Ne pas se reconnaître dans "Trop intelligent pour être heureux".

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 14:07

En effet : on pouvais balancer de l'Agent orange tranquillou sur les vilains communistes ^^

Naaan en fait c'était bien les sixties. Vive les sixties Very Happy

Les sixties psychedélique ont quasiment inventé l'art du HS Dent pétée
(auquel je m'adonne joyeusement ! mais bon ça change du name dropping, alors que demande le peuple ? Cool )

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Message par Pola le Sam 3 Déc 2016 - 14:09

Je trouve que t'es pas mal non plus

Pola

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 14:17

1- Interprétations possibles : un paquet
2- Envie de savoir : corrélés à ma migraine (donc bas)
3- Réponse logique : impossible (cf. 1 et 2)
4- Conclusion : yamamoto kadératé

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Message par Pola le Sam 3 Déc 2016 - 14:23

Pété de rire

L'intelligence à toute épreuve, c'est donné à tout le monde mais personne n'en veut !

Pola

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 14:29

^^ Bah moi je récupère ce que personne ne veut, en général ^^

Naaan je suis con moi aussi en fait. Je n'ai plus de conjoint, mais le bon coté c'est que ça me rends plus confraternel (sauf avec les bruns, faut pas pousser ! puis je suis pas tenu par Monique alors voila ! ^^)

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Message par Pola le Sam 3 Déc 2016 - 14:31

En effet, l'absence de conjoint n'aide pas

Pola

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 14:37

Un conjoint convexe préférera toujours la rupture, c'est con !

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 14:41

Parler de Marie Jeanne en ces mots mériterait un signalement au conclave.

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 14:45

Cuicui, je te répondrais simplement consensus ^^

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 15:12

Je l'écris pas comme ça consensus ! Je ne dis rien

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 15:16

Ton orthographe diverge ?



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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 15:23

Diverge non plus ! Pété de rire

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 15:32

Dix vierges alors ?

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 15:34

Diverge ! Vainquons !


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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 15:46

Alors là, avec le flood qu'on fait, plus personne va pouvoir se reconnaitre dans " Trop intelligent pour être heureux ", on est en train de les perdre ! SOS

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 15:47

Cool On floode trop pour être intelligent, de toute façon ^^

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Message par Bimbang le Sam 3 Déc 2016 - 15:50

Je regrette de m'être intéressée à ce fil seulement aujourd'hui ^^
Ça m'aurait surement permis de dépasser quelques élans négatifs. Mais tant pis. C'est fait.

J'ai donc tout lu aujourd'hui, et il y a quelque chose qui m'échappe, dans ce que tu dis de ton fonctionnement Asperzebre.
En toute bienveillance, hein, je le précise. J'aime bien me projeter dans les gens, tout ça (j'ai l'impression de radoter parfois à réécrire les mêmes choses).

J'explique :

Tu dis que tu décides de faire plaisir à ta conjointe sans qu'il y ait la moindre projection d'émotions futures, qu'elles ne viennent qu'après en faisant.
Quand tu postes, tu prends un soin extrême à ce que peut penser celui qui te lit. Vraiment extrême, puisque tu penses que tu vas fatiguer d'emblée celui qui n'aime pas les tartines, et qu'en plus tu rajoutes des résumés spécialement pour eux.

En fait, je ne comprends pas comment tu peux être si attentif (pour ta compagne et pour tes lecteurs) sans y mêler des émotions projetées.
J'ai l'impression plutôt que tu les as, très fortes, et que tu as appris à ignorer les plus faibles pour fonctionner. Sans doute, pour les très très fortes, elles arrivent à passer le barrage, et donc ça te met un peu KO.
Mais j'ai bien l'impression qu'elles soient là, non ?

Après c'est possiblement mon propre fonctionnement que j'ai envie de calquer sur le tien pour le comprendre.
Il n'y a que toi qui puisses le dire, mais du coup, ça expliquerait peut être des trucs.

(Ça a peut être déjà été dit. J'ai un peu "gloutonné" tout ce qui s'est dit. J'ai donc une vision plus globale que précise. Pardon si c'est le cas)
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Message par Pieyre le Sam 3 Déc 2016 - 16:12

Moi aussi cela m'étonne un peu. Mais je pense que c'est une question de représentation différente : il se pourrait que ce soit traité chez lui de façon plus inconsciente, mais sans tellement de différence au fond par rapport aux autres personnes, sinon que cela crée moins de débats en lui. Mais peut-être dira-t-il que je me trompe.

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 16:36

Ah ! On va enfin y revenir !
Émotions et autisme...
Merci Bimbang.

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Message par Asperzebre le Sam 3 Déc 2016 - 17:03

Bimbang, tu soulèves des points intéressants.
Je manque de temps pour répondre tout de suite, j'y reviendrais.
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Message par Chuna le Sam 3 Déc 2016 - 17:42

Ce qui semblerait logique, c'est que les émotions y soient, mais soit super faibles, et donc non entendues, soit ignorées.

Chuna

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 17:52

Perso je comprends pas un broc de ce débat.
Chez moi les émotions font partie de la pensée, rien de plus, rien de moins.
Tout ça me rends perplexe Perplexe

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 18:02

Godzilla a écrit:
Chez moi les émotions font partie de la pensée, rien de plus, rien de moins.
Tout ça me rends perplexe Perplexe
Perplexe
Ça se réfléchit ça ....

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Message par Pieyre le Sam 3 Déc 2016 - 18:07

Déjà il faut distinguer les sensations, les émotions et les sentiments : dans cet ordre la pensée intervient de plus en plus.

