Concentration, Analyse permanente, Phobie physique

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Message par BousseMors Mar 30 Oct 2018 - 16:08

Bonjour,

En préambule, je tiens à préciser que j'ignore si je suis zèbre, je ne pense pas l'être et  ça ne m'intéresse de toutes façons pas de le savoir.

Je poste ce message ici car après avoir longuement parcouru les différents fils de discussion de ce forum, j'ai réalisé que certaines difficultés que je rencontrais dans ma vie quotidienne étaient probablement vécues par certains postants de ce site. J'ai d'ailleurs atterri sur le site zebrascrossing en tapant dans Google les descriptions de ces "problèmes".  

Je cherche des clés pour contourner ces difficultés, qui peuvent parfois me pourrir la vie. Cela fait plusieurs mois que je suis entrée dans une sorte de phase d'auto-analyse, et force est de constater que ce n'est absolument pas concluant, et que ça devient envahissant psychologiquement.

J'ai fait la démarche de prendre rdv chez un psychologue, j'attends qu'il me reçoive. En attendant, je poste ici parce que ça tourne en boucle dans ma tête.



Je vais tenter de détailler ici deux de ces difficultés.


  • La première est la sensation d'être constamment en train d'analyser ou de réfléchir sur des choses concrètes comme des concepts macro. Mon cerveau n'est jamais "au repos" et cela peut me poser des difficultés dans des tâches simples.


Voici quelques exemples au quotidien:

-  Je me perds régulièrement quand je suis à pied dans la rue. Je me perds dans mes pensées mais aussi physiquement. C’est-à-dire que je ne fais pas attention à la direction que je prends (tout en gardant des réflexes: je respecte les feux, les passages piétons etc…). Au bout d'un certain temps, je "me réveille" et réalise que l'endroit où je suis n'est pas celui dans lequel je voulais aller initialement, voire (pire) un endroit que je ne connais pas du tout. Globalement, le fait de marcher déclenche des phases d'analyses complètement abstraites. Il m'est arrivé de faire les 100 pas chez moi dans des moments de grande réflexion sans me rendre compte que j'étais en train de marcher.

- Lorsque je suis chez moi et que je dois effectuer des actions simples mais qui peuvent s'avérer répétitives, j'ai besoin de respecter un ordre d'exécution et donc de penser en amont à l'ordre dans lequel je vais effectuer chaque geste. Il m'arrive de ne pas y penser et de ne pas respecter l'ordre, je m'en rends systématiquement compte en cours de route. Je stoppe alors tout et recommence selon l'ordre dans lequel je dois effectuer les tâches pour accomplir mon action. Une fois l'action terminée, j'analyse ce que j'ai fait pour être certaine que tout a été respecté et je "valide" en quelque sorte la façon dont je l'ai réalisé pour passer à autre chose. 

- J'ai beaucoup de mal à donner mon attention entière à une conversation si elle dure plus de 10 minutes et que le sujet ne stimule pas ma curiosité. J'écoute, je retiens ce qu'on me dit, je réponds des phrases courtes par réflexe et ne pas vexer mon interlocuteur, au travail je prends des notes, mais je pense souvent à autre chose. Tout ça est décuplé quand la conversation a lieu par téléphone.

- Globalement, les seuls moments où j'arrive à me focaliser sur un sujet unique c'est lorsque je lis un bon livre (un livre que je considérerais comme mauvais ou trop "simple" ne bloque pas mon cerveau) ou quand j'écoute de la musique puisque je suis occupée à la décomposer.
J'arrive également à me concentrer sur une seule chose à la fois lorsque j'ai bu de l'alcool.

Ça ne semble pas si grave mais ça me fatigue beaucoup, et je culpabilise vis-à-vis des gens avec qui je discute quand ma réflexion "part ailleurs".


  • Le deuxième gros point noir est que je souffre d'une sorte d'hypersensibilité physique, qui fait que j'ai beaucoup de mal à supporter la proximité physique avec des inconnus ou des gens que je connais depuis peu de temps.


Dans des moments de grande fatigue, le simple fait d'être frôlée par quelqu'un dans le métro peut déclencher une réaction physique de rejet très désagréable. Tous mes muscles se tendent, ça peut parfois aller jusqu'aux palpitations voire la crise de panique.
Beaucoup de gens sont tactiles, donc j'essaie de prévenir lorsque dans une soirée ou dans un bar, si la personne avec qui je parle semble s'exprimer par le contact physique. Je n'ai en revanche pas ce problème avec mes proches (amis de longue date, compagnon…).



