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Message par Invité le Sam 2 Nov 2019 - 9:06

Je suis un enfant

je veux pas devenir adulte

je veux bien m'adapter au monde des adultes

les adultes sont méchants je veux pas être méchant
les adultes font la guerre je veux pas faire la guerre
les adultes sont immatures je veux pas être immature

mais je ne veux pas être n'importe quel enfant

les enfants sont cruels je veux pas être cruel
les enfants sont capricieux je veux pas être capricieux
les enfants sont immortels je veux être immortel

je veux pas me marier et avoir des petits adultes

je veux être amoureux et avoir une amoureuse

je veux être un enfant surdoué
je veux être un enfant différent, car les gens que je connais aucun je trouve bien
je veux être un enfant surdoué de la vie
je veux pas être bon en maths ou en grammaire
je veux pas savoir la table de 6 ni de 513
que le COD se place bien là où ça lui chante...

oui je veux chanter ces jours heureux
avec toi mon amie mon amour
avec tous les cabossés de l'existence
qu'un chant en quelques notes réchauffe
ceux qui connaissent le prix de la vie
que chaque jour d'existence a un coût
celui d'être soi.

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Message par Invité le Sam 2 Nov 2019 - 9:09

La société ne veut pas que l’on soit social. Elle veut que l’on soit sociétal.
La personne sociétale est avenante. Il.elle respecte les types ethniques. Elle.il n’est sexiste qu’en privé. Il.elle est pour l'écologie, contre la pédophilie et sait rester à sa place. Elle.il est utile à la société. Il.elle est stable. Elle.il a un job. Il.elle sort un peu. Ne fait pas d'excès, sauf dans les grandes occasions. Elle.il aime la poésie, mais pas la pornographie. Il.elle est à la mode, mais pas trop. Sa.son supérieur.e peut compter sur lui.elle. La personne sociétale est en général reconnue par toutes et tous comme légitime et agréable à vivre. Il.elle fait l’unanimité, moins une voix peut-être, mais qu’est-ce qu’une voix, sur des milliers ?
La personne sociétale n’aime pas qu’on ne soit pas d’accord avec lui.elle. Dans ce cas, elle.il préférera dédaigner l'importun.e. Et se dire que non, l’importun.e n’est pas important.e. L’importun.e n’aime pas trop le politiquement correct, par ailleurs acception d’une certaine hypocrisie. La.e sociétal.e aime avant tout l’idée d’une société, voir d’une civilisation, pérenne, et ne sait que trop les dérives dangereuses où peuvent mener les idées importunes. Il.elle connaît par exemple la révolution d'octobre 1917, et se dit plus jamais. Alors elle.il trouve l’importun.e dangereux.se. Car il.elle sait où cela peut mener.
Des fois, les idées de l’importun.e finissent par plaire à la.au sociétal.e. Par exemple, comme les voix des lesbiennes et gays se sont de plus en plus faites entendre, et comme elle.il a été touché.e de voir cet.te homosexuel.le brûlé.e à l’acide, il.elle s’est dit qu’en fait c'était pas très gentil de faire ça. Et puis c’est aussi depuis, comme il.elle est très tolérant.e donc qu’elle.il a un.e amie.i gay.lesbienne, depuis cela donc, il.elle s’est dit, et c’est très bien, c’est vrai après tout, que les lesbiennes et gays finalement, bien qu'anormaux.ales, elle est bon de ne pas leur faire de mal, ça donne une meilleure image de soi.
Bref le sociétal, la sociétale, c’est vraiment des gens biens, et l’on devrait prendre exemple sur elles et eux. La société serait alors plus belle, plus tolérante, et surtout plus propre.
Si cet article vous a plus, n'hésitez pas à liker et partagez-le sur les réseaux sociaux, euh… sociétaux.

