) n'est pas un con qui donne des gnons.

Conséquence, option numéro 1 (la plus sage)
Bannir toute personne susceptible de donner des gnons.

Conséquence, option numéro 2 (impasse)
Devenir un compagnon insensible qui encaisse tous les gnons pour ne pas les rendre.
(Mais-ce encore un compagnon ?)
(Option impossible à court/moyen/long terme selon de le degré de sensibilité et de résistance à la douleur)

Conséquence, option numéro 3 (non tolérée dans la cité)
Rendre les coups dès le premier gnon pour éviter que ça éclate plus tard et plus violemment.
Incompatible pour les sensibilités exacerbées susceptibles de recevoir des gnons qui ne feraient pas mal à d'autres.

Conclusion, option numéro 1 avec ses conséquences.

Hypothèse de recherche : soigner les gnons en permanence reçus de son compagnon/compagne par des voies à trouver.
Anesthésiant à trouver.
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Message par Shadow Boxeur Lun 20 Juin 2022 - 14:08

ADOLESCENT. Hier, aujourd'hui, demain ?

J'ai toujours eu un problème avec ce mot.

Dans les discussions avec d'autres parents, je n'ai jamais compris ce truc.
Les adolescents sont-ci, les adolescents sont ça...
Je n'ai jamais réussi à savoir ce que c'était un adolescent.
Pour moi il y a les enfants...et un jour ils sont adultes.

C'est aussi un truc curieux, que j'ai souvent dit depuis des années, en plaisantant...que j'avais pas fait pas crise d'adolescence.
Ça fait sourire les gens...mais ils ne l'ont jamais vraiment cru.
Pas faute d'avoir prévenu...

Je me demande comment je dois m'y prendre là...
Faudrait que j'aille lire des bouquins sur les ados difficiles pour faire ma propre éducation, tout seul ?...

Je sais que quand parfois on me donne un conseil comme on le donnerait à un enfant ou un ado...je l'entends...mais je ne l'écoute pas...pas vraiment...il y a des trucs qui "n’impriment pas".

Ça doit être chiant d'être un éternel adolescent...en stase entre enfant et adulte. Plus tout à fait l'un...pas encore l'autre.
Incomplet et déstructuré.

Va falloir que j'y réfléchisse...parce que personne ne m'y aidera.
Car qui voudrait d'un ado d'un demi-siècle de conneries à redresser.
Ça, je connais la réponse à cette question. A part mes enfants...

J'avais écrit un truc sur ADOLESCENT et cette photo, va falloir que j'aille voir dans mon grimoire de quoi ça parlait.
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Message par Shadow Boxeur Mar 21 Juin 2022 - 8:55

EXTRÊME et MÉDIAN. Hier, aujourd'hui, demain ?

Je m'aperçois que j'ai un problème avec extrême et médian.

Je ne sais pas pourquoi, mais il faut que je fasse tout en allant toujours aux limites.
A un moment quand j'ai cherché à me comprendre avec mon Mandala, un truc est sorti qui m'a fait penser à border-line.
Pour en avoir parlé avec elle, ma psy me dit que non, que je suis pas dans ce profil.
Ce doit être autre chose.

Trouver la voie médiane, de l'équilibre, il semble que je ne sache pas la trouver sans être d'abord passé par deux extrêmes.

Il doit me manquer, ou il a dû me manquer dans ma construction, une boussole naturelle pour aller dans l'équilibre tout de suite.

J'en reviens à l'adolescent peut-être, qui n'avait pas de "référent" pour l'accompagner à construire ses boussoles pour la vie.

Cela a dû avoir un autre effet d'addiction.
Dans les limites, tout est beaucoup plus fort.

Du coup, le médian perd de sa saveur.
Cela c'est une chose que je ressens fréquemment.
Le manque de saveur du médian, du quotidien.

Je ne crois pas y être insensibilisé, je suis plutôt extrêmement sensible.
Ou serait-ce sensible à l'extrême ?

Je vais devoir réfléchir à cela.
Rééduquer mon goût pour retrouver la saveur du médian, du quotidien.

Je ne sais pas comment on peut faire cela.
A méditer.

Me connaissant, demain je me réveillerai avec des idées venues "d'ailleurs".
Une question de plantée...mon cerveau y travaillera dans la journée et cette nuit en arrière plan.

J'arrive pour certaines questions, à décider maintenant de les laisser en arrière plan.

C'est comme un autre phénomène, plus difficile à maîtriser mais que je trouve curieux.

Je m'en suis aperçu sur des questions de type test de QI.
Voie médiane : utiliser ma tête pour trouver la réponse.
Il y a quelques types de questions pour lesquelles "je ne suis pas câblé" pour avoir la réponse immédiatement. Avec du temps, je trouverais probablement.
quand j'ai la flemme de chercher, j'arrive parfois à "débrancher" la voie médiane, c'est assez rigolo, je trouve.
De la même façon que mon cerveau tourne la nuit pendant que je dors, sans maîtrise de ma part, je débranche le contrôle du cerveau face à la question. "Ouvre juste les yeux, sans fixer un point particulier, laisse rentrer sans penser...voilà la réponse".
Curieusement, elle est très souvent juste.

Je me demande si je pourrais faire ce "débranchement" dans la vraie vie, dans certaines situations où je m'interroge sur ce que je devrais faire, sans vraiment de boussole.

Il y a le risque que je fasse de grosses conneries.

Mais je crois que je vais essayer çà.
Il faut que je trouve des situations où le risque de grosse connerie reste limité.

Je vous raconterai çà si je me risque à essayer ce truc.

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Message par Shadow Boxeur Mar 21 Juin 2022 - 15:19

SERVIABILITÉ / IMPUISSANCE APPRISE / PÈRE-VERSION / BIAIS COGNITIF / HORS-SUJET. Hier, aujourd'hui, demain ?

Beaucoup de mots qui tournent pour commencer à former une nouvelle constellation.
Peut-être parce qu'ils ne faisaient pas partie de mes lectures jusqu'à présent.

La constellation qui se forme n'est pas encore claire, mais je vois son mouvement se dessiner.
Comme d'habitude, je ne peux m'empêcher de "mal" lire sur ces sujets, et d'ajouter ma "tournure" du sujet.
Ce qui est écrit est écrit, je le comprends plus ou moins, je l'assimile et j'en fais ma tournure, ma compréhension.
Ce que j'écris est donc toujours faux, non démontré, non rationnel. Mais vrai en ce sens que c'est ma compréhension, la façon dont je vois vraiment le sujet.
Je m'égare...

Mais donc impuissance apprise. Je vois à peu près la notion, dans le sens d'une impuissance qui s'est renforcée dans l'apprentissage.
Je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il doit y avoir à la base, à l'origine une vraie impuissance. Que l'apprentissage renforcera, inscrira psychologiquement comme fatale, inéluctable (là, il doit y avoir des apports des neurosciences), pour désapprendre si cela est possible.
(Disgression : quoique, désapprendre, est-ce le bon chemin ? dans le sens effacer...pas sûr...désapprendre en "inscrivant" un nouvel apprentissage par dessus, en quelque sorte, mieux...c'est un truc qu'on utilisait en athlétisme pour "débloquer" le cerveau qui ne croyait pas possible de courir plus vite...on courait avec un immense élastique qui nous tirait, en survitesse et le cerveau faisait l'apprentissage de cette survitesse)

L'impuissance originelle m'intéresse plus.
Reliée à la serviabilité. Il y aurait le sens, je n'ai rien à ma disposition (interne) qui puisse me servir pour sortir de cette situation, donc impuissance. Et donc, un apprentissage perverti qui a inscrit cette idée "je n'ai rien à ma disposition".
(Digression : j'utilise le mot perverti pour la première fois sur ce forum. Son usage dans la locution pervers narcissique semble pas agiter le forum. J'ai lu quelques usages de cette locution avec lesquelles je suis en désaccord sur le bon usage du mot pervers)

Le mot serviabilité a fait tilt instantanément pour moi. Relié à impuissance acquise.
Mais dans le sens externe de la serviabilité. La serviabilité autour de moi, chez les autres.

C'est un truc que je suis relativement impuissant à capter. Je m'en compte.
Une bonne part des choses qui ne m'intéressent pas, que je ne comprends pas dans la façon dont les autres vivent ensemble, vient de cette impuissance à percevoir la serviabilité dans certains gestes. Aveugle en partie à la serviabilité des autres. Je suis pourtant particulièrement serviable, c'est curieux.

Un truc puissant que j'avais déjà constaté sans pouvoir mettre de mots dessus.
Quand j'aborde un inconnu, ou plus tout à fait inconnu mais encore connu, cela fait toute la différence, selon que je suis en état ou non de percevoir sa serviabilité. Si je ne suis pas en état, les sourires, les gestes amicaux, les codes sociaux me sont étrangers et je ne peux pas entrer en relation "normale". Si je suis en état, la relation s'établit de suite. Très frappant, quand je suis réceptif, de voir une relation s'établir, alors que la veille avec la même personne, c'était un grand "blanc".

Très puissant. Ça m'a "coûté" deux relations. Même scène dans les deux cas, à l'origine de la rupture (concrètement, je me fais jeter, pas une rupture conventionnelle...).
Accompagné de ma compagne, rencontre avec des gens qu'elles connaît et pas moi. Et j'arrive sans elle, elle est déjà sur place avec ses connaissances. A mon arrivée, pas de geste serviable de sa part pour m'accueillir et m'introduire dans le groupe de connaissances, pas de geste serviable de la part des hôtes. Et là je vrille complet, je passe en mode "crise" et devient mutique, autiste, inapprochable, etc...
On s'approche de l'origine de mon impuissance acquise.

Car d'où peut venir cette réaction liée à la serviabilité dans certaines situations.
(Digression : l'impuissance apprise au sens classique, serait la succession de ces évènements qui ancrent une impuissance sociale).
Certainement de ce qui m'est arrivé une certaine nuit.
Envoyé au milieu d'enfants inconnus (des orphelins ou, surtout, des enfants dont les parents étaient en prison), j'ai pris le dîner avec eux et leurs deux éducateurs. Zéro serviabilité. Hostilité, moqueries, menaces, humiliation.
Je m'en souviens (j'étais en 6ème) de ce dîner. Terrifiant.
Ensuite direction la chambre qui m'était destinée, son occupant habituel dormant dans la mienne de chambre, chez moi, dans un processus de "parents d'accueil". Et ce qui s'est passé cette nuit là.
Cela, c'est pour un côté traumatique à l'origine d'une impuissance. Un lien entre mon impuissance cette nuit là, et le degré zéro de serviabilité de ces gamins violeurs, le degré zéro de serviabilité ensuite pour venir à mon aide, de la part des adultes.

