Zèbre, bipolaire, dépressive ?

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Message par Nuf-in le Jeu 20 Aoû 2020 - 8:30

Bonjour,

J'imagine que vous devez croiser ce type de questions tout le temps, mais je ne sais pas trop vers qui me tourner…
Je vais essayer de faire court :

J'ai toujours cru être bipolaire ou quelque chose comme ça… j'ai beaucoup cherché mais j'ai jamais vraiment pu mettre de mots sur ce que j'étais. Il y a deux ans j'ai fait deux "TS" et le diagnostic est tombé : dépression. Ça m'a parut logique parce que j'ai vraiment enchainé les traumas et les aient caché sous le tapis… ça me paressais logique que tout me rattrape. Et pourtant, j'ai le sentiment qu'il y a plus et que ça n'explique pas le reste de mon… comportement j'ai envie de dire…
En faisant davantage de recherches sur le comportement des dépressifs je suis tombés sur un témoignage de quelqu'un de surdoué, ça a fortement raisonné mais je suis pas naïve, le pourcentage est faible. Alors j'ai poussé les recherches, vue et comparée les définitions ensuite j'ai lu beaucoup d'articles et de témoignages et chaque fois beaucoup de critères reviennent. Mais je ne reste pas convaincue car ma dépression et mon parcours de vie pourrait aussi expliquer beaucoup de critères.

Enfin c'est un peu long mais j'aurai aimé savoir surtout si vous accepteriez d'en discuter avec moi que je puisse tirer le vrai du faux… je pourrais tout aussi bien être qu'une feignante dépressive ^^ Je voudrais simplement tenter de trouver un début de réponse.

Merci à vous !

Nuf-in

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Message par Seiphys le Jeu 20 Aoû 2020 - 8:33

Bonjour Nuf-in.


Pour commencer je suis en joie, à titre personnel, que tes TS est échouées.

D'un point de vue plus génèrale, la carte du monde est bipolaire, avec son sud, son nord. (Sans parler de l'ouest et de l'est.)


Bisous et bon courage.

Seiphys

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Message par Nuf-in le Jeu 20 Aoû 2020 - 8:54

Seiphys a écrit:Bonjour Nuf-in.


Pour commencer je suis en joie, à titre personnel, que tes TS est échouées.

D'un point de vue plus génèrale, la carte du monde est bipolaire, avec son sud, son nord. (Sans parler de l'ouest et de l'est.)


Bisous et bon courage.

Bonjour Seiphys,

Merci…

Je l'ai pas précisée mais la mère de ma meilleure amie l'est et je ne me retrouve pas du tout dans les symptômes. Pourtant ça m'arrive trop souvent d'avoir des sortes des sautes d'humeurs en effet, mais elles sont rapide en une fraction de seconde je peux passer de la joie à la colère ou de la joie aux larmes par exemple. Il est vrai que j'ai des périodes que je dirais "down" et "up" mais elle ne sont pas aussi violente que le bipolaire bien qu'elles soient plutôt intenses.
Je voulais vous expliquez certaines choses plus en détails mais j'avais peur de faire trop long…

Nuf-in

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Message par Seiphys le Jeu 20 Aoû 2020 - 8:59

Merci,

Pas d' inquiétude de mon côté, vis à vis de la longueurs de tes explications.


Tu sais rien que lorsque l'on marche, sur un axe z, ça up et down pas mal, mais au final les pieds n'ont pas d'émotions.

Après, cela ne signifie pas qu'il ne faille pas faire attention à l'endroit où on les mets.

(Orthographes ? )

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Message par Nuf-in le Jeu 20 Aoû 2020 - 9:38

Seiphys a écrit:Merci,

Pas d' inquiétude de mon côté, vis à vis de la longueurs de tes explications.


Tu sais rien que lorsque l'on marche, sur un axe z, ça up et down pas mal, mais au final les pieds n'ont pas d'émotions.

Après, cela ne signifie pas qu'il ne faille pas faire attention à l'endroit où on les mets.

(Orthographes ? )

Désolée pour les fautes je vais faire plus attention. C'est pas une excuse mais j'ai un déficit de l'attention et j'ai toujours pas dormi…

Je suis très consciente de ma dépression, du pourquoi, etc. et ce n'est plus trop une question qui m'intéresse pour être franche. Ce qui m'interpelle surtout c'est tous ces articles que j'ai lu et qui semble raisonner avec moi.

Je prends, par exemple, la liste des caractéristiques des adultes surdoués du site bilan-psychologique :
L'hypersensibilité émotionnelle,
L'empathie,
L'énergie intérieure,
Le sens de la justice,
L'hyperlucidité,
La pensée en arborescence,
La créativité,
Le perfectionnisme,
L'hypersensibilité sensorielle (hyperesthésie),
La curiosité intellectuelle,
Le manque d'estime de soi,
L'hyperactivité cérébrale,
La résilience,
Le vécu de décalage avec les autres,
La pensée intuitive,
Le faux self,
Le syndrome de l'imposteur,
Le fait de rechercher la présence de personnes plus âgées,
Le besoin de changer,
Avoir été la victime d'un Pervers Narcissique.

Sur ces 20 critères, la résilience (n'est pas possible puisque je fais une dépression, même si je l'ai déjà beaucoup été) et la présence de personnes plus âgées ne me correspondent pas. Je me retrouve dans tout le reste…
J'ai pris une liste au hasard parmi les sites que j'ai consulté…

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Message par Seiphys le Jeu 20 Aoû 2020 - 9:39

Pour la parenthèse avec l'orthographe en mot dedans, je parlais du miens et de la conscience que j'avais qu'il n'était pas parfait. Je ne regarde pas celui des autres.


Pour la liste que tu as extraite d'un site, il me semble qu'une partie de toi sait très bien où elle en est, en effet, la résilience ne te semble pas accessible (en cause le fait de te positionner en victime d'un Paix Haine.) Pourtant elle (la résilience) te permettrai d'enlever de cette liste le syndrome de l'imposteur , le manque d'estime de soi, (le faux self ? bref y'a que différents vrai self, de mon point de vue), mais pas le reste ahah...


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Message par Nuf-in le Jeu 20 Aoû 2020 - 9:50

Seiphys a écrit:Pour la parenthèse avec l'orthographe en mot dedans, je parlais du miens et de la conscience que j'avais qu'il n'était pas parfait. Je ne regarde pas celui des autres.


Pour la liste que tu as extraite d'un site, il me semble  qu'une partie de toi sait très bien où elle en est, en effet, la résilience ne te semble pas accessible (en cause le fait de te positionner en victime d'un Paix Haine.) Pourtant elle (la résilience) te permettrai d'enlever de cette liste le syndrome de l'imposteur , le manque d'estime de soi, (le faux self ? bref y'a que différents vrai self, de mon point de vue), mais pas le reste ahah...


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Ah d'accord ! Je ne regarde pas celle des autres non plus Smile

Oui je le sais pour la résilience, c'est pour cela que je dis que je suis très consciente de ma dépression. Ce n'est pas vraiment la question que je me pose…
Je me demande surtout s'il y a une possibilité pour que je sois autre chose, comme surdouée… Je ne l'affirme pas une fois de plus, et je sais qu'il y a un très faible pourcentage pour que ce soit ça. Je me pose surtout beaucoup de questions autour de ça et j'aurai aimé en discuter avec des personnes qui le sont… qu'elles me donnent leurs avis…

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Message par Seiphys le Jeu 20 Aoû 2020 - 9:54

Mon avis est que tu es statistiquement improbable, comme tout le monde. Mais ton improbabilité est rafraîchissante de mon point de vue (donc statistiquement assez rare, mais de moins en moins, de mes yeux.)



