histoire d'un very bad trip

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Message par Invité le Dim 24 Nov 2019 - 13:02

Octobre 2004, pendant les vacances de la Toussaint, j'ai essayé , pour "rigoler", bien inconsciemment, les champignons hallucinogènes ( psylos ) en infusion.
Lors de la 1ere prise, j'ai fais un blackout pendant la montée, dans le noir complet, je suis parti en courant ( fuite ) et je me suis éclaté dans un camion. J'ai pris le temps de ramasser mes lunettes et je me suis retrouvé à traverser un étier. Les copains criant au loin " oh reviens ! reviens ! " , je me suis ensuite assis le temps de revenir et j'suis parti en psychotage : " vous avez l'impression que je fais la gueule ? " ...ouais ..." mais je me fend la gueule à l'intérieur ! " ..je me racontais des conneries à moi même , intérieurement..bref

Du coup dans un élan d'intelligence je fais quoi, je réessaye quelques jours plus tard..mais cette fois je suis enfermé dans une maison et au lieu d'une tasse d'infusion, j'en bois 3 ( oui je suis idiot )..J'étais alors devant la télé, seul, quand j'ai fais une crise d'angoisse et j'ai senti une énorme agression dans mon cerveau, frayeur, stupeur..et je me suis mis a lutter contre le produit actif et la montée..dès que ça voulait "monter" je bloquais, mon cerveau s'est mis en sécurité , il a dit stop ! danger ! et j'ai forcé dans ma tête de toutes mes forces pour empêcher la montée car j'avais l'impression que j'allais mourir. Je me suis bloqué, verrouillé nerveusement..c'est à partir de cette soirée que ma vie est parti en couille.

Les jours suivants je me suis mis a imaginer des choses, a sentir des sensations dans ma tête, à me croire " schizo " et à chercher partout des explications sur ce qui m'arrivait. Je me suis senti voler en éclat psychiquement, me fragmenter, ne pouvant plus être moi même, dépersonnalisé, mort intérieurement.

J'ai consulté plusieurs psychiatres et  psychologues en 15 ans , ce qu'il en ressort c'est que je cherche à être "rassuré", que j'ai cassé mon circuit du plaisir ( circuit de pensée ) et que je revis ce bad trip lorsque j'arrête mes médicaments.



une soirée = 15 ans donc voilà .

faites pas les cons !  Evil or Very Mad  

bises

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Message par Invité le Dim 24 Nov 2019 - 19:56

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Dernière édition par Irène A le Dim 29 Déc 2019 - 23:02, édité 1 fois

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Message par Invité le Mar 26 Nov 2019 - 0:52

Ça m'a tout l'air d'une derealisation voir dépersonnalisation. Apparemment c'est possible à la suite d'un bad trip. Essaye de voir de ce côté, sur internet il y a pas mal d'infos dessus. Parles en a ton psy aussi pour qu'il te dise si c'est bien ça.
Je veux pas te dire de bêtises mais il me semble avoir lu que dans ton cas c'est temporaire mais vérifie quand même.
Depuis combien de temps tu es dans cette état ?

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Message par Invité le Mar 26 Nov 2019 - 5:38

à mon avis c'est lié à mes émotions réprimées qui ont engendrées stress, troubles, somatisations et maladies.

alors oui dérréelisation, dépersonnalisation, fabrications imaginaires, troubles schizophréniques..

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Message par Laispo le Mar 26 Nov 2019 - 15:15

Pas cool ton expérience !!

Je ne prône pas l'utilisation de ces produits, mais j'en prends régulièrement les week-end pour "m'évader" et j'ai jamais vécu ce que tu as vécu. (tant mieux pour moi en même temps)

Bon courage !

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Message par Invité le Ven 29 Nov 2019 - 8:06


(ce forum est un triangle des Bermudes qui avale aussi bien les messages que ceux qui les écrivent)


Dernière édition par Irène A le Dim 29 Déc 2019 - 23:03, édité 1 fois

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Message par RonaldMcDonald le Ven 29 Nov 2019 - 11:55

Irène A a écrit:(.../...)
(ce forum est un triangle des Bermudes qui avale aussi bien les messages que ceux qui les écrivent)

C'est assez déstabilisant au début, puis on apprend à lâcher prise, à ne pas y prêter d'importance.
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Message par Faelynn le Ven 29 Nov 2019 - 12:26

Je réponds quand même pour les personnes que le sujet intéresse... comme méthode sympa l'EMDR est impressionnante par la rapidité de ses résultats, dans mon expérience perso et les témoignages de proches.
Ronald Mc Donald, Trop cool, ta localisation !
Illustration:
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Message par RonaldMcDonald le Ven 29 Nov 2019 - 17:04

Ma localisation : en fait, j'ai quitté l’île de France(que je considère toujours comme étant chez moi) pour une opportunité professionnelle en lointaine province, ou je bénéficie de temps de transports bien plus courts(le paradis), mais ou je me sens comme un invité.

Mon chef m'a conseillé l'EMDR, suite à un pétage de plombs de ma part. J'ai du mal à me bouger le derrière pour y aller...
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Message par higeekomori le Jeu 2 Jan 2020 - 23:37

Bonjour tout le monde, bonsoir Invité. Very Happy


C'est bien dommage que tu sois parti du forum avant que je ne mette la main sur ce topic, car j'aurais bien aimé échanger avec toi. Certes, on se serait peut-être affrontés, croisant les mots comme on croise le fer car, comme tu aurais pu le voir, je ne suis pas tout à fait d'accord avec l'expression détaillée de ton témoignage qui, pour moi, même s'il pourrait être basé sur une expérience véritablement vécu, tient un peu de la mystification.

Sache enfin que ce que tu dis reste ton propos à travers ma critique et que, sur au moins un point, on pourrait tomber d'accord, c'est à dire, considérer que les champ's, même récréatifs, ça reste une drogue et qu'encourager par la vente sa consommation est quelque chose d'irresponsable, au-delà du cadre légalement répréhensible.

Invité a écrit:Octobre 2004, pendant les vacances de la Toussaint, j'ai essayé , pour "rigoler", bien inconsciemment, les champignons hallucinogènes ( psylos ) en infusion.
Pour chercher à "rigoler", il y a des pilules qui font notamment bien mieux le travail que les champ's. Mais bon, on va dire que tu entends certainement par "rigoler" quelque chose comme "prendre du fun" avec les potes...

Lors de la 1ere prise, j'ai fais un blackout pendant la montée, dans le noir complet, je suis parti en courant ( fuite ) et je me suis éclaté dans un camion.
Par blackout, je veux bien accepter l'idée de se sentir avec un cerveau en "mode pause", ce qui est vrai, et c'est particulièrement angoissant à expérimenter lors d'une première conso. Mais dire que tu t'es retrouvé dans une totale cécité, là, j'ai du mal à le croire. De plus, même dans la panique et sous défonce, généralement, on ne peut pas courir. Au mieux, on tombe après quelques pas. Et j'espère pour toi que le kam que tu as percuté était à l'arrêt, car sans ça, fortement endolori par ta chute, ou déstabilisé en cas de station verticale maintenue malgré tout, je peux te certifier que tu ne serais pas reparti aussi sec.

J'ai pris le temps de ramasser mes lunettes
Donc, tu voyais ne serait-ce qu'un minimum. Des lunettes par terre, quand t'es dans le noir (même parce qu'il y a une coupure de courant et que t'es clean), c'est toujours très chiant à chercher à tâton car tu dois marcher, mais pas trop loin, car sinon ça fait "krac-le-verre"...

et je me suis retrouvé à traverser un étier.
Dans lequel tu avais pied sans doute. Nager sous champ', exta et même alcool en forte dose, c'est souvent la mort par noyade, en raison d'une grande difficulté à coordonner les gestes pour nager. Et je ne te parle même pas de la gestion de la respiration entre surface et profondeur, car en fait, tu ne sais même plus où tu es. Les repères sont particulièrement troublés. Le sens de l'orientation, démoli. Donc, défoncé, en panique et dans l'eau avec plus 2 mètres de profondeur, le risque mortel est réel.

Les copains criant au loin " oh reviens ! reviens ! " , je me suis ensuite assis le temps de revenir et j'suis parti en psychotage : " vous avez l'impression que je fais la gueule ? " ...ouais ..." mais je me fend la gueule à l'intérieur ! " ..je me racontais des conneries à moi même , intérieurement..bref
Aller, on va dire que je vais te croire... parce que là, c'est un paramètre bien personnel qu'il est difficile d'évaluer avec finesse... Il y a mille façon de dérailler verbalement sous champ.

Du coup dans un élan d'intelligence je fais quoi, je réessaye quelques jours plus tard..mais cette fois je suis enfermé dans une maison et au lieu d'une tasse d'infusion, j'en bois 3
M'ouais... t'as pas anticipé les conséquences? Même pas une petite montée de trouille alimentée par le souvenir de la veille?...

( oui je suis idiot )..
Là, je te laisse seul juge.

