Difficulté à mener un travail d'écriture à long terme

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Message par Or-Or Sam 29 Aoû 2020 - 10:39

Bonjour camarades de plume!

J'ai un vrai blocage, côté écriture: impossible pour moi de rester longtemps sur un même projet. J'en suis "réduite" aux formats courts.

J'aimerais vraiment m'essayer au roman, à l'écriture théâtrale. J'ai une formation de scénariste également, et écrire pour l'animation me tente beaucoup.

J'ai identifié trois écueils pour l'instant:

1- le sentiment d'illégitimité (quel intérêt à écrire ça? Qu'as-tu de plus à dire que les autres?), que je trouve plus facile à gérer lors de l'écriture d'un poème ou d'une nouvelle écrite en un bloc, et où ce genre de parasitage n'a pas le temps ou la place de s'immiscer.

2- l'éparpillement. Je ne parle pas de désordre, plutôt de "dénaturation" ou dissolution de l'idée de base. Une idée de départ qui peut être intense, forte, mais qui s'étiole au fil de la construction dramaturgique, qui s'y étouffe.

3- sûrement le pire: le feu de paille. Je m'embrase intensément pour un projet... Mais vient très vite le moment où je m'y ennuie (moins quand c'est un travail d'équipe, là je suis galvanisée plus longtemps). J'aime écrire d'un trait. En revanche, reprendre un travail déjà entamé, et ce à plusieurs reprises, ça me tue d'ennui ^^. J'y perds le "feu sacré", j'y vais à la rigueur avec méthode, mais plus avec passion, et... rien ne se passe, plus rien de bon ne sort du stylo.


Êtes-vous parfois confrontés à des blocages similaires? Certain(e)s ont-ils/elles pu passer au-dessus?
Clairement, écrire avec méthode, dans un processus purement intellectuel, ça ne me convient pas. Comment garder l'investissement sur un plan émotionnel?

Merci à vous!

Aurore
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Message par Invité Sam 29 Aoû 2020 - 11:12

Êtes-vous parfois confrontés à des blocages similaires?
Tout le temps !
Je suis comme toi une adepte du format court, écrit d'une traite comme traduction d'une émotion développée en moi. Et "expulsée" dans un processus quasi physiologique.

Certain(e)s ont-ils/elles pu passer au-dessus?
Pour la question de la légitimité, elle ne se pose pas : je n'écris que pour moi. Les questions 2 et 3 sont un peu mêlées, dans mon cas, et je ne réussis à les dépasser qu'au prix d'un effort de travail que je trouve préjudiciable au style.
En fait, je n'en sais rien : je ne fais lire ce que j'écris qu'exceptionnellement, mon avis est donc faussé. L'écrit sous travail dénature mon jet premier, qui ne correspond plus aussi bien que je le voudrais à l'impulsion de base, donc me parle et me plait moins. Pour autant, peut-être que ce serait perçu comme meilleur pour une personne extérieure ? aucune idée...

Clairement, écrire avec méthode, dans un processus purement intellectuel, ça ne me convient pas. Comment garder l'investissement sur un plan émotionnel?
Excellent question, non résolue pour ce qui me concerne.
Je lirai donc les autres participations avec intérêt... Wink

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Message par Or-Or Sam 29 Aoû 2020 - 11:24

"expulsée" dans un processus quasi physiologique: c'est tout à fait ça!

À suivre 😊
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Message par Névromon Dim 17 Jan 2021 - 9:49

Oui, je vis la même chose. J'ai l'impression que souvent, je ne peux créer que lorsque je suis apaisé, psychiquement.
Pour t'ôter de l'esprit (voire de l'âme, carrément, ouais ! ) tout ce qui peut t'encombrer et que tu pourrais estimer avoir à faire : prends une feuille, un stylo, et note tout ce que tu estimes avoir à faire, tout ce à qui te prend de l'espace mental. Décide d'échéances pour t'attaquer à ces choses. Classe-les en Facile, Moyen, Difficile. Fixe-toi un objectif de ces tâches à effectuer chaque jour, ou semaine, sans t'arrêter sur la tâche, avec des équivalences d'effort selon les difficultés. Par exemple : par jour, tu peux te dire : soit je fais deux choses faciles et une difficile, soit trois moyennes.

