Article "Les surdoués, sous-doués pour le bonheur ?" de N. Gauvrit, Sciences Humaines

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Message par Gigi le Mar 10 Avr 2018 - 18:53

Article paru dans Grands Dossiers des Sciences Humaines N°50 - mars-avril-mai 2018 - La psychologie en débats

https://www.scienceshumaines.com/les-surdoues-sous-doues-pour-le-bonheur_fr_39386.html

Texte intégral:

Les surdoués, sous-doués pour le bonheur ?

Nicolas Gauvrit

Leurs ailes de géant les empêchent de marcher… Un sujet surdoué souffrirait facilement de son décalage avec le reste du monde. Les psychologues de terrain l’observent en effet mais pas les chercheurs. Pourquoi cette contradiction ?


Le plus souvent, on définit une personne surdouée, ou « à haut potentiel intellectuel », comme quelqu’un dont le quotient intellectuel (QI) est au moins égal à 130 (la moyenne de la population étant de 100). Le seuil de 130 est largement accepté, même s’il reste en partie arbitraire. Il correspond à une charnière au-delà de laquelle nous avons affaire à des niveaux de QI qu’on peut qualifier d’exceptionnels, puisque seulement 2,3 % de la population environ sont concernés.

Depuis leur conception il y a plus d’un siècle, les tests d’intelligence ont pour objectif de mesurer le fonctionnement cognitif global d’un individu. Les personnes ayant les QI les plus élevés sont ainsi généralement plus rapides mentalement, ont une mémoire immédiate en moyenne plus développée et sont, en général, capables de résoudre des problèmes plus complexes que le reste de la population. Un QI au-dessus de la moyenne est un avantage certain, prédicteur de réussite scolaire et professionnelle.

Néanmoins, les cas de surdoués éprouvant des difficultés de vie existent bel et bien, largement documentés par des études de cas et des témoignages détaillés. Dépression, anxiété pathologique, mélancolie ou simplement faible satisfaction de vie : les surdoués ne sont pas immunisés contre ces difficultés du quotidien. Certains auteurs, dont le plus célèbre est peut-être le psychologue polonais Kazimierz Dabrowski (1902-1980), ont même avancé l’idée que si l’intelligence est une force à dose courante, elle devient un poison dans les extrêmes. Cette idée n’est pas absurde en soi, même si elle demande à être confirmée par les faits. Avec un QI de 130 ou de 140, on peut ressentir un décalage important vis-à-vis de ses pairs. Les centres d’intérêt diffèrent, l’ennui à l’école peut devenir inquiétant, pour ne parler que des jeunes. À l’âge adulte, on pourrait imaginer des difficultés d’intégration dans le milieu professionnel si l’éloignement intellectuel reste patent. Dès lors, disent les tenants de cette hypothèse, la bénédiction d’une grande capacité cognitive peut devenir un fardeau et rendre vulnérable, prédisposant à un mal-être, à un sentiment d’inadaptation. Selon cette conjecture donc, un excès d’intelligence aurait un effet négatif, et les surdoués seraient paradoxalement sous-doués pour le bonheur.

Au niveau individuel, il ne fait aucun doute que certains surdoués n’arrivent pas à trouver leur place dans la société et sombrent dans le malheur. Mais ces cas sont-ils plus fréquents ou non que dans le reste de la population, voici une question qui nécessite l’appui de données fiables. Fort heureusement, il existe des enquêtes permettant d’étudier sérieusement le sujet afin de déterminer si dans les faits, au niveau de la population, le haut potentiel intellectuel a plutôt tendance à augmenter ou à réduire le bien-être.

Anxiété et dépression

Étudier le bonheur peut sembler une gageure, mais les psychologues ont développé des méthodes variées pour se faire une idée du bien-être, de la satisfaction de vie au sein d’une population suffisamment grande. Une première technique consiste à étudier non directement le contentement, mais à se focaliser sur des troubles ou des états mentaux qui lui sont statistiquement liés. Ainsi, on imagine que si les personnes à haut potentiel étaient, globalement, moins heureuses que les autres, elles souffriraient aussi plus souvent de dépression (ou montreraient des niveaux de dépression plus élevés) que le reste de la population. Il a souvent été dit, par exemple, que l’intelligence supérieure était « anxiogène », ce qui aurait un impact négatif sur le bonheur.