J'étais alors devant la télé, seul, quand j'ai fais une crise d'angoisse
Tout à fait possible, même avec une seule tasse. Ok, je valide.

et j'ai senti une énorme agression dans mon cerveau, frayeur, stupeur..
Une attaque de panique, en clair... Je valide aussi. "L'ennemi intérieur" est un concept plausible, car on peut être carrément conscient de l'emprise et ne pas pouvoir s'y soustraire.

et je me suis mis a lutter contre le produit actif et la montée..
Ok, la panique et l'urgence étant là, ne reste plus que la lutte, je valide.

dès que ça voulait "monter" je bloquais, mon cerveau s'est mis en sécurité , il a dit stop ! danger !
Ça, par contre, j'y crois moins. Franchement moins. On ne "désaoule" d'un seul coup des hallucinogènes comme on peut presque le faire avec une dose d'alcool allant de légère à un peu plus que modérée. Clairement le "stop" n'est pas possible. Il est cependant possible d'être "aware" de son propre état et de subir les hallus comme on vivrait un cauchemar en étant éveillé. Et alors, il faut tenir bon jusqu'à la descente. C'est la seule méthode qui tienne puisqu'il n'y a pas d'autres manières de stopper net les effets à très court terme. Il n'y a même pas de médoc contre ça, même pas un remède de grand-mère. On peut encore à la limite se passer la tête sous l'eau froide, trouver une astuce pour fixer sa concentration sur un repère physique et tangible. Mais faire en sorte, même involontairement, de stopper son cerveau pour bloquer la montée, ça, ça reste peu probable...

D'ailleurs, ce qui me gène dans ton explication n'est pas le récit de ton expérience. Peut-être qu'une très grosse partie est vrai et je pourrais être majoritairement dans le faux. Ce qui me gène en fait dans ce que je considère comme une mystification, c'est prioritairement le fait que ton cerveau ait "réussi" à stopper la montée. Car, vois-tu, c'est un peu comme donner une fausse information pour ceux/celles qui te liraient et pourraient retenir qu'en cas d'urgence, il soit encore possible de garder un minimum de contrôle sur son psychisme... Voilà en quoi ton témoignage me gène.

Sous champ', on peut même arriver à ne pas se souvenir des 5 dernières minutes. Et donc, ne pas réussir à faire la liaison avec le début de la montée sous substance.

et j'ai forcé dans ma tête de toutes mes forces pour empêcher la montée car j'avais l'impression que j'allais mourir.
C'est là que c'est étrange. Tu n'es plus là, mais j'aurais bien aimé savoir comment as-tu "forcé" ta tête pour contenir la montée. Douche, hurlements, dialogue avec une personne présente, dialogue avec toi-même dans la glace, focalisation de l'attention sur une déco du mur, self-violence, auto-mutilation légère pour tirer de la douleur un effet focus... Bordel t'es pas Yoda, la Force, ça ne vient pas comme ça, d'autant plus sous effet de la panique et de l'urgence...

Je me suis bloqué, verrouillé nerveusement..
Pareil, pas assez d'explication. Tu décris très bien la perte de contrôle, mais trop peu le maintien de ce même contrôle. Ça me parait zarb...

c'est à partir de cette soirée que ma vie est parti en couille.
Dire que c'est une expérience particulièrement marquante, alors là, je veux bien te croire... Mais dire que la vie part en couille à partir de cet instant là, c'est presque so much. M'enfin quoi, t'as avalé une substance hallucinogène, t'as pas rencontré Cthulhu ou Sauron dans ton salon, les yeux dans les yeux, pour de vrai ce jour là. Car là, je pourrais comprendre que tu puisses rester kéblo à jamais, perdu dans la peur la plus effroyable, entre monde réel et une autre dimension où règne l'horreur absolue, façon de parler!
A mon avis, il y a quelque chose d'autre qui couve sous la rupture...

Les jours suivants je me suis mis a imaginer des choses, a sentir des sensations dans ma tête, à me croire " schizo " et à chercher partout des explications sur ce qui m'arrivait.
Effectivement possible. Il peut y avoir selon certaines substances des états de "décorporation" où on se remarque en train de s'observer soi-même. Faut pas chercher très loin, cela vient des effets sur certains les neuro-transmetteurs, ce qui est précisément le but recherché de la conso des hallucinogènes. On va dire que ça fait parti du jeu ma pauv' Lucette. La descente peut prendre effectivement quelques jours à s'estomper en fonction de la saturation des molécules en cause dans le sang et le cerveau.

Je me suis senti voler en éclat psychiquement, me fragmenter, ne pouvant plus être moi même, dépersonnalisé, mort intérieurement.
La perte de repères logiques, touchant même jusqu'à la perception de l'écoulement du temps est tout à fait exacte. Durant une période allant de quelques heures à quelques jours, il peut prédominer un sentiment de crainte très forte qui ne s'efface pas et donne le ressenti troublant que ça va rester comme ça, pour toujours. C'est effectivement assez flippant! Mais, la descente fini toujours par se faire, l'esprit se rassérène et, si tout ne rentre pas joyeusement dans l'ordre, car un marqueur psychologique lié au souvenir du traumatisme vécu peut perdurer toute la vie (genre: "Non merci! Plus jamais revivre ça, plus jamais, ô grand jamais!"), la fragmentation de l'esprit a très peu de chance d'exister.

On redevient "un". On repose les pieds sur Terre, et on fini par archiver le souvenir de l'expérience, avec, à la clé, un changement de comportement vis à vis d'une nouvelle prise de substance,... ou pas.  

J'ai consulté plusieurs psychiatres et  psychologues en 15 ans , ce qu'il en ressort c'est que je cherche à être "rassuré", que j'ai cassé mon circuit du plaisir ( circuit de pensée )
Etonnament, je suis très critique avec ton témoignage, autant, je comprends très bien ce que tu expliques dans cette phrase. Reste à savoir comment vis-tu aujourd'hui, car effectivement, quelque  soit notre environnement d'existence, on a tous besoin de satisfaire notre cerveau à un moment donné avec une bonne dose de dopamine. Certains/certaines font rebooster leur moral après une grosse semaine de merde avec le nettoyage à fond de la maison, d'autres confectionneront de succulentes tartes aux pommes, d'autres feront du sport jusqu'à épuisement, d'autres encore restant sagement peinards devant la TV ou la console de jeu, et d'autres enfin testeront toutes les positions sexuelles en couple, ou à plusieurs, jusqu'à ne plus sentir leurs jambes. Car le sexe, c'est bien connu, c'est le plus fort compensateur du circuit de la récompense, dans le cerveau. Chacun sa ou ses méthodes pour se "donner du goût à la vie". Mais dire que le "circuit est cassé", j'ai du mal avec ça... Parce que ça augurerai qu'en 15 ans ton état désaprécié du plaisir serait lié à une dépression, mais pas obligatoirement à la suite de la prise, très occasionnelle, d'une substance hallucinogène.

Si t'avais été sous hero, j'aurais pu admettre que ton circuit du plaisir ne puisse plus passer que par ça. L'hero est un énorme problème en matière d'addictologie, et va jusqu'à remplacer très loin les besoins en matière de circuit de récompense. En clair, quand t'as goutté à l'hero, même le sexe n'est pas aussi excitant que ça et peut même se classer un cran en dessous pour ce qui est de l'attente en matière de satisfaction. Mais les champ's, ça ne conditionne pas aussi longtemps un "creux dans la vague", à moins qu'un problème psy sous-jacent non traité ou non élucidé accompagne cette souffrance.

et que je revis ce bad trip lorsque j'arrête mes médicaments.
Quel médicament? Là aussi, t'en n'a pas dit assez... Si c'est Oscillococcinum pour la gorge, c'est pas pas pareil que Méthadone, tu vois.

une soirée = 15 ans donc voilà .
Hig, un peu plus de 22 ans au contact des stups. Une partie de vie côté illégal et une autre côté légal. Je ne veux pas jouer avec toi à "qui-a-l'expérience-la-plus-longue" ou à "j'en-connais-un-rayon-de-plus-que-toi-sur-le-sujet" car nos approches des narcotiques ont forcément été différentes dès le début. Mais, en matière de bad trip, de chimie, de psychologie, on peut dire que j'ai accumulé un peu de bagage et que ton témoignage ne colle pas très bien, pour certains aspects seulement, avec la très grande majorité des descriptions que j'ai mainte fois entendu. Se cumule aussi à ça mes propres expérimentations de substances hallucinogènes, il y a fort longtemps, et le souvenir des errances mentales que ça m'a provoqué lors de quelques mémorables bad trips.

faites pas les cons !  Evil or Very Mad
Alors là, je suis bien d'accord avec toi. Il y a clairement des substances qu'il ne faut pas toucher sous peine d'en être esclave toute sa vie. La putain d'héro de merde en est précisément l'archétype. C'est quelque chose qui n'aurait jamais du sortir les labos de chez Bayer. (enculé de Dreser!)

bises
Si tu étais encore inscrit, et bien que je t'ai ramassé un peu sur le dépouillement de ton témoignage, sache que, personnellement, je te ferais la bise aussi. Nous ne sommes ennemis.