L'impuissance apprise fait plutôt référence je crois à des situations répétitives, ou un contexte durable défavorable.

J'en viens alors au père. L'histoire de père-version et de perversion vient de Lacan, je n'aime vraiment le lire.
Suis-je un pervers ? A la lecture de l'usage fait souvent de "pervers narcissique", certainement. Mais je crois souvent cet usage erroné.
Quelque chose a été perverti dans mon apprentissage. Quelque chose qui aurait dû pousser droit, n'a pas poussé droit, pour pousser vers...cette version vers fait-elle pervers ? Un risque probablement...pas une fatalité...je ne suis pas devenu violeur ni violent.

Mais le père donc. La psy HP que je suis allé voir dernièrement m'a bousculé avec une petite mise en scène volontaire. Il m'a fallu deux jours pour que "ça rentre". Je lui ai expliqué comment j'avais éjecté mon père de ma vie, vers 15/16 ans pour une quinzaine d'année, puis plus tard vers 40 ans, à ce jour définitivement. Elle m'a posé la question "mais c'est quoi ce père qui éjecte ?". "je vous ai dis que c'est moi qui l'avais éjecté" "Oui, j'entends monsieur...mais c'est qui ce père qui éjecte ?" Je ne sais plus comment on est passé à autre chose, mais ça m'a remué ce passage.
Je me suis construit en anti version du père. Dans ses relations avec les femmes, sa femme, mais ce n'est pas le sujet ici (mais il faudra que j'y revienne). Dans sa serviabilité : zéro serviabilité, d'un égoïsme absolu. Quand je dis absolu, c'est absolu. Je ne lui ai jamais connu de geste qui ne soit pas destiné à son seul plaisir. J'ai plein d'exemples pour écrire un roman tellement cela semble impossible. Tout était organisé pour son bon plaisir et nous devions nous y plier.
C'est à cause de ça encore que je l'ai jeté la deuxième fois. Il avait repris contact avec moi lors l'épisode de grands brûlés. J'avais cédé, me disant que ce serait bien que mes enfants connaissent leur grand père.
Quand mon ex a enlevé les enfants...j'ai eu quelques moments bien douloureux et à l'occasion, je suis aller dormir chez lui et sa femme pour ne pas rester seul dans ma grande baraque vidée de mes enfants. J'ai du alors revoir comment il vivait. Sa femme traitée comme une esclave soumise à son bon plaisir. Je m'entendais assez bien avec elle pour pouvoir discuter un peu. J'ai pas pu m'empêcher de lui demander comment elle faisait pour supporter ça, elle le supportait assez mal. Ce qui ne l'a pas empêcher d'aller trouver mon père pour lui exposer mon point de vue. Convocation par le paternel pour une discussion...reengueulade...pas pu m'empêcher de l'envoyer chier et de lui dire mes 4 vérités.
Du côté de ma mère, moins important, mais quand même. Comme j'apprenais tout tout seul très vite, sa serviabilité était tournée vers mes deux frères. Et vers des gamins handicapés ou orphelins, elle a toujours eu ça. Bon après...sa serviabilité après cette nuit que j'ai passé au foyer...on va oublier tout ça hein, tu te rends compte si on en parlait, ça pourrait faire des ennuis au foyer...pense à ces pauvres gamins.

Serviabilité.
Hors-sujet dans mon enfance je crois.
Sacré biais cognitif quand tu ne sais pas ce que c'est la serviabilité, ou qu'un truc te fais douter d'une serviabilité naturelle des humains.
Va falloir que j'apprenne à voir de la serviabilité dans mes contemporains, il y en a je le sais.

Ça évitera le truc tout con : on m'offre un verre, ou on me pose une question gentille, avec intérêt. Je ne vois pas la serviabilité.
"Non merci"
"Oui"
"Non"
Ça fait court pour un être social.

J'aime bien ce forum, j'y trouve de nouveaux mots (outre ses membres), des contradicteurs parfois, ou des jalonneurs vers de nouvelles directions, pour aller vers autre chose.

Le mot de la fin ?
SERVIABILITÉ
BI RELATIVISE
VITE LIBERAIS
ET VIABILISER




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Message par Shadow Boxeur Mar 21 Juin 2022 - 18:11

ABANDON. Hier

Anecdote troublante.
Pour mes 3 ex femmes/compagnes qui ont connu ma mère
Les trois l'ont appelée pour lui demander que ce soit elle qui me dise qu'elles allaient m'abandonner.

Elles ont du sentir que ma mère était une pro de l'abandon.

Et ma mère n'a jamais jugé bon de me prévenir.
Elle me raconte ça pour dénigrer les femmes de ma vie des mois ou des années après.

Comprend rien, mais vraiment rien à ce monde.
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Message par Amocore Mar 21 Juin 2022 - 19:05

On est connecté, je voulais t'en parler du trouble de la personnalité limite. Il y a une version moins connue, moins caricaturale, moins criante, qui est "tranquille" (quiet borderline).

Père-version, ça me parle, je vais le réutiliser.

Je suis vraiment désolée pour cette histoire qui se répète avec les femmes. La blessure est profonde....

Comprend rien, mais vraiment rien à ce monde.

Chercher à avoir une expérience complète... La compulsion de répétition freudienne, dis autrement. Aller jusqu'au bout pour clôre le dossier dans le cerveau et passer définitivement à autre chose.

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Message par Shadow Boxeur Mer 22 Juin 2022 - 10:12

PEUR. Aujourd'hui.

Analyse flash Shadow.
En direct live.

Quelle est cette peur insurmontable qui te fait faire ce que tu ne devrais pas ?

Lexique jamais achevé - Page 2 20220613


Côté Persona : Egarement / Serviabilité / Rendre sociable / Prolongation / Gratitude / Justification / Résignation / Mécontentement  
C'est l'histoire d'un mec qui s'égare en croyant que sa serviabilité (dans la serviabilité, se laisse marcher dessus, servilité) va le rendre sociable, prolongeant  une gratitude qui lui permet de justifier sa résignation à rester mécontent.

Côté Anima : Reconnaissance / Éclaircissement / Patience / Colère / Aveuglement / Insensibilité / Apprivoiser / Retard
C'est l'histoire d'un mec qui ne peut/veux pas reconnaître d'éclaircissement (quand il est en difficulté dans une relation), préférant patienter dans une colère aveugle, qui le rend insensible pour être apprivoisé (pour l'apprivoiser cette colère) et le fait réagir toujours trop tard

OK, je valide, c'est tout moi.

Mais d'où ça vient ? (Bordel !)
Lecture "neuronale", recherche du biais cognitif. Je vais me contenter du principal, du biais originel. Ou pas, je vais voir, si je fais tous les biais.
Un peu plus "nébuleux" à lire rapidement.
Côté Persona :
Insensibilité / Paralysie → Doute / Éclaircissement
Égarement / Réciprocité → Imprudence / Gratitude

Cela se lit comme cela :
Un biais cognitif qui peut parfois être activé : je prend pour de l'insensibilité ce qui n'en est peut-être pas, ce qui me paralyse, quand une personne doute et à besoin d'éclaircir des trucs pour me connaître et m'aimer.
Activation d'une réaction biaisée : je m'égare pour obtenir la réciprocité de mes sentiments, faisant des choses imprudentes pour obtenir la gratitude (des choses imprudentes qui vont casser la gratitude).
Le truc de base de mes crises : je ne comprends pas que les gens ne me connaissent pas d'emblée, ne sachent pas, se posent la question de savoir si je suis aimable ou pas. Moi je le sens d'emblée. Cette non réciprocité, dans certains cas me paralyse, avec les amis, les intimes.
Donc Shadow : comprend bien que tes "antennes" magiques qui te disent des trucs sur les gens, et ben tout le monde ne les a pas, et tu dois pas leur en voir, ni prendre ça pour de l'insensibilité. Ils ne pensent pas comme toi pour déterminer s'ils aiment qqun ou pas. Tu devrais essayer de comprendre comment ils pensent, eux.

Côté Anima :
Reconnaissance / Témérité → Dialogue, partage / Aveuglement
Justification / Incertitude, non appris → Impuissance / Serviabilité

Le biais cognitif est super clair, beaucoup plus simple à lire : la témérité du dialogue, du partage de ce que je ressens, dont il faudrait que je fasse preuve, active la reconnaissance d'un aveuglement : chaque fois que j'ai dit ma souffrance et qu'on est resté aveugle. C'est horrible à vivre et je ne ceux pas revivre ça.
Activation d'une réaction biaisée, plus dur à lire... : quoique, ça revient sur ce que j'ai écrit hier (putain de cerveau bizarre)...Je me met dans l'impuissance à cause d'un truc non appris...je n'ai jamais appris à justifier mes douleurs, mes peines...j'ai appris à les oublier...et je ne sais que me rendre impuissant à entretenir une relation...avec ma seule serviabilité comme outil. Jusqu'à ce que la douleur soit trop grande et que ça explose, que j'explose en vol.

On ne m'a pas appris à dire mes douleurs, mes peines...on m'a appris à les cacher, les tenir secrètes...et ça s'est inscrit comme une impuissance apprise.

Je regarderai les autres biais un autre jour (là j'ai lu la diagonale haut gauche/bas droite qui est la plus fondamentale).

Mille merci à ceux qui m'ont mis sur la piste des biais cognitifs et de l'impuissance apprise !

Mon cerveau n'y est pour rien, même s'il est anormal...mais il est peut-être tout à fait normal, je ne suis pas encore convaincu (faut que je regarde cette histoire de syndrome de l'imposteur).
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Message par Shadow Boxeur Mer 22 Juin 2022 - 10:39

Merci Amocore !

Comme tu l'as vu plus haut, j'ai cherché ce matin où était ma peur...la compulsion de répétition comme tu l'as suggéré.

" Chercher à avoir une expérience complète... La compulsion de répétition freudienne, dis autrement. Aller jusqu'au bout pour clôre le dossier dans le cerveau et passer définitivement à autre chose."

J'ai cette expérience complète à portée de main, avec mon ex compagne qui m'a renvoyé taire mon viol passé, mes souffrances actuelles, pour les garder secrètes...comme l'a fait ma mère voilà 40 ans.

Reste à savoir comment je vais clore cela, cette fois, et passer définitivement à autre chose.
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Message par Shadow Boxeur Jeu 23 Juin 2022 - 9:51

ANTI BIAIS, CONTRE BIAIS. Demain ?

Je dois me souvenir de chercher dans les biais cognitifs ce qui correspond à celui que j'ai identifié : dans certaines situations, je raisonne avec ce que je ne sens pas chez les autres, et pas avec ce que je sens (et il doit y avoir aussi, en précisant, je ne sens pas ce que j’attends, mais le biais n'est pas sur la nature de l'absence je pense).

