[HPI/Autisme/Aspergers/Social] Trop de "besoins sociaux/affectifs" pour etre autiste/aspergers?

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Message par Boarf35 le Dim 11 Oct 2020 - 19:00

Bonjour,

C'est la premiere fois que je poste sur ce forum, en raison d'une question qui me turlupine depuis quelque temps.

Tout d'abord, je suis désolé de créer un énième thread lié aux problématiques HPI & autisme. J'ai consulté certains des threads existants à ce sujet, mais ils m'ont laissé en général avec encore plus de questions qu'avant leur lecture.

J'ai été catégorisé HPI lorsque j'étais enfant (au milieu des années 90...par un psychiatre recommandé par mon école), j'ai eu droit notamment au test WISC (je ne sais pas quelle version/révision, par contre), avec toutefois un résultat hétérogène (ICV largement plus élevé que le reste).

Je suis adulte maintenant (et ce depuis quelque temps) et, je me reconnais très fortement dans les descriptions qu'on fait du syndrome d'Aspergers / autisme (mais apparemment "syndrome d'aspergers" ne se dit plus, si j'ai bien compris?), avec notamment:
- difficulté à regarder les gens dans les yeux (sauf personnes tres proches...)
- anxiété/difficulté sociale surtout avec les inconnus (pour tout vous dire, cela me stresse déjà de poster ce message et j'appréhende la réaction des gens, et bien sur IRL c'est pire)
- centre d'interet assez "obsessionnel"
- tics "physiques" (se balancer, avoir besoin de tripoter quelque chose constamment avec mes mains, on m'a dit que j'avais une démarche "bizzare", genre trop "coincé / figé / robot"). Moins prononcé à l'age adulte, mais quand même encore présent...
- tres gros sentiment de "décalage" par rapport aux autres. Sentiment présent depuis...toujours. C'est quelque chose de très fort et de réel, ce n'est pas moi qui l'imagine mais bien les autres qui me le renvoient dans la tronche assez régulièrement (un peu moins maintenant à l'age adulte, je pense que j'ai du apprendre un peu à faire le "caméléon"). Une amie me charrie même régulièrement (mais gentiment) en me disant que je lui fais penser à Sheldon ><
- difficulté à analyser les situations sociales, savoir ce que les gens ressentent etc... Ça ne veut pas dire que je m'en fous, au contraire. Simplement que je ne suis pas très bon à "décoder" ...

Cependant, malgré les difficultés sociales, je n'ai pas *envie* d'être isolé. J'ai besoin de contact social, d'affection, de me sentir apprécié etc (choses dont j'ai cruellement manqué pendant mon enfance/adolescence...). Du coup ces difficultés engendrent chez moi pas mal de souffrances.

J'ai discuté de ceci avec mon psychiatre actuel (qui n'est pas le même que celui qui m'avait suivi étant enfant), qui m'a expliqué que j'avais beaucoup de caractéristiques qui faisaient penser aux troubles autistiques, mais que selon lui, ce serait une fausse piste car, un·e "vrai·e" autiste se contreficherait d'avoir des relations sociales, et de ce que les gens autour de lui·elles pensent/ressentent, etc... ce qui n'est pas mon cas.

Toutefois, en lisant des infos sur le net' (dont votre forum), je me rends compte que les avis sont loin d'être unanimes à ce sujet, du coup je voudrais savoir ce que vous pensiez de cette affirmation. Est-ce que je devrais tenter de poser la question à un psy différent?

Je ne vous demande bien sur pas de me donner un avis personnalisé sur mon cas, vu que vous ne me connaissez pas. J'aimerais seulement savoir si, de manière générale, le raisonnement "si vous aimez avoir des amis/relations sociales/etc, alors vous ne pouvez pas être autiste", est valable.

Merci d'avoir pris le temps de me lire.

Boarf35

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Message par Godzilla le Dim 11 Oct 2020 - 19:38

Bonjour/bienvenue Boarf Smile

J'aimerais seulement savoir si, de manière générale, le raisonnement "si vous aimez avoir des amis/relations sociales/etc, alors vous ne pouvez pas être autiste", est valable.

Ce raisonnement me semble trop radical. Je pense que des gens plus experts que moi te répondront plus en détail, mais en attendant, je dirais que c'est plutôt une question d'intensité du besoin : en moyenne, les Aspergers (je garde ce terme par habitude) seront moins que les autres, "obsédés" par les relations sociales ou amicales. Mais le besoin social est propre à tout humain, ce n'est pas parce qu'il est (potentiellement) moins fort qu'il n'existe pas Smile
(d'ailleurs, même Sheldon est plutôt entouré ^^)
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Message par Boarf35 le Dim 11 Oct 2020 - 19:54

Godzilla a écrit:Bonjour/bienvenue Boarf Smile

J'aimerais seulement savoir si, de manière générale, le raisonnement "si vous aimez avoir des amis/relations sociales/etc, alors vous ne pouvez pas être autiste", est valable.

