Psychotraumatologie et surdouance!

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Message par Sol Invictus le Ven 22 Mar 2019 - 6:50

Ce fil remue un peu la souffrance de tout le monde aussi non ? Ou ravive des traumatismes chez tout le monde c'est pour ça que j'ai arrêté de le suivre il y a longtemps. Il est à mes yeux passer de psychotraumatologie a psychotousdrames. Tu lis tout ça tout ça tous les matins tu te remets jamais de rien... j'espère qu'il n'y a pas de lecteurs qui font des visites à l'hôpital pour enfants en service traumatologie...

Mon idée n'était pas de remuer la souffrance d'autrui, mais bien de tenter d'apercevoir un peu de vérité. Je suis persuadé que nombre de comportements s'expliquent par des abus, sexuels mais pas seulement, commis sur de très petits enfants qui ne garderont du fait de leur âge aucun souvenir précis.

Quand on connaît (qu'on a vécu) le degré de manipulation extrême (à vous faire passer pour un fou !) du pervers narcissique ,terme galvaudé mais qui selon toute vraisemblance désigne une entité bien spécifique, et quand on sait que tous ces individus ont des tendances pédophiles (mises en action ou non), je pense que mes pistes de réflexion ne sont pas si insensées ou délirantes que vous pouvez le suggérer.

Qu'y penser soit pour vous douloureux, c'est autre chose que je comprends parfaitement et qui explique tout à fait votre décision de quitter la discussion.


Dernière édition par Sol Invictus le Sam 23 Mar 2019 - 20:12, édité 1 fois

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Message par My_illusion le Ven 22 Mar 2019 - 8:29

Hier, qqn m’a demandé si je savais et croyais au déterminisme social. Les deux mots séparément je comprends mais ensemble je ne percutais pas. En gros, c’est une théorie de l’influence sociale qui ne laisse pas grande marge : tu as vécu du drame? Tu reproduiras le drame. C’est tellement niais comme théorie, comme si le cerveau humain n’était qu’une bête machine. 

Donc non je n’y crois absolument pas. Ce qu’on vit nous influence ça c’est évident mais il n’y a pas de direction définie !!! Sinon le mot personnalité n’existerait pas dans le dico, on serait tous pareils, avec les mêmes réactions aux mêmes événements. 

J’ai une collègue qui me confie qu’elle a la trouille de devenir alcoolique car son père l’est, je suis la personne idéale pour la rassurer à ce niveau!

Donc je comprends l’évocation sectaire lors de théorie fumeuse étayée par quelques exemples. Mais c’est bien sûr, pour démontrer quelque chose on va tjrs chercher les exemples qui vont confirmer. La science fait pareil aussi, et ça c’est pas honnête !!! Mon cerveau se ferme automatiquement à ce qui « part en couilles » lol. Je ne suis pas une proie aux sectes et aux addictions (enfin... mini exceptions gardées) OUF!!

Chacun se construit des explications comme il s’y sent le mieux, c’est à ceux en face de garder leur esprit critique. 

J’en sais tjrs rien pour le ratio inné/acquis de la douance. Ce fut ma première question quand j’ai rencontré la première psy, pas de réponse satisfaisante de sa part. De mon point de vue, comme pour tout comportement, c’est un savant mélange ! Une prédisposition génétique est nécessaire et l’environnement fait le reste. On apprend ça en biologie et même en psycho, la dépression et co suivant la même logique. 

Les traumas font partie de l’environnemental et vont, en probabilité, davantage stimuler cette prédisposition génétique. C’est que mon avis. Mais faut-il encore avoir conscience de ce phénomène. Car les traumas peuvent vite conduire à un suicide à grandes flammes ou à petit feu (conduites à risque, échecs sentimentaux à répétition, échecs en tout genre, addictions délétères) sans pouvoir développer ledit potentiel.
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Message par I am So Sure le Ven 22 Mar 2019 - 11:20

Rassurez-vous ce n'est pas douloureux du tout je ne suis pas concernée par ces sujets a mon niveau. Je pensais pour ma part aux personnes qui le sont ainsi qu'à certaines personnes qui vous l'ont exprimé sur ce fil. Tout ceci ce n est que votre avis vos assemblages. Je vous ai indiqué simplement pour ma part que je préférais me référer à des personnes qui ont fait des travaux de recherche abouti et à plusieurs sans empiler tout cela de cette façon bonne continuité dans votre fil et les travaux de vos recherches personnelles assemblées a votre manière. D ou juste mon intervention sur le fait que je trouvais cela ultra fourre tout et zizagant pour
de la psychotraumatologie et si elles ne vous remuent pas vous et vous font du bien tant mieux pour vous. cat

PS pour ma part j'ai juste lu un résumé de votre fil par ailleurs et j'étais donc venu lire l'intervention d'un membre sur votre sujet pour lire qui quitter ce fil. Chacun ses assemblages pour se faire un avis ... Tout va bien. Orelsan. Belle journée à vous. Wink
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Message par Philippe le Sam 23 Mar 2019 - 11:20

Sol Invictus a écrit:Je suis persuadé que nombre de comportements s'expliquent pa[r] des abus, sexuels mais pas seulement, commis sur de très petits enfants qui ne garderont du fait de leur âge aucun souvenir précis.
Cela me semble aussi fort possible.
Il y aurait bcp à dire sur ne serait-ce que les conditions de naissance et de la petite enfance dans les populations occidentales, qui me semblent facilement traumatogènes.

Quand on connaît (qu'on a vécu) le degré de manipulation extrême (à vous faire passer pour un fou !) du pervers narcissique ,terme galvaudé mais qui selon toute vraisemblance désigne une entité bien spécifique,
C'est une catégorie psychologique issu de la psychanalyse (Racamier), mais qui présente une sérieuse ressemblance avec celui de psychopathie de la psychiatrie, dont (pour cette dernièrre) la caractéristique principale est une absence totale d'empathie (et donc un égocentrisme qui peut paraître « hallucinant » aux vrais humains doués d'un minimum d'empathie, et encore plus aux sur-empathiques que certain-e-s ici peuvent être) et des capacités élevés de « porter un masque de santé mentale¹ » et de mentir/manipuler, sans compter l'impulsivité, une capacité inouïe à prendre ses rêves pour une réalité, etc.
¹ : référence au classique The  Mask of Sanity  (1941) du Dr. Hervey M. Cleckley. En français, voir par exemple cet article de synthèse (PDF) paru dans la revue médicale de Bruxelles.

Sur les similitudes et différences des psychopathes et PN (plus proches des sociopathes du DSM) :
https://theconversation.com/psychopathes-et-pervers-narcissiques-ou-est-la-difference-64934
https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.com/2013/01/18/le-match-pervers-narcissiques-vs-psychopathes/
(Ce dernier blog est intéressant sur ces questions.)

et quand on sait que tous ces individus ont des tendances pédophiles (mises en action ou non),
Quels sont tes sources et arguments pour étayer cette affirmation ? (Que je n'avais jamais rencontrée.)

je pense que mes pistes de réflexion ne sont pas si insensées ou délirantes que vous pouvez le suggérer.
Loin de moi cette idée, néanmoins quand on prend conscience de l'existence de prédateurs (des « loups déguisés en moutons ») au milieu du « troupeau² », en nombre plus important qu'on ne l'imagine généralement, et d'une malignité plus grande aussi que ce qu'on peut généralement imaginer³, il vaut mieux être attentif à ne pas tomber dans une paranoïa généralisée. Les deux écueils sont donc de (ne) voir des psychopathes nulle part (écueil le plus commun) ou partout...

² : je ne fais pas référence à ce que beaucoup ici nomment « zèbres », mais à la société humaine en général.
³ : piégés que nous sommes souvent par notre propre « théorie de l'esprit », c'est-à-dire notre modélisation psychologique de l'humain fondé généralement sur la connaissance de notre propre fonctionnement. Comment alors imaginer qu'il existe des humanoïdes dont le comportement (et, dans une moindre mesure, le cerveau) peut être radicalement différent du nôtre ? J'écris humanoïdes pour souligner qu'ils/elles ont apparence humaine, mais qu'ils/elles sont dénué-e-s de ce qu'on appelle humanité (comme dans l'expression faire preuve d'humanité).
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Message par Sol Invictus le Sam 23 Mar 2019 - 20:26

Philippe a écrit:
Sol Invictus a écrit:    et quand on sait que tous ces individus ont des tendances pédophiles (mises en action ou non),

Quels sont tes sources et arguments pour étayer cette affirmation ? (Que je n'avais jamais rencontrée.)

Je te l'accorde, cette affirmation n'a rien de scientifique et est plutôt une certitude intuitive liée à mon vécu personnel, à tout ce que j'ai compris sur ces individus que j'ai croisés dès ma naissance et avec qui j'ai aujourd'hui des enfants (bis repetita). Ceci dit, il me semble que les méthodes de rationalité scientifique s'appliquent assez mal sur ce sujet d'étude, ces personnes étant par définition d'insaisissables « blocs d'abîme. » Pire, de nombreux « spécialistes » du sujet sont eux-mêmes, j'en suis persuadé, des loups déguisés en agneaux (et je l'ai vécu, je le sais, je l'ai senti, je l'ai compris : jamais je ne pourrai vous en apporter des preuves bien entendu, mais je le sais après avoir consulté avocats, psychiatres etc.) : imaginez-vous un masque plus habile ? Insaisissables, je disais.

Aussi, si l'on accepte mes prémisses que je ne peux que vous conter, on conviendra sans difficulté que ce sujet est difficilement accessible à une méthode scientifique, et en cette matière plus peut-être qu'en n'importe quelle autre, on ne voit décidément bien qu'avec le cœur.

Philippe a écrit:
Les deux écueils sont donc de (ne) voir des psychopathes nulle part (écueil le plus commun) ou partout...

Je te suis : la paranoïa est bien le véritable écueil de celui qui a vu.