Mais contre-biais, cela existe-t-il ?
Pas encore sûr de la façon de le chercher dans mon Mandala.

A vue de nez je lirais comme cela.

Côté Persona (le côté Persona correspond de manière approximative à ce qui se passe sur scène avec les autres) :
Aveuglement / Dialogue, partage → Témérité / Reconnaissance
Serviabilité / Impuissance → Incertitude / Justification

Je ne dois pas m'aveugler dans les rencontres (dialogue, partage), en trouvant la témérité de m'y intégrer uniquement pour chercher de la reconnaissance. (Il y a aussi, ne pas m'aveugler en croyant que dans la rencontre, nous partageons la même forme de reconnaissance, les mêmes antennes pour nous reconnaître).
Je ne dois pas utiliser seulement la serviabilité, dans mon impuissance qui me rend incertain sur ce qu'il faut faire dans une rencontre, comme justification à ma présence, outil d'intégration.

Donc Shadow :
1/ tu oublies d'aller dans des rencontres rempli de reconnaissance qu'on t'accepte, tu oublies l'idée que les gens vont te reconnaître d'emblée dans toutes tes facettes. Tout çà ça t'aveugle, il y a plein de trucs que tu ne vois pas que tu devrais voir.
2/ tu oublies l'idée qu'une rencontre c'est téméraire, dangereux, parce que les gens vont reconnaître tous tes défauts en a-qqchose (en plus quand je suis dans le bon état d'esprit, je sais que ça peut très bien se passer...)
3/ tu oublies l'idée que c'est serviable de ta part de rester dans ton coin comme un sauvage pour pas déranger, c'est juste une mauvaise justification de ton impuissance apprise. Ce n'est pas serviable.

Deux extrêmes : rempli de reconnaissance, mais ne montrant aucune reconnaissance.

Côté Anima (là, on pas sur scène, mais plus dans l'inconscient ou les moteurs) :
Gratitude / Imprudence → Réciprocité / Égarement
Éclaircissement / Doute → Paralysie / Insensibilité

Ma gratitude qu'on m'accepte dans une rencontre, qu'on vienne vers moi, ne doit pas me conduire à l'imprudence de croire à une réciprocité (de pensée) qui va m'égarer à dire des trucs déplacés.
Je ne dois pas quand il faudrait éclaircir un doute me paralyser dans l'insensibilité (je suis dans une rencontre, petit doute sur comment ça va se passer, je reste dans mon coin, même pas mal...).

Deux extrêmes en termes de comportement. J'ai écrit un truc je crois sur cette question d'extrêmes.

Affaire à suivre sur ces contre-biais. Faudra que j'y réfléchisse.
Faire un peu de recherche pour une fois, je devrais trouver des pistes.
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Message par Shadow Boxeur Jeu 23 Juin 2022 - 11:58

JE M’ÉNERVE. Aujourd'hui.

Je m'énerve à lire la suite de mon Mandala.
Ca m'énerve d'avoir fabriquer ce truc qui fonctionne sans reposer sur rien de solide.

Mais bref...deuxième biais lu vite fait (prendre la diagonale 2 vers 4 du Mandala).
Ce faisant, j'améliore la méthode lecture qui n'est pas encore parfaite.

Côté Persona (sur "scène")
Colère / Dialogue, partage vers Témérité / Retard !!!!
Très concrètement, une colère injustifiée qui monte en cas de retard (concerne les intimes)...du bien connu.
Mais aussi, quand j'arrive "comme en retard" dans une rencontre, les autres dejà installés dans la rencontre, colère du type "ça va recommencer"...du bien connu.

et conséquence !!!
Résignation / doute ignorance vers impuissance / rendre sociable
Au mieux résignation à rester à l'écart...au pire mes crises d'autisme (pardon de l'usage abusif de ce terme).

Les zones du cerveau concernées me semblent en plus bien coller.

Mais pourquoi cela ? Le biais est peut-être plus là.
C'est la compréhension de la situation biaisée.
L'association biaisée mécontentement/décalage réalité, prolongation qui devient colère/retard
à cause de ce biais : incertitude = impuissance (retard = incertitude, il ou elle va arriver quand ? et n'y peux rien / j'arrive "en retard" par rapport à ces gens qui se connaissent déjà et je n'y peux rien)

Un anti biais ?
Apprivoiser / Paralysie vers Doute, ignorance / Patience = je ne dois pas chercher à apprivoiser ma paralysie quand je suis dans le doute, par ma seule patience (que le doute se lève)

Décalage réalité, prolongation / Imprudence vers réciprocité / Mécontentement = je ne dois pas entretenir un décalage avec la réalité en prolongeant ma patience en fait imprudente (paradoxe) dont la réciprocité (les autres vont aussi patienter, attendre que je vienne vers eux) ne va faire que susciter mon mécontentement...qui deviendra colère...

CQFD...rien de bien compliqué à comprendre...mais j'avais besoin d'un Mandala pour mettre le nez sur un code social basique.

T'es trop tordu Shadow...
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Message par Shadow Boxeur Jeu 23 Juin 2022 - 14:26

CA S'EMBROUILLE, CA S’ÉCLAIRE. Demain ?

Cela commence à s'embrouiller mais une idée se forme.

Vite fait les deux autres biais, côté Persona, je regarderai Anima un autre jour.
Quoique...Après les deux premiers côté Persona, la symétrie de dialogue appellerait peut-être Anima.

Anima, quadrant numéro 3.
Serviabilité / Impuissance vers Doute ignorance / Justification : je ne dois pas utiliser la seule serviabilité qui reste impuissante face à un doute pour lui trouver une justification. (mais qu'est-ce que je fais là ? je vais/dois servir à quelque chose)
Aveuglement / Dialogue partage vers Témérité / Reconnaissance : sinon, je me rend aveugle à la tentative de dialogue qui avec témérité vient vers moi pour me reconnaître.

Quadrant numéro 4
Mécontentement / Réciprocité vers imprudence / décalage de la réalité : je ne dois pas imaginer un mécontentement réciproque de l'assemblée réunie (parce que je suis mécontent de ne pas faire connaissance à cause de mon aveuglement), au risque de l'imprudence de me décaler de la réalité (ce qui se passe dans mes crises aiguës)
Patience / Doute, ignorance vers Paralysie / Apprivoiser : sinon, je vais patienter (comme l'assemblée) dans le doute, paralysant le processus d'apprivoisement d'une rencontre.

Voili, voilou...la boucle bouclée.
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Message par Shadow Boxeur Jeu 23 Juin 2022 - 15:09

SYNTHESE ? Un jour...


Je ne dois pas m'aveugler dans les rencontres (dialogue, partage), en trouvant la témérité de m'y intégrer uniquement pour chercher de la reconnaissance. (Il y a aussi, ne pas m'aveugler en croyant que dans la rencontre, nous partageons la même forme de reconnaissance, les mêmes antennes pour nous reconnaître).
Je ne dois pas utiliser seulement la serviabilité (servilité...), dans mon impuissance qui me rend incertain sur ce qu'il faut faire dans une rencontre, comme justification à ma présence, outil d'intégration.

Je ne dois pas ressentir une colère injustifiée qui monte en cas de retard de l'assemblée à faire le geste téméraire pour venir me reconnaître (dans mon langage c'est me reconnaître d'emblée)
Je ne dois pas alors me résigner, dans le doute (mais pourquoi ils viennent pas vers moi ?), me disant, ça se répète, c'est juste moi qui suit impuissant à me rendre sociable.

Je ne dois pas utiliser la seule serviabilité qui reste impuissante face à un doute pour me trouver une justification. (mais qu'est-ce que je fais là ? je vais/dois servir à quelque chose)
Sinon, je me rend aveugle et sourd à la tentative de dialogue qui avec témérité vient vers moi pour me reconnaître.

Ne voyant et n'entendant plus rien, je ne dois pas imaginer dans ce vide un mécontentement réciproque de l'assemblée réunie (parce que je suis mécontent de ne pas faire connaissance à cause de mon aveuglement), au risque de l'imprudence de me décaler de la réalité (ce qui se passe vraiment fort dans mes crises aiguës)
Sinon, je vais patienter (comme l'assemblée) dans le doute, paralysant le processus d'apprivoisement d'une rencontre.

Un joli processus complet de cercle vicieux entretenant une impuissance apprise, j'ai l'impression.

J'ai bien une intuition sur ce cercle vicieux, son origine paradoxale qu'il doit être possible de casser.

Sans lire le Mandala, je dirais : une asymétrie originelle dans le geste de la rencontre. Je suis invité par des gens qui veulent faire ma connaissance. Moi, je viens pour me reconnaître "normal" dans la rencontre, y trouver une reconnaissance, pas pour faire leur connaissance. Et je ne fais que re-connaître mon impuissance.

Que me dirait le Mandala ?
Je pense qu'il faut chercher dans le cercle jaune de l'ici et maintenant.
S'il y a cercle vicieux, ce doit être un cercle Persona/Anima qui "s'alimentent".

Le cercle qui se déroule en se répétant (impuissance apprise), côté scène : la paralysie dans un dialogue/partage par un doute/ignorance téméraire (???? ignorance téméraire ??? j'ignore un truc mais je vais quand même à la rencontre, avec mon impuissance et ça va s'enchaîner ???)
Côté Anima : Impuissance / réciprocité / incertitude, non appris / imprudence ??? Impuissance à cause d'une idée de réciprocité dans l'incertitude mal apprise, conduisant à des imprudences. Pas très clair, mais ça se dessine. Mon côté sans filtre, à tout dire dès le premier contact, à entrer dans l'intimité. Je ne connais pas quelqu'un, l'incertitude devrait guider, mais je suis tiré par une idée de réciprocité (on est tous pareils non ? Mais en fait tirée par la reconnaissance tant cherchée, je suis comme vous).

Comment on casse ça ?
En ne pensant plus cercle peut-être. Mais directions, vecteurs pour en changer l’orientation (ceux qui ont été pervertis dans l'éducation ???)
Cercle de gauche Persona mis en accord avec Anima : imprudence, réciprocité
Cercle de droite Anima mis en accord avec Persona : impuissance face à l'incertitude quand on n'a pas appris à se connaître.

Donc Shadow : d'un, c'est imprudent de ta part quand tu vas rencontrer qqun d'attendre une réciprocité. Ce n'est pas parce qu'on rencontre qqun, qu'il te parle, que vous êtes dans une réciprocité de pensée. Et si toi, tu crois savoir ce qu'il pense, tu te plante. Et n'attend pas que la personne devine ce que tu penses.
Et deux !!! dis toi que tu ne dois pas rester impuissant (non agissant ici et maintenant dans le monde matériel), dans les incertitudes sur une personne dont tu n'as encore rien appris en faisant connaissance. Oublie tes intuitions. Si tant est qu'elle soient justes (ce qui est souvent le cas). Si elles existent, tu les as développées pour pallier une peur sociale, dans ta vigilance permanente peut-être imaginant un certain danger. Donc met les sur OFF.