Longue vie à toi, Invité. Wink
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Message par Anna Coupeau le Sam 23 Mai 2020 - 13:20

Je te trouve un peu dur Higeekomori (un peu seulement) de mettre en doute la véracité du témoignage de la sorte, même si je comprends tes interrogations formulées. C'est plus le déni de certains faits qui me turlupine. Je ne t'attaque pas : j'essaie de comprendre tes motivations à écrire tes "je valide" "je valide pas", soit à donner ton approbation concernant la véracité ou non du témoignage. Tu signales toi même le manque d'élément(s) pour comprendre plus exactement de quoi il en retourne!

Je n'ai pris qu'une fois des champis, et j'ai connu ce type de basculement : mon cerveau m'a "alertée" qu'il allait "exploser". J'ai réussi à sombrer dans le sommeil sentant cette "montée" surpuissante, et ne pas garder de séquelles au réveil, ni plus tard. On peut donc stopper ces effets au moins de la sorte.

Il existe des témoignages de toutes sortes concernant les effets d'une drogue, variant d'un individu à l'autre, d'une expérience à l'autre. Un proche avait des pertes de vision en inhalant simplement la fumée de cannabis (donc sans fumer). C'est très rare. mais possible. De plus relater une expérience alors qu'on est sous emprise d'un produit stupéfiant implique un possible manque d'objectivité (et souvent c'est le cas), ça n'invalide pas cependant le dit témoignage.
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Message par higeekomori le Lun 8 Juin 2020 - 23:19

Bonsoir Anna. Smile

Anna a écrit:Je te trouve un peu dur Higeekomori (un peu seulement) de mettre en doute la véracité du témoignage de la sorte, même si je comprends tes interrogations formulées.
Et je peux comprendre tout à fait que mon propos puisse sembler justement un peu péremptoire. En fait même, j'aurais bien aimé en débattre avec "invité" si ce membre avait eu le souhait de retoquer mes interventions. Cela aurait sûrement été un débat un peu animé, mais ce n'est pas pour autant que l'échange n'aurait pas été ni fructueux ni cordial. Parfois, il faut savoir se griffer un peu pour se parler de cœur à cœur. Seulement voilà, "Invité" était déjà "invité" quand j'ai produis ce message. Et depuis, l'envie d'échanger n'est restée, hélas, qu'unilatérale. Rolling Eyes

Je ne t'attaque pas : j'essaie de comprendre tes motivations à écrire tes "je valide" "je valide pas",
Un merci très sincère pour ton fair-play. Courbette Sache donc que j'apprécie ta non-attaque et que donc, ainsi, il n'y a aucun problème pour t'éclairer sur mes intentions. Par ailleurs, c'est une très saine chose que d'avoir appuyé sur ce point de détail, car cela peut permettre également à quiconque, venant lire ici, de comprendre mes motivations initiales si tenté que le lecteur ou la lectrice puisse se faire exactement les mêmes interrogations que toi. Pour le coup, tout le monde y gagne.

Pour simplifier, on va dire grosso modo que mon intention de "valider" ou "ne pas valider" va de pair avec mon propre parcours en la matière, mes propres expérimentations et bad trip. Et, cela est sous-tendu également par le fait que j'ai exprimé là qu'il ne faille pas donner un témoignage qui puisse induire en erreur tout-e lecteur/lectrice qui pourrait prendre le récit à la légère. Bien évidemment, je ne me place pas comme référent et ne possède pas toutes les réponses sur le sujet, d'où mes positionnements empreints également de doutes à l'égard de mes propres interprétations de lecture. Cependant, ce qu'il faut retenir, c'est davantage mon intention de mettre en garde le ou les lecteurs/trices novices aux drogues dites "douces" qui pourraient penser que de vivre un tel bad trip a finalement peu de conséquence en cas d'échec de l'expérience recherchée. Il n'y a donc rien de censeur là-dedans, mais néanmoins, toute personne qui n'a jamais expérimenté ne doit pas se fier à un tel récit en pensant ne pas s'exposer à quelques risque graves.

Car ce n'est pas l'acte de prendre une drogue que je condamne mais le fait que la présentation par le récit peut être trompeuse , voire en deçà des risques escomptés, face aux personnes qui n'ont jamais expérimenté. (Une personne comme toi, qui l'a fait justement, ne peut pas avoir le même regard sur le phénomène, car ton expérimentation fut au moins complète pour une fois, pour un cycle entier, vois-tu ce que je veux dire.)

Tu signales toi même le manque d'élément(s) pour comprendre plus exactement de quoi il en retourne!
Oui, je signale, car je me place moi-même en position de doute vis à vis de ma propre lecture. Mettre en garde est une chose. Mais, encore faut-il être capable d'identifier le danger dans son intégralité. Et si parfois, je pense être vraiment en mesure de pouvoir projeter ma vision des choses sur le récit, parfois je sais que je ne peux pas. Voilà pourquoi je "valide" des portions d'anecdote et doute aussi terriblement sur d'autres.

Personne n'est parfait, et surtout pas moi. Laughing

Merci à toi, Anna, d'avoir été dans l'échange doux. Si tu vois ce message prochainement, je suis tout à fait d'accord pour discuter avec toi de nos divergences, si tenté qu'il y en ait. Très bonne soirée à toi, où que tu sois.

Respectueusement. Courbette



Hig.



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Message par Percevaline le Mar 9 Juin 2020 - 5:07

J'ai dans mon entourage un HP qui s'ignore encore, je dois le revoir pour lui en parler, qui à l'époque où je le fréquentais prenait régulièrement des substances hallucinogènes et des extas. Il a passé ensuite 15 ans à déprimer comme un dingue, ne sortant de chez lui que pour bosser, accro à divers trucs, coke, jeux en ligne, anxio et somnifères pour fuir ses idées suicidaires.
Il est actuellement sevré et va bien, sous antidépresseurs.
Je sais que c'est bizarre mais au moment où je le fréquentais, j'ai rêvé qu'il me foutait un lapin pour aller chercher des champignons hallucinogènes et en effet il a disparu de ma vie quasiment 15 ans.
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Message par higeekomori le Mar 9 Juin 2020 - 18:08

Bonjour Percevaline.
(A passage, ton avatar est au top. Dumnos et toi, vous faites la paire. Impec !)

Percevaline a écrit:ne sortant de chez lui que pour bosser, accro à divers trucs, coke, jeux en ligne, anxio et somnifères pour fuir ses idées suicidaires.
Personnellement, c'est sans peine que j'arrive à imaginer le profil que tu décris. Des personnalités avec souvent des moment hauts et des moments bas, mais qui ne tirent pas pour autant vers la bipolarité. Juste des personnes fragiles qui, sans les diverses substances, ne résistent pas longtemps à l'érosion de la vie et les murs frontaux. Sad

Les tempéraments forts (voire très forts) qui n'ont pas une once d'empathie, ne savent pas ce que ça veut dire que de chercher à combler par tous les moyens le vide intérieur ou la "peur de se dissoudre instantanément dans l'air" afin de ne pas se laisser sombrer dans la panique et la folie. (ils devraient faire au moins l'expérience une fois, ça les rendrait humains, croyez-moi...) Car généralement, tout ce qui est shit, alcool, opium, certains cachetons ou l'héro sous toutes ses formes ont au moins ce mérite là de calmer très en profondeur la survenue des instants de détresse. Ça casse, ça berce, ça éteint, ça envole, ça annule... Bref, il n'y a pas de mot assez fort dans le dictionnaire commun pour exprimer à quel point ce genre de shoot a le pouvoir d'inhiber la souffrance mentale. La coke et certains autres cachetons pour la transe, à l'inverse, c'est pour se donner un coup de sang, ou bien pour faite la fête jusqu'au bout de l'after de la nuit. Une autre manière de combler pleinement sa tête à autre chose que des pensées interpersonnelles qui diffusent insidieusement les angoisses, comme autant de journées grises en hiver. (La coke, il y a en a même qui en ont besoin tous les jours pour simplement bosser et tenir le rythme du travail qu'on leur impose...  Rolling Eyes )

Ce qui est terrible, ce n'est finalement pas de se dire qu'on puisse avoir besoin d'une béquille chimique pour tenir les caps difficiles de l'existence. Même un cachet d'aspirine pour le mal de tête est déjà une béquille rien qu'en soi... Donc, on passe tous/toutes par là, à des degrés divers. Ce qui est moche, c'est de se dire qu'on peut se mettre véritablement en danger en croyant mettre son esprit en sécurité, puis ensuite de se rendre totalement asservi à quelque chose d'infernal alors que la vie, en elle-même, n'a pas besoin qu'on la pousse déjà pour qu'elle nous transforme en esclaves, parfois pour un quasi rien...  Neutral

Merci à toi, Percevaline, pour le partage de cette petite tranche de vie. Courbette
Au plaisir de te lire.


Hig.


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Message par Mentounasc le Mar 9 Juin 2020 - 18:43

Je vais apporter de l'eau au moulin de Hig, tout en mettant un bémol.