Les études correctement menées pour répondre à ces questions existent en nombre suffisant pour que des synthèses – les fameuses méta-analyses – aient déjà été réalisées. En 1999, Maureen Neihart, psychologue praticienne, publiait justement l’une d’elles. Son analyse de la dépression montre qu’aucun élément n’appuie la thèse d’un risque accru de dépression chez les personnes à haut potentiel intellectuel, parmi les sept articles scientifiques disponibles à l’époque sur le sujet. Les études contrôlées montraient toutes soit des taux de dépression moyens identiques entre les surdoués et les autres, soit un taux réduit chez les surdoués.

L’anxiété a sans doute été plus étudiée encore que la dépression, avec au moins quatorze études menées aux États-Unis, en Israël, en France, en Pologne ou en Lettonie. Aucune de ces études ne montre une anxiété générale supérieure chez les surdoués. Environ la moitié met au contraire au jour un niveau d’anxiété réduit. Le consensus scientifique, bien établi aujourd’hui, est que l’intelligence supérieure n’est pas un facteur de risque pour la dépression ou l’anxiété, contrairement à ce que l’on avait pu croire à une époque, sur la base d’observations cliniques et de théories spéculatives. Cela ne signifie pas que les observations cliniques soient truquées ou en contradiction avec la réalité. Simplement, les psychologues praticiens ont accès à un échantillon biaisé de la population, du fait que les personnes ayant des difficultés (par exemple liées à une grande anxiété) consultent évidemment plus volontiers que celles pour qui tout va bien. Ainsi, certains psychologues ont-ils cru observer à tort une plus grande détresse chez les personnes à haut potentiel : une intuition que les études ont permis de rejeter.

Motivation

Malgré des affirmations répétées de risque accru de dépression ou d’anxiété, la littérature scientifique pointe ainsi très largement en sens inverse, avec une stabilité dans le temps et l’espace remarquable. Malgré une répartition essentiellement occidentale, les mêmes résultats ont été retrouvés aux États-Unis, en France ou en Pologne, pour ne citer que trois pays. Depuis plus d’un siècle, les effets bénéfiques – ou au moins neutres – de l’intelligence ont été régulièrement vérifiés.

Cependant si l’anxiété et la dépression sont des signes de mal-être, ce ne sont évidemment pas les seuls. D’autres peuvent être envisagés et l’ont été, par exemple chez les enfants et les adolescents. Une base de données tout à fait remarquable par sa qualité et sa dimension est fournie par le ministère de l’Éducation nationale français. Celui-ci organise régulièrement des études de grande ampleur pour évaluer la progression des élèves français. En 2007 a ainsi débuté une belle étude sur une cohorte de plusieurs dizaines de milliers d’élèves, parfaitement représentative de la population française. Ces élèves ont été suivis tout au long du collège au moyen de questionnaires et de tests informatisés répétés. Ces données précieuses ont permis de confirmer des résultats obtenus dans les années 1960 par une étude similaire en France, mais aussi à de nombreuses reprises tout au long du 20e siècle dans le monde entier : les élèves dont le QI est plus élevé réussissent mieux au collège, sans qu’à aucun niveau d’intelligence on observe une inversion du lien, ni même une stagnation.

L’enquête du ministère sur la cohorte d’élèves français qui étaient en sixième en 2007 contenait d’autres informations que les résultats scolaires et une mesure d’intelligence. De manière très intéressante, elle comprenait également une mesure de la motivation des élèves, de leur intérêt pour les enseignements. Sur cette grandeur qui peut être vue a minima comme un indice lointain de bien-être dans le système scolaire, les résultats sont surprenants. En sixième, les élèves à haut potentiel ont en moyenne une motivation supérieure aux autres élèves : les matières scolaires les intéressent plus, ils ont l’impression d’apprendre quelque chose. En troisième, le rapport est inversé, avec une motivation moindre pour les élèves au plus haut QI. On peut interpréter ce résultat de la manière suivante : certes, les enfants à haut potentiel ont des capacités leur permettant de mieux réussir à l’école. Néanmoins, le rythme d’apprentissage ordinaire n’est pas optimal, trop faible pour eux, ce qui les conduit progressivement à un désintérêt pour l’école. S’ils sont à l’aise dans les apprentissages, cela ne signifie donc pas qu’ils soient heureux dans cette école trop lente pour eux qui n’arrive pas à les nourrir intellectuellement.