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 18:07

Ben j'arrive très bien à couper mes émotions, ce qui me fait quand même un peu peur, lorsque je suis dans l'analyse par exemple, c'est aussi un bon moyen de protection, ne pas se laisser envahir par elles, par moment, j'ai l'impression d'être fou, c'est tout ou rien, c'est dans la demi mesure où je suis mal à l'aise, c'est ce qui me pompe le plus d'énergie, bref, c'est pas facile à expliquer ! Dent pétée

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Message par Chuna le Sam 3 Déc 2016 - 18:17

Godzi : C'est l'impression que j'ai aussi, mais ce qui complexifie la chose, c'est l'intensité de l'émotion, qui peut faire changer la pensée.

C'est un truc justement que j'avais envie de discuter depuis un moment ici. Je le ferai ptèt à l'occasion ailleurs.

J'en reviens toujours aux chevaux, mais pour moi c'est tellement similaire les grands modes de fonctionnement, que je ne sais pas faire autrement.

Mon mentor il disait toujours que le cheval est en mode réagir ou en mode réfléchir.
En mode réagir, ce sont les émotions fortes qui prennent le dessus : la peur, l'agressivité.
En mode réfléchir, le cerveau se met à tourner de manière à trouver une solution logique.
Chez les animaux, c'est assez facile à voir, et on leur apprend justement à passer du mode réagir au mode réfléchir, notamment par des désensibilisations. Surtout quand il s'agit de peur (le cheval étant un animal de proie, qui a pour premier réflexe de fuir, sauf que c'est pas très pratique pour le cavalier)

En résumé, on déclenche la peur du cheval et on la continue jusqu'à ce qu'il essaie autre chose que la fuite. Dès qu'il s'arrête de fuir, on arrête le stimulus.
Bien fait, c'est très efficace.

on voit vraiment l'animal passer du mode réagir au mode réfléchir.

L'humain, c'est pareil.
Si l'émotion est trop intense, alors la réflexion est amoindrie.
On le voit super bien dans les discussions où ça s'envoie des pics de mauvaiseté. L'autre rebondit au quart de tour.
Il n'y a plus de réflexion logique, juste des réactions instinctives d'attaque (point Godwin, point Kalthu et tous les autres).

Si la personne réussit à garder son calme, elle est en mode réfléchir, et là on peut discuter.

Est-ce pour autant que cette personne n'a pas eu d'émotion? Bien sûr que non.

ya quelques jours, je me suis faite agresser par un membre, dont je ne citerai pas le nom (respect de la charte toussa Ange ), j'ai répondu de manière non agacée là où j'aurais pu lui rentrer dedans. est-ce que pour autant ça ne m'a pas piqué comme réponse? est-ce que j'ai rien ressenti? Ben non.
Mais je suis restée en mode réfléchir.
Ce qui n'a pas été le cas l'autre fois quand j'ai quitté ma banque en claquant la porte blindée comme une folle pasque la guichetière m'avait mis hors de moi Dent pétée (espèce de grognasse! loool!!!)

Bref, pour aspezèbre, je suis pas dans sa tête, je sais pas comment ça fonctionne, mais j'ai plutôt l'impression qu'il y a un détachement entre pensée et émotions, qui sont là, mais pas perçues, ou trop faibles...

Comme dit Bimbang, on voit qu'il y a un être sensible, et ça, c'est pas de la logique pure.

Chuna

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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 18:55


Chuna:
Merci Chuna, là je vois mieux. Notion d'intensité + ton développement.
J'ai un biais (un peu comme toi en fait), quand on m'explique via l'éthologie, je comprends vite... alors que quand on focalise sur l'humain, je bloque facilement. Etrange Shocked

Mon autre soucis, c'est que là j'ai compris ton raisonnement, mais avec ma mémoire médiocre, j'aurais peut-être oublié d'ici 2 jours Sad

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Message par Chuna le Sam 3 Déc 2016 - 18:59

Godzi : hé bien je te réexpliquerai, et c'est tout Wink

Chuna

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Message par Asperzebre le Sam 3 Déc 2016 - 19:04

Bimbang a écrit:

En fait, je ne comprends pas comment tu peux être si attentif (pour ta compagne et pour tes lecteurs) sans y mêler des émotions projetées.
J'ai l'impression plutôt que tu les as, très fortes, et que tu as appris à ignorer les plus faibles pour fonctionner. Sans doute, pour les très très fortes, elles arrivent à passer le barrage, et donc ça te met un peu KO.
Mais j'ai bien l'impression qu'elles soient là, non ?

Je n'ai pas les clés pour répondre: si comme tu le penses, j'ai appris à ignorer mes émotions les plus faibles pour fonctionner, alors c'est de manière inconsciente.
Comme je l'avais dit à Chuna plus haut dans ce fil, une personne n'ayant pas d'émotions et une personne n'étant pas consciente d'avoir des émotions te répondront toutes deux qu'elles n'en ont pas, de toute bonne foi.
Si j'ai effectivement les émotions comme tu le penses, je ne réalise même pas que ces émotions sont présentes, donc ça revient à peu de choses près au même que si je n'en avais pas.

Là où je peux te donner raison, c'est au sujet des émotions fortes: je ne ressens pas souvent d'émotions, mais quand j'en ressens, je les ressens effectivement de manière très (trop) forte, comme tu le supposes.
Pour parler imagé, c'est comme une explosion d'émotions.