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Message par Invité le Sam 2 Nov 2019 - 9:11

peut choquer
Spoiler:
Marius est tombé enceint. Son père pense que sa mère est responsable. Un enfant ne tombe pas enceint par hasard. Sa mère a dû faire une connerie.
Alors il l’a interpellée, tu m’as trompé ! Tu sais que les trahisons ne restent jamais impunies ! Notre fils a payé pour ta faute ! Dieu nous punit à cause de ton péché !
La femme était une femme honnête, et c'était pour le coeur mauvais de l’homme que Dieu les avait punis. Mais l’homme était orgueilleux et accusait la femme.
Les jours passaient et le ventre de Marius a commencé à s’arrondir.
Plus il s’arrondissait, et plus son père devenait violent. D’abord il criait, ensuite il tapait sur les murs. Ensuite il a commencé à battre sa femme. Mais elle lui rendait coup pour coup, au début, puis deux coups pour un ensuite.
Marius était sur le point d’accoucher. Pour les enfants, les grossesses sont en effet plus courtes. Sa mère avait quitté le foyer déjà. Son père s'était mis à boire. Lorsque vint le jour, Marius avait préparé un petit matelas de paille, et s'était allongé dans l’attente de la sortie du bébé. Il n'était ni triste ni inquiet. Pour lui c’était ni normal ni anormal, il n’avait pas conscience des choses bien et mal. Il prenait les choses comme elles venaient, du haut de ses trois ans. S’il avait connu autre chose, des parents unis, de l’amour, peut-être qu’il aurait pu comparer. Mais là non.
L’enfant de Marius vint au monde encore plus petit qu’un enfant d’adulte. C'était une fille. Marius la prenait dans ses bras. Comme il ne pouvait l'allaiter, n’ayant pas de lait, il lui donnait du jus de viande dont il se privait lui-même. Il remarqua qu’il était heureux de prendre son bébé dans ses bras. Et il était inquiet quand elle pleurait, alors il lui donnait à manger ou la berçait.
La fille de Marius grandissait vite, nourrie autant du jus de viande que de son affection. Vint le jour où elle fut adulte, tandis que Marius n’avait encore que cinq ans. Depuis longtemps déjà, les rôles s'étaient inversés, et c'était elle qui s'occupait de Marius. Mais de temps en temps, quand même, elle avait besoin d’un câlin de son père, alors il la prenait dans ses bras, comme quand elle était petite, et lui donnait du jus de viande. Cela était important aussi bien pour la fille de Marius que pour Marius lui-même, qui s'était habitué à se genre d'échange affectif.
La fille de Marius, qui avait pris le rôle d’une mère, surtout depuis que son père était mort d’un coma éthylique, avait fort à faire à la maison.
Marius à son tour devint adulte, vers quarante ans environ. Alors Dieu décida que cette famille avait assez payé, et les rendit heureux. La fille de Marius, qui avait l'âge de se marier, trouva un homme droit et fantaisiste et se mit en ménage avec lui. Ils eurent une descendance bénie de Dieu.
Marius quand à lui, ne souhaitait pas fonder de famille. Il avait un mauvais souvenir de ses parents, et savait ce que les actes de l'un peuvent avoir comme conséquence sur les descendants. Mais Dieu lui dit : Marius, ta fille est grande et apte à fonder une famille. Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Trouve une femme que tu pourras rendre heureuse et épouse-la. Alors Marius chercha une femme. Il la chercha par les vallées. Il la chercha par les montagnes et par les plaines fécondes. Mais il ne trouva pas. Alors il dit à Dieu : seigneur, j’ai cherché une femme honnête, par les vallées, les montagnes et les plaines fécondes, et je ne l’ai pas trouvée. Je veux donc rester sans femme. Dieu dit : Marius, ton cœur est honnête et droit, il en sera fait selon ta volonté. J’ai vu dans ton cœur que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de femme honnête que tu souhaites rester seul pour les jours de ta vieillesse. Le pays d'Israël compte en effet beaucoup de femmes subtiles et généreuses qui feraient ton bonheur et le leur. Mais tu es trop blessé de ma punition, aussi je t’accorde ce que tu désires. Je t’accorde des jours de vieillesse aussi nombreux que tu le souhaites. Autant d'amis que tu le désires, et l’amour de ta fille.
C’est ainsi qu'aujourd'hui encore, Marius pend le plaisir de ses jours de vieillesse, et il remercie le seigneur chaque jour de l’avoir béni.