Tu sembles fonctionner sur un mode plus collectif. Créer, c'est une dynamique. Trouve et échange des gens pour créer. Lancez-vous des défis de petites histoires ensemble, par jeu (cadavres exquis, créer selon des règles simples décidées ensemble...inspire-toi des dadaïstes pour cela, éventuellement) : cela va dédramatiser l'écriture, l'entraîner, la rendre plus plaisante et naturelle pour toi (et accroître ton sentiment de légitimité, peut-être). Dans la mesure du possible, épaulez-vous mutuellement, critiquez dans un souci d'amélioration vos travaux mutuels. Une dynamique de groupe qui expérimente, bienveillante, pour l'avoir vécue (pendant un court moment certes), c'est génial ! Je créais de façon décomplexée. Sans forcément me demander si c'était bien ou pas : je m'amusais. Le site Plume d'argent fonctionne ainsi, je crois.

Si tu as un côté et une approche cérébrale et analytique de l'écriture, achète et imprègne-toi de bouquins de scénaristiques et de narration (j'en ai une liste, glanée sur des sites web et auprès du "patron" des éditions Bragelonne, lors d'une intervention qu'il a faite en convention) tu peux me les demander par message privé).
Le site tvtropes (en anglais) répertorie les structures narratives récurrentes ou éléments archétypaux, voire caricaturaux. Par exemple, la "barbe bad ass". Tu peux t'amuser avec ces codes, ou choisir de les prendre en compte pour t'en écarter pour tenter d'innover.

Absorbe du matériau : regarde, lis, écoute de la musique, observe les gens. Note ce qui t'intéresse dans les mécaniques, les ambiances des œuvres, les comportements...et pourquoi ! Note ce que tu aurais fait pour améliorer cela. Imagine d'autres réactions pour tel personnage à tel moment, ou comment l'histoire aurait été impactée par tel ou tel (non-)événement. Va voir du côté des fanfictions, éventuellement, pour cela notamment (fanfiction.net).

Si tu as besoin de te fixer des limites, un cadre, le National Novembre Writing Month, un challenge d'écrire 50 000 mots en un mois (soit environ deux cent pages, je crois) pourrait t'aider ! On poste sa progression quotidienne sur le site. C'est un défi durant lequel on se dit "Okay, j'ai un projet au long cours que je reporte sans cesse, maintenant, j'écris sans souci de faire spécialement bien, quitte à élaguer plus tard, je produis juste.". Cela m'a un peu aidé !

Ah, et je suis intéressé par ta formation de scénariste, tu peux m'envoyer des informations par message privé, si tu le souhaites. Smile
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Message par Palika Sam 23 Jan 2021 - 22:34

Or-Or a écrit:J'ai identifié trois écueils pour l'instant:

1- le sentiment d'illégitimité (quel intérêt à écrire ça? Qu'as-tu de plus à dire que les autres?)

Albert Camus: "Il y a dans le fait d'écrire la preuve d'une assurance personnelle qui commence à me manquer - l'assurance que l'on a quelque chose à dire et surtout que quelque chose peut être dit - l'assurance que ce qu'on est et ce qu'on dit vaut comme exemple - l'assurance que l'on est irremplaçable et que l'on n'est pas lâche. C'est tout cela que je perds et je commence à envisager le moment où je n'écrirai plus."

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Message par Lou Djinn Dim 24 Jan 2021 - 8:47

Oh ce passage de Camus.. ♡

J'allais parler de créer avec d'autres puisque cela semble te galvaniser plus longtemps, te tenir dans le projet (mais je suis devancée par Névromon :-) )
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Message par Névromon Lun 25 Jan 2021 - 1:20

(du soutien de sources différentes n'est probablement pas superflu, de toute façon ! Smile )
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Message par Paradox25 Lun 25 Jan 2021 - 12:02

Pour ma part j'ai un projet sur lequel je suis depuis longtemps et je me retrouve à subir les mèmes écueils. (j'ai écrit un scénario en premier jet en 2015 il me semble et ce n'est que maintenant que je me suis décidé à tenter de le retranscrire en roman et par la même occasion l'améliorer. Je sais que c'est un travail de longue haleine mais du coup j'y vais petit à petit. petit bout voir très petit bout par petit bout un peu comme la tortue dans le lièvre et la tortue.)

La seule solution que j'ai à proposer est de ne pas se mettre la pression, d'attendre que ça passe même si ça mets des années puis s'autoriser d'autres projets à côté histoire de garder sa flamme allumée pour pouvoir mieux revenir au projet qui nous tiens le plus à cœur.

Quant à la légitimité je me suis souvent posé la question mais quand on parle d'un roman, il n'y a aucune question à se poser sur la légitimité. C'est un roman et pas un livre scientifique!