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Message par Hulk 777 le Dim 7 Avr 2019 - 12:03

Bonjour à tous,

eh bien merci de vos réflexions. Very Happy Non ce sujet de relève pas d'un esprit sectaire, ni moraliste ou autre. Les faits sont les faits, et les faits ont tendance à me montrer que l'on ne parle que ce de ce qui pose problème. Or la surdouance est un problème sinon on en parlerait pas.
Je rejoins Sol Invictus dans ses hypothèses que j'assimile aux premiers travaux de Freud et à ceux d'Alice Miller. Plutôt que de parler de pédophilie qui est ce qui est la plus extrême et horrible vécu par un enfant, je parlerais d'inceste ou de relations incestueuses, dixit Racamier. La problème d'une souffrance refoulée est qu'elle génère, à juste titre, une tension. Et le lieu principal de déchargement de la tension est la sexualité et tout ce qui y est associé.
Inceste ne veut pas dire passage à l'acte ou conscience de ce que l'on fait. La source est une souffrance de toute manière liée à un non dit ancestral. C'est beaucoup plus dans l'indicible que les choses se passent entre le parent et l'enfant. C'est une agression pour l'enfant qui ressent tout, quoi qu'il arrive. Et donc il y aura réaction à cette agression, par clivage. L'inceste peut être évidemment et la plupart du temps psychique.

Donc je te rejoins Invictus et en même temps (dirait Macron Razz ), la réflexion de My I. est intéressante.
La surdouance et la perversion narcissique sont très proches. Le fossé vient du témoin secourable pour reprendre le concept d'Alice Miller.
Le pn est le "génie du mal". Parce que le pn est un génie qu'on le veuille ou non, un expert de la manipulation et pourtant un incompétent notoire de l'échange relationnel. Au fond, c'est un enfant terrorisé et profondément malade qui fuit la folie (la psychose) d'avoir été maltraité.
Le surdoué est un génie du bien. S'il ne perd pas sa sensibilité par surempathie au fil du temps, c'est un expert en solutions originales.

Cependant, ils ont les deux faces d'un degré de traumatisme vécu par un enfant et infligé INCONSCIEMMENT par le parent. Inconsciemment parce que c'est le principe du clivage névrotique et tout l'objet de ce post : l'état dissociatif.

Et par observation simple de ce qu'il se passe dans ce monde, je mets au défi quiconque de remettre en question l'état dissociatif de l'humanité dans son ensemble, à des degrés divers bien entendu, lié à des blessures, des souffrances, des actes délictueux et surtout les non dits associés de lignées familiales et ce depuis des éons. Qu'on s'appelle Macron ou bien Moon, le fondateur de la secte, que l'on soit rabbin ou pape, tout est résultat d' états dissociatifs, car au final, tout cela, toutes ces fonctions ou rôles n'ont aucune autre base que fantasmatique.

Le problème et la chance du surdoué est son hypersensibilté, qui entraine ( cf suractivité de l'agmydale) une ultravigilance et ultralucidité qui lui permet de se dire sans forcément le définir "y a un truc qui tourne pas rond!"

L'étude du développement de l'enfant nous apporterait tellement de solutions que nous ne la vulgarisons pas. Parce que tous les enfants passent par les mêmes phases de développement et y réagit à sa manière selon les besoins refoulés de ses parents.

Tout le problème ne vient pas pas des souffrances en elles mêmes mais des non dits, de la non expression de ces souffrances. L'humain a cette tendance a penser que ce qui reste caché ou enfoui ne dérangera personne, ce qui est le pire des mensonges qui soit.

Tenez dans le même temps, une petit topo très incomplet sur la morphopsycologie :

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Message par Invité le Dim 7 Avr 2019 - 14:22

Bonjour

Je trouve qu'il y a ici des pistes trés intérressantes .

je vais un peu m'éxprimer en vrac .

Ici :
pirvox
site de streaming gratuit ,
Glass
Split
films de M.Night Shyalaman 2019

La mythologie moderne des super héros , résonne avec les antiques légendes , grecques  , des demi dieux et , hindoues  , des Déva et des Assuras .
cf "la doctrine du sacrifice" d'Ananda Coomaraswamy .

Cela n'est pas sans rapport avec ce qui et appellé "douance ".

il y a bien , je crois ,  relation entre traumatologie et douance .
Cependant est-ce une relation de causalité ?
Le "chaman" est chaman parce qu'il a souffert . Soit .
Mais , est-il juste de dire qu'on l'a fait souffrir pour qu'il devienne chaman ?
cf : les videos de Corinne Sombrun .

"Seul guérit la blessure la lance qui la fit" Parsifal Wagner
La souffrance de la dissociation peut étre guérit par l'experience (la reconnaissance) de l'unicité de l'existence .
Dans un vocabulaire emprunté à la religion , le multiple sans l'un , c'est satan "je suis légion " et , l'un sans le mutiple  , c'est lucifer "il n'y a que moi" ;
l'Harmonie peut étre la realisation (en experinence propre) et la connaissance de l'un dans le multiple et du multiple dans l'un .  

Comme suggéré par Alexandre sur ce topic , toute venue a l'existence et traumatisante .
Les formidables pressions , changement d'environnement , etc , subis physiquement par le nouveau-né sont trés violents .
Puis psychiquement , les déchirement de l'individuation  ...
Toute autant extraordinaire est la plasticité du bébé qui le fait traverser cela .
Tout cela et  une  incroyable "matraitance" que la Vie se fait afin de se perpetuer .

Du rien (ou du tout ), devenir quelqu'un ou quelque chose , fait de la naissance un "sacré deuil" . .
Cela n'invalide pas l'influence de mauvais traitements sur l'évolution de l'enfant , mais  pourrait les replacer dans une perspective plus large .
Qu'est-ce qui fait que l'on soit Hancock ou Goethe ?
En tous cas , les moyens de la délivrance sont les mémes que ceux de l'alienation .
L'intention avec laquelle il sont utilisés changera du tout au tout le résultat .
Transhumanisme ou sagesse ?

Un grand poéte medieval Abu'Ala Al-marri , demanda qu'on inscrivit sur sa tombe l'épitaphe :" Un crime que mon pére a commis et que je n'ai pas commis ."
Cela concernait le fait de donner naissance , il était mort célibataire et sans enfant . D'aucun le voit comme un sceptique pessimiste , il était sans doute aussi plus que cela , méme s'il s'exprimait à travers ce "genre" et par ce voile .

L'espace qui sépare l'incroyant de la foi n'est qu'un souffle .
Ce qui sépare le doute de la certitude n'est qu'un souffle .
Passons donc légerement cet espace précieux d'un souffle .
Notre vie n'est séparée de la mort que par un souffle .

Omar Khayam


Sur le "Tout est conscience" il y a des  reflexions interessantes sur le blog de David Dubois , Smara yoga .



Pour ma part je suis toujours infoutu de me servir d'un correcteur . Aussi vous demandais-je de bien vouloir m' excuser de ma piétre orthographe .


Je suis admiratif du chemin que vous avez parcouru et vous souhaite , ainsi qu'a tous , la paix sans contraire , car c'est la plus grande richesse de ceux qui se connaissent pauvres . Smile

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Message par ISIS75 le Sam 13 Avr 2019 - 0:13

ok pr la pédophilie et les PN... je n'ai pas trop lu le reste...
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Message par Invité le Sam 13 Avr 2019 - 9:33

Spoiler:
René Guénon - Science sacrée et science profane.

Nous venons de dire que, dans les civilisations qui possèdent le caractère traditionnel, l’intuition intellectuelle est au principe de tout ; en d’autres termes, c’est la pure doctrine métaphysique qui constitue l’essentiel, et tout le reste s’y rattache à titre de conséquences ou d’applications aux divers ordres de réalités contingentes. Il en est ainsi notamment pour les institutions sociales ; et, d’autre part, la même chose est vraie aussi en ce qui concerne les sciences, c’est-à-dire les connaissances se rapportant au domaine du relatif, et qui, dans de telles civilisations, ne peuvent être envisagées que comme de simples dépendances et en quelque sorte comme des prolongements ou des reflets de la connaissance absolue et principielle. Ainsi, la véritable hiérarchie est partout et toujours observée : le relatif n’est point tenu pour inexistant, ce qui serait absurde ; il est pris en considération dans la mesure où il mérite de l’être, mais il est mis à sa juste place, qui ne peut être qu’une place secondaire et subordonnée ; et, dans ce relatif même, il y a des degrés fort divers, selon qu’il s’agit de choses plus ou moins éloignées du domaine des principes.
 
Il y a donc, en ce qui concerne les sciences, deux conceptions radicalement différentes et même incompatibles entre elles, que nous pouvons appeler la conception traditionnelle et la conception moderne ; nous avons eu souvent l’occasion de faire allusion à ces « sciences traditionnelles » qui existèrent dans l’antiquité et au moyen âge, qui existent toujours en Orient, mais dont l’idée même est totalement étrangère aux Occidentaux de nos jours. Il faut ajouter que chaque civilisation a eu des « sciences traditionnelles » d’un type particulier, lui appartenant en propre, car, ici, nous ne sommes plus dans l’ordre des principes universels, auquel se rapporte seule la métaphysique pure, mais dans l’ordre des adaptations, où, par là même qu’il s’agit d’un domaine contingent, il doit être tenu compte de l’ensemble des conditions, mentales et autres, qui sont celles de tel peuple déterminé, et nous dirons même de telle période de l’existence de ce peuple, puisque nous avons vu plus haut qu’il y a des époques où des « réadaptations » deviennent nécessaires. Ces « réadaptations » ne sont que des changements de forme, qui ne touchent en rien à l’essence même de la tradition ; pour la doctrine métaphysique, l’expression seule peut être modifiée, d’une façon qui est assez comparable à la traduction d’une langue dans une autre ; quelles que soient les formes dont elle s’enveloppe pour s’exprimer dans la mesure où cela est possible, il n’y a absolument qu’une métaphysique, comme il n’y a qu’une vérité. Mais, quand on passe aux applications, le cas est naturellement différent : avec les sciences, aussi bien qu’avec les institutions sociales, nous sommes dans le monde de la forme et de la multiplicité ; c’est pourquoi l’on peut dire que d’autres formes constituent véritablement d’autres sciences, même si elles ont, au moins partiellement, le même objet. Les logiciens ont l’habitude de regarder une science comme entièrement définie par son objet, ce qui est inexact par excès de simplification ; le point de vue sous lequel cet objet est envisagé doit aussi entrer dans la définition de la science. Il y a une multitude indéfinie de sciences possibles ; il peut arriver que plusieurs sciences étudient les mêmes choses, mais sous des aspects tellement différents, donc par des méthodes et avec des intentions tellement différentes aussi, qu’elles n’en sont pas moins des sciences réellement distinctes. Ce cas peut, en particulier, se présenter pour les « sciences traditionnelles » de civilisations diverses, qui, bien que comparables entre elles, ne sont pourtant pas toujours assimilables les unes aux autres, et, souvent, ne pourraient qu’abusivement être désignées par les mêmes noms. La différence est encore beaucoup plus considérable, cela va de soi, si, au lieu d’établir une comparaison entre des « sciences traditionnelles », qui du moins ont toutes le même caractère fondamental, on veut comparer ces sciences, d’une façon générale, aux sciences telles que les modernes les conçoivent ; à première vue, il peut sembler parfois que l’objet soit le même de part et d’autre, et pourtant la connaissance que les deux sortes de sciences donnent respectivement de cet objet est tellement autre, qu’on hésite, après plus ample examen, à affirmer encore l’identité, même sous un certain rapport seulement.
 