Du point de vue de l’ennui scolaire, on peut donc supposer sans trop de risque qu’au moins à la fin du collège, les élèves à haut potentiel sont plutôt moins bien lotis que ceux plus proches de la moyenne. Bien que généralement en réussite, ce sont bien des élèves à besoins spécifiques pour qui une éducation adaptée serait utile.

Bien-être

Anxiété, dépression, stress ou motivation sont des indices de bien-être, mais ne permettent pas de répondre de manière tranchée à la question du « bonheur » ou du « malheur » chez les personnes à haut potentiel. Fort heureusement, les psychologues ont développé des questionnaires permettant de mesurer de manière statistiquement fiable le bien-être d’une personne ou d’une population.

Lorsqu’on analyse la tendance sur l’ensemble du spectre de l’intelligence, on trouve généralement que l’intelligence semble bien prédisposer au bonheur et non l’inverse. Ainsi, le QI moyen d’une population – oui, il existe de petites variations de QI moyen… et non, la France n’est pas en tête – est lié au bien-être de ses habitants. Plus le QI est élevé dans le pays, plus les habitants sont heureux en moyenne. Ce lien se retrouve également à l’intérieur des pays où les enquêtes montrent là encore que l’intelligence n’est pas une calamité, mais plutôt une chance et prédispose plutôt au bien-être.

« Oui mais, objectent ceux pour qui le haut potentiel doit être un facteur de risque, cela n’est sans doute pas valable pour les plus hauts QI, c’est seulement une tendance obtenue sur la population générale, qui inclut fort peu de hauts potentiels. » La critique est recevable. Il se pourrait en effet que l’intelligence soit un facteur de bien-être jusqu’à un certain point, avant de devenir handicapante dans les extrêmes. C’est pourquoi il est utile de se tourner aussi vers les enquêtes qui abordent plus spécifiquement le cas des personnes à haut potentiel. Plusieurs études internationales ont été menées sur cette question, par exemple celle de la psychologue allemande Linda Wirthwein de l’université de Marburg qui suivit jusqu’en 2011 une cohorte d’adultes à haut potentiel. Résultats ? Le bien-être des personnes à haut potentiel est en moyenne similaire à celui du reste de la population.

Les adultes doués sont donc plutôt bien lotis, en tout cas pas moins que les autres. Qu’en est-il des adolescents ? En Allemagne encore, des chercheurs ont trouvé un effet positif du haut potentiel sur une cohorte de 655 lycéens d’une filière recherchée. Il est tout à fait possible que les hauts potentiels des filières moins prestigieuses, et a fortiori ceux qui se trouvent en échec scolaire, soient au contraire d’autant moins heureux lorsqu’ils sont surdoués. Néanmoins, ces résultats indiquent au moins que le haut potentiel n’est pas en soi un facteur de risque. En Suisse romande, une autre enquête de grande envergure menée par Patrick Santilli, de l’université de Lausanne, conduit à une conclusion finalement similaire à ce qu’on sait des adultes. Dans sa cohorte, les adolescents à haut potentiel détectés ont un niveau de satisfaction à peine inférieur au reste de la population. La différence est suffisamment faible pour être explicable par le fait qu’il s’agit de surdoués détectés, ce qui induit un biais, car ceux qui ont des difficultés ont bien sûr une probabilité plus grande d’être passés entre les mains d’un psychologue. La conclusion de P. Santilli est que la population adolescente surdouée, sans être spectaculairement favorisée, n’est vraisemblablement pas défavorisée.

