Autisme et trouble alimentaires

Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Autisme et trouble alimentaires

Message par Vincenz' le Mer 21 Sep 2016 - 22:36

Je ne sais pas vraiment commencer ce post donc : j'ai mis ce titre "général" parce que ça me semble important, pour la suite, de pouvoir généraliser, rassembler les avis / questionnements sur le sujet général plutôt que d'avoir un topic sur chaque cas particuliers, mais je fais surtout ce post pour parler, dans un premier temps, de mon cas et d'un trouble alimentaire spécifique : le trouble de l’alimentation sélective.

Traduction de la page wikipedia anglaise sur le sujet : http://www.phobie-alimentaire.fr/comprendre-la-maladie/chez-les-anglais/
Article de Thomas Fondelli sur le lien entre autisme et trouble alimentaire au format pdf : www.autisme.ch/component/phocadownload/category/4?download=64:autisme-et-alimentation-par-thomas-fondelli

Dans le pdf on retrouve des cas qui me rappellent mes bizarreries : "effacer les goûts en mélangeant tout au ketchup ou mettre
beaucoup de sel sur les aliments; ne manger que de la nourriture « neutre » ou connue; limiter la diversité de goûts dans son assiette" par exemple, et j'ai lu l'histoire d'un enfant mettant du ketchup sur tous les plats, ce que je fais aussi (mais avec du sel remplaçant le ketchup).


C'était en cherchant des infos sur ce genre de comportement (mon alimentation étant limitée à des pâtes au beurre, du riz ou des frittes et pas grand chose d'autres) que je suis tombé sur divers sites pointant du doigt un lien entre autisme et hyper-sélectivité alimentaire (dans le sens où c'est plus fréquent chez les autistes), bon j'ai aussi trouvé que mon cerveau vibratoire quantique devait être déréglé (j'aime internet), mais ça je l'ai pas trouvé très sérieux, m'enfin.

Certains d'entre vous en ont-il déjà entendu parler ou sont-ils concernés par ce genre de troubles ou par d'autres bizarreries liés à l'alimentation et à un trouble du spectre autistique ?
Vincenz'
Vincenz'

Messages : 9348
Date d'inscription : 31/10/2012
Age : 26
Localisation : Pau

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Asperzebre le Mer 21 Sep 2016 - 23:48

J'ai entendu parler de ça aussi, il parait que c'est fréquent chez les autistes.
Pour ma part, j'ai été éduqué dès l'enfance à ne pas gaspiller, à manger tous les aliments même ceux que je n'aime pas, et à force d'efforts j'ai fini par réussir à presque tout apprécier.

Je n'ai jamais rencontré une seule personne moins difficile que moi sur le plan alimentaire.
Ma liste d'aliments que je n'aime pas se réduit petit à petit, il y a quelques années il y avait 5 ingrédients que je détestais manger, aujourd'hui il n'en reste plus qu'un (les betteraves) et j'essaie d'apprendre à les apprécier.
Si j'y parviens, je pourrais manger absolument tout, sans qu'aucun aliment ne me dérange, c'est un joli objectif je trouve Smile

C'est une question de volonté, le goût ça s'éduque.
Je vois ma copine par exemple, qui avait une alimentation très peu équilibrée (pâtes, riz, ketchup, sucreries...) et qui n'aimait pas les légumes, le poisson, le sucré-salé...
J'ai beaucoup insisté, petit à petit elle a goûté des aliments qu'elle n'aurait jamais mangé si je n'avais pas été là, et maintenant elle adore les légumes, le poisson, le sucré-salé, mange beaucoup moins de sucreries...et elle n'a pas été malade depuis près de deux ans, alors que quand je l'ai connue elle allait au médecin 15 fois par an.
Asperzebre
Asperzebre

Messages : 2207
Date d'inscription : 10/05/2016

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Vincenz' le Mer 21 Sep 2016 - 23:53

Je ne pense pas que ce ne soit qu'une question de volonté, que ça le soit dans le cas de manques, oui, dans le cas de troubles... va dire à un anorexique qu'il ne l'est que parce qu'il manque de volonté par exemple...

Edit : Désolé de la réponse un peu directe, c'est juste que ce "c'est qu'une question de volonté" je l'ai entendu toute ma vie sur tous les problèmes que j'ai eu, celui-là en particulier... donc j'ai du mal à y croire...


Dernière édition par Vincenz' le Jeu 22 Sep 2016 - 3:53, édité 1 fois
Vincenz'
Vincenz'

Messages : 9348
Date d'inscription : 31/10/2012
Age : 26
Localisation : Pau

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par I am So Sure le Jeu 22 Sep 2016 - 0:41

Si je suis ce que m'a dit la chef de clinique psychiatrique où elle m'aurait vu des traits autistiques (alors qu'il y a tant de choses bien plus sympas à voir chez moi, alors que ça n'était pas le sujet du rendez vous), peut être que ceci viendrait de là :
J'ai eu des rapports très curieux avec l'alimentaire au niveau du : manger (j'allais même jusqu'à "avoir peur" !!! de certains aliments (ça ne s'invente pas) ainsi que concernant des textures alimentaires (mais j'avais par exemple du coup développer des techniques de transport ultra très ingénieuses et discrètes de plus des pelures d'orange !!! sur deux mètres ! de façon à ce qu'elles n'entrent surtout pas en contact avec ma peau ou rencontrer quelques problèmes de cohabitation avec du fromage mis par des personnes dans mon frigo (mais curieusement pas avec les personnes).
D'autres personnes te donneront très probablement des témoignages plus détaillés et intéressants (avec de plus un test ou diagnostic à la clé) mais je souhaitais par ce post te faire passer le message que tout s'est, au fil des années, arrangé. 
J'avais d'ailleurs rebondi mentalement en te lisant sur le fait que du coup à cause de ton four, tu avais goûté en quelque sorte un "nouveau pain" "fait maison" inventé par ta "sensibilité" et donc unique et connu que de toi. Tous ces détails chez moi à mon grand age avancé sont devenus de très très lointains souvenirs ou alors des détails devenus totalement anodins ou non gênants pour une vie quotidienne. Ce post pour donc te souhaiter qu'il en soit de même au fur et à mesure pour toi.
A savoir comment tout cela a disparu ? je ne garde pas de souvenir d'avoir tenté d'agir plus que celà là dessus (sauf pour un régime chez Weight watchers à 20 ans après une énorme et très rapide prise de poids) donc il semblerait que je me sois au fur et à mesurer acclimater à des choses ? ou alors ce serait le fait de passer de plus en plus à l'action sur d'autres choses dans la vie courante qui m'aurait "sortie" (je ne vois pas comment le dire autrement) du fait de "fixer" sur cela, et donc en les intégrant comme faisant partie de moi et de ma façon d'être voire de mes goûts mais d'une manière juste différente des autres ?  
Ce régime fut la croix et la bannière à cause de cela, me retourner le cerveau pour varier un alimentaire peu varié que j'ai peu à peu réussi un peu plus à varier mais au final 25 kilos de perdu en un an (donc pour moi double victoire secrète à l'époque, sur le poids et sur ces "particularités", peut être aussi que le fait de fixer un objectif, la perte de poids, m'a aidée ? à trouver des raisons, ou des forces pour dépasser d'autres choses ? c'est possible comme je suis parait il douée, têtue,  déterminée.
Je te souhaite donc d'aller dans le sens d'une acceptation comme tu es ou alors d'arriver avec le temps et les années à traverser ou dompter ce qui te dérange si cela te dérange.