Quelques exemples ne seront pas inutiles pour faire mieux comprendre ce dont il s’agit ; et, tout d’abord, nous prendrons un exemple d’une portée très étendue, celui de la « physique » telle qu’elle est comprise par les anciens et par les modernes ; il n’est d’ailleurs aucunement besoin, dans ce cas, de sortir du monde occidental pour voir la différence profonde qui sépare les deux conceptions. Le terme de « physique », dans son acception première et étymologique, ne signifie pas autre chose que « science de la nature », sans aucune restriction ; c’est donc la science qui concerne les lois les plus générales du « devenir », car « nature » et « devenir » sont au fond synonymes, et c’est bien ainsi que l’entendaient les Grecs, et notamment Aristote ; s’il existe des sciences plus particulières se rapportant au même ordre, elles ne sont alors que des « spécifications » de la physique pour tel ou tel domaine plus étroitement déterminé. Il y a donc déjà quelque chose d’assez significatif dans la déviation que les modernes ont fait subir à ce mot de « physique » en l’employant pour désigner exclusivement une science particulière parmi d’autres sciences qui, toutes, sont également des sciences de la nature ; ce fait se rattache à la fragmentation que nous avons déjà signalée comme un des caractères de la science moderne, à cette « spécialisation » engendrée par l’esprit d’analyse, et poussée au point de rendre véritablement inconcevable, pour ceux qui en subissent l’influence, une science portant sur la nature considérée dans son ensemble. On n’a pas été sans remarquer assez souvent quelques-uns des inconvénients de cette « spécialisation », et surtout l’étroitesse de vues qui en est une conséquence inévitable ; mais il semble que ceux mêmes qui s’en rendaient compte le plus nettement se soient cependant résignés à la regarder comme un mal nécessaire, en raison de l’accumulation des connaissances de détail que nul homme ne saurait embrasser d’un seul coup d’œil ; ils n’ont pas compris, d’une part, que ces connaissances de détail sont insignifiantes en elles-mêmes et ne valent pas qu’on leur sacrifie une connaissance synthétique qui, même en se bornant encore au relatif, est d’un ordre beaucoup plus élevé, et, d’autre part, que l’impossibilité où l’on se trouve d’unifier leur multiplicité vient seulement de ce qu’on s’est interdit de les rattacher à un principe supérieur, de ce qu’on s’est obstiné à procéder par en bas et de l’extérieur, alors qu’il aurait fallu faire tout le contraire pour avoir une science possédant une réelle valeur spéculative. Si l’on veut comparer la physique ancienne, non pas à ce que les modernes désignent par le même mot, mais à l’ensemble des sciences de la nature telles qu’elles sont actuellement constituées, car c’est là ce qui devrait y correspondre en réalité, il y a donc lieu de noter, comme première différence, la division en multiples « spécialités » qui sont pour ainsi dire étrangères les unes aux autres. Pourtant, ce n’est là que le côté le plus extérieur de la question, et il ne faudrait pas penser que, en réunissant toutes ces sciences spéciales, on obtiendrait un équivalent de l’ancienne physique. La vérité est que le point de vue est tout autre, et c’est ici que nous voyons apparaître la différence essentielle entre les deux conceptions dont nous parlions tout à l’heure : la conception traditionnelle, disions-nous, rattache toutes les sciences aux principes comme autant d’applications particulières, et c’est ce rattachement que n’admet pas la conception moderne. Pour Aristote, la physique n’était que « seconde » par rapport à la métaphysique, c’est-à-dire qu’elle en était dépendante, qu’elle n’était au fond qu’une application, au domaine de la nature, des principes supérieurs à la nature et qui se reflètent dans ses lois ; et l’on peut en dire autant de la « cosmologie » du moyen âge. La conception moderne, au contraire, prétend rendre les sciences indépendantes, en niant tout ce qui les dépasse, ou tout au moins en le déclarant « inconnaissable » et en refusant d’en tenir compte, ce qui revient encore à le nier pratiquement ; cette négation existait en fait bien longtemps avant qu’on ait songé à l’ériger en théorie systématique sous des noms tels que ceux de « positivisme » et d’« agnosticisme », car on peut dire qu’elle est véritablement au point de départ de toute la science moderne. Seulement, ce n’est guère qu’au XIXe siècle qu’on a vu des hommes se faire gloire de leur ignorance, car se proclamer « agnostique » n’est point autre chose que cela, et prétendre interdire à tous la connaissance de ce qu’ils ignoraient eux-mêmes ; et cela marquait une étape de plus dans la déchéance intellectuelle de l’Occident.
 
En voulant séparer radicalement les sciences de tout principe supérieur sous prétexte d’assurer leur indépendance, la conception moderne leur enlève toute signification profonde et même tout intérêt véritable au point de vue de la connaissance, et elle ne peut aboutir qu’à une impasse, puisqu’elle les enferme dans un domaine irrémédiablement borné (1). Le développement qui s’effectue à l’intérieur de ce domaine n’est d’ailleurs pas un approfondissement comme certains se l’imaginent ; il demeure au contraire tout superficiel, et ne consiste qu’en cette dispersion dans le détail que nous avons déjà signalée, en une analyse aussi stérile que pénible, et qui peut se poursuivre indéfiniment sans qu’on avance d’un seul pas dans la voie de la véritable connaissance. Aussi n’est-ce point pour elle-même, il faut bien le dire, que les Occidentaux, en général, cultivent la science ainsi entendue : ce qu’ils ont surtout en vue, ce n’est point une connaissance, même inférieure ; ce sont des applications pratiques, et, pour se convaincre qu’il en est bien ainsi, il n’y a qu’à voir avec quelle facilité la plupart de nos contemporains confondent science et industrie, et combien nombreux sont ceux pour qui l’ingénieur représente le type même du savant ; mais ceci se rapporte à une autre question, que nous aurons à traiter plus complètement dans la suite.
 
La science, en se constituant à la façon moderne, n’a pas perdu seulement en profondeur, mais aussi, pourrait-on dire, en solidité, car le rattachement aux principes la faisait participer de l’immutabilité de ceux-ci dans toute la mesure où son objet même le permettait, tandis que, enfermée exclusivement dans le monde du changement, elle n’y trouve plus rien de stable, aucun point fixe où elle puisse s’appuyer ; ne partant plus d’aucune certitude absolue, elle en est réduite à des probabilités et à des approximations, ou à des constructions purement hypothétiques qui ne sont que l’œuvre de la fantaisie individuelle. Aussi, même s’il arrive accidentellement que la science moderne aboutisse, par une voie très détournée, à certains résultats qui semblent s’accorder avec quelques données des anciennes « sciences traditionnelles », on aurait le plus grand tort d’y voir une confirmation dont ces données n’ont nul besoin ; et ce serait perdre son temps que de vouloir concilier des points de vue totalement différents, ou établir une concordance avec des théories hypothétiques qui, peut-être, se trouveront entièrement discréditées dans peu d’années (2). Les choses dont il s’agit ne peuvent en effet, pour la science actuelle, appartenir qu’au domaine des hypothèses, alors que, pour les « sciences traditionnelles », elles étaient bien autre chose et se présentaient comme des conséquences indubitables de vérités connues intuitivement, donc infailliblement, dans l’ordre métaphysique (3). C’est d’ailleurs une singulière illusion, propre à l’« expérimentalisme » moderne, que de croire qu’une théorie peut être prouvée par les faits, alors que, en réalité, les mêmes faits peuvent toujours s’expliquer également par plusieurs théories différentes, et que certains des promoteurs de la méthode expérimentale, comme Claude Bernard, ont reconnu eux-mêmes qu’ils ne pouvaient les interpréter qu’à l’aide d’« idées préconçues », sans lesquelles ces faits demeureraient des « faits bruts », dépourvus de toute signification et de toute valeur scientifique. Puisque nous en sommes venu à parler d’« expérimentalisme », nous devons en profiter pour répondre à une question qui peut se poser à ce sujet, et qui est celle-ci : pourquoi les sciences proprement expérimentales ont-elles reçu, dans la civilisation moderne, un développement qu’elles n’ont jamais eu dans d’autres civilisations ? C’est que ces sciences sont celles du monde sensible, celles de la matière, et c’est aussi qu’elles sont celles qui donnent lieu aux applications pratiques les plus immédiates ; leur développement, s’accompagnant de ce que nous appellerions volontiers la « superstition du fait », correspond donc bien aux tendances spécifiquement modernes, alors que, par contre, les époques précédentes n’avaient pu y trouver des motifs d’intérêt suffisants pour s’y attacher ainsi au point de négliger les connaissances d’ordre supérieur. Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit point, dans notre pensée, de déclarer illégitime en elle-même une connaissance quelconque, même inférieure ; ce qui est illégitime, c’est seulement l’abus qui se produit lorsque des choses de ce genre absorbent toute l’activité humaine, ainsi que nous le voyons actuellement. On pourrait même concevoir que, dans une civilisation normale, des sciences constituées par une méthode expérimentale soient, aussi bien que d’autres, rattachées aux principes et pourvues ainsi d’une réelle valeur spéculative ; en fait, si ce cas ne semble pas s’être présenté, c’est que l’attention s’est portée de préférence d’un autre côté, et aussi que, alors même qu’il s’agissait d’étudier le monde sensible dans la mesure où il pouvait paraître intéressant de le faire, les données traditionnelles permettaient d’entreprendre plus favorablement cette étude par d’autres méthodes et à un autre point de vue.
 