Bimbang a écrit:
Quand tu postes, tu prends un soin extrême à ce que peut penser celui qui te lit. Vraiment extrême, puisque tu penses que tu vas fatiguer d'emblée celui qui n'aime pas les tartines, et qu'en plus tu rajoutes des résumés spécialement pour eux.
Je l'ai fait une fois seulement, c'est loin d'être systématique.
Mais il est vrai que c'est révélateur de mon comportement: comme tu le dis, je prends un soin extrême à ce que peut penser celui qui lit (ce qui ne m'empêche pas de passer à côté de pas mal de choses, je suis loin de maîtriser la psychologie humaine).

La source de ce comportement que tu décris vient à mon avis de 3 (4) facteurs combinés:
1) Mon 'empathie' particulière (à ne pas confondre avec l'empathie 'classique': l'empathie classique c'est partager les émotions, la mienne c'est vouloir que les autres aient des émotions positives).
2) Ma peur d'être rejeté, et le fait que je déteste les conflits: ces deux facteurs (que je regroupe en un seul pour simplifier) me motivent énormément à réussir à comprendre les autres, car qui dit incompréhension dit conflit et/ou rejet (parfois très violent) alors qu'au contraire si je parviens à avoir une communication claire avec eux, je peux nouer des liens d'amitiés.
3) L'adaptation. L'adaptation permanente.
J'ai appris que les gens, dans l'écrasante majorité ne s'adapteraient pas à moi, ils n'en voient pas l'intérêt, ils ne feront pas l'effort.
Si il y a incompréhension, tant pis ils iront voir ailleurs, il y a plein d'autres personnes avec un fonctionnement plus proche du leur, avec qui ils pourront bien s'entendre sans avoir à faire d'efforts,  alors que moi je ne peux pas me dire 'tant pis, je vais voir ailleurs', car ailleurs c'est la même chose, il y a très peu de gens 'comme moi'.
On n'est pas du tout sur un pied d'égalité pour les relations sociales: c'est à moi de m'adapter quoi qu'il arrive, car je n'ai pas le choix, alors que la personne en face de moi a le choix d'aller voir ailleurs, de rejoindre ses semblables.
C'est toute mon insertion sociale qui se joue, en permanence, sur ma capacité à reconnaître ce qui chez moi va gêner les autres, afin de prévenir plutôt que de guérir les incompréhensions des autres, les interprétations erronées...

D'ailleurs il y a une grosse faille dans cette compréhension des autres: je n'y parviens que si le comportement d'autrui m'est accessible, et pour ce faire il me faut y percevoir un minimum de logique, une forme de cohérence.
Sinon je suis perdu, et la communication ne passera pas.
Par exemple, dans une soirée avec de telles personnes, je ferais acte de présence, et moins on me parle mieux c'est, car je ne saurais pas quoi répondre, je serais en permanence loin du comportement attendu, les gens les plus tolérants me trouveront bizarre et inintéressant, tandis que les autres se renfrogneront et deviendront agressifs.
Il y a dans ma présentation un épisode particulièrement douloureux à ce sujet.
Je le copie colle ici si tu es intéressée (en spolier car c'est long, et ce message est déjà un joli pavé):
Spoiler:

Celui-ci est plus ancien, et c'est l'un des souvenirs les plus douloureux de ma vie sociale d'adulte.
Il a eu lieu il y a environ 3 ans, chez mon beau père. J'étais invité à un repas, et il avait aussi invité un couple d'amis à lui.
La femme de ce couple s'est très rapidement intéressée à moi, et m'a submergé de questions, de tentatives de nouer un dialogue.
Elle m'a extrêmement déstabilisé, au point de me forcer à me recroqueviller au fond de la carapace que je m'étais construite dans mon adolescence, carapace que je croyais avoir réussi à faire disparaître depuis des années.
J'étais complètement paralysé, le moindre mot me demandait un effort intense, et moins je parlais, plus elle insistait, et plus je me recroquevillais au fond de ma carapace.
J'ai vécu ça comme une véritable agression, sans avoir la moindre idée de comme me défendre autrement que par le repli sur moi, la confrontation physique, ou la fuite (au sens littéral: partir en courant).
Les deux dernières options n'étant pas envisageables, il ne me restait plus que le repli sur moi.

Les rares fois où je trouvais la force de sortir la tête de ma carapace pour parler un peu, elle m''enfonçait encore plus que quand j'étais muré dans mon silence.
Elle me répondait des phrases du style "oh la lààààààà, il a aligné 3 mots, c'est bieeeeeen, il sait parler!"
Au bout d'un moment elle s'est mise à me considérer comme un attardé mental, me parlant tout doucement avec une voix pas naturelle, un peu comme certains parents font avec des bébés.
J'étais totalement coincé, sans issue: le repli sur moi n'était pas suffisant face à ses attaques incessantes, et la fuite ou la confrontation physique n'étaient pas non plus envisageable.
C'était une ambiance repas de famille, avec mon beau père qui a passé des heures à préparer le repas, je ne pouvais pas tout gâcher en mettant mon poing dans la figure de son invitée, ni en partant en courant et en claquant la porte (pour aller où d'ailleurs? j'étais à pied à plus de 100 km de chez moi).

Ma compagne tout comme mon beau père étaient plongés dans leurs discussions, aucun d'eux n'a vu ma détresse, j'ai souffert en silence pendant tout le repas qui m'a paru interminable.
J'ai la chance d'avoir une compagne formidable, qui a beaucoup évolué dans sa compréhension de ma personnalité, elle est maintenant capable de m'extraire de situations sociales qui tournent mal, mais ce n'était malheureusement pas encore le cas à l'époque.