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Message par RonaldMcDonald le Jeu 20 Aoû 2020 - 10:08

Aucune liste de ce genre n'est parfaite, on a toujours un certain nombre de caractéristiques, mais pas toutes (sauf Trump et la liste des critères du narcissisme, mais c'est l'exception qui confirme la règle).

La pensée en arborescence est un truc piégeux. Les zèbres ne la pratiquent pas toujours, et les non-zèbres pas jamais. La différence est la fréquence. Pour des raisons de relations sociales, d'image de soi prédéfinie, de soumission au récit collectif, le non-zèbre sera beaucoup plus hésitant à explorer toutes les possibilités. Il trouvera rassurant de suivre les chemins balisés, là ou le zèbre, lui, trouvera rassurant de chercher lequel lui convient le mieux. (j'essaye de résumer ce que j'ai compris de Carlos Tinoco). La question à se poser n'est donc pas de savoir si tu pratiques, mais si c'est une pratique fréquente, voire standard chez toi, et si tu as peur d'explorer tout ce qui te vient à l'esprit.

Avoir été la victime d'un pervers narcissique est un marqueur faible, à mon sens. Les PN ne sont pas très nombreux, et même si ils trouvent les zèbres particulièrement à leur gout, ils ne vont pas toujours en trouver. Et ils peuvent se rabattre sur d'autres personnes au cœur trop gentil. Je ne crois pas l'avoir été. Le connard ordinaire n'est pas un PN, les mots ont un sens. Comme beaucoup de marqueurs, c'est juste une probabilité, pas une évidence.

La présence de personnes âgées dépend énormément du contexte. Quand tu bosses comme moi dans une boite bourrée de zèbres (on a des biais de recrutement sévères dans ce sens là), tu as des semblables dans toutes les catégories d'âge, et l'apprenti de 20 ans est aussi intéressant que le futur retraité de 63 ans. Là ou ça colle, c'est plus pour les enfants qui vont chercher du défi intellectuel là ou il est.

La résilience, enfin, est une bête à part. être résilient ne signifie pas "ce qui ne me tue pas me rend plus fort" (jolie formule mais souvent fausse, quand même). être résilient signifie avoir plus de ressources que la moyenne pour faire face à des événements contraires. Mais si les événements contraires dépassent ça, on finit en morceaux quand même. Je suis passé par là (je suis en plein dedans, en fait). Si tu n'en sors pas, ce n'est pas forcément un manque de résilience. Ca peut être aussi que la vie a été particulièrement vacharde avec toi (et si c'est le cas, tu est hélas loin d'être la seule. trèèèèès loin, et je ne parle pas que des zèbres).

Le reste de la liste me parle bien, mais c'est comme tout : nous sommes avant tout des individus uniques. 7 milliards et quelques, et chacun est unique. Ces listes sont de simples guides imprécis, qui donnent une idée. Tu n'auras pas deux zèbres identiques, et certains sont à la limite (très peu, ce qui est rigolo, mais il y en a). Mais que tu te retrouves dans 18 critères sur 20 me semble quand même éloquent. Ce n'est évidemment pas une preuve, mais ça change totalement les probabilités en la faveur de ta très possible zébritude.
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Message par Nuf-in le Jeu 20 Aoû 2020 - 13:46

RonaldMcDonald a écrit:Aucune liste de ce genre n'est parfaite, on a toujours un certain nombre de caractéristiques, mais pas toutes (sauf Trump et la liste des critères du narcissisme, mais c'est l'exception qui confirme la règle).

La pensée en arborescence est un truc piégeux. Les zèbres ne la pratiquent pas toujours, et les non-zèbres pas jamais. La différence est la fréquence. Pour des raisons de relations sociales, d'image de soi prédéfinie, de soumission au récit collectif, le non-zèbre sera beaucoup plus hésitant à explorer toutes les possibilités. Il trouvera rassurant de suivre les chemins balisés, là ou le zèbre, lui, trouvera rassurant de chercher lequel lui convient le mieux. (j'essaye de résumer ce que j'ai compris de Carlos Tinoco). La question à se poser n'est donc pas de savoir si tu pratiques, mais si c'est une pratique fréquente, voire standard chez toi, et si tu as peur d'explorer tout ce qui te vient à l'esprit.

Avoir été la victime d'un pervers narcissique est un marqueur faible, à mon sens. Les PN ne sont pas très nombreux, et même si ils trouvent les zèbres particulièrement à leur gout, ils ne vont pas toujours en trouver. Et ils peuvent se rabattre sur d'autres personnes au cœur trop gentil. Je ne crois pas l'avoir été. Le connard ordinaire n'est pas un PN, les mots ont un sens. Comme beaucoup de marqueurs, c'est juste une probabilité, pas une évidence.

La présence de personnes âgées dépend énormément du contexte. Quand tu bosses comme moi dans une boite bourrée de zèbres (on a des biais de recrutement sévères dans ce sens là), tu as des semblables dans toutes les catégories d'âge, et l'apprenti de 20 ans est aussi intéressant que le futur retraité de 63 ans. Là ou ça colle, c'est plus pour les enfants qui vont chercher du défi intellectuel là ou il est.

La résilience, enfin, est une bête à part. être résilient ne signifie pas "ce qui ne me tue pas me rend plus fort" (jolie formule mais souvent fausse, quand même). être résilient signifie avoir plus de ressources que la moyenne pour faire face à des événements contraires. Mais si les événements contraires dépassent ça, on finit en morceaux quand même. Je suis passé par là (je suis en plein dedans, en fait). Si tu n'en sors pas, ce n'est pas forcément un manque de résilience. Ca peut être aussi que la vie a été particulièrement vacharde avec toi (et si c'est le cas, tu est hélas loin d'être la seule. trèèèèès loin, et je ne parle pas que des zèbres).

Le reste de la liste me parle bien, mais c'est comme tout : nous sommes avant tout des individus uniques. 7 milliards et quelques, et chacun est unique. Ces listes sont de simples guides imprécis, qui donnent une idée. Tu n'auras pas deux zèbres identiques, et certains sont à la limite (très peu, ce qui est rigolo, mais il y en a). Mais que tu te retrouves dans 18 critères sur 20 me semble quand même éloquent. Ce n'est évidemment pas une preuve, mais ça change totalement les probabilités en la faveur de ta très possible zébritude.

Merci pour ta réponse d’abord.

La pensée en arborescence est pour moi un vrai calvaire. J’étais sous somnifères mais j’ai arrêté parce que je pouvais plus m’en passer. Mon cerveau ne s’arrête jamais et c’est pour moi une véritable torture. J’ai toujours, ce que j’appelais jusqu’ici : une pensée à la chaîne. C’est à dire que je vais penser à quelque chose qui va m’emmener à autre chose qui fait que je vais me poser des questions (y répondre avec des recherches) qui vont m’emmener à d’autres questions. Ou bien je ne vais pas arriver à m'empêcher de penser à ce sur quoi je travail ou à des questions que je pose (actuellement ça justement) au point que des heures passent sans que je m’en aperçoive. Quand je vais me coucher souvent le jour se lève et je suis toujours là à retourner mes pensées…
Je ne dirais pas que j’ai peur d’exploiter tout ce qui me vient à l’esprit mais plus de la rapidité à laquelle mon esprit exécute ses pensées. J’en ai parfois tellement en même temps je passe souvent à la prochaine avant d’avoir fini la première pensée.

Pour le PN y a pas de doutes j’en ai connu plusieurs dans ma vie dont 2 qui m’ont vraiment marqué de part leur violence...