Ce raisonnement me semble trop radical. Je pense que des gens plus experts que moi te répondront plus en détail, mais en attendant, je dirais que c'est plutôt une question d'intensité du besoin : en moyenne, les Aspergers (je garde ce terme par habitude) seront moins que les autres, "obsédés" par les relations sociales ou amicales. Mais le besoin social est propre à tout humain, ce n'est pas parce qu'il est (potentiellement) moins fort qu'il n'existe pas Smile
(d'ailleurs, même Sheldon est plutôt entouré ^^)
Bonjour,

Merci de la réponse Smile (et désolé, j'ai aucune imagination pour les pseudos / nom de forum ...)

Du coup je vais essayer de préciser ce que je voulais dire, chronlogiquement:
- J'ai passé une periode (enfance, début ado, etc) ou je me fichais effectivement pas mal des relations sociales, parce que je me sentais tellement "en décalage" que je me disais "à quoi bon"...Puis les principales relations que j'avais avec mes camarades étaient principalement le fait d'être la victime d'insultes/coups/etc. bref. Ca encourage pas à être sociable.
- Les années passant, j'ai pu me constituer des relations avec des gens "un peu comme moi", et c'est la que je me suis dit "boh finalement, les gens, c'est pas si nul que ca !" "Y'en a des biens!" (air connu...)
- Du coup, ca m'a fait me prendre une magnifique "baffe émotionnelle", en mode "je réalise brutalement que je suis passé à coté de plein de choses, socialement parlant".
- Aujourd'hui, je ne vais pas aimer les soirées à 83904389 personnes, où les discussions superficielles, mais j'ai quand meme une poignée de personnes à qui je tiens, et ça, c'est très important pour moi (d'avoir quelques gens proches...). Je ne voudrais en aucun cas, pour rien au monde, revenir au "mode totalement associal" d'Avant.

Voila j'espere que ca clarifie un peu (désolé si c'est un peu "cash", c'est comme ca que je l'ai ressenti, perso...)





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Message par Godzilla le Dim 11 Oct 2020 - 20:03

Ne t'inquiètes pas (et arrête de t'excuser, crénom ^^), mon vécu est assez proche donc je comprends Smile
Peut-être que ton psy s'est exprimé un peu vite/maladroitement, ou bien qu'il n'est pas très "pointu" sur le sujet (complexe) de l'autisme.
Continue de te renseigner sur le sujet, si tu le souhaites (pour savoir si ça vaut le coup d'être testé, sachant que c'est assez compliqué/long), mais ne t'arrêtes pas sur une simple "petite phrase" comme celle de ton psy Smile
J'ai vécu 10 ans avec une Asperger diagnostiquée, et même si elle était loin de courir après les soirées, on recevait régulièrement ses amis... et je ne pense pas qu'elle était exceptionnel dans son genre (autiste avec relations sociales, donc)
Par contre, oui, ton profil que tu détailles un peu ici, ne permet bien sûr pas de trancher (savoir si tu es Aspie). Ce n'est pas une raison pour ne plus voir tes potes ^^ Smile
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Message par Boarf35 le Dim 11 Oct 2020 - 22:24

Godzilla a écrit:Ne t'inquiètes pas (et arrête de t'excuser, crénom ^^), mon vécu est assez proche donc je comprends Smile

M'excuser tout le temps, ça fait partie de mes "super pouvoirs" Sad

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Godzilla a écrit:
Continue de te renseigner sur le sujet, si tu le souhaites (pour savoir si ça vaut le coup d'être testé, sachant que c'est assez compliqué/long), mais ne t'arrêtes pas sur une simple "petite phrase" comme celle de ton psy Smile


Pour les histoires de tests/diagnostics, je me tâte déja depuis pas mal de temps.

Mais habitant dans un coin paumé, j'ai pas trouvé de psy "spécialiste" en libéral dans mon secteur (m'enfin je pourrais prendre ma petite voiture et aller dans une grande ville).

Pour la piste "CRA", ca me décourage un peu quand je vois le temps d'attente de plusieurs années. Et peur de me faire envoyer chier directement au téléphone de toute maniere. Je me dis parfois à moi-même "tu n'es qu'un emmerdeur qui cherche une excuse pour expliquer ses difficultés / sa fénéantise / autres, alors qu'à coté qu'il y a des gens qui souffrent vraiment, tu ferais mieux de prendre sur toi et de juste te sortir les doigts du cul au lieu de faire l'intéressant". Comme j'ai déja du mal à demander sur un forum anonymement, je pense que réussir à réunir le courage nécessaire pour appeler le CRA de ma région et leur dire "coucou, je voudrais faire un test", ca va prendre un certain temps.