Aussitôt le repas fini, j'ai prétexté que j'étais fatigué pour aller me coucher.
Ma compagne a senti que quelque chose n'allait pas, et elle est venue me rejoindre.
La chambre était juste à côté du salon, avec une mauvaise isolation sonore, ce qui fait qu'on pouvait suivre sans problème toute la conversation.
Une fois partis, la femme m'ayant harcelé pendant tout le repas a déclaré à mon beau père que j'étais un idiot, et que sa fille ferait bien mieux de me quitter.
Elle a même pris soin de modifier mon prénom "tu sais, ta fille avec l'autre idiot là euh....Thierry! ça peut pas durer il faut qu'elle le quitte".
Elle me prenait tellement pour un attardé qu'elle était convaincue qu'en changeant simplement mon prénom je serais incapable de comprendre qu'elle parlait de moi.  Evil or Very Mad
J'ai pleuré pendant des heures cette nuit-là.
Cet événement a été très traumatisant pour moi. Il a réveillé ma phobie sociale que j'avais mis des années à réussir à surmonter, et je pense qu'au moment où j'écris ces lignes, 3 ans après les faits, je ne m'en suis pas encore complètement relevé.

Mon beau père, quand à lui, est toujours ami avec elle, il ne comprend pas pourquoi ma compagne et moi lui en voulons amèrement et refusons de la revoir un jour, et il la décrit encore de temps en temps à ma compagne comme quelqu'un de très agréable à vivre, en essayant de la faire changer d'avis à ce sujet.
Cet exemple est assez bon pour illustrer le point 2) de mon analyse précédente: éviter qu'un tel scénario se reproduise est d'une importance énorme pour moi, et toujours chercher à anticiper les réactions des autres à mon égard permet de minimiser les risques Smile
J'ai longtemps culpabilisé là dessus: "c'est ma faute, je n'ai pas su réagir comme il fallait..."
Des années après je ressentais encore le malaise de ne pas avoir su gérer cette situation pourtant banale pour une personne 'normale': un invité arrive et échange des banalités avec vous.

J'ai vaincu ma culpabilité dans l'exemple précédent, grâce à ce forum.
J'ai réalisé que tout ne dépend pas de moi,qu'il faut aussi pour que je puisse communiquer avec les autres, que ceux-ci fassent un minimum d'efforts pour aller en mon sens: je peux faire 95% du chemin, mais les 5% restants ne dépendent pas de moi.
Il faut un minimum d'ouverture d'esprit de la part des autres, qu' à défaut d'avoir une communication efficace ils comprennent au minimum que mon comportement décalé n'est pas une marque de mépris à leur égard (je suis trop froid, je ne m'intéresse pas aux gens, je ne rigole jamais, je ne regarde pas dans les yeux, je ne répond pas quand on me parle, je ne comprend rien...la liste des reproches qu'on peut me faire est très longue).
Les personnes avec qui 'le courant ne passe pas', je pars du principe que c'est leur faute, car de mon côté je fais tout ce qui est en mon possible pour que 'le courant passe'.

Certaines personnes ne supportent pas que 'le courant ne passe pas', elles deviennent mauvaises, agressives, n'ont aucune objectivité et ne cherchent qu'à blesser.
Dans une situation où je suis obligé de composer avec de telles personnes, je ne m'en sors pas, c'est au dessus de mes forces.
La fuite ou la confrontation physique sont les seules solutions à ma disposition.
Aucune n'est valable, la fuite revenant à s'écraser devant l'autre: puisqu'on ne se comprend pas, je n'ai pas ma place ici, c'est à moi de partir (toujours moi, jamais l'autre: l'autre est intégré, l'autre est 'normal', c'est moi qui suis bizarre).
Ce qui, en tête à tête, se conçoit parfaitement, on ne s'entend pas, chacun part de son côté, mais dans le cadre d'un groupe de personnes où j'ai des affinités avec certains, la fuite devant un membre du groupe manquant d'ouverture d'esprit revient à m'exclure du groupe entier.
C'est ce qui m'est arrivé tout au long du collège/lycée: j'ai su me faire quelques amis, à de rares reprises, mais mes amis avaient d'autres amis, et parmi leurs autres amis il y en avait systématiquement qui me trouvaient 'con', et qui finissaient par monter le groupe entier contre moi, m'excluant, me faisant perdre mon amitié de départ dans le processus, la personne à laquelle je m'étais attachée appartenant au groupe, et me rejetant avec lui.
De mon arrivée au collège à ma sortie du lycée, Je n'ai jamais réussi à entretenir une relation d'amitié plus de trois mois, j'étais ennemi avec une bonne moitié de ma classe.

C'est d'autant plus difficile à vivre que les responsables de cette situation sont ceux qui m'ont rejeté, qui n'ont fait aucun effort, aucune remise en question, et ils sont toujours parfaitement intégrés, entourés d'amis, tandis que mon comportement n'aurait pas pu être mieux, que j'ai donné le meilleur de moi-même, et que je me retrouve exclu.
C'est une terrible sensation d'injustice.
Heureusement, je ne la vis que rarement aujourd'hui, et le fait de me soucier en permanence de ce que pensent les autres n'y est probablement pas étranger.

En tout cas, je ne ressens pas du tout les émotions de mes interlocuteurs, tout au plus peut-on dire que j'intellectualise en permanence, que quand je communique je m'auto-analyse afin de déterminer avec plus ou moins de succès quelles émotions mon comportement va engendrer, un peu comme si j'étais obligé de porter en permanence un regard externe sur moi-même.
C'est le prix à payer pour éviter la solitude (solitude que j'apprécie beaucoup d'ailleurs, mais l'excès de solitude est néfaste, même pour un Asperger).