Voilà, en espérant que mes conseils puissent t'être utiles.
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Message par Boulat Sam 13 Fév 2021 - 10:19

Bonjour Aurore,

Tes interrogations résonnent beaucoup avec les miennes. Comme toi, je produis essentiellement des formats courts -- nouvelles, sketchs, pièce courte, novella. Je me disais que ça viendrait avec l'expérience, mais dans la pratique, c'est plutôt l'inverse qui se produit : vers 25-30 ans, j'étais tellement focalisé sur un projet de roman que mon synopsis a fini par atteindre 130.000 mots / un peu moins d'un million de caractères... soit davantage qu'un roman (100.000 mots en moyenne !) -- et à ce stade, il y avait tellement de tenants & aboutissants que je ne savais plus comment prendre le projet => abandon.
J'ai bossé ensuite sur deux autres projets de romans, tous deux abandonnés vers 30.000 mots :
- le premier, raisonné, scénarisé, viable -- parce qu'au bout de 5-6 ans dessus, il ne résonnait plus, ni avec moi, ni avec le monde autour de moi. (5-6 ans, c'est trop long !)
- le second, davantage basé sur mes petites névroses personnelles, parce que je ne voyais pas où il pouvait aller. Je me retrouvais à toujours réécrire les premières pages pour les "améliorer". (Pas assez de structure derrière lui).
Depuis, j'ai donc surtout fait du court -- plutôt bien, d'ailleurs, je pense... et puis récemment, plus rien du tout. Et c'est en grande partie pour les mêmes questions que toi :

Or-Or a écrit:
1- le sentiment d'illégitimité (quel intérêt à écrire ça? Qu'as-tu de plus à dire que les autres?), que je trouve plus facile à gérer lors de l'écriture d'un poème ou d'une nouvelle écrite en un bloc, et où ce genre de parasitage n'a pas le temps ou la place de s'immiscer.

2- l'éparpillement. Je ne parle pas de désordre, plutôt de "dénaturation" ou dissolution de l'idée de base. Une idée de départ qui peut être intense, forte, mais qui s'étiole au fil de la construction dramaturgique, qui s'y étouffe.

3- sûrement le pire: le feu de paille. Je m'embrase intensément pour un projet... Mais vient très vite le moment où je m'y ennuie (moins quand c'est un travail d'équipe, là je suis galvanisée plus longtemps). J'aime écrire d'un trait. En revanche, reprendre un travail déjà entamé, et ce à plusieurs reprises, ça me tue d'ennui ^^. J'y perds le "feu sacré", j'y vais à la rigueur avec méthode, mais plus avec passion, et... rien ne se passe, plus rien de bon ne sort du stylo.

1. Le sentiment d'illégitimité
Comme tu le précises, je pense qu'il y a en fait deux questions distinctes là-dessous :

1.a Quel intérêt à écrire ça ?
Personnellement, cette question me préoccupe moins que la suivante. Il me semble que la réponse est que si le sujet t'intéresse, c'est tout ce qui compte. Un sujet qui t'intéresse vaut la peine d'être creusé pour toi ; et s'il te parle, il a également des chances de parler à quelqu'un d'autre. On le sent bien quand on écrit une scène et qu'on s'ennuie : c'est que quelque chose cloche dessus.

1.b Qu'as-tu de plus à dire que les autres ?
Cette question m'interpelle souvent ces derniers temps. Je caresse vaguement l'idée d'écrire qqch autour d'un personnage trans -- mais quand j'en parle avec mes amis LGBT, il me font (gentiment) comprendre que je peux essayer, mais qu'en tant qu'homme cis, j'ai de très fortes chances de ne pas bien comprendre le point de vue et les problèmes qu'un tel personnage rencontre. Il y a deux façons de le voir : soit se dire que je ne suis pas la personne qu'il faut pour écrire cette histoire ; soit se dire qu'il va falloir beaucoup de recherche pour écrire quelque chose de valable. J'ai tendance à pencher pour cette deuxième opinion -- après tout, quand Shakespeare écrivait sur Jules César ou les rois anglais, il ne racontait pas ce qu'il avait vu...
Deux autres points :
- La plupart des gens ne s'expriment pas. S'ils pensent tous différemment de toi -- ta légitimité se fonde dans ta différence. Mais même s'ils avaient la même vision que toi -- le fait qu'ils ne l'expriment pas fonde aussi ta légitimité à le dire pour eux... En d'autres termes, c'est le fait d'écrire qui fonde ta légitimité à écrire.
Par hasard, je suis tombé hier sur cette citation de Van Gogh à son frère : "If you hear a voice within you saying, “You are not a painter,” then by all means paint, boy, and that voice will be silenced, but only by working." http://www.webexhibits.org/vangogh/letter/13/336.htm

- On est parfois surpris par ce qu'une histoire fait émerger. N'as-tu jamais été surprise par un personnage, qui ne suivait pas la direction que tu voulais lui donner ? Et là est le paradoxe : le personnage dit-il ce que tu penses, ou suit-il d'autres règles ? Si un personnage peut avoir d'autres opinions que son auteur, quelle est sa légitimité à lui, alors qu'il n'existe même pas ?