Enfin bon, merci en tout cas, je vais réfléchir à tout ca (quitte à essayer de trouver quelque psy en libéral même si ca m'oblige à faire un peu de trajet...je me sens davantage a l'aise de parler de ca avec un psy si ce n'est pas la premiere séance...)

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Message par Invité le Dim 11 Oct 2020 - 23:21

Boarf35 a écrit:J'ai discuté de ceci avec mon psychiatre actuel (qui n'est pas le même que celui qui m'avait suivi étant enfant), qui m'a expliqué que j'avais beaucoup de caractéristiques qui faisaient penser aux troubles autistiques, mais que selon lui, ce serait une fausse piste car, un·e "vrai·e" autiste se contreficherait d'avoir des relations sociales, et de ce que les gens autour de lui·elles pensent/ressentent, etc... ce qui n'est pas mon cas.
Bonjour,

il se trompe. Un autiste peut avoir conscience d'être différent. Dans le haut du spectre, le contraire serait étonnant. Il y a plusieurs façons de réagir à ce constat, mais ce n'est pas évident pour chacun.

La solitude recherchée pour se rétablir de la fatigue sociale est une solitude salutaire. Cela ne signifie pas que qqn d'autiste ne souffre pas de la solitude (manque de pairs avec qui communiquer, d'amoureux/ses)

C'est ton psychiatre qui est pris d'autisme quand il ne sait pas imaginer que deux états émotionnels peuvent coexister : l'amour d'une forme de solitude nécessaire pour ne pas être submergé, et la solitude pesante de la personne qui voudrait avoir des liens avec des semblables (des humains).

Certains autistes ne sont pas demandeurs, c'est vrai.

Cela évoque les femmes autistes, mais cela peut te donner des idées sur les difficultés possibles ey les tentatives d'adaptation :

the-art-of-autism.com/females-and-aspergers-a-checklist/

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Message par siamois93 le Lun 12 Oct 2020 - 17:27

Peut-être que pour contacter un CRA tu as plus besoin «de t'en foutre» que de «courage».
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http://taijiquan.neuronnexion.fr

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Message par River le Lun 12 Oct 2020 - 18:19

Salut Boarf35,

Je me reconnais pas mal dans ton parcours et discours.
Première partie de vie assez asociale (à part quelques passages et périodes d'exceptions) etc, mais dans la seconde partie, recherche de ses semblables ou de la petite lumière en plus qui m'avait auparavant échappé.

Je suis diag HP et Asperger, et j'avoue que le mix mène à un certain entre-deux, et éventuellement un double-rejet et incompréhension/inintelligibilité des deux "communautés" dans l'ensemble.
Les Zèbres (Hp) peuvent très bien vivre sous influence socio-anthropologique & co et suivre les conditionnements de la société : briller, réussir, performer, prouver quelque chose, faire avancer le monde (la société, l'humanité, le système ou quoi ???) etc (surtout les HP-Laminaires je suppose, sans les diminuer).
Les Asperger, par leur manque, ignorance (ou rejet) des quelques règles sociales existantes, peuvent être en dehors du système, mais aussi en dehors de toute possibilité de relation sociale ou humaine, parce qu'ils sont humainement insupportables et inamovibles sur leurs principes ou mode d'existence (je précise que ce n'est pas le cas de tout le monde là-dedans, on fait les efforts qu'on peut... ^^').
(Pour ma part je trouve beaucoup d'Aspis gentils mais inadaptés, et peu de personnes apprécient la gentillesse, ils préfèrent autre chose.)

Pour la question du besoin relationnel ou de connexion humaine (bon allez, ça arrive à tout le monde), je décrirai le mien ainsi :
Dans ma première partie de vie (surtout adolescence j'avoue, parce que c'est la période où on se singularise, ou on s'interroge un peu plus sur sa condition, même si c'est biaisé par la fadasserie adolescentine), au-vu des personnes et personnalités que j'avais croisées, j'avais une image de l'humanité assez basse et bas-de-gamme. Les gens de l'échantillon majoritaire ont de fortes chances de rejeter ce qui sort du lot, c'est ainsi...

Après début d'âge d'adulte et intégration (ou désintégration) professionnelle et dans son cercle humain social : rejet assez abrupt des valeurs ambiantes de l'entreprise et du monde ambiant. Le système s'auto-alimente et ne se donne pas tellement (ou très faiblement-partiellement) pour vocation de servir la vie/l'humain/le bien commun. Décalage de valeurs et de finalité des choses. Rejet du système gnagna etc. Tant pis.