Ce qui m'étonnera toujours, c'est qu'un HP qui se sait HP mette volontairement le doigt dans une merde psychotrope, hallucinogène ou autre.
Quand ça arrive, il y a forcément une explication : mal être profond, ou, au mieux, besoin de diminuer une souffrance physique.

Donc Hig a raison de dire qu'il y a autre chose "en dessous".

Après, en ce qui concerne la description du trip, la perte des repères pendant ce dernier peut expliquer une confusion cachée, dont on ne se rend pas compte. Il y a alors une perte de la conscience exacte du temps qui passe. Certains évènements semblent durer une éternité, d'autre être fugaces. Alors qu'il n'en est rien. En outre, la confusion cachée amène le shooté à mélanger tout inconsciemment, que ce soit la chronologie des évènements ou de ses ressentis. Donc quand il "revient" et raconte son expérience, il peut parfaitement tout déformer en étant pourtant de bonne foi.

Personnellement, je n'ai goûté qu'une fois à un truc "hard", et c'était contre mon gré (je n'en savais rien) : j'avais 16 piges et des gens "bien intentionnés" m'ont offert un café. Il y avait du LSD dans le sucre. J'ai été malade à crever pendant plus de 3 jours, et je me souviens particulièrement bien de l'état dans lequel j'étais à la "sortie" le quatrième jour, incapable de chronologiser ne serait-ce que des évènements de la veille. Je peux donc comprendre ce témoignage, sans pour autant le valider car je n'ai pas assez d'expérience en matière de shoots hard. En revanche, je me dis qu'il y a effectivement un danger à évoquer la chose de la façon dont l'a fait "Invité", certains pourraient y voir une incitation à essayer…

(et pour info en rapport avec mon expérience, j'ai beau être un non violent, j'ai eu un moment l'intention de tuer ceux qui m'avaient fait cette saloperie. Mais la conscience a repris le dessus et j'ai changé de fréquentations !)


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Message par higeekomori le Mar 9 Juin 2020 - 18:54

Bonsoir Mentounasc

Puisque nous sommes visiblement tous et toutes dans un échange confortable et doux, ici, pour ma part, tout bémol est accepté par avance. Courbette


Edit: Et, j'allais oublier, tout comme Percevaline, merci pour le partage sincère de ton histoire personnelle, Mentou. Notamment, la toute dernière ligne me parle beaucoup aussi.


Bonne soirée à toi. Wink
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Message par Percevaline le Mer 10 Juin 2020 - 15:52

Salut Higeekomori et Mentounsac, ouah les pseudos ici 🤣 Merci pour ton accueil Higee
Je ne connais pas l'avatar.dont tu parles, je regarderai, merci.
À vrai dire, ces personnes dont tu parles, qui ont vécu des nuits de l'âme au point de vouloir les apaiser avec des prod, je n'ai que ça dans mes amis masculins.
La personne dont je parle a eu un diagnostic de bipolarité à un moment qui a fini par être écarté. L'hypersensibilité et l'empathie commencent à être mieux connue des services hospitaliers, encore plus chez les psys dans les cliniques privées et chez les psychothérapeutes. Par contre haut potentiel, ça reste pour les hommes de ma génération beaucoup moins connu.
Je suis assez calée en addictions et traitements psy/psychotropes du coup.
Enfin concernant certains on est pas loin de l'artiste maudit. Ça résume bien le profil. Doué, voire surdoué, torturé, grand amateur d'art.. Enfin on s'écarte du sujet....
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Message par Hirondelle78 le Jeu 11 Juin 2020 - 22:52

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Message par higeekomori le Ven 12 Juin 2020 - 10:36

Salut Hiron, Mentou, Percevaline Very Happy

Hirondelle78 a écrit:Quand c'est votre cerveau qui s'emballe, vous pouvez toujours supplier votre cerveau de s'arrêter, il ne vous écoute pas.
Je ne vais pas revenir sur les bémols que Mentou a souligné. Puisque la discussion devient un débat cordial et apaisé, c'est pas la peine de raviver les demi-braises des feux déjà presque éteints. On discute bien et confortablement ici, donc faut faire en sorte que ça continue  Cool . Mais, ton dernier propos, Hiron, c'est justement l'un des points sur lesquels je n'étais pas tout à fait raccord avec Invité himself.

En effet, il explique synthétiquement dans son post initial qu'il a réussi à maintenir une forme de contrôle sur sa montée de trip. Bon, en fonction de la quantité prise de substance, ça peut peut-être se justifier, évidemment. Toutefois, ma réponse sur ce point là rejoignait ce que tu as joliment concentré dans ta dernière formulation. Donc oui, d'un certain point de vue, dont le mien, c'est un peu impossible de raisonner son cerveau à s’arrêter, comme tu le dis, alors qu'il n'est absolument pas disposé à le faire.

Si c'était le cas, symboliquement il suffirait de claquer des doigts, et hop, envolé instantanément le bad trip. Retour à la normale. (j'accentue la caricature volontairement Wink ) Il y a bien effectivement des personnes qui ont testé la redescente d'ivresse soudaine après s'être pris un gros seau à champagne plein de flotte glacée dans la tronche (avé lé glaçons encoreu dédans, siouplé Dent pétée). Mais bon, est ce que cette reprise de contrôle saisissante peut se mesurer avec les effets diffus des champis ou des cachetons? Voire, le cumul des deux. Là je suis beaucoup moins sûr. Rolling Eyes (j'ai testé jadis, mais bon, je ne suis pas le mètre étalon du Monde. rabbit Je peux me planter aussi, ou à demi me planter... Enfin, je me comprends... Razz)


Bonne journée à tous/toutes. sunny (Et n'abusez pas trop des cigarettes en chocolat. Si elles fondent entre vos doigts, ce n'est pas la conséquence d'une hallu, hein! tongue)



Higee
(Pop? What a Face Après tout, ça ne ferait qu'un reptile de plus sur le forum ^^)



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Message par Hirondelle78 le Ven 12 Juin 2020 - 20:44

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Message par I am So Sure le Ven 12 Juin 2020 - 20:51

[quote="Mentounasc"]Je vais apporter de l'eau au moulin de Hig, tout en mettant un bémol.

Ce qui m'étonnera toujours, c'est qu'un HP qui se sait HP mette volontairement le doigt dans une merde psychotrope, hallucinogène ou autre.
Quand ça arrive, il y a forcément une explication : mal être profond, ou, au mieux, besoin de diminuer une souffrance physique.

Donc Hig a raison de dire qu'il y a autre chose "en dessous".

----

Ça peut être un autre scénario qui n'est pas volontaire en le HP pense trop à son goût et il est curieux et il aime bien faire des découvertes et il se rend compte qu'il pense moins... et donc ensuite comme pour d'autres choses et d'autres personnes ça peut être tout simplement un engrenage... il peut donc ni avoir que son fonctionnement derrière...
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Message par Mentounasc le Sam 13 Juin 2020 - 7:35

IASS, est-ce que j'ai bien compris ce que tu avances : on peut donc supposer que par simple curiosité un "HP" va tester une merde addictive quelconque, en sachant pertinemment qu'il va se jeter dans un engrenage ? C'est bien ça ?

Alors tu crois pas que dans ce cas il n'est pas seulement Hp mais aussi atteint d'une forme de crétinisme ? (Bon, là j'exagère volontairement le trait…).
En tous cas, si la curiosité l'emporte, c'est certainement qu'il (elle) est persuadé qu'il va dominer la chose, un peu comme ces équilibristes qui dominent leur vertige en franchissant des précipices sur une simple corde.
Donc, un certain sentiment de supériorité, non ?
Mais la différence s'arrête là : les funambules ont une sécurité, pas les explorateurs de drogues.

Moi je crois pas trop à la curiosité. Je crois surtout que c'est un argument "psychologiquement confortable" pour justifier une connerie qu'on a faite, celle d'essayer un trip hard…
Mais ce n'est que mon avis, et comme Hig, je ne prétends pas avoir la science infuse et donc raison. Je livre juste un point de vue (pas obscurci par une quelconque schnouffe … lol)
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Message par I am So Sure le Sam 13 Juin 2020 - 9:58

On se jette pas dans un engrenage, on tombe dedans ou pas.
Tu ne vois pas de quoi je parle du tout, ça n'est pas important et ça serait trop long à t'expliquer. Smile

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Message par I am So Sure le Sam 13 Juin 2020 - 10:09

Par contre excellente idée d'avoir repris et de ne pas avoir laissé trainer ce sujet en l'état Very Happy

Peut être une explication courte ?*

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Dernière édition par I am So Sure le Sam 13 Juin 2020 - 12:13, édité 1 fois (Raison : *ajout d'un bout.)
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Message par Percevaline le Dim 14 Juin 2020 - 21:07

Écorchés vifs qui ne supportent pas leurs interminables cogitations et les souffrances causées par l'hypersensibilité dans un environnement qui ne convient pas toujours, difficultés à s'exprimer vis-à-vis des autres et sentiment de décalage permanent, d'inadaptation, fuite d'une déprime (premières blessures), ajouté à cela un mode bien James Dean, je vais mourir jeune je m'en fous, j'vais griller la vie par les deux bouts, mais je l'aurais vécue à 100 %..
Un peu de tout ça peut être..
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Message par higeekomori le Dim 14 Juin 2020 - 23:05

@ I am so Sure
Moi Christiane F. 13 ans...
J'ai tenté de regarder la version film... et bien, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Sad
Pourtant, j'en ai regardé des trucs qui peuvent faire des bleus à l'âme...