Tout ceci ne restant qu'hypothèse.
Affaire à suivre.
Ça va s'agréger et se compléter.
Ce n'est pas encore tout à fait ça. Il y a des trucs qui dissonent et je sens qu'il manque quelques morceaux encore.



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Message par Shadow Boxeur Jeu 23 Juin 2022 - 15:25

OUI MAIS.....tôt ce matin

Après j'arrête d'écrire pour aujourd'hui.

Tôt ce matin, j'ai encore fait tout l'inverse de ce qu'il faudrait.
Oui, mais...je suis à peu près sûr que c'est ce qu'il fallait faire. Et j'aurai la réponse à cette question, il me dira.

Il, c'est le frère de mon ex compagne, que je ne connais pas. J'ai passé un weekend avec lui et sa famille. Nous n'avons pas dû échanger plus de 20 phrases.
Mon ex compagne que j'ai revu hier, en discutant pour faire une mise au point, m'a dit que son frère venait d'apprendre que son épouse souffrait d'un grave cancer.
Je lui ai écrit un mail ce matin.
Je me suis mis à sa place, dans sa tête, en me demandant ce qu'il avait besoin d'entendre pour être soutenu dans cette épreuve.
J'aurai pu me contenter d'un simple je pense à vous.
Mais non...plus fort que moi.
On verra s'il me jette quand il répondra à mon message.

Je l'avais déjà fait il y a un an. Il allait faire une transition professionnelle qui lui coûterait beaucoup, représenterait une vraie belle page à tourner pour autre chose, la fin d'une jeunesse épique ou d'une époque, celle pour laquelle il était entré dans ce métier.
Je lui avais écris alors...et mes mots avaient touché au coeur.

C'est chiant quand j'écris d'avoir les larmes aux yeux, voire de pleurer à grosses larmes.
Faut croire que ces larmes imprègnent mes mots.
D'une certaine façon.

Il y a des Versets Ukrainiens qui parlent un méta-langage qui me parle Idea Arrow
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Message par Shadow Boxeur Jeu 23 Juin 2022 - 16:28

PROJECTION

Pour mémoire...faut que j'arrête de projeter mes trucs sur les autres...solitude...absence...je ne récupère que ce que je projette.

Demain un poème , ces deux mots tourneront cette nuit. Une autre façon de projeter qui sait.
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Message par Shadow Boxeur Ven 24 Juin 2022 - 12:11

CONFIANCE ABUSÉE. Aujourd'hui.

Solitude et absence ont bien tourné cette nuit...mais pas comme je pensais.

Ils m'ont amené à autre chose.
Je ne comprenais pas le lien au départ, maintenant je le comprends.

Donc solitude et absence...c'est un truc qui m'a pesé dans mes dernières relations, vivant avec ma compagne chacun chez soi, nous voyant épisodiquement. Ce qui ne me satisfait pas totalement. Sans que pour autant je veuille mettre fin à la relation, je m'illusionne peut-être mais je pense encore y voir de l'amour (mais je conviens pour être totalement à côté de la plaque. Peut-être que dès lors qu'il y a insatisfaction il faut en conclure qu'il n'y a plus d'amour). Ne me satisfait pas, me frustre. Frustration est peut-être plus approprié.
Et ce matin, mes pensées sont parties sur une question finalement reliée : comment trouver l'équilibre pour gérer la frustration dans une relation amoureuse ?
(Frustration, ça me fait penser que c'est un truc qu'on apprend à gérer dans l'enfance, non ? ou à l'adolescence.)

Et donc, en avant pour une Mandala Story...

Non décrypté, voilà le codage obtenu :
Histoire version Persona = Instabilité / amour /attention /frustration/abus/compagne/imitation/carence
Histoire version Anima = Détournement/apprentissage/adaptabilité/manque/déséquilibre/intelligence/écoute/impatience

Enchaînement des biais qui empêche de trouver l'équilibre face à la frustration =
Amour / emportement vers idéalisation / apprentissage
Instabilité / sécurité vers détermination / abus

Manque / confiance vers volonté / Impatience
Imitation / foi vers élan, colère / attention

Amour / élan, colère vers foi / compagne
Déséquilibre / confiance vers volonté / détournement

Carence / sécurité vers détermination / frustration
Adaptabilité / idéalisation vers emportement / écoute

On décrypte ? Entrée en scène de la Persona
C'est l'histoire d'un type instable en amour quand l'attention (frustrée abusivement) de sa compagne imite (pour lui) une carence (un manque d'amour).
(Nb: il va falloir que je m'interroge. Frustrée abusivement, cela peut-être mon attention, qui me donne un sentiment de frustration qui n'existe pas. Ou ma compagne que je frustre abusivement.)

Les biais à l’œuvre
Ma vision de l'amour qui s'emporte vers l'idéalisation dans l'apprentissage de la relation amoureuse (grosso modo, je suis un gamin de 4 ans qui croit aux princesses...)

Une instabilité quand mon sentiment de sécurité dans la relation tend à se déterminer vers un abus (abus de ma confiance, la princesse m'aime pas comme je l'aime Beeuuuuuhhhh Elle veut pas vivre avec moi Beeeuuuuhhhh)

D'où un manque de confiance dans ma compagne qui allume une volonté impatiente
Qui cherche une imitation d'amour idéal dans un élan de colère pour trouver de l'attention (au choix...la scène dramatique...ou les verres de rosé pour éteindre cette volonté....)

Passage de témoin à l'Anima, on entre plus profond là, avec l'inconscient, où l'Ombre
C'est l'histoire d'une Ombre (je crois) détournée dans son apprentissage, dont l'adaptabilité au manque est déséquilibrée par son intelligence d'écoute de l'impatience. (au choix...je picole et ça déséquilibre ma gestion de l'impatience, la mienne, celle de ma compagne que je ne vois pas...ou je n'ai jamais appris à gérer l'impatience, la frustration, je trouve des moyens de m'adapter au manque mais pas les bons, la picole ou autre...On retrouve ici la double lecture comme pour la Persona...intéressant çà, à creuser...on retrouve peut-être la construction du modèle avec les mots à deux faces...ici, je crois, à confirmer que les deux propositions se positionnent sur Ca et Surmoi)

Les biais qui s'enchaînent :
L'amour se transforme en un élan de colère contre la foi de la compagne (elle ne m'aime pas !!!!!)
Avec un grand déséquilibre dans ma confiance en moi, en elle, dont je veux me détourner (non, c'est pas vrai, c'est pas possible !!!!)

Par carence de dispositif de sécurité (je n'ai pas appris à gérer ça) je veux déterminer ce qui me frustre, qui et comment (privé d'amour injustement)
Mon adaptabilité, ma façon de m'adapter à la frustration, va être d'idéaliser mon emportement (me faire des idées sur cette frustration qui m'emporte) dans l'écoute...le moindre mot entendu ou lu à mon égard, je vais le détourner pour justifier ma frustration...projection ma frustration sur un manque, une faute de ma compagne...

Bien...cela me semble à peu près juste pour décrire mon fonctionnement...
Toutes mes relations ont plus ou moins pris fin comme ça, sauf avec la mère de mes enfants, peut-être parce que j'étais dans le rôle de père alors. (Tiens, je me demande si la présence de ma fille chez moi maintenant, va changer quelque chose).

Alors de deux ou trois choses l'une
- je deviens adulte...le problème c'est qu'un ado pour devenir adulte, si j'ai bien compris il lui faut des adultes référents...et j'en ai pas...
- mes analyses bancales avec mon Mandala suffisent...nous verrons
- retour au point de départ, j'ouvre ma gueule quand je commence à ressentir un manque d'amour...mais là on va me dire "je suis pas ta mère" ou "c'est parce que tu t'aimes pas toi même"
- détourner ma frustration sur une activité, pas sûr que ça marche complètement
- en attendant qu'un de ces trucs fonctionne, je vais rester je crois un ado en transition...combien de temps...that's the question

D'autres questions ?
Oui, plein encore....
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Message par Amocore Sam 25 Juin 2022 - 5:00

C'est magnifique de pouvoir pleurer ! La larme est un cadeau du ciel pour soulager de la souffrance. Tu es vivant !

Shadow Boxeur a écrit:
Comme tu l'as vu plus haut, j'ai cherché ce matin où était ma peur...la compulsion de répétition comme tu l'as suggéré.

Je n'ai pas la solution, prenant juste conscience de ce que j'ai reproduit, mais j'ai quelques pistes de réflexion pour toi.

Est-ce bien une peur qui pousse à inconsciemment reproduire les mêmes schémas traumatisants ? N'est-ce pas plutôt un besoin inconscient et sur lequel nous n'avons aucune prise ? Lequel ? A toi de creuser. Pour ma part, ce serait le besoin de comprendre, de donner du sens, et surtout le besoin de réparation. L'espoir de réparer, de me réparer, de réparer l'autre en rejouant dans le présent un évènement qui a eu lieu dans le passé. De donner un dénouement différent, heureux.

Tu es lucide sur ton histoire, tu sais d'où ça vient et tu connais les mécanismes, il ne te reste qu'un rien du tout pour en arriver à bout. La solution se trouve de toute évidence dans ton passé, à l'origine du mal. Sûrement avec le petit garçon et sa mère.

L'expression "expérience complète" me vient du documentaire bouddhiste dont je t'avais parlé. J'ai retrouvé le passage (avec mes mots) : la charge émotionnelle qui accompagne le trauma forme une dette émotionnelle qui se retrouve coincée dans l'inconscient, et du coup prend de l'énergie. C'est comme avoir des applications qui restent ouvertes sur le téléphone. Les sadhana (pratiques spirituelles) permettent d'apprendre à fermer ces applications.

Pour devenir libre, nous ramenons à la consciences les sensations subtiles, sans réagir à aucune pensée ni sentiment qui apparaît.

Tout dans notre monde nous pointe dans la mauvaise direction : la société nous encourage à anesthésier notre peine et à rechercher du confort. The way in is the way out, the way out is the way in. La porte de sortie est la porte d'entrée et inversement. Nous devons nous tourner vers notre peine. Nous devenons libre de samskaras en ayant une expérience complète. En la ressentant sans réagir. En se brûlant dedans. Nous avons une expérience complète du ressenti/sentiment (feeling) sans l'émotion (emotion).