Ni un vaccin ni un poison

L’hypothèse qu’une intelligence extrême rend inapte au bonheur est répandue, née d’un raisonnement a priori plausible selon lequel le décalage associé à de telles capacités déboucherait sur des sentiments négatifs. Le cas se présente effectivement, comme cela a été bien décrit par des psychologues de terrain. Néanmoins, l’hypothèse inverse est tout aussi défendable. Plus à même de réaliser leur rêve de devenir ingénieur, journaliste ou avocat, les personnes ayant un QI élevé ont plus de chance de trouver une place qui leur convient dans le monde. Seules les études contrôlées permettent de trancher… et elles penchent plutôt vers la seconde hypothèse. Le haut potentiel, s’il ne vaccine pas contre le malheur, ne rend certainement pas inapte au bonheur.

Les conclusions sont donc plutôt rassurantes pour les personnes à haut potentiel : l’intelligence n’est pas un poison ! Ne paniquez donc pas si vous vous découvrez très performant intellectuellement. Il est probable que cela ne vous occasionnera aucune difficulté particulière…
Le psychologue de terrain et le chercheur : deux points de vue différents

Si votre enfant à haut potentiel est mal dans sa peau, ce qui arrive finalement à peu près aussi souvent que chez les autres enfants, vous aurez naturellement tendance à penser que les deux caractéristiques sont liées. Quant aux praticiens, ils ne rencontrent quasiment que des personnes venues consulter pour une difficulté et ne disposent donc pas des données nécessaires.

Les psychologues sont fréquemment victimes d’une illusion et se trouvent alors confrontés à un paradoxe : alors qu’ils ne voient quasiment que des surdoués ayant des difficultés, les données ne montrent pas d’effet délétère du haut potentiel. Pour surmonter ce paradoxe, certains en viennent à considérer qu’il existe deux vérités : la vérité clinique (celle du terrain) et la « vérité statistique » révélée par les études. Mais comme l’illustrent fort bien les psychologues Sophie Brasseur et Catherine Cuche dans leur ouvrage Le Haut Potentiel en questions (2017), il n’existe pas de telle dichotomie. Cliniciens et chercheurs étudient la même réalité à deux niveaux différents, en aucun cas contradictoires.

Le chercheur doit admettre que les études à grande échelle ne disent rien sur tels ou tels cas particuliers. Que l’intelligence élevée ne soit pas un facteur de détresse psychologique ne signifie ni que les deux ne sont pas quelquefois associées, ni même que dans des cas particuliers l’un ne découle pas de l’autre. À l’inverse, les cliniciens doivent admettre que les cas qu’ils rencontrent et sont capables de décortiquer en profondeur ne leur donnent pas accès à une connaissance globale sur ce qui se passe tendanciellement sur la population.

À LIRE


  • Le Haut Potentiel en questions, Sophie Brasseur et Catherine Cuche, Mardaga, 2017.
  • Les Surdoués ordinaires, Nicolas Gauvrit, Puf, 2014.
  • The impact of giftedness on psychological well-being : What does the empirical literature say ?, Maureen Neihart, Roeper Review, vol. XXII, n° 1, 1999.
  • Associations between IQ and common mental disorders. The 2000 British National Survey of psychiatric morbidity, S. Rajput et al., European Psychiatry, vol. XXVI, n° 6, septembre 2011.
  • Giftedness and subjective well-being. A study with adults, Linda Wirthwein et Detlef Rost, Learning and Individual Differences, vol. XXI, n° 2, avril 2011.

Nicolas Gauvrit  
Psychologue et mathématicien, il enseigne les mathématiques à l’ESPE-Lille et est membre institutionnel du laboratoire universitaire Cognitions humaine et artificielle (CHArt). Il a notamment publié Les Surdoués ordinaires (Puf, 2014).
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Message par Chuna le Mar 10 Avr 2018 - 19:13

Merci!

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Message par Pieyre le Mer 11 Avr 2018 - 9:46

En comparaison de l'article de Ramus et Gauvrit paru en mars 2017 dans La Recherche, qui avait donné lieu à plusieurs sujets sur ce forum, notamment "La pseudoscience des surdoués" de Franck Ramus et Nicolas Gauvrit, je note que les conclusions sont très similaires concernant la corrélation négative entre douance et dépression ou anxiété, de même que la corrélation positive entre douance et réussite scolaire ou professionnelle.