J'ai besoin d'avoir des amis, de me sentir aimé, apprécié, de pouvoir partager des bons moments.
Une journée idéale est une journée où je ne vois absolument personne, mais une semaine idéale est une semaine avec au moins une interaction sociale d'une dizaine de minutes environ, afin d'avoir un minimum d'échange avec les autres.
Rester seul en permanence, j'ai connu ça, j'ai traversé des années de solitude, ovni au milieu de gens avec qui la communication est impossible.
J'ai tenu le coup, mais j'ai beaucoup déprimé, je n'ai pas envie de revivre ça.

Voilà voilà, j'espère que ça aura levé certaines de tes interrogations.

Edit: je me rend compte que ce n'était pas clair: déterminer les émotions, je dis que je le fais, puis dans un autre message je dis que je ne le fais pas, bref ça semble décousu, contradictoire, je me met à votre place: j'aurais du mal à comprendre.
C'est parce qu'afin de vous répondre je réfléchis à ce que je fais vraiment, et que mon avis sur moi-même évolue au fil de mes réflexions.
Mes réflexions m'ont amené à changer le passage que j'ai barré, qui serait plutôt:
Je m'auto-analyse afin de déterminer avec plus ou moins de succès quelles émotions réactions mon comportement va engendrer est susceptible d'engendrer.
Puis, dans un second temps, je peux chercher à comprendre la cause émotionnelle de ces réactions.
En fait ce comportement est devenu une sorte d'automatisme, ce n'est pas si facile de l'analyser et le décrire avec précision.


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Message par Chuna le Sam 3 Déc 2016 - 19:23

ça me touche, ce que tu racontes, aspezèbre, c'est vraiment pas facile ce que tu as vécu Sad

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Message par Bimbang le Sam 3 Déc 2016 - 19:49

D'accord, merci, je comprends beaucoup mieux en effet.
C'est donc un comportement acquis et réfléchi quand tu tiens compte du ressenti des autres, ce qui n'enlève pas du tout sa valeur, bien au contraire.
J'imagine du coup, que ça doit être extrêmement fatiguant de tout anticiper en permanence.
Et perturbant de voir des réactions non anticipées sans savoir ce qui a pu les déclencher.

En fait, j'aurais dû y penser; car j'ai regardé des vidéos sur les aspies qui expliquaient ça, mais je crois que j'ai du mal encore à vraiment l'intégrer profondément. J'ai cherché à te "décoder" comme quelqu'un d'ordinaire, sans vouloir t'offenser.
Je crois que je commence juste à comprendre l'immensité du truc.
Un immense respect pour ton adaptation. Vraiment.

Donc, si j'ai bien compris encore, pour te faciliter la vie, il faut expliquer au maximum ce qu'on ressent ? ou l'intention qu'on a ?
Ou tu arrives à décoder dans les façons d'écrire ?
En fait, ce que j'ai du mal à comprendre, comme moi je me projette vraiment dans les émotions des autres pour les comprendre, si tu ne les ressens pas, comment tu interprètes ?
Je me dis que je suis loin d'avoir vraiment compris ^^
J'ai tellement tout basé la-dessus perso que je ne sais même pas comment je pourrais m'en passer. Ou il y a une part de réfléchi que je n'arrive plus à voir dans mes analyses ? Je suis perturbée parce que ça me renvoie tout ça ^^
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Message par Asperzebre le Sam 3 Déc 2016 - 19:49

C'est du passé tout ça, ça va bien mieux maintenant Smile
Mais mon comportement envers les autres s'est construit là dessus.
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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 19:58

Perplexe encore plus, là.
J'ai à la fois plein de trucs qui se rapprochent bcp du fonctionnement d'Asperzebre, et des cotés totalement différent.
Mais l'impression que l'une de ces 2 faces est un faux-self.
Mais lequel ? Pas la moindre idée.
C'est l'oeuf et la poule, à la limite.

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Message par Asperzebre le Sam 3 Déc 2016 - 20:25

@Bimbang
Ce que vous ressentez, je n'en ai pas vraiment d'idée, je n'y réfléchis même pas très souvent à vrai dire. C'est trop difficile de 'calculer' les émotions des autres.
C'e que j'arrive à identifier c'est les situations 'dangereuses', celles où mes paroles ou mes actes risquent d'entraîner des réactions hostiles (sans que je ne comprennes forcément la raison de ces réactions d'ailleurs, j'y parviens pour certaines situations, mais pas pour toutes.)
C'est à force d’expérience que j'ai acquis tout ce que je connais des réactions humaines.
Une situation que je n'ai jamais vécue et où mon comportement pourrait être blessant, je ne verrais aucun problème, et ne ferais donc absolument rien pour y remédier, et je ne comprendrais pas ce qui m'arrive quand mon interlocuteur se fâche.
Je saurais que quelque chose dans mon comportement n'a pas plu, mais je ne saurais pas dire quoi, et je reproduirais probablement la même erreur.
Si je revis une situation similaire plusieurs fois, que mes interlocuteurs se fâchent, je vais petit à petit réussir à voir des points communs entre les situations, à cerner le problème, pour finir par l'identifier clairement.
Je saurais alors quel comportement déplaît aux gens, à défaut de comprendre pourquoi, et pourrais mettre en place une stratégie d'adaptation.
La compréhension vient en général beaucoup plus tard.


Dans ce que vous écrivez, je ne décode en général aucune émotion (il y a des exceptions bien sûr, par exemple une personne se mettant à m'insulter, je vais décoder qu'elle est en colère).
J'arrive par contre facilement à décoder une pensée, un fil conducteur de la pensée, que vous ignorez parfois vous-mêmes d'ailleurs.
Il m'est arrivé à plusieurs reprises de voir un message un peu brouillon d'un membre du forum, se dépatouillant pour expliciter sa pensée, de constater que ses interlocuteurs ne l'ont pas compris puisqu'ils répondent 'à côté', j'interviens alors pour clarifier la position du premier intervenant, et il est très rare que je me trompe.