Pour les personnes plus âgées je comprends ce que tu veux dire. C’est peut-être mon cadre social qui ne s’y prête pas. Mais une chose est sûre je ne recherche vraiment pas la présence des plus jeunes ! Une boite bourrée de zèbres ? Y a t il des domaines en particulier où on en trouve beaucoup ?

J’avais aussi cette pensée concernant la résilience mais malheureusement je n’ai pas réussi à approfondir sur internet car la plupart des articles traitent de la résilience chez l’enfant. Mais j’avais aussi l’idée qu’une quantité importante de traumas pouvaient impacter sur notre résilience. Et comme tu dis malheureusement... c’est loin d’être rare une vie difficile...

À ma vrai dire la première personne à avoir soulevé la question c’était ma maîtresse en CE2 mais ma situation familiale était compliquée et on y a pas prêté attention. Ensuite ma mère il y a 1 an à peu près a soulever cette question à nouveau, mais ça me paraissait inconcevable à l’époque. Moi, une surdouée ?! Mouais... mais en m’y repensant davantage et en me renseignant ça parait possible mais je ne veux pas me faire d’illusion.
À vrai dire j’ai toujours eu le sentiment d’être différente et je me suis toujours demandé pourquoi les gens ne voyaient pas et ne comprenaient pas ce que je comprenais. C’est comme si le monde entier était aveugle... ou alors c’est moi qui suis folle, parce que j'ai pas le sentiment d'être prétentieuse au contraire... Et comme on m’a toujours dit que j’étais bizarre c’est ce que j’ai fini par me dire. Et je le suis peut-être juste...

Est-ce que tu veux bien me raconter comment c’est pour toi ? Je veux dire, je voudrais savoir si je peux me retrouver dans ta manière de fonctionner, de penser ou de vivre. Même si j’ai bien compris que deux zèbres identique ça n’existe pas. Mais j’imagine qu’il y a tout de même beaucoup de similitude ?

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Message par RonaldMcDonald le Jeu 20 Aoû 2020 - 14:40

Je crois que ça mérite une réponse découpée (si ça te défroisse, dis-le moi, je ferais autrement. Je trouve ça juste plus pratique)

Nuf-in a écrit:Merci pour ta réponse d’abord.

Je t'en prie. D'ailleurs, répondre aux autres est aussi un moyen de mieux se connaitre soi-même.

Nuf-in a écrit:La pensée en arborescence est pour moi un vrai calvaire. J’étais sous somnifères mais j’ai arrêté parce que je pouvais plus m’en passer. Mon cerveau ne s’arrête jamais et c’est pour moi une véritable torture. J’ai toujours, ce que j’appelais jusqu’ici : une pensée à la chaîne. C’est à dire que je vais penser à quelque chose qui va m’emmener à autre chose qui fait que je vais me poser des questions (y répondre avec des recherches) qui vont m’emmener à d’autres questions. Des fois des heures passent sans que je m’en aperçoive.
Je ne dirais pas que j’ai peur d’exploiter tout ce qui me vient à l’esprit mais plus de la rapidité à laquelle mon esprit exécute ses pensées. J’en ai parfois tellement en même temps je passe souvent à la prochaine avant d’avoir fini la première pensée.

Là, si je suis dans un jury, je sors la plaquette "zèbre" et je l'arbore fièrement. Il y avait de grosses présomptions avant, mais ça, c'est pour moi décisif.

Nuf-in a écrit:Pour le PN y a pas de doutes j’en ai connu plusieurs dans ma vie dont 2 qui m’ont vraiment marqué de part leur violence...

Sad

Nuf-in a écrit:Pour les personnes plus âgées je comprends ce que tu veux dire. C’est peut-être mon cadre social qui ne s’y prête pas. Mais une chose est sûre je ne recherche vraiment pas la présence des plus jeunes ! Une boite bourrée de zèbres ? Y a t il des domaines en particulier où on en trouve beaucoup ?

Certains (pas tous) éditeurs de logiciel américains. Notre test à l'entrée, c'est qu'on nous donne au fur et à mesure des questions les règles d'un langage de programmation imaginaire, et il faut piger plus vite que la moyenne. Ca n'est pas strictement un test de QI, mais ça fait appel à pas mal de qualités utiles aussi pour être performants aux tests de QI. Bon, en ce moment, on recrute pas des masses, hein, vu le contexte (et on laisse même partir des apprentis prometteurs Sad ). Mais quand on pose une question, on a une réponse, euh, fouillée (ben oui, pensée massivement arborescente).

Nuf-in a écrit:J’avais aussi cette pensée concernant la résilience mais malheureusement je n’ai pas réussi à approfondir sur internet car la plupart des articles traitent de la résilience chez l’enfant. Mais j’avais aussi l’idée qu’une quantité importante de traumas pouvaient impacter sur notre résilience. Et comme tu dis malheureusement... c’est loin d’être rare une vie difficile...

oui, c'est un facteur sympa, et les capacités intellectuelles donnent plus de clef pour résoudre les problèmes - mais ça n'a rien de magique.

Nuf-in a écrit:À ma vrai dire la première personne à avoir soulevé la question c’était ma maîtresse en CE2 mais ma situation familiale était compliquée et on y a pas prêté attention. Ensuite ma mère il y a 1 an à peu près a soulever cette question à nouveau, mais ça me paraissait inconcevable à l’époque. Moi, une surdouée ?! Mouais... mais en m’y repensant davantage et en me renseignant ça parait possible mais je ne veux pas me faire d’illusion.
À vrai dire j’ai toujours eu le sentiment d’être différente et je me suis toujours demandé pourquoi les gens ne voyaient pas et ne comprenaient pas ce que je comprenais. C’est comme si le monde entier était aveugle... ou alors c’est moi qui suis folle, parce que j'ai pas le sentiment d'être prétentieuse au contraire... Et comme on m’a toujours dit que j’étais bizarre c’est ce que j’ai fini par me dire. Et je le suis peut-être juste...

Les membres de la famille, c'est compliqué. Le jugement est souvent obscurci par des éléments émotionnels. La prof de CE2, c'est plus intéressant. Mais il faudrait avoir le contexte. Si c'est après avoir anticipé le contenu d'une leçon que tu ne connaissais pas (je l'ai fait deux-trois fois, en maths), ça a plus de valeur que si tu était juste "bizarre".

Nuf-in a écrit:Est-ce que tu veux bien me raconter comment c’est pour toi ? Je veux dire, je voudrais savoir si je peux me retrouver dans ta manière de fonctionner, de penser ou de vivre. Même si j’ai bien compris que deux zèbres identique ça n’existe pas. Mais j’imagine qu’il y a tout de même beaucoup de similitude ?

Octobre 2005. Je suis depuis quelques mois dans cette mission de programmation en COBOL dans une grande banque Française qui sponsorise le tennis(merci de ne pas deviner ouvertement). Comme je suis arrivé bien après les autres, je ne suis spécialisé dans rien, et on me donne les restes, ce qui n'entre pas dans les compétences des autres. Ca paye le loyer, je ne me plains pas, même si le contenu est peu stimulant. Et puis un Jeudi soir, le vieux J vient me voir.

"_Ronald, on a un problème.
_Tu m’intéresses, J. Surtout si ça me donne une excuse pour refiler le suivi de production à quelqu'un d'autre.
_Il y a un programme qu'on a oublié de faire. On avait planifié 10 jours de charge. Il faut que ça tourne mardi matin. Il est trop tard pour ouvrir ce week-end. Donc tu as deux jours.
_Montre-moi la spec."