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Message par Invité le Sam 2 Nov 2019 - 9:13

C'est pas un spoiler mais peut choquer

Spoiler:
Son poing frappa plus fort que prévu. Ou bien c’était la cible qui était plus fragile. “Ils sont mous” se dit-elle. Pourtant les gars de la vingt-sixième étaient surentraînés. Mais là ils avaient affaire à plus forte qu'eux.
Elle lança son sac en l’air, le temps d’un coup de pied circulaire qui fit voler une matraque et deux poignards. Elle le rattrapa dans un saut périlleux et fondit sur le boss de la meute, armant son bras d’une véloce souplesse. La détente fut fatale à l’homme qui ne tituba pas longtemps avant de s'écrouler. Elle reprit son souffle un instant, en considérant les corps amassés autour d’elle dans une mare de gémissements. Elle ressentait une certaine lassitude. Fallait-il donc forcément en passer par les coups ? N’y avait-il pas un moyen plus pacifique, moins atlantique, de changer le monde ? Et de cette manière, est-ce que les atlantes changeraient vraiment ?
Cette civilisation engloutie, qui ressurgissait aujourd'hui des entrailles de la terre, semait la terreur partout sur le globe. Comme si leur ère souterraine les avait aigris au delà de toute mesure. Elle en était là de ses réflexions, quand elle sentit une vive douleur entre ses omoplates. Elle n’eut pas le loisir de se retourner, elle était à terre.

***

Il faisait noir. Où était-elle ? Elle parvenait à peine à bouger, à peine à penser. Malgré ses efforts, elle se sentit repartir dans un évanouissement insubmersible.