Mais tout ça, c'est au niveau cognitif, pas au niveau émotionnel, j'analyse la façon de penser, j'analyse les idées présentées, les concepts.
Ça me donne même parfois l'impression bizarre de mieux savoir que vous-mêmes ce que vous pensez réellement.

J'ai une hypothèse séduisante qui me vient à ce sujet (mais sans fondement autre que mon intuition):
Peut-être que ce phénomène intervient justement car cette pensée que je distingue chez vous est plus proche de ma façon naturelle d'être que de la votre.
Je percevrais ainsi des modes de réflexion chez vous dont vous n'avez même pas conscience, persuadés que vous êtes d'être uniquement dans l'émotionnel, de la même façon que vous percevez des émotions chez moi dont je n'ai pas conscience, persuadé que je suis d'être uniquement dans le cognitif.
Les HQI et moi, on est peut-être bien complémentaires au final (d'ailleurs ma conjointe l'est très probablement, jamais personne ne m'a aussi bien compris qu'elle, et d'après ses dires c'est réciproque).
Si cette hypothèse s'avérait vraie, ça signifierait qu'en théorie, je pourrais vous expliquer vos propres pensées pendant que vous m'expliquez mes propres émotions, ça serait amusant, non? Smile


Comment m'aider? Pas facile.
Ne pas être trop jugeant, 'passer l'éponge' quand je fais un truc blessant, car ce n'est jamais mon intention.
Tu t'es construite sur les émotions, ça fait partie de toi, de ta façon d'être, tu as toujours été ainsi et il est parfaitement normal que tu soies incapable de concevoir comment tu pourrais t'en sortir sans ces émotions.
Moi c'est pareil, mais avec le côté cognitif à la place du côté émotionnel.
Enlève-moi le côté analyse permanente de mon environnement, et je deviens fou à lier.

Pour le côté relationnel, où la compréhension des émotions de l'autre est crucial, ça fait un moment que j'ai abandonné l'idée de bien m'en sortir.
J'ai des qualités, comme ma grande intelligence, que je mets en avant sans fausse pudeur, et qui peuvent donner l'impression que je 'me la pète', d'où le fait que je justifie quasi systématiquement ne pas être en train de me vanter quand je parle de mes qualités, mais j'ai aussi des défauts, et je ne me mens pas à ce sujet non plus, ce n'est pas du courage, ou je ne sais quoi de reconnaître mes défauts comme j'ai pu le lire parfois, c'est juste de l'objectivité.
Parmi ces défauts, être nul en interactions sociales.
Je l'ai accepté, je fais avec, je recherche des interactions sociales 'primitives', tout du moins sur le plan émotionnel.
En un peu simplifié (mais pas tant que ça), il y a 3 catégories de personnes:
1) J'aime bien
2) Sans opinion
3) J'aime pas.
Je cherche à aller vers ceux de la première catégorie, en évitant ceux de la troisième, et au niveau du 'dialogue émotionnel' si on peut appeler ça comme ça, je n'attend qu'une chose: "-je suis content d'être avec toi.", "-moi aussi."
Ne pas être rejeté, c'est tout, c'est la seule et unique exigence que j'ai. Ça ne semble pas la mer à boire, ça l'est pourtant parfois.
Cette simple acceptation de moi m'est suffisante pour passer de très bons moments avec quelqu'un, en faisant des choses qui peuvent être même d'un niveau très élevé si on excepte le cadre émotionnel qui restera très basique quoi qu'il arrive.

Ça c'est ce que j’appellerais mon 'niveau social', on peut me dire: non tu as tort, c'est bien trop réducteur, les interactions sociales c'est bien plus riche, ça ne se limite pas à ça: et bien pour moi, si, sinon je ne peux pas participer.


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Message par Asperzebre le Sam 3 Déc 2016 - 20:25

@godzi: heureusement qu'il y a ces différences.
Je n'aimerais pas être la copie conforme d'un gros lézard tongue

Plus sérieusement, ce que j'écris dans mes derniers messages, c'est induit par mon vécu.
Même si tu étais exactement comme moi, avec un vécu différent, ton rapport aux autres serait probablement différent du mien.
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Message par Chuna le Sam 3 Déc 2016 - 20:51

Tu arrives à comprendre d'un point de vue cognitif les émotions, du coup ?
Je comprends que oui, mais bon...

J'en reviens à mon ami, il ne fonctionne vraiment pas pareil, quand au ressenti des émotions, je pense.
Lui son souci, c'est plus dans sa façon d'interagir avec les autres. Il agace, et j'arrive pas à comprendre pourquoi, parce qu'avec moi ça passe très bien.
lui même ne comprend pas comment je fais pour le supporter.
C'est très frustrant de pas comprendre tongue

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Message par Asperzebre le Sam 3 Déc 2016 - 21:03

Je ne comprend pas les émotions.
Ou alors je les comprend après coup, avec un décalage, décalage qui peut atteindre des dizaines d'années dans les cas extrêmes, comme mon prof de SVT au lycée qui me détestait mais que je trouvais sympathique, j'ai compris qu'il me détestait 10 ans après l'avoir vu pour la dernière fois.
Je comprend d'un point de vue cognitif les réactions: j'ai tel comportement, l'autre a telle réaction, je fais le lien.
Puis je colle éventuellement des émotions sur les comportements, et j'arrive à une très vague idée des émotions que j'ai induites chez vous.
Quant aux émotions que vous avez qui proviennent de facteur qui me sont extérieurs, je suis encore plus mauvais, je vais les comprendre si elles sont évidentes seulement (joie lors d'un mariage, tristesse pour un enterrement...).