(1) On pourra remarquer qu’il s’est produit quelque chose d’analogue dans l’ordre social, où les modernes ont prétendu séparer le temporel du spirituel ; il ne s’agit pas de contester qu’il y ait là deux choses distinctes, puisqu’elles se rapportent effectivement à des domaines différents, aussi bien que dans le cas de la métaphysique et des sciences ; mais, par une erreur inhérente à l’esprit analytique, on oublie que distinction ne veut point dire séparation ; par là, le pouvoir temporel perd sa légitimité, et la même chose, dans l’ordre intellectuel, pourrait être dite en ce qui concerne les sciences.
(2) La même observation vaut, au point de vue religieux, à l’égard d’une certaine « apologétique » qui prétend se mettre d’accord avec les résultats de la science moderne, travail parfaitement illusoire et toujours à refaire, qui présente d’ailleurs le grave danger de paraître solidariser la religion avec des conceptions changeantes et éphémères, dont elle doit demeurer totalement indépendante.
(3) Il serait facile de donner ici des exemples ; nous citerons seulement, comme un des plus frappants, la différence de caractère des conceptions concernant l’éther dans la cosmologie hindoue et dans la physique moderne.
 
Nous disions plus haut qu’un des caractères de l’époque actuelle, c’est l’exploitation de tout ce qui avait été négligé jusque là comme n’ayant qu’une importance trop secondaire pour que les hommes y consacrent leur activité, et qui devait cependant être développé aussi avant la fin de ce cycle, puisque ces choses avaient leur place parmi les possibilités qui y étaient appelées à la manifestation ; ce cas est précisément, en particulier, celui des sciences expérimentales qui ont vu le jour en ces derniers siècles. Il est même certaines sciences modernes qui représentent véritablement, au sens le plus littéral, des « résidus » de sciences anciennes, aujourd’hui incomprises : c’est la partie la plus inférieure de ces dernières qui, s’isolant et se détachant de tout le reste dans une période de décadence, s’est grossièrement matérialisée, puis a servi de point de départ à un développement tout différent, dans un sens conforme aux tendances modernes, de façon à aboutir à la constitution de sciences qui n’ont réellement plus rien de commun avec celles qui les ont précédées. C’est ainsi que, par exemple, il est faux de dire, comme on le fait habituellement, que l’astrologie et l’alchimie sont devenues respectivement l’astronomie et la chimie modernes, bien qu’il y ait dans cette opinion une certaine part de vérité au point de vue simplement historique, part de vérité qui est exactement celle que nous venons d’indiquer : si les dernières de ces sciences procèdent en effet des premières en un certain sens, ce n’est point par « évolution » ou « progrès » comme on le prétend, mais au contraire par dégénérescence ; et ceci appelle encore quelques explications. Il faut remarquer, tout d’abord, que l’attribution de significations distinctes aux termes d’« astrologie » et d’« astronomie » est relativement récente ; chez les Grecs, ces deux mots étaient employés indifféremment pour désigner tout l’ensemble de ce à quoi l’un et l’autre s’appliquent maintenant. Il semble donc, à première vue, qu’on ait encore affaire dans ce cas à une de ces divisions par « spécialisation » qui se sont établies entre ce qui n’était primitivement que des parties d’une science unique ; mais ce qu’il y a ici de particulier, c’est que, tandis qu’une de ces parties, celle qui représentait le côté le plus matériel de la science en question, prenait un développement indépendant, l’autre partie, par contre, disparaissait entièrement. Cela est tellement vrai qu’on ne sait plus aujourd’hui ce que pouvait être l’astrologie ancienne, et que ceux mêmes qui ont essayé de la reconstituer ne sont arrivés qu’à de véritables contrefaçons, soit en voulant en faire l’équivalent d’une science expérimentale moderne, avec intervention des statistiques et du calcul des probabilités, ce qui procède d’un point de vue qui ne pouvait en aucune façon être celui de l’antiquité ou du moyen âge, soit en s’appliquant exclusivement à restaurer un « art divinatoire » qui ne fut guère qu’une déviation de l’astrologie en voie de disparition, et où l’on pourrait voir tout au plus une application très inférieure et assez peu digne de considération, ainsi qu’il est encore possible de le constater dans les civilisations orientales.
 
Le cas de la chimie est peut-être encore plus net et plus caractéristique ; et, pour ce qui est de l’ignorance des modernes à l’égard de l’alchimie, elle est au moins aussi grande qu’en ce qui concerne l’astrologie. La véritable alchimie était essentiellement une science d’ordre cosmologique, et, en même temps, elle était applicable aussi à l’ordre humain, en vertu de l’analogie du « macrocosme » et du « microcosme » ; en outre, elle était constituée expressément en vue de permettre une transposition dans le domaine purement spirituel, qui conférait à ses enseignements une valeur symbolique et une signification supérieure, et qui en faisait un des types les plus complets des « sciences traditionnelles ». Ce qui a donné naissance à la chimie moderne, ce n’est point cette alchimie avec laquelle elle n’a en somme aucun rapport ; c’en est une déformation, une déviation au sens le plus rigoureux du mot, déviation à laquelle donna lieu, peut-être dès le moyen âge, l’incompréhension de certains, qui, incapables de pénétrer le vrai sens des symboles, prirent tout à la lettre et, croyant qu’il ne s’agissait en tout cela que d’opérations matérielles, se lancèrent dans une expérimentation plus ou moins désordonnée. Ce sont ceux-là, que les alchimistes qualifiaient ironiquement de « souffleurs » et de « brûleurs de charbon », qui furent les véritables précurseurs des chimistes actuels ; et c’est ainsi que la science moderne s’édifie à l’aide des débris des sciences anciennes, avec les matériaux rejetés par celles-ci et abandonnés aux ignorants et aux « profanes ». Ajoutons encore que les soi-disant rénovateurs de l’alchimie, comme il s’en trouve quelques-uns parmi nos contemporains, ne font de leur côté que prolonger cette même déviation, et que leurs recherches sont tout aussi éloignées de l’alchimie traditionnelle que celles des astrologues auxquels nous faisions allusion tout à l’heure le sont de l’ancienne astrologie ; et c’est pourquoi nous avons le droit d’affirmer que les « sciences traditionnelles » de l’Occident sont vraiment perdues pour les modernes. Nous nous bornerons à ces quelques exemples ; il serait cependant facile d’en donner encore d’autres, pris dans des ordres quelque peu différents, et montrant partout la même dégénérescence. On pourrait ainsi faire voir que la psychologie telle qu’on l’entend aujourd’hui, c’est-à-dire l’étude des phénomènes mentaux comme tels, est un produit naturel de l’empirisme anglo-saxon et de l’esprit du XVIIIe siècle, et que le point de vue auquel elle correspond était si négligeable pour les anciens que, s’il leur arrivait parfois de l’envisager incidemment, ils n’auraient en tout cas jamais songé à en faire une science spéciale ; tout ce qu’il peut y avoir de valable là-dedans se trouvait, pour eux, transformé et assimilé dans des points de vue supérieurs. Dans un tout autre domaine, on pourrait montrer aussi que les mathématiques modernes ne représentent pour ainsi dire que l’écorce de la mathématique pythagoricienne, son côté purement « exotérique » ; l’idée ancienne des nombres est même devenue absolument inintelligible aux modernes, parce que, là aussi, la partie supérieure de la science, celle qui lui donnait, avec le caractère traditionnel, une valeur proprement intellectuelle, a totalement disparu ; et ce cas est assez comparable à celui de l’astrologie. Mais nous ne pouvons passer en revue toutes les sciences les unes après les autres, ce qui serait plutôt fastidieux ; nous pensons en avoir dit assez pour faire comprendre la nature du changement auquel les sciences modernes doivent leur origine, et qui est tout le contraire d’un « progrès », qui est une véritable régression de l’intelligence ; et nous allons maintenant revenir à des considérations d’ordre général sur le rôle respectif des « sciences traditionnelles » et des sciences modernes, sur la différence profonde qui existe entre la véritable destination des unes et des autres.
 
Une science quelconque, suivant la conception traditionnelle, a moins son intérêt en elle-même qu’en ce qu’elle est comme un prolongement ou une branche secondaire de la doctrine, dont la partie essentielle est constituée, comme nous l’avons dit, par la métaphysique pure (4). En effet, si toute science est assurément légitime, pourvu qu’elle n’occupe que la place qui lui convient réellement en raison de sa nature propre, il est cependant facile de comprendre que, pour quiconque possède une connaissance d’ordre supérieur, les connaissances inférieures perdent forcément beaucoup de leur intérêt, et que même elles n’en gardent qu’en fonction, si l’on peut dire, de la connaissance principielle, c’est-à-dire dans la mesure où, d’une part, elles reflètent celle-ci dans tel ou tel domaine contingent, et où, d’autre part, elles sont susceptibles de conduire vers cette même connaissance principielle, qui, dans le cas que nous envisageons, ne peut jamais être perdue de vue ni sacrifiée à des considérations plus ou moins accidentelles. Ce sont là les deux rôles complémentaires qui appartiennent en propre aux « sciences traditionnelles » : d’un côté, comme applications de la doctrine, elles permettent de relier entre eux tous les ordres de réalité, de les intégrer dans l’unité de la synthèse totale ; de l’autre, elles sont, pour certains tout au moins, et en conformité avec les aptitudes de ceux-ci, une préparation à une connaissance plus haute, une sorte d’acheminement vers cette dernière, et, dans leur répartition hiérarchique selon les degrés d’existence auxquels elles se rapportent, elles constituent alors comme autant d’échelons à l’aide desquels il est possible de s’élever jusqu’à l’intellectualité pure (5). Il n’est que trop évident que les sciences modernes ne peuvent, à aucun degré, remplir ni l’un ni l’autre de ces deux rôles ; c’est pourquoi elles ne sont et ne peuvent être que de la « science profane », tandis que les « sciences traditionnelles », par leur rattachement aux principes métaphysiques, sont incorporées d’une façon effective à la « science sacrée ».
 