Les émotions sont des réactions : elles sont des sentiments entremêlés avec nos pensées. En lâchant la composante "pensée" et en restant avec le sentiment (feeling) brut, la sensation à l'état brut. Le chemin de la libération ne serait pas de se sentir mieux, mais de devenir meilleur à ressentir.


Définition approximative de samskara : les schémas de pensée conditionnés qui nous enferment.
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Message par Shadow Boxeur Sam 25 Juin 2022 - 10:46

Merci Amocore.

Je pense avoir fait l'expérience complète hier soir et ce matin.

Je ne sais pas si ça sera le début de quelque chose de nouveau.

Je suis juste terrassé là tout de suite.

J'écrirai ça dans la journée, ça me libérera.
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Message par Amocore Sam 25 Juin 2022 - 20:27


Excellente nouvelle !

Tu as ma compassion, bonne traversée ! Oui écrire pour se libérer. Long hug
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Message par Shadow Boxeur Dim 26 Juin 2022 - 10:59

MA PART D'OMBRE. Toujours.

Hier matin j'étais épuisé, terrassé.
Je ne sais le mot qui peut décrire ça.
Comme quand je me suis souvenu.
Je n'avais pas encore fait l'expérience complète.
Je l'ai faite.
Ce n'est qu'un bout de moi, je sais qu'il reste encore des choses dans l'Ombre.

Mais donc...
Je n'ai plus jamais été le même petit garçon, avant et après ma sixième et cette nuit au foyer de la DASS.
De cela j'ai des souvenirs précis, avant, après, comment j'étais.

Mais ce n'est finalement pas, le cœur du sujet.
Je me suis démerdé pour survivre à ça.
"Cà", mes souvenirs sont plus ou moins "consistants", c'est dur à expliquer.

Je me souviens parfaitement du lieu.
Je me souviens des deux gars qui m'immobilisaient.
Je me souviens de la tronche du gars qui était derrière moi.
Je ne me souviens pas de ce qui s'est passé en dessous de la ceinture, à part, "même pas mal ! va te faire foutre connard, rêve pour que j'ai mal, vas-y encule moi, t'auras rien de moi, même pas ma souffrance et mes larmes".
Je me souviens de la fille qui matait et les encourageait.
C'est elle que je déteste le plus.
A elle que j'ai demandé des yeux "mais pourquoi tu fais ça ? Non...s'il te plait...non".
Les trois gars étaient des animaux. Sauvages.
Elle, elle aurait pu tout arrêter. Elle, elle a tout déclenché.
Pourquoi, mystère.

Mais à cela j'ai survécu.
Mes souvenirs sur le fait que je l'ai dit ou pas, sont moins consistants.
Le souvenir du sang au petit matin est un vrai souvenir, dans la salle de bain de ma maison.
Est-ce que j'ai dit à ma mère que ce sang venait d'un viol, ou est-ce que je lui ai inventé un truc...
Franchement je n'en sais rien.
J'ai un souvenir, mais il n'est pas "consistant". Je peux en douter.

Ma part d'Ombre, celle que je cherchais depuis le début de mon voyage il y a plus d'un an, je l'ai écris dans mon grimoire noir, je le publierai ce texte, elle est venue après.

Dans l'année qui a suivi, nous avons déménagé, et j'ai fait trois trucs dont je ne peux que me condamner.
Trois trucs de pervers.
Avec une petite fille du voisinage, avec mon frère cadet, avec un cousin et une cousine.
Chaque fois je me suis arrêté à temps, quand la violence et la perversion se déchaînaient.

Ma mère l'a su, pour la petite fille du voisinage.
Elle a réglé ça avec la maman, pour que ça ne fasse pas de bruit, et jamais elle n'a eu une discussion avec moi sur ça. Jamais.

J'en ai conçu l'idée que j'étais un monstre. Je l'étais, certainement.
Dès lors, je n'ai plus approché personne.
Dès lors, une peur m'a habitée que quelqu'un puisse voir le monstre en moi.

Je l'ai bien tenu en laisse le monstre. Jamais je n'ai plus commis ces monstruosités.
A quel prix.

Le monstre est ressorti, ou plutôt je suis allé le cherché depuis plus d'un an.

Je l'ai trouvé, il y en a peut-être d'autres.

Ce faisant, il est sorti de sa tanière et je n'ai pas su le maîtriser.

Depuis des mois nous nous écharpons avec mon ex compagne.
Elle m'a dit non.
Non à ma folie, non à mon mal-être.
Non, ce n'est pas son affaire mais celle d'un psy.
Non, fin de notre relation.

Mais nous continuons à nous écharper, même après nous être mutuellement dit, c'est fini, on arrête les frais.

Cela a été dur.
De trouver les mots.
Mais je les ai trouvés.

Pour lui dire que je savais ma part d'Ombre, de violeur en puissance.
Que je n'avais pas voulu entendre son non.
Qu'en paroles et psychologiquement, j'avais cherché à la violer.
Que la Bête avait été plus forte que moi.
Non, que moi j'avais été trop faible, cette fois, pour la maîtriser.

Pourquoi, je ne sais.
Jamais dans mes précédentes relations la Bête n'était sortie.
Peut-être parce que depuis un an je suis allé la titiller, la chercher dans son antre.

L'expérience complète je ne sais pas.

J'ai entendu hier soir les mots que je n'avais pas entendu depuis quarante ans.
A nous écharper encore avec mon ex compagne, au téléphone puis sur une terrasse. Houleux, violent.
"Tu n'es pas un monstre, tu n'es pas un violeur".

J'ai ça en moi, mais ce n'est pas moi, une part seulement, que je connais maintenant.
Que j'ai maîtrisé je ne sais comment depuis quarante ans pour qu'elle ne sorte pas, de façon inconsciente.
Sans rien comprendre.

Je pensais devoir seulement apprendre à vivre avec le souvenir d'un viol revenu.
C'est plus compliqué que ça.
Mais je crois avancer.
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Message par Amocore Dim 26 Juin 2022 - 20:53

Ca fait une heure que je suis bloquée devant ton texte. Je veux te dire tellement de choses, mais ma capacité à verbaliser est tellement plus limitée que la tienne, pardonne moi ma concision : je t'admire. Tu es d'une force de caractère rare, tu es d'un courage hors norme et ça force le respect en moi. Un grand respect.

En exposant ton ombre, je vois une grande lumière, qui éclaire un fond en or.

Tu crois avancer ? Je vois des pas de géant.

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Message par Shadow Boxeur Lun 27 Juin 2022 - 8:23

BATAILLE ?

Depuis samedi mes jambes repartent en vrilles.

Des crampes terribles la nuit.
Ma jambe gauche qui  redevient insensible sous le genou.
La droite qui devient raide comme du bois dans des crampes très douloureuses.
Obligé de me lever pour marcher la nuit.

La journée, depuis ce matin, je marche comme sur des oeufs, un peu déséquilibré, les jambes douloureuses de courbatures.

Quelque chose me dit qu'une bataille s'est déclenchée et se manifeste même dans mon corps.

J'avais connu ça voilà longtemps, cette somatisation.
J'ai écrit somatisation sans vraiment savoir ce que signifie ce mot.
La page wikipedia fout les jetons.

Les derniers mois de mon premier mariage, j'avais en permanence un torticolis.
Pas très douloureux, qui m'empêchait juste de tourner la tête pour voir quelque chose.
C'est un osthéo (j'en voyais plusieurs à la fois, parce qu'ils ne voulaient en général pas intervenir sans laisser un délai de deux ou trois semaines en chaque rendez-vous) qui m'a dit qu'iol ne pouvait rien pour moi, que le mal n'était pas d'origine physique.
Les torticolis ont cessé pour ne jamais plus revenir quand ma première femme m'a quitté.

Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment avec mes jambes.
Mais il se passe quelque chose.
Il ne faut pas je m'inquiète trop, ni que je cherche à comprendre, pas avec ma tête en tout cas.

Affaire à suivre.

Je me demande, si en fait, je ne reperds pas mes sensations dans les jambes,
mais qu'au contraire, une longue anesthésie en dessous de la ceinture, n'est pas en train de se dissiper.

Quoi qu'il en soit...très très curieuses non sensations/sensations dans mes jambes.
Ne pas s'en inquiéter.
Faire confiance à mon corps.
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Message par Shadow Boxeur Lun 27 Juin 2022 - 11:29

Pour mémoire. From CAIRN dans Dans Enfances & Psy 2009/4 (n° 45), pages 50 à 59

La création de ce visage-chimère entre abusé et abuseur, véritable hybride, à l’insu même du sujet qui le dessine, m’apparaît comme l’illustration la plus parlante de cet effet délabrant de l’agression sur le psychisme et tout l’avenir relationnel d’un enfant à peine pubère. Ceci témoigne de l’identification inconsciente dans laquelle un mineur se trouve précipité dès que l’agression sexuelle a eu lieu et que ses pulsions sont devenues perverses « à cette occasion ».
Sa conduite de mineur agresseur aura paradoxalement une fonction de restauration narcissique, mais aux conséquences gravissimes. Toutes les dérives sont possibles si une thérapie spécialisée, intégrant les approches médico-psycho-socio-judiciaires, n’est pas entreprise. Une psychothérapie individuelle n’est pas indiquée avant que tout ce travail de mise à plat du contexte pathologique ne soit fait.
L’enfant victime devient coupable en fantasme de ce qu’il a subi puis introjecté.

24
L’année suivante, Lucas a été l’accusé d’un procès où il était le mineur abuseur lui-même. Son statut de victime reconnue du pédophile a permis que soient retenues en sa faveur des circonstances atténuantes. Sa psychothérapie individuelle est maintenant bien engagée.

25
On comprendra l’insistance avec laquelle je cite le psychanalyste Sandor Ferenczi, car c’est lui qui a su faire la description théorique de ces situations précises quand il écrit : « Ce qui importe d’un point de vue scientifique c’est l’hypothèse que la personnalité encore faiblement développée réagit au brusque déplaisir non pas par la défense mais par l’identification anxieuse et l’introjection de celui qui le menace ou l’agresse. On aboutit ainsi à une forme de personnalité faite uniquement de ça et de surmoi, et qui par conséquent est incapable de s’affirmer en cas de déplaisir […]. L’enfant dont on a abusé devient un être qui obéit mécaniquement, ou qui se bute, mais il ne peut plus se rendre compte des raisons de cette attitude. Sa vie sexuelle ne se développe pas ou prend des formes perverses » (1932).