Dernière édition par Iamsosure le Jeu 22 Sep 2016 - 0:47, édité 2 fois (Raison : Je ne pense pas non plus que ce ne soit qu'une question de volonté :))
I am So Sure
I am So Sure

Messages : 17978
Date d'inscription : 06/09/2016
Age : 49
Localisation : Dunkerque

https://www.zebrascrossing.net/t32051-go-west-continuite-deviatio

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Hugues le Jeu 22 Sep 2016 - 3:28

Il me semble que ca arrive souvent chez les Asperger, a voir s'il existe des études sérieuses.

Quand j'étais gamin (4-7 ans) j'avais beaucoup de choses qui faisait penser a de l'autisme, vers (9-11) ans ils pensait plus a de la dysphasie, donc ca va un jour je vais être normal ^^

Néanmoins je me souvient que j'avais beaucoup de mal a manger de la viande et totalement incapable de manger certains plats des régions nordiques et du sud ouest, je ne supporte toujours pas de manger des choses trop grasses, avec de la creme fraiche, les légumes cuits, les truc vivants etc...

En gros je mange de tout car je n'ai pas le choix, mais si je pouvait je ne mangeais que de la nourriture Italienne et Nicoise.

Je pense que c'est une question d'habitudes car je connais un TDA/H du 57 qui lui ne mange que des frittes, des pomme de terre et tout des truc bien gras, du coup lui est gros et moi je suis très fin sans aucun régimes

En 2018 je devrais savoir si je suis HFA, Dysohasique, TDA/H ou juste un sal jeune
Je sais déjà que pour les Américains je serait HFA, a savoir si je le suis aussi en France

Hugues

Messages : 291
Date d'inscription : 25/08/2014
Age : 28

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Asperzebre le Jeu 22 Sep 2016 - 11:00

Désolé si je n'ai pas été très clair, je ne voulais pas dire que c'est seulement une question de volonté.
Je voulais dire que la volonté joue un rôle important, je ne nie pas la possibilité qu'il y ait un trouble alimentaire réel.

Il est fort possible que tu aies un trouble alimentaire.
Il est très probable que certains aliments ne passeront jamais: tu ne supportes pas le goût ou la texture, et il n'y a rien à y faire.
Mais je trouve un peu trop facile de ce cacher derrière ce trouble pour justifier une alimentation si peu variée: pâtes, beurre, riz,frittes, sel...
J'aurais du mal à te croire si tu me dis avoir goûté tout le reste, et ne rien avoir pu supporter.
Tu as pu avoir de mauvaises expériences avec certains légumes ou plats préparés, mais tu n'as pas tout goûté.
Je suis persuadé qu'avec de la volonté tu pourrais apprécier certains aliments que tu ne manges pas aujourd'hui, et diversifier ton alimentation.

Je connais énormément de gens, sans troubles alimentaires particuliers, qui ont une alimentation à peine moins pauvre que la tienne.
Ils disent systématiquement "j'aime pas" à propos d'un aliment qu'ils n'ont jamais goûté.
Je n'ai jamais pu supporter ça, c'est tellement illogique: comment pourrait-on savoir que l'on n'aime pas un aliment alors qu'on y a jamais goûté?
Si ça se trouve on adorerait ça si on en mangeait, mais étant donné qu'on refuse d'y goûter on restera convaincu toute notre vie qu'on aime pas ça.

Je pense que la plupart des gens, quand ils disent "je n'aime pas", ça signifie en fait "ça ne m'a pas l'air appétissant, je n'ai pas envie de goûter", ou encore "j'ai une connaissance qui m'a dit que c'était pas bon, je ne veux pas goûter".
Bref, absence de curiosité et préjugés, autrement dit une fermeture d'esprit.
Il peut aussi y avoir "je ne connais pas, et j'ai peur de ne pas aimer", mais là c'est une question de volonté, il faut surmonter cette peur.

Je pars du principe qu'on ne peut déclarer ne pas apprécier un aliment qu'à condition d'avoir fait l'effort d'y goûter.
Je met un point d'honneur à tester tous les aliments possibles, à rechercher de nouveaux goûts que je ne connais pas, si je vais dans un restaurant et vois un truc bizarre du style "filet de niacam sauce kanjou", je ne vais même pas demander au serveur ce que c'est: je ne connais pas, je veux tester, je commande ce plat.
Si je n'aime pas c'est pas grave: je me souviendrais que je n'apprécie pas ce plat et je n'en remangerais plus.
Je n'ai strictement rien contre une personne qui n'aime pas grand chose, à condition qu'elle ait cette ouverture d'esprit envers la nourriture, et que les aliments qu'elle déclare ne pas aimer soient des aliments qu'elle a goûtés et qu'elle n'apprécie vraiment pas.

Dernier point:
Tu dis mettre du sel pour cacher le goût des aliments, j'en conclus que tu n'éprouves probablement pas ou très peu de plaisir à manger, voire que tu trouves ça contraignant, et je trouve ça très dommage.
Un bon repas est pour moi un tel plaisir, ça a parfois été le seul moment agréable de mes journées, et ce qui m'a aidé à tenir dans des moments de déprime.
Je trouve tellement dommage de passer à côté d'un tas de goûts extraordinaires à cause de peurs et de préjugés, c'est comme passer à côté d'un pan de sa vie.
Je ne peux pas m'empêcher de secouer les gens qui passent à côté de ça par peur ou par manque d'efforts.
Asperzebre
Asperzebre

Messages : 2207
Date d'inscription : 10/05/2016

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Fata Morgana le Jeu 22 Sep 2016 - 11:18

La dernière fois que mon fils autiste a été hospitalisé, il avait fait une fixette sur la nourriture. (Il est diabétique insulino-dépendant).
Il n'avais eu droit qu'à un seul dessert. Il a détruit des objets dans la pièce et frappé sa mère. Il était dans un état de nerfs tel qu'il a été mis en contention, avec pyjama bleu et caméra dans la chambre où il a été maintenu attaché quelques heures. Il est resté ainsi trois mois à l'hosto. Tout ça pour une histoire de bouffe.
Il mange des quantités astronomiques, mais diabétique, on est obligé de mesurer les doses de féculents et de sucres. C'est une source de conflits très difficiles à gérer. Par contre, le fromage le fait vomir. La quantité pour lui prévaut sur la qualité. Dans son centre pour autistes profonds, tous ont ainsi une tendance à l'ogrerie. Il met des condiments de partout, y compris dans des plats qui n'en justifient pas l'usage. On est obligés de cacher la moutarde...
Petit, pendant plus d'un an il n'a mangé que la même boite de raviolis. Je flippais redoutant des carences. En fait la seule chose qui comptait était la couleur du plat et non son goût. Dieu merci je l'ai emmené avec moi un jour acheter un poulet. Ayant vu comment c'est de ses yeux, il a accepté d'en manger. Ça a débloqué des trucs.
La bouffe et les autistes, c'est un enfer...Quand on l'a au téléphone, la première chose qu'il demande c'est ce qu'il va manger le WE quand il sera à la maison. Et quand il arrive, il vérifie le frigo.
Fata Morgana
Fata Morgana

Messages : 20818
Date d'inscription : 09/02/2011
Age : 63
Localisation : Un pied hors de la tombe

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par meï le Jeu 22 Sep 2016 - 11:44

j'a des difficultés aussi avec certaines choses à manger..et une tendance anorexique, des "selectivités"...avec la nourriture.
je susi aspie.(mon fils aussi, et ma puce aussi commence a etre super selective donc ca m'ennuie..mais bon on fera avec.) Like a Star @ heaven
meï
meï

Messages : 1321
Date d'inscription : 26/07/2009
Age : 47
Localisation : à l'Ouest

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Fata Morgana le Jeu 22 Sep 2016 - 12:30

Je ne connais que les autistes de kanner. Même si j'ai des tendances asperger...
Fata Morgana
Fata Morgana

Messages : 20818
Date d'inscription : 09/02/2011
Age : 63
Localisation : Un pied hors de la tombe

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Vincenz' le Jeu 22 Sep 2016 - 13:32

Asperzebre a écrit:Désolé si je n'ai pas été très clair, je ne voulais pas dire que c'est seulement une question de volonté.
Je voulais dire que la volonté joue un rôle important, je ne nie pas la possibilité qu'il y ait un trouble alimentaire réel.

