Se projeter dans des situations (de façon invasive)

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Message par Le Vinaigre Epris Mer 7 Juin 2017 - 9:20

Bonjour tout le monde,

Je ne crois pas que le sujet ait été abordé (ou bien j'ai utilisé les mauvais mots clefs) mais voilà ma problématique du jour :

Je me projette sans cesse dans des situations (généralement sociales dans le sens où il s'agit d'interaction avec des gens de ma connaissance). Il s'agit de fantasmes ayant rarement vocation à être très réalistes, mon imagination agrémentant sur le moment. Ils ne sont pas forcément positifs non plus d'ailleurs (je projette beaucoup de conflits).

Vous me direz sans doute : oui mais tout le monde fait ça Vin, tu t'inquiètes pour rien ! Sauf que, vous vous en doutez aussi, ce sont des pensées envahissantes. Je les ai tellement pratiquées, consciemment ou pas, qu'elles sont automatiques. J'ai pris conscience que dans beaucoup de cas, ça m'enfonçait plus qu'autre chose (que l'on fantasme des réalités idéales qui déçoivent ou des scénarios catastrophe qui angoissent, la démarche est généralement peu productive).

Plus que des solutions, je viens vous demander si certains connaissent ça aussi (ou ont connu) pour partager nos vécus.
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Message par oufy-dame Jeu 8 Juin 2017 - 0:49

J'ai ce problème. J'ai commencé à en prendre conscience à seulement 40 ans (ou alors, si cela m'a effleuré avant, je l'ai oublié).

J'avais exposé ce problème en d'autres termes sur ce forum et on m'avait indiqué que cela ressemble à l'une des descriptions de la paranoïa (je dis "l'une des" car la paranoïa ne va pas forcément jusqu'à la psychose).

Tu peux regarder du côté des symptômes du (syndrôme du) Stress post traumatique, DSM V et CIM 10 ou 11 et des diverses formes de dissociation (structurelle, réactionnelle...).

Je le comprends comme ça : quand on a subi des maltraitances répétées, surtout très jeune, ou alors un seul gros trauma à l'âge adulte mais non guéri, il y a des tas de déclencheurs pouvant conduire à ces pensées intrusives (car dissociation structurelle, mais peut-être pas forcément : je ne suis pas experte).

Les déclencheurs peuvent être une couleur, un son, un mot, etc. tout stimulus perçu par au moins un de nos 5 sens, y compris des tensions corporelles engendrant des émotions négatives (NB : l'inverse existe aussi : émotions négatives => tensions physiques).

Exprimé de façon simpliste, je dirais qu'on se prépare inconsciemment à de nouvelles souffrances pour les prévenir, mais ça ne marche pas ! J'y vois donc une dimension anxiété/angoisse.

Les TCC, notamment dites intégratives, selon le diagnostic, proposent des solutions. Parmi elles : la prise de conscience de ces pensées intrusives dès qu'elles apparaissent (comment en rendre conscience : entre autres via la méditation et d'autres exos que je qualifierais de pleine conscience à faire X fois par jour) et se répéter X fois par jour qu'on est adulte (j'ai tel âge, on est tel jour, je suis à tel endroit...) et non plus l'enfant sans défense (pour simplifier), et "je suis en sécurité, tout va bien, tout est ok...".

J'ai parcouru rapidement ta présentation et je suis tentée de penser que l'augmentation des contacts sociaux ramène au réel (plutôt que s'informer sur plein de sujets qui isole des autres ?).

Je me demande si le cerveau projette dans les situations que tu décris quand on n'a pas assez de contacts sociaux, parce qu'il a besoin de mouliner (soit il est impliqué dans une vraie interaction, soit il la fantasme ?).

Mais dans mon cas, bcp de contacts sociaux, même positifs, me font gamberger ensuite.

Ca peut t'éclairer aussi de lire Rick Hanon (52 exercices...) et l'excellente Dr Muriel Salmona.

Récemment, je me suis dit que je pourrais esayer de remplacer sciemment certaines pensées envahissantes par des éléments positifs que je me répéterais, comme le suggère R Hanson. Ainsi, par ex, au lieu de ruminer les mêmes choses à chaque fois que je m'affaire au lave-vaisselle, je réorienterais mes connexions neuronales vers des souvenirs positifs et à force de répéter l'opération, je renforcerais ces nouvelles connexions.

Mais pour revenir sur le diag : je suppose que le plus efficace est de consulter un.e bon.ne psychotraumatologue pour avoir un diag fiable et les solutions qui ont prouvé leur efficacité.
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Message par Le Vinaigre Epris Jeu 8 Juin 2017 - 10:06

Merci beaucoup pour ta réponse (et c'est la deuxième !).

En posant la question, c'est exactement le genre de suggestions que j'espérais.

La piste du SPT, je ne l'avais jamais envisagée, mais vue comme tu la présente, il y a moyen que c'en soit une bonne. On imagine souvent que pour en avoir un, il faut avoir vécu un truc d'une violence inouïe, mais peut être que l'hypersensibilité abaisse le seuil à partir duquel on est "traumatisé", surtout pour les souffrances récurrentes (chez l'enfant notamment, qui n'a encore pas de mécanisme de défense).

L'idée de consulter un psy-[insérer spécialisation]-logue me titille depuis un moment. Je pense que je chercherai quand j'aurai un revenu stable.

Encore merci, je vais lire ce que tu m'as conseillé !
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