La coexistence des deux rôles que nous venons d’indiquer n’implique d’ailleurs ni contradiction ni cercle vicieux, contrairement à ce que pourraient penser ceux qui n’envisagent les choses que superficiellement ; et c’est là encore un point sur lequel il nous faut insister quelque peu. On pourrait dire qu’il y a là deux points de vue, l’un descendant et l’autre ascendant, dont le premier correspond à un développement de la connaissance partant des principes pour aller à des applications de plus en plus éloignées de ceux-ci, et le second à une acquisition graduelle de cette même connaissance en procédant de l’inférieur au supérieur, ou encore, si l’on préfère, de l’extérieur à l’intérieur. La question n’est donc pas de savoir si les sciences doivent être constituées de bas en haut ou de haut en bas, s’il faut, pour qu’elles soient possibles, prendre comme point de départ la connaissance des principes ou, au contraire, celle du monde sensible ; cette question, qui peut se poser au point de vue de la philosophie « profane », et qui semble avoir été posée en fait dans ce domaine, plus ou moins explicitement, par l’antiquité grecque, cette question, disons-nous, n’existe pas pour la « science sacrée », qui ne peut partir que des principes universels ; et ce qui lui enlève ici toute raison d’être, c’est le rôle premier de l’intuition intellectuelle, qui est la plus immédiate de toutes les connaissances, aussi bien que la plus élevée, et qui est absolument indépendante de l’exercice de toute faculté d’ordre sensible ou même rationnel. Les sciences ne peuvent être constituées valablement, en tant que « sciences sacrées », que par ceux qui, avant tout, possèdent pleinement la connaissance principielle, et qui, par là, sont seuls qualifiés pour réaliser, conformément à l’orthodoxie traditionnelle la plus rigoureuse, toutes les adaptations requises par les circonstances de temps et de lieu. Seulement, lorsque les sciences sont ainsi constituées, leur enseignement peut suivre un ordre inverse : elles sont en quelque sorte comme des « illustrations » de la doctrine pure, qui peuvent la rendre plus aisément accessible à certains esprits ; et, par là même qu’elles concernent le monde de la multiplicité, la diversité presque indéfinie de leurs points de vue peut convenir à la non moins grande diversité des aptitudes individuelles de ces esprits, dont l’horizon est encore borné à ce même monde de la multiplicité ; les voies possibles pour atteindre la connaissance peuvent être extrêmement différentes au plus bas degré, et elles vont ensuite en s’unifiant de plus en plus à mesure qu’on parvient à des stades plus élevés. Ce n’est pas qu’aucun de ces degrés préparatoires soit d’une nécessité absolue, puisque ce ne sont là que des moyens contingents et sans commune mesure avec le but à atteindre ; il se peut même que certains, parmi ceux en qui domine la tendance contemplative, s’élèvent à la véritable intuition intellectuelle d’un seul coup et sans le secours de tels moyens (6) ; mais ce n’est là qu’un cas plutôt exceptionnel, et, le plus habituellement, il y a ce qu’on peut appeler une nécessité de convenance à procéder dans le sens ascendant. On peut également, pour faire comprendre ceci, se servir de l’image traditionnelle de la « roue cosmique » : la circonférence n’existe en réalité que par le centre ; mais les êtres qui sont sur la circonférence doivent forcément partir de celle-ci, ou plus précisément du point de celle-ci où ils sont placés, et suivre le rayon pour aboutir au centre. D’ailleurs, en vertu de la correspondance qui existe entre tous les ordres de réalité, les vérités d’un ordre inférieur peuvent être considérées comme un symbole de celles des ordres supérieurs, et, par suite, servir de « support » pour arriver analogiquement à la connaissance de ces dernières (7) ; c’est là ce qui confère à toute science un sens supérieur ou « anagogique », plus profond que celui qu’elle possède par elle-même, et ce qui peut lui donner le caractère d’une véritable « science sacrée ».
 
(4) C’est ce qu’exprime par exemple une dénomination comme celle d’upavêda, appliquée dans l’Inde à certaines « sciences traditionnelles », et indiquant leur subordination par rapport au Vêda, c’est-à-dire à la connaissance sacrée par excellence.
(5) Dans notre étude sur L’Ésotérisme de Dante, nous avons indiqué le symbolisme de l’échelle dont, suivant diverses traditions, les échelons correspondent à certaines sciences en même temps qu’à des états de l’être, ce qui implique nécessairement que ces sciences, au lieu d’être envisagées d’une manière toute « profane » comme chez les modernes, donnaient lieu à une transposition leur conférant une portée véritablement « initiatique ».
(6) C’est pourquoi, suivant la doctrine hindoue, les Brâhmanes doivent tenir leur esprit constamment dirigé vers la connaissance suprême, tandis que les Kshatriyas doivent plutôt s’appliquer à l’étude successive des diverses étapes par lesquelles on y parvient graduellement.
(7) C’est le rôle que joue, par exemple, le symbolisme astronomique si fréquemment employé dans les différentes doctrines traditionnelles ; et ce que nous disons ici peut faire entrevoir la véritable nature d’une science telle que l’astrologie ancienne.
 
Toute science, disons-nous, peut revêtir ce caractère, quel que soit son objet, à la seule condition d’être constituée et envisagée selon l’esprit traditionnel ; il y a lieu seulement de tenir compte en cela des degrés d’importance de ces sciences, suivant le rang hiérarchique des réalités diverses auxquelles elles se rapportent ; mais, à un degré ou à un autre, leur caractère et leur fonction sont essentiellement les mêmes dans la conception traditionnelle. Ce qui est vrai ici de toute science l’est même également de tout art, en tant que celui-ci peut avoir une valeur proprement symbolique qui le rend apte à fournir des « supports » pour la méditation, et aussi en tant que ses règles sont, comme les lois dont la connaissance est l’objet des sciences, des reflets et des applications des principes fondamentaux ; et il y a ainsi, en toute civilisation normale, des « arts traditionnels », qui ne sont pas moins inconnus des Occidentaux modernes que les « sciences traditionnelles » (Cool. La vérité est qu’il n’existe pas en réalité un « domaine profane », qui s’opposerait d’une certaine façon au « domaine sacré » ; il existe seulement un « point de vue profane », qui n’est proprement rien d’autre que le point de vue de l’ignorance (9). C’est pourquoi la « science profane », celle des modernes, peut à juste titre, ainsi que nous l’avons déjà dit ailleurs, être regardée comme un « savoir ignorant » : savoir d’ordre inférieur, qui se tient tout entier au niveau de la plus basse réalité, et savoir ignorant de tout ce qui le dépasse, ignorant de toute fin supérieure à lui-même, comme de tout principe qui pourrait lui assurer une place légitime, si humble soit-elle, parmi les divers ordres de la connaissance intégrale ; enfermée irrémédiablement dans le domaine relatif et borné où elle a voulu se proclamer indépendante, ayant ainsi coupé elle-même toute communication avec la vérité transcendante et avec la connaissance suprême, ce n’est plus qu’une science vaine et illusoire, qui, à vrai dire, ne vient de rien et ne conduit à rien.
 
Cet exposé permettra de comprendre tout ce qui manque au monde moderne sous le rapport de la science, et comment cette même science dont il est si fier ne représente qu’une simple déviation et comme un déchet de la science véritable, qui, pour nous, s’identifie entièrement à ce que nous avons appelé la « science sacrée » ou la « science traditionnelle ». La science moderne, procédant d’une limitation arbitraire de la connaissance à un certain ordre particulier, et qui est le plus inférieur de tous, celui de la réalité matérielle ou sensible, a perdu, du fait de cette limitation et des conséquences qu’elle entraîne immédiatement, toute valeur intellectuelle, du moins si l’on donne à l’intellectualité la plénitude de son vrai sens, si l’on se refuse à partager l’erreur « rationaliste », c’est-à-dire à assimiler l’intelligence pure à la raison, ou, ce qui revient au même, à nier l’intuition intellectuelle. Ce qui est au fond de cette erreur, comme d’une grande partie des autres erreurs modernes, ce qui est à la racine même de toute la déviation de la science telle que nous venons de l’expliquer, c’est ce qu’on peut appeler l’« individualisme », qui ne fait qu’un avec l’esprit antitraditionnel lui-même, et dont les manifestations multiples, dans tous les domaines, constituent un des facteurs les plus importants du désordre de notre époque ; c’est cet « individualisme » que nous devons maintenant examiner de plus près.
 
(Cool L’art des constructeurs du moyen âge peut être mentionné comme un exemple particulièrement remarquable de ces « arts traditionnels », dont la pratique impliquait d’ailleurs la connaissance réelle des sciences correspondantes.
(9) Pour s’en convaincre, il suffit d’observer des faits comme celui-ci : une des sciences les plus « sacrées », la cosmogonie, qui a sa place comme telle dans tous les Livres inspirés, y compris la Bible hébraïque, est devenue, pour les modernes, l’objet des hypothèses les plus purement « profanes » ; le domaine de la science est bien le même dans les deux cas, mais le point de vue est totalement différent.
 
(René Guénon, La crise du monde moderne, chap. : Science sacrée et science profane).

Dans une soicété traditonnelle , la connaissance première est la métaphysique , dans le sens de ce qui est au-dela de et sous-tend la nature . L'instrument de cette connaissance est l'intuition intellectuelle ou , et c'est synonyme , spirituelle . C'est l'instance , en l'homme , de la contemplation ("cum templum" étre un avec le centre ) , partant , de la connaissance directe , par synthèse , unification . Et non , comme l'analyse , par division .
Le monde actuel est proprement une "anomalie" car il ne repose sur rien de traditionel , et méme , nie toute métaphysique vraie .

Les sciences traditonnelles comme la chiromancie , l'astrologie , la psychomorphologie ( alors nommée physiognomomie ) etc , sont des applications de cette connaissance des principes .

