Trop lucide pour être autiste ?

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Message par Opportunity le Jeu 9 Juil 2020 - 17:14

Bonjour/Bonsoir, selon l'heure à laquelle vous lisez,

Il y a quelques temps, j'avais posté sur le forum, un topic concernant la relation aux autres, traitant des rapports des zèbres avec les "non-zèbres". L'écriture de ce post ainsi qu'une grosse phase d'introspection que je mène depuis environ 7 ans maintenant et qui ne cesse de me faire progresser me pousse à en arriver à la question suivante : "Est-on trop lucide pour être autiste ?". Je m'explique :

J'ai été identifiée HPI (je n'aime pas le terme "surdoué", donc comme d'hab', j'emploie HPI car je préfère [même pour mon ⩾ 130]) tout près de l'âge adulte comme j'ai déjà pu le mentionner par le passé sur ZC. Avant cela, je pensais clairement avoir une déficience mentale ou être autiste tout simplement mais dans tous les cas, je savais qu'il y avait quelque chose de différent, qui clochait mais je ne plaçais pas vraiment d'espoir en la possibilité que je me trouve plutôt au niveau de l'extrémité droite de la courbe, même avec des résultats plutôt hétérogènes.

Depuis que je suis gosse, j'ai toujours eu de grosses difficultés au quotidien. Très tôt, (aux alentours de 4-5 ans), j'ai commencé à développer une sorte de trouble anxieux généralisé (comme on l'appellerait aujourd'hui, car je pense qu'à l'époque, c'était moins bien connu) ainsi que de grosses difficultés sociales. En effet, il m'était totalement impossible de me faire sortir, peu importe où sans que cela déclenche auprès de moi des crises d'angoisses énormes. Et si par miracle on y arrivait, il fallait absolument que tout soit planifié à l'avance et qu'il n'y ait pas le moindre changement dans le planning, sinon c'était mort total. Je ne vous raconte même pas l'atrocité quand on est vite invité aux anniversaires des camarades de classe en maternelle et au primaire ou encore les sorties scolaires obligatoires, un véritable enfer ! De plus, en retombant sur de vieux bulletins scolaires (datant du début de ma scolarité) qui étaient brillants, je voyais régulièrement apparaître dans les appréciations que je ne m'exprimais pas spontanément à l'oral. J'étais également, en dehors, du cadre scolaire très très introvertie et anormalement calme.

Vers le début de l'adolescence, j'ai commencé à me rendre compte, peu à peu, que j'avais un souci avec ma façon de penser et la façon de penser des autres, autour de moi. C'était tout juste avant que je ne décide de commencer mon introspection qui va révéler de nombreuses choses. En fait, j'étais toujours très introvertie mais je pouvais avoir quelques moments d'extraversion (si on peut dire ça comme ça) et beaucoup de coups de génies, très souvent inattendus. Je sortais souvent des phrases réalistes que je ne savais pas d'où je sortais, comme si je ne contrôlais pas mon esprit, qui étaient très souvent appréciées selon le contexte dans lequel je les sortais et parallèlement à ça, je paraissais absolument incapable de pouvoir penser ou formuler des idées par moi-même, je n'avais aucun sens critique, aucune opinion sur rien, comme si mon cerveau n'était qu'une immense boîte vide qui ne comportait plus rien. C'est exactement à ce moment là que j'ai commencé à prendre conscience du fait que j'avais vraiment un gros problème.

À noter que, cependant, je n'avais pas de souci au niveau de l'utilisation de ma mémoire ou des autres capacités de réflexion qui m'étaient plutôt très automatiques. En fait, c'est comme si avant, je faisais tout de manière automatique, très robotisée, sans forcément penser, ni réfléchir à pourquoi est-ce que je faisais ces choses là.

Je décris souvent cet état comme ceci : "J'ai une sorte de trou noir en ce qui concerne 'ma conscience', comme si je n'ai pris conscience que très tard, de ce que c'était "avoir une vie", lors d'une crise existentielle. Avant ça, j'étais à un stade où on pouvait comparer mon train de vie à celui d'une personne atteinte "d'autisme sévère" (je dis ça très sérieusement), passive au plus haut point, autonomie proche de 0, juste des illuminations de génie de temps à autre mais c'était tout quoi, c'est comme si j'avais pas vraiment de vie ou aucune conscience de ce qu'était une vie et j'attendais, je ne disais pas grand chose, juste j'attendais que ça se passe..."

Bref, une fois cette immense crise qui a duré très certainement 13-14 ans passée, tout a commencé à se débloquer au fur-et-à-mesure, comme si en fait, du jour au lendemain, quelqu'un avait réactivé mon cerveau et que je commençais enfin à avoir des fonctionnalités "classiques", comme tous les gens de mon âge.
En fait, c'est comme si du jour au lendemain, j'avais l'impression de réaliser que j'avais une vie, qu'il fallait la remplir et que j'étais seule, livrée à moi-même pour commencer tout ce chemin. Même si cela s'arrange plutôt bien, j'ai encore énormément de difficultés concernant le relationnel, notamment par le fait que ce qui est de l'ordre d'un "petit effort" ou un "simple compromis" pour les autres, est un effort immense, atrocement épuisant autant physiquement que psychologiquement pour moi.

Avant, je me faisais traiter d'autiste comme si c'était une insulte, bien que je ne pensais pas forcément l'être, depuis que je pense l'être, tout le monde me répond que "Non, c'est pas possible, tu es beaucoup trop lucide pour être autiste. Un autiste n'a pas conscience de son trouble, sa pathologie et du fait qu'il soit malade".

Bref, en soi, la réponse,  je m'en fiche un peu, ça ne me hante pas jour et nuit de savoir si je suis autiste ou pas mais quand bien-même, je me pose la question, serai-je une personne qui était pré-destinée à vivre condamnée dans un autisme sévère mais miraculée ?

Quels-sont vos avis sur la question lucidité/autisme ? Que pensez-vous de mon récit ? Vous pouvez échanger ici, n'hésitez pas !

Merci.

PS : Je n'ai grandi uniquement qu'avec des "non-zèbres" et je pense que si j'avais vécu dans un établissement "spécialisé" ou qu'on avait pas été dans le déni de mes difficultés autour de moi, je n'aurai peut-être jamais progressé pour devenir qui je suis aujourd'hui... Je n'en sais rien et je ne le saurai sans-doute, jamais.
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Message par Invité le Ven 10 Juil 2020 - 5:47

Bonjour, Smile

D'après mes lectures sur le SA (ça ne s'appelle plus comme ça, comme tu l'as indiqué, je ne sais plus sur quel fil, peu importe), et je te le dis à gros traits et en étant conscient qu'il y a des personnes bien plus calées que moi sur ce sujet qui interviennent régulièrement sur le forum (interminable, cette phrase) : tu peux être autiste et t'adapter suffisamment pour être quasiment "indétectable" en tant qu'autiste. Tu peux avoir eu des difficultés pour décrypter des comportements, ou pour ne pas paraître bizarre dans certains contextes..., tu peux avoir eu une conscience de ta propre identité défaillante, etc., et malgré tout avoir progressé pour tendre à sembler ne pas du tout être concernée par l'autisme, même sous le regard de personnes qui sauraient de quoi il s'agit (car cela s'améliore peut-être, mais pour le grand public, il n'y a pas longtemps, un autiste, c'était quelqu'un de mutique, qui crie et se balance d'avant en arrière si on le touche ou le brusque).

Je me permets de citer des passages de messages que tu as écrits sur un autre fil (celui sur le rapport aux non-zèbres) :
Avec le temps, ça s'est amélioré peu à peu et j'ai énormément progressé, je suis passée quasiment d'un extrême à l'autre en terme de "communication". Le problème étant qu'à première impression, je parais totalement "normale" (définir "normal" x2) comme une personne Lambda donc tout le monde me considère comme. Sauf qu'à un moment, certains soucis qui seraient "des caractéristiques intrinsèques à mon système", si je puis dire en tant que bonne physicienne, et par conséquent, pas vraiment modifiables ou que très difficilement sont compliqués à vivre avec les autres, sachant que je vis quasi quotidiennement en communauté avec d'autres gens qui ont plus ou moins mon âge.

Bref, j'atteins rapidement mes limites dans mes relations sociales. Limites qui sont difficiles à faire comprendre aux gens que je fréquente qui sont des gens "Lambda" et qui me prennent simplement pour une personne "chiante" ou "susceptible" à cause de divers comportements et blocages qu'ils ne comprennent pas. Cependant, évoquer le sujet du "HP" avec les autres est très compliqué pour moi car je ne veux pas que cela serve d'excuses à tout et c'est un sujet tabou et compliqué à faire comprendre aux autres.
Par ailleurs, je trouve ça handicapant dans la vie de tous les jours car si l'on parle en terme de "performance" ou "d'intellect", on m'a toujours dit que de toutes façons, je réussirai dans ma vie et que je m'en sortirai toujours et pour le reste, comme j'ai déjà fait face à diverses situations extrêmement insolites et ai pu m'en sortir, j'ai l'impression que les gens pensent que j'ai une certaine force mentale et que du coup, je ne nécessite pas particulièrement d'aide. Aujourd'hui, je sature à cause de tout ça et je pense compter sur l'aide de ces personnes "non-zèbres" pour m'aider à avancer mais le sujet est vraiment tabou à aborder.
Plus loin sur la même page de ton sujet :
Et concernant les "Non-zèbres", je lie beaucoup plus facilement des affinités avec eux, seulement c'est le côté émotionnel et affectif qui coince très vite, notamment en termes d'attentes. C'est compliqué de lier des relations amicales profondes et de trouver une certaine stabilité à cause de pas mal de blocages qui font que souvent, on peut faire diverger nos centres d'intérêts même si le feeling passe bien...