Niveau relationnel, j'étais asocial jusqu'à un certain âge, parce que l'image de l'humanité que j'avais se résumait à ce que j'avais jusqu'à présent entr'aperçu de mes petits yeux dans le petit univers ambiant d'en bas. Je n'avais pas encore cherché les réponses à ma condition, et ensuite, à voir du côté de mes semblables (s'il y en a, mais je suppose que oui, l'individu d'espèce unique a peu de chance d'exister, il y a sans doute des congénères ou êtres équivalents quelque part sur terre, même si en faible nombre).

Quant aux autres Autistes Asperger de ma connaissance (qu'ils soient Hpi ou pas en plus) : certains n'osent pas sortir de chez eux, ont des surcharges sensorielles trop lourdes, certains ont des besoins relationnels faibles (pour certain(e)s, avoir un conjoint leur suffit, pas besoin de plus d'amis, par exemple), d'autres assez ermites et solitaires. D'autres, au contraire, ont quand même un réseau personnel autour d'eux, ou une communauté à eux, où ils sortent et interagissent assez. Est-ce qu'ils s'y sentent eux-mêmes, ou se sur-adaptent à l'environnement, je ne sais pas exactement à quel degré.

Pour ma part, j'ai pris le parti de l'honnêteté vis-à-vis de soi-même, même si cela peut déplaire au reste, et est compliqué en raison du monde existant :
Je pense avoir un fort besoin de connexion à moi-même, aux autres, à mes semblables aussi rares soient-ils, et les relations superficielles ne m'apportent pas tant d'intérêt à part du divertissement passager.
Je suis au courant que dans toute relation, il y a deux êtres, mais... si on est Asperger, il y a peu de "Neurotypiques", et même de "Zèbres", qui peuvent nous comprendre, supporter, etc, et qui le veulent même, parce qu'on a des besoins ou inconvénients que d'autres n'ont pas.
Sur l'échelle du temps... tant pis. à chacun son rayon d'interaction possible, le reste est en dehors de nos forces, non ?
Je dirais que la moitié de ma vie est consacrée à mes projets perso, et l'autre moitié accepte toute humanité avec laquelle je peux échanger au moins quelque chose, ce qui (à ma connaissance) est déjà plus prononcé que chez pas mal d'Aspis que j'ai croisés, mais ça dépend des difficultés ou étapes de cheminement de chacun...
Mais voilà, être soi revient parfois à être seul. C'est un long chemin à vivre par soi-même.

Bonne chance, autrement. Smile

River

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Message par Edel le Mar 13 Oct 2020 - 19:26

Boarf35 a écrit:J'aimerais seulement savoir si, de manière générale, le raisonnement "si vous aimez avoir des amis/relations sociales/etc, alors vous ne pouvez pas être autiste", est valable.

De manière générale, oui.

MAIS le spectre de l'autisme est (très) large et ce raisonnement ne s'applique pas forcément aux autistes de haut niveau (QI > 70), notamment les (T)HQI et encore plus chez les femmes. De mes discussions avec des spécialistes, certaines de mes lectures et observations, et de ma propre expérience cela peut être beaucoup plus subtile que ça.

J'aime avoir des amis et des relations sociales mais pas de la même manière ni avec la même intensité que la majorité des non-autistes.

J'ai une poignée d'amis de longue date auprès de qui je peux être moi même et n'ai pas besoin de faire d'efforts incommensurables pour interagir avec eux. Je les apprécie énormément pour autant on peut se donner des nouvelles et/ou se voir qu'une ou deux fois par mois, voire tous les deux ou trois mois sans que cela me dérange. En dehors de ce cercle restreint et ma famille, je garde toujours une certaine distance avec les autres. Les apéros imprévus avec les voisins, jamais ! Les soirées en pleine semaine, jamais ! Les soirées dans des bars encore moins ! J'aime aussi le contact social comme avec les clients quand j'étais vendeuses au boulangerie mais dès lors que cela doit devenir une relation sociale comme avec des collègues souvent c'est beaucoup plus compliqué.

En résumé, je suis en quelque sorte "autosuffisante" (ce n'est pas le terme exact) et me laisse approcher que par quelques personnes que je les laisse entrer dans mon monde.

Edel

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Message par Boarf35 le Ven 16 Oct 2020 - 16:39

Bonjour les zébrounets,

Tout d'abord merci pour vos réponses. Bon finalement cela confirme à peu pres ce à quoi je m'attendais.

Edel a écrit:
J'aime avoir des amis et des relations sociales mais pas de la même manière ni avec la même intensité que la majorité des non-autistes.

J'ai un peu de mal à "me situer" par rapport à ca. Je sais que j'ai besoin de relations sociales, mais je serais infoutu de dire si je suis dans la "norme". Je sais que cela me fatigue, mais ça n'est pas forcément négatif (ttentative d'analogie foireuse: un peu comme après du sport, fatigué mais content)

Edel a écrit:
J'ai une poignée d'amis de longue date auprès de qui je peux être moi même et n'ai pas besoin de faire d'efforts incommensurables pour interagir avec eux. Je les apprécie énormément pour autant on peut se donner des nouvelles et/ou se voir qu'une ou deux fois par mois, voire tous les deux ou trois mois sans que cela me dérange.