Voilà, je précise qu'en dehors de mon problème lié au contact physique dont je parle parfois en le minimisant, personne dans mon entourage n'est au courant de ce que je vis, je fais en sorte que ça ne se voit pas.

J'ai une vie sociale tout à fait normale voire très développée même si la quasi-totalité de mes activités en dehors du travail se concentre autour de la sphère artistique et que je fréquente donc beaucoup de personnes "atypiques". 
Une autre précision: J'ai déjà essayé le yoga et la méditation, je n'y arrive pas, ça me plonge dans une angoisse terrible.

J'aimerais savoir si certains d'entre vous rencontrent ce type de difficultés au quotidien et auraient des astuces pour minimiser la fatigue et l'angoisse que ça peut engendrer.

Merci pour vos réponses!
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Message par Lujan Mer 31 Oct 2018 - 15:48

Bonjour,

Je me reconnais pas mal dans ce que tu écris. Je suis toujours un peu ailleurs et souvent à côté de la plaque dans la vie courante. Certaines choses pourtant pas compliquées me demandent beaucoup de concentration et ne réussissent pas à tous les coups, loin de là... Par exemple quand je vais dans un endroit que je ne connais pas, j'ai beau anticiper et repérer avant, je me perds huit fois sur dix... Quand je connais, j'oublie ou je vais, je sors au mauvais arrêt de bus, je rate ma sortie d'autoroute, je me laisse distraire. Faire les courses sans rien oublier, c'est difficile même avec une liste: la musique me déconcentre. La plaie, c'est qu'il y en a partout ! J'aime beaucoup la musique, mais pas en bruit de fond. Pour mener ce genre de choses à bien, je me parle (dans ma tête quand tout va bien), étape par étape... Quand je me loupe, je jure tout haut.

Les discussions, ça dépend. Je ne regarde pas naturellement les gens quand ils me parlent, ou même quand je leur parle. Du coup, même quand j'écoute attentivement, je n'en ai pas trop l'air. Je tripote des trucs, je regarde par la fenêtre et je dois faire un effort pour penser à acquiescer, à sourire, à poser une question pour relancer, à regarder brièvement la personne. Mais j'enregistre tout ce qu'elle me dit et ça m'intéresse vraiment.
Quand ce n'est pas le cas, j'ai le même air, sauf que rien ne s'imprime... J'ai l'impression de passer pour une andouille la majorité du temps, mais certaines personnes prennent mon silence pour de la sagesse, va comprendre.
Le téléphone, je m'en tiens à des choses strictement factuelles, je ne pourrais pas tenir une discussion sérieuse / profonde de cette manière. C'est une gêne que pas mal de personnes ont, mine de rien, donc ça ne me handicape pas trop. "Je n'aime pas téléphoner", pas besoin d'étayer.

Les livres peuvent me transporter assez loin, les films rarement; je m'occupe plus de la salle et des gens que de ce qui se passe à l'écran. La musique, c'est la seule chose qui peut parfois m'empêcher de penser et c'est reposant... Sauf que je ne peux plus rien faire d'autre, à part conduire.

Pour le contact physique, je suis un peu pareil, mais jusqu'à il y a peu je n'avais jamais considéré ça comme un problème. Je ne suis pas tactile, voire pas tactile du tout.
Je fais la bise quand il faut mais vite, je ne sais pas quoi faire de mes mains et ça m'ennuie. Je préfère serrer la main... Quand on me tend la joue par surprise, j'ai parfois un mouvement de recul involontaire.

Je peux prendre un bus bondé ou traverser une galerie marchande à contresens parce que je fais abstraction des contacts et des heurts involontaires. Mais les câlins entre copines, ça ne m'a jamais botté. Les mains sur les épaules, dans le dos, je n'aime pas trop.

Même avec les personnes que je connais bien, le réconfort tactile, je ne sais pas trop comment ça fonctionne. J'ai toujours trouvé ça curieux... Je ne sais pas le faire naturellement et quand on me le fait, ça part d'un bon sentiment mais ce n'est pas très naturel non plus... Sans doute que j'analyse trop.

Il n'y a que dans la sphère intime que j'arrive depuis peu à me détendre et à apprécier le contact. Il a fallu beaucoup de temps et de patience pour que j'arrive à faire confiance. Au début, j'ai bien cru que ce n'était pas possible, point, et je me suis demandé ce que j'avais vécu pour réagir comme si j'étais traumatisée (que je sache, rien de particulier). Je ne sais pas si c'est grave parce que personnellement je n'en souffre pas vraiment. Je suis peut être juste très très longue à apprivoiser, ce qui est assez difficile à concevoir pour la plupart des gens.