Je regarde la spec 30 secondes, c'est 18 flux, tous très proches les uns des autres, à traduire du nouveau format vers l'ancien format. En fait, les agences des DOM-TOM restaient à l'ancien format, et il fallait que leur informatique continue à comprendre ce qu'on leur envoyait. Rien de compliqué, mais 18 flux, quoi, pas trois ou 4, ça fait du boulot. Du boulot long, pénible, répétitif. Et comme les specs ont été faites à l'arrache, il faudra faire plein de corrections derrière (personne ne me l'a dit, mais c'était évident. Même des superbons ne peuvent pas faire une spec aussi grosse sans erreur aussi vite)

"_Bon, Ronald, il y a 3 flux prioritaires. Si tu fais les 3 en deux jours, on est sauvés. Les autres, on gérera.
_Non, J.
_comment ça, non?
_en faire trois en deux jours, c'est impossible. Par contre, faire les 18 d'un coup en deux jours, c'est possible. Je vais cannibaliser le code de M qui sait écrire tous les flux, je vais l'inverser, je vais industrialiser tout ça, je vais exporter les trucs techniques, et le corps du code se lira alors exactement comme la spec - et fera tous les formats à la fois. Quand les pauvres malheureux qui ont du rédiger la spec en quelques heures verront des erreurs, ça sera superfacile de suivre leurs changements. ça va marcher, M m'a bien mâché le travail en amont. Je sais ce qu'il faut adapter dans son code pour avoir un moteur qui sache gérer tous les formats, nouveaux et anciens.
_tu est sur de ton coup?????
_on a pas le choix, J!!!"

Et ça a marché. Evidemment, j'avais pas mal de connaissance à la fois du langage de programmation, de l'environnement spécifique du client, du projet en général, et du travail de M en particulier. Mais ce qui fait de moi un zèbre, c'est la facilité, voire l'évidence, avec laquelle toutes les pièces du puzzle se sont imbriquées pour que dès le mardi matin on puisse envoyer des flux aux agences des DOMTOM. Il m'a fallu moins de 30 secondes pour mettre au point un plan complexe, faisant appel à de nombreux aspects de connaissances variées, pour balayer plusieurs hypothèses, pour balayer tous les obstacles possibles, et pour prendre une décision. C'est ça, la pense en arborescence.

Evidemment, la plupart du temps, ça sert à des trucs plus triviaux. L'administrative du bureau parisien de ma boite actuelle (dont je parle bien trop dans ce topic) est zébre aussi(qui s'ignore, et je ne vais pas la brusquer sur ce sujet). Exemple de conversation téléphonique avec elle :

"_tu penses que je dois mettre une cravate pour le repas d'entreprise de demain soir?
_ Oh, ça serait tellement trop cool!
==> Mais de quelles couleurs de cravates tu disposes?
==> Tu n'as pas de nœud pap à la place? ça serait encore mieux! J'adore les nœuds pap!
==> Est-ce que tu penses danser aussi? Ca peut gêner pour la danse...
==> Non mais quelle fofolle je suis, je pars dans tous les sens
==> Ca me ferait donc super plaisir, mais fait comme tu veux, et fais attention aux couleurs!"

Tout ça en moins de 15 secondes, elle a scanné tous les aspects possibles du problème, en arborescence, je crois me souvenir qu'elle a fait quelques digressions de plus, que j'ai oublié, le tout pour retomber sur ses pieds. C'est pas le tout de partir dans tous les sens, encore faut-il que le résultat final aie un sens. Elle a été capable de balayer un spectre d'hypothèses bien plus large que sous-entendu dans la question, en profitant pour faire un peu d'introspection publique au passage, tout ça pour arriver à une conclusion finalement logique, mais enrichie de tout son passage par la pensée arborescente. Une personne à la pensée plus classique, plus contrôlée, aurait directement sorti "oui, trop cool", "non, c'est pas obligatoire", ou "comme tu veux" sans vraiment prendre le temps de réfléchir à la question, juste en allant chercher la réponse la plus convenable que la situation paraisse lui présenter.

D'ailleurs, aller chercher la réponse dans le récit collectif(la méthode non-zèbre) n'est pas forcément plus facile que de penser tous les chemins possibles (la méthode zèbre). C'est juste une manière différente d'utiliser son cerveau. Il ne faut pas sous-estimer les non-zèbres. Leur manière de pensée est certes moins efficace pour de la logique pure, mais pour gérer des événements fortement sociaux(fort fréquents pour une espèce aussi sociale que l'homo sapiens), elle est diablement efficace - et bien plus rapide que la méthode zèbre. Ils vont droit au but.
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Message par Seiphys le Jeu 20 Aoû 2020 - 15:33

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Message par Nuf-in le Jeu 20 Aoû 2020 - 20:52

La réponse découpée ne me dérange pas. Je vais faire de même Smile

RonaldMcDonald a écrit:Certains (pas tous) éditeurs de logiciel américains. Notre test à l'entrée, c'est qu'on nous donne au fur et à mesure des questions les règles d'un langage de programmation imaginaire, et il faut piger plus vite que la moyenne. Ca n'est pas strictement un test de QI, mais ça fait appel à pas mal de qualités utiles aussi pour être performants aux tests de QI. Bon, en ce moment, on recrute pas des masses, hein, vu le contexte (et on laisse même partir des apprentis prometteurs  Sad ). Mais quand on pose une question, on a une réponse, euh, fouillée (ben oui, pensée massivement arborescente).

C'est très intéressant et au final je ne suis pas surprise… Mais ça ne correspond pas du tout à mon profil… bien que j'ai bossé dans une boite d'informatique (rien de bien extraordinaire vu que je n'ai pas de formation dans le milieu) sans trop de difficulté mais je suis partie vite car je trouvais cela trop répétitif… Mais bon, ce que je devais faire n'avait rien à voir avec de la programmation...

RonaldMcDonald a écrit:Les membres de la famille, c'est compliqué. Le jugement est souvent obscurci par des éléments émotionnels. La prof de CE2, c'est plus intéressant. Mais il faudrait avoir le contexte. Si c'est après avoir anticipé le contenu d'une leçon que tu ne connaissais pas (je l'ai fait deux-trois fois, en maths), ça a plus de valeur que si tu était juste "bizarre".

Je ne sais pas du tout pourquoi la maitresse a évoqué ça. Je n'étais pas douée à l'école mais j'étais particulièrement douée pour la lecture. En CP alors que je lisais devant toute la classe la maitresse m'a arrêté en disant que je n'allais plus lire car j'allais trop vite et m'a renvoyé m'asseoir. Mon année de CP a part la suite était TRES compliquée. Puis j'étais une élève moyenne jusqu'en 5e où je suis devenue un élément perturbateur… Je ne suis pas particulièrement douée avec les calculs et l'informatique, disons que j'ai conscience d'être capable de le faire si je me concentre vraiment mais ce ne sont pas mes domaines prédilections et ça ne m'intéresse pas trop… C'est aussi en partie pour ça que je pense ne pas être zèbre.

RonaldMcDonald a écrit:Evidemment, la plupart du temps, ça sert à des trucs plus triviaux. L'administrative du bureau parisien de ma boite actuelle (dont je parle bien trop dans ce topic) est zébre aussi(qui s'ignore, et je ne vais pas la brusquer sur ce sujet). Exemple de conversation téléphonique avec elle :

"_tu penses que je dois mettre une cravate pour le repas d'entreprise de demain soir?
_ Oh, ça serait tellement trop cool!
==> Mais de quelles couleurs de cravates tu disposes?
==> Tu n'as pas de nœud pap à la place? ça serait encore mieux! J'adore les nœuds pap!
==> Est-ce que tu penses danser aussi? Ca peut gêner pour la danse...
==> Non mais quelle fofolle je suis, je pars dans tous les sens
==> Ca me ferait donc super plaisir, mais fait comme tu veux, et fais attention aux couleurs!"