Je me reconnais assez bien dans ces propos. J'aime avoir une poignée de "vrais amis" avec lesquels je n'ai pas l'impression "d'etre jugé" et de devoir faire attention en permanence, et faire avec des petites soirées conviviales en petit comité. Par contre un truc bruyant avec plein de gens, et là je vais fuir.

Par contre c'est vrai que ca me stresse si je n'ai pas régulièrement de nouvelles des gens "qui comptent vraiment pour moi". Mais ça je pense que c'est à cause d'une saleté d'angoisse d'abandon qui me suit depuis pas mal de temps. Mais ça n'a pas toujours été ainsi. C'est quand dans mon enfance on a commencé à se payer régulirement ma tronche car j'étais "bizzare", que c'est apparu. M'enfin, j'y travaillle avec le psy.

Je pense que si j'avais pas cette angoisse et ce besoin d'etre rassuré, je n'aurais pas intrinsèquement besoin d'autant de fréquence de contact (c-a-d: pas réellement besoin de contact régulier,mais juste d'etre rassuré...)

Edel a écrit:
« C'est pas que j'aimerais être comme tout le monde, j'aimerais être parmi le monde. » - Philippe Desmeules
J'aime bien ta signature... J'ai passé l'essentiel de ma vie jusqu'ici à vouloir "être comme tout le monde" et à me maudire quand j'avais l'impression que je n'y arrivais pas. Peut-être que je pourrais essayer l'autre alternative. Merci de m'avoir appris l'existence de Philippe Desmeules Smile

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River a écrit:
Je me reconnais pas mal dans ton parcours et discours.
Première partie de vie assez asociale (à part quelques passages et périodes d'exceptions) etc, mais dans la seconde partie, recherche de ses semblables ou de la petite lumière en plus qui m'avait auparavant échappé.

Je suis diag HP et Asperger, et j'avoue que le mix mène à un certain entre-deux, et éventuellement un double-rejet et incompréhension/inintelligibilité des deux "communautés" dans l'ensemble.
Est-ce que je dois comprendre qu'il  peut y avoir une sorte de "synergie" (le mot est peut-etre mal choisi, mais je pense que tu comprends ce que je veux dire) entre les deux? C-a-d, par exemple, que la personne HP+Aspergers peut présenter des caractéristiques qui ne sont généralement trouvées ni dans les HP ni dans les Aspergers (et rendre du compte le diagnostic plus difficile)?

River a écrit:
Les Asperger, par leur manque, ignorance (ou rejet) des quelques règles sociales existantes, peuvent être en dehors du système, mais aussi en dehors de toute possibilité de relation sociale ou humaine, parce qu'ils sont humainement insupportables et inamovibles sur leurs principes ou mode d'existence.
Je pense que je comprends les regles sociales à partir du moment où on me les a expliquées... Smile C'est loin d'etre inné/intuitif pour moi mais ca veut pas dire que je peux pas comprendre.
Apres y'a certaines choses que j'adopte pour faire le caméléon mais qui me gonflent souverainement (ex: l'histoire de demander "ca va?" alors qu'on s'en fiche, etc.)


River a écrit:
(Pour ma part je trouve beaucoup d'Aspis gentils mais inadaptés, et peu de personnes apprécient la gentillesse, ils préfèrent autre chose.)
Mais apparemment certains "simples HPI" sont aussi inadaptés (ex: moi-meme ^^ en supposant que je sois "HPI simple") et c'est assez dur pour moi de faire la différence entre de l'inadaptation "zebresque" ou "aspergesque".

River a écrit:
Pour la question du besoin relationnel ou de connexion humaine (bon allez, ça arrive à tout le monde), je décrirai le mien ainsi :
Dans ma première partie de vie (surtout adolescence j'avoue, parce que c'est la période où on se singularise, ou on s'interroge un peu plus sur sa condition, même si c'est biaisé par la fadasserie adolescentine), au-vu des personnes et personnalités que j'avais croisées, j'avais une image de l'humanité assez basse et bas-de-gamme. Les gens de l'échantillon majoritaire ont de fortes chances de rejeter ce qui sort du lot, c'est ainsi...
Parcours similaire de mon coté, a ceci près que c'est mon estime de moi qui en a pris un coup, et pas l'image de l'humanité (raisonnement dans ma tete: si ils sont tous comme ca, c'est que c'est moi qui ait un probleme, pas eux)

River a écrit:
Après début d'âge d'adulte et intégration (ou désintégration) professionnelle et dans son cercle humain social : rejet assez abrupt des valeurs ambiantes de l'entreprise et du monde ambiant.