J'essaye de me travailler et de faire des câlins à mes proches de temps en temps. Disons que sur le principe, ça ne peut pas faire de mal.

Quand je me relis, j'ai l'impression d'être hyper pragmatique et sans coeur alors que je suis sensible et même hypersensible, physiquement aussi, je ressens tout très fort. C'est peut être pour me protéger plus ou moins consciemment que je réagis comme ça...

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Message par BousseMors Mer 31 Oct 2018 - 17:39

Merci pour ta réponse! 

En effet, il semble que nous ayons quelques traits en commun. 

Comme toi, je regarde rarement mes interlocuteurs quand ils me parlent ou que je leur parle. 

J'essaie de faire des efforts parce qu'on m'a plusieurs fois fait remarquer que c'était perturbant. Donc souvent, lors d'une conversation, lorsque je me surprends en train de regarder ailleurs, je me force à plonger dans les yeux de mon interlocuteur. L'effort est en général de courte durée puisque rapidement la conversation de nos voisins, un passant ou toute autre source de distraction peut attirer mes yeux ailleurs, sans pour autant que ça me déconnecte de ce que me dit mon interlocuteur. 

Mais j'ai cette impression étrange que j'ai comme des "couches" d'attention. 
Je m'explique: 

- A. me parle de sa journée de travail et des difficultés qu'il rencontre avec l'un de ses collègues. Je vais lui répondre de manière automatique, ce que je considère comme des phrases toutes faites du type "Tu devrais aborder ce sujet avec cette personne, tout en restant diplomate blablabla".
Ça c'est la couche "basse" de mon attention. 

- En parallèle, je vais réfléchir à autre chose. Par exemple, je vais voir passer dans la rue une personne qui porte une écharpe de couleur moutarde. Je vais commencer à réfléchir au fait que j'ai croisé 3 personnes dans la journée qui portaient cette couleur. Puis réfléchir à la sociologie de la mode, que cette passante s'inscrit dans une forme de représentation sociale cyclique et me demander si cette personne à l'écharpe moutarde réalise, quand elle effectue son achat qu'un pourcentage non négligeable de la population féminine entre 25 et 35 ans portera entre octobre et février une écharpe de la même couleur qu'elle, et que ce cycle se répétera dans 15 ans. 
Ça c'est la couche "haute" de mon attention, celle qui mobilise le plus mon esprit.

Cette réflexion dure très peu de temps et je peux passer dans ma tête du coq à l'âne, parfois me reconnecter avec la vie réelle, pour me resservir un verre par exemple ou centrer ma conversation avec mon interlocuteur sur un sujet qui m'intéresse et met à contribution ma réflexion. (dans ce cas, ma couche basse d'attention pourrait être, par exemple, une liste de courses ou le fait que je doive lancer une lessive en rentrant chez moi). 

C'est assez dur à expliquer en fait haha. Je le visualise très bien dans ma tête, ce fonctionnement. J'ai toujours ces deux couches d'attention qui se déplacent parfois, et s'interchangent. Je vois ça comme des cubes qui s'étirent et se déplacent. (globalement, je visualise beaucoup les concepts avec des formes géométriques)


Comme toi, je me suis également demandée si mon problème avec le contact physique, que je ne considère pas du tout comme naturel, était lié à un traumatisme. A priori, ce n'est pas le cas. 

As-tu trouvé des façons de contourner ces trucs là? 
J'ai l'impression que ces comportements s'accentuent lorsque je suis dans des phases de stress et que mes cubes d'attention se brouillent et fusionnent dans ces moments, que je perds le lien avec ce que je suis en train de faire physiquement. (je me perds à 2 rues de chez moi, quoi) 

C'est super fatiguant en fait.
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Message par Invité Mer 31 Oct 2018 - 18:34

BousseMors a écrit:
- A. me parle de sa journée de travail et des difficultés qu'il rencontre avec l'un de ses collègues. Je vais lui répondre de manière automatique, ce que je considère comme des phrases toutes faites du type "Tu devrais aborder ce sujet avec cette personne, tout en restant diplomate blablabla".
Ça c'est la couche "basse" de mon attention. 