Tout ça en moins de 15 secondes, elle a scanné tous les aspects possibles du problème, en arborescence, je crois me souvenir qu'elle a fait quelques digressions de plus, que j'ai oublié, le tout pour retomber sur ses pieds. C'est pas le tout de partir dans tous les sens, encore faut-il que le résultat final aie un sens. Elle a été capable de balayer un spectre d'hypothèses bien plus large que sous-entendu dans la question, en profitant pour faire un peu d'introspection publique au passage, tout ça pour arriver à une conclusion finalement logique, mais enrichie de tout son passage par la pensée arborescente. Une personne à la pensée plus classique, plus contrôlée, aurait directement sorti "oui, trop cool", "non, c'est pas obligatoire", ou "comme tu veux" sans vraiment prendre le temps de réfléchir à la question, juste en allant chercher la réponse la plus convenable que la situation paraisse lui présenter.

Je comprends beaucoup mieux. Et je réfléchis aussi de cette manière, il faut réfléchir à chaque aspect pour prendre la meilleure décision et pour ça j'ai besoin de comprendre les tenants. Même si je le fais de manière intuitive... je pensais surtout que ça avait un lien avec mon perfectionnisme.
C'est par ailleurs difficile pour moi souvent. Je suis dans le domaine littéraire et quand je travail sur un sujet j'ai tendance à beaucoup trop aller en profondeur, ce qui me porte souvent préjudices. Je regarde le sujet dans son ensemble. Même si je suis capable de relier les idées entre elles, la littérature fonctionne par thématique et non par lien… Je te donne un exemple : mon sujet est autour de la famille et bien dans mon analyse et mes plans j'avais intégrer le fantastique, le sublime et autres de l'oeuvre car dans un sens le cadre participe également au comportement familial puisqu'il l'influence, mais j'ai apparemment été beaucoup trop loin dans ma réflexion et c'est jugé ici hors-sujet. Il faut se contenter d'observer la famille directement. Pourtant le lien entre eux est pour moi évident.
Je ne sais pas si on peut rapprocher ça de la pensée arborescente par contre… même si je trouve que ça se rapproche de ce que tu disais :
RonaldMcDonald a écrit:Mais ce qui fait de moi un zèbre, c'est la facilité, voire l'évidence, avec laquelle toutes les pièces du puzzle se sont imbriquées pour que dès le mardi matin on puisse envoyer des flux aux agences des DOMTOM. Il m'a fallu moins de 30 secondes pour mettre au point un plan complexe, faisant appel à de nombreux aspects de connaissances variées, pour balayer plusieurs hypothèses, pour balayer tous les obstacles possibles, et pour prendre une décision. C'est ça, la pense en arborescence.

Je fais toujours des plans complexes qui demande beaucoup de réflexions et d'informations dans beaucoup de domaine (philo, histoire, socio, maths, physique, etc) ou aspects de la littérature afin d'englober au maximum le sujet au lieu de me concentrer uniquement sur un point. C'est un reproche que je reçois depuis le début de mes études universitaires. J'ai tendance à embrasser un spectre trop complexe et trop large : "tu dois faire simple, tu dois faire plus simple !" et la phrase que j'entends le plus avec "t'auras jamais quelque chose de parfait donc avance et n'y pense plus" ce qui est souvent impossible à moins de me faire violence et c'est vraiment difficile. Mais c'est aussi une des raisons qui m'ont poussé à choisir la littérature car elle me permet d'embrasser un large spectre de domaines.

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Message par RonaldMcDonald le Ven 21 Aoû 2020 - 9:18

Nuf-in a écrit:C'est très intéressant et au final je ne suis pas surprise… Mais ça ne correspond pas du tout à mon profil… bien que j'ai bossé dans une boite d'informatique (rien de bien extraordinaire vu que je n'ai pas de formation dans le milieu) sans trop de difficulté mais je suis partie vite car je trouvais cela trop répétitif… Mais bon, ce que je devais faire n'avait rien à voir avec de la programmation...

On est pas tous pareils, hein, on a tous un certain nombre d'éléments d'archétype zèbre (j'y reviendrais plus bas), et puis on a nos marottes. J'adore les maths et la programmation, mais on peut être zébre sans aimer les maths ou la programmation.

Nuf-in a écrit:Je ne sais pas du tout pourquoi la maîtresse a évoqué ça. Je n'étais pas douée à l'école mais j'étais particulièrement douée pour la lecture. En CP alors que je lisais devant toute la classe la maîtresse m'a arrêté en disant que je n'allais plus lire car j'allais trop vite et m'a renvoyé m'asseoir. Mon année de CP a part la suite était TRES compliquée. Puis j'étais une élève moyenne jusqu'en 5e où je suis devenue un élément perturbateur… Je ne suis pas particulièrement douée avec les calculs et l'informatique, disons que j'ai conscience d'être capable de le faire si je me concentre vraiment mais ce ne sont pas mes domaines prédilections et ça ne m'intéresse pas trop… C'est aussi en partie pour ça que je pense ne pas être zèbre.

Ta maîtresse de CE2 avait sans doute des antennes que celle de CP n'avait pas. Elle a senti des choses, même si elle n'a pas réussi à faire effet levier avec. D'une certaine manière, ton histoire scolaire colle avec quasiment toutes celles que j'ai lues sur ZC (sauf la mienne, qui est fortement différente) : facilités scolaires évidentes, qui sont reconnues non comme telles (ça a été ma chance), mais comme un danger pour le pré carré du professeur qui se protège en flinguant le zèbre. Il suffit d'un seul prof pour casser la dynamique d'apprentissage. Toi, ça a été dès le CP. Dur, dur dur ça a du être. Moi, je me suis juste cartonné avec le prof de bio en 6ème, donc je suis une tanche en bio, mais pour tout le reste, je n'ai jamais été cassé. Je me rends compte aujourd'hui de la chance que ça a été.

Nuf-in a écrit:Je comprends beaucoup mieux. Et je réfléchis aussi de cette manière, il faut réfléchir à chaque aspect pour prendre la meilleure décision et pour ça j'ai besoin de comprendre les tenants. Même si je le fais de manière intuitive... je pensais surtout que ça avait un lien avec mon perfectionnisme.
C'est par ailleurs difficile pour moi souvent. Je suis dans le domaine littéraire et quand je travail sur un sujet j'ai tendance à beaucoup trop aller en profondeur, ce qui me porte souvent préjudices. Je regarde le sujet dans son ensemble. Même si je suis capable de relier les idées entre elles, la littérature fonctionne par thématique et non par lien… Je te donne un exemple : mon sujet est autour de la famille et bien dans mon analyse et mes plans j'avais intégrer le fantastique, le sublime et autres de l'oeuvre car dans un sens le cadre participe également au comportement familial puisqu'il l'influence, mais j'ai apparemment été beaucoup trop loin dans ma réflexion et c'est jugé ici hors-sujet. Il faut se contenter d'observer la famille directement. Pourtant le lien entre eux est pour moi évident.