Comme je te comprends. J'ai brièvement travaillé en entreprise avant de m'orienter vers le monde académique. Ca m'a suffit, je suis "vacciné". Les embrouilles "politiques" à la noix, toujours celui qui fait le plus d'esbrouffe qui est écouté, le règne impitoyable du "paraitre", du statut, au détriment des décisions utiles et rationelles. Bref je veux pas généraliser, peut-etre que je suis mal tombé, m'enfin bref.

River a écrit:
Est-ce qu'ils s'y sentent eux-mêmes, ou se sur-adaptent à l'environnement, je ne sais pas exactement à quel degré.
Je ne parle pas au nom des aspergers vu que je ne sais pas si j'en suis un, mais clairement j'ai une sorte de culpabilité/honte latente qui m'oblige à sur-adapter pour me "sentir normal" vis à vis des autres.. Ce qui me fait pas forcément du bien (épuisant).


River a écrit:
Pour ma part, j'ai pris le parti de l'honnêteté vis-à-vis de soi-même, même si cela peut déplaire au reste, et est compliqué en raison du monde existant :
Je pense avoir un fort besoin de connexion à moi-même, aux autres, à mes semblables aussi rares soient-ils, et les relations superficielles ne m'apportent pas tant d'intérêt à part du divertissement passager.
Un peu pareil pour moi pour les relations superficielles. Enfin, hormis le divertissement passager, c'est surtout qu'elles me "rassurent" ( "tu vois, tu peux etre 'normal' quand tu veux"), mais c'est assez "unfulfilling"...

En fait cette discussion me fait prendre conscience qu'il y a des choses que je fait parce que ca me fait plaisir, et d'autres que je fais "surtout pour me rassurer", (bon va falloir que je fasse une donation de 41€ au fofo pour la séance psy :p) et que si je ne faisais plus du tout la partie "pour me rassurer" je ressemblerai beaucoup plus au profil aspie.

En fait cest comme si j'avais une partie de moi en mode "vis ta vie et fais ce qui te fais du bien", et une autre en mode "tu dois faire des efforts, blablabla..."


River a écrit:
Bonne chance, autrement.
Merci, pareillement Smile

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pejaudi a écrit:
Bonjour,

il se trompe. Un autiste peut avoir conscience d'être différent. Dans le haut du spectre, le contraire serait étonnant. Il y a plusieurs façons de réagir à ce constat, mais ce n'est pas évident pour chacun.

La solitude recherchée pour se rétablir de la fatigue sociale est une solitude salutaire. Cela ne signifie pas que qqn d'autiste ne souffre pas de la solitude (manque de pairs avec qui communiquer, d'amoureux/ses)
D'accord. Je ressens bien cette "fatigue sociale" assez rapidement. Mais bien entendu ca ne veut pas dire que c'est totalement négatif, que je n'aime pas ca (cf ce que j'ai dit à Edel).

pejaudi a écrit:
C'est ton psychiatre qui est pris d'autisme quand il ne sait pas imaginer que deux états émotionnels peuvent coexister : l'amour d'une forme de solitude nécessaire pour ne pas être submergé, et la solitude pesante de la personne qui voudrait avoir des liens avec des semblables (des humains).
Ca me fait plaisir d'entendre ca. Effectivement j'ai l'impression de ressentir ces deux choses à la fois. Je pensais que c'était bizzare, mais a priori tu trouves que c'est pas illogique donc c'est rassurant.


pejaudi a écrit:
Cela évoque les femmes autistes, mais cela peut te donner des idées sur les difficultés possibles ey les tentatives d'adaptation :
Merci. Je suis un homme, mais j'ai jamais trop eu l'impression que je "rentrais dans le moule" des stéréotypes masculins alors ... (j'ai déja du mal à rentrer dans le moule "humain" alors bon ^^) du coup toute lecture sera utile.

Pour ces histoires de diag je me tâte encore à prendre mon courage à 3 ou 4 mains (2 ne suffira pas) et appeler le CRA, ou trouver un psy en libéral .. (le coût n'est pas un probleme, mais j'ai pas envie de tomber sur un psy peu sérieux qui me ferait un diag "pour me faire plaisir" tant que je sors la thune...)

J'ai regardé un des liens (que j'ai paumé) vu sur ce forum qui expliquait une série de différences de caractéristiques HPI / Aspergers etc, mais ca m'a pas trop aidé, parce que je me reconnais, dans certaines caracs "coté hpi" et dans d'autres carac "coté aspergers". Bref, j'imagine qu'il n'y a qu'un psy spécialisé qui peut déméler ce sac de noeuds. Smile


Boarf35

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Message par River le Sam 17 Oct 2020 - 13:24

Boarf35 a écrit:
Est-ce que je dois comprendre qu'il  peut y avoir une sorte de "synergie" (le mot est peut-etre mal choisi, mais je pense que tu comprends ce que je veux dire) entre les deux? C-a-d, par exemple, que la personne HP+Aspergers peut présenter des caractéristiques qui ne sont généralement trouvées ni dans les HP ni dans les Aspergers (et rendre du compte le diagnostic plus difficile)?