En fait, je pense que le fait d'avoir grandi et de vivre au milieu de gens qui ne sont pas Zèbres ne me dérange pas tant que ça la plupart du temps mais dès que je suis confrontée à des choses qui ne sont plus "en ma capacité" ou que je ne peux pas gérer comme les autres personnes "Lambda", j'ai directement besoin de cette compréhension de la part des autres ou de m'exprimer sur ma différence qui fait que, je peux paraître comme eux à première impression mais il y a quelques petites différences. Selon eux, je n'ai qu'à m'adapter. Sauf que ça ne fonctionne malheureusement pas comme ça et que c'est très difficile de le faire comprendre.
Vis-à-vis ("vis-à-vis", ça fait pompeux, mais j'écrit trop souvent "par rapport à" (je fais ces parenthèses sans intérêt parce que ça m'amuse)) du premier passage cité : tu décris toi-même quelque chose que je crois vrai (toujours par rapport à Xo mes lectures et ce que je crois savoir (sans certitude absolue)) pour les autistes presque ou plus que presque indétectables : les gens qui les voient rarement ou sur de relativement courtes durées ne sont pas témoins des vestiges de leurs "bizarreries" camouflées. Des personnes qui vivent avec une personne autiste seront plus susceptibles d'être présentes lorsque celle-ci sera épuisée à force de s'adapter pour masquer des difficultés. Ces proches assistent potentiellement à des shutdown et à des meltdown.

Dans le deuxième passage, tu expliques que quand les non-zèbres te voient en difficulté, ils ne peuvent pas imaginer d'où cela vient car tu sembles être "comme eux à première" vue. À mon idée, ce n'est pas le fait d'être zèbre, ou atypique, disons, qui va faire qu'une personne pourra imaginer tes difficultés et les voir pour ce qu'elles sont.
au-delà du sujet:

Moi ce que je cherche actuellement à faire, concrètement, c'est, au niveau des gens les plus compréhensifs, de pouvoir aborder le sujet de la "zébritude" sans passer par la case "intellect" on dira, car ça peut créer pas mal d'ambiguïté, afin d'expliquer les impacts émotionnels et sociaux car je sais qu'ils me seront d'un bon appui pour avancer. Seulement, le souci est en fait que je ne sais pas comment aborder le sujet, ni comment maximiser les chances que ce soit totalement compris de l'autre en face, de façon à essayer de lui donner un maximum de clés pour maintenir quelque chose de sain.

Je le répète, de toutes façons, je ne m'entends pas plus que ça avec les "zèbres" non plus, cet aspect très "communautaire" voir presque "sectaire" où chacun amplifie et en rajoute beaucoup sur ses difficultés initiales de façon à créer quelque chose d'insolite pour attirer ou monopoliser l'attention ne me convient pas et ne m'est pas naturel, je m'en tiens à quelques relations avec les "zèbres" avec qui j'accroche le plus.
J'ai mis un passage en gras : j'aime beaucoup Smile

Par rapport (comique de répétition) au premier paragraphe, je me permets de donner mon avis sans trop faire de manières : ne parle de zébritude à personne. Cette notion est tartignole, et imaginons que tu exprimes très habilement ce que cela signifie pour toi à des personnes (autant dire que tu transformes une idée bébête en idée intelligible), si un jour elles se renseignent d'elles-mêmes, elles vont tomber sur un méli-mélo de prétentions et de pseudosciences, que ce soit dans les livres ou sur internet.
Reste l'option de leur parler de ton intelligence qui crée un hiatus entre toi et le commun des mortels... c'est craignosse également.
Le truc, c'est qu'à mon sens, le Q.I. c'est pas le plus important, moi dans les relations ce qui me dérange, c'est pas forcément l'aspect qui touche à "l'intelligence" mais bien l'aspect émotionnel. Après, il y a également les gens qui diront qu'aucune preuve scientifique n'a été trouvée concernant un lien entre l'hypersensibilité, l'hyperémotivité et l'intelligence...
J'avais pas encore lu jusque là.
Le problème, c'est qu'on en revient toujours au débat où l'on doit caractériser cette différence et je n'aime pas la caractériser par le Q.I., parce qu'honnêtement, le Q.I. de la personne, je m'en fous royalement, moi ce qui me gêne, c'est vraiment le fait que ma différence soit "intrinsèque à mon système" comme je le disais plus haut, elle fait partie de moi, elle n'est pas vraiment modifiable à proprement parler, je ne peux pas modifier mes connexions neuronales, ce qui fait qu'il y a cette différence cognitive, je peux seulement agir sur certains paramètres qui découlent d'un travail (développement personnel ou autre) sur le plan social. En bref, je pense qu'il faut pouvoir faire le tri entre ce qui est statique et ce qui ne l'est pas. Ceci dit, je fais déjà preuve d'une grande adaptation et une grande patience auprès des gens de manière générale et si ça bloque, c'est juste que je ne peux plus m'adapter. D'où le fait de vouloir faire comprendre cette différence, on en revient au problème initial.
Je comprends mieux ton point de vue, mais je ne partage pas ta théorie.
Précision que tu fais:

En clair, le HP à proprement parler et surtout le Q.I., je m'en contrefous, je ne cesse de répéter que je me concentre sur l'aspect émotif et rien d'autre. Cette personne a justement en tête l'image du surdoué qui a 0 problème dans sa vie et qui réussit tout, elle l'a très bien remarqué chez moi que je le suis mais je veux briser les clichés et avant tout, sauver la seule relation fiable et bienveillante qu'il me reste aujourd'hui... C'est la raison pour laquelle, je veux juste exprimer la différence cognitive dans le sens où lorsque ça touche à quelque chose de physique, c'est mieux compris que quelque chose qui ne se voit pas et je pense qu'une explication globale des fonctionnements divers qui peuvent exister chez moi pourrait aider à débloquer certaines choses, voilà tout. Et effectivement, comme je me tue à l'écrire depuis le début, c'est clairement insupportable pour moi de vivre comme je vis actuellement (cf ma réponse à Basilice au dessus). Et pour la question, oui, j'ai connu pas mal de mauvaises expériences, plus de mauvaises que de bonnes.

Donc en très clair, ce sur quoi j'insiste très fortement et ce qu'il y a à retenir en fait, c'est que j'utilise le terme HP/HQI/THQI ou "zèbre" parce qu'on est sur ZC mais je m'en fous de devoir dire que je suis HP ou pas, pour moi c'est pas ça qui compte c'est ce qu'il y a derrière (en occultant l'intelligence) qui doit s'exprimer, c'est tout.

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Message par Opportunity le Ven 10 Juil 2020 - 15:10

Hello,

Merci beaucoup Thiala pour ta réponse. J'aime beaucoup ton message avec la petite analyse d'un de mes topics précédents et truffé de passages un peu humoristiques tout en restant dans le sérieux. ~ Paradoxe ~ Razz

C'est d'ailleurs bien celui-ci qui m'a poussé à en venir ici. Bien-entendu, l'objet de mon topic ici n'est pas de parler de mes rapports avec les "non-zèbres" même si ça peut y faire référence mais plutôt discuter de ce parallèle lucidité/autisme, de cette possibilité ou non qu'il puisse exister des gens "miraculés" de ce type ou comme tu le dis, des "autistes" qui ne sont quasi pas détectables.

Bref, merci pour ta réponse, en espérant avoir d'autre avis ou points de vue ! Wink
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Message par Invité le Ven 10 Juil 2020 - 16:35

C'est juste que j'ai découvert des passages que je trouve éclairants sur cet autre topic.

J'ai bien mis en spoiler pour ne pas initier un hors-sujet.

J'espère aussi que tu auras plusieurs avis Smile

Est-ce que le fond de ta question (celle du sujet), c'est de savoir si dans l'absolu tu es trop lucide pour être autiste (on l'est ou on ne l'est pas, à ma connaissance), ou c'est de savoir si tu ne serais pas trop lucide et trop "fonctionnelle" pour pouvoir être considérée comme autiste d'un point de vue extérieur (ce qui aurait pu, dans le cas contraire, donner éventuellement la possibilité d'expliquer, de faire comprendre le malentendu (ce malentendu qui fait que certaines de tes connaissances croient que tu fonctionnes comme elles (voir la deuxième citation que j'ai insérée) et que tu as une personnalité dramatique (là, ce sont mes mots)) ?

Je préfère poser une question naïve, plutôt que de ne pas être sûr de bien comprendre.

Enfin, je veux dire, j'ai bien lu que ce que tu attends du sujet est indiqué ici :
Quels-sont vos avis sur la question lucidité/autisme ? Que pensez-vous de mon récit ? Vous pouvez échanger ici, n'hésitez pas !
... que tu ne veux pas parler de ton seul cas, que tu n'es pas contre que le sujet prenne un tour plus général... mais je me demandais tout de même quel était ton arrière-pensée, si tu en avais une. Je me demande, mais je comprendrais que tu ne répondes pas ; cela ne regarde que toi.

Édition : C'est une question philosophique, peut-être... :
L'écriture de ce post ainsi qu'une grosse phase d'introspection que je mène depuis environ 7 ans maintenant et qui ne cesse de me faire progresser me pousse à en arriver à la question suivante : "Est-on trop lucide pour être autiste ?".

Bref, en soi, la réponse,  je m'en fiche un peu, ça ne me hante pas jour et nuit de savoir si je suis autiste ou pas mais quand bien-même, je me pose la question, serai-je une personne qui était pré-destinée à vivre condamnée dans un autisme sévère mais miraculée ?
Je comprends que ça doit être une figure de style, mais pris au pied de le lettre, c'est surprenant, comme question. Rien n'est écrit, comme dit doc dans Retour vers le futur 3. Oui, il y a des choses qui sont comme elles sont et on imagine mal les changer ("le temps se perd, si n'existe pas"), mais tout n'est pas écrit.

Si tu as transcendé ton état de non-conscience précédent, si tu es devenue plus lucide que tu ne l'avais imaginé, c'est tout simplement que c'était du domaine du possible.


Dernière édition par Thiala le Sam 11 Juil 2020 - 3:17, édité 1 fois (Raison : fautes)

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Message par Edel le Sam 11 Juil 2020 - 0:56

Opportunity a écrit:tout le monde me répond que "Non, c'est pas possible, tu es beaucoup trop lucide pour être autiste.