@Valine
(ceci n'est pas du tout une critique. C'est seulement l'expression d'un point de vue libre et détaché, quelque peu excentré de ton propos. Un rebond, en quelque sorte. Courbette)

Il y a aussi les cas qui se persuadent qu'ils vont la vivre à 100 % la life, puis qui n'ont jamais le cran de la vivre à 101 %, et de briser l'ultra limite qui jette dans la tombe. 20 ans, 25 ans, c'est la défonce quasi quotidienne. 30 ans. Un coup d'un soir, puis un enfant... Et un métier de merde, et la vie qui, au loin, taquine et toujours appelle à l'excès, à exploser toutes les limites par les plaisirs artificiels. 40 ans, 45 ans. Éveil de la conscience d'un seul coup à 46 ans. Plus envie de tester les limites. Plus envie de mourir non plus. Mais plus la santé physique ni mentale pour se refaire une jeunesse et repartir de zéro tout en regardant alentour les autres qui se sont construit leur identité, tranquillement, jour après jour. Les 50 ans, c'est l'horreur. Le bilan. Le divorce. Le burnout. L'enfant qui ne veut plus voir son parent. L’hôpital psy. Les 55 ans, c'est la mort mentale et en même temps la prise en charge définitive par la société. Mais la tombe est encore loin, très loin. Pas de vie à la James Dean et pas de fin non plus digne d'Hemingway. Pas de "pan!" dans la tête, car pas le courage. De 55 à 75 voir plus, c'est les rendez-vous réguliers chez le Docteur du cœur, l'interdiction définitive du moindre petit excès, l'épée de Damoclès au dessus de la nuque à la moindre rechute et l'amertume qui prend le pas accompagnée du dur regret d'avoir construit la vie tout à l'envers.

Les Paradis artificiels jusqu'à l'overdose, mais surtout sans l'atteindre, ont ça de paradoxal qu'ils mènent finalement qu'à un Enfer prématuré... et long. ... ... ... Surtout vers la fin.


(Pour info, je ne parle pas de moi ni de mon histoire. Mais de quelques personnes que j'ai croisé, qui se sont grillés les ailes et dont les longue déchéances me restent encore en tête. Cela n'a empêché la société d'exiger d'eux le devoir de continuer à voler, malgré tout...)


Hig.


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Message par I am So Sure le Dim 14 Juin 2020 - 23:40

1980. Obispo. Musique.

"C'était en 1980...doux je viens.."

Petite conne. Renaud. Musique

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Message par higeekomori le Jeu 18 Juin 2020 - 21:53

Cendrillon. Téléphone. Musique aussi. Wink
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Message par p2m le Jeu 18 Juin 2020 - 22:00


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Message par Basilice le Ven 19 Juin 2020 - 8:07

Percevaline a écrit:Écorchés vifs qui ne supportent pas leurs interminables cogitations et les souffrances causées par l'hypersensibilité dans un environnement qui ne convient pas toujours, difficultés à s'exprimer vis-à-vis des autres et sentiment de décalage permanent, d'inadaptation, fuite d'une déprime (premières blessures), ajouté à cela un mode bien James Dean, je vais mourir jeune je m'en fous, j'vais griller la vie par les deux bouts, mais je l'aurais vécue à 100 %..
Un peu de tout ça peut être..

Salut Percevaline,

Je suis d'accord avec toi et à la fois, je trouve que cela n'explique pas pourquoi quelqu'un choisit tel produit plutôt qu'un autre ou pourquoi quelqu'un choisit de ne pas en prendre et de s'apaiser autrement.
Il me semble vraiment important de chercher du côté de soi, de ne pas s'en tenir à des éclairages généraux.
Les éclairages généraux sont une entrée pour mieux se comprendre, pas une réponse à soi, pas un éclairage sur soi.
Si l'on s'arrête là, on perd une grande part de complexité et de fait la solution simple (pas facile, simple).
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Message par Mentounasc le Mer 6 Jan 2021 - 9:02

Je fais remonter ce fil parce qu'un sujet proche vient d'être soumis récemment, et qu'il me semble, au travers de différents fils, que certains ont tendance à dire un peu trop facilement que la dope est une aide. Voire à faire du prosélytisme pour la schnouffe sans s'en rendre compte.
Toutes les drogues sont de la merde. Toutes, sans exception, y compris le tabac et l'alcool. Et comme je suis encore un peu fumeur(seulement de substances légales) et que je ne dédaigne pas me taper quelques boissons luxuriantes de temps en temps ou du (bon) vin à table régulièrement, je m'autorise ainsi à m'autofustiger.
J'ai pas mal donné dans la fumée "psychédélique" avant l'expérience malheureuse du LSD, qui fut pour moi le point d'arrêt de ces substances perverses. Aujourd'hui, il n'est pas rare que je reconnaisse dans de pauvres diables devenus des loques certains qui furent des copains et copines.
Lire dans les colonnes de ZC des odes à la fumette, éventuellement sous prétexte de rastafarisme ou autre adhésion à un courant de pensée m'inquiête un peu de la part de gens qui pensent être intelligents. Certes, la plupart des prises de ces substances a au moins une explication humaine au départ. Après, il y a un tas de phénomènes qui s'en mêlent, comme bien évidemment en premier lieu l'addiction et la dépendance.

Ce qui m'irrite en revanche c'est de voir des gens "qui savent", et qui, malgré tout, continuent à inciter les autres. S'ils veulent se flinguer, qu'ils le fassent, mais en silence, et qu'ils ne donnent pas aux faibles la tentation de se réfugier dans ce qui ne sera jamais une solution.

Alors toi le sniffeur, le fumeur de beuh, le "cacaïnomane" ou merdomane de toute nature, prends ta dose dans ton coin et ne cherche pas des prétextes "fumeux" pour entraîner d'autres à ta suite. Parce que dans ce cas là, tu ne deviens rien d'autre qu'un meurtrier en puissance. Si tu t'es pas rendu-compte de ça, t'es déjà mal barré.


Dernière édition par Mentounasc le Mer 6 Jan 2021 - 9:53, édité 1 fois
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Message par So,Nath le Mer 6 Jan 2021 - 9:21

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Message par higeekomori le Sam 9 Jan 2021 - 16:01

Salut Mentou Tchao , salut "Sonate", Tchao salut les fumeurs et fumeuses qui ne manqueront pas de venir lire ici. Very Happy

Mentounasc a écrit:Je fais remonter ce fil parce qu'un sujet proche vient d'être soumis récemment,
Je viens à l'instant de regarder le tout dernier fil proposé par la copine So,Nath, croyant que c'était celui-ci que tu évoquais, et je me suis aperçu que non. C'en était un autre. Non désolé

Si tu repasses par là bientôt, pote Mentou, dis-moi où ce nouveau sujet est né, car cela m'intéresse beaucoup - comme tu t'en doutes - et j'aimerais bien suivre ce nouveau fil sur le sujet. (je précise que j'ai fais préalablement une recherche sur le forum, mais ce que j'ai trouvé n'est pas terrible ou bien trop vieux pour être suffisamment récent. Neutral)

Toutes les drogues sont de la merde. Toutes, sans exception, y compris le tabac et l'alcool.
On est bien d'accord, toi et moi. Il n'y a peut-être que l'Amour qui soit une drogue sympa, à la condition de ne pas en souffrir non plus en situation de manque... Dent pétée

Aujourd'hui, il n'est pas rare que je reconnaisse dans de pauvres diables devenus des loques certains qui furent des copains et copines.
Constat identique pour ma part, entre 2005 et 2015, avant que je ne sorte résolument des centre-villes fous pour aller disparaître loin dans le fond d'une jungle solitaire...

