cueilleuse de mots/la guerre des sexes

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Message par Weigela le Ven 10 Mai 2019 - 6:22

Je ne sais pas jardiner les mots. Chez moi c'est plutôt cueillette. Le hic, c'est que sur plus de deux-trois pages, ça manque d'uniformité. Difficile de faire du calibrage avec de la cueillette sauvage.
J'ai relu un vieux texte. Texte dont un passage (en italique) s'était imposé à moi (oui, la suite de mots qui m'est tombée sur la tête).  Le reste, c'est de la broderie autour, pour tenter d'en sortir un texte complet. Malheureusement c'était la fin de saison, il n'y avait pas assez de mots pour. Partage. Pour ce côté troublant des mots qui s'imposent, et d'un univers qui n'est pas mien mais qui s'est imposé tout autant.

************************************
Anesthesia a peur. Les courbes parfaites de son corps sont rigidifiées par ses muscles contractés. Je lui fais part encore de mes doutes sur l'utilité de ce combat, sur les propos que j'ai entendu la nuit de mon départ. Elle me dit qu'il est trop tard, que nous ne pouvons rien faire pour arrêter le combat. Fuir. J'ose lui proposer la fuite, la vie. Anesthesia, ma douce soeur, nous avons été séparées trop longtemps, nous sommes devenues telles des machines qu'ils contrôlent en nous disant un mot ou un autre. Je crois à ce qu'il m'a dit. J'y crois. Je veux y croire, que quelque chose d'autre est possible que l'antagonisme dans lequel nous avons vécu. Sinon pourquoi tout serait si soigneusement organisé par la sultane et le guide ? Et tout simplement pourquoi aurions nous besoin les uns des autres pour assurer nos descendance ? Je sens Anesthesia se détendre à mes côtés. Je pense que mes propos l'ont touchée, je la regarde et la voit s'effondrer doucement, ses longs cheveux dessinant des vagues dans l'air.

La haine s'empare de moi. Je n'existe plus. Il n'y a plus rien de vivant sauf la volonté d'éliminer celui qui a fait ça. Je m'abaisse, esquive le coup qu'il a tenté de me porter et le poignarde. Son sang qui coule sur mes cheveux me rend encore plus folle. Je hurle. Je m'accroupis et m'acharne sur son cadavre. Du sang et des hurlements. Encore. J'en veux plus. Je répands ce sang sur ma peau comme un maquillage. J'ai des images qui me viennent d'un autre temps. Je nous vois enfants, avec la matronne et son couteau, son sourire pervers. Je me relève. Ce corps est-il bien à moi ? Je vois un homme qui se bat. J'enfile mes poignées de fer et je me dirige vers lui, hypnotisée. Il vient à peine de gagner son combat quand j'arrive derrière lui. Mes mains se propulsent vers son dos. J'entends son cri retentir et je sens le contact de son corps surpris et déchiré contre mes phalanges. Du sang qui coule. J'impose mes mains dessus, puis m'enduit les bras et les jambes avec. Je laisse tomber le corps sans vie et regarde alors autour de moi. D'autres personnes plus loin. Je me déplace lestement vers ce petit pôle de vie qui ne devrait plus exister et je vais m'employer à cela. J'étrangle, je cogne, et je fais glisser ma lame, de façon précise et soignée, comme je l'ai appris. Ai-je encore une âme alors que je me regarde faire ? Rien ne me réponds si ce n'est le silence. Je suis arrivée trop tard pour sauver l'ultime combattante. Sur mes genoux s'effondrent mon corps et le poids que je sens peser sur moi face à ce désastre.

Combien de temps suis-je restée ainsi ? Je me relève et inspecte mes armes, compagnes fidèles et silencieuses.
Aussi loin que mon regard puisse porter, ce ne sont que corps enchevêtrés, ensanglantés, sur une terre aride devenue hostile à toute forme de vie. L'air sec rend les rayons troubles du soleil brûlant sur ma peau. Un craquement suivi d’un rugissement survient derrière moi. Je me retourne, l’épée brandie face à moi. Je sens la lame pénétrer le corps qui a bondi pour me tuer. Mon esprit refuse de croire ce que lui montre ma vue. Pourtant ce visage déformé par la haine, je l'ai connu sous d'autres traits.
A la vie, à la mort, les âmes tourmentées suivent le même chemin vers l'absolution en se fondant dans un même désespoir. Les rêves s'effondrent et se révèlent dans leur splendeur cauchemardesque tandis que la vie s'effrite vers un infini sans nom. Le goût du sang envahit le palais jusqu'à l'écoeurement. Je sens dans ma main le coeur palpitant et je refuse de voir l'arme dans mon autre main. J'attends l'aigle qui viendra me crever les yeux et l'épée qui m'ôtera à ce monde où je me suis perdue. Monstre tu es. Monstre tu resteras. L'humanité, est-ce la capacité à voir le meilleur en chacun ? Est ce la reconnaissance de ce monstre en soi ? Qu'est ce qu'un Homme ? Qu'est-ce qu'une vie?