C'est qui "tout le monde" ?


Opportunity a écrit:Un autiste n'a pas conscience de son trouble, sa pathologie et du fait qu'il soit malade".

Ça, c'est archi faux ! L'autisme est un spectre avec :
- l'autisme de Kanner bien intégré dans la conscience collective, avec une déficience intellectuel (QI < 70) et très souvent une dépendance ;
- l'autisme de haut niveau, autrefois appelé Asperger, méconnu parfois même des spécialistes, sans déficience intellectuelle et parfois avec surrefficience (souvent ICV très élevé, ce qui n'est pas mon cas).

Leur point commun est de répondre à la dyade autistique et chacun à leur manière.
(1) Déficits de la communication et des interactions sociales :
- déficit de la réciprocité sociale ou émotionnelle ;
- déficit des comportements non verbaux ;
- déficit du développement, maintien de la compréhension des relations.
(2) Caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts :
- mouvements répétitifs et stéréotypés ;
- intolérance aux changements, adhésion inflexible à des routines ;
- intérêts restreints ou fixes, anormaux dans leur intensité ou leur but ;
- hyper ou hypo sensibilité aux stimulus sensoriels.

Il existe donc un fossé immense entre un autiste de Kanner avec un Qi de 50 et un autiste Asperger avec un QI de 130 voire plus. Pour reprendre les mots que tu as cité, la bonne formulation pourrait être Non, c'est pas possible, tu es beaucoup trop lucide pour être autiste de Kanner. Un autiste de Kanner n'a pas conscience de son trouble, sa pathologie et du fait qu'il soit malade et encore que, je n'en suis pas certaine. Bien entendu qu'un autiste (Asperger) peut être (hyper)lucide, il suffit de parcourir le forum asperansa pour s'en rendre compte.


Thiala a écrit:tu peux être autiste et t'adapter suffisamment pour être quasiment "indétectable" en tant qu'autiste. Tu peux avoir eu des difficultés pour décrypter des comportements, ou pour ne pas paraître bizarre dans certains contextes..., tu peux avoir eu une conscience de ta propre identité défaillante, etc., et malgré tout avoir progressé pour tendre à sembler ne pas du tout être concernée par l'autisme, même sous le regard de personnes qui sauraient de quoi il s'agit (car cela s'améliore peut-être, mais pour le grand public, il n'y a pas longtemps, un autiste, c'était quelqu'un de mutique, qui crie et se balance d'avant en arrière si on le touche ou le brusque).

Ça, c'est archi vrai !

Edel

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Message par Opportunity le Sam 11 Juil 2020 - 1:40

Salut Edel,

Merci pour ta réponse ! Petit hors-sujet mais oui, voilà, en fait, je t'avoue que je trouve ça mitigé et je ne sais pas vraiment ce qu'il en est aujourd'hui de la notion de "trouble autistique" de manière générale.

J'ai connu beaucoup d'autistes Asperger qui considéraient qu'il n'existait finalement pas de "spectre" de l'autisme et qu'en quelques sortes, un "autiste lourd" (qui correspondrait à la forme de Kanner), ça n'existe pas, comme s'il n'existait qu'une seule forme d'autisme et qu'eux-mêmes n'étaient pas Asperger mais juste "autistes" mais qui au final se ramènerait à l'Asperger ou un mélange de population Asperger et de population Kanner mais ce n'est qu'une seule forme. En tous cas, je l'ai compris comme "Il n'existe qu'une seule forme d'autisme".

Ce qui est compliqué à comprendre lorsqu'on voit vraiment qu'il existe 2 formes bien distinctes qui correspondent bien à celles que tu as citées ci-dessus : L'autisme de Kanner et l'autisme Asperger. D'ailleurs, je ne comprends pas non plus pourquoi le terme "Asperger" est de moins en moins utilisé.

J'ai le souvenir d'avoir rencontré Josef Schovanec (diagnostiqué Asperger vers l'âge de 19 ans si ma mémoire est bonne), à une conférence sur "Le bonheur d'être autiste" dans un parc culturel de ma région et pour reprendre ses mots, il disait "Un autiste lourd, ça n'existe pas. Un autiste lourd, c'est moi quand j'ai trop mangé à Noël". Il parlait également de projets comme la création d'une Université pour les personnes autistes et avait tendance à parler de l'autisme comme une simple différence et non une pathologie.

Or, lorsque l'on est confronté à l'autisme de Kanner, j'imagine qu'on ne peut pas exclure le fait que ce ne soit pas une pathologie, après ça reste du vocabulaire médical ("syndrome", "pathologie", je ne connais pas toutes les nuances et j'espère ne pas être maladroite en écrivant ça) mais je pense que tu vois l'idée.

Concernant mon cas plus précisément, ces remarques viennent plutôt du cercle familial lors de conflits. Depuis toujours, je suis différente et j'ai jamais fonctionné comme les autres, alors dès que ça partait en cacahuète, on m'attribuait toutes les pathologies psychiatriques possibles comme ça, pour essayer de me convaincre que j'avais un comportement "anormal".

Qu'on soit bien d'accords là-dessus, j'ai toujours eu clairement conscience que c'était de la connerie, dans le sens où personne ici n'était habileté à poser un quelconque pseudo-diagnostic sur ma personne et que c'est totalement sans valeur, ça restait uniquement une manière de répondre dans le conflit de leur part mais ça reste... Ça reste en tête...

Cependant, depuis que je me pose réellement la question, je pense que ça colle vraiment bien avec tout ce qui a été dit ci-dessus, concernant l'adaptation suffisante pour être quasi "indétectable".
En fait, ce que j'ai du mal à comprendre, c'est que si je dois résumer, j'ai l'impression que depuis que je suis gosse, j'étais à une frontière de l'autisme de Kanner (en terme de comportements, notamment) et depuis l'adolescence, c'est comme si c'était passé du côté "Asperger". C'est bizarre à dire. Je précise que je n'ai jamais passé le test diagnostic TSA mais ce ne sont que des hypothèses car je peine à comprendre cette transition brutale.
Je comprends pas d'où vient ce déblocage du jour au lendemain qui fait que tout a changé et c'est vraiment ça qui paraît intrigant.

De plus, ce que j'ai vraiment du mal à vivre, que ce soit dans le fait d'être HPI ou dans le fait d'avoir un "trouble autistique", c'est vraiment le fait d'être quasi comme tout le monde mais d'avoir h24 cette limite d'adaptation et ce mal-être qui me rappelle que non, je ne suis pas comme tous les autres autour et que c'est différent. Et c'est franchement dur de demander de l'aide dans ces cas là, parce que c'est pas simple de devoir expliquer sa différence au-delà des clichés.
Et là, ça fait un peu référence à mon topic sur les rapports avec les "Non-zèbres" dont Thiala parlait beaucoup au début, le besoin d'expliquer sa différence se fait ressentir dans un besoin d'aide et de compréhension, lorsque j'atteins ma limite en fait. Fin, voilà, pour moi c'est vraiment nécessaire et indispensable en tous cas.

Bref, tout ce que je peux dire c'est que malgré tous les progrès, je n'arrive toujours pas à me projeter en raison de bon nombre de blocages restants, dans une vie active plus tard.
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Message par Edel le Sam 11 Juil 2020 - 10:14

Opportunity a écrit:J'ai connu beaucoup d'autistes Asperger qui considéraient qu'il n'existait finalement pas de "spectre" de l'autisme et qu'en quelques sortes, un "autiste lourd" (qui correspondrait à la forme de Kanner), ça n'existe pas, comme s'il n'existait qu'une seule forme d'autisme et qu'eux-mêmes n'étaient pas Asperger mais juste "autistes" mais qui au final se ramènerait à l'Asperger ou un mélange de population Asperger et de population Kanner mais ce n'est qu'une seule forme. En tous cas, je l'ai compris comme "Il n'existe qu'une seule forme d'autisme".

Je suis très étonnée de lire ces mots mais je me demande si tout ne serait qu'une simple question de sémantique et qu'au final on y met le même concept derrière. Cela dépend ce qu'ils mettent derrière le mot "spectre" car pour moi c'est justement une notion de continuum et donc d'une certaine manière d'unicité et cela rejoint ma propre perception des choses, i.e. il existerait :
- un fonctionnement cognitif classique avec des déficients, des normaux et des surreficients = spectre classique.
- un fonctionnement cognitif autistique avec des déficients (Kanner), des normaux (Asperger) et des surreficients (T-HQI-Asperger) = spectre autistique.
Donc "une seule forme d'autiste" = "un fonctionnement autistique" = "un spectre autistique".


Opportunity a écrit:Ce qui est compliqué à comprendre lorsqu'on voit vraiment qu'il existe 2 formes bien distinctes qui correspondent bien à celles que tu as citées ci-dessus : L'autisme de Kanner et l'autisme Asperger. D'ailleurs, je ne comprends pas non plus pourquoi le terme "Asperger" est de moins en moins utilisé.

Je trouve cette distinction très pertinente et nécessaire puisqu'en général un autiste de Kanner qui n'est autre qu'un autiste avec une déficience intellectuelle, nécessite une prise en charge spécifique, souvent dans un centre spécialisé, ne pouvant pas vivre de manière indépendante.


Opportunity a écrit:J'ai le souvenir d'avoir rencontré Josef Schovanec (diagnostiqué Asperger vers l'âge de 19 ans si ma mémoire est bonne), à une conférence sur "Le bonheur d'être autiste" dans un parc culturel de ma région et pour reprendre ses mots, il disait "Un autiste lourd, ça n'existe pas. Un autiste lourd, c'est moi quand j'ai trop mangé à Noël". Il parlait également de projets comme la création d'une Université pour les personnes autistes et avait tendance à parler de l'autisme comme une simple différence et non une pathologie.