Cette connaissance permettait de realiser la non-dualité , de dépasser par intégration et détachement, le niveau duelle des couples d'opposés .
Elle est était établie sur le principe de l'unité dans la multiplicité et de l'unité dans la multiplicité , et donc de la loi d'equilibre et d'harmonie .

Lorsque l'on a deux termes antinomiques , les paires d'opposés , ce qui permet de les mettre entre relation est un troisième aspect  qui a fonction de copule .
Cette triade va pouvoir alors etre envisagée comme un tout relié à d'autres , qui pourront etre reliées entre eux en une unicité universelle .
Dans le symbole du Tai ki , dit du yin et du yang , on a :
1 -deux opposés , le noire et le blanc
2 -deux complémentaires , le noire dans le blanc ,et le blanc dans le noire ;
3 -le troisiéme aspect , que repésente le cercle et la spirale en son milieu , aspect dynamique de l'harmonisation de la dualté ;

- Le tout forme un instrument de contemplation , d'une réalité inéffable , non objectivable ,  transcendante et universelle.


Sans ce troisième terme , le duel , le multiple , l'opposition , la dissociation sont  indépassables .
Dans cette perspective , les remédes du dysfonctionement de la dysharmonie risquent bien  d'étre innopérants ou , pire , d'entrainer plus de désordre . L'enfer etant pavé de bonnes intentions , l'application de residus de connaissances perdues , ou leur utilisation à des fin de domination marquent bien notre époque .

A cet égard , on notera comment le vocabulaire marque cette "indépassabalité" du binaire .
Ainsi ,o n oppose corps à esprit , commettant au passage la confusion de l'Esprit (transpersonnel ) et du mental (personnel) , du logos (supra individuel) et de la raison (individuel).
Ou encore l'opposition croyance -non croyance , dans l'ignorance , du troisième terme de la connaissance unitive directe , gnose (vraie) .

Deux ouvrages sur le sujet  qui peuvent interresser : "La crise du monde moderne" et "Le règne de la quantité et les signes des temps " de René Guénon ;

Spoiler:

Re: ah vous êtes tous et toutes ici , chouette ! depuis le temps
par melik le Mer 10 Avr 2019 - 10:58

"L'Homme (universel) , le Verbe , l'Androgyne , Adam kadmon , l'Un , le Logos , l'Etre , le Soi  , l'Esprit, Tunkashila , ar Ruh , ishwara , etc ... :

Une seule  et méme réalité , non objectivable , puisqu'elle  fait tout étre ,

dont , corruptio optimi pessima ,

l'ignorance et la perversion , qui o ironie , se vendent comme réalisations dudit Principe , mais par des moyens humains trop humains (Les sinistres hommes nouveaux , hydres seducteurs des masses et monstrueux , les cultes travestis à Maomoa )"


Helena Blavatsky est à René Guénon ce que le bordel est à l'amour .

René Guénon a d'ailleurs clairement révèlé et combattu  cette contrefaçon dans son oeuvre et , particulièrement dans deux ouvrages : "l'Erreur spirite" et " le Théosophisme histoire d'une pseudo religion ."

En cela il fut visionnaire , car ces mouvements préfiguraient toutes les dérives nouille-age actuelles . Sinistres parodies  , qui d'ailleurs , en  apparences soeurs-enemies , sont  alliées paradoxalement avec d'autres influences , comme les integrismes religieux de tous poils et et les nihilo-athéismes , en une "universelle  croisade contre l'intériorité" pour citer un Bernanos  et une guerre totale de négation du Principe .

La contrefaçon , prend le psychique pour le spirituel .

Exemple :  En lieu et la place de la loi universelle de la Vie elle-méme , des actions et reactions concordantes, loi du karma , ou du talion ,
on substitue une parodie , genre loi d'attraction , ou "moi" est createur de ce qui m'arrive .

Le spirituel authentique propose de se liberer de la personne . Salut et délivrance : sortir de la prison .
Le pseudo - spirituel , de développer la personne , dévellopement personnel : la redécorer .

Prendre le psychique , qui est de l'ordre individuel , pour le spirituel , qui est supra personnel ou impersonnel est précisémment ce que fait le "mystique" que vous montrez dans le "Da vinci code".  Son erreur est de confondre son ascése , ses psychoses personnelles  , avec une voix de renoncement . En s'imaginant renoncer au monde , par ses mortifications , il ne fait que nourrir ses penchants  ,  s'enfermer plus en lui  et se livrer à l'infra humain  .

Etre libre , c'est d'abord étre libre de soi- méme , de son propre malheur  , "charité bien ordonnée "  , et , dans une voie authentique , la liberation ne se fait pas par violence et suppression mais par présence , concentration , integration , détachement ; nuance de taille . Le diable est dans les détails .

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Message par Sol Invictus le Sam 20 Avr 2019 - 20:47

melik a écrit:Deux ouvrages sur le sujet  qui peuvent [interresser] intéresser : "La crise du monde moderne" et "Le règne de la quantité et les signes des temps " de René Guénon

Je suis très troublée car je connais une personne qui en est arrivée à lire René Guénon avec avidité après avoir compris en vérité la perversion narcissique et je sens bien qu'il y a là quelque chose d'éminemment spirituel, dans la première acception du terme. Guénon, que j'ai également lu avec le plus grand intérêt, écrit quelque part il me semble que les sciences traditionnelles parvenaient à déterminer très précisément la nature véritable d'un être. En cela, la psychologie moderne pourrait être considérée comme la dégénérescence de cette connaissance primordiale coupée du principe supérieur, et en arrive finalement presque au même point (toute la nuance de mon propos est portée par l'adverbe en italique) avec ses descriptions scientifiques
-des hauts potentiels : les « cœurs purs », ceux qui verront Dieu d'après les Béatitudes
-des psychopathes / pervers : le « Tentateur », le « Diable », « Satan » ou encore le « Séducteur », l'« Accusateur » (et ces deux derniers termes doivent résonner en celui qui a partagé la vie d'un tel individu)
-des neurotypiques : la « multitude »

Autre trouble corollaire, la Bible, pour ne citer que ce texte sacré, ne parle en fait que de ce sujet mais le sens profond ne me semble dévoilé qu'à celui qui sait voir, ou qui a compris. Exemples choisis parmi d'innombrables : Sodome et Gomorrhe, l'arche de Noé et le Déluge (et notamment les descriptions de la période précédant la punition divine), la tentation de Jésus au désert, la parole évangélique « Celui qui vit dans le péché est esclave du péché » (et de fait, il n'est créature sur Terre plus esclave que le pervers).

Autre piste de réflexion, pour qui a lu Georges Bernanos : l'Imposture, ou mieux, Les Enfant Humiliés (ouvrage que je n'ai compris en vérité, du moins me semble-t-il, que bien des années après l'avoir lu : Adolf Hitler à l'échelle individuelle (ou le peuple allemand à l'échelle d'un pays) est l'enfant humilié : l'enfant humilié devient un adulte parfois monstrueux - nous voilà en plein cœur de notre sujet).

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Message par Étoilerose le Lun 22 Avr 2019 - 1:17

Salut Hulk,

J'ai toujours eu l'intuition que ma douance était liée à mes traumatismes. Quand la résistance humaine est poussée à bout, il y a comme une bascule vers l'autre côté des choses où l'intelligence universelle est accessible à tous. Traumatisé à l'extrême, on vit en quelque sorte des morts répétitives par où l'intelligence universelle filtre. Et toi as-tu été traumatisé?
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Message par St'ban le Jeu 2 Mai 2019 - 15:55

https://www.courrierinternational.com/article/2013/03/28/et-le-genie-jaillit-du-cerveau
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Message par Madame Picodon le Jeu 2 Mai 2019 - 17:01

Hello

Mon fils n'a que 8 ans. Il n'a subi aucun traumatisme outre le fait de s'ennuyer fortement l'école et il est hp.
J'ai été traumatisé dans mon enfance inceste à l'âge de 12-13 ans mais déjà avant j'avais un cerveau qui fonctionne et comme il fonctionne aujourd'hui.
je ne suis pas sûr que le lien soit établi.
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Message par ortolan le Jeu 2 Mai 2019 - 17:33

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Message par Madame Picodon le Jeu 2 Mai 2019 - 18:04

Donc si la naissance est une souffrance on peut considérer que tout ceux qui naissent souffrent....
Et que si la souffrance entraîne un traumatisme qui peut entraîner une éventuelle douance
cela veut dire que tous ceux qui sont nés sont surdoués ?

c'est du pur syllogisme, non ?


Dernière édition par Madame Picodon le Jeu 2 Mai 2019 - 18:49, édité 1 fois (Raison : Fautes d'orthographe corrigées.....)
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Message par scorame le Jeu 2 Mai 2019 - 18:20

bo!!! quelle découverte ! ...... bien entendu que la vie est souffrance , un hypersensible encore plus et pour cause , la résilience officie ne l'oublions pas , doit ton la remercier ?? .

; madame picodon je comprend que tu projettes sur les hommes de choses des défaut irréelle !,vue ta vie que tu cites plus haut hein , et l'agressivité qu'est la tienne sur le tchat nottamment , je comprend d'autant plus , peut être je dis bien peut être devrais tu prendre conscience des corrélations ... il pue ce tchat  baaaaa .