Elle est des nooooôtres
C'est une zébrette comme les autres
Elle pense en profondeur
C'est ça qui fait toute sa grandeur


En programmation, j'ai exactement le même comportement (enfin, je fais de la qualité logicielle maintenant, mais c'est un autre sujet) : je commence par regarder tous les à-cotés. Ca m'a sorti de la merde à de nombreuses reprises. Ca a sorti mes chefs de la merde souvent aussi. Ca m'a été reproché une ou deux fois, quand même, mais pas souvent : en informatique bancaire, les programmeurs qui font le boulot correctement sont rares (ça recrute rarement le haut du panier, pour des raisons structurelles), alors quand ils ont quelqu'un qui fait l'affaire, ils se bouchent le nez et ferment les yeux. J'étais aussi craint qu'apprécié. Ils auraient voulu que je soit comme les autres, lèche-bottes, avec les mêmes sujets de conversation que les autres, que je suive aveuglément les ordres...tout en gardant ma productivité (ce qui est incompatible, hein, ce que certains éditeurs de logiciel ont pigé - dans l'exemple que j'ai donné comme dans bien d'autres, obéir aveuglément aurait planté toute l'équipe).

Le littéraire, c'est plus compliqué, parce-qu’il y a toujours une part de subjectif. Un compilateur, c'est honnête, ton programme compile ou pas. Puis il donne le résultat qui fonctionne - ou pas. Sur un texte littéraire, il est beaucoup plus facile de faire de la mauvaise foi. Mes programmes marchaient nickel, voire mieux qu'attendu, c'était mesurable et chiffré. Va chiffrer la qualité (que je crois excellente) de ton travail sur la famille. C'est pourquoi beaucoup de zèbres finissent dans l'informatique - ceux que ça ne rebute pas, en tous cas. Ca permet de protéger partiellement leurs particularités. Quand un manager voit soudain sa pile de maintenances pourries se réduire comme peau de chagrin suite au recrutement d'un zèbre, et commence à recevoir des fleurs plutôt que des coups de bâton de la part des grands chefs, il est soudain enclin à tolérer les complications du zèbre en question.

Un collègue tout aussi zèbre que moi a eu un jour ce compliment en pot de départ : "P, il vient te voir, il te dit qu'il a détecté un souci potentiel, que ça peut faire du grabuge, il te détailles l'ampleur du désastre potentiel, tu flippes quand tu comprends, tu lui demande si il y a un moyen de sortir de ce merdier, et il te répond que tu as juste à valider l'installation de la correction qu'il vient de faire. Et quand tu vérifies, tout est vrai". Encore une fois, je ne suis pas sur qu'en littéraire, ce genre de scénario soit possible.

Le perfectionnisme, enfin, est un trait zébresque typique. On peut le trouver chez d'autres profils, hein, mais c'est super-fréquent chez nous.

Nuf-in a écrit:Je ne sais pas si on peut rapprocher ça de la pensée arborescente par contre… même si je trouve que ça se rapproche de ce que tu disais :

Je fais toujours des plans complexes qui demande beaucoup de réflexions et d'informations dans beaucoup de domaine (philo, histoire, socio, maths, physique, etc) ou aspects de la littérature afin d'englober au maximum le sujet au lieu de me concentrer uniquement sur un point. C'est un reproche que je reçois depuis le début de mes études universitaires. J'ai tendance à embrasser un spectre trop complexe et trop large : "tu dois faire simple, tu dois faire plus simple !" et la phrase que j'entends le plus avec "t'auras jamais quelque chose de parfait donc avance et n'y pense plus" ce qui est souvent impossible à moins de me faire violence et c'est vraiment difficile. Mais c'est aussi une des raisons qui m'ont poussé à choisir la littérature car elle me permet d'embrasser un large spectre de domaines.

La pensée arborescente n'est qu'un morceau de l'ensemble. Le zèbre se pose beaucoup moins de limites lors d'une réflexion que le non-zèbre. Ton exemple souligne d'ailleurs que ce n'est pas qu'un défaut pour le non-zèbre : il se concentre sur l'essentiel, et peut briller plus facilement en société avec des résultats plus superficiels. En utilisant son intelligence non pas à pousser sa réflexion le plus loin possible, mais à la borner de la manière la plus efficace qui soit, le non-zèbre a sans doute un ou deux trucs à nous apprendre, lui aussi. Je ne dis pas qu'il faut l'imiter servilement, loin s'en faut, mais, parfois, simplifier sa pensée ne fait pas de mal.

Je ne peux que te conseiller la lecture de Carlos Tinoco, spécialement les surdoués et les autres (son précédent bouquin n'est au final qu'un brouillon. J'ai aussi lu Jeanne Siaud-Fachin, mais c'est juste de l'introduction introductive, on pourrait avoir toutes les informations en 3/4 pages) (j'ai mis un lien amazon, mais je ne les sponsorise pas, hein). Il est très littéraire, très fourre-tout, et lui et ses comparses ont une vision radicale de pourquoi nous avons du mal à rentrer dans le moule. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit, hein (notamment sa vision de la génétique, mais c'est dans le bouquin que je ne conseille pas), mais je pense qu'à la fin de la lecture, tu comprendras mon petit quatrain de bienvenue ci-dessus. Voire même au bout de quelques pages, en fait. Ses exemples sont plus que parlants.
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Message par Nuf-in le Sam 22 Aoû 2020 - 14:03

RonaldMcDonald a écrit:On est pas tous pareils, hein, on a tous un certain nombre d'éléments d'archétype zèbre (j'y reviendrais plus bas), et puis on a nos marottes. J'adore les maths et la programmation, mais on peut être zébre sans aimer les maths ou la programmation.

J’ai fais beaucoup de métier différents jusqu’ici et j’ai des diplômes dans diverses filières même si ça garde une certaine cohérence. Je n’ai pas de diplôme en science pure par exemple.
D’ailleurs à une époque je me suis intéressée à la programmation et ça me tente toujours mais j’ai vite arrêté parce que j’avais beaucoup de questions dont je ne trouvais pas les réponses seules et personne pour y répondre. J’ai pas vraiment de passion ni un domaine où j’excelle... mais je m’intéresse à beaucoup beaucoup de choses différentes. Ce qui est contraignant car je continue à faire des études, à travailler dans des milieux différents sans jamais savoir ce que je veux vraiment. Je veux tout faire à la fois... J’ai de grandes idées que j’abandonne dès qu'elles sont formulées et organisées dans ma tête. Dès que je sais ce dont j’aurai besoin etc.

RonaldMcDonald a écrit:D'une certaine manière, ton histoire scolaire colle avec quasiment toutes celles que j'ai lues sur ZC (sauf la mienne, qui est fortement différente) : facilités scolaires évidentes, qui sont reconnues non comme telles (ça a été ma chance), mais comme un danger pour le pré carré du professeur qui se protège en flinguant le zèbre. Il suffit d'un seul prof pour casser la dynamique d'apprentissage. Toi, ça a été dès le CP. Dur, dur dur ça a du être. Moi, je me suis juste cartonné avec le prof de bio en 6ème, donc je suis une tanche en bio, mais pour tout le reste, je n'ai jamais été cassé. Je me rends compte aujourd'hui de la chance que ça a été.

Oui j’ai lu quelques témoignages dans ce sens. Je pensais pas que ca serait autant.
Du coup tu as été détecté tôt ? Comment tu l’as su que tu étais un zèbre ?