Je suis très mitigée sur ses propos mais on en revient probablement à ce que j'évoque plus haut : une question de sémantique et d'angle de vue. Oser dire qu'il n'existe pas d'autisme lourd me parait très délicat sauf s'il dissocie le fonctionnement autistique du quotient intellectuel. De même qu'il n'a pas à parler au nom de tous les autistes et que si lui, il ne vit pas son autisme comme une pathologie c'est une très bonne chose mais c'est loin d'être le cas de tous les autistes et c'est dangereux de banaliser cet état. Encore une fois cela peut dépendre du point de vision : l'autisme en tant que tel, dans son intégrité et pris hors environnement sociétal actuel, pourrait effectivement ne pas être considéré comme une pathologie (hors Kanner mais cette pathologie serait allouée à la déficience intellectuelle). Les tendances seraient inversées : la société serait façonnée par et pour les autistes ils vivraient pleinement. Mais dès lors qu'on l'intègre dans le monde sociétal actuel, façonné par et pour la norme, l'autisme est vécu pour beaucoup comme une pathologie, et parfois lourde. Je ne suis absolument pas d'accord avec lui quand il parle de l'autisme comme une simple différence et on en revient à ma réponse sur une autre discussion.





Opportunity a écrit:Or, lorsque l'on est confronté à l'autisme de Kanner, j'imagine qu'on ne peut pas exclure le fait que ce ne soit pas une pathologie, après ça reste du vocabulaire médical ("syndrome", "pathologie", je ne connais pas toutes les nuances et j'espère ne pas être maladroite en écrivant ça) mais je pense que tu vois l'idée.

La pathologie c'est la science liée à la physiologie et à l'anatomie, qui a pour objet l'étude et la connaissance des maladies (causes, mécanismes, symptômes), ou le trouble ou la maladie en elle même. Aujourd'hui on parle de TSA : Trouble sur Spectre Autiste, regroupant tous les autistes non déficients. Un syndrome est un ensemble de symptômes constituant une entité, et caractérisant un état pathologique, donc c'est une liste de caractéristiques qui définit une pathologie. "Syndrome du Spectre Autistique" n'aurait donc aucun sens puisqu'il existe une multitude de profil autistique et chacun à ses propres "symptômes",  tous les autistes n'expriment pas de la même manière ni avec la même intensité les caractéristiques de la dyade par exemple. Il en est donc de même pour le terme "Syndrome Asperger" bien que l'on parle souvent "Asperger" tout court et qu'il aurait pu être gardé mais il est moins évocateur de la réalité, ou tout du moins de la représentation/conception moderne de l'autisme. De toute façon temps que l'on ne connaitra pas le mécanisme de manière purement scientifique (génétique notamment) cela reste conceptuel, comme pour la douance.


Opportunity a écrit:En fait, ce que j'ai du mal à comprendre, c'est que si je dois résumer, j'ai l'impression que depuis que je suis gosse, j'étais à une frontière de l'autisme de Kanner (en terme de comportements, notamment) et depuis l'adolescence, c'est comme si c'était passé du côté "Asperger". C'est bizarre à dire. Je précise que je n'ai jamais passé le test diagnostic TSA mais ce ne sont que des hypothèses car je peine à comprendre cette transition brutale. Je comprends pas d'où vient ce déblocage du jour au lendemain qui fait que tout a changé et c'est vraiment ça qui paraît intrigant.

Personnellement cela ne me choc en rien et me parait tout à fait plausible.


Opportunity a écrit:De plus, ce que j'ai vraiment du mal à vivre, que ce soit dans le fait d'être HPI ou dans le fait d'avoir un "trouble autistique", c'est vraiment le fait d'être quasi comme tout le monde mais d'avoir h24 cette limite d'adaptation et ce mal-être qui me rappelle que non, je ne suis pas comme tous les autres autour et que c'est différent. Et c'est franchement dur de demander de l'aide dans ces cas là, parce que c'est pas simple de devoir expliquer sa différence au-delà des clichés.

Je partage profondément ton sentiment, et ce qui a été très dur à vivre c'est de paraitre normale au point de ne pas être prise au sérieux par les premiers spécialistes que j'ai rencontré. Je ne ressens pas forcément de mal être mais de la tristesse et beaucoup de frustration, peut-être est-ce la même chose pour toi. L'autisme féminin est particulier et méconnu, lorsqu'en plus on est (T)HQI on rentre dans des statistiques très peu élevé et donc très peu (re)connus. J'ai justement cette grande difficulté à faire comprendre ma singularité et tout ce qui se cache derrière les apparences. Je ne sais pas si on peut parler d'un avantage mais à trente ans passé, lorsque l'on plait aux hommes, qu'on est une bosseuse et une débrouillarde (mes excuses pour ce gros manque d'humilité qui me met mal à l'aise) mais qu'on vit toujours seule et qu'on est en re-re-conversion professionnel, cela commence à être plus "crédible" aux yeux des très rares personnes à qui je me confie. Puis quand on me répond que je parais normale et qu'on ne peut pas tellement s'en douter, je commence à le prendre pour un compliment. Je pense surtout avoir besoin de tout balancer, je ne sais pas encore de quelle manière, peut être un écrit mais tout garder pour soi c'est difficile et c'est ce que j'appelle "le poids du silence". Du coup j'ai dévié sur ma propre expérience mais peut être que cela te parlera.


Opportunity a écrit:Bref, tout ce que je peux dire c'est que malgré tous les progrès, je n'arrive toujours pas à me projeter en raison de bon nombre de blocages restants, dans une vie active plus tard.

Qu'entends-tu par vie active ?

Edel

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Message par Invité le Dim 12 Juil 2020 - 1:49

Opportunity a écrit:En fait, j'étais toujours très introvertie mais je pouvais avoir quelques moments d'extraversion (si on peut dire ça comme ça) et beaucoup de coups de génies, très souvent inattendus. Je sortais souvent des phrases réalistes que je ne savais pas d'où je sortais, comme si je ne contrôlais pas mon esprit, qui étaient très souvent appréciées selon le contexte dans lequel je les sortais et parallèlement à ça, je paraissais absolument incapable de pouvoir penser ou formuler des idées par moi-même, je n'avais aucun sens critique, aucune opinion sur rien, comme si mon cerveau n'était qu'une immense boîte vide qui ne comportait plus rien. C'est exactement à ce moment là que j'ai commencé à prendre conscience du fait que j'avais vraiment un gros problème.

À noter que, cependant, je n'avais pas de souci au niveau de l'utilisation de ma mémoire ou des autres capacités de réflexion qui m'étaient plutôt très automatiques. En fait, c'est comme si avant, je faisais tout de manière automatique, très robotisée, sans forcément penser, ni réfléchir à pourquoi est-ce que je faisais ces choses là.

Je décris souvent cet état comme ceci : "J'ai une sorte de trou noir en ce qui concerne 'ma conscience', comme si je n'ai pris conscience que très tard, de ce que c'était "avoir une vie", lors d'une crise existentielle. Avant ça, j'étais à un stade où on pouvait comparer mon train de vie à celui d'une personne atteinte "d'autisme sévère" (je dis ça très sérieusement), passive au plus haut point, autonomie proche de 0, juste des illuminations de génie de temps à autre mais c'était tout quoi, c'est comme si j'avais pas vraiment de vie ou aucune conscience de ce qu'était une vie et j'attendais, je ne disais pas grand chose, juste j'attendais que ça se passe..."

Bref, une fois cette immense crise qui a duré très certainement 13-14 ans passée, tout a commencé à se débloquer au fur-et-à-mesure, comme si en fait, du jour au lendemain, quelqu'un avait réactivé mon cerveau et que je commençais enfin à avoir des fonctionnalités "classiques", comme tous les gens de mon âge.
En fait, c'est comme si du jour au lendemain, j'avais l'impression de réaliser que j'avais une vie, qu'il fallait la remplir et que j'étais seule, livrée à moi-même pour commencer tout ce chemin.
Tu sais, ce n'est pas une question d'autisme ce que tu évoques ici. Il y a des gens qui ne commencent à vraiment vivre que très tard : des gens qui ne se sont jamais sentis libres de leurs actions, et qui vivaient sans vivre : qui subissaient sans réagir.
Si tu n'as jamais pensé par toi-même avant l'adolescence, cela n'a rien d'exceptionnel. Tu fais référence à un autisme sévère que tu aurais eu, mais c'est impossible si tu as toujours été "réactive" sur le plan intellectuel. Je ne dis pas par là que les autistes qui ne sont pas "high functioning" sont bêtes ou sans intelligence, sans créativité, mais ils ont des gros problèmes pour gérer seuls le quotidien : par exemple, boutonner une chemise, être conscient de ce qui se passe autour d'eux sans être fixés sur des détails insignifiants ou des pensées qui les rendent souvent "absents", etc. Ils ne sont pas autonomes comme peuvent l'être les aspies et ça n'évolue pas grâce à une subite crise existentielle. L'autisme "sévère", c'est celui à la rain man, inspiré par Kim Peek.

Je cité dans le premier message dans lequel je te répondais un passage dans lequel tu dis que les zèbres s'inventent des maladies et dramatisent... Là, on est pile dedans.


Dernière édition par Thiala le Dim 12 Juil 2020 - 2:03, édité 1 fois

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Message par Opportunity le Dim 12 Juil 2020 - 2:01

Bonsoir,
Merci Edel pour ta réponse de nouveau, je communique ce soir via mobile, je ne pense donc pas que c'est la manière la plus optimisée pour répondre à ton long message mais promis, dès que je récupère un PC sous la main, je le fais.

En revanche, concernant le dernier message de Thiala, je suis outrée de ta réponse. Ce n'est pas parce que je n'ai pas décrit tout mon quotidien dans les moindres détails que cela ne me concerne pas. De plus, je pense qu'on ne doit pas avoir la même définition de capacités intellectuelles, je les décris de mon point de vue qui est très certainement différent de ta définition.