- En parallèle, je vais réfléchir à autre chose. Par exemple, je vais voir passer dans la rue une personne qui porte une écharpe de couleur moutarde. Je vais commencer à réfléchir au fait que j'ai croisé 3 personnes dans la journée qui portaient cette couleur. Puis réfléchir à la sociologie de la mode, que cette passante s'inscrit dans une forme de représentation sociale cyclique et me demander si cette personne à l'écharpe moutarde réalise, quand elle effectue son achat qu'un pourcentage non négligeable de la population féminine entre 25 et 35 ans portera entre octobre et février une écharpe de la même couleur qu'elle, et que ce cycle se répétera dans 15 ans. 
Ça c'est la couche "haute" de mon attention, celle qui mobilise le plus mon esprit.
C'est intéressant, cette histoire de couches, ça me parle, même si c'est un peu différent chez moi :
j'appelle la "couche basse" le "niveau 'passe-moi le sel' " = communication basique, sans grande réflexion
Ta "couche haute" est chez moi en deux niveaux : un niveau qui capte les éléments extérieurs et fait des liens/analyses ; et un niveau où je suis coupée de l'extérieur, grosso modo, où je suis projetée dans mon monde intérieur = concentration au max. Si les deux premiers niveaux peuvent co-exister, le dernier est toujours mobilisé seul.

BousseMors a écrit:J'ai toujours ces deux couches d'attention qui se déplacent parfois, et s'interchangent. Je vois ça comme des cubes qui s'étirent et se déplacent. (globalement, je visualise beaucoup les concepts avec des formes géométriques)
Chez moi ce n'est pas du tout comme ça en revanche : la conscience de mon niveau passe-moi le sel est placée au niveau du visage et un peu devant moi, le niveau suivant en retrait, le dernier se projette autour de moi mais sans lien avec l'extérieur.
Je visualise également tous les concepts avec des formes géométriques, dynamiques, des sortes de structures absolument impossibles à décrire, mais qui me permettent de faire des liens entre des patterns de fonctionnement identiques.

+ aussi gros problème avec les contacts physiques, faire la bise est un cauchemar, et même serrer la main peut me peser, certains jours. Dans les transports en commun, dès qu'il y a un peu de monde, je me mets en mode off.
Me revient en mémoire un incident, dans une grande surface juste avant les fêtes : trop de monde, trop de bousculades, de contacts indésirables, j'ai fait un off brutal : me suis complètement bloquée et suis restée crispée à la barre du caddie sans plus pouvoir réagir. Heureusement, je n'étais pas toute seule... ^^

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Message par Bimbang Mer 31 Oct 2018 - 20:38

Au final, ça pourrait se résumer à : on vit (trop) dans notre tête, ou quelque chose comme ça.

Je ne crois pas pouvoir vraiment m'ennuyer, j'ai toujours quelque chose à quoi penser. J'ai mes pensées, et mon imagination/abstraction. Un monde intérieur en fait.
Je me demande si c'est un peu la raison pour laquelle on devient un peu "inadapté" au monde réel, et ses codes, à force de nous mobiliser intérieurement. Mais bon, ce monde intérieur est rassurant d'une part, moins blessant par ailleurs, et bien plus intéressant (je trouve).
Mon ordi parle plus à mon monde intérieur alors j'apprécie, les livres aussi, et les films que je préfère sont souvent des films avec des voix off qui reproduisent un peu comment je perçois le monde, en décalé.
Par contre, quand ça brasse trop, quand il y a beaucoup d'évènements à analyser, ou perturbants émotionnellement, j'ai des difficultés à passer en mode automatique, et je fais conneries sur conneries. Je me cogne contre des trucs, je n'arrive plus à trouver des mots simples, ou des objets habituels. Tout se met "en panne" ou alors il faut que je passe sur un autre mode, que je ne peux pas vraiment décrire, du style : je me concentre physiquement, alors qu'en règle générale, c'est secondaire.

J'ai l'impression d'avoir une transposition intérieure de chacune des personnes que je connais, mon petit théâtre intérieur où j'ai des "modèles" de ces gens, pas trop leur physique, mais des expressions à eux, leurs rires, leurs voix, leur façon d'être surtout, et de penser. Une logique propre à eux.
En fait, ça me suffit. Je peux les aimer intérieurement, ils sont toujours présents en moi. Même les pseudos du forum y sont ^^
Du coup, j'ai moins besoin de voir les gens. C'est un peu ballot du coup, et pas trop compris socialement.
Pour ce qui est des contacts physiques, vu que ça m'oblige à passer en mode "concentration physique", j'aime bien que ce soit moi qui le décide ou qu'on me laisse du temps pour "sortir de ma tête".

Arf. J'ai l'impression d'avoir un souci psy, du coup. Perplexe
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Message par BousseMors Ven 2 Nov 2018 - 10:14

Merci pour vos réponses, c'est rassurant de lire que je ne suis pas la seule à avoir ce "trop-plein" dans la tête. 