Il n'empêche qu'il y a un élément nouveau, qui concerne cette fois la motivation, et qui répond à certaines critiques qui avaient été formulées sur le sujet cité :

« Du point de vue de l’ennui scolaire, on peut donc supposer sans trop de risque qu’au moins à la fin du collège, les élèves à haut potentiel sont plutôt moins bien lotis que ceux plus proches de la moyenne. Bien que généralement en réussite, ce sont bien des élèves à besoins spécifiques pour qui une éducation adaptée serait utile. »

En effet, il avait été reproché à Ramus et Gauvrit qu'ils auraient préconisé de ne pas se soucier du devenir des surdoués en tant que tels, mais juste de ceux qui – de même que dans le reste de la population – auraient des difficultés importantes ou des pathologies psychiques. Ici, Gauvrit affirme clairement ce souci.

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Message par Invité le Mer 11 Avr 2018 - 10:06

"les surdoués ,sous-doués pour le bonheur?"

cela me fiche un peu en Evil or Very Mad .Forcément!

le problème réside qu'il n'y a pas des tests effectués en milieu scolaire.Combien de hp se rendent comptent sur le tard qu'ils le sont?
Souvent après une vie chaotique...

je suis justement entrains de relever toutes nos particularités en lisant regardant des docs etc.Je me dis "ah je comprends maintenant et là j'ai interet à faire gaffe!".

Si le hp est en galère c'est que l'état ne fait pas son job.Pour ça que 75% des hp sont en échec scolaire...

Là ils commencent à peine à s'y intéresser mais ça fait des décennies qu'ils ont été avertit.


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Message par Pieyre le Mer 11 Avr 2018 - 10:23

Ce pourcentage de 75% correspond justement à ce que dénoncent Ramus et Gauvrit comme étant infondé :

http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/la-pseudoscience-des-surdoues/#florilege

Par ailleurs, il est question dans l'article présent des études en milieu scolaire :

« Une base de données tout à fait remarquable par sa qualité et sa dimension est fournie par le ministère de l’Éducation nationale français. Celui-ci organise régulièrement des études de grande ampleur pour évaluer la progression des élèves français. En 2007 a ainsi débuté une belle étude sur une cohorte de plusieurs dizaines de milliers d’élèves, parfaitement représentative de la population française. Ces élèves ont été suivis tout au long du collège au moyen de questionnaires et de tests informatisés répétés. Ces données précieuses ont permis de confirmer des résultats obtenus dans les années 1960 par une étude similaire en France, mais aussi à de nombreuses reprises tout au long du 20e siècle dans le monde entier : les élèves dont le QI est plus élevé réussissent mieux au collège, sans qu’à aucun niveau d’intelligence on observe une inversion du lien, ni même une stagnation. »

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Message par Zorglub_33 le Mer 11 Avr 2018 - 12:53

L'article m'a intéressé, merci Gigi :-)

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Message par Ceci n'est pas un tigrou le Mer 11 Avr 2018 - 13:00

Je m'interroge sur les synthèses et méta-analyses : comment ont été constitués les échantillons ?

Où ont-ils trouvés tous ces HP déjà diagnostiqués ?
Surtout si l'on tend à dire que la plupart des HP sont diagnostiqués parce qu'ils sont allés consulter un psy, justement parce qu'ils étaient en difficultés...
Où trouve-t-on donc une population de HP "neutres" (et déjà diagnostiqués), suffisamment nombreuse pour une analyse sans biais.
Ensuite, comment trouve-t-on suffisamment d'analyses non biaisées pour faire les méta-analyses ?

Bref y'a un truc donc qui m'échappe.
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Message par Pieyre le Mer 11 Avr 2018 - 13:50