Ça calme en effet quand tu vois Untel qui se délite littéralement sur pieds à même pas quarante balais, Untel autre qui n'a plus aucune capacité à l'échange intellectuel, ne pense qu'à son putain de "produit", mais te parle quand-même encore des supers années défonces où tu l'as connu en fiesta, comme si c'était seulement hier puisqu'il est resté bloqué sur le calendrier de 1998. Il y a aussi Unetelle, si jolie autrefois, qui vient de sortir tout juste de 8 mois de taule pour un bête zip qu'elle a essayé de revendre afin d'assurer, en parallèle, le coût de sa conso perso, mais s'est faite prendre la main dans le sac. Du coup, elle passe à présent sa vie de pauvrette dans les couloirs des services sociaux pour récupérer la garde de ses enfants. Ou pire encore, il arrive qu'il y ait aussi Untel qui te raconte sur le trottoir, entre deux bagnoles garées, que Untel autre a fait une overdose, il y a six mois, en cumulant maladroitement Subutex et Méthadone sur la même demie heure... "Regarde! C'est même dans le journal", te dit-il. Et là, il te sort son smartphone et t'invite à parcourir l'agrandissement qu'il a fait de l'article, capturé un peu de travers avec l'appareil photo embarqué. Et oui, toi, à la vue de ce que tu lis, tu fais sans problème les liaisons utiles entre les mots égrainés et ce que tu savais personnellement du quidam fraîchement décédé. Sad

Bref, tous et toutes fumeurs et fumeuses de cannabis, avant de monter progressivement "en gamme" tandis que toi, à l'inverse, tu as abandonné tous les circuits tournants de la came pour au final ne même plus être fumeur, ni de chichon, ni de roulées, ni même de Malbo empaquetées et légales. Des personnes à qui c'est aussi très difficile de faire comprendre que défonces à domicile et grand banditisme sont liés. Mini bedo devant la télé et effroyables cartels de Sinaloa tournent en boucle dans le même sac. Sans compter que l'innocente fumette ordinaire finance en sous-main la prostitution forcée et la traître des femmes, qui, ces dit-process, financent eux-mêmes en sous-main le trafic d'armes international. Car en effet, il n'y a pas de secret. Les AK-47 de l'ex-URSS vendus en batterie de treize à la douzaine, ça ne se paye pas avec un simple téléthon. Il faut bien des sources d’approvisionnement et de blanchiment qui ne sont souvent pas petites et éphémères. Et toujours, comme le veut la vie, ce sont les petits rus qui façonnent les grands fleuves. Jamais l'inverse.



...Voilà qui est dit. Et c'est ce que je pense. Cependant, je voudrais apporter une nuance qui a son importance:



Tous et toutes fumeurs/euses et tous et toutes coupables du destin enfiévré du Monde, on est bien d'accord. Mais pas tous et toutes fumeur/euses de la même manière. Idem parfois aussi pour les preneurs/euses de poudres blanches et de meth.

Confronté par les chemins de la vie à quelqu'un-e dont j'apprends le potentiel profil de fumeur/euse de marie-jeanne, j'essaie toujours en premier de comprendre ce qui va sous-tendre le besoin de recourir à la consommation. Tous et toutes fumeurs/euses, oui, mais souvent aussi, tous et toutes sous forte pression sociale. La souffrance est là dans 90 % des cas. Bien souvent également, s'ajoute le corollaire redoutable de l'impasse économico-socio-professionnelle qui broie la tête dans un étau et rend impossible la moindre évasion d'une situation exténuante et dont la personne, elle-même, peut avoir également pleinement conscience de bout en bout. Fumer et sniffer n’empêche pas d'être un minimum analytique et critique envers soi. Du moins tant que les dégâts ne sont pas présents durablement sur le cerveau.

Bref, si j'avais à lancer violemment la pierre de la culpabilité au visage d'un-e drogué-e, peut-être serais-je tenté de le faire - à dessein et sans complexe - vers le quidam ultra festif qui se came uniquement pour le plaisir et en étant totalement jemenfoutiste de la portée de ses actes. Mais, paradoxalement, il ne me viendrait pas à l'idée de le faire, par exemple, envers l'infirmière qui sur-cumule les nuits de présence en service, le cuistot qui tire sa journée jusqu'à 2h du mat, le gardien-pénitentiaire - et même le flic aussi - qui a besoin d'un petit nuage de plaisir accessoire, de temps en temps, pour ne pas en finir un matin, spontanément en quatre secondes-trente, avec son arme de service, puisque la vie normale est un luxe inaccessible. Car la came et la fume, c'est aussi ça dans notre société! Et d'autres exemples de la sorte, il y en a à la pelle, malheureusement. Je suis même sûr que quelques personnes pouvant me lire ici, présentement, puissent se sentir profondément pénétrer par mes mots, en miroir de la structure de leur existence, tant ils/elles trouveront de passerelles tendues entre la description que j'en fais et l'intimité de leur propre enfer personnel.

Si la solution, c'est peut-être bien d'arrêter la fumette ou la poudre, en premier lieu, c'est peut-être aussi sur d'autres leviers sociétaux qu'il faut jouer pour faire basculer notre société dans une non-consommation majoritaire.

Quelques pistes, peut-être, afin d'éclairer un peu, et modestement, l'expression de ma pensée que je vais terminé bientôt? En vrac, je dirais bien le respect de l'autre, l'acceptation de la différence, la prise de conscience d'une société de consommation qui pousse à se comparer sans cesse à autrui, le renoncement - partiel ou complet - de l'appel d'air constant que produit l'argent et l'illusion de richesse sur les consciences, la reconnaissance complète au travail, la restructuration même du monde du travail, l’augmentation du temps libre, la transformation de mœurs étriquées, le changement de paradigme politique. etc. etc.. La liste n'est pas exhaustive, loin de là.

... Car en fait, à ce niveau là, ce n'est plus une histoire de drogue, de fumette et de poudre. C'est une histoire global du vivre ensemble. C'est surtout une histoire humaine, de société et de politiques à proposer de concrétiser sous un nouvel angle...

Il y aura toujours des gens drogués, évidemment. Même dans mille ans. Et tant que l'Humanité existera, chacun de nous cherchera toujours un peu de quoi "spirituellement" s'évader par le biais d'une substance active. Mais avec bien moins de souffrance et de rejet dans le quotidien, ça pourrait être au moins 60 % de personnes qui pourrait renoncer d'elles-mêmes à ces pratiques. Bref, de quoi faire s'effondrer les prix des bang sur un internet - voire à ringardiser ce type d'objet - tout en cassant les mafia de Sinaloa, d'ailleurs et de l'autre bout du Monde, en les repoussant à la marge des trafics devenus inutiles.



(merci d'avoir lu ma pensée jusqu'à la fin du post)
Des bises à tous et toutes.  Long hug


Hig.


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Message par Godzilla le Sam 9 Jan 2021 - 16:41

Joli post Hig' Smile Sans faire de prosélytisme - c'est simplement une info - par rapport à la question de la fumette entretenant toute sorte de mafieuseries : très vrai hélas...
Cependant il existe des herbes et cannabis synthétiques, produits et vendus par des entreprises (néerlandaises) légales. J'ignore si ces entreprises sont pour autant 100 % honnêtes (comme toute boite), mais tout de même, c'est un canal qui permet - probablement - de ne pas donner son fric à des mafieux. Juste à des cols blancs ^^ (certes, on ne les distingue pas toujours bien, mais bon ^^)
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Message par Mentounasc le Lun 11 Jan 2021 - 12:41

Ma réponse risque d'être un poil longuette.

Commençons donc par le côté "court"...
Et ça s'adresse en particulier à Godzilla, mais aussi à tous ceux que le sujet intéresse.
C'est juste pour dire que les "cols blancs" ne sont pas vraiment blancs, en dessous, ils sont presque tous crasseux, et ils se font la guerre pour les parts d'un marché juteux parce que devenu légal en certains endroits.
La légalité n'a pas aboli le profit sur les schnouffes. Elle les a simplement concentrés dans les mains d'autres acteurs, les plus intelligents (ceux qui prennent le moins de risque en ouvrant un cannabis-café...), des plus audacieux (ceux qui vont se taper 2000 bornes en 24 h pour un kilo de coke extra pure) ou ceux qui oseront braver les interdits en cultivant sur leur balcon ou dans la forêt proche.
En fait, rien n'a changé, si ce n'est effectivement l'apparition de ces nouveaux acteurs "légaux", qui tendent à nous faire croire que le monde il est rose couleur fleur de chanvre... En dessous, la pourriture est toujours là.
La vraie libération, ce sera quand toutes les substances, même les plus dangereuses, seront réellement libre d'accès, avec toutefois un accompagnement médical pour empêcher les accidents dûs à la méconnaissance. Lorsqu'on pourra se rendre chez son toubib ou à l'hôp le plus proche et dire qu'on a besoin de son petit shoot, alors il ne restera plus qu'à ceux qui font commerce illégal à se recycler. Mais en attendant, les "merdes" font vivre beaucoup de monde : les assureurs, à cause de la criminalité induite par le prix des stups, les sociétés de sécurité, pour les mêmes raisons, une partie du secteur médical, mobilisée à comprendre et lutter contre les dérives addictionnelles, les société pharmaceutiques, qui assurent aux derniers le soutien logistique en matos et en produits, sans compter toutes les énergies mobilisées et les crédits publics affectés à la lutte contre les contaminations par shootage  (le kit à un euro vendu en pharmacie, qui c'est qui le paye ?... Le subbutex, la métha, etc etc... qui les finance... ?).
Bref, le marché de la dope n'est pas près d'être légalisé, parce qu'il génère trop de profil tant que la légalité n'existe que dans de petits ilôts. Supprimer l'interdit reviendrait à couper de nombreux désirs, tant notre société qui se peut parfois répressive génère d'envies d'être en marge ou de se singulariser.
Pour moi c'est un constat, un constat d'échec parce que l'échec est voulu par certains, qui se font les couilles en or sur le dos des pauvres hères qui ont à un moment ou un autre succombé à une phase psy où ils avaient besoin de tendresse, de chaleur humaine, de réconfort, voire simplement de pouvoir récupérer de leurs fatigues, et où l'on n'a pas su faire face.