Il est fort possible que tu aies un trouble alimentaire.
Il est très probable que certains aliments ne passeront jamais: tu ne supportes pas le goût ou la texture, et il n'y a rien à y faire.
Mais je trouve un peu trop facile de ce cacher derrière ce trouble pour justifier une alimentation si peu variée: pâtes, beurre, riz,frittes, sel...
J'aurais du mal à te croire si tu me dis avoir goûté tout le reste, et ne rien avoir pu supporter.

Lorsque j'essaie de goûter quelque chose de nouveau, même si j'en ai vraiment très envie, même si c'est un plat fait pour être plus facile (du genre : on m'a dit, "t'aime les frites, fait des frites d'autres légumes, tu devrais aimer"), ça ne passe pas. Rien qu'à écrire ça j'ai envie de vomir en fait, alors avec l'aliment devant moi c'est pire : j'ai mal partout, j'ai la gorge totalement fermée, l'univers semble se limiter à ce petit bout de nourriture qui me nargue et si je tente de le manger tu peux être sûr à 100% que si c'est plus qu'une miette je le recracherai. Tout me dégoûte dans les plats inconnus et même dans beaucoup de plats connus : les pâtes au beurre, c'est une fois sur dix que j'arrive à en manger (à l'enfance, ça dépendait de la forme : j'avais mes périodes où une forme me plaisait beaucoup, d'autres moins et d'autres étaient immangeables et ça finissait par tourner, aujourd'hui c'est plus binaire), la majorité du temps soit l'odeur me donne envie de vomir soit c'est le goût (je suis hypersensible à ce niveau-là, des pâtes au beurre peuvent très bien avoir beaucoup trop de goût pour être comestible, c'est assez fréquent).

Les frites c'est, à ce jour, le seul et unique plat qui passe 99% du temps, et encore, avec beaucoup de sel, sans vraiment qu'on sache pourquoi, mais c'est à cause de ça que je me suis mis à mettre du sel partout : ça rend le riz et les pâtes un peu plus mangeables, le goût du sel est dégoûtant quand il y en a trop, mais au moins c'est passable, mais ça ne marche qu'avec les plats connus, pour les autres à la simple idée de goûter ça coince...

Et ce n'est pas un problème de curiosité : je suis très curieux ! J'adorerai manger de tout. Idéalement je serai végétarien, parce que l'apparence de la viande ne me fait pas du tout envie (comment des gens font-ils pour manger du steak haché ?) et l'odeur de la viande et du poisson me sont totalement insupportables (sauf le poulet, va savoir pourquoi, mais avec le même problème, les yeux fermés ça me donne faim et j'ai envie d'en manger, je le vois c'est mort). Les légumes, ça me fait très souvent envie, même en les voyant ou en voyant ma mère les préparer ça me fait envie, c'est juste au moment du repas (ou simplement de les goûter) que ça coince. Pour moi la cuisine (et les viennoiseries / gâteaux) c'est de la magie, un domaine qui est une frustration depuis dix ans parce que je rêve de manger de tout, mais que je n'ai jamais réussi, malgré de (très) nombreuses tentatives. Le plus proches qu'on ai été c'était un régime avec une nutritionniste où les premières étapes (moins consommer de soda puis moins consommer de pain puis un fruit par jour) se sont bien passés, même si le fruit j'ai vite abandonné, mais quand on est passé à "maintenant un nouveau légume par semaine" ça n'a plus fonctionné du tout.


Asperzebre a écrit:Tu dis mettre du sel pour cacher le goût des aliments, j'en conclus que tu n'éprouves probablement pas ou très peu de plaisir à manger, voire que tu trouves ça contraignant, et je trouve ça très dommage.
Un bon repas est pour moi un tel plaisir, ça a parfois été le seul moment agréable de mes journées, et ce qui m'a aidé à tenir dans des moments de déprime.

Un autre truc que j'ai entendu toute ma vie. Manger est peut-être, pour l'humain lambda, un moment de plaisir, je le comprend ça peut aussi l'être pour moi (quand on mange des frites de macdo, ça l'est, ou quand je mange du chocolat, ça l'est aussi), mais l'écrasante majorité de mes repas (petit déjeuner exclu, c'est partiellement un plaisir et partiellement une sorte de rituel pour me dire "on sort du mode endormi et on passe au mode réveillé") sont là parce qu'ils sont nécessaires, parce que j'ai faim et ça s'arrête-là. Il m'arrive, de temps en temps, de grignoter toute la soirée plutôt que de faire un vrai repas, par flemme, pour moi c'est souvent mieux : au moins, le pain, j'aime ça (enfin, sauf dans certains cas bizarres : s'il y a des tâches étranges et injustifiés, je le trouverai dégoûtant et je serai incapable d'y toucher) donc ça ramène un peu de plaisir dans cette obligation naturelle et crois moi, si on me présentait un bouton pour changer mon fonctionnement et transformer les repas en moment de plaisir, j'appuierai dessus sans hésiter parce-que j'en ai ras le bol de cette situation, mais c'est un peu trop compliqué à réaliser en réalité. J'ai l'impression que c'est une boule de nœuds où chacun influence les autres et où il faudrait tout démêler pour se trouver avec quelque chose de plus normal...
Vincenz'
Vincenz'

Messages : 9348
Date d'inscription : 31/10/2012
Age : 26
Localisation : Pau

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par noir le Jeu 22 Sep 2016 - 16:44

Vincenz' a écrit:[...] et crois moi, si on me présentait un bouton pour changer mon fonctionnement et transformer les repas en moment de plaisir, j'appuierai dessus sans hésiter parce-que j'en ai ras le bol de cette situation, mais c'est un peu trop compliqué à réaliser en réalité. J'ai l'impression que c'est une boule de nœuds où chacun influence les autres et où il faudrait tout démêler pour se trouver avec quelque chose de plus normal...
Arrow  As-tu déjà essayé de cuisiner ? Achètes-tu des aliments ? Fais-tu tes courses ?

Sans me lancer dans une ponte de pavé, je n'ai pas de trouble alimentaire à proprement parler
juste dans l'ensemble quelques éléments à visée simplificatrice surtout

j'ai aussi grandi dans un milieu de cuisine / restaurant, depuis toujours j'ai baigné dans des tas de bonnes choses, avec culture du potager aussi, etc; avec aussi la possibilité de voir et souvent de participer. Et quand son (mon) père est cuisinier je pense que ça peut aider à certains niveaux. Enfant / ado, j'aimais bien participer à certains éléments de cuisine, voire de préparation. Aussi, j'étais attribué "sommelier" Wink (les vins)
Alors si je mentionnerai sans doute une aptitude aspie à ce niveau, est que mon père disait toujours que j'étais très bon dégustateur. Par exemple, il m'est arrivé vers mes 16-17 ans / 20 ans ??? d'aller (être envoyé) déguster des domaines sur un grand salon de vins et d'effectuer des sélections de domaines, avec notes / appréciations des vins. Maintenant j'ai bcp oublié (la dégustation se travaille) et quelques carrés de tabac passés dans ma gorge et ma bouche n'a plus trop aidé / n'aide plus trop.. mais je reste bien sensible aux gouts néanmoins.