Depuis que j'ai posté le premier message, j'ai réfléchi et identifié plusieurs astuces que j'ai inconsciemment développé pour calmer mon activité cérébrale: 

- La musique 
Je suis musicienne depuis mes 8 ans et globalement passionnée de musique, j'en écoute énormément, j'aime la décortiquer, isoler chaque instrument etc... 
J'ai très souvent de la musique en tête. C'est comme si ça permettait d'occuper la partie de mon cerveau qui analyse en permanence. Dans ces moments-là, je suis capable de reporter mon attention sur des choses plus triviales. 

- L'observation
J'observe énormément les gens, les bâtiments (j'aime beaucoup faire de la photographie). L'un des endroits dans lesquels je me sens le mieux sont les zones de transit dans les aéroports. D'une part parce que je suis fascinée par l'architecture des aéroports, j'essaie de les visiter en entier quand j'en ai le temps. 
Mais aussi parce que j'aime beaucoup m'asseoir par terre et observer les voyageurs défiler, m'interroger sur eux, leur provenance et leur destination, leur inventer une vie en quelque sorte. Il m'est arrivé plusieurs fois de choisir des vols avec des correspondances de plusieurs heures juste pour pouvoir faire ça. 

- L'activité physique
J'ai globalement un besoin constant de me déplacer, d'être active physiquement. Je fais de la natation depuis plusieurs années. Dans ces moments-là, je pense à deux choses: j'ai de la musique en tête (comme souvent) et je visualise les mécanismes qui se déclenchent dans mon corps sur chaque mouvement de ma nage (les articulations, les muscles...). Aucune analyse, juste de la visualisation, comme si je regardais un documentaire ou un film. C'est extrêmement apaisant. 
Et puis, je me déplace beaucoup dès que je peux. Je quitte ma ville les week-ends. Parfois seule, parfois avec d'autres personnes. Je visite, je me perds dans les rues d'autres villes, j'attends dans les gares, je pousse des portes, je discute avec des étrangers. Ça m'occupe. 

J'imagine qu'on fonctionne tous différemment et qu'on a chacun nos propres mécanismes de défense lorsque le cerveau prend un peu trop de place.
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Message par Invité Ven 2 Nov 2018 - 11:56

BousseMors a écrit:
- L'observation
J'observe énormément les gens, les bâtiments (j'aime beaucoup faire de la photographie). L'un des endroits dans lesquels je me sens le mieux sont les zones de transit dans les aéroports. D'une part parce que je suis fascinée par l'architecture des aéroports, j'essaie de les visiter en entier quand j'en ai le temps. 
Mais aussi parce que j'aime beaucoup m'asseoir par terre et observer les voyageurs défiler, m'interroger sur eux, leur provenance et leur destination, leur inventer une vie en quelque sorte. Il m'est arrivé plusieurs fois de choisir des vols avec des correspondances de plusieurs heures juste pour pouvoir faire ça. 
Les terrasses sur les places des villes, c'est bien aussi. Je n’invente jamais de vie, en revanche, je me contente d'analyser tout ce que je vois en mode automatique (je prends les idées qui naissent sans chercher à les développer.

BousseMors a écrit:
J'imagine qu'on fonctionne tous différemment et qu'on a chacun nos propres mécanismes de défense lorsque le cerveau prend un peu trop de place.
=> Tétris.
J'ai jamais rien trouvé de mieux. L'essentiel est de trouver les "soupapes de sécurité" qui fonctionnent sur nous, effectivement...

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Message par BousseMors Ven 2 Nov 2018 - 13:13

Ah Tetris !
On m'a offert un Tetris quand j'avais 9 ans. Je suis devenue complètement obsessionnelle avec ce jeu. J'y jouais constamment, tous les jours, dès que je pouvais. Je crois que ça duré 6/8 mois. J'ai fini par arrêter, car j'en rêvais la nuit et que ça inquiétait ma mère. Elle a donné le jeu à une association.

Je n'y ai jamais rejoué !

J'ai vécu la même obsession avec la dictée magique quand j'avais 7 ans. Je l'avais tout le temps avec moi. Ma partie préférée, c'était celle où il fallait trouver les anagrammes des mots. La dictée magique a connu le même sort que le Tetris: donnée à une association parce que je passais trop de temps dessus...
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Message par Cadratius Ven 2 Nov 2018 - 13:32

Bonjour, la méditation (sans aucune connotation religieuse) pourrait probablement t'aider à garder un fil conducteur dans ta conscience. Il y a autrement un bon livre qui s'appelle "Le cerveau attentif".

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