***

La lumière était revenue, et éclairait une cellule suintante et très malodorante. Elle avait fini par arriver à s'asseoir, les jambes tendues, penchée en avant pour ne pas appuyer son dos contre le mur, son dos qui la faisait souffrir à tel point que la douleur la faisait parfois s'évanouir. Elle était dans un état de fatigue extrême. Parfois elle arrivait à réfléchir, mais c’était surtout pour identifier la position qui serait la moins douloureuse.
Dans ses cauchemars, elle voyait son ami emprisonné, battu à presque mort, qui hurlait sa douleur incomprise. Elle le revoyait capturé, se débattant, leur donnant du mal même, à ces pantins sans consistance. Oui, leur donnant du mal, ce détail donnant vie à ce sentiment de satisfaction morbide qu’elle nourrissait depuis, cette satisfaction où enfin ils seraient débarrassés de ces salauds, où elle les verrait se vider de leurs dernières gouttes de sang, dans une agonie ridicule et humiliante, où ils ne seraient plus qu’un tas de chair repoussant, ayant abrité un esprit sans forme voué à la destruction systématique et stupide d’un monde qui les dépassait d'autant.
Oui, penser à cela lui faisait beaucoup de bien. Elle n’avait plus ses scrupules initiaux. Ils étaient allés trop loin. Trop de souffrance. Trop longtemps. Attaques continuelles. Attaques répétées. Comme un coup de couteau répété, au même endroit, sans laisser le temps de cicatriser complètement, avec la même haine normale, la même application dénuée d'émotion. Mais ils avaient donné le coup de trop. Le coup qui donne cette énergie de la dernière chance, qui envoie valser les derniers scrupules, et avaient commis cette ultime erreur : la laisser en vie.
Certes, elle n'était pas en grande forme, mais elle était en vie. Et elle reprenait chaque jour un peu plus de sa force préalable, mais enracinée cette fois plus profondément, plus directement connectée à l’univers, à elle-même, à la vie qui avait décidé qu'il était temps maintenant d’en finir.
Alors elle rassembla ses forces, sans bouger d'abord. C'était un bouillonnement intérieur. Son énergie augmentait de seconde en seconde, elle la sentait tournoyer en elle, d’une manière inéluctable. Elle savait ce qui allait se passer. Elle savait que ce serait rapide, violent, sans appel. Alors elle se leva. Elle se positionna face à la porte métallique. Cette porte qui l’isolait du reste du monde. Cette porte n’avait plus de raison d’être. Elle prit position, fléchit les jambes, arma son poing, arma tout son corps, et frappa mortellement cette plaque d’acier idiot, qui dans un fracas assourdissant fut pliée et dégondée de concert. Pour tout dire elle n’y croyait pas elle-même. Mais le temps n'était plus aux croyances. Alors elle se rua dans les couloirs, entrant dans une danse macabre enivrante où les gardiens semblaient des poupées de chiffe molles, où les armes automatiques crachaient de vaines balles qui ne lui faisaient plus rien. Elle n’entendait pas les sirènes hurlantes, ni les cris de ces automates affolés, ni le bruit des mitraillettes. Seul emplissait sa tête le vrombissement de sa fureur qui était à son maximum.
Elle parcourait les couloirs sans même savoir où elle allait. Elle taillait dans la masse des soldats imbéciles, et des portes blindées. À un moment de répit, elle reprit son souffle, rassembla son énergie, et su où elle devait aller. Elle arriva dans une pièce avec fenêtres. Elle était dans la bonne direction. Les faibles dirigeants de cette organisation amorphe avaient déserté. Elle constata cela non sans une certaine satisfaction. Mais cela n'était pas suffisant. Il fallait en finir définitivement. Alors, après une légère réflexion, elle se concentra, rentra en elle-même, et elle les vit. Elle vit tous les atlantes, elle les voyait tous en même temps, où qu’ils soient, quoi qu’ils fassent. Alors, sans hésitation, elle leur broya le coeur. Sa pensée broya le coeur de tous ces parasites. Pas le coeur émotionnel, non non, car ils n’en ont pas. Le coeur physique, le coeur vital, ce coeur qui les alimentait aussi bien en sang qu'en bêtise. Et elle les voyait s'écrouler tous, tous, tous, dans un râle général qui en même temps qu’il la satisfît, lui fit peu à peu retrouver son humanité, lui fit écouler toute cette haine accumulée par ces années d’oppression, par cette souffrance qu’elle avait vue sans cesse autour d’elle, par les pleurs qui hantaient chacune de ses nuits. Ainsi qu'une fièvre cesse une fois l’infection terminée, elle retrouva son calme.
Les atlantes décimés, elle ouvrit les portes des prisons. Elle guidait les siens à travers les labyrinthes de couloirs vers la sortie. Elle soignait les plaies, elle soignait les cœurs. Elle essaya, mais elle ne pouvait redonner vie aux morts. Elle eu une attention particulière pour son ami, qui était toujours en vie. Pour sa famille, enfin ceux encore vivants. Et puis elle vérifia qu’elle n’avait rien oublié. Ne restait-il pas une prison à libérer ? N’y avait-il pas un vieillard encore à soigner ? Et puis, et puis, elle s'assit, et puis elle pleura. Et puis elle sombra dans un sommeil d’enfant, où tous les rêves sont possibles.

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Message par Invité le Sam 2 Nov 2019 - 9:18