Enfant il y avait qq aliments que je n'aimais pas: salsifi, céleri, choux fleur - et les choses pas bonnes / mal cuisinées
et des légumes que je ne raffolais pas en général.
(je me souviens être un peu parfois "le petit juge" des plats  Wink  et si qn avait mis trop de ceci ou pas assez de cela, ma sentence allait tomber ! )
j'avais en mini bizarrerie peut-être d'aimer au petit dej le pain brulé  Smile que je préférais au pain "juste grillé", alors mes tartines étaient carbo, miam (ce n'est pas recommandé pour la santé je crois: cancérigène)

sinon, dans l'ensemble, du assez classique, pour un enfant / ado avec des plats qui vont bien et d'autres non.

---


pour les fruits et légumes:

j'en mange assez, disons "vraiment" même s'il me faudrait en manger encore davantage, et hors quand on pouvait tout me préparer et que c'était très bon, que depuis ces dernières années - et c'est relié au fait que j'aille les acheter en très grande généralité au marché auprès de 2 producteurs (toujours les mêmes pour 90 % des achats dont un bio).
Aussi, depuis l'année dernière je me suis acheté et ai cuisiné mon 1er chou fleur ! plutôt bon
et d'autres choux nouveaux pour moi.

l'assemblage : lieu connu, personnes connues, production connue, gout et saveur, plus préparé comme je le souhaite font que ça me va bien et que j'y vais et mange avec plaisir

hier je me suis fait des cotes de blette, j'ai choisi dans la cagette celles qui me plaisaient, etc
avant je n'en mangeais pas et t'aurai dit beurk


je pourrai un peu décliner, versus simplification :

je consomme en général des choses simples, à la fois à acheter et à consommer
(exit les melons ou les avocats par exemple : trop imprévisibles)

aussi, il ne fait que qq années que je consomme / m'achète de la salade
avant je ne savais faire / m'organiser pour que ça me convienne,
je la laisse dans le sac à l'achat, frigo, et me prend qq feuilles dont j'ai besoin que je passe sous l'eau
(les autres modes ne m'allaient pas, et la salade finissait pourrie dans le frigo parce que je l'avais oubliée ^)

et sur les consistances, tout ça et autres, je ne me fais que ce que j'aime alors pas trop de soucis mais je vais y être sensible, par exemple aux morceaux qui ne devraient pas être dans un plat, une consistance pas assez comme il faut...

noir

Messages : 2447
Date d'inscription : 20/12/2011
Age : 43
Localisation : sud des PO

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par I am So Sure le Jeu 22 Sep 2016 - 17:08

Asperzebre a écrit:Désolé si je n'ai pas été très clair, je ne voulais pas dire que c'est seulement une question de volonté.

Hello, je n'ai pas compris où se trouve ta réponse et ton témoignage sur la question posée : 
Certains d'entre vous en ont-il déjà entendu parler ou sont-ils concernés par ce genre de troubles ou par d'autres bizarreries liés à l'alimentation et à un trouble du spectre autistique ?
De fait ça m'a un peu choquée j'avoue le fait de vouloir "secouer" ? ou alors aussi l'expression ? de  "vouloir se cacher" ? derrière un "trouble" ? en résumé du moins à mes yeux tu donnes ton avis sur Vincenz on dirait (que je lis, donc je sais me faire un avis), de fait ton avis sur Vincenz ne me donne pour ma part aucun info sur l'alimentaire, les bizarreries alimentaires et un éventuel lien avec le spectre autistique ou l'autisme. Hormis ton pseudo en fait qui moi me mélange à chaque fois "zébre" et "asperger" alors que justement j'essaie de bien veiller à tout dissocier pour ne pas tout mélanger justement. C'est mon avis mais j'ai trouvé ton propos très culpabilisant et n'apportant de plus aucune information sur le sujet en question. Au vu des problèmes alimentaires que j'ai pu rencontrer, lié ou non à la zébritude, ou à l'autisme, tu serais venu dans l'intention de me "secouer" tu en serai ressorti "très secoué" Smile et tu aurais alors du mettre beaucoup de volonté pour faire des efforts Smile ça aurait probablement mis beaucoup de "sel" dans nos échanges.
En bref, ton propos ne m'a pas du tout éclairé sur le sujet du fil.
I am So Sure
I am So Sure

Messages : 17978
Date d'inscription : 06/09/2016
Age : 49
Localisation : Dunkerque

https://www.zebrascrossing.net/t32051-go-west-continuite-deviatio

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Hugues le Jeu 22 Sep 2016 - 17:27

Ca semble bien compliqué tout ca, sur ce point je me dit que je dois avoir de la chance d'avoir une alimentation si varié et en même temps saine car je ne support pas quand il y a trop de gras ou de sel, le seul inconveigant que j'y vois c'est que je peux me faire inviter au Kebab que 3 fois dans l'année et que j'ai une putain d'envie de beignets de fleur de courge, de tomates et de fromage ^^^

Ah vivement les vacances, en tout cas je pense que sauf certaines exceptions en fonctions des gouts de chacun un plat bien cuisiné sera toujours très bon.

De nos jours on ne prend plus le temps de cuisiner et de tester des recettes qui nous viennent d'autre cultures, de plus les gens sont libres d'adapter, les lorrains mettent de la mayo dans le pan bagna, nous on y met de la vinaigrette, les assaisonnements en font beaucoup.

Du coup je me dit que ceux qui ont des difficulté avec certains aliments peuvent chercher s'il s'agit de la cuisson, de l'assaisonnement, de certains ingrédients que vous ne supportez pas etc...

Personnellement j'ai la chance de savoir ce que j'ai du mal a supporter et ce que je support moins au niveau du gout ou de la digestion, je me contente d'en manger moins et si j'ai vraiment faim je suis même capable de manger un poisson mal cuit et mal nettoyé, il faut bien se nourrir

Hugues

Messages : 291
Date d'inscription : 25/08/2014
Age : 28

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Asperzebre le Jeu 22 Sep 2016 - 19:25

Iamsosure:

Je te réponds en spoiler pour ne pas pourrir le fil.
Hello, je n'ai pas compris où se trouve ta réponse et ton témoignage sur la question posée :
Certains d'entre vous en ont-il déjà entendu parler ou sont-ils concernés par ce genre de troubles ou par d'autres bizarreries liés à l'alimentation et à un trouble du spectre autistique ?
C'est pourtant très simple: certains d'entre vous en ont-il déjà entendu parler? -> oui, j'en ai déjà entendu parler.
Sont-ils concernés par ce genre de trouble -> non, je ne suis pas concerné.
J'ai pas le droit de répondre si je ne suis pas concerné?

Quant à mon témoignage il est le suivant: avec de la volonté, on peut apprécier plein d'aliments.
Je ne voulais pas entrer dans des détails 'glauques', mais tu m'y pousses.
Petit, j'étais difficile au niveau de l'alimentation, mais ma mère a toujours refusé catégoriquement que je refuse de manger ce qu'il y a dans mon assiette.
Elle me forçait à rester à table jusqu'à ce que j'ai fini.
Il m'est arrivé de me forcer à manger des aliments que je trouvais vraiment dégueulasses, je faisais une espèce de bouillie dans ma bouche avec ces aliments et un grand verre d'eau, pour essayer d’atténuer le goût.
Il m'est arrivé de vomir à table tellement ce que je m'efforçais d'avaler m’écœurait.
Il m'est même arrivé que ma mère me dise que je faisais des caprices, que je me forçais à vomir pour avoir le dernier mot et pouvoir lui dire: "tu vois, je ne te mentais pas quand je disais que je n'aime pas ça".
En punition, elle me forçait à manger à la petite cuillère mon propre vomi.
Pour ne pas avoir à manger de vomi, je m'efforçais de ne pas vomir mes aliments, j'en prenais une bouchée, l'avalais, résistais au haut-le-cœur qui venait, et une fois qu'il était passé je me préparais mentalement à résister à nouveau, et reprenais une bouchée.
Il m'est arrivé de devoir passer plus de 5 heures ainsi devant une assiette froide, sans pouvoir quitter la table, m'efforçant de tout manger sans vomir.