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Message par My_illusion le Jeu 2 Mai 2019 - 18:52

Étoilerose a écrit:Salut Hulk,

J'ai toujours eu l'intuition que ma douance était liée à mes traumatismes.  Quand la résistance humaine est poussée à bout, il y a comme une bascule vers l'autre côté des choses où l'intelligence universelle est accessible à tous.  Traumatisé à l'extrême, on vit en quelque sorte des morts répétitives par où l'intelligence universelle filtre.  Et toi as-tu été traumatisé?
Bonjour etoilerose, 

Désolée pour toi que tu aies eu à traverser de tels traumatismes, même si je n’en connais pas la Nature, je peux en mesurer leur intensité. Cette mort, je la nomme « hébétement ». Puisque personne ne va ramasser les miettes, il n’y a pas d’autre choix que de trouver en soi les ressources pour fonctionner malgré tout. Comme j’ai du le dire plus haut, ça stimule la douance mais je pense quand même que qqchose de plus inné doit être présent pour que ce soit stimulable. Ma sœur n’avait pas ce « potentiel » et ça l’a conduite au suicide. J’ai essayé pendant plus de 10 ans de stimuler en elle de la résilience, qu’elle puisse davantage intellectualiser, rendre à César ce qui lui appartient, « passoiriser » ces traumatismes (se mettre en mode passoire et ne pas ressentir), faire de multiples deuils, diriger son émotionnel et construire sa propre reconnaissance par les actes, par les challenges relevés, les uns après les autres. C’est sûr ça n’a rien d’évident. C’est même très dur moralement à faire car ça demande aussi de tuer une partie de soi... mais c’est nécessaire pour survivre je suppose. Elle me faisait confiance, elle pensait je crois que je pouvais la « sauver » mais ce n’était pas moi qui avait ce pouvoir là, j’ai du « l’abandonner » car son enfant était en danger, c’était la limite à ne pas franchir, j’ai alors fait ce que je pensais que je devais faire... c un traumatisme de plus à ajouter au bagage, je dois vivre avec ça, pour moi c’était la meilleure solution. J’aurais pu continuer à subir et prendre le risque qu’elle porte atteinte à la vie de son fils mais ça faisait depuis presque toujours qu’elle ne parvenait pas à remonter la pente et ça s’aggravait avec un petit garçon de deux ans, je ne voulais pas qu’il ait la même vie que nous avons eu. J’ai alors concentré mon attention sur le petit et plus sur elle, je refusais d’aller la voir dans cet hôpital psychiatrique car c’était du déjà vu, je n’avais plus d’espoir, je savais qu’elle se suiciderait, j’ai averti tout le monde mais je ne pouvais plus la soutenir, elle m’avait déjà trop amochée depuis mon enfance. Je me sens quand même coupable car c’est dans ma nature de ressentir que je n’en fais jamais assez et jamais assez bien. Mais je sais, rationnellement, que ça devait cesser. Son fils n’a plus de mère mais il ne subira pas tous ces traumatismes qu’aucun enfant ne devrait subir. Il m’a moi et sa grand mère paternelle, il sera plus heureux que je ne pourrai jamais l’être. Car sincèrement, j’aurais préféré que mes géniteurs décèdent physiquement que d’avoir eu la vie que j’ai du subir. Ça ruine toute possibilité de bonheur, ça rend la vie insipide, emplie de désillusions, de tristesse inapaisable, de mort affective envers soi-même. Je me ressens orpheline depuis enfant mais en plus de ne pas être reconnue comme telle, on n’a cessé de me bassiner avec des phrases qui ne m’ont fait aucun bien « une maman on en a qu’une seule », « un parent ne peut pas faire autant de mal », « un jour, tu comprendras et manifesteras de la gratitude ». Ils n’ont aucune idée des monstres qu’ont été mes géniteurs et je les tiens principalement responsables du suicide de leur première fille, ils étaient les seuls à la sauver, tout ce qu’elle attendait, c’était un lien plus sain avec eux mais ils ont tjrs fait pareil «je ne t’aime pas et je t’ai tjrs seulement utilisée ». Dire que juste avant de retomber en hospi psy et de s’y suicider, elle allait tous les jours soigner (elle était infirmière) cette pouffiasse de génitrice en lui coupant même ses ongles degueulasses. Et cette génitrice qui n’a rien su faire de mieux que de lui replanter un millième coup de poignard dans le cœur. J’essaie de rationaliser et me dire « elle lui a donné le courage de quitter cette vie dont elle était errante » mais vraiment, génitrice était la seule à la sauver... et de l’entendre dire « de toute façon, ma fille était déjà tarée depuis sa naissance » ne fait que prouver qu’elle restera un être monstrueux qui aurait dû trépasser, mourir de son alcoolisme. C’est juste ça que malgré cette intoxication alcoolique qui a induit la nécrose osseuse de ses talons (mauvais retour veineux car foie Hs), elle ait tout récupéré, même pas une cirrhose hépatique ? Non ce n’est pas juste, elle aurait dû crever, c’était ce qui devait arriver! Où est le karma?!?

Bref, faut que j'évacue chez un psy car ça fait près de trois ans et c tjrs comme si ça s’était passé hier. Je dois trouver le moyen de dépasser tout ça. Car ce qui est fait est fait, mort c’est mort. 

Cette colère que je ressens doit s’en aller.

Donc que disais-je? Que j’ai vécu du similaire, que je sais que je ne me sentirai jamais heureuse mais qu’avec effort rationnel, je peux fonctionner et que mon potentiel présent s’est exacerbé par le vécu. Sans les ingrédients à la base, je suis convaincue que je me serais suicidée également.
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Message par ortolan le Jeu 2 Mai 2019 - 19:10

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Message par St'ban le Jeu 2 Mai 2019 - 19:16

Ortolan a écrit: As-tu d'autres arguments ?


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Message par Madame Picodon le Jeu 2 Mai 2019 - 19:35

ortolan a écrit:
scorame a écrit:bo!!! quelle découverte ! ...... bien entendu que la vie est souffrance , un hypersensible encore plus et pour cause , la résilience officie ne l'oublions pas , doit ton la remercier ?? .
Bravo ! Superbe, du respect dès que quelqu'un remet en cause un principe auquel on tient (et no comment sur l'attaque envers Mme Picodon, un modèle de bienveillance).

Résilience donc. Ok, tu es d'accord pour qu'on prenne B. Cyrulnik comme référence en la matière et son étude sur les enfants d'orphelinats en Roumanie ? Si on prend le pré-supposé de départ, "Sans trauma, point de surdouance", on a là du bien trash et sensationnaliste qui viendrait étayer l'hypothèse. Sauf que... ça voudrait dire que tous ces gamins devraient être surdoués ; or c'est plutôt l'inverse : un développement mental et psychique fortement altéré. Un témoin secourable donc ? Certains enfants ont été placés dans des familles d'accueil bienveillantes et ont pu dépasser leur traumatisme. Sont-ils devenus surdoués pour autant ? Rien ne l'établit et rien ne dit le contraire –> on ne peut donc pas conclure. Comme je disais, on n'arrive à rien de vraiment probant. As-tu d'autres arguments ?


Je suis d'accord.
Pour moi il n'y a pas de lien entre les traumatismes qu'on a subi et la douance qu'on a.
par contre c'est en fait que beaucoup de HP au vécu des traumatismes
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Message par ortolan le Jeu 2 Mai 2019 - 19:50

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Message par Madame Picodon le Jeu 2 Mai 2019 - 20:00

Je l'ai vue en vrai jsf

Personne très hautaine très imbue d'elle-même c'était du style moi je sais et vous vous savez rien....
elle était assez méprisante avec les personnes qui étaient autour d'elle qui geraient le son la lumière le vidéoprojecteur
j'ai été très déçue de sa conférence
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Message par scorame le Jeu 2 Mai 2019 - 20:45

ortolan sujet à interprétation encore,  coutumier du fais ??  

alors et d'une je suis d'accord pour dire (et je l'ai spécifié) que ,il n'y a pas de lien entre les traumatismes qu'on n'a eu subi et la douance selon moi .

Pour votre allusion ,Que cela vous plaise ou non il n'ya pas d'attaque envers madame picodon , je me garde le droit d'en déduire et faire valoir mon observation et sentiment envers ces écrits qui me parle , que ça vous plaise ou non ; MADAME picodon ! vous dites


Code:
e l'ai vue en vrai jsf Personne très hautaine très imbue d'elle-même c'était du style moi je sais et vous vous savez rien....
elle était assez méprisante avec les personnes qui étaient autour d'elle qui geraient le son la lumière le vidéoprojecteur
j'ai été très déçue de sa conférence

La nuance tu connais ? ,

et toc , je 'lai rencontré deux fois(une fois à cogitoz) et non une seul fois Very Happy  .....et cet hivers (2ème fois)en conférence à DAX notamment JS Facchin ,je l'ai trouvé trés à l'écoute , respectueuse d'autruis , alors encore une fois , la critique est facile n'es ce pas ! ??? et encore un jugement bravo ! plein de certitude , j'en dis qu'il reste difficile d'être optimal tout le temps .


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Message par Madame Picodon le Jeu 2 Mai 2019 - 20:54

Mdr.....
Ah ça faisait longtemps que j'avais pas rigoler comme ça merci bien !

J'espère qu'on a encore le droit d'avoir même si on ne rencontre les gens qu'une fois un avis sur les personnes !
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Message par ortolan le Jeu 2 Mai 2019 - 20:57

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Message par scorame le Jeu 2 Mai 2019 - 20:58

j'en conviens tout à fais madame picodon je le conteste pas Smile .... seulement voila ta façon catégorique en deviens dérangeante à la fin .

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Message par Madame Picodon le Jeu 2 Mai 2019 - 21:03

scorame a écrit:j'en conviens tout à fais madame picodon je le conteste pas Smile .... seulement voila ta façon catégorique en deviens dérangeante à la fin .

Ma façon de juger Jeanne Siaud-Facchin n'est pas plus catégorique que ta façon de me juger...
juger et tellement facile quand on écorche le nom des gens. D'ailleurs je vois que tu as largement progressé dans ce domaine mon nom est correctement orthographié maintenant. je t'en remercie Very Happy
Pense ce que tu veux franchement ça me passe à des milliards de kilomètres au-dessus de ma tête !