Je crois que les réponses à tes questions ne consisteraient pas tant à te fournir des références (qui doivent se trouver dans les liens qui ont été cités) qu'à te faire comprendre ce en quoi consiste la statistique, et déjà à le comprendre soi-même. C'est dire que, de mon côté, si j'ai suivi avec succès en faculté des cours de statistique (dans le cadre théorique de la théorie de la mesure), je ne maîtrise pas suffisamment cette matière pour être capable de la vulgariser. S'il était juste question de probabilités (ainsi celles qui touchent aux jeux de dés ou de cartes qu'on étudie en classe de terminale) ou alors de la mesure de phénomènes physiques, passe encore. Mais, quand il s'agit de statistiques qui touchent à nos comportements, il faut tenir compte de nos réticences à considérer qu'un échantillon d'effectif limité – aussi équilibré soit-il – puisse être représentatif. C'est le cas de la méthode des sondages en politique ou concernant nos comportements sociaux. J'ai l'impression que beaucoup de gens ne peuvent admettre qu'un échantillon bien choisi de 1000 personnes puisse représenter les millions d'individus d'une population nationale avec un intervalle de confiance restreint. Et pourtant, en dehors de biais de formulation et de circonstances particulières, les sondages ne correspondent pas si mal à la mesure des phénomènes réels qu'ils étaient destinés à anticiper.

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Message par Ceci n'est pas un tigrou le Mer 11 Avr 2018 - 14:02

J'ai également étudié les proba et les statistiques, d'où ma question.
Et d'ailleurs 1000 personnes dans ton illustration c'est déjà assez énormes, je ne pense pas que les analyses choisies soient aussi vastes (rien que les étalonnage du WAIS sont sur des populations plus restreintes il me semble).

La question c'est la méthodologie de constitution des populations* de ces études : comment on trouve une population HP non biaisée sachant que la plupart (je ne sais pas la proportion ceci dit, "la plupart" n'est sûrement pas le bon mot) sont diagnostiqués justement parce qu'il serait dans le biais des HP en difficultés qui consultent.

Si quelqu'un a la réponse en quelques mots je veux bien, je n'ai pas la patience ni le temps de me taper toutes les réf, et du coup j'aime bien me servir de ce forum pour être éclairé.

* : que cela soit 20, 100 ou 1000 personnes, ce n'est pas le problème
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Message par Invité le Mer 11 Avr 2018 - 15:42

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Dernière édition par AelSter le Mer 9 Mai 2018 - 0:02, édité 1 fois

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Message par Pieyre le Mer 11 Avr 2018 - 15:51

Olivier, je veux bien faire quelques recherches concernant les effectifs des études, mais je ne suis pas spécialiste; aussi je ne suis pas sûr de pouvoir cibler ce qui est le plus pertinent. J'essaie juste de repérer des effectifs importants (que j'indique en gras) parmi les références indiquées (je ne retiens pas les petits effectifs, de l'ordre du millier pour la population générale ou de la centaine pour les individus de haut potentiel, que l'on trouve aussi parmi ces références).

Tout d'abord, dans l'article cité, il y a ceci :

— « Cependant si l’anxiété et la dépression sont des signes de mal-être, ce ne sont évidemment pas les seuls. D’autres peuvent être envisagés et l’ont été, par exemple chez les enfants et les adolescents. Une base de données tout à fait remarquable par sa qualité et sa dimension est fournie par le ministère de l’Éducation nationale français. Celui-ci organise régulièrement des études de grande ampleur pour évaluer la progression des élèves français. En 2007 a ainsi débuté une belle étude sur une cohorte de plusieurs dizaines de milliers d’élèves, parfaitement représentative de la population française. »

— The impact of giftedness on psychological well-being : What does the empirical literature say ?, Maureen Neihart, Roeper Review, vol. XXII, n° 1, 1999.
« Welsh (1969) used the MMPI and the Adjective Checklist to measure adjustment of more than 1000 high ability adolescents who attended the Governor's School of North Carolina. »
« Kaiser, Berndt, and Stanley (1987) measured symptoms of depression among high-ability adolescents. They drew their sample of 248 junior and senior high school students, ranging in age from 14-17 from those who attended the Governor's School of South Carolina, a select summer program. »
« Reynolds and Bradley (1983) conducted one of the few large scale studies that involved a comparison group. They evaluated 465 gifted children ranging from grades 2 through 12 and compared them to a random sample of 329 average ability children. »
« Scholwinski and Reynolds (1985) expanded upon this study and tested more than 5000 gifted and average ability children between the ages of 6 and 19 with the RCMAS. They sampled all geographic regions of the United States and selected subjects from urban as well as rural and inner city schools. Out of the total sample, 584 children were identified as gifted (IQ 130 or more). »
« Dauber and Benbow (1990) compared highly gifted and moderately gifted adolescents (mean age 13.7) on measures of social relations and found significant differences. Subjects were identified as gifted or average by scores on the SAT. The highly gifted sample included approximately 200 students who scored at least a 700 on the SAT math, and about 100 students who scored at least a 630 on the SAT verbal. »