Je reviendrai la dessus plus tard parce que là j'empiète sur la réponse que je veux faire à mon Higgounet.
En fait tu m'as compris, God, je ne porte pas au pinnacle, loin de là, les cols blancs de la schnouffe légale, en fait je les juge même aussi dangereux que les autres sinon plus, parce que là on t'endort avec la bénédiction des pouvoirs publics, quellle que soit la mention figurant sur le sachet de graines que tu achètes... Putain d'hypocrisie de merde...

Pour "mon" Hig, et en réponse à la fois à ses questions et aux questions que d'autres peuvent se poser.
Le fil auquel je faisais allusion (mais ce n'était pas le seul) était celui ci : https://www.zebrascrossing.net/t35913-la-drogue-pourquoi-on-y-rentre-et-comment-on-en-sort

J'ai assisté à un truc pénible, le conflit entre My Illusion et Sham notamment, mais pas que cette dernière, y'avait aussi confi.
Malgré les propos doux amers qui ont pu être échangés sur un autre fil (celui de l'islamophobie), Sham je l'aime bien, et je lui trouve même une bonne dose de courage avec ce qu'elle a vécu et vit probablement encore. Et j'aime bien aussi MyIllusion, qui va au bout de ses propos et de ses opinions (même si elle est en train de nous quitter).
Dans les propos de l'une comme de l'autre il y a des choses justes, et il y a aussi parfois de l'incompréhension, cette putain d'incompréhension qui nait parce que nous sommes formés par l'éducation que nous avons reçue, par les tabous judéo-chrétiens (ouais, je sais ils ont le dos large, pour tant c'est vrai qu'ils sont souvent en cause) qu'on nous a mis de gré ou de force dans la tête. Au final, il y a des conflits d'opinions qui apparaissent, chacun étant persuadé détenir la vérité, alors que dans la réalité, nous détenons la vérité lorsque nous sommes tous ensemble, et pas lorsque nous sommes séparés.

Quand je lis par exemple que dire que les schnouffes sont de la merde est une attitude inconstructive, voire qu'elle s'apparente à de l'autoritarisme ou du totalitarisme ou de la tyrannie de la pensée, je ne peux que me rebeller. Surtout si on ajoute à l'intention de ceux qui émettent ces jugements qu'ils n'y connaissent rien parce qu'ils ne sont pas confrontés directement au problème.
Il n'y a nul besoin d'être nazi pour savoir que le nazisme est une pourriture.
Il n'y a pas besoin de vivre dans une dictature pour savoir que la tyrannie est également une merde.
De la même manière, il n'y a pas besoin d'être drogué ou d'avoir un frère, une soeur, un fils ou une fille victime de la dope pour savoir et oser clamer que les schnouffes sont de la merde.

Et ça, c'était le cri de MyIllusion (et c'est aussi en partie le mien), cri qui n'a peut-être pas été bien perçu. Parce qu'il apparait comme trop simpliste.

Et c'est vrai qu'il ne faut pas se limiter à ce cri, mais d'un autre côté, peut on négliger ce cri d'alerte au prétexte que les gens qui le poussent n'amènent pas de solution ?
Einstein a quitté l'Allemagne parce qu'elle versait dans l'hitlérisme pur et dur. Mais malgré son QI de 157, son aura internationale, il n'a rien fait pour lutter contre le nazisme. Ou si peu. Il a fait part de son indignation, puis il s'est sauvé. A temps.
Lui en veut-on pour autant ?  Pas sûr.  Parce qu'il a quand même eu le temps de dire que son pays glissait dans une peste brune inéluctable.
A mon sens, MyIllusion en faisait autant. A sa manière.

Et pourtant, en même temps, je suis d'accord avec Sham quand elle dit que nos discours n'amènent rien. Effectivement, pour ce qui me concerne, je ne me sens pas vraiment bien placé pour donner un conseil ou éclairer un débat sur "comment sortir de la drogue". Mes petites expériences d'ado ne sont pas un gage suffisant de connaissance.

Même si je réfléchis, même si je suis capable d'émettre un jugement de valeur sur telle ou telle thérapie, mon avis n'aura d'importance que pour qui me connaît et connaît ma sensibilité aux détresses d'autrui. Et pour tous les autres "dopés" ou proches de "dopés", je ne serai qu'un sale con d'intello qui n'a pas l'expérience et dont il faut se méfier. Ca, c'est la rançon de la société dans laquelle on vit. Ce n'est pas une affaire de personnes, c'est juste une affaire de caches qu'on a devant les yeux et qu'on refuse souvent de s'enlever parce que voir la vérité nous dérange parfois, surtout si elle vient de gens dont on pense qu'ils n'ont pas les compétences pour nous dire leur vérité.

C'est aussi la raison pour laquelle je faisais allusion à l'article cité plus haut.
Parce qu'une chose me gênait, c'était l'espèce de camouflage - probablement très inconscient - auquel certains se livrent lorsqu'ils font part de leurs addictions.
MyIllusion, pour parler encore d'elle, y voyait une sorte d'apologie. Je n'irai peut être pas si loin, mais il y a du vrai là dedans : la façon d'exposer une expérience ou des connaissances peut amener à voir dans les propos d'un intervenant un assentiment à une pratique.
Et j'ai moi-même perçu les propos de "l'empereur" comme les a perçus M.I, notamment au travers de son analyse sur différentes substances, et lorsqu'il a le culot de dire qu'il ne souffre d'aucune addiction alors qu'en même temps il dit qu'il lui faut toujours quelques chose. La polyaddiction n'est ni plus ni moins qu'une addiction.

Alors dans ces cas là, je ne vois pas d'autre alternative que d'avoir un propos un peu violent envers ceux qui ne veulent pas soulever leur visière.

Je vais faire une parenthèse analogique sur un autre sujet, pour mieux me faire comprendre.
Il y a maintenant de nombreuses années, une "gamine" anorexique de 20 ans ma cadette (j'en avais plus de quarante) en pinçait pour moi.
Un jour que je l'interrogeais sur sa maigreur et qu'elle me répondait des conneries pensant me tromper comme elle avait trompé tout le monde, je lui ai dit que je ne coucherais jamais avec elle parce que si je lui mettais un coup de bite j'aurais trop peur de passer au travers.
Très peu de temps après, la gamine en question est sortie seule de son anorexie. Ma réflexion avait-elle été "un choc" ? J'ai tendance à penser que oui, mais j'ai surtout tendance à penser que je lui ai fait percevoir sa maladie au travers du prisme qu'était ma propre vision.

Et donc, aujourd'hui, si je parle à des dopés et que je constate des refus de voir la réalité, je ne peux m'empêcher d'envoyer le même genre de "piqure", en leur montrant qu'ils sont foutus s'ils ne se dépèchent pas d'enlever leurs oeillères.
Ca ne m'empêche pas d'être d'accord avec tout ce que tu exposes dans ton bémol suivant mon propos. Mais ce bémol, je me garde de l'exposer, parce que je sais aussi que certains peuvent le prendre comme étant la marque d'un assentiment. Alors que ce bémol, s'il est tout aussi présent à mon esprit qu'au tien, il n'est que la marque que je comprends le problème et que je compatis. Or le souci de la compassion, c'est que celui qui la reçoit l'interprête souvent mal.

C'est un vaste sujet, pas vraiment facile

Pour amener de l'eau au moulin de Sham, je dirai qu'à mon avis, il n'existe pas UNE solution, mais qu'il en existe des tas. Et que ces solutions vont être variables selon les individus, les circonstances ayant mené à l'addiction, le ou les produits utilisés.
Pour sauver quelqu'un ou l'aider à se sauver, il faut probablement mettre en oeuvre plein de facteurs, pas se cantonner à un ou deux. Les thérapies de groupe dont il a été question ont certainement un rôle à jouer, mais sur les individus ayant un psychisme "fort" c'est plus délicat. La consultation des spécialistes en addictologie est aussi importante, mais elle ne fait pas tout. Et l'enfermement pendant un ou deux mois entre quatre murs peut parfois être une solution, mais ça ne l'est pas forcément toujours.

Alors devant l'immensité de la détresse que peuvent ressentir les proches d'une victime que dire ? Juste qu'on comprend, en tous cas, moi c'est ce que je veux dire, il y a des tas de gens qui comprennent, et qui pourtant n'ont pas forcément les bonnes idées pour aider "l'autre", ou qui n'ont pas forcément les bons mots.