26
Si nous restons dans notre champ de compétences psychiatriques et psychanalytiques, nous savons que l’inceste passé à l’acte sous quelque forme que ce soit, entre un adulte et un enfant, constitue une violence de base, matrice des positions abusives ultérieures que cet enfant va perpétrer… Notre position incontournable de thérapeute face à ces maltraitances impose cette lecture d’aujourd’hui, pour que le droit de l’enfant prenne tout son sens et soit respecté.
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Message par Amocore Mar 28 Juin 2022 - 7:44

Shadowingboxing,
monologue
and we talk
and we talk
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Message par Shadow Boxeur Mar 28 Juin 2022 - 7:55

Merci Amocore !
Les paroles sont troublantes !

Drôle de pseudo que j'ai pris.
Shadow Boxing, j'ai utilisé ça il y a des mois comme "méthode de lecture" de mes Mandalas.


Dernière édition par Shadow Boxeur le Mar 28 Juin 2022 - 7:58, édité 1 fois (Raison : Ajout)
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Message par Amocore Mar 28 Juin 2022 - 8:29

Elle a l'air d'avoir été écrite pour toi !

Une chanson pour te dire que je suis là avec toi.

Je m'étais documentée sur l'archétype jungien de l'ombre la nuit précédente, à la suite de ton texte sur ton expérience à ce sujet. Ca pourrait être une piste de réflexion pour toi. C'est très fort ce que tu as écrit. Je n'ai pas encore les mots pour de dire pourquoi.

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Message par Shadow Boxeur Mar 28 Juin 2022 - 8:37

Amocore,
oui je me suis beaucoup intéressé à JUNG quand j'ai fais évolué mon modèle d'analyse pour lui donner un versant psychologique.
Il y a du FREUD et du JUNG mixés en matrice.
Bon, j'ai lu JUNG n diagonale, mais j'en ai tiré quelques trucs.
Son Livre Rouge est un drôle de truc à lire, à côté de ses œuvres un peu plus classiques.
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Message par Shadow Boxeur Mar 28 Juin 2022 - 11:07

AMOUR-HAINE. Aujourd’hui, demain ?

Un sujet à creuser, amour-haine.
Pas mal de trucs en stock à lire...

Vite fait comme çà, un petit Mandala.
Trop imprécis encore dans les mots, fait à l'arrache comme ça...un creux au boulot.
Lexique jamais achevé - Page 2 20220614

Sur scène, côté Persona, je me contente de la partie temporel/temporel, mémoire, langage :
Une sensibilité entière au détachement de l'attention (de ma compagne) (projection du détachement de ma mère, le détachement d'attention de ma mère quand elle m'a envoyé dormir au foyer, n'a pas vu/voulu voir ensuite ???)
Qui génère
Refus de la continuité/continu de la contrainte des organes : je comprends pas que la vraie vie empêche, contraigne un amour fusionnel...il doit y avoir d'autres choses

Côté inconscient, Anima, lobe intégration :
Le refus de la continuité de la contrainte des organes (mon détachement du corps lors de mon viol, dissociation pour ne rien sentir)
Qui génère
Douleur, sensibilité entière au détachement de l'attention.

A creuser ce sujet amour-haine...
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Message par Shadow Boxeur Mar 28 Juin 2022 - 11:48

TROUBLE DE L'ATTENTION. Aujourd'hui, demain ?

Pardon d'utiliser ce terme de trouble de l'attention, je sais qu'il a un sens précis s'il est complété de déficit et hyperactivité.

J'ai l'impression d'un trouble d'adulte, le mien.

Tandis que mon ex compagne était pleine d'attention les moments que nous partagions, et sans attention (perçue par moi) en dehors en cloisonnant ses activités.
J'étais souvent sans attention (réelle, pour elle) quand nous partagions des moments, et l'attention toute entière occupée par elle quand elle était absente.

Peut-être pas un trouble de l'attention, mais un truc qui ne peut fonctionner.
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Message par Shadow Boxeur Mer 29 Juin 2022 - 8:36

CRUCIFIÉ-MENT. CRUCI-FICTION. Demain.

Je n'ai pas rêvé cette nuit.
Mes jambes ont encore fait des trucs cette nuit.
Je ne sens plus mon pied gauche. La droite est pleine de douleurs de crampes.
C'est curieux ce truc, insensibilité-douleur, amour-haine.

Pas rêvé mais ce mot au réveil, j'ai du lire un truc qui contenait ce mot hier, je ne sais plus où. Ici sur ZC je crois.

Et d'autres mots qui me disent où j'irai samedi en rêve éveillé avec ma psy.
Ils sont forts, ils agitent en moi quelque chose qui lutte pour m'en empêcher.

Dans le monde intérieur de mes rêves, où Gaski rejoint Nono, j'ai exploré le puits arc-en-ciel et la cabane, détruit l'épave pour la jeter à la mer de ses mille morceaux d'histoire.
Il reste cette porte devant laquelle nous avons planté des fleurs pour la rendre belle, et cueillir ces fleurs pour être beaux avant de la traverser et de revenir au monde.

Mais cette porte m'a toujours fait peur, elle était noire au début de mes "visites".
Elle ne conduit pas au monde réel.
Je "sais" maintenant qu'elle conduit encore plus profond dans mon monde, qu'elle me terrifie.

Une part de moi, terrifiée elle aussi veut m'empêcher de l'affronter.
J'ai dessiné cela voilà quelques mois sans le comprendre.

Lexique jamais achevé - Page 2 2022-014


Un crucifié.
Derrière cette porte se trouve son tribunal, le lieu de son jugement, de sa mise à mort.
Quarante ans qu'il attend le corps et l'esprit percés de clous.
Qu'il saigne.
Quarante ans que je saigne réellement, les toubibs n'ont jamais trouvé l'origine de ce truc. Pendant trois ou quatre ans j'ai eu droit à des batteries d’examens chaque début d'année scolaire. J'ai arrêté ça. J'ai l'habitude et ça ne m'inquiète pas. Ça devrait peut-être.

Il est temps de retourner voir cela.

Je ne sais pas ce qui se passera quand je passerai cette porte.
Je ne veux pas y penser.

Prépare toi Shadow, je vais venir te trouver. Je sais que j'y trouverai mes victimes.
J'ignore le visage de mes juges, ceux qui m'ont condamné.

Je ne sais pas si je te déclouerai. Je ne sais pas ce qui va se passer.

Je dois le faire.
C'est probablement complètement idiot, le fruit de mon imagination.
Le risque de la folie peut-être.

Je vais avoir besoin de force.
J'espère ne pas le faire en rêve nocturne d'ici samedi mais je ne maîtrise pas cela.

De foi je n'en ai plus. Plus en l’Église du Crucifié. Je l'ai perdue peu après avoir découvert la noirceur du monde.

Mais je suis accompagné d'un saint Patron, Shadow.
Ne compte pas que je me dérobe à venir te trouver.



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Message par Shadow Boxeur Mer 29 Juin 2022 - 8:49

EQUILIBRE-MOI. Aujourd'hui.

Ça aussi ce matin, avant le chemin de rêve éveillé.

Comment faire pour mettre du Moi dans mon équilibre.
Remettre en fait, peut-être. J'ai du lire un truc qui en parlait.

Je ferai ça aujourd'hui.
Mon Mandala me donnera j'en suis sûr des résultats étonnants.
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Message par Shadow Boxeur Mer 29 Juin 2022 - 10:35

ÉQUILIBRE-MOI. Suite.

Mon cerveau m'énerve.
Plus exactement mon inconscient peut-être.
Plus rapide que moi pour savoir et comprendre des trucs, qu'il me balance dans la nuit et me viennent au matin.
Peut-être ce Moi qui ne s'est pas assez conscientisé, en fait.
Drôle de façon de le conscientiser avec mes écritures automatiques, mes rêves et mes Mandalas.

Mandala du matin.
Lexique jamais achevé - Page 2 20220615

Je me contente de "c'est l'histoire de..." et des conséquences/biais pour le "lobe" résolution de problème.

Codage "c'est l'histoire de" :
Détournement / Obligation / pouvoir / variable / attendu / rémission de peine / paix / possible
Conformisme / Bienveillance / Apaisement / Contingences / Evitement / Nécessité / Autorité / Inconnu

Codage "biais lobe résolution de problème" :
Rémission de peine / Attraction / Conventions / Nécessité
vers
Conformisme / réveil / Sécurité / Détournement
et
Obligation / Accord / Gravité / Rémission de peine
vers
Evitement / Confiance / Prise de conscience / Conformisme

Décodage
Persona, sur scène
C'est l'histoire d'un type qui se détourne de l'obligation (d'avoir un Moi) pour pouvoir s'adapter à son attente de rémission de peine, pour trouver une paix possible (dans le monde, la société)
Anima, plus profond
C'est l'histoire d'un type qui veut se conformer à la bienveillance (de tout le monde) pour apaiser leurs contingences (besoins) en évitant la nécessité d'avoir une autorité (un Moi) qui lui devient inconnu.

Les biais induits pour résoudre ce problème de Moi.
Sur scène :
Dans l'attente d'une rémission de peine, je suis attiré à convenir par nécessité
qui induit : ce conformisme (je ne dis pas quand je ne veux pas, quand ce n'est pas Moi, quand moi j'attends chose) réveille un besoin de sécurité face à un détournement....Besoin de sécurité inconscient qui perturbe mon comportement, depuis des récriminations injustifiées jusqu'à mes crises d'isolement dans ma bulle.
Cela je peux en prendre conscience et faire gaffe à garder un esprit critique quand monte le besoin de sécurité, qui vient d'un autre temps (sécurité du foyer, détournement de mineur)

Plus profond, côté Anima :
L'obligation (inconsciente) de trouver un accord (avec la société, avec Moi ?) sur la gravité des faits pour obtenir une rémission de peine.
Avec la société, ce n'est pas possible (ni pour ce que j'ai subit, ni pour ce que j'ai infligé) et donc cela induit
un évitement de toute confiance (en Moi) pour prendre conscience de mon conformisme (je ne suis pas un monstre).

J'ai convoqué le tribunal de mon ex compagne. J'ai été gracié.

Je ne peux pas convoqué le tribunal de la société.

Le tribunal "psy", il a du avoir un rôle dans ce chemin, mais pas sûr de cette position de tribunal.

Me reste ce tribunal intérieur où je me suis moi même jugé et condamné pour ce que j'ai fait.
Sans autre jugement et condamnation pour ce qui m'est arrivé, que le silence de la société, et l'oubli pendant quarante ans.

C'est peut-être une forme de petite société "anonyme" que j'ai trouvé ici.
Pardonnez de polluer cet espace, mais personne n'est obligé de lire ni de venir au tribunal populaire (tiens c'est un sujet qui s'est animé ces derniers jours ça, à méditer, le besoin de tribunal populaire pour certaines victimes, non pas tant pour détruire l'agresseur mais pour pouvoir vivre).

CQFD.
Ce sera samedi matin.
Audience à 9h00.