Et puis, dans les références de l'article de Ramus et Gauvrit de 2017, je trouve cela :

— [réussite scolaire] Deary, I. J., Strand, S., Smith, P., & Fernandes, C. (2007). Intelligence and educational achievement. Intelligence, 35(1), 13-21.
« This 5-year prospective longitudinal study of 70,000+ English children examined the association between psychometric intelligence at age 11 years and educational achievement in national examinations in 25 academic subjects at age 16. »

— [revenu] Ceci, S. J., & Williams, W. M. (1997). Schooling, intelligence, and income. American Psychologist, 52(10), 1051.
« In Husen' s study, a comparison of 613 Swedish boys who had been tested in the third grade in 1938 and again at the time of military registration in 1948 »
« In Harnqvist's (1968) study of Swedish male adolescents, he selected a 10% random sample of the Swedish school population born in 1948 who at the age of 13 were given IQ tests. When they reached the age of 18 (in 1966), 4,616 of these Swedish men were retested as part of their country's national military registration. »

— [satisfaction de l’employeur] Ree, M. J., & Earles, J. A. (1992). Intelligence is the best predictor of job performance. Current directions in psychological science, 1(3), 86-89.
« Jones (1988) correlated the average validity of the ASVAB subtests for predicting training performance with the g saturation of the subtests. For each subtest, she corrected the training validities for range restriction and averaged them over 37 diverse air force technical training courses. These averages were subject weighted over 24,482 technical training students. »

— [santé] Gottfredson, L. S., & Deary, I. J. (2004). Intelligence predicts health and longevity, but why?. Current Directions in Psychological Science, 13(1), 1-4.
« Large epidemiological studies of almost an entire population in Scotland have found that intelligence (as measured by an IQ-type test) in childhood predicts substantial differences in adult morbidity and mortality, including deaths from cancers and cardiovascular diseases. »

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Message par Ceci n'est pas un tigrou le Mer 11 Avr 2018 - 16:48

T'es adorable d'y passer autant de temps, mais j'espérais que quelqu'un qui a assisté à des conférences de N. Gauvrit puisse apporter une réponse.

Une liste à la Prévert des études, je veux bien, mais ça ne répond pas à la question : comment les HP sont identifiés et sélectionnés.
Tu l'as dit toi même, des statistiques c'est compliqué. Un panel dépend notamment d'un certain nombre de critères pour être représentatif d'une population. On fait des sondages à 1000 personnes pour les élections, avec une tonne de critères, faut tant de ceci, tant de cela (métiers / âges etc).
Pour les HP, déjà très peu nombreux, si on rajoute des critères là dessus pour être sûr de la représentativité du panel de l'étude, ça doit devenir plus qu'un casse tête. D'autant que - à nouveau - comment tu les trouves ces gens là, dans les 2,3% s'ils n'ont pas été encore diagnostiqués justement parce qu'ils allaient mal ?

D'autant qu'on trouve tout et n'importe quoi dans cette liste :
- Des études d'il y a plus d'un demi siècle (comme si l'anxiété de l'époque, l'accès scolaire etc etc était comparable avec notre époque)
- des études sur 70k+ enfants (70k+ test de QI ?!)
- des "almost an entire population in Scotland"
- des "IQ-type test" (c'est quoi un iq-type ? un test qu'on fait sur qi.com ?)
etc

Et je rejoins Aelster : comment on mesure le bonheur ? l'anxiété ?
(perso j'ai appris que j'étais anxieux, le jour où j'ai fait des tests de recrutement dans une grosse boîte, avant je n'en avais pas conscience vu que c'était juste ma façon d'être - donc si on m'avait demandé quelques semaines avant, j'aurais répondu "cool man je suis le mec le moins anxieux du monde, tas vu")
Comment on mesure la réussite scolaire ? l'échec scolaire ?