Pour ce qui concerne l'autisme de Kanner, la définition de l'autiste qui se balance d'avant en arrière avec les mains sur les oreilles, c'est moi les 15 premières années de ma vie, si tu veux savoir. Tu ne connais pas ma vie dans le moindre détail et je ne pensais pas qu'il était pertinent de préciser que je n'ai pu apprendre à me laver, manger et m'habiller seule à ce même âge où j'ai pris conscience que j'avais UN CERVEAU AVEC DES CAPACITÉS et pas simplement une vie.

Je trouve ta réponse extrêmement jugeante et bien plus pour te permettre de redéfinir la raison de ma venue ici. Si c'était pour répondre cela, autant ne pas revenir commenter. D'autant plus que comme je le dis depuis le début, mon topic ici ne fait absolument pas référence aux anciens. Il serait bien d'arrêter de me stalker, également. Bref, je ne porterai plus aucune considération envers tes réponses qui me paraissent extrêmement provocantes et jugeantes.
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Message par Seiphys le Dim 12 Juil 2020 - 2:03

Bonsoir, ( postez sans lire les.deux.derniere intervention)

Bonsoir Opportunity, Smile

C' est un sujet vraiment très interpellant je trouve, ça m' évoque différente chose

La notion qui est dans cette phrase =
:L 'unique différence entre un fou et moi c' est que moi je ne suis pas fou .

Alors je sais pas ça ressemble à ce que l' on appel une figure de style mais je serais bien embêté pour trouver laquelle...des idées ?

Et cette autre notion/ figure de style que l' on trouve dans les formulations Trop ------pour être ------

tiens ça pourrait être un jeu avec la variante pas assez ------pour être -----( et ne pas être etc ...) Pour relativiser un peu le manque de puissance de la manière de poser la problématique pour interroger un pan du réel ( pas hyper satisfait de la formulation, j' espère que l' idée passe), ça fait un peu slogan quoi ... PS entendons nous bien cela ne remet pas en quest l' existence de la problématique !

Sinon grand merci aux intervenant pour les messages, très éclairant sur le type d' expérience traduite en mot que cela engendre.

Vous souhaitant un bon présent 👋







Dernière édition par Seiphys le Dim 12 Juil 2020 - 2:10, édité 1 fois

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Message par Invité le Dim 12 Juil 2020 - 2:05

Je ne stalke pas, je lis.

Bon, ben, salut.

Passer de autiste "lourd" à autiste "indétectable", ce n'est pas imaginable pour moi, qui n'y connais, c'est vrai, pas grand chose. Tu avais dit qu'il fallait se sentir libre de participer : c'est ce que j'ai fait.

Bonjour, le psychodrame...


Dernière édition par Thiala le Dim 12 Juil 2020 - 2:14, édité 2 fois

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Message par Opportunity le Dim 12 Juil 2020 - 2:10

Je pense plutôt que tu lis et interprète surtout BEAUCOUP Thiala.
Sur ce, salut.

Seiphys merci pour ta réponse. La forme du titre du "Trop... Pour être..." était une sorte de référence à JSF malgré le fait que je n'accroche clairement pas du tout à une bonne partie de ses idées.
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Message par Invité le Dim 12 Juil 2020 - 2:19

Je pense plutôt que tu lis et interprète surtout BEAUCOUP Thiala.
T'es comme les faux handicapés qui oublient de boiter... T'es autiste quand ça t'arrange et la seconde d'après tu prétends savoir ce qui se passe dans ma tête...

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Message par Opportunity le Dim 12 Juil 2020 - 2:26

Je ne pense pas non. Ta réponse est une fois de plus très blessante, le topic n'avait pas à vocation de créer un clash et je me fais déjà suffisamment assez insulter sur ce site à cause de malentendus ou pour des histoires auxquelles je ne suis même pas mêlée initialement, merci d'éviter les insultes gratuites.

Je n'ai jamais dit que tu n'avais pas le DROIT de participer, j'ai simplement dit qu'il y a une différence entre dire qu'à tes yeux ça ne te paraît pas imaginable, ce que je peux comprendre et dire que j'essaie de m'inventer un problème qui n'a pas lieu d'être en lâchant quelques jugements par-ci, par là...

Je pense avoir repéré qui tu peux bien être avec ton autre compte... Et j'ai compris pourquoi tu as décidé de le recréer. Mais bref, ce n'est pas mon problème...

De plus, je n'ai rien prétendu, j'ai juste remarqué que tu m'appropries des façons de faire qui sont fausses et vont à l'encontre de mes valeurs morales. Ça, c'est de la part de "la fausse handicapée qui oublie de boîter".
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Message par Invité le Dim 12 Juil 2020 - 3:57

Je pense avoir repéré qui tu peux bien être avec ton autre compte... Et j'ai compris pourquoi tu as décidé de le recréer. Mais bref, ce n'est pas mon problème...
Comme je le disais... autiste "lourde" et fine psychologue...

Allez... salut !

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Message par Opportunity le Dim 12 Juil 2020 - 4:10

Au cas où tu déciderais d'effacer des réponses par honte de tes propos malveillants, je me permets de recopier ce passage :

"Aujourd'hui à 3:57
par Thiala
Comme je le disais... autiste "lourde" et fine psychologue..."

Ou juste une personne à qui tu as déjà fait du mal par le passé qui reconnaît simplement tes façons de faire et d'écrire. Quoi qu'il en soit, je m'en fiche de ce que tu peux bien penser, j'espère que tu t'en voudras longtemps de blesser les gens aussi gratuitement... De plus, la pertinence de tes propos veut tout dire...

Je ne sais pas ce que tu recherches à travers toute cette provocation et méchanceté gratuite mais sache que je ne t'ai rien fait ni rien demandé...

Puis qu'est-ce que ça peut bien te faire ce que je suis après tout ? Parce que là, c'est de l'acharnement gratuit. Surtout que j'ai parlé de transition entre autisme lourd et autre type, jamais d'autisme lourd à vie donc à ta place, mes remarques je les mettrai là où je pense. Puis si comme tu le dis toi-même tu n'y connais pas grand chose au sujet, en quoi c'est pertinent pour toi de venir pour démonter des propos sincères qui décrivent une réalité stricte, pure et dure ? T'as cru que c'était un jeu ? Ou peut-être que tu t'ennuies juste... Va donc embêter d'autres gens alors mais pas quelqu'un qui n'avait rien demandé... Je comprends pas que ça t'apporte. Je me contente simplement de décrire ma situation en relatant DES FAITS RÉELS, pas en m'inventant une quelconque vie.


Surtout que j'ai absolument rien affirmé si tu avais lu correctement, je ne fais que de la pure description et c'est pas de ma faute si ça colle... Voir si ça a même pu bien trop coller pour vos esprits trop Cartésiens...

Nan mais et puis quoi encore ? La prochaine fois c'est je vais devoir me tirer une balle parce que c'est de ma faute si les choses coïncident sans qu'elles n'aient de forte cohérence scientifiquement parlant ? Je ne l'ai pas choisi point, je me questionne, il était normal que je demande des avis... Mais en revanche, pas normal de recevoir autant d'acharnement et de mépris. Et pour le coup, dans ce contexte, le mot "normal" prend TOUT son sens.

A partir du moment où tu cites tous mes propos quitte à aller piocher dans d'anciens sujets pour t'amuser à en démonter chaque phrase qui n'est que le fruit de vérités absolues car faits réels concernant ma vie, je pense que c'est pcq tu as un truc qui doit pas tourner rond parce que  c'est vraiment grave d'en arriver à ça.
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Message par Seiphys le Dim 12 Juil 2020 - 6:05

Je t' en prie Opportunity, bon courage...


Aujourd'hui globalement, si j' ai bien compris, on ne parle plus de handicape mais de situation de handicape.

Exemple sur la taille : avec une personne de grande taille qui va pouvoir jouer en NBA ( situation d' avantage ? ) mais ne pas pouvoir conduire une voiture standard, ni même utiliser les transports en commun ( situation de handicape), du coup on essaye d' dadapter la situation, en NBA c' est cool ils ont assez. de pouvoir pour se faire faire le tout sur mesure...cette exemple à donc des limites .

Trop grand pour entrer dans la voiture, Trop petit pour dunker, Trop moyen pour être drafté , Trop blessé pour être pro

et les corrolaire

.. Trop entré dans la voiture pour être grand, trop dunké pour être petit, trop drafté pour être moyen, bref z' avez compris


Voilà voilà c' ' est un peu nul mais j' ai que.ça sous le cabochons...je m' en vais relire Edel tiens....

Bon début de dimanche


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Message par Invité le Dim 12 Juil 2020 - 11:21

Heureusement qu'il y a des lecteurs sur le forum, tant qu'il y aura autant de nombrilistes. Je me fais houspillé parce que j'ai dit quelque chose qui ne te plaisait pas, et ça m'est égal. Je réagis à des mots, car nous sommes sur un forum, et je donne mon avis, car je suis aussi bête que tout un chacun.

Je ne m'en veux pas, je te trouve juste ingrate et dramatique pour deux fois rien.

Je trouve ça manipulateur de ta part d'avoir voulu endosser si bien le rôle de victime, parce que, semble-t-il, j'ai dit deux mots de trop. Continue ta comédie, ou arrête ton char, ça m'est égal.

Tout le monde n'a pas à être de ton avis...

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Message par Opportunity le Dim 12 Juil 2020 - 11:49

Pour l'instant s'il y a quelqu'un ici qui paraît nombriliste, ingrat et fait sa victime, c'est bien toi en continuant de répondre à ce topic pour surenchérir... Si tu remarques bien, je n'utilise pas de propos irrespectueux envers toi. On dirait que tu essaies de te prouver quelque chose ou de prouver quelque chose aux autres... Peut-être as-tu déjà eu une réputation ici par le passé ?