Les vestiges d’une vie idéale s’amoncellent à l’horizon, et dans mon cœur il ne reste que du vide. J’ère dans les rues en ruine d’une ville sans nom, dont les souvenirs se sont effacés avec la disparition de ses derniers habitants dans le bain de sang. Qu’ai-je encore à faire ici ? Qu’ai-je encore à vivre ? Y’a-t-il seulement quelque chose à construire ?
La poussière recouvre tout, comme un drap pernicieux. Le tissus se retire, elle, reste, s’infiltre partout et habite jusque dans les profondeurs ce que l’on aurait pu penser récupérer des décombres. L’odeur écoeurante ne me remue plus le cœur. J’ai fréquenté trop de champs de batailles, je suis déjà allée trop loin dans mon inhumanité. Un bruit sur la droite. Une étrange sculpture s’offre à mon regard : du bâtiment effondré ne reste qu’une cheminée qui s’érige haut dans le ciel, surplombée par une corneille veillant sur les lieux tel un gardien magique. Je tends mon arc en direction de l’oiseau, le vise. J’hésite et décoche ma flèche. Le tir était soigné, mais ma seconde d’hésitation aura sauvé la vie de l’animal et m’aura coûté mon repas.
J’entends au loin le murmure des âmes qui continuent leurs chemins vers le néant, qui m’appelle comme dans un souffle. Là bas le monde est gris bleuté. Ici il est jaune orangé. Où sont les couleurs de mon enfance ? Cela fait depuis longtemps que je n’ai pas vu la gamme d’un arc en ciel en un seul lieu.

J’arpente les rues. A ce qui a dû être un grand croisement je tourne à gauche. Tout n’est que désolation. Sur ma droite j’ai crû entendre des cris d’enfants. Je me retourne mais ce ne sont que débris. Une image fugace traverse mon esprit tandis que mes yeux s’attardent sur les restes d’un banc : un vieillard assis, tenant de ses deux mains une canne et le menton reposant dessus. J’y ai vraiment cru. Mon corps s’est tendu dans cette direction. Pour revenir à la réalité du vide. Des lieux hantés par les images de leurs habitants.
J’avance. Au bout du boulevard mort s’étend le désert. Je le sais. Je n’ai pas d’autres endroits où aller. Cette ville a été construite au milieu de nulle part. Si aujourd’hui elle est détruite, à quoi bon reconstruire à sa place ? Quel devoir de mémoire quand on ne connaît de l’histoire que ce que nous en imaginons ? Glorifiez des ancêtres qui ont conduit leur civilisation à sa fin ? Ou se glorifier de ne pas tomber dans leurs travers pour ne pas penser à ceux dans lesquels nous sommes embourbés ? De toute façon pour quoi reconstruire ? Pour qui ? Après tout ce qu’il s’est passé, existe-t-il encore des personnes qui puissent imaginer une vie commune ? L’amour est une guerre. On peut la gagner par la ruse comme par l’usure. Mais il se peut aussi que personne n’en sorte gagnant. S’il n’y pas de gagnant faisant preuve de magnanimité et de perdant espérant prendre sa revanche, rien ne pourra réunir deux anciens opposants.

La chaleur, accablante, pèse sur moi. Cela fait plusieurs heures que je marche sans autre horizon que ces terres arides. Mon chemin est tout droit, jusqu’à la prochaine oasis, que j’espère atteindre avant la tombée de la nuit. Mes pensées divaguent, et quand elles cessent le murmure des âmes emplit le silence. Etrange monde. Quel contraste. Je me rappelle mon enfance, filles et garçons séparés. Comment nous a-t-on élevés ? Cette méfiance à l’égard du mâle, est-ce juste mon instinct ou est-ce ce que mon milieu a fait de moi ? Je me rappelle ma première grande rencontre. J’entends Anesthesia et Memno pérorer du mâle qu’elles choisiront et des rumeurs qui courent sur la 2è rencontre. Les adultes ouvrent le bal. Nous voyons enfin des individus de sexe mâle pour la première fois depuis 8 ans. La sultane et le guide nous appellent, jeunes hommes et jeunes femmes, à notre première rencontre. Les voici ces ennemis auxquels nous devons notre descendance. On ne nous a jamais expliqué pourquoi de l’union du bien et du vice naissait la vie.