Le comportement de ma mère sur le plan alimentaire était très strict, très dur, et vraiment très pénible pour moi.
Mais avec le recul pour rien au monde je ne voudrais que les choses se passent différemment si c'était à refaire.
Parce que si elle n'avait pas été si dure avec moi, je serais probablement enfermé dans un régime alimentaire aussi pauvre que celui de Vincent.
Parce que tous ces aliments que j'ai été contraint à manger, je m'y suis habitué petit à petit, et maintenant non seulement je parviens à les manger, mais j'y prend même du plaisir!

C'est pour ça que je dis que c'est trop facile de se cacher derrière des "beurk, j'aime pas" et que le goût ça s'éduque: j'en suis la preuve vivante.

Avec ma copine, j'ai appliqué la technique de ma mère, en beaucoup plus soft (j’insistais lourdement, mais je ne la contraignait jamais, c'est elle qui avait le dernier mot).
J'ai énormément insisté pour lui faire goûter des aliments qu'elle disait ne pas aimer.
A force d'insister, après avoir refusé plusieurs fois par semaine pendant des mois, elle finissait par céder.
Elle s'est efforcée de goûter aux aliments que je lui proposais malgré ses réticences.
Elle me disait "bof c'est pas très bon", je lui répondais "tu trouves ça 'pas très bon', mais tu ne trouves pas ça dégueulasse non plus, donc tu peux en manger".
A force de manger de temps en temps des aliments qui ne lui plaisent pas pour me faire plaisir, elle a fini par y prendre goût.
Grâce à moi elle adore les légumes, le poisson, et le sucré-salé (et ce n'est plus pour me faire plaisir, elle s'en régale même quand je ne suis pas là).
Je lui ai même transmis ma curiosité culinaire, quand elle voit un légume qu'elle n'a jamais goûté elle propose spontanément d'en acheter et de tester des recettes avec.
Si je n'avais pas été aussi insistant elle serait encore au régime pâtes/riz.
Même si, à l'instant T j'ai un comportement qui la gonflait, le résultat en vaut la peine sur le long terme.
Elle m'est maintenant reconnaissante d'avoir autant insisté.


en résumé du moins à mes yeux tu donnes ton avis sur Vincenz on dirait
Pas du tout, je ne le juge pas, je lui donne des encouragements, je lui dis qu'avec de la volonté il peut probablement y arriver.
Libre à lui d'en faire ce que bon lui semble, d'essayer d'appliquer ma méthode ou pas.
Si il y a un jugement, il est d'ordre plus général, j'ai un mépris pour l'attitude de dire "j'aime pas" sans même faire l'effort d'essayer d'aimer, ce qui est je l'espère parfaitement compréhensible avec mon vécu.

Les gens cherchent toujours un second degré, un sens caché dans mes messages, c'est assez fatiguant.
Là encore, je me sens obligé de faire un effort supplémentaire, d'essayer de me mettre à la place des autres, de voir comment ils vont interpréter mon message, afin de pouvoir anticiper et dire que cette interprétation n'est pas bonne:
Non, je ne sous-entend pas que Vincent dit "j'aime pas", sans avoir fait l'effort de goûter.
Non, je ne sous-entend pas que si il ne parvient pas à apprécier certains aliments c'est parce qu'il ne fait aucun effort.


Hormis ton pseudo en fait qui moi me mélange à chaque fois "zébre" et "asperger" alors que justement j'essaie de bien veiller à tout dissocier pour ne pas tout mélanger justement.
Tu n'es pas la première à dire des choses du genre, j'ai juste envie de répondre: lâchez-moi avec mon pseudo à la fin!
Je m'inscris sur un forum, je ne sais pas trop quoi prendre comme pseudo, la seule chose sûre c'est que je suis obligé d'en choisir un.
Je m'inscris dans le but de trouver des réponses sur mes questionnements en relation avec Asperger et avec le HQI, avec l'intention de faire un long fil de présentation (que tu as lu d'ailleurs).
Je parcours divers fils de présentation, je vois beaucoup de pseudos composés avec zèbre, ou d'avatars avec un zèbre, ou un autre animal photoshopé pour lui mettre des rayures de zèbre.
Je me dis que c'est surement une forme d'humour local, je décide de jouer le jeu: quand on rejoint une communauté c'est normal de faire des efforts pour aller dans leur sens, aussi je choisis d'intégrer la notion de zèbre dans mon pseudo.
Je ne sais pas trop quoi choisir, puis finalement j'ai l'idée de faire un mix d'Asperger et de zèbre dans mon pseudo, afin qu'on puisse rien qu'en le regardant se donner une idée des thématiques qui seront abordées dans mon fil de présentation.
Il ne faut pas aller chercher plus loin, j'ai choisi mon pseudo uniquement pour des raisons pratiques, j'en ai un peu marre de devoir me justifier d'avoir un tel pseudonyme.

C'est mon avis mais j'ai trouvé ton propos très culpabilisant et n'apportant de plus aucune information sur le sujet en question.
C'est ton avis, ça n'engage que toi.
Je n'y peux rien si les gens interprètent mes propos.

Au vu des problèmes alimentaires que j'ai pu rencontrer, lié ou non à la zébritude, ou à l'autisme, tu serais venu dans l'intention de me "secouer" tu en serai ressorti "très secoué" Smile et tu aurais alors du mettre beaucoup de volonté pour faire des efforts Smile ça aurait probablement mis beaucoup de "sel" dans nos échanges.
En bref, ton propos ne m'a pas du tout éclairé sur le sujet du fil.
Je te retournes la remarque: je ne vois pas du tout l'intérêt pour le fil de ces propos, et je les trouve très culpabilisants.

Désolé pour le ton un peu dur de ce message, mais le tien n'était pas spécialement aimable non plus.


Dernière édition par Asperzebre le Jeu 22 Sep 2016 - 20:56, édité 2 fois (Raison : clarifications)
Asperzebre
Asperzebre

Messages : 2207
Date d'inscription : 10/05/2016

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par I am So Sure le Jeu 22 Sep 2016 - 19:30

Hugues



Spoiler:


Hugues a écrit:Ca semble bien compliqué tout ca, 

De vous lire ça me fait ça en simple 

Soit appréhender des troubles alimentaires par le biais des "troubles alimentaires".
Soit passer par la case "caractéristiques de l'autisme" Smile
Soit passer par la case "goûts alimentaires comme tout le monde et chacun".
Et ça me montre donc à quel point appréhender de ces trois façons en même temps peut compliquer à mes yeux.
Et ensuite faire des liens ou des croisés ou pas Smile d'où le fait que j'ai démarré par : une prof m'a vue des traits autistiques...
Merci de ton propos tu m'as appris des trucs Smile à mettre sous mon tipi, Hugues Smile


Dernière édition par Iamsosure le Jeu 22 Sep 2016 - 20:23, édité 1 fois
I am So Sure
I am So Sure

Messages : 17978
Date d'inscription : 06/09/2016
Age : 49
Localisation : Dunkerque

https://www.zebrascrossing.net/t32051-go-west-continuite-deviatio

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par I am So Sure le Jeu 22 Sep 2016 - 20:07

Asperzébre
Spoiler:


Je te réponds en spoiler pour ne pas pourrir le fil.
Hello, je n'ai pas compris où se trouve ta réponse et ton témoignage sur la question posée :
Certains d'entre vous en ont-il déjà entendu parler ou sont-ils concernés par ce genre de troubles ou par d'autres bizarreries liés à l'alimentation et à un trouble du spectre autistique ?
C'est pourtant très simple: certains d'entre vous en ont-il déjà entendu parler? -> oui, j'en ai déjà entendu parler.
Sont-ils concernés par ce genre de trouble -> non, je ne suis pas concerné.
J'ai pas le droit de répondre si je ne suis pas concerné?