J'en ai rien à faire qu'on soit de mon avis ou non, je vais pas aller bouder pour ça, j'ai plus cet âge, j'accepte toutes les réponses à partir du moment où elles ont un fond sain et bienveillant. Je n'en ai juste pas rien à faire que l'on me prenne en grip pour si peu, justement. Je pense que tu devrais te relire pour voir les propos que tu emploies. Si tu es encore une fois ce genre de personne qui ouvre un débat sans fin pour savoir qui a raison comme toutes ces personnes aux propos mal placés et méprisants ici, et bien ce sera sans moi. Inutile de me dire "Salut" à la fin de chacune de tes réponses si c'est pour venir en rajouter une couche, à part rajouter du mépris qui permettra au destinataire de finir en larmes, je vois pas trop ce que ça peut apporter, ce n'était pas l'objectif du topic, me semble-t-il.

Et il n'y a pas d'histoire de coupable ou victime ici, on est pas au tribunal, je dis juste avec des mots clairs et bien pesés que certains propos ne sont pas du tout appropriés, jugeants et malveillants, point barre.

Le but c'était pas que tout le monde soit de mon avis, c'était seulement de comprendre la transition brutale qui a pu me faire passer d'un état à l'autre, pas de débattre sur les états en question. Encore une fois je le répète, tu ne connais pas ma vie privée, ni mon quotidien et comme j'ai pu le citer en réponse à Edel, au même titre que d'autres, tu n'es personne ici pour te permettre d'affirmer ou non ce que je suis.

Tu dis qu'à tes yeux, ça ne te paraît pas concevable, ok, pas de souci, si tu regardes bien, aucun problème avec ta première réponse. Et avis que je peux partager aussi parce que scientifiquement parlant, trop intrigant... Mais pourtant, malheureusement, je dis des choses qui sont vraies et qui collent et qui sont pas très loin d'être confirmées médicalement parlant (au vu du grand nombre d'éléments passés retrouvés qui permettent de reconstituer un tout, j'ai un dossier en béton). En clair, il serait bien d'arrêter de me matraquer de propos jugeants quand on ne sait rien sur moi, tout ça pour répondre à côté de la plaque quand on a pas compris l'objet du topic. Mais bon, plus facile de pouvoir injurier derrière un écran pour toi, j'imagine.

Bref, comme je l'ai dit quelques réponses au-dessus, je vais pas aller me jeter d'un fossé parce que les 2 états ont collé, je ne l'ai pas choisi et puis c'est tout. Ça fait juste partie des bizarreries de la vie que je tente de comprendre et expliquer par des mots vrais et des faits réels, pas pour me faire incendier.
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Message par plusHPquI le Dim 12 Juil 2020 - 12:25

https://informations.handicap.fr/a-hugo-horiot-comedien-autisme-7673.php

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Message par Mentounasc le Dim 12 Juil 2020 - 13:11

Je n'ai pas eu la patience de lire tout ce qui t'a été dit, je réponds juste parce que ta phrase d'accroche "trop lucide pour être autiste" me fait bondir.
La lucidité, ce n'est pas une caractéristique intrinsèque ou innée. Ce n'est pas non plus un don ou une tare.
C'est quelque chose qui se développe en fonction de la personnalité, des connaissances et du vécu.
Il n'y a donc pas de rapport direct entre lucidité et autisme, asperger ou zébritude. Tout juste peut-on dire que le fait d'être HP favorise la lucidité (comme cela favorise l'empathie), mais aller plus loin serait une hérésie. Ce serait comme dire "trop porté sur les fruits pour aimer faire du cheval".
Bref, tu peux être lucide sans être autiste, être les deux, ou l'inverse. La question est donc inutile selon moi.
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Message par Parisette le Dim 12 Juil 2020 - 14:01

Opportunity, je me suis faite la meme remarque que Thiala sur ton autisme lourd qui aurait évoluer, je dois avouer.

Peut-être effectivement qu'il nous manque des brides de ton histoire.
La forme de l'autisme peut évoluer, c'est d'ailleurs pour ca qu'on ne les distingue plus officiellement dans le diagnostic.
Mais il évolue au prix d'un travail très lourd pour l'enfant.
Je suis aussi tres sceptique qu'on puisse passer d'un autisme de Kanner à un syndrome Asperger sans que l'autisme ait été diagnostiquer et gérer.

Par contre, là où je differe d'avis avec Thiala, c'est qu'un autiste sévère, considéré peut-être à l'origine comme deficient mental peut tout à fait se reveler avoir une intelligence normale, et évoluer dans le spectre. C'est le cas par exemple d'Hugo Horiot

En discuter, sans s'enerver pourrait etre plus constructif Wink
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Message par Edel le Dim 12 Juil 2020 - 16:11

Thiala a écrit:Tu sais, ce n'est pas une question d'autisme ce que tu évoques ici.

Qu'en sais-tu ? Je comprends qu'une telle affirmation puisse blesser Opportunity.


Thiala a écrit:Si tu n'as jamais pensé par toi-même avant l'adolescence, cela n'a rien d'exceptionnel. Tu fais référence à un autisme sévère que tu aurais eu, mais c'est impossible si tu as toujours été "réactive" sur le plan intellectuel. Je ne dis pas par là que les autistes qui ne sont pas "high functioning" sont bêtes ou sans intelligence, sans créativité, mais ils ont des gros problèmes pour gérer seuls le quotidien : par exemple, boutonner une chemise, être conscient de ce qui se passe autour d'eux sans être fixés sur des détails insignifiants ou des pensées qui les rendent souvent "absents", etc. Ils ne sont pas autonomes comme peuvent l'être les aspies et ça n'évolue pas grâce à une subite crise existentielle. L'autisme "sévère", c'est celui à la rain man, inspiré par Kim Peek.

Elle n'a jamais dit se penser autiste de Kanner, mais avoir un comportement semblable jusqu'à l'adolescence, la nuance est fine mais à toute son importance. Encore une fois la seule différence entre autisme de Kanner et un autiste Asperger c'est le score obtenu au test de QI, je parle du diagnostic. Connais-tu les résultats d'Opportunity ? Connais-tu son profil cognitif ? Ses pics d'habileté ? Sachant que selon les (neuro)psychologues l'étiquette HQI n'est pas attribuée sur les même bases. L'environnement dans lequel on évolue durant notre enfance peut grandement impacter notre développement et il arrive effectivement qu'un enfant s'ouvre au monde sur le tard alors en quoi serait-ce différent pour les autistes ? C'est le piège des stéréotypes véhiculés par les médiats : non, l'autisme de Kanner ce n'est pas que celui à la Rain Man. L'autisme est un spectre, c'est à dire un continuum  donc il existe une multitude de nuances.


Thiala a écrit:Je cité dans le premier message dans lequel je te répondais un passage dans lequel tu dis que les zèbres s'inventent des maladies et dramatisent... Là, on est pile dedans.

C'est très exactement la raison pour laquelle la démarche de diagnostic de l'autisme est un véritable calvaire et parcours du combattant... La, on est pile dedans pour reprendre tes mots ! Tu n'as pas à affirmer une telle chose, tu n'es pas qualifier pour, personne ici sur le forum ne l'est. C'est déplacé et très maladroit de ta part. Je ne pense que pas que tu te rendes compte des conséquences que cela peut avoir, ce qui se confirme d'ailleurs aux vues des échanges qui ont suivi ton message. Je me revois deux ans plus tôt devant la psychologue qui ne m'a pas du tout prise au sérieux quand j'ai parlé pour la première fois d'autisme et m'a dit d'arrêter de vouloir à tout prix me mettre dans des cases.


Expose tes idées sans les imposer, cela passera mieux...  Wink

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Message par Parisette le Dim 12 Juil 2020 - 16:52

Edel,

Opportunity dit quand meme clairement qu'elle estime avoir traversé une periode d'autisme severe jusqu'à 13/14 ans

On sent qu'elle s'est beaucoup documentée et on peut se demander si elle ne cherche pas une pathologie pour expliquer son comportement
D'ailleurs pour info, l'autisme n'est pas une "pathologie", sinon on pourrait en guérir. Sauf qu'on n'en guéri pas, on peut juste apprendre les habiletés sociales pour mieux s'adapter au reste du monde

Opportunity a écrit:Je décris souvent cet état comme ceci : "J'ai une sorte de trou noir en ce qui concerne 'ma conscience', comme si je n'ai pris conscience que très tard, de ce que c'était "avoir une vie", lors d'une crise existentielle. Avant ça, j'étais à un stade où on pouvait comparer mon train de vie à celui d'une personne atteinte "d'autisme sévère" (je dis ça très sérieusement), passive au plus haut point, autonomie proche de 0, juste des illuminations de génie de temps à autre mais c'était tout quoi, c'est comme si j'avais pas vraiment de vie ou aucune conscience de ce qu'était une vie et j'attendais, je ne disais pas grand chose, juste j'attendais que ça se passe..."

Bref, une fois cette immense crise qui a duré très certainement 13-14 ans passée, tout a commencé à se débloquer au fur-et-à-mesure, comme si en fait, du jour au lendemain, quelqu'un avait réactivé mon cerveau et que je commençais enfin à avoir des fonctionnalités "classiques", comme tous les gens de mon âge.


Opportunity a écrit:Je ne vous raconte même pas l'atrocité quand on est vite invité aux anniversaires des camarades de classe en maternelle et au primaire ou encore les sorties scolaires obligatoires, un véritable enfer ! De plus, en retombant sur de vieux bulletins scolaires (datant du début de ma scolarité) qui étaient brillants, je voyais régulièrement apparaître dans les appréciations que je ne m'exprimais pas spontanément à l'oral. J'étais également, en dehors, du cadre scolaire très très introvertie et anormalement calme.
Un autiste severe invité aux anniversaires, ca n'existe pas. Meme un autiste asperger est rarement assez populaire pour être invité aux anniv.
En tout cas, je comprends que tu as eu une scolarité classique... Ce qui me paraît impossible pour un autiste sévère... J'ecris"me parait" parce que peut-être que tu etais dans le privé. Deja pour un aspi, la scolarité c'est pas simple... L'introversion... J'ai un doute que ce soit un trait caractéristique de l'autisme

Opportunity, tu nous partage tes impressions, mais là dans ce que tu decris, je ne vois pas d'autisme, je ne vois pas une enfant difficile. Je lis un fort repli sur toi par contre
Pourquoi penses-tu à l'autisme ?