Je sens soudain une présence derrière moi. Je ralentis mon pas, les sens aux aguets. Cette odeur… Je me retourne, l’épée face à moi. Les images se superposent, mais cette fois-ci aucun corps ne vient s’empaler. J’ai juste une main qui se tend face à moi, et cette voix chaude qui me révèle qu’il lui tardait de me retrouver. Je baisse mon arme et l’observe, cet homme que je croise à nouveau. Se pourrait-il qu’il m’ait cherchée, qu’il ait retrouvé ma trace ? Ou nos destins sont-ils liés ? Quand ces bras enserrent ma taille, je décide de lui faire confiance, pour une fois, pour la première fois. De toute façon je n’ai plus aucune raison de me préserver, de sauvegarder à tous prix cette vie qui n’a aucun sens. Autant accepter de me laisser guider. Mes choix ne m’ont mené nulle part. Je résiste à mes résistances. Il sourit en m’allongeant par terre, caresse ma joue, laisse sa main descendre dans mon cou. Je pense qu’il n’a plus qu’à presser la jugulaire de ses mains que je sais puissantes. Il sait que j’y pense, me murmure « ça y est, nous y voilà » et effleure de son index la courbe de mes seins. Aplatissant sa main il va jusqu’à ma ceinture et défait mes dernières armes qu’il lance loin. Il enlève les siennes et les jette à côté des miennes, me souffle à l’oreille « à armes égales ». Je lui réponds « tu sais que ce n’est pas vrai ». Il me rétorque « les femmes sont plus rusées ». Je suis vraiment nue. Je ne me suis jamais autant sentie nue. Je pourrais avoir peur de lui. Je pourrais d’un bond récupérer ma lame et le défier. Mais je veux changer, je veux voir si autre chose est possible, quelque chose que l’on ne m’a jamais appris : la confiance.

Sous les flammes de l’Enfer, je n’entends plus le murmure des âmes, mais juste le craquement du feu. Je me relève péniblement de ma chute. Je ne me rappelle plus bien comment je suis arrivée là. Mes armes sont là, fidèles amies. Je m’y accroche d’autant plus que mes sens sont comme anesthésiés dans ce milieu étrange. Il faut que je sorte de là.
Les flammes rendent inenvisageables un passage par le haut. Et ici il y maintes ouvertures dans la paroi rocheuse dans laquelle je suis enfermée. Faire un choix. A l’école on m’a appris qu’il fallait évaluer les conséquences de chaque action afin de choisir la possibilité la plus appréciable. Je pense à lui. Ses mots résonnent dans ma tête : « tu as trop appris, pas assez vécu ». Fermer les yeux, laisser tout ce que j’ai appris de côté, laisser mon nom, ma classe, mon sexe, mon âge, tout ce qui me résume et me limite à un rôle social. A la place vivre, présente dans mon corps, sentir la respiration, union intime du monde et de mon être. L’odeur du feu commence à m’imprégner. Derrière le crépitement des flammes, je distingue à nouveaux les lamentations. Je sais qu’il ne faut pas me diriger vers elles, et pourtant c’est dans cette direction que mon instinct me souffle d’aller.

J’avance, lentement, dans cette obscurité que mon regard peine à percer. Seul le bruit de mes pas se fait entendre. Etrange silence, après le crépitement des flammes, après le murmure des âmes. Un vrai silence qui m’enfonce au plus profond de mes pensées qui vont et qui viennent, au rythme de l’air que j’inspire. Ai-je vraiment vécu tout ce que mes souvenirs présentent à moi ? La guerre a-t-elle vraiment eu lieu ? Suis-je vraiment née ici alors que j’ai ce sentiment d’avoir connu un jour la paix ? Tout cela n’est-il pas un cauchemar ? Ne vais-je pas me réveiller, là, maintenant, dans un monde que je suis incapable d’imaginer, et retourner à une normalité inexistante sur cette planète que je parcours ? Qu’est-ce que je recherche ?
Alors je m’effondre contre la paroi. Sur ma nuque je sens le vestige d’une toile d’araignée me recouvrir doucement comme une couverture dérisoire. Je me sens vide, si vide. Comment décrire cela autrement que par ce petit mot de quatre lettres ? Ai-je tué ? L’ai-je tué ? J’entends encore le son de son corps s’empaler sur mon épée. Je me raidis en me rappelant ce regard empli de haine, vide de toute intelligence. J’ai beau savoir que si je n’avais pas brandi mon arme je serais morte aujourd’hui, la nausée qui m’avait quitté récemment me reprend. Comment est-ce possible ? Cet homme qui m’avait parlé de l’amour possible, d’un monde où hommes et femmes pourraient se côtoyer en dehors des cérémonies et de la politique. Qu’a-t-il vu au moment de se jeter sur moi ? Une femme ? Moi ? Est-ce l’ennemie qu’il a voulue assassiner ou est-ce l’amie ? Est-ce ce que je représentais ou ce que j’étais ? Je n’ai plus assez de force ou de courage pour pleurer. Mon index effleure mon épaule droite, où sa lame s’est coincée entre son corps tombant et le mien faillissant sous son poids. Un cauchemar. Tout était bien irréel.
J'entends de nouveau le murmure des âmes et d'un coup je comprends que je fais fausse route. Cet instinct qui m'a indiqué ce chemin n'en est pas un : il est le contrepied de mon éducation dont je cherche à me défaire. Libre, je ne suis pas encore libre de faire réellement des choix. Je repense à lui, à ses propos sur les pensées étrangères que nous nous approprions en les croyant réfléchies. Où est-il ? Que fait-il ? Pourquoi apparaît-il pour redisparaître ? C'est un Errant après tout. Peut-être est-ce ce mystère qui inspire ma confiance ? Les Errants, combien sont-ils ? Ils sont méprisés aussi bien par les hommes que par les femmes, pourtant je reste sans jugement face à eux. Peut-être parce que ma mère en était une. Pourquoi m'a-t-on caché tant de choses alors que tant de personnes étaient a courant ? Je ne comprenais pas pourquoi j'étais si souvent mise à l'écart.