J'ai besoin d'une petite pause, je fatigue (pas de votre faute, je précise), je reviendrais plus tard réagir si certaines personnes répondent.
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Message par Chuna le Sam 3 Déc 2016 - 21:15

Merci pour ce partage, en tout cas.
Je commence à comprendre, et c'est précieux pour moi.

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Message par Bimbang le Sam 3 Déc 2016 - 21:27

Oui, tout pareil.
Je reviendrai lire tout ça à tête reposée pour bien m'imprégner, mais moi aussi j'ai trop travaillé du ciboulot aujourd'hui (là, mais aussi ailleurs) et je suis HS. Je sens pointer d'autres questions, mais je vais attendre un peu.

Merci Asperzebre. Wink
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Message par Invité le Sam 3 Déc 2016 - 21:33

Oui, pareil merci Asperzebre.

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Message par Asperzebre le Sam 3 Déc 2016 - 21:42

bah dis donc, c'est un concours de remerciements?
c'est moi qui vous remercie de prendre de votre temps à essayer de me comprendre.
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Message par Chuna le Sam 3 Déc 2016 - 22:23

Punaise, je suis deg, c'est Bimbang qui a le plus gros remerciement, chui jalouse Rolling Eyes

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Message par Bimbang le Sam 3 Déc 2016 - 23:16

Hein ?
Je comprends pas, Chuna. Vas y exprime toi que je pige mieux ^^
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Message par Asperzebre le Sam 3 Déc 2016 - 23:47

Voilà un exemple qui tombe à pic pour illustrer ce que je disais à propos de comprendre la pensée des autres, et l'expliquer Smile
(même si en l’occurrence il s'agit ici d'un truc assez simple, je fais plus généralement ça sur des raisonnements que sur des traits d'humour)

Bimbang: le message de Chuna était un trait d'humour: ton remerciement faisait 4 lignes, contre 2 pour celui de Chuna et 1 pour celui de CuiCui.
C'est donc toi qui gagnes le concours de remerciements.

Je pourrais presque me risquer à pousser plus en disant que le 'chuis jalouse' c'est un petit test sur moi, pour voir si je comprend de travers cette émotion de jalousie qu'elle exprime ici, alors qu'elle n'est en fait pas jalouse et que le 'chuis jalouse' fait partie du trait d'humour.(Mais je risque de pousser un peu trop loin et d'être dans la sur interprétation en disant ça, disons que j'ai environ 99.9% de chances d'avoir la bonne compréhension du trait d'humour qu'elle a voulu faire, 80% de chances d'avoir bon sur le fait qu'elle n'est pas jalouse, 30% sur le fait qu'elle me teste en écrivant ça, par jeu).

La même chose pour toi (à cause du smiley qui renvoie à un truc drôle, donc laisse penser que tu es dans le domaine de l'humour, ce qui signifierait que tu as compris le trait d'humour de Chuna, car sinon tu ne l'aurais pas trouvé drôle et n'aurais pas utilisé ce smiley).
Je pourrais en déduire que tu as parfaitement compris la blague de Chuna, et que ton message était du second degré, avec là encore, derrière, la possibilité qu'il serve à tester mon comportement, à voir si j'allais réagir à côté de la plaque en prenant ton message au 1er degré et en intervenant pour t'expliquer le message de Chuna (ce que j'ai fait d'ailleurs, dans le doute).
Je dirais environ 50% de chances que tu n'aies pas compris et que ton message soit du 1er degré, 30% de chances que tu aies compris, que ton message soit du 2nd degré, mais que tu ne pensais pas à moi en répondant, et 20% de chances que tu aies compris, et que ton message au 2nd degré teste ma réaction (dans ce cas, tu es servie).

En fréquentant souvent les personnes, j'arrive à mieux cerner leur façon de penser, à améliorer ma probabilité de tomber juste dans l'interprétation de leurs motivations. Je ne vous connais pas assez pour fonctionner autrement que par hypothèses.
Je n'expose pas souvent mes réflexions sur le fonctionnement des gens, je les garde généralement pour moi,  je les ai exposées ici exceptionnellement car je trouvais que ça faisait un bon exemple pour illustrer comment je fonctionne.
Mais je 'creuse' régulièrement jusqu'à ce niveau pour comprendre les messages des autres, tout du moins quand j'ai le temps, sur ce forum par exemple.

En situation 'réelle' d'interaction sociale, les gens parlant non-stop, je n'arrive pas à suivre et à tout analyser, je suis contraint de tout prendre au 1er degré, et pourvu que je ne me trompes pas.
Je suis à côté de la plaque sur un tas de points j'en suis persuadé, mais je ne sais pas sur lesquels.


Sur le plan émotionnel par contre, je n'ai rien déchiffré du tout.
L'amusement me parait logique, par déduction, car il s'agissait d'humour, mais à part ça...

Voilà voilà, petites réflexions du soir avant d'aller au dodo Smile


Dernière édition par Asperzebre le Dim 4 Déc 2016 - 0:21, édité 1 fois
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Message par Bimbang le Dim 4 Déc 2016 - 0:13

Ah oui ! pas mal le coup de l'exemple !

Alors, ben moi j'ai toujours pas compris ^^
Elle a pas dit "fait" mais "a" donc j'avais compris qu'elle disait qu'elle était contrariée de voir qu'elle en avait moins que moi, mais pour blaguer
Donc pareil, je ne pense pas qu'elle soit véritablement jalouse, mais je pense qu'elle s'est gouré en fait, alors je minimise ma remarque en mettant un smiley pour pas qu'elle le prenne mal si c'était le cas, et que je suis bienveillante, même prête à rire avec elle si à mon tour je me suis gourée de croire qu'elle s'est trompé.