Salut !
Synergie peut-être, mais... on peut présenter des caractéristiques et éléments d'un groupe ou de l'autre, peut-être. Et oui du coup paraître moins stéréotypiquement autiste car on peut éventuellement se camoufler un peu plus jusqu'à un certain point. Même si on peut réagir de façon étrange ou fantasque quand même dans des situations 'courantes', parce quelque soit l'intelligence, on a quand les mêmes traits autistiques (qui varient ensuite d'une personne à l'autre), mais on va les gérer différemment j'imagine.

Ce n'est qu'une observation ou supposition générale, mais je pense que les Asperger qui ne sont apriori pas dans le haut potentiel, ou disons, dans un QI approximativement dans la norme assez large (entre 85 et 115, (fourchette très arbitraire, je sais... car c'est difficile de dire...), seront certainement plus "paumés" ou divisés entre les injonctions extérieures, et leur besoin interne réel, car les uns peuvent penser qu'ils ne sont pas normaux (voir déficients sur certains points et au regard de ce qu'on attend d'eux), et qu'ils doivent ou devraient l'être pour survivre dans la société, le groupe, etc.
D'où entre autres un côté "névrosé" de la partie de ceux qui croient qu'étant différents du reste, sont condamnés à vivre un destin affreux, en dehors de ce que à quoi toute personne peut aspirer : être heureux, bien avec soi et les autres, faire ce qui nous plaît, se sentir utile et compétent dans son domaine, épanoui, apprécié, aimé, etc.
Peut-être n'ont-ils pas encore fait le deuil d'une "vie normale", et que vivre différemment peut faire peur à beaucoup d'atypiques, car tout est à créer ou vivre par soi selon soi-même, et qu'on a moins de visibilité, d'aide, de soutien, de pairs, de compréhension, d'appartenance au groupe humain principal, etc (dans un premier temps).

Au delà d'un niveau de réflexion, et observation, je pense qu'un Aspi peut se dire que la société fonctionne selon diverses strates :
- Lois (légal) : ça a l'air bidon de le préciser, mais certains autistes (hommes surtout) ont plus tendance à la marginalité ou la délinquance (les femmes plus à la suradapation).
- Codes sociaux, coutumes, et éventuellement cultures et traditions (s'il y en a encore) : comment "bien" se comporter en société pour ne pas être exclu du groupe, ou, au moins, ne pas avoir de problèmes avec l'ensemble
- Autres schémas mentaux (subliminaux) implicites, tacites (ce avec quoi l'Aspi peut avoir le plus de mal, car peut-être le plus implicite, ou au contraire, ne pas être influençable et 'moulable' à l'image de l'environnement), comme un certain suivisme inconscient ou inavoué et en plus mêlé d'indifférence envers ce qui ne nous concerne pas, qui est quand même assez présent qu'on le veuille ou non dans la plupart des milieux de nos sociétés je pense. Ou encore les stéréotypes genrés, que les Aspis suivent souvent moins naturellement, on note que la plupart peuvent avoir un côté "enfantin" ou androgyne" assez longtemps dans leur vie, que ce soit en apparence ou dans le caractère : côté "doux sauvage au bon cœur" qu'on retrouve (ou non) chez des hommes, ou femmes d'ailleurs... lol
Et en bonus individuel, les Aspis n'ont pas l'air bons à décoder les attentes ou émotions des autres (ou à y répondre). Et comme ils ont du mal à hiérarchiser les infos, ou les mettre dans un contexte global, tout peut leur venir d'un coup, de  façon malhabile ou disproportionnée. D'où une difficulté à trouver un lien réciproque, synchronisé, etc.