Il est endormi sur mes genoux. Je regarde le tranchant de la lame scintiller sur son cou. Il est si paisible, tellement en confiance. Lui planterai-je mon poignard dans son cœur ? Mes instincts meurtriers peuvent-ils disparaître ? Peuvent-ils être domptés ? Je n’ai pas été conçue pour vivre avec un élément mâle. J’ai bien entendu parler de ces histoires d’amitiés étranges entre proie et prédateurs. Mais quand chacun est à la fois proie et prédateur, est-ce possible ?
Mon regard s’attarde sur cette veine qui bat le rythme de sa vie. J’approche doucement le plat de la lame de ce battement qui l’appelle. Au moment où je le pose, une main s’empare de mon poignet. Il a ouvert ses yeux. Qu’expriment-ils ?
« Je sais bien que je t’ai dit que tu pourrais me tuer et que cela ne changerait pas la confiance que j’ai en toi, mais ce n’est pas une raison »
Il se lève. Nous repartons.
Je me réveille doucement au milieu de la niche que nous nous étions aménagés dans la flore exubérante. Je note immédiatement son absence et m’étonne de ne pas avoir été réveillée par son départ. La confiance qui nous lie est la chose la plus étrange que j’ai vécue.
La brume commence à tomber. Un premier oiseau brise le faux silence de la nuit. Au petit matin, marcher à l’écoute de ces chants clairs qui font pénétrer l’espace, guetter leurs apparitions et leurs réponses, comme un écho lancé à l’infini, et se laisser étourdir, ivre d’être en vie aux lueurs de l’aube et d’être le témoin du réveil du monde autour de soi. Entendre chacun de ses pas et de ses gestes, sentir tellement d’odeurs qu’il faut se concentrer sur chacune d’entre elle pour les distinguer, se faire une couverture de la fraîcheur matinale.
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Message par isadora le Dim 12 Mai 2019 - 11:13

fleurdesel a écrit:Malheureusement c'était la fin de saison, il n'y avait pas assez de mots pour. Partage.


merci pour ce partage. je n'écris pas et suis toujours émerveillée devant les gens qui écrivent. donc je te livre mes impressions de lectrice, très humblement.

pour moi, c'est l'inverse, il y a trop de mots, trop d'idées, en une ou deux pages. c'est foisonnant. avec ce matériau, tu pourrais presque tirer un livre. ton récit est haletant, je ressens une grande richesse, condensée. en tant que lectrice, j'ai besoin de plus d'espace, plus de respiration.

merci, vraiment, d'avoir osé partager. as tu envisagé une suite ? as tu envie de prolonger cette expérience d'écriture ?
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Message par Weigela le Lun 13 Mai 2019 - 22:27

Merci de ton retour. Smile
De mon souvenir(écrit en 2006), il y avait un univers autour, avec une histoire, et là c'est tous les passages que j'ai pu en écrire, mais qui du coup sont les uns à la suite des autres alors que pour le fil de l'histoire, il devrait y avoir à plusieurs endroits d'autres passages. D'où je suppose le côté foisonnant, parce qu'on est submergé d'un coup par un univers qui n'est pas dévoilé peu à peu, mais imposé d'emblée comme s'il était évident.

J'aimerais, être capable d'écrire ces passages manquants, pouvoir retrouver l'ambiance, le rythme, l'univers et les mots qui se présentent, prêts à être cueillis.
C'est assez frustrant, car ce n'est pas le seul texte ainsi, inachevé. Peut-être qu'un jour j'aurais l'envie de pousser plus loin et de devenir "scolaire" en écriture (entendre par là apprendre et appliquer des méthodes). Pour l'instant je ne suis pas assez frustrée dans ce domaine de ma vie. Wink
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