Donc, sur le plan émotionnel, je n'ai rien déchiffré du tout, mais j'ai envoyé des émotions en gros, pour influencer les siennes...
Et qu'elle réponde enfin !!!  Bon sang !! Razz

(et donc là, je rigole bien sûr hein ^^)
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Message par Chuna le Dim 4 Déc 2016 - 0:36

mdr génial le TP ^^

Tu avais raison, aspezèbre, par contre je ne cherchais à te tester.
La blague pourrie, juste la blague, "mon plaisir avant tout".

En fait, je fonctionne plus ou moins comme ça à l'écrit, dans le sens où je déchiffre de la même façon, en faisant les mêmes hypothèses.

Mais quand je suis en face, le langage corporel me permet de savoir laquelle de mes hypothèses est juste.

je décrypte l'émotion des gens via leurs attitudes, comme je le fais pour les chevaux.

C'est ce que je n'ai pas osé demander tout à l'heure, d'ailleurs, je trouvais ça déplacé.
Pour les chevaux, j'ai appris à lire le langage corporel et interagir en fonction de ça. C'était pas inné pour moi, j'ai dû intellectualisé pour sortir de l'anthropomorphisme et comprendre pleinement ce qu'un cheval pense/ressent.

Je me demande à quel point un aspie peut apprendre l'humain comme je l'ai fait pour un cheval.
Je veux dire, un aspie est-il capable de lire le langage de l'homme en l'intellectualisant, là où ça devrait être inné ?
On dirait bien que c'est ce que tu fais, Aspézèbre, mais l'humain est très complexe, et contrairement au cheval, il ment. Quasiment tout le temps, d'ailleurs.

Où est-ce que ça coince? dans le ressenti des émotions qui est particulier chez toi? ou bien dans la lecture des signes corporels?

Vu la difficulté à regarder dans les yeux, je me demande si la grosse différence ne vient pas de là...

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Message par izo le Dim 4 Déc 2016 - 0:50

Fichtre c'est bien compliqué de vous suivre car si je comprends bien il faut jongler avec deux registres qui parfois se comportent comme deux droites parallèles, sans espoir de croisement ou de recouvrement. Les deux registres étant l'émotion et l'analyse.
Tout ceci m'évoque les vides énoncés par le mathématicien Grigori Perelman selon lequel tout est entouré de vide créé par une série de déformations continues. C'est une clé essentielle de compréhension de l'univers qui fait que pour le comprendre il nous faille établir des ponts. Aussi sommes nous à cette image, tels des îlots, parfois mal inter reliés, obligés donc de concevoir des ponts pour accéder à l'autre et à soi aussi. Quel dommage finalement cette économie de soi généralisée qui annule toute réciprocité, tout mouvement orienté vers autrui sans nécessairement attendre de lui une attitude standard, un comportement médian.
Les gens ne font en effet pas d'effort pour comprendre un fonctionnement autre que le leur. Ils sont donc aveugles car ils n'analysent pas et rejettent celle ou celui qui ne leur ressemble pas. Ces derniers sont doublement victimes. Ils doivent se contraindre de fournir cet effort (qui leur est refusé !), tout en risquant quand même le rejet : car ces mêmes gens n'apprécient pas d'être lus ainsi de façon aussi transparente suivant un regsitre qu'ils ne maîtrisent pas (cognitif) étant abondamment campés sur le registre émotionnel, tout en rejetant par ailleurs ceux là même qui ont un registre émotionnel exacerbé... Que faire (cette question est ma préférée) ? Un moment donné il faut trancher le noeud gordien et laisser tranquilles les vides qui sont là, parfois protecteurs l'air de rien...
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Message par Chuna le Dim 4 Déc 2016 - 1:27

La solution d'un point de vue cognitif est simple : pour la personne différente, ne pas perdre son temps avec ceux qui ne font pas d'effort.
D'un point de vue émotionnel, c'est plus compliqué, si on suit la logique cognitive, on a de grandes chances de se retrouver seul ; d'autre part, le fait que l'humain est un animal social le pousse vers la protection du groupe.

bref : la théorie, c'est beau, la pratique c'est autre chose...

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Message par jolindien le Dim 4 Déc 2016 - 7:15

Une anecdote...le fils d'une amie est asperger, il a 16 ans. Pour lui montrer, lui faire ressentir le sentiment d'amour et cette notion de lien créer entre deux personnes, j'ai posé ma main sur son bras et j'ai fait circuler cette énergie (subtile).
Alors je lui demande:"tu comprends comment créer un lien, que si tu es capable de recevoir cet amour via ce lien tu es aussi alors capable d’émettre"?
Un grand sourire doublé d'un oui...
Communication directe sans interférences culturelles et autres, sans passer par la personnalité.

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Message par izo le Dim 4 Déc 2016 - 10:01

jolindien a écrit:
Communication directe sans interférences culturelles et autres, sans passer par la personnalité.
Dans ce cas, même dieu a échoué demandant effectivement d'aimer son prochain comme soi même.
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Message par Invité le Dim 4 Déc 2016 - 10:12

Spoiler:
Purée mais c'est hyper dangereux d'aimer l'autre comme soi-même. Quand on connait tous ceux qui sont en manque d'estime d'eux-mêmes, je préfère qu'ils m'oublient pour l'amour du prochain.
Je repasse plus tard pour lire plus en détail ce fil qui devient de plus en plus passionnant.

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