RonaldMcDonald a écrit:Le littéraire, c'est plus compliqué, parce-qu’il y a toujours une part de subjectif. Un compilateur, c'est honnête, ton programme compile ou pas. Puis il donne le résultat qui fonctionne - ou pas. Sur un texte littéraire, il est beaucoup plus facile de faire de la mauvaise foi. Mes programmes marchaient nickel, voire mieux qu'attendu, c'était mesurable et chiffré. Va chiffrer la qualité (que je crois excellente) de ton travail sur la famille. C'est pourquoi beaucoup de zèbres finissent dans l'informatique - ceux que ça ne rebute pas, en tous cas. Ca permet de protéger partiellement leurs particularités. Quand un manager voit soudain sa pile de maintenances pourries se réduire comme peau de chagrin suite au recrutement d'un zèbre, et commence à recevoir des fleurs plutôt que des coups de bâton de la part des grands chefs, il est soudain enclin à tolérer les complications du zèbre en question.

Un collègue tout aussi zèbre que moi a eu un jour ce compliment en pot de départ : "P, il vient te voir, il te dit qu'il a détecté un souci potentiel, que ça peut faire du grabuge, il te détailles l'ampleur du désastre potentiel, tu flippes quand tu comprends, tu lui demande si il y a un moyen de sortir de ce merdier, et il te répond que tu as juste à valider l'installation de la correction qu'il vient de faire. Et quand tu vérifies, tout est vrai". Encore une fois, je ne suis pas sur qu'en littéraire, ce genre de scénario soit possible.

En effet, en littérature ce genre de scénario est impossible... mais je me souviens que quand j’avais quitté la boîte d’informatique mon supérieur à mon pot de départ m’avais félicité « ça fait plus de 20 ans que je fais ce métier et j’ai jamais vu quelqu’un maîtriser aussi vite les logiciels et la complexité des tâches à accomplir surtout que t’y connais rien en informatique »

RonaldMcDonald a écrit:Je ne peux que te conseiller la lecture de Carlos Tinoco, spécialement les surdoués et les autres (son précédent bouquin n'est au final qu'un brouillon. J'ai aussi lu Jeanne Siaud-Fachin, mais c'est juste de l'introduction introductive, on pourrait avoir toutes les informations en 3/4 pages) (j'ai mis un lien amazon, mais je ne les sponsorise pas, hein). Il est très littéraire, très fourre-tout, et lui et ses comparses ont une vision radicale de pourquoi nous avons du mal à rentrer dans le moule. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit, hein (notamment sa vision de la génétique, mais c'est dans le bouquin que je ne conseille pas), mais je pense qu'à la fin de la lecture, tu comprendras mon petit quatrain de bienvenue ci-dessus. Voire même au bout de quelques pages, en fait. Ses exemples sont plus que parlants.

Je vais lire ce que tu me proposes et merci pour ton aide !

Je voulais aussi discuter de l’aspect émotionnel. Jusqu’ici je me suis jamais vu comme particulièrement sensible mais passionnée comme j’aime le dire, c’est sûr ! Je prend toujours tout trop à cœur même quand ça ne me concerne pas (que ce soit à propos de quelqu’un que je connais ou non, d’une situation que je vis ou non). Mais je réagis souvent trop violemment, jamais physiquement, mais je peux facilement pleurer de rage ou être dans un état de sidération ou de colère qui peut dépasser l’entendement ; même pour un petit truc... je passe très vite d’une émotion à l’autre (une fraction de seconde) et j’ai aucune patience mais aucune... sauf si je dois enseigner quelque chose. J’ai été prof pendant 1 an et j’avais beaucoup de patience avec mes élèves pour leur expliquer ce qui m’a beaucoup étonné parce que je déteste me répéter.
Enfin bref, je voulais surtout savoir si cette intensité était commune.
J’ai longtemps cru que j’étais folle parce que j’ai beaucoup de mal à me contrôler et encore plus à laisser tomber, notamment les injustices. On me dit souvent paranoïaque quand je remarque un comportement chez certaines personnes… Par exemple, je me suis faite harcelée par une collègue et l'administration de mon travail l'année dernière et quand je disais aux autres qu'une de mes collègues (liée de manière familiale à l'administration) en avait un peu après moi et que je la pensais PN (bien entendu je ne l'ai pas dit comme ça) personne ne m'a cru et on se contentait de ricaner à ce sujet. Jusqu'à mon évaluation annuelle où j'ai été sacquée sans raison et où tout le monde a vu que j'avais raison… Ils m'ont soutenu à la fin mais c'était un peu tard : au final j'ai eu une évaluation horrible et je risque de ne pas retrouver de poste dans le milieu à cause de ça.
Malgré toute cette "passion" je suis quelqu’un qu’on qualifie beaucoup de joyeuse, toujours avec le sourire et très attentionnée mais colérique. Parfois on me pense en colère alors que je suis juste emportée par la conversation…


Dernière édition par Nuf-in le Sam 22 Aoû 2020 - 16:36, édité 1 fois

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Message par Seiphys le Sam 22 Aoû 2020 - 14:24

Magnifique, merci. Courage. Je t'aime.

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Message par RonaldMcDonald le Sam 22 Aoû 2020 - 18:38

Nuf-in a écrit:J’ai fais beaucoup de métier différents jusqu’ici et j’ai des diplômes dans diverses filières même si ça garde une certaine cohérence. Je n’ai pas de diplôme en science pure par exemple.
D’ailleurs à une époque je me suis intéressée à la programmation et ça me tente toujours mais j’ai vite arrêté parce que j’avais beaucoup de questions dont je ne trouvais pas les réponses seules et personne pour y répondre. J’ai pas vraiment de passion ni un domaine où j’excelle... mais je m’intéresse à beaucoup beaucoup de choses différentes. Ce qui est contraignant car je continue à faire des études, à travailler dans des milieux différents sans jamais savoir ce que je veux vraiment. Je veux tout faire à la fois... J’ai de grandes idées que j’abandonne dès qu'elles sont formulées et organisées dans ma tête. Dès que je sais ce dont j’aurai besoin etc.

Pour la programmation, Developpez.com a toujours répondu à toutes mes questions (sauf en système Linux, mais c'est une culture, euh, particulière). Mais si tu ne sais pas ce que tu veux faire, tu n'iras nulle part de toutes façons. Si tu as un projet précis et réaliste, alors ça peut valoir le coup.

Nuf-in a écrit:Oui j’ai lu quelques témoignages dans ce sens. Je pensais pas que ca serait autant.
Du coup tu as été détecté tôt ? Comment tu l’as su que tu étais un zèbre ?

C'est plus compliqué que ça. Je n'ai pas fait de petite section de maternelle, pour des raisons. Je suis du début de l'année, j'arrive en moyenne section, la plupart avaient fait petite section, étaient connu, et au bout de quelques semaines, il devient évident que je pige tout plus vite. La maîtresse pose deux-trois questions, découvre le cursus ronflant de mon père et de mon grand-père maternel, ma mère demande si on peut me faire passer une année, la maîtresse répond "à la fin de l'année, et il y a trois milliards de papiers à remplir. Mais pour un enfant à facilités scolaires évidentes, ça devrait passer". Le test de vue a posé problème, mais c'est arrivé quand même.

Donc j'arrive en CP avec un an d'avance et l'étiquette de celui qui apprend tout plus vite que les autres. Étiquette qui sera très vite confirmée par mes résultats. Étiquette qui m'a valu un tas de brimades de la part de mes petits camarades, mais qui m'a permis de réaliser tranquillement mon potentiel scolaire sans être cassé par des profs jaloux ou dépassés : il savaient que j'allais les dépasser dès le départ. J'avais le permis d'être performant, d'une certaine manière. Le pedigree scolaire de mon père et de mon grand-père a ans doute fortement aidé à acquérir ledit permis.