Quant à mon témoignage il est le suivant: avec de la volonté, on peut apprécier plein d'aliments.
Je ne voulais pas entrer dans des détails 'glauques', mais tu m'y pousses.
Petit, j'étais difficile au niveau de l'alimentation, mais ma mère a toujours refusé catégoriquement que je refuse de manger ce qu'il y a dans mon assiette.
Elle me forçait à rester à table jusqu'à ce que j'ai fini.
Il m'est arrivé de me forcer à manger des aliments que je trouvais vraiment dégueulasses, je faisais une espèce de bouillie dans ma bouche avec ces aliments et un grand verre d'eau, pour essayer d’atténuer le goût.
Il m'est arrivé de vomir à table tellement ce que je m'efforçais d'avaler m’écœurait.
Il m'est même arrivé que ma mère me dise que je faisais des caprices, que je me forçais à vomir pour avoir le dernier mot et pouvoir lui dire: "tu vois, je ne te mentais pas quand je disais que je n'aime pas ça".
En punition, elle me forçait à manger à la petite cuillère mon propre vomi.
Pour ne pas avoir à manger de vomi, je m'efforçais de ne pas vomir mes aliments, j'en prenais une bouchée, l'avalais, résistais au haut-le-cœur qui venait, et une fois qu'il était passé je me préparais mentalement à résister à nouveau, et reprenais une bouchée.
Il m'est arrivé de devoir passer plus de 5 heures ainsi devant une assiette froide, sans pouvoir quitter la table, m'efforçant de tout manger sans vomir.

Le comportement de ma mère sur le plan alimentaire était très strict, très dur, et vraiment très pénible pour moi.
Mais avec le recul pour rien au monde je ne voudrais que les choses se passent différemment si c'était à refaire.
Parce que si elle n'avait pas été si dure avec moi, je serais probablement enfermé dans un régime alimentaire aussi pauvre que celui de Vincent.
Parce que tous ces aliments que j'ai été contraint à manger, je m'y suis habitué petit à petit, et maintenant non seulement je parviens à les manger, mais j'y prend même du plaisir!

C'est pour ça que je dis que le goût ça s'éduque, que c'est trop facile de se cacher derrière des "beurk, j'aime pas".
J'en suis la preuve vivante.

Avec ma copine, j'ai appliqué la technique de ma mère, en beaucoup plus soft (j’insistais lourdement, mais je ne la contraignait jamais, c'est elle qui avait le dernier mot).
J'ai énormément insisté pour lui faire goûter des aliments qu'elle disait ne pas aimer.
A force d'insister, après avoir refusé plusieurs fois par semaine pendant des moi, elle finissait par céder.
Elle s'est efforcée de goûter aux aliments que je lui proposais malgré ses réticences.
Elle me disait "bof c'est pas très bon", je lui répondais "tu trouves ça 'pas très bon', mais tu ne trouves pas ça dégueulasse non plus, donc tu peux en manger".
A force de manger de temps en temps des aliments qui ne lui plaisent pas pour me faire plaisir, elle a fini par y prendre goût.
Grâce à moi elle adore les légumes, le poisson, et le sucré-salé (et ce n'est pas pour me faire plaisir, elle s'en régale même quand je ne suis pas là).
Je lui ai même transmis ma curiosité culinaire, quand elle voit un légume qu'elle n'a jamais goûté elle propose spontanément d'en acheter et de tester des recettes avec.
Si je n'avais pas été aussi insistant elle serait encore au régime pâtes/riz.
Même si, à l'instant T j'ai un comportement qui la gonflait, le résultat en vaut la peine.
Elle m'est maintenant reconnaissante d'avoir autant insisté.


en résumé du moins à mes yeux tu donnes ton avis sur Vincenz on dirait
Pas du tout, je ne le juge pas, je lui donne des encouragements, je lui dis qu'avec de la volonté il peut probablement y arriver.
Libre à lui d'en faire ce que bon lui semble, d'essayer d'appliquer ma méthode ou pas.
Si il y a un jugement, il est d'ordre plus général, j'ai un mépris pour l'attitude de dire "j'aime pas" sans même faire l'effort d'essayer d'aimer, ce qui est je l'espère parfaitement compréhensible avec mon vécu.

Les gens cherchent toujours un second degré, un sens caché dans mes messages, c'est assez fatiguant.
Là encore, je me sens obligé de faire un effort supplémentaire, d'essayer de me mettre à la place des autres, de voir comment ils vont interpréter mon message, afin de pouvoir anticiper et dire que cette interprétation n'est pas bonne:
Non, je ne sous-entend pas que Vincent dit "j'aime pas", sans avoir fait l'effort de goûter.
Non, je ne sous-entend pas que si il ne parvient pas à apprécier certains aliments c'est parce qu'il ne fait aucun effort.


Hormis ton pseudo en fait qui moi me mélange à chaque fois "zébre" et "asperger" alors que justement j'essaie de bien veiller à tout dissocier pour ne pas tout mélanger justement.
Tu n'es pas la première à dire des choses du genre, j'ai juste envie de répondre: lâchez-moi avec mon pseudo à la fin!
Je m'inscris sur un forum, je ne sais pas trop quoi prendre comme pseudo, la seule chose sûre c'est que je suis obligé d'en choisir un.
Je m'inscris dans le but de trouver des réponses sur mes questionnements en relation avec Asperger et avec le HQI, avec l'intention de faire un long fil de présentation (que tu as lu d'ailleurs).
Je parcours divers fils de présentation, je vois beaucoup de pseudos composés avec zèbre, ou d'avatars avec un zèbre, ou un autre animal photoshopé pour lui mettre des rayures de zèbre.
Je me dis que c'est surement une forme d'humour local, je décide de jouer le jeu: quand on rejoint une communauté c'est normal de faire des efforts pour aller dans leur sens, aussi je choisis d'intégrer la notion de zèbre dans mon pseudo.
Je ne sais pas trop quoi choisir, puis finalement j'ai l'idée de faire un mix d'Asperger et de zèbre dans mon pseudo, afin qu'on puisse rien qu'en le regardant se donner une idée des thématiques qui seront abordées dans mon fil de présentation.
Il ne faut pas aller chercher plus loin, j'ai choisi mon pseudo uniquement pour des raisons pratiques, j'en ai un peu marre de devoir me justifier d'avoir un tel pseudonyme.

C'est mon avis mais j'ai trouvé ton propos très culpabilisant et n'apportant de plus aucune information sur le sujet en question.
C'est ton avis, ça n'engage que toi.
Je n'y peux rien si les gens interprètent mes propos.

Au vu des problèmes alimentaires que j'ai pu rencontrer, lié ou non à la zébritude, ou à l'autisme, tu serais venu dans l'intention de me "secouer" tu en serai ressorti "très secoué" Smile et tu aurais alors du mettre beaucoup de volonté pour faire des efforts Smile ça aurait probablement mis beaucoup de "sel" dans nos échanges.
En bref, ton propos ne m'a pas du tout éclairé sur le sujet du fil.
Je te retournes la remarque: je ne vois pas du tout l'intérêt pour le fil de ces propos, et je les trouve très culpabilisants.