Soyez secret - ou comment garder/retrouver sa consistance

Le secret, c’est garder les choses à l’intérieur de soi. Quelle tentation aujourd'hui de tout partager ! Vous passez un week-end à Aix en Provence, loin de votre capitale trépidante, et voilà : photos, impressions en direct sur le Réseau. Un couché de soleil ? Vite une photo pour montrer à tout le monde, et, dans le meilleur des cas, partager votre émerveillement, dans le pire les rendre jaloux. Une peinture au musée Granet, un selfie dos à la fondation Vasarely, et hop, des pixels horodatées et géolocalisées accessibles à vos co-necté.e.s. Avec un commentaire intelligent pour quand même montrer que vous êtes pas comme les autres : “Vasarely ou l’enfance d’un artiste qui n’en était pas un”, “Sysley, si beau !”, “Granet, entre antiquité et contemporanéité, merci Jean Planck!”.
Oui, enfin la liberté ! La liberté de montrer à tous votre vie intéressante, votre regard personnel sur un monde qui reste flou et hostile pour la plupart. Et votre vie est vraiment intéressante, et votre regard vraiment personnel, et vous vous en réjouissez, vous existez pour les autres en restant vous-même ! Oui ! Vous-même ! Pas moins ! Dans votre entièreté, vos doutes et votre désarroi devenant eux aussi richesses internectuelles. “Devant la Sainte Victoire, ma vie m’apparaît soudain absurde… Changer de cap ? Changer de ville ? Qui sommes-nous face à la montagne du temps ?...”
Et oui, et c’est vrai, et c’est beau, et c’est vous, mais… Pour combien de temps ? Pour combien de temps encore allez-vous vous appartenir ? N’allez vous pas vous diluer à balancer ainsi vos sensations avant même de les avoir faites fructifier en vous ? Oui car la richesse intérieure ne vient-elle pas de ces richesses vécues, que l'on laisse germer et mûrir en nous, avant, dans une mesure tempérée, de les partager, et encore, dans un cercle choisi ?
C’est tellement tentant de tout déballer avant même de savoir de quoi on parle ! Enfin, moi aussi, oui, moi aussi, je peux avoir des likes, des commentaires, des vues, ça y est, ça y est, les gens m'aiment, bon Dieu, les gens m’aiment ! Parce qu’il n’y a que ça de vrai, le succès, non ?
Alors, on sacrifie le secret au succès, et… l’on perd sa consistance qui se dissout dans les entrefacs de personnes émerveillées, de personnes indifférentes, de personnes moqueuses, de personnes jalouses, etc. Ces personnes, qui finalement ne sont personnes...

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Message par Invité le Sam 2 Nov 2019 - 9:21

Quoi mon ventre ? Qu’est-ce qu’il a mon ventre ?


Janto

Tu… tu as un ventre… heu… un ventre… très très gros.

Mathieu

Très très.

Janto

Ha !

Mathieu

C’est tout ?

Janto

Mais...

Mathieu

C’est un peu court, Janto,
Tu aurais pu dire, à ton frère adoré,
Moult moqueries en une logorrhée,
Que ripaillent les vers en ton sein bien charné,
Qu’entripaillent les joies d’une substance carnée,
S’affolant en mixture un chouia putréfiée,
Dans une outre pleine, pleine à craquer.
Que cet énergumène, que l’on nomme bedaine,
Qui d’un quart d’heure en tout lieu me précède,
Me prive du plaisir que l’on trouve à son aine,
Dit à mon coeur flétri qui chaque instant décède,
“Mais rote et pète donc ! la vie est toujours vaine.”
Sache que ci-devant, dans l’antre de mon ventre,
Ne sore jamais quoi que ce soit qui n’y entre,
Ce phylactère figé est l’indice probatoire,
D’un déficit flagrant en matière oratoire.
Considèr néanmoins, si cela te rassure,
Qu’aucun léger défaut ne résiste à l’usure,
Du temps, de l’amitié, et des nombreux efforts,
Que je te vois faire encore encore et encore.
Aussi je te prierais, dans un proche avenir,
D’emprunter au futur, ta finesse à venir,
Afin de m’épargner des critiques acerbes,
Et d’ainsi protéger, par une belle gerbe -
D’amitié, de franchise, notre belle fratrie,
Que même si l’on pleure, qu’après au moins on rie.
J’ai à présent fini, cette noble bafouille,
Que ces idées fécondes, en une ratatouille,
Mijotent, barbotent, et fructifient longtemps,
Que par delà les âges, et par delà les temps,
Nos chemins soient radieux, et nos soleils chantants.


Dernière édition par ProfDeLettres le Sam 2 Nov 2019 - 10:42, édité 2 fois

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Message par Invité le Sam 2 Nov 2019 - 9:42

Sans sonotone

Le thé oolong
Et l’épaule ont
Sonotone,
A la bonne heure
Carré des fleurs
Le mot tonne.

Le joli camp
Est moche quand
Est le leurre
Ce sont les siens
Ce sont des chiens
Pas les leurs

Ils s’abreuvaient
Et en pavaient
Notre aorte
Le thé est froid
La mort est là
A la porte

Car les glycines
A chaque pine
Entortillent
Dans une amphore
La joue en or
De nos trilles.

Ainsi vaincra
Sur le sucra
Eponyme,
Un billet doux
Un rêve fou
Tel un hymne.