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Message par Shadow Boxeur Mer 29 Juin 2022 - 10:36

Et maintenant...PAUSE, RELACHE

Pas des mots très connus de Moi.
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Message par Shadow Boxeur Mer 29 Juin 2022 - 15:56

Merci à l'Ingénieur sur son fil pour son éclairage !

Sans trahir la pause...un truc écrit début avril
Que j'ai laissé tombé, pour passer à une autre lecture de mes Mandalas.

(L'intro seulement, ça fait près d'une centaine de pages sinon...et ça donnait juste des petits trucs en prendre en compte pour monter sur le ring avec des blessures anciennes, pour ne pas les réveiller, sans vraiment les nommer. Je suis passé à une troisième méthode de lecture qui va plus loin, plus vite).

Les graphiques ne passent pas...le geek n'a pas trouvé comment inclure un pdf Evil or Very Mad

…ΩΩΩΩ…
Shadow-boxing.
Une demi-vie de combats dans l’Ombre.


Communiquer un évènement traumatique oublié, vécu dans mon enfance.
A une personne inconnue qui avait fait le choix d’oublier de communiquer cet évènement à qui de droit.

Un évènement oublié, une personne inconnue, tous deux dans l’ombre d’une mémoire, la mienne.

Aussi improbable que cela paraisse, cela s’est produit. Avec quarante ans d’écart entre l’évènement oublié, et sa communication à un inconnu.

Comment me restait un mystère que j’ai cherché à percer.

Pour découvrir, à ma façon, qu’un combat s’est déroulé dans l’ombre, durant ces quarante années.

Un combat dans l’ombre, sans adversaire sur le ring, contre ses Ombres.

Shadow-boxing.
…ΩΩΩΩ…
Je ne suis pas un grand adepte des sports de combat. Je n’en ai pas le gabarit ni le goût.
Mais j’ai été formé comme instructeur de sports de combat. Un choix que j’avais fait, comme un défi.
Deux mois de formation, à apprendre à se battre 10 heures par jour, boxe, karaté, judo, ju-jitsu, krav-maga…tout y est passé.
Dès le premier jour, dans les combats de sélection pour être admis à ce stage, je me suis fait cassé le nez et une arcade. Je n’avais jamais pratiqué, je suis monté sur le ring avec ma seule volonté, sans armes.
Mais j’ai continué, durant deux mois, avec ces blessures, et j’ai appris à me battre avec.
Forcément, vous ne vous battez pas de la même façon quand vous êtes blessé. Vous devez plus vous protéger, protéger vos blessures, vous devenez champion de l’esquive des coups.
Vous ne vous battez pas seulement avec vos adversaires sur le ring, vous vous battez avec vos blessures.
J’imagine que cela doit être en partie similaire avec des blessures invisibles.
Se battre avec des blessures invisibles. Des adversaires invisibles.
Shadow-boxing.
…ΩΩΩΩ…
Le shadow-boxing, c’est monter seul sur le ring pour vous battre contre votre ombre, ou votre reflet dans un miroir, si vous en avez un. Comme peut l’être un psychologue.
Un combat qui n’a jamais ni vainqueur ni vaincu, sinon vous parfois, de fatigue.
A chaque mouvement que vous faîtes, vous frappez votre ombre et elle vous frappe en retour, sans jamais vous lâcher d’une semelle.
Pour voir la silhouette de votre personne dans une ombre, vous avez besoin d’une lumière pour qu’elle s’anime au sol. Prenant différentes formes selon son orientation, sa distance, sa puissance.
Persona et Anima. Deux guerriers dans l’Ombre.

Quoi que vous fassiez ils ne vous quittent jamais d’une semelle, attachés à vous comme seule une ombre, une seule Ombre, la vôtre, sait le faire.
Et c’est avec eux que vous vous débattez, ou vous battez dans ce shadow-boxing.
Persona et Anima. Deux guerriers dans l’Ombre. Deux guerriers en Soi auxquels vous vous mesurez, qui sont votre mesure, quand vous vous battez contre vous-même dans un ballet avec votre ombre. Un ballet incompréhensible pour un spectateur, qui ne voit pas contre qui vous vous battez, votre adversaire invisible.
Vous vous battez contre votre silhouette de l’Ombre, croyant l’animer, sans plus avoir conscience de cette lumière sans laquelle elle n’existerait pas.

Un ballet bien réglé, toujours le même.

1/Vous montez sur le ring, seul. Pas tout à fait, avec votre Persona et votre Anima.
Vous frappez votre ombre, prise par surprise. Gauche, droite, Persona, Anima, deux coups pour chaque shadow-boxeur.
2/ Elle frappe en retour, chacun des deux guerriers, il ne fallait pas la réveiller. Gauche, droite.
3/ Déstabilisé, vous vacillez, vous tentez de corriger vos appuis, vous cherchez où et comment frapper cette ombre qui vous menace, mais vous reculez déjà.
La surprise est pour vous, elle ne vous lâche pas.
4/ Vous la voyez fondre sur vous, vous fonçant droit dessus, avec des gauches, des droites.
Plus rapide que vous, elle vous frappe à nouveau. Gauche, droite. Vous faisant baisser la tête pour vous protéger.
Vous venez de perdre un round. Vos shadow-boxeurs plutôt. Le premier. Mais vous commencez à apprendre ce que combattre signifie.

Votre ballet avec votre Ombre reste toujours le même, prend toujours cette même forme.

Mais les rounds changent un peu de nature, dans leur succession.
Round 1 / vous montez sur le ring, nous venons de le voir, et vous fondez sur l’adversaire.
Round 2 / vous prenez la mesure de l’adversaire, de la menace qu’il représente.
Round 3 / vous cherchez comment affronter cette menace, vous rebeller. Compléter
Round 4 / vous apprenez à vous protéger, vous commencez à apprendre à boxer.
…ΩΩΩΩ…
C’est la même structure qui se répète, à l’intérieur d’un round, à l’intérieur d’un combat, à l’intérieur de votre carrière de boxeur. La naissance du boxeur, son enfance, l’adolescence et l’âge adulte, si l’on veut.
C’est le propre d’une structure systémique. Ou d’un code génétique. Quand un élément de genèse se produit et se répète à l’infini dans sa propre forme. La répétant à toutes les échelles de sa structure.
Que l’on regarde à l’échelle d’un évènement isolé ou à l’échelle d’une année, à l’échelle d’un lieu ou d’un voyage, la structure est toujours la même.
Quand vous montez sur le ring pour une séance de shadow-boxing, c’est pour travailler votre technique, essentiellement. Travailler contre votre propre code, chercher vos propres failles.
Travailler pour améliorer votre propre code de boxe. Votre système de combat.
Votre Bushido.

…ΩΩΩΩ…
Communiquer un évènement traumatique oublié, vécu dans mon enfance.
A une personne inconnue qui avait fait le choix d’oublier de communiquer cet évènement à qui de droit.

Un code était bien nécessaire je crois pour résoudre cette énigme sans solution, à première vue.
Pendant quarante ans, mon code a été celui de l’oubli, complet. Rendant toute communication impossible. Sans interlocuteur possible non plus.
Ce code a dû évoluer, nécessairement, pour que me revienne un jour la mémoire, puis la communication.
C’est cela que je n’ai pas compris, je ne suis pas sûr de l’avoir encore compris, mais j’ai cherché à comprendre.

Avec un outil d’analyse systémique, que j’avais créé voilà quelques années que j’ai adapté puis perfectionné.
Une structure simple faite de douze mots, se répétant pour former des structures de même forme mais plus vastes.
C’est à la lecture de cet outil qu’est apparue la structure d’un shadow-boxing, intérieur.

C’est l’histoire de ce shadow-boxing que je vais tenter de raconter.
Elle n’a pas la structure d’une biographie.
Les rounds de ce shadow-boxing se sont répétés, tant à l’échelle des quarante ans d’oubli, qu’à celle de petits évènements, ou à celle des quelques mois qui ont vu une mémoire revenir.
Ils se sont déroulés dans la lumière, dans des évènements dont pourraient attester des spectateurs.
Mais aussi dans l’ombre, dans la traversée de crises, dans des écritures et dans des rêves.
Tout cela ne se prête guère à une écriture biographique.
Alors plutôt l’histoire d’un même combat en Soi, en quatre rounds, pour changer les codes d’un combat dans l’Ombre.
…ΩΩΩΩ…

Il y a dans les pages qui suivent des lettres ou des chiffres inscrits avant certains mots entre des crochets. Ils marquent les douze mots qui ont servi dans ma recherche de compréhension.
Je les enlèverai peut-être s’ils rendent la lecture trop inconfortable.
L’histoire prendra donc la forme de ces rounds :
1/Vous montez sur le ring, seul. Pas tout à fait, avec votre Persona et votre Anima.
Vous frappez votre ombre, prise par surprise. Gauche, droite, Persona, Anima, deux coups pour chaque shadow-boxeur.
2/ Elle frappe en retour, chacun des deux guerriers, il ne fallait pas la réveiller. Gauche, droite.
3/ Déstabilisé, vous vacillez, vous tentez de corriger vos appuis, vous cherchez où et comment frapper cette ombre qui vous menace, mais vous reculez déjà.
La surprise est pour vous, elle ne vous lâche pas.
4/ Vous la voyez fondre sur vous, vous fonçant droit dessus, avec des gauches, des droites.
Plus rapide que vous, elle vous frappe à nouveau. Gauche, droite. Vous faisant baisser la tête pour vous protéger.
Vous venez de perdre un round. Vos shadow-boxeurs plutôt. Le premier. Mais vous commencez à apprendre ce que combattre signifie.

Pour plus de lisibilité, je séparerai la narration de ces rounds en deux. Le round de la Persona, puis le round de l’Anima.
J’y ajouterai quand même une 5ème étape, à chaque fois, décrivant ce que vous venez d’apprendre sur le code de ces shadow-boxeurs, ou ce que vous auriez dû apprendre de ces rounds.
Expliquer le livre noir et sa relecture en même temps que cette écriture.
Voir s’il y a un lien avec notre carnet, à Bénédicte et moi.

…ΩΩΩΩ…
Si l’on parle d’Ombres, de Persona et d’Anima, il devait être assez logique que des rêves viennent se mêler de ce match de boxe.
Et cela a été le cas. Dans le récit de ces rounds sont apparus assez clairement des rêves. De rêves d’enfance qui me sont restés. Quatre. Comme le nombre de rounds.
Et des rêves plus récents, qui ont accompagné un retour de mémoire.
Alors que je finissais d’écrire la structure de ce match de boxe dans l’Ombre, j’ai fait un curieux rêve. Je n’avais pas rêvé depuis plusieurs mois.
Je crois savoir pourquoi.
J’avais avant de m’endormir réfléchi sur les synchronicités. Ce qui m’avait fait apparaître des blessures de Soi, dans l’Ombre. J’ai rêvé de cela.