Désolé pour le ton un peu dur de ce message, mais le tien n'était pas spécialement aimable non plus.

Je te remercie pour ta réponse sur le sujet du fil. Je te rassure, comme seuls les sujets du fil m'intéressaient et tu y as répondu, j'ai donc lu des informations.... sur le sujet  Very Happy
I am So Sure
I am So Sure

Messages : 17978
Date d'inscription : 06/09/2016
Age : 49
Localisation : Dunkerque

https://www.zebrascrossing.net/t32051-go-west-continuite-deviatio

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par noir le Jeu 22 Sep 2016 - 20:35

Hugues a écrit:Personnellement j'ai la chance de savoir ce que j'ai du mal a supporter et ce que je support moins au niveau du gout ou de la digestion, je me contente d'en manger moins et si j'ai vraiment faim je suis même capable de manger un poisson mal cuit et mal nettoyé, il faut bien se nourrir
ah sur des éléments de cette sorte j'aurai du mal. Si je cuis mal un poisson à savoir s'il y a du cru mélangé (cela peut m'arriver si je fais un poisson style papillote au micro-ondes) je ne le mangerai pas; mais là c'est facilement récupérable, je remets un peu en cuisson Wink
Aussi, comme l'eut écrit Vincenz, relativement à d'éventuelles bizarreries sur un pain, s'il y a bizarreries dans des choses je peux me couper de l'aliment ou du plat - j'essaie de passer outre en général mais n'y parviens toujours - aussi je n'aime pas gâcher et n'ai pas été élevé selon : je suis (mon père) de la campagne et d'origine paysanne (et pauvre à l'origine pour eux). Mais ça fait des blocages. Récemment ce fut des dattes, dans ma boite qq unes étaient anormales et "vivantes" = qq asticots dans qq dattes - je sais que ce n'est si grave, que j'aurai pu trier, mais tout est parti à la poubelle (je n'aurai pu manger) même toutes celles saines. Cela peut se décliner dans une petite mesure ...

----

@Asperzebre:
dans l'ensemble je rejoignais (comprenais) assez ton propos sauf que tu n'as intégré la possibilité que tes limitations (développées dans ton spoiler intéressant) pouvaient être d'intensité différentes selon les personnes
L'intervention de Fata Morgana a pu t'en donner un aperçu
mais je te rejoins aussi sur le fait que "le gout ça s'éduque", au moins dans une certaine limite, avec certaines barrières qui ne sont identiques non plus (placées aux mêmes endroits) selon les personnes
le tout étant de voir dans quelle mesure et quelle possibilité et ordre de grandeur selon les personnes cela peut s'opérer;
le temps que cela peut prendre;
et l'intérêt / envie que développera la personne sur le sujet.
Et sur ce dernier point si une personne est satisfaite de son régime alimentaire, si celui-ci n'est pas à l'opposé des besoins nutritionnels minimaux, alors il n'y aurait sans doute trop à redire.

---

@Vincenz:
dans la suite, si tu aimes et consommes avec plaisir frites (du Mac do) et pain, c'est déjà, sur un plan nutritionnel (et pour toi) pas si mal car ce sont de bons aliments (hors la friture si très régulière mais il y a pire; et la pomme de terre reste un bon aliment) - en ajoutant qq bricoles à cela tu serais déjà sur une base nutritionnelle très correcte.

quand j'avais 22 ans et que j'étais seul en études, hormis les bonnes choses (petits plats mijotés) toutes prêtes que mon père me laissait pour la semaine, je tournais bcp aux knacks / purée mousseline  Wink

avec 16 ans de plus, j'aime me faire une bonne purée maison (et je ne mange plus de knacks)  Wink

aussi, s'il était vrai qu'au moins une partie du gout et de l'appréciation s'éduquent
il doit aussi être vrai que l'on évolue / peut évoluer, et tu as bien le temps - ça va viendre si tu émets un souhait de qq évolution à ce niveau Wink

noir

Messages : 2447
Date d'inscription : 20/12/2011
Age : 43
Localisation : sud des PO

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Vincenz' le Jeu 22 Sep 2016 - 21:29

Soyez gentils les uns avec les autres T-T et pas de remarque sur les pseudos, j'vous rappel que le mien c'était "bé.... je m'appelle Vincent, c'est un forum sur la zébritude donc... Vincenz' !" alors...

Juste pour répondre : sur le fait de cuisiner moi-même, j'ai essayé avec des plats connus, pour les frites (à la friteuse) aucun problème, je prends des surgelées par flemme mais ça ne change que le temps de préparation (et le goût bien sûr, ma lemme l'emporte sur le plaisir des frites maison), le riz a posé trop de problèmes techniques qui m'ont découragé (j'ai absolument aucune idée de comment en faire sans que ça soit abominablement raté, la palme revenant à la fois où j'ai utilisé des sachets et où le riz est resté dans son sachet parce que j'avais peur de me brûler) et les pâtes... le résultat était catastrophique, au point où j'ai vite arrêté parce que c'était du gâchis de nourriture, au niveau du goût c'était identique à ce que fait ma mère, mais au niveau de l'impression que ça me faisait et au niveau de l'apparence c'était bien pire, résultat quelque chose de mangeable au niveau du goût devenait difficile à avaler (et ça n'allait que dans ce sens-là, y a pas une fois où j'ai été content de ce que j'avais réussi à faire).

Les deux seules tentatives en dehors de mes habitudes c'était des pommes de terre au four (ce qui me prenait beaucoup de temps pour un résultat clairement pas satisfaisant donc j'ai laissé tombé) et des pommes de terre à la poêle qui pourraient être une option si j'apprenais à les faire, mes quelques tentatives n'ayant pas donné grand chose (à part que, étrangement, les faire cuir avec de l’ail n'a pas activé mon radar anti-nouveauté et c'était pas mauvais, même si le goût différent n'était que sur une tranche de pomme de terre qui, comme toutes les autres, étaient à moitié crue et à moitié cramé, malgré mes efforts pour les retourner assez souvent, mais en tout cas c'était pas mauvais, c'est déjà ça).

Après, comme je le disais, je suis une boule de problèmes et cuisiner vient rentrer dans d'autres problèmes : il faut bien allumer la gazinière (ou acheter des plaques, mais ça, c'est trop cher pour nous) ce qui demande d'allumer le gaz (ça encore, ça me stress mais c'est faisable) et d'utiliser un allume gaz, ce qui est... plus compliqué. Quand je suis obligé de le faire, je suis obligé d'aller me reposer après pour me remettre de la trouille que c'est... mon appréciation du danger est plus ou moins binaire, le feu ça peut être dangereux donc j'en ai une peur bleu, même quand c'est quelque chose de contrôlé et de fait pour comme une gazinière, à titre de comparaison, je n'ai jamais été capable d'allumer un briquet, à la simple idée de le faire j'ai, dans ma tête, l'image de mon bras partant en feu et donc, logiquement, je suis incapable de faire quoi que ce soit, l'allume gaz c'est plus simple, par contre le moment où le gaz de la gazinière s'enflamme m'a toujours fait sursauter et donc je passe un peu en mode "y a un danger il faut fuir au plus vite" avec le coeur qui s'emballe et la transpiration et tout ça, d'où le besoin de repos.