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Message par Invité le Sam 2 Nov 2019 - 9:54

Il était une fois un roi. Une femme avait un fils. Cette femme était irrespectueuse. Elle kidnappa le fils du roi. Le roi kidnappa le fils de la femme en retour. Alors la femme rendit son fils au roi. Le roi rendit son fils à la femme, mais pour prix de son infamie, il la fit emprisonner avec son fils.
Quelques temps plus tard, il se promenait dans les geôles du château. Il aperçu la femme et son fils. Il fut touché du regard d’amour qu’elle portait à son fils. “Une femme qui aime ainsi son fils est bonne.” Il les fit libérer et réhabiliter dans la société. La femme, reconnaissante, ne pensa plus jamais à être irrespectueuse.

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Message par Invité le Mar 5 Nov 2019 - 16:42

A la tombée du soir, espoir, poires et poème de terre, ami du papiergraphe et sauterelles ambulantes.
Il déambule et arrive dans un restau chic à papilles. Le big mac y est cher, 105 €. Sans les sodas.
Il saute d'un plat à l'autre, effraie les bonnes gens. Car il est trop chic, trop genre. Il aime ça. Son tee-shirt orange, brodé d'un palmier, agace.
Il évite une roquette, et projette un film, pour détourner les regards. Mais une vielle toujours le considère. Alors, un pas à droite, un pas de côté, il lui lance le sort du rot, et la voilà qui rote à tout va. Terrifiée de cette infamie gazeuse, elle bat des bras, supplie le jeune homme d'arrêter, ce qu'il accepte non sans un regard hautement réprobateur. La vielle, alors calmée, plonge dans un sommeil réparateur.
Il continue son repas. Il envoie des textos à une fille, qu'on devine belle.
Le serveur apporte les mini mac, pour faire patienter, en attendant le big mac suivant.
Le jeune homme commande un soda gluant. Le serveur lui demande le parfum, et il répond : "comme la vieille".
Le jeune homme, alors surpris, se demande pourquoi il a dit ça, et tandis que le serveur acquiesce et part, il se met à réfléchir intérieurement :
"Quand on dit des mots, d'où viennent ces mots, finalement ? De notre cerveau ?
Et puis qu'a-t'il voulu dire, exactement ? Comme le soda que la vieille a pris ? Ou un soda gluant à la vielle ?".
Inquiet tout à coup, il jette un regard furtif à cette dernière, qui dort toujours tranquillement, avachie, et donc il se dit que ça va, tout va bien.
Reste à savoir pourquoi il a dit ça. Alors peut-être qu'inconsciemment il sait que le soda de la vieille est à la fraise, et que justement, la fraise est son parfum favori. Ou alors il a peut-être dit ça, pour découvrir, oui oui, découvrir le parfum du soda de la vieille. Alors, intrigué, il attend le serveur pour en avoir le cœur net, et aussi parce que c'est logique d'attendre le serveur quand on a commandé quelque chose.
Le serveur arrive, et le jeune homme le goûte (le soda, pas le serveur), et ce n'est pas de la fraise. Soudain, avant même d'avoir identifié la saveur du bidule, il se dit : "Bon dieu de bon dieu, mais c'est bien sûr..." et puis il s'arrête net, la vieille est debout en face de lui. Alors il boit son soda, et s'ensuit un sauvage concours de rots. Des rots plus gluants les uns que les autres, ça rote à tout va, ça rote à tour de bras, ça rote comme vache qui pisse. La vieille est très forte en rots, le jeune homme n'en revient pas. Elle lui lance un dernier rot "pleine bouche" (un rot de pleine puissance, celui qui fait trembler les bourgeois). Le jeune homme est terrassé, il s'assoit lourdement sur son fauteuil, sonné. Et puis il réfléchit. Et puis il comprend, maintenant, pourquoi il a pris un soda de même parfum que son adversaire, c'était justement, parce que ce n'était pas son adversaire, mais son alliée, et dans ce concours qui n'en était pas un, ils ont en réalité uni leurs rots pour n'en faire qu'un, un énorme rot de fou destiné à réveiller le monde, à secouer tous les endormis, à abolir les méchants et générer un arc-en-ciel qui remplira tous les cœurs de joie et de paix. Alors il rentra chez lui content et plein d'espérances en l'avenir.