3. Le feu de paille
J'ai le même problème (cf. plus haut), mais du coup ta question m'a amené à aller voir ce que Cal Newport pouvait dire dessus. (Je trouve ses conseils excellents pour organiser sa vie et ses priorités.) En l'occurrence, je suis tombé sur cet épisode récent de son podcast : https://ppaca.player.fm/series/deep-questions-with-cal-newport/ep-61-how-should-i-tackle-big-projects
Notamment ce point: - How do you figure out what projects to pursue? [36:38]
En résumé -- et ça va vraiment contre mes habitudes -- quand il a une idée, il n'y touche pas. Il refuse d'y toucher. Il la note peut-être quelque part, mais il ne se lance pas comme ça. Il attend. Et c'est seulement si l'idée revient, encore, et encore, et encore et encore dans différents contextes... qu'il finit par se dire que c'est probablement important. Là, seulement, il se lance -- mais il se lance à fond.
L'avantage de cette méthode, c'est que plus il y a de choses qui te poussent à avancer sur un projet, plus il sera facile de maintenir ta motivation. Si c'est une idée que tu as eue un matin sous la douche, il va falloir une volonté de fer pour la mener à son terme. Par contre, si c'est une idée qui te hante depuis des années, qu'elle est importante pour tes perspectives de carrière, qu'elle t'intrigue et qu'en plus des kidnappeurs ne te rendront ton chat et ton premier-né que lorsque tu leur auras remis le manuscrit finalisé, il y a plus de chances que tu y parviennes.
Il note aussi l'importance de la régularité -- bloquer une demi-heure ou une heure tous les jours pour avancer sur le projet. D'une part parce que ça facilite beaucoup la motivation : tu n'as pas besoin de te motiver, c'est une habitude, c'est l'heure à laquelle tu écris (ou fais du sport, ou nettoie les traces de sang et de cheveux sur ta tronçonneuse). C'est l'heure où ton cerveau prend l'habitude d'être actif sur ce type de problèmes -- progressivement, il y a moins besoin de s'échauffer, de se mettre en jambes. Tu sais également quand t'arrêter -- car tu sais que tu reviendras le lendemain.
Mais c'est aussi important parce que je ne suis pas d'accord avec toi sur "plus rien de bon ne sort du stylo".
- Ce n'est pas possible d'être bon tous les jours. Aujourd'hui je traîne une légère gueule de bois (nouvel an chinois hier...), ça a été un peu difficile ce matin. Ça arrive.
- Sur un projet de long terme comme un roman, il faut accepter qu'on passera au moins autant de temps à corriger qu'à l'écrire. C'est ce que me disent tous mes amis auteurs -- un an pour écrire le premier jet, puis facilement un ou deux ans pour corriger, recevoir les commentaires des premiers lecteurs, reprendre le manuscrit de fond en comble, recevoir de nouveaux commentaires de l'éditeur (hopefully), corriger, recevoir de nouveaux commentaires, réviser à nouveau, recevoir les épreuves, relire et retrouver des coquilles et des maladresses... (À mon petit niveau, c'est ce que j'ai connu en écrivant des sketchs comique pour une troupe d'acteurs -- je leur envoyais un premier jet, ils me renvoyaient leur commentaires et suggestions, je pondais une nouvelle version, etc. etc. -- un week-end pour le premier jet, un mois pour la version finale. Mais la version finale était toujours bien meilleure que le premier jet.)
- Un premier jet pourri vaut mieux que pas de premier jet du tout ! Cf. point précédent -- au moins, tu as une base. D'où le conseil No. 1 de Chuck Wendig: Always finish what you've started.

2. L'éparpillement, la dissolution de l'idée de base
Sur ce point, peut-être qu'il te faut plus de recherche autour de l'idée de base, pour bien cerner ce qui te prend aux tripes dans le projet ? Le livre de John Truby, The Anatomy of Story (L'anatomie du Scénario) donne des bonnes pistes pour creuser une idée dans tous les sens. Il m'a permis de bâtir un scénario "clefs en mains" pour un projet de roman...
...mais que j'ai finalement abandonné parce que j'ai trop traîné pour l'écrire. D'où l'importance d'écrire tous les jours, quoi qu'il arrive...

J'espère que ces divagations t'aideront, et je m'en retourne... ne pas écrire, mais apprendre le mandarin (faites ce que je dis, pas ce que je fais).
Bon courage,

Boulat

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