Des synchronicités font partie des récits de ces rounds de shadow-boxing. Elles ont toute leur importance.
Je vais essayer d’expliquer cela, si c’est possible.
Dans les récits des rounds de boxe se reproduit le scénario en 4 étapes que j’ai décrit.
C’est d’abord la Persona qui entre sur le ring, suivie de l’Anima qui poursuit le combat dans ou contre une Ombre. Pour toujours finir par chanceler, à chaque fin de round. Qui s’enchaînent, et se répètent de combats en combats, sans jamais trouver la victoire.
On peut représenter cela ainsi :

Sur le cercle vert, la Persona débute un round que termine l’Anima, sans jamais réussir à tenir debout sur le ring jusqu’au gong. Dans la partie noire, l’Anima prend le relais de la Persona, sur le ring, de façon invisible, c’est toujours un round en Soi. C’est probablement là qu’elles communiquent à mi- combat, pour mettre au point leur tactique de shadow-boxing.
A la fin du round, c’est dans la partie en rouge que l’Anima chancelle face à l’Ombre, ne pouvant alors plus rejoindre sa Persona qui est déjà sortie du ring.
Ce qu’elles se sont dit à mi- combat ne devait pas être la bonne tactique.
Mais impossible de savoir ce qu’elles ont bien pu se dire. Toujours est-il qu’à la fin du round, les voilà séparées en Soi. Ce Soi que j’ai placé au centre de la danse de shadow-boxing de la Persona et de l’Anima. Au centre du ring.
Les rounds et les combats s’enchaîneront. Toujours avec ces traits rouges, comme les bords de blessures ouvertes ou mal cicatrisées.


Cela donne un ring plus grand…

Sur lequel vous continuez à avancer toujours vers la défaite (flèche rouge), vos shadow-boxeurs dans le dos.
Tandis que Persona et Anima dans leur communication en Soi ne trouvent jamais le moyen de bien communiquer, se coordonner pour triompher de l’Ombre. Vont à l’envers de la Victoire, à l’envers de Soi (flèche noire), des blessures dans le dos.
Imaginons alors un shadow-boxing.
Voyez bien que vous êtes au centre du ring. C’est votre danse que vous voyez sur le dessin. Votre technique
Projetez-le avec une certaine lumière pour faire apparaître votre Ombre et la boxer. Pour améliorer votre danse et espérer allez un jour vers la victoire, en vous entraînant pour corriger vos défauts.
Cette ombre donnerait ce dessin. Il n’y a plus de flèche noire. Votre Ombre n’a pas de technique, c’est la vôtre. Vous pouvez l’avoir face à vous, pour chercher la bonne technique (vous allez chercher la victoire face à vous-même, flèche verte).







Au fur et à mesure, dans un shadow-boxing, que vous avancez vers votre Ombre, vous apprenez.

Vous pouvez voir dans votre technique une nouvelle synchronicité.
A deux points noirs, deux points séparés dans l’espace et le temps, votre shadow-boxing vous permet d’apprendre, d’imaginer une autre façon de le relier, d’aller de l’un à l’autre, avec une autre synchronicité, une autre technique (trait vert). Du trait noir vous ne savez rien, de ce dialogue Persona-Anima, qui de doute façon n’était pas adapté à l’adversaire.
Et si vous avancez de round en round, avec vos blessures derrière vous, à chacun vous apprenez, ou vous retrouvez, un nouveau dialogue entre Persona et Anima, pour avoir finalement un Soi, au centre, empli de nouvelles synchronicités entre Persona et Anima, un nouveau dialogue.
Ces synchronicités, ces choses invisibles entre différents points d’espace-temps, elles peuvent prendre différentes formes, je suppose.
Celle que je décrirai dans les différents rounds est la forme qu’elle peuvent prendre en rêve, ou dans des écritures automatiques.
A chacun des rounds, c’est ainsi, je n’y peux rien, les phrases qui décrivent les étapes du combat avec mes douze mots, correspondent à des rêves que j’ai faits.
Des rêves anciens, d’enfance, pour les traits noirs, ceux des anciennes techniques de combat, qui mènent à la défaite.
Des rêves récents, qui dans leur succession ont accompagné le retour d’une part de mémoire, pour les traits verts.
Il faut je suppose pour cela commencer par pouvoir vous aligner avec votre Ombre, trouver une première synchronicité pour être bien alignés.
Je l’ai dit, pour faire sortir votre Ombre, il faut une lumière, dans la bonne fréquence, dans la bonne synchronicité pour vous donner à voir votre Ombre, et si vous le voulez, vous lancer dans ces rounds de shadow-boxing.
Ou un papillon, au bon moment de son battement d’aile, à votre bon moment, en parfaite synchronicité, pour vous lancer vers lui, ou peut-être juste le suivre alors comme votre ombre, sur son ring, où il s’entraîne lui aussi depuis longtemps.
J’ai croisé je crois le battement de cil d’un papillon, un soir dans l’obscurité de la nuit tombée mais à la lumière de la lune, cette lumière obscure qui veille sur nous et nos forces endormis, dans les yeux d’une shadow-boxeuse.
Et une shadow-coach que je dois aller revoir après un long silence.


…ΩΩΩΩ…
Ce rêve ce matin, donc, alors que hier j’achevais de trouver la forme que je voulais donner à ce récit.



Nouveau rêve
Voilà plusieurs mois que je n’avais pas rêvé.
Un rêve m’a réveillé ce matin à 4 heures, pour m’envoyer vomir dans l’évier. Je ne m’en suis pas souvenu immédiatement. C’est après quelques minutes, pendant que le café chauffait qu’il m’est revenu.
Hier soir je me suis couché très fatigué, las.
Après une intense réflexion sur mon balcon. A nouveau mes dessins curieux qui viennent me montrer des choses mystérieuses. Je réfléchissais à un ajout dans l’introduction du nouveau livre dont j’ai écrit la trame cette semaine. Sur les synchronicités et les rêves.
Ce livre me semble plus simple que celui que j’ai essayé précédemment, en voulant de montrer mes Mandalas comme un jeu de chasse au trésor.
Et il a l’avantage de réunir mes Mandalas et tous mes rêves, mes écrits sur mes photos aussi.
Hier soir, je pensais à Adam et Eve, comme Persona et Anima. Chassés d’un paradis en Soi, tombés sur Terre. Avec une Ombre en Soi, chassée du paradis elle aussi, les accompagnant sur Terre pour les suivre et les accabler de ses tentations. Et ils combattent, chacun de leur côté cette ombre en Soi, cherchant à retrouver ce paradis perdu.
Je pensais aussi aux synchronicités mais je devrais expliquer cela ailleurs, avec un dessin. Bref…ce rêve donc.
Je suis dans la cuisine de ma mère. Tout à l’air normal, rassurant, un lieu connu.
Je m’approche d’une machine de cuisine, je ne sais pas si je la touche seulement, mais elle explose ou se casse, se répandant en mille rouages et engrenages qui s’éparpillent sur le plan de travail et par terre.
J’essaie de les rassembler. De trouver un endroit où les poser pour les rassembler avant de remonter la machine. Il y a une espèce de planche en équilibre instable, je pose les rouages dessus, elle menace de se renverser, mais ça tient à peu près.
Il reste des pièces par terre, dans un coin, difficile d’accès, des morceaux sont partis rouler sous une grosse machine, une machine à laver.
Je fais couler de l’eau dans la cuisine, qui l’envahit, le niveau monte. J’ai les pieds mouillés, je me mets pieds nus.
Cela fait sortir des morceaux de sous la machine à laver.
Je me penche pour les ramasser, mais ce sont en fait des morceaux de miroir brisés qui avaient dû rouler là depuis longtemps. J’ai peur de me couper en les ramassant, ils sont dangereux, je le sens, je recule vivement et je sors de la cuisine.
Je suis dans le salon, un lieu connu, rassurant, avec une très grande télé.
Je trouve la télécommande et je cherche à l’allumer. J’ai du mal mais au bout d’un moment l’écran s’allume. Mais impossible de mettre le programme que je veux. Je tombe toujours sur une autre chaîne. Au bout d’un moment j’arrive à trouver le programme que je veux, mais le son est très fort, je cherche comment le baisser.
Mais je ne vais pas assez vite. Maman arrive furieuse, éteint la télé et me prend la télécommande. Elle est très occupée avec mes frères dans la pièce d’à côté, je ne dois pas les déranger. Dégage de là, va dans ta chambre !
Je suis dans ma chambre. Sur le lit il y a mes chaussettes mouillées. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais je dois me changer. Je dois changer de pantalon aussi, il y a un problème avec mon pantalon, mouillé, sali.
Je dois me changer mais je ne trouve pas de vêtements dans ma chambre.
Je sais qu’il y a une pièce quelque part avec plein de sacs bien alignés qui contiennent des paquetages. Des rangées de casiers aussi, où je trouverai bien quelque chose pour m’habiller.
Je traverse des couloirs vers cette pièce pour trouver, voler des vêtements qui ne sont pas les miens.
Je croise des gens qui eux aussi sont en train de s’habiller. Mais il y a un truc que je ne comprends pas.
Ils enfilent tous comme des gilets pare-balle, des gilets de protection. Je me demande si c’est la guerre. Je ne comprends pas. Je ne savais pas qu’il y avait une guerre.
Je suis dehors, comme dans une grande cour. Je vois, je ne sais pas si c’est loin ou près, la silhouette d’un garçon, entre deux âges.
Tout à coup, jaillie de derrière mon dos, une petite silhouette fonce sur le garçon, lui envoie un énorme coup de pied au bas ventre et disparaît aussi vite qu’elle est apparue.
Le garçon se plie en deux et tombe au sol. Je vais vers lui, il a dû se faire mal.
En lui prenant la main, je vois de grosses écorchures sur son avant-bras. Je l’aide à se relever.
Il est curieux ce garçon. Il n’a qu’un pantalon pour tout vêtement.
En le relevant, je vois alors son dos. Ce n’est qu’une immense plaie, non plutôt des cicatrices, des peaux brûlées. Ça doit être douloureux. C’est peut-être pour çà qu’il ne peut pas porter de vêtement.
Je comprends que la silhouette fugitive qui l’a frappé doit le torturer depuis longtemps.
Je ne sais pas pourquoi. Mais on va aller la retrouver, tous les deux.
Et je me réveille.


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Message par Shadow Boxeur Jeu 30 Juin 2022 - 16:30

EN PAUSE Arrow
Mais vous avez le mode d'emploi maintenant.
Qqchose me dit que c'est dans le lobe intégration/pariétal que se cache le truc.

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