Mais donc, je pense que les hauts potentiel (même si ça ne concerne pas strictement qu'eux, loin de là...), une fois un certain voile sur leur vie levé, se rendent compte qu'en fait... on a le droit d'être libre, original, peu formel, d'avoir des besoins différents, d'être peu soucieux du regard extérieur, d'avoir ses extravagances, de la créativité plutôt qu'être seulement un exécutant du schéma hérité, de suivre son propre chemin (et c'est souvent même pour apporter des choses au monde, mais sur un mode parfois différent (du coup moins compris ou accepté) que le strict utilitaire)... bref avoir son caractère propre au delà du fonctionnement.
Pour ma part, je peux être empressé, bouillonnant dans mes propos, direct, même si je modère, et ce n'est parfois pas "sociable" dans la forme la plus convenue heheee. Laughing

Donc les 3 niveaux que j'ai formulés sont un minimum "utiles" pour survivre dans le clan ou l'environnement, mais... tout ne se résume pas à ça. Et au bout d'un moment, ça finit sans doute par n'avoir plus aucune importance, on vit pour soi, pas pour plaire ou être acceptable par les autres.
Tant qu'on fait ce qu'on a à faire, le reste nous regarde et nous appartient plus personnellement. Du coup oui, le côté qui sommes-nous publiquement, et inversement de façon plus privée avec les proches avec qui on peut plus se livrer, prend sens ici. Et après, cela dépend aussi des personnes concernées, comment elles vivent, là c'est selon chacun à sa façon avec ses joies, désirs, besoins, peurs, motivations...
Je raconte sans doute des banalités, mais en effet, tout le monde a le droit de se faire du bien, et d'être "heureux". La culpabilité qui empêche pas mal de choses peut venir de l'éducation ou de ce qu'on a vécu par ci par là..

Mais après, mon âge ne me permet pas d'avoir plus de recul que les personnes plus âgées. Les aspis/hp que j'ai observés ou fréquentés sont souvent de la génération 20-35 ans grosso modo, et composant dans/avec leur cadre de l'époque, et qui sont à des niveaux de parcours variables, et parfois encore sur le "début" de l'affaire.
Du coup, je ne sais pas quel équilibre (sur longue durée) on peut trouver entre être "autre chose", être un peu libre, mais vivre dans un contexte quand même. Le choix le plus cohérent ?
Et aussi, si les symptômes s'atténuent ou s'aggravent avec le temps chez certains ou d'autres... What a Face
Du coup j'aimerais bien savoir ce que les Aspis plus âgé(e)s aimeraient dire ou conseiller aux plus jeunes... car mes aînés ne m'ont pas beaucoup aidés de ce côté-là... Merci.

River

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Message par Paco le Lun 19 Oct 2020 - 0:38

bonjour...

Boarf 35: "J'aimerais seulement savoir si, de manière générale, le raisonnement "si vous aimez avoir des amis/relations sociales/etc, alors vous ne pouvez pas être autiste", est valable".

Etant moi-même autiste asperger (de 65 ans), je ne crois absolument pas à la parole de ce psychiatre.

River: "j'aimerais bien savoir ce que les Aspis plus âgé(e)s..."

Le problème en France pour beaucoup de personnes non autistes, non HP... est que quand on prononce le mot de "autiste" : ce qui est interprété est à 98 % : il/elle est "handicapé, parle pas, regarde pas dans les yeux, contredit, cherche la petite bête", etc.

Ce psychiatre a fait des études de psychologie... formatées comme dans toute discipline universitaire.

J'ai des relations sociales (je suis artisan vannier, je fais les marchés matinaux), des ami-es (beaucoup), amis de travail, amis-connaissances, peu d'ami-es de complicité et même d'intimité.

Quelques unes de mes caractéristiques d'autiste asperger :

Je "sens" (éponge) les difficultés, les problèmes (mais pas systématiquement au début), de personnes psychos-rigides, PN par ex. (que j'évite évidemment) et de toutes sortes de personnes rencontrées sur les marchés... Sans doute que la relation qui peut s'établir au travail (moi, perçu tel comme artisan, d'abord) n'est pas la même que moi perçu hors travail.

Je "sens" également les personnes Hp ou autistes asperger.

Cela me rentre parfois dans le corps comme des poignards (sans douleur physique mais plutôt psychiques) : une fois à Toulouse, je marchais dans la rue et en face de moi une jeune fille (que je n'ai jamais vue auparavant) ... nous nous regardons dans les yeux même pas 15 secondes et j'ai tout pris de sa tristesse... du poids qui la tenait la ceignait.

N'aime pas le bruit trop fort, les lumières trop violentes (même l'écran de mon smartphone), les foules. Je m'ennuie très vite dans un groupe et je perçois les non-dits, les hypocrisies, les faux-selfs...

Pourtant je me "force" à faire des choses avec des groupes. Bien que je reste souvent dans mon coin. Mais si je suis bien accueilli, j'apprécie mais pas vraiment les accolades, les embrassades.

Les codes sociaux "normaux" m'échappent bien souvent. Mon cerveau n'enregistre pas tout.

Souvent seul et vivant au présent, heureux comme ça.




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Message par Opossum le Lun 19 Oct 2020 - 19:51

Peut-on jamais s'en défaire ? Cet appel qui sans cesse fracasse l'ordre des pensées, tourment et en même temps agrément ?
Où mettre ces limites qui sans réduire l'être permettent à l'autre de s'approcher, sans point se mêler ?
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