La réaction tres vive que tu as eu face aux reponses de Thiala ne vont pas vraiment non plus dans le sens d'un autisme d'apres moi, mais plus d'une blessure narcissique.

Je suis dehors
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Message par Edel le Dim 12 Juil 2020 - 17:27

Parisette a écrit:On sent qu'elle s'est beaucoup documentée et on peut se demander si elle ne cherche pas une pathologie pour expliquer son comportement.

On en revient à mon rendez-vous avec ma psychologue, pour découvrir l'autisme on a d'autre choix que de se documenter puisque très peu de spécialistes (psychologues, neuropsychlogues, psychiatres) connaissent le sujet et que la France à plus de 40 ans de retard, surtout pour les femmes et encore plus pour les femmes HQI. C'est à double tranchant puisque nous passons pour des personnes fragiles qui cherchent à tout prix à se trouver des excuses. Effectivement on peut se demander si elle ne cherche pas une pathologie mais elle peut avoir aussi raison. Ce n'est pas à nous d'en juger et c'est ce qui me dérange profondément dans la brutalité des propos de Thiala, ce n'est pas constructif et encore moins bienveillant.


Parisette a écrit:D'ailleurs pour info, l'autisme n'est pas une "pathologie"

Une pathologie définit un trouble ou une maladie, TSA = Trouble du Spectre Autistique donc pas définition l'autisme est actuellement définit indirectement comme une pathologie.  Smile
Je joue sur les mots mais cela illustre en partie ce que j'évoque dans "tout est question de sémantique et de ce qu'on met derrière les mots" parfois.


Parisette a écrit:Un autiste severe invité aux anniversaires, ca n'existe pas. Meme un autiste asperger est rarement assez populaire pour être invité aux anniv.
En tout cas, je comprends que tu as eu une scolarité classique... Ce qui me paraît impossible pour un autiste sévère... J'ecris"me parait" parce que peut-être que tu etais dans le privé. Deja pour un aspi, la scolarité c'est pas simple... L'introversion... J'ai un doute que ce soit un trait caractéristique de l'autisme.

J'ai très souvent été invitée aux anniversaires et j'ai été loin de ne pas être populaire, encore aujourd'hui bien que je limite mes interactions sociales depuis quelques années pour me préserver. Ma scolarité a longtemps été simple. Chaque autiste est différent et l'image que l'on en a actuellement émane quasi exclusivement du portrait masculin... L'autisme au féminin serait différent.


Parisette a écrit:Opportunity, tu nous partage tes impressions, mais là dans ce que tu decris, je ne vois pas d'autisme, je ne vois pas une enfant difficile. Je lis un fort repli sur toi par contre.

Moi j'en vois.


Ce n'est en rien pour te/vous contredire mais pour montrer que c'est loin d'être aussi simple.
Encore une fois, personne ici est à même de pouvoir poser un diagnostic sur la situation d'Opportunity, moi compris (je dis ça pour ceux qui nous lisent).


Parisette a écrit:La réaction très vive que tu as eu face aux réponses de Thiala ne vont pas vraiment non plus dans le sens d'un autisme d'apres moi, mais plus d'une blessure narcissique.

Je ne comprends pas et ne partage pas ces propos...

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Message par Opportunity le Dim 12 Juil 2020 - 18:02

Bon, je ne vais pas pouvoir m'attarder à répondre à chaque réponse une par une parce que je n'en ai pas les moyens actuellement, donc je vais essayer de combiner tout dans un seul post sans pouvoir re-citer quoi que ce soit :

plusHPquI, merci pour ton lien qui paraît intéressant même s'il ne me correspond pas vraiment, ce qui est décrit est déjà bien trop ouvert et sociable pour me ressembler. Ceci dit, merci pour ta réponse pertinente.

Mentounasc, je comprends dans ta réponse que tu n'as pas lu les réponses qui m'ont été données mais que tu t'es quasiment arrêté au simple titre du topic. Comme je l'ai dit dans les réponses, le titre était fait pour la forme et non le fond et est également issu d'une phrase que l'on m'a répété sans cesse pendant des années qui est la suivante : "Tu es trop lucide pour être autiste" avec le fait qu'on m'ait "traité" d'autiste à plusieurs reprises sur long terme, comme si c'était une insulte. De plus, la forme a été tournée de façon à créer une référence au fameux titre du bouquin de JSF (Jeanne Siaud-Facchin) qui est en partie à l'origine de ce concept de "zèbre" avec son livre "Trop intelligent pour être heureux ?", bien que je le répète, je n'adhère pas vraiment à ses idées. En effet, je ne suis pas très fan du concept qui consiste à dresser un portrait déjà tout fait du zèbre sachant que chaque zèbre est différent et unique et que cela amène pour énormément de gens à l'effet Barnum qui fait qu'ils se reconnaissent dans le portrait. Mon titre était une sorte de référence à ce bouquin car j'ai eu la chance de ne jamais avoir subi cet effet là et de ne pas connaître le concept de "zèbre" à l'époque où j'ai su que je l'étais et donc, n'ai subi aucun biais. Voilà voilà pour l'explication. Je pense qu'il serait bien de chercher des éléments de réponse dans le topic avant de poster pour répondre quelque chose de jugeant directement et essayer de démonter toi aussi tout ce que je dis.

Parisette, alors toi, y a pas mal à dire :

1) Alors pour commencer, oui, il manque énormément de brides de cette histoire et qui ne concernent que ma vie privée que je n'ai pas forcément envie d'étaler sur ZC, encore moins au milieu de tous ces gens qui m'en mettent plein la gu*ule. A commencer par le fait que tout le monde parle sur ce topic comme si je demandais si j'étais autiste ou non, alors qu'en fait, juste non quoi... Je décrivais des faits réels, d'autant plus que le mot "autisme" à mon sujet a été évoqué très tôt dans ma vie par beaucoup de professionnels, seulement, j'ai eu une famille qui n'a jamais voulu entendre ça, a préféré rester dans le déni, c'est tout. L'objet du topic était de chercher à une réponse à pourquoi cette brutalité dans la transition et aussi rapidement et ne portait en aucun cas sur le fait de savoir si j'étais passée à autiste de Kanner à autiste Asperger, la partie autiste de Kanner, c'est celle qui a été mentionnée dès le plus jeune âge par des professionnels de santé et ce n'est pas de ma faute si les comportements et une grosse partie des choses est la réalité et que c'est quasi certain 99,8% que j'ai été dans cet état et que maintenant, il est trop tard pour en savoir davantage.... Puisque visiblement, les professionnels de santé ont eu à faire à un phénomène qui ne se produit quasi jamais... Il n'y a pas que sur ZC que j'ai exposé ça, ne croyez pas si bien dire, les professionnels de santé sont sur le coup aussi...


2) Non, je ne me suis quasiment JAMAIS documentée sur le sujet, j'ai fait tout par introspection dès que j'ai découvert que j'avais cette capacité de pouvoir penser et établir des réflexions. Tout ce que je décris est issu de moi-même et uniquement moi-même (et de contacts avec des professionnels de santé consultés par le passé pour comprendre ce phénomène de transition avec les personnes en question ayant évoqué l'autisme de Kanner très tôt), pas de recherches internet ou quelconque autre documentation de type virtuelle ou de personnes ne m'ayant pas connu dès le plus jeune âge.

3) En ce qui concerne les invitations aux anniversaires les fameuses, sache que je ne suis pas enfant unique et que j'ai une graaaande fratrie... Des gens, scolarisés NORMALEMENT eux, et ça a toujours été aux parents d'organiser ces choses là, jamais à moi, on m'imposait ces sorties parce qu'il fallait y emmener les autres aussi, bien que je n'y faisais rien, du peu de souvenirs que j'ai de ces moments là. Donc s'il te plaît, ne juge pas sans savoir. Concernant ma scolarité, ça reste très tabou, on m'a autorisé à suivre une scolarité "normale"/classique en espérant qu'un jour, il y ait de quelconques modifications sur mon état et pour te dire, et bien, ça n'a pas raté et je peux même le prôner aujourd'hui, j'en suis fière même si je sais que je ne pourrai pas assumer une vie correcte en totale autonomie et trouver un emploi comme les autres plus tard. De plus, je ne comprends pas pourquoi tu associes au mot "autisme" des caractéristiques. Parce que cela confirme encore une fois que tu essaies de démonter mes propos en sous-entendant que j'ai fait des recherches sur les caractéristiques liées à l'autisme alors que je n'en ai jamais fait, du moins, jamais documentée autrement que par des professionnels de santé que s'occupaient de mon cas, comme je l'ai dit ci-dessus.

Si tu n'y vois pas d'autisme, et bien c'est ton avis, que veux-tu que j'y réponde ? Pour en revenir à l'objet principal du topic, le but c'était d'avoir des informations sur ce qui a pu causer la transition d'un état à l'autre. Le seul document manquant pour pouvoir dire que je suis Asperger aujourd'hui, c'est le test TSA car les tests de Q.I. ont montré seulement un QI > 130, rien d'autre. En clair, cela veut dire que le premier état par lequel je suis passée dans ma vie est quasi confirmé, à 99,8%  par plusieurs neuropsy, médecins, psychiatres et autre sur l'autisme de Kanner. Donc non, je ne me crée pas d'auto-diagnostic et encore moins m'invente un problème, je dis ce qui ressort des éléments (de professionnels de santé) que j'ai pu collecter depuis que je suis adulte et que je peux me permettre d'essayer de remuer le passé pour retrouver tout ce qu'on m'avait caché.

Quant à mes réponses envers Thiala, je trouve les siennes extrêmement blessantes, remplies de jugements et profondément insultantes... D'autant plus qu'on se permet d'affirmer des choses sur moi sans rien connaître de ma vie. Je ne vois pas en quoi c'est censé être dérangeant les états par lesquels je suis passé en fait.