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Message par Invité le Mar 5 Nov 2019 - 16:43

Suggestions SMS 3e colonne sous Android

Bonsoir Mercy je ne peux donc rester à l'écoute du coup on peut faire ça va mieux je me sens un petit mail à tous pour les autres et de le voir dans les meilleurs salutations et bon dimanche soir ou samedi pour les photos des deux côtés pour le poste à temps pour la formation et je vous souhaite de très belles vacances en Bretagne avec un homme m'a demandé si tu es là je vais voir ce qui me semble qu'il est en cas je suis pas très clair que ça ne va plus de détails de contact de notre entretien du jeudi prochain pour une prochaine occasion je voudrais que la terre par la présente avisé par la poste pour la formation et je vous souhaite de très bons résultats des examens et concours photo du groupe pour les autres pays des geeks


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Message par L_easy_life le Ven 17 Jan 2020 - 23:09

j'adore ce que j'ai lu !!

mon cerveau a tellement fondu à cause des raffales de vagues (tu releves la tête puis chploff la deuxième, pi la troisième......... ça épuiz à force..) bref mon cerveau a tellement fondu que je n'arrive plus à rédiger ce que je pense au fond de moi.

tu l'as très bien fait, merci pour ces écrits, donc.

la bise l'ami !
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Message par L_easy_life le Ven 17 Jan 2020 - 23:15

ton message de 15h43 on dirait William Burroughs, j'adore

(c'est mon papa William Burroughs, c'est absolument le seul écrivain que je peux relire des dizaines de milliers de fois sans jamais me lasser.... comme la Bible, tu vas te coucher, tu ouvres une page au hasard, d'un bouquin de tonton Bill, et jamais ça n'est lassant... William Lee c'est le seul à me faire cet effet....depuis plus de quinze ans maintenant ^^
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Message par Invité le Ven 17 Jan 2020 - 23:29

Je ne pourrai malheureusement transmettre à feu mon staraddict 5 sous Android, qui nous a quitté

Si tu vois 15h43 c'est que tu n'est pas en France ?

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Message par Invité le Ven 17 Jan 2020 - 23:45

Merci des compliments, ceci dit

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Message par L_easy_life le Sam 18 Jan 2020 - 0:04

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Message par I am So Sure le Mar 24 Mar 2020 - 22:01

Invité a écrit:Je suis un enfant

je veux pas devenir adulte

je veux bien m'adapter au monde des adultes

les adultes sont méchants je veux pas être méchant
les adultes font la guerre je veux pas faire la guerre
les adultes sont immatures je veux pas être immature

mais je ne veux pas être n'importe quel enfant

les enfants sont cruels je veux pas être cruel
les enfants sont capricieux je veux pas être capricieux
les enfants sont immortels je veux être immortel

je veux pas me marier et avoir des petits adultes

je veux être amoureux et avoir une amoureuse

je veux être un enfant surdoué
je veux être un enfant différent, car les gens que je connais aucun je trouve bien
je veux être un enfant surdoué de la vie
je veux pas être bon en maths ou en grammaire
je veux pas savoir la table de 6 ni de 513
que le COD se place bien là où ça lui chante...

oui je veux chanter ces jours heureux
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Message par I am So Sure le Mar 24 Mar 2020 - 22:02

Invité a écrit:Sans sonotone

Le thé oolong
Et l’épaule ont
Sonotone,
A la bonne heure
Carré des fleurs
Le mot tonne.

Le joli camp
Est moche quand
Est le leurre
Ce sont les siens
Ce sont des chiens
Pas les leurs

Ils s’abreuvaient
Et en pavaient
Notre aorte
Le thé est froid
La mort est là
A la porte

Car les glycines
A chaque pine
Entortillent
Dans une amphore
La joue en or
De nos trilles.

Ainsi vaincra
Sur le sucra
Eponyme,
Un billet doux
Un rêve fou
Tel un hymne.
I am So Sure
I am So Sure

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Date d'inscription : 06/09/2016
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