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Message par scorame le Jeu 2 Mai 2019 - 21:18

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Message par Étoilerose le Jeu 2 Mai 2019 - 22:28

Je crois que le potentiel de douance est en tous et chacun, seulement, il y en a chez qui le potentiel est activé et d'autres non. Je crois que des traumatismes peuvent réveiller ce potentiel. L'esprit humain est vraiment riche de surprises. Je pense par exemple aux cas de personnalité multiples qui ont toujours vécu des événements à la base très traumatisants et qui développent des dons étonnants et variés en fonction des différentes personnalités qui se manifestent. Je pense aussi à ceux qui ont vécu une mort clinique et qui reviennent avec une personnalité fort différente de celle qu'ils avaient auparavant, avec eux aussi des capacités nouvelles, une perspective plus globale, plus de curiosité, plus de conscience et de connaissance innée.
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Message par Étoilerose le Ven 3 Mai 2019 - 5:04

[quote="My_illusion"]
Étoilerose a écrit:Salut Hulk,

J'ai toujours eu l'intuition que ma douance était liée à mes traumatismes.  Quand la résistance humaine est poussée à bout, il y a comme une bascule vers l'autre côté des choses où l'intelligence universelle est accessible à tous.  Traumatisé à l'extrême, on vit en quelque sorte des morts répétitives par où l'intelligence universelle filtre.  Et toi as-tu été traumatisé?
Bonjour etoilerose, 

Désolée pour toi que tu aies eu à traverser de tels traumatismes, même si je n’en connais pas la Nature, je peux en mesurer leur intensité. Cette mort, je la nomme « hébétement ». Puisque personne ne va ramasser les miettes, il n’y a pas d’autre choix que de trouver en soi les ressources pour fonctionner malgré tout. Comme j’ai du le dire plus haut, ça stimule la douance mais je pense quand même que qqchose de plus inné doit être présent pour que ce soit stimulable. Ma sœur n’avait pas ce « potentiel » et ça l’a conduite au suicide. J’ai essayé pendant plus de 10 ans de stimuler en elle de la résilience, qu’elle puisse davantage intellectualiser, rendre à César ce qui lui appartient, « passoiriser » ces traumatismes (se mettre en mode passoire et ne pas ressentir), faire de multiples deuils, diriger son émotionnel et construire sa propre reconnaissance par les actes, par les challenges relevés, les uns après les autres. C’est sûr ça n’a rien d’évident. C’est même très dur moralement à faire car ça demande aussi de tuer une partie de soi... mais c’est nécessaire pour survivre je suppose. Elle me faisait confiance, elle pensait je crois que je pouvais la « sauver » mais ce n’était pas moi qui avait ce pouvoir là, j’ai du « l’abandonner » car son enfant était en danger, c’était la limite à ne pas franchir, j’ai alors fait ce que je pensais que je devais faire... c un traumatisme de plus à ajouter au bagage, je dois vivre avec ça, pour moi c’était la meilleure solution. J’aurais pu continuer à subir et prendre le risque qu’elle porte atteinte à la vie de son fils mais ça faisait depuis presque toujours qu’elle ne parvenait pas à remonter la pente et ça s’aggravait avec un petit garçon de deux ans, je ne voulais pas qu’il ait la même vie que nous avons eu. J’ai alors concentré mon attention sur le petit et plus sur elle, je refusais d’aller la voir dans cet hôpital psychiatrique car c’était du déjà vu, je n’avais plus d’espoir, je savais qu’elle se suiciderait, j’ai averti tout le monde mais je ne pouvais plus la soutenir, elle m’avait déjà trop amochée depuis mon enfance. Je me sens quand même coupable car c’est dans ma nature de ressentir que je n’en fais jamais assez et jamais assez bien. Mais je sais, rationnellement, que ça devait cesser. Son fils n’a plus de mère mais il ne subira pas tous ces traumatismes qu’aucun enfant ne devrait subir. Il m’a moi et sa grand mère paternelle, il sera plus heureux que je ne pourrai jamais l’être. Car sincèrement, j’aurais préféré que mes géniteurs décèdent physiquement que d’avoir eu la vie que j’ai du subir. Ça ruine toute possibilité de bonheur, ça rend la vie insipide, emplie de désillusions, de tristesse inapaisable, de mort affective envers soi-même. Je me ressens orpheline depuis enfant mais en plus de ne pas être reconnue comme telle, on n’a cessé de me bassiner avec des phrases qui ne m’ont fait aucun bien « une maman on en a qu’une seule », « un parent ne peut pas faire autant de mal », « un jour, tu comprendras et manifesteras de la gratitude ». Ils n’ont aucune idée des monstres qu’ont été mes géniteurs et je les tiens principalement responsables du suicide de leur première fille, ils étaient les seuls à la sauver, tout ce qu’elle attendait, c’était un lien plus sain avec eux mais ils ont tjrs fait pareil «je ne t’aime pas et je t’ai tjrs seulement utilisée ». Dire que juste avant de retomber en hospi psy et de s’y suicider, elle allait tous les jours soigner (elle était infirmière) cette pouffiasse de génitrice en lui coupant même ses ongles degueulasses. Et cette génitrice qui n’a rien su faire de mieux que de lui replanter un millième coup de poignard dans le cœur. J’essaie de rationaliser et me dire « elle lui a donné le courage de quitter cette vie dont elle était errante » mais vraiment, génitrice était la seule à la sauver... et de l’entendre dire « de toute façon, ma fille était déjà tarée depuis sa naissance » ne fait que prouver qu’elle restera un être monstrueux qui aurait dû trépasser, mourir de son alcoolisme. C’est juste ça que malgré cette intoxication alcoolique qui a induit la nécrose osseuse de ses talons (mauvais retour veineux car foie Hs), elle ait tout récupéré, même pas une cirrhose hépatique ? Non ce n’est pas juste, elle aurait dû crever, c’était ce qui devait arriver! Où est le karma?!?

Bref, faut que j'évacue chez un psy car ça fait près de trois ans et c tjrs comme si ça s’était passé hier. Je dois trouver le moyen de dépasser tout ça. Car ce qui est fait est fait, mort c’est mort. 

Cette colère que je ressens doit s’en aller.

Donc que disais-je? Que j’ai vécu du similaire, que je sais que je ne me sentirai jamais heureuse mais qu’avec effort rationnel, je peux fonctionner et que mon potentiel présent s’est exacerbé par Je crois que les expériences vécues et la conscientisation croissante qui en découlent nous aident à en sortir un jour ou l'autre mais que nos comportements et nos habitudes de faire ne changent pas aussi vite que notre conscience, ce qui peut se manifester par de l'écoeurement face à soi-même et l'entourage. Il y a des êtres si en souffrance qu'il est plus sain de se tenir loin d'eux, je le dis d'expérience, parfois en devant un "prix social" très élevé fait de rejet collectif, de jugement et de salissage de réputation. Ces être en souffrance sont souvent le produit direct des souffrances non assumées que les parents projettent sur leurs enfants dans l'espoir vain de s'en défaire. Ces enfants tentent de trouver des réponses mais les parents s'obstinent dans le silence car ils perdraient la face à révéler leurs vraies motivations et pendant ce temps ils diabolisent les enfants qui vivent une détresse et n'en voient pas la fin. Tu m'a parlé de cet enfant lors d'un autre post et cet enfant a échappé à un avenir qui s'annonçait très difficile. Comme le disait Dracula: il y a des états pires que la mort. Je pense aux morts-vivants, ni tout à fait des vivants, ni tout à fait des morts qui vivent mais dans l'ombre d'eux même, des zombies, sur le pilote automatique, sans trouver de plaisir à rien, sans but, qui deviennent ainsi par-devers eux des vampires psychoaffectifs parce que vampirisés. C'est normal de s'en éloigner. Le désespoir et contagieux. Un des aspects le plus dur, comme tu le soulignes, est ce refus de valider l'expérience de l'enfant de la part de l'entourage dont la seule préoccupation est de sauver le soi-disant honneur familial. On ira jusqu'à mentir collectivement pour sauver l'honneur et ;a vilipender l'enfant. Il y aura des choix déchirants à faire mais le jour où tu y arrivera, tu seras de plus en plus à l'écoute de ton ressenti et tu pourra redonner naissance à toi-même, un moi que tu connais bien, dont tu connaîtra mieux les envies, les besoins, les limites. Ta vie peut changer du tout au tout. I love you
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Psychotraumatologie et surdouance! - Page 7 Empty Re: Psychotraumatologie et surdouance!

Message par fuckingweeb0w0 le Dim 12 Mai 2019 - 22:59

Interessant, dans ce cas je suis vouer a devenir un bon PN sociopathe, dommage que j'ai pas la volonter de chasser..

fuckingweeb0w0

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Psychotraumatologie et surdouance! - Page 7 Empty Re: Psychotraumatologie et surdouance!

Message par Rhinocéros le Lun 27 Mai 2019 - 19:43

Hi,

Il y a plein de choses sympas sur le sujet, le trauma et les dissociations. Si on reprend quelques idées de Hulk, il pose des concept à foison entre Freud, les neurosciences, les chamanes ou les MK Ultra. Il y a un élément qui est intéressant c'est les transes dans lesquels entrent les personnes en surdouance.
Il y a un rapport à l’hyper suggestibilité qui entraîne plus de sensibilité et de connexion à son savoir court et long terme.
Les traumas peuvent faire entrer dans des transes fermées au monde extérieur pour protéger et dissocier le plus possible. Ce qui peut notamment offrir la notion de sidération : focus interne + autosuggestions en circuit fermé.
Prouver par contre que la pathologie peut offrir une douance quelconque est assez difficile, le ramener avec les NDE est intéressante mais tous les gars selon Moody, ne reviennent pas avec des 'super pouvoirs'. Enfin merci pour vos partages.
Peace

Rhinocéros

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Message par Étoilerose le Lun 27 Mai 2019 - 20:55

Intéressant. Je m'intéresse aux états de transe. Si tu veux partager autre chose sur le sujet, soit le bienvenu.
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Psychotraumatologie et surdouance! - Page 7 Empty Re: Psychotraumatologie et surdouance!

Message par Rhinocéros le Mar 28 Mai 2019 - 11:19

Hello Étoile,

Il y a plein de choses à dire sur les transes, je ne sais pas si ça ne va pas être adapté par rapport au sujet de base.
La première chose à voir c'est quelle définition tu veux donner à la transe pour certains c'est un truc état modifié de conscience et pour d'autres une communication entre des 'parties' de toi.
L'un comme l'autre peut donner des idées sur le sujet du traumatisme ou du modèle automatisé qu'offre notre 'conscience' pour gérer de nombreux pathos/trauma.
On peut voir si un thread existe et continuer sur le fil correspondant.

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Rhinocéros

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