Aujourd'hui, ces états, ils sont ce qu'ils sont et je suis ce que je suis, c'est comme ça, je ne pourrai pas le changer, ce n'est pas moi qui en ai décidé ainsi, pas moi qui ai décidé de naître comme ça ou d'avoir cette vie, donc stop toute cette discrimination dans vos propos qui ne sont là que pour vous faire dire que j'essaie de m'inventer un problème. De plus, je crois que vous n'avez même pas idée du nombre de saloperies que ça peut engendrer à un corps physiquement cet état là... Parce que oui, si mon état en terme d'intellect a bel et bien changé, physiquement, j'en garderai des marques à vie et ça, ce n'est pas modifiable.

Je voulais juste avoir des suggestions sur ce qui pourrait avoir causé cette transition mais visiblement, tout le monde préfère s'acharner à débattre sur les états par lesquels je suis passée alors que je ne les ai pas choisi, tout simplement. Bref, je pense que le sujet est clos, ça commence à prendre beaucoup trop d'ampleur, je n'ai rien d'autre à en dire, mis à part que je pensais trouver des réponses ici, visiblement ça n'est pas le cas et au final, ça passe plus de temps à me faire fondre en larmes que le reste.


Vous n'imaginez même pas la quantité d'énergie physique et mentale que ça demande de venir ici, avoir le courage d'être sincère et ne recevoir que des réponses truffées de termes péjoratifs, négatifs et méchants. A quelques exceptions près...


Dernière édition par Opportunity le Dim 12 Juil 2020 - 18:38, édité 1 fois
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Message par Parisette le Dim 12 Juil 2020 - 18:37

Opportunity, le gras m'aggresse à la lecture. J'ai l'impression que tu me cries dessus.

Je ne remets pas en cause ton autisme mais ton autisme sévère avant 13 ans. Mais si tu es sure de toi, alors je te crois

juste avoir des suggestions sur ce qui pourrait avoir causé cette transition
Ben je ne sais pas...

ce n'est pas moi qui en ai décidé ainsi, pas moi qui ai décidé de naître comme ça ou d'avoir cette vie, donc stop toute cette discrimination dans vos propos qui ne sont là que pour vous faire dire que j'essaie de m'inventer un problème
C'est par contre toi qui a ecrit des éléments de ta vie pour nous les partager et ainsi demander "notre avis". S'il nous manque des infos, c'est parce que tu ne nous les a pas donné.
Et surtout tu t'exposes à des contradictions en écrivant sur un forum.

Ne te sens pas agressée par mes propos.
Comme tu le dis, je ne connais pas ta vie. Je ne fais que des suppositions, et je reconnais la possibilité de pouvoir me tromper.
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Message par Opportunity le Dim 12 Juil 2020 - 18:40

Désolée pour le gras, c'est juste que comme j'écris des paragraphes très longs et qu'il est difficile d'en dégager l'essentiel parce que souvent, ça saoule beaucoup trop les gens, je mets en gras pour donner un fil conducteur à mes messages.
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Message par Mentounasc le Lun 13 Juil 2020 - 1:07

Opportunity a écrit: Mentounasc, je comprends dans ta réponse que tu n'as pas lu les réponses qui m'ont été données mais que tu t'es quasiment arrêté au simple titre du topic. .../...

Mea culpa, j'aurais du préciser que j'avais également lu ton post initial. A raccrocher avec ce qui suit...



Opportunity a écrit: .../... Voilà voilà pour l'explication. .../...

Explications bien reçues, mais conviens qu'en lisant ton texte, il n'était pas du tout évident de discerner une ironie dans le titre que tu avais choisi. D'où ma réaction, qui ne se voulait qu'informative, même si elle semblait un peu critique.



Opportunity a écrit: .../... Je pense qu'il serait bien de chercher des éléments de réponse dans le topic avant de poster pour répondre quelque chose de jugeant directement et essayer de démonter toi aussi tout ce que je dis.
Je n'en voyais pas la nécessité parce que je n'avais aucune remarque à faire sur ce que tu exposais ! (à raccrocher également à ce qui suit). Je n'ai donc réagi qu'au titre dont je n'avais pas perçu l'ironie.



Opportunity a écrit: .../... Je pense qu'il serait bien de chercher des éléments de réponse dans le topic avant de poster pour répondre quelque chose de jugeant directement et essayer de démonter toi aussi tout ce que je dis.

Non, je n'ai pas du tout essayé de te démonter, parce que ce n'est pas dans mes habitudes, même lorsque je suis en désaccord. Lorsqu'effectivement je pense différemment, j'énonce clairement les raisons et le contenu de la différence, ce que j'ai fait à propos de ton titre.
En revanche, ta réaction (essayer de démonter toi aussi)par rapport à ma remarque  me donne à penser que tu t'es senti agressé(e). Du coup, je suis remonté un peu dans les interventions que j'ai lues cette fois, et il m'a semblé que tu éprouves souvent ce sentiment. En tous cas ici, sur ce fil de discussion particulier.

Il y a donc un truc que je vais te dire, que je répète souvent sur les forums auxquels je participe, et qui me semble particulièrement à propos dans ton cas.
Tu as le sentiment d'être différent(e). Ok. Dis-toi une chose, c'est que si tu as ce sentiment, c'est que c'est le cas ! De toutes façons, nous sommes tous différents. Mais il y a des "schémas psys" généraux, qui concernent environ 95% de la population, et nous - HP, Autistes,  Aspies... liste non limitative - nous en sommes statistiquement plus éloignés que la moyenne des "normopensants". Donc cette différence est probablement bien réelle, et il existe un risque, lorsqu'on n'a pas encore intégré et digéré cette différence (ce qui semble être ton cas puisque tu viens nous en parler ici !), un risque de se sentir agressé, voire, dans certains cas, persécutés.  Parfois il y a effectivement agression ou persécution, mais ça reste quand même marginal, à moins de ne pas vouloir quitter le milieu qui offense. Je te mets donc en garde contre le risque de dérive paranoiaque (pour l'instant tu m'en sembles loin, donc n'y vois pas de critique, mais simplement une information). La parano touche en effet fréquemment des gens à l'intelligence supérieure (pas forcément HP), parce que la perception lucide de l'environnement permet de voir différentes menaces que le commun des mortels ne voit pas forcément. En revanche, le repli sur soi-même qui résulte d'une éducation ou d'un environnement traumatisant peut amener à voir systématiquement ces menaces réelles comme étant dirigées contre soi-même, alors que finalement ce ne sont que des "aléas négatifs" de la vie et qui concernent tout le monde. La meilleure illustration de cette tendance est le phénomène des sectes survivalistes aux USA, où la parano est une sorte de norme.  
Bref, ne vois pas des attaques là où il n'y en a pas, surtout si en plus ce qui t'est dit l'est avec bienveillance, ce qui me semble avoir été le cas de tous les intervenants, même si parfois la maladresse des mots brouille un peu les cartes...
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Message par Opportunity le Lun 13 Juil 2020 - 1:27

Mentounasc, merci pour ta réponse.

Il n'était pas réellement question d'ironie à proprement parler dans le titre mais plutôt une interprétation que je m'en suis faite. Je peux comprendre qu'au premier abord, elle ne puisse pas être explicite du tout, aucun souci là dessus !

Merci pour ces infos que tu apportes, bon, comme tu le dis, je ne pense pas que ce soit mon cas mais en tous cas, si je me sens bel et bien persécutée par une personne ici depuis hier, c'est bien par Thiala. Je suis désolée d'avoir à le répéter mais il semblerait que je ne sois pas seule à trouver ses propos injurieux et portant atteinte à mon intégrité.

Car cette personne s'amuse à renvoyer des messages (notifications par mails à l'appui comme preuves) en restant toujours aussi obsessionnelle dans sa volonté de tenter de trouver des contradictions dans mon topic ou entre d'anciens topics et l'actuel qui n'ont rien à voir entre eux et prend un malin plaisir à supprimer sa dernière réponse dès que je tente de répondre pour me défendre (de manière respectueuse) et ainsi, me faire passer pour je ne sais quoi...

Bref, dans tous les cas, j'ai demandé verrouillage de ce topic auprès de l'équipe de Modération Forte pour arrêter ce harcèlement sans fin car ça devient plutôt blessant et lourd. D'autant plus que la plupart des réponses sortaient complètement de l'objet initial du sujet. J'avoue avoir du mal à comprendre tout cet engouement pour une simple question et simple demande de réponse...

Quoi qu'il en soit, sujet signalé à l'équipe de modération et abus signalé auprès de l'admin pour le membre en question qui ne cesse d'user de propos incitant à la haine et malveillants ici. J'ai également screen les morceaux de conversation afin de garder des preuves des propos en question. On en arrive à devoir signaler un abus au niveau du membre en question pour avoir la paix, arrêter de se faire harceler de propos offensants, c'est violent quand même... Tout ça à cause de l'obsession malsaine d'un des membres qui ne s'arrête jamais de surenchérir.

Demande de verrouillage du topic ici : https://www.zebrascrossing.net/t38676p250-moderation-forte-demandes-techniques-a-l-equipe-de-moderation Wink

Sur ce, bonne soirée !
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Message par Seiphys le Lun 13 Juil 2020 - 1:44

C' est peut être la constatation et le temps que tu as passé en introspection qui t' ont permis cela et ton environnement. A la relecture de ton premier post tu semble te l' expliquer.

En tout cas merci pour être allé dans l' eau 🙏 se mouiller la nuque avant il paraît Smile
Bonne récupération,

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Message par Invité le Lun 13 Juil 2020 - 2:43

Le message, je l'ai effacé pour ne "pas en remettre une couche"...

Je citais deux passages de toi sans faire de commentaire : un où tu dis que les 15 premières années de ta vie, tu es sévèrement autiste, et l'autre dans lequel tu dis qu'à 15 ans tu as des relations normales avec des 25-40 ans.

C'est vraiment diabolique de ma part...

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