Bref j'apprécie vraiment N. Gauvrit, notamment dans sa volonté de casser les idées reçues et les chiffres fantaisistes sortis de nulle part (genre les 75% ou 60% ou 40% selon ce qu'on peut lire à droite à gauche, d'échec scolaire), mais il ne faudrait pas qu'un biais remplace un autre biais.
Je ne sais pas si les HP sont moins ou plus ceci cela que les autres (même si je peux avoir un avis biaisé), je suis plutôt partisan de dire qu'on en sait rien pour l'instant et qu'il faudrait des études, des méta-analyses un peu plus convaincantes que ça pour se prononcer catégoriquement.
J'espère qu'il ne restera pas bloqué dans une posture (partisane ?) qui pourrait nuire à sa neutralité sur la question parce que je pense qu'il peut apporter beaucoup, et j'ai grand plaisir à le lire et à l'écouter dans sa démarche purement scientifique.
Je pense juste qu'il n'a pas forcément les données de base, la matière pour travailler efficacement (et la liste que tu as trouvé me renforces dans cette sensation ; mais ceci dit je ne suis pas scientifique donc bien sûr mon avis reste simplement le mien)
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Message par Pieyre le Mer 11 Avr 2018 - 17:48

Une liste à la Prévert, ce serait partir avec sa bite et son couteau dans la jungle de Google Scholar et en rapporter les proies qui se présentent. Mais là, il ne s'agit pas de ça. Je suis parti d'une sélection, donc a priori j'ai obtenu des références qui vont dans le sens de la thèse des auteurs des articles cités initialement. Le but, c'était que tu ailles voir par toi-même; il n'y a pas d'autre solution quand on est sceptique que d'aller à la source; j'y suis bien allé moi, aussi peu doué que je sois avec l'english ! Il n'y a rien à espérer d'autre que des chercheurs, sinon des livres de vulgarisation de leur part. Tout le reste me semble nul et non avenu.

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Message par Chuna le Mer 11 Avr 2018 - 19:04

ya plusieurs conférences de Gauvrit sur le net, commence par les regarder, tu as pas mal de réponses à tes questions.
Ainsi, à toi d'en conclure si les études sont fiables ou non.

Moi, j'ai plus confiance en la démarche scientifique de Gauvrit qu'en JSF pour parler des surdoués en général.

Et plus confiance en JSF pour parler des surdoués en échec...
(ou en ZC ^^)

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Message par Gigi le Jeu 12 Avr 2018 - 8:30

-Olivier-, dans les études listées par Pieyre, tu peux voir deux façon de recruter les participants :

  • Les grandes cohortes représentatives de la population, comme l'étude en Écosse qui avait concerné tous les jeunes du même âge en 1932, dont une partie ont été retrouvés plus tard par des chercheurs pour étudier leur devenir.
    Gottfredson & Deary a écrit:To date, Scotland is the only country to have conducted IQ testing on almost a whole year-of-birth cohort. This took place in the remarkable Scottish Mental Survey of 1932 (SMS1932). On June 1, 1932, a version of the Moray House Test (MHT) was administered to almost all children born in 1921 and attending schools in Scotland on that day (N=87,498). The MHT is a well-validated intelligence test that has a high correlation (about .8 ) with the Stanford Binet.
    Dans ce cas, pas de biais de recrutement.  
    On peut alors regarder la corrélation entre le QI et d'autres variables sur tout l'échantillon, ou bien se focaliser sur les HPI détectés à cette occasion.  
    Dans l'article de Nicolas Gauvrit, l’enquête sur la cohorte d’élèves français qui étaient en sixième en 2007 relève de cette approche.  
    Dans ce type d'enquête, le QI est souvent évalué par un test plus simple que les échelles de Wechsler, administrable en groupe.

  • Les recrutements auprès de programmes destinés aux enfants HPI. Dans ce cas, on va certes avoir des enfants détectés en raison des problèmes qu'ils rencontraient, mais aussi des détectés parce qu'ils réussissaient bien à l'école et ont souhaité intégrer ce programme. On peut donc espérer que les deux biais se compensent un peu. Reste le biais de l'effet positif du programme sur les enfants.
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