Si le simple fait d'énoncer ce que je viens de dire peut aider à apaiser des rancoeurs ou des tensions. Tant mieux. Si ça peut apporter au moins un peu de sérénité dans des épreuves dont le propre est de mettre à rude épreuve la patience et l'amour, tant mieux aussi.
Je ne saurai même pas souhaiter courage, j'envoie juste de l'amour fraternel à toutes et tous ceux qui souffrent, pour leur propre compte ou pour la chair de ceux qui leurs sont proches.
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Message par Godzilla le Lun 11 Jan 2021 - 13:01

Ben, je parlais d'UNE entreprise en particulier, hollandaise, qui fonctionne comme Amazon, sauf qu'elle vends du canna synthétique. Comme dis plus haut, je n'en fais pas l'apologie, mais je préfère recourir à ses services plutôt qu'aller me faire dépouiller ou agresser dans une cité (ça m'est déjà arrivé).
Le plus grave selon moi n'est pas de fumer un joint, mais de dire à une gamine souffrant d'une pathologie grave qu'on va "la crever à coup de bite". J'espère que cette absence totale de délicatesse n'est pas propre à tout les non-fumeurs ^^
Mais bon, chacun son référentiel de valeurs.
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Message par Chunatak le Lun 11 Jan 2021 - 13:03

Perso, je vois une différence entre dire "la drogue c'est de la merde" et "les drogués c'est de la merde".
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Message par Godzilla le Lun 11 Jan 2021 - 13:08

Bah moi je dis ni l'un ni l'autre ^^
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Message par Mentounasc le Lun 11 Jan 2021 - 13:23

Godzi, je n'ai pas utilisé ta formulation, mais bel et bien celle que j'indiquais. Et c'était formulé sans agressivité, avec même beaucoup de gentillesse, dans laquelle l'ironie était parfaitement décelable. Si je ne suis pas entré dans le détail des circonstances, c'est parce que ça n'était pas utile, ce qui était utile c'est de montrer la forme de la "piqûre" morale. Je n'aurais pas non plus pu dire ça à n'importe quelle autre "gamine", il m'avait vraiment semblé que ça lui serait salutaire de lui parler avec franchise et de cette façon. Merci donc de ne pas me voir comme un horrible macho ou comme un traumatiseur de jeunes filles en fleur...
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Message par Godzilla le Lun 11 Jan 2021 - 13:37

OK Mentou, désolé d'avoir été un peu cash : avec tes explications, néammoins, ça passe nettement mieux Smile
(je précise que ma réaction un peu vive vient du fait que ma sœur a été anorexique au stade où elle a failli en mourir - 26 kilos, 1m75)
"la piqure morale", vaste débat... je n'ai pas forcément de position figé la-dessus, d'ailleurs. Pour mon cas perso (moi et le canna) : si on me parle de tout les à-cotés négatifs (finances, santé oculaire, dentaire...) là oui, ça me fait réfléchir (sans forcement me faire décrocher, mais je sais que ce serait de vraies bonnes raisons). Par contre, sur le pétard lui-même, je me demande bien pourquoi je me priverais de mon unique plaisir dans la vie... (bon j'en ai d'autres, la musique et la conversation de certain-e-s ici par exemple, mais...)
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Message par *Sham le Lun 11 Jan 2021 - 14:08

Je ne crois pas que tu ais bien compris le conflit sur l'autre topic Mentounasc.
D'une part, il est faux de dire que  "Au final, il y a des conflits d'opinions qui apparaissent, chacun étant persuadé détenir la vérité" dans mon cas, étant donné que j'ai explicitement dit que malgré ma plus grande expérience du monde des drogues, je n'en sais pas pour autant grand chose, la preuve, je demande aide et témoignage !
D'autre part, (et Chuchu l'a bien dit) je suis la première à dire que la drogue c'est de la merde. Ce qui TRES différent que "les drogués sont tous des voleurs/violeurs/tueurs/parasites à tuer" ! Ne pas faire d'amalgame à la noix aide à la discussion en général.
Ensuite, dire que faire preuve de compassion c'est donner l'impression de cautionner, c'est une excuse bidon selon moi. C'est même nawak. C'est ta propre projection sur l'autre. Peut-être que si ce monde est devenu si violent que tant de gens ont "besoin" de se droguer, c'est possiblement parce que la compassion est devenu synonyme de faiblesse et est donc annihilée. La compassion, c'est le respect et l'écoute. Différent de caution.
Quant à ton analogie... étant concernée par l'anorexie, je t'aurais bien répondu où te mettre ton coup de bite. Et t'éclairer aussi sur l'anatomie féminine en te soufflant que "c'est plus grand à l'intérieur". Mais pour ma part, ta remarque m'aurait coupé l'appétit pendant plusieurs jours. Mais s'il t'est plus flatteur de penser être responsable de son "sauvetage", je comprends.  

(Troll on) Mais je ne suis qu'une sous-douée anorexique et droguée, je ne comprends même pas qu'on m'autorise encore à m'exprimer..!
Mais je précise à toute fin utile ne faire l'apologie ni de la bêtise, ni de l'anorexie, ni de la drogue !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ouhhhhhhh la drogue c'est mal, les drogués au bûcher (confectionné à partir de brindilles ano, ça enflamme encore plus) !!!!!!!!!!!!!!!!! (troll off)

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Message par Mentounasc le Lun 11 Jan 2021 - 15:31

Si, Sham, je pense bien avoir compris. Les mots utilisés par M.I portaient plus sur les utilisateurs que sur les produits, et je crois sincèrement que son intention n'était justement pas de "descendre" les utilisateurs, mais plus simplement de s'opposer aux propos qui peuvent être pris pour une forme d'apologie inconsciente. Si la formulation pouvait être déficiente, les idées sous-tendues par le marché de la drogue avec tout ce que ce dernier implique étaient pourtant valables et logiques. Malheureusement, la façon de les exprimer n'était pas forcément la meilleure, d'autant qu'après, il y a l'emportement, la maladresse, la difficulté de dire ... L'intention était bonne, je reste sur cette appréciation. Pour moi, ce fut un gros quiproquo, parce que sincèrement, je ne voyais pas de méchanceté dans son propos.

De la même manière, comme je l'ai expliqué à Godzi, ma réflexion à la gamine ne se serait pas appliquée à quelqu'un d'autre.  Et il n'y avait aucune méchanceté. Chaque être est différent, mais le principe de la "piqure" qui fait remarquer quelque chose est un principe viable, très utilisé en psy, et je n'ai fait que citer une analogie. Pour les anorexies, toutes n'ont pas la même cause, et là le culte exagéré de la minceur était particulièrement adapté à la situation. Mais bon c'est encore un détail qui peut expliquer bien des choses, et comme souvent, on oublie ou néglige de tout détailler pensant qu'on va être compris, on peut choquer. Désolé si tu l'as été, mais tu n'aurais pas dû te sentir concernée parce que ce cas n'était pas le tien. En attendant, le résultat a été là. Je suis persuadé que ma vanne ironique l'a obligée à porter un autre regard sur ses pratiques, la formulation acerbe n'était que le support de cette ironie permettant justement de voir autrement.

Quant à dire "nawak" à propos de ma perception de la compassion, ça n'est pas une excuse bidon, et encore moins une projection de moi sur l'autre. Je pourrais presque me sentir insulté par ce propos, parce qu'il néglige un truc important, c'est l'expérience "des vieux cons" (j'en suis un, oui oui...). Je n'ai pas la science infuse, loin de là, mais j'ai remarqué que souvent la compassion génère chez celui ou celle qui la reçoit une espèce de sentiment d'approbation (plutôt que le mot cautionnement que tu utilises). Et j'ai déjà partagé avec de nombreuses personnes de mon âge cette observation, je ne suis donc pas isolé à penser ainsi. Que tu ne sois pas d'accord est une chose, tout à fait légitime, mais que tu juges cette opinion comme "nawak" ou bidon me semble être injuste, c'est selon moi un déni de la réalité. Pas un déni de toutes les réalités, non, mais un déni de certaines, simplement. Je ne mets pas dans le même panier tout ceux qui font l'objet de compassion, et si certains la vivent "normalement", je dis qu'il existe quand même beaucoup de gens qui la comprennent et la reçoivent autrement. C'est ce que j'essayais de faire comprendre. Est-ce si difficile d'imaginer que tout le monde ne pense pas de la même manière, ne reçoit pas forcément les attentions des autres avec la rigueur d'un jugement non faussé par tel ou tel facteur ?
Et je précise en outre que cet argument ne s'applique pas à la seule compassion reçue par les drogués, mais à toutes les formes de compassion. Par exemple, je suis certain que si tu fais appel à ta mémoire, tu as sûrement déjà entendu des histoires de gens dans des situations complexes ou abracadabrantes et qui se sont totalement fichus de la compassion qu'ils occasionnaient.

Si ce que j'énonce ne t'éclaire pas beaucoup, c'est dommage, je t'amène juste une autre vision. Nous avons tous une part de vérité, et il ne faut pas rechigner à regarder dans celles des autres, même quand ça nous ennuie.
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Message par Chunatak le Lun 11 Jan 2021 - 15:35

Hum. Je trouve toujours dangereux de penser à la place des autres et d'estimer ce qui est bon ou pas pour eux (hormis professionnel de santé)
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Message par Cooooool le Lun 11 Jan 2021 - 17:38

Edit : retiré because pas la peine d'en rajouter.

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