Nuf-in a écrit:En effet, en littérature ce genre de scénario est impossible... mais je me souviens que quand j’avais quitté la boîte d’informatique mon supérieur à mon pot de départ m’avais félicité « ça fait plus de 20 ans que je fais ce métier et j’ai jamais vu quelqu’un maîtriser aussi vite les logiciels et la complexité des tâches à accomplir surtout que t’y connais rien en informatique »

Si tu t'y connais en facturation hospitalière et que tu baragouines l'anglais, ton CV m’intéresse - en Message privé.

Nuf-in a écrit:Je voulais aussi discuter de l’aspect émotionnel. Jusqu’ici je me suis jamais vu comme particulièrement sensible mais passionnée comme j’aime le dire, c’est sûr ! Je prend toujours tout trop à cœur même quand ça ne me concerne pas (que ce soit à propos de quelqu’un que je connais ou non, d’une situation que je vis ou non). Mais je réagis souvent trop violemment, jamais physiquement, mais je peux facilement pleurer de rage ou être dans un état de sidération ou de colère qui peut dépasser l’entendement ; même pour un petit truc... je passe très vite d’une émotion à l’autre (une fraction de seconde) et j’ai aucune patience mais aucune... sauf si je dois enseigner quelque chose. J’ai été prof pendant 1 an et j’avais beaucoup de patience avec mes élèves pour leur expliquer ce qui m’a beaucoup étonné parce que je déteste me répéter.
Enfin bref, je voulais surtout savoir si cette intensité était commune.

oui.

(je sais, c'est un peu court, jeune homme)

Nuf-in a écrit:J’ai longtemps cru que j’étais folle (.../...). Parfois on me pense en colère alors que je suis juste emportée par la conversation…

Tiens, on dirait RonaldMcDonald.....en jupons.
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Message par Sisyphe. le Sam 22 Aoû 2020 - 20:13

Tu te sentirais/aurais les moyens de passer le WAIS (tout en faisant part à ton psy de ta fragilité psychologique le jour du test, éventuellement) ? Je trouve que c'est le meilleur moyen de se sentir à l'aise ensuite pour explorer tout ça (ou non). En tout cas, zèbre ou non, tu peux être hypersensible et/ou en dépression sans remettre en cause ta santé mentale, rassure-toi... Surtout après des traumas. Je suis passée par là, cette tendance à se chercher des problèmes quand on a juste traversé une passe de toute évidence difficile. Il faut être plus doux avec soi-même, moins psychiatriser nos blessures, les laisser cicatriser. 

Voilà, c'est le meilleur conseil que je me serais donné lorsque j'étais à ta place : agis et explore, n'attends pas. I love you
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Message par Nuf-in le Sam 22 Aoû 2020 - 22:43

RonaldMcDonald a écrit:Mais si tu ne sais pas ce que tu veux faire, tu n'iras nulle part de toutes façons. Si tu as un projet précis et réaliste, alors ça peut valoir le coup.

Oui, c'est ce que j'ai pu comprendre, que c'était la meilleure façon d'apprendre : la pratique.

RonaldMcDonald a écrit:Donc j'arrive en CP avec un an d'avance et l'étiquette de celui qui apprend tout plus vite que les autres. Étiquette qui sera très vite confirmée par mes résultats. Étiquette qui m'a valu un tas de brimades de la part de mes petits camarades, mais qui m'a permis de réaliser tranquillement mon potentiel scolaire sans être cassé par des profs jaloux ou dépassés : il savaient que j'allais les dépasser dès le départ. J'avais le permis d'être performant, d'une certaine manière. Le pedigree scolaire de mon père et de mon grand-père a ans doute fortement aidé à acquérir ledit permis.

Je vois, c'est un peu à double tranchant quoi...

RonaldMcDonald a écrit:Si tu t'y connais en facturation hospitalière et que tu baragouines l'anglais, ton CV m’intéresse - en Message privé.

Pour être honnête j'y connais rien facturation hospitalière bien que la quasi totalité de ma famille travail dans le médical et qu'une de mes tantes travail dans ça très précisément. Mais j'y connaissais rien non plus dans tous les métiers que j'ai fait et y'en a eu… study  
Pour l'anglais je me débrouille vraiment bien, j'ai le niveau bilingue mais comme j'ai appris seule ça m'arrive de me tromper dans la construction des phrases et je n'ai pas vraiment de vocabulaire médical... Embarassed
Je ne te cache pas aussi que j'ai aucune idée de ce que je vais faire cette année : je voulais faire un master d'histoire de l'art mais financièrement parlant c'est compliqué...

Sisyphe a écrit:Tu te sentirais/aurais les moyens de passer le WAIS (tout en faisant part à ton psy de ta fragilité psychologique le jour du test, éventuellement) ? Je trouve que c'est le meilleur moyen de se sentir à l'aise ensuite pour explorer tout ça (ou non). En tout cas, zèbre ou non, tu peux être hypersensible et/ou en dépression sans remettre en cause ta santé mentale, rassure-toi... Surtout après des traumas. Je suis passée par là, cette tendance à se chercher des problèmes quand on a juste traversé une passe de toute évidence difficile. Il faut être plus doux avec soi-même, moins psychiatriser nos blessures, les laisser cicatriser.

Voilà, c'est le meilleur conseil que je me serais donné lorsque j'étais à ta place : agis et explore, n'attends pas.

C'était justement ma prochaine question… je pense que j'aimerai passer le test mais j'ai rien trouvé sur Paris qui me coûterai pas un bras… Et puis, il y a autre chose que j'ai oublié de signaler et maintenant je me dis que ça peut jouer aussi et expliquer plusieurs traits certainement : je fume du haschich depuis environ quatre ans et 3 ans de manière journalière... J'ai envie de passe le test mais je ne sais pas… d'un côté je crois qu'il me terrorise et de l'autre je sais que j'ai besoin d'être fixée.

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Message par Seiphys le Sam 22 Aoû 2020 - 23:22

Fie et re t'es.

Garde tes bras stp.

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Message par Sisyphe. le Dim 23 Aoû 2020 - 3:44



Sisyphe a écrit:Tu te sentirais/aurais les moyens de passer le WAIS (tout en faisant part à ton psy de ta fragilité psychologique le jour du test, éventuellement) ? Je trouve que c'est le meilleur moyen de se sentir à l'aise ensuite pour explorer tout ça (ou non). En tout cas, zèbre ou non, tu peux être hypersensible et/ou en dépression sans remettre en cause ta santé mentale, rassure-toi... Surtout après des traumas. Je suis passée par là, cette tendance à se chercher des problèmes quand on a juste traversé une passe de toute évidence difficile. Il faut être plus doux avec soi-même, moins psychiatriser nos blessures, les laisser cicatriser.

Voilà, c'est le meilleur conseil que je me serais donné lorsque j'étais à ta place : agis et explore, n'attends pas.

C'était justement ma prochaine question… je pense que j'aimerai passer le test mais j'ai rien trouvé sur Paris qui me coûterai pas un bras… Et puis, il y a autre chose que j'ai oublié de signaler et maintenant je me dis que ça peut jouer aussi et expliquer plusieurs traits certainement : je fume du haschich depuis environ quatre ans et 3 ans de manière journalière... J'ai envie de passe le test mais je ne sais pas… d'un côté je crois qu'il me terrorise et de l'autre je sais que j'ai besoin d'être fixée.

T'inquiète pas, je te comprends totalement. Prends le temps, éloigne-toi un peu du sujet si tu ne te sens pas prête tout de suite. N'en fais pas quelque chose de central trop vite (ni plus tard, dans l'idéal Wink).
Sisyphe.
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Message par Seiphys le Dim 23 Aoû 2020 - 3:49

Olala arrétez d'être belles.

Enfin continuez SVP.



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