À y penser je suis un peu un traumatisé du monde physique en fait.
Vincenz'
Vincenz'

Messages : 9348
Date d'inscription : 31/10/2012
Age : 26
Localisation : Pau

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par noir le Jeu 22 Sep 2016 - 22:33

A commencer par la fin
Vincenz' a écrit:À y penser je suis un peu un traumatisé du monde physique en fait.
je comprends assez bien les évocations au gaz - j'ai fait (parce qu'il a fallut) mon 1er remplacement de bouteille de gaz + tuyau il y a seulement qq mois.
j'ai assez horreur / appréhension de la chose
mais effectué dans l'ordre tout s'est bien passé
Le gaz est aussi très bien pour cuisiner.
Après, une fois que ça a fonctionné, que tout s'est passé normalement, l'on peut se dire - et ce sera effectif dans 99.99 % du temps et des situations, que tout se passera bien, que rien n'explosera, que l'on se brulera pas.


--------

alors sur le riz:

pour éviter le riz raté, fade et pas bon, je le fais souvent pilaf ou risotto

c'est très simple, on achète si l'on n'a pas, un verre doseur au préalable (qq euros) qui servira pour pas mal de choses en cuisine

par personne et par plat : 60 à 100 g de riz
et 3 fois le volume en eau

inside, ce qu'on veut : oignons, poivrons, filet de poisson, crevettes ou juste épices, curry ou autres

là tu auras un riz qui aura du gout et où toute les saveurs ne sauront parties dans l'eau

----

pour les pommes de terre sautées, j'adore  Smile  mais il m'a fallut des années pour les réussir ^

il faut une bonne poêle antiadhésive - vraiment - je suis revenu aux Tefal - grande (très grande)
un gaz qui envoie et l'envoyer à fond
une fine couche d'huile
5 bonnes minutes à fond, on remue
après, quand ça a commencé à former une croute de partout on baisse un peu, sinon ça brule pour finir la cuisson qq minutes

remarque: je me fais des frites à l'occasion sur ce mode, sauf que j'aurai découpé des batonnets

----

les pâtes c'est al dente
après faut se trouver ses sauces un peu autres que le beurre, au moins parfois

mes préférées sont à base de tomates (en général à partir d'une boite de tomates pelées)
ou au fromage, style gorgonzola ou roquefort
Wink

noir

Messages : 2447
Date d'inscription : 20/12/2011
Age : 43
Localisation : sud des PO

Revenir en haut Aller en bas

Autisme et trouble alimentaires Empty Re: Autisme et trouble alimentaires

Message par Hugues le Ven 23 Sep 2016 - 2:47

noir a écrit:
Hugues a écrit:Personnellement j'ai la chance de savoir ce que j'ai du mal a supporter et ce que je support moins au niveau du gout ou de la digestion, je me contente d'en manger moins et si j'ai vraiment faim je suis même capable de manger un poisson mal cuit et mal nettoyé, il faut bien se nourrir
ah sur des éléments de cette sorte j'aurai du mal. Si je cuis mal un poisson à savoir s'il y a du cru mélangé (cela peut m'arriver si je fais un poisson style papillote au micro-ondes) je ne le mangerai pas; mais là c'est facilement récupérable, je remets un peu en cuisson Wink
Aussi, comme l'eut écrit Vincenz, relativement à d'éventuelles bizarreries sur un pain, s'il y a bizarreries dans des choses je peux me couper de l'aliment ou du plat - j'essaie de passer outre en général mais n'y parviens toujours - aussi je n'aime pas gâcher et n'ai pas été élevé selon : je suis (mon père) de la campagne et d'origine paysanne (et pauvre à l'origine pour eux). Mais ça fait des blocages. Récemment ce fut des dattes, dans ma boite qq unes étaient anormales et "vivantes" = qq asticots dans qq dattes - je sais que ce n'est si grave, que j'aurai pu trier, mais tout est parti à la poubelle (je n'aurai pu manger) même toutes celles saines. Cela peut se décliner dans une petite mesure ...
J'ai une sorte de blocage sur l'hygiène ou je ne sais quoi, si je sais que la nourriture est contaminé, quelqu'un soit la raison je ne vais pas pouvoir manger, j'ai aussi eu du mal a remanger des pommes sans les couper après une sortie avec l'école en CP ou j'avais croqué en plein dans un ver, ce n'est absolument rien de grave mais depuis je dois avoir peur de la mauvaise surprise, plus que de l'intoxication.

Les crabes dans les moules ca ne me dérange pas, ce n'est pas surprenant, ca na pas de gout et ca ne me fait pas mal aux dents, la viande par contre je ne supporte pas tomber sur une partie nerveuse, un os ou manger le gras, je suis très chiant au niveau viande et fruits, mais j'aime quand même ca.


Après, comme je le disais, je suis une boule de problèmes et cuisiner vient rentrer dans d'autres problèmes : il faut bien allumer la gazinière (ou acheter des plaques, mais ça, c'est trop cher pour nous) ce qui demande d'allumer le gaz (ça encore, ça me stress mais c'est faisable) et d'utiliser un allume gaz, ce qui est... plus compliqué. Quand je suis obligé de le faire, je suis obligé d'aller me reposer après pour me remettre de la trouille que c'est... mon appréciation du danger est plus ou moins binaire, le feu ça peut être dangereux donc j'en ai une peur bleu, même quand c'est quelque chose de contrôlé et de fait pour comme une gazinière, à titre de comparaison, je n'ai jamais été capable d'allumer un briquet, à la simple idée de le faire j'ai, dans ma tête, l'image de mon bras partant en feu et donc, logiquement, je suis incapable de faire quoi que ce soit, l'allume gaz c'est plus simple, par contre le moment où le gaz de la gazinière s'enflamme m'a toujours fait sursauter et donc je passe un peu en mode "y a un danger il faut fuir au plus vite" avec le coeur qui s'emballe et la transpiration et tout ça, d'où le besoin de repos.

Ca me fait un peu penser a ma peur des explosion, mais le feu ca me fascine, j'ai apprit que l'on contrôle mieux quelque chose qui nous fait peur, sachant que j'ai toujours eu peur du gaz, j'ai toujours fait attention et donc accidents 0% on fait même parfois appel a moi pour allumer un four a gaz sous prétexte que les gens ont peur de faire une connerie, s'ils savait que je n'ai pas moins peur que eux Very Happy

La seule fois ou j'ai mit le feu c'était en rechargeant un briquet, je devais avoir 13 et je n'ai pu compter que sur moi pour le stopper donc je l'ai fait, mon père avait la rage, depuis le gaz et moi nous ne somme pas copains

Iamsosure a écrit:Hugues



Spoiler:


Hugues a écrit:Ca semble bien compliqué tout ca, 

De vous lire ça me fait ça en simple 

Soit appréhender des troubles alimentaires par le biais des "troubles alimentaires".
Soit passer par la case "caractéristiques de l'autisme" Smile
Soit passer par la case "goûts alimentaires comme tout le monde et chacun".
Et ça me montre donc à quel point appréhender de ces trois façons en même temps peut compliquer à mes yeux.
Et ensuite faire des liens ou des croisés ou pas Smile d'où le fait que j'ai démarré par : une prof m'a vue des traits autistiques...
Merci de ton propos tu m'as appris des trucs Smile à mettre sous mon tipi, Hugues Smile

Pour ce qui est du lien avec l'autisme ou autre troubles ce n'est pas moi qui l'ai établit, mais j'ai lu des témoignages et en ce qui me concerne je pense que l'on va instinctivement apprécier des aliments que l'on supporte quel qu'en soit la raison.

Une viande que j'ai du mal a mâcher je ne vais pas prendre plaisir a la manger et donc je ne vais pas aimer
Je peux aussi dire que moi aillant toujours présenté des signes prononcé d'autisme je ne peux pas m'habituer au régime alimentaire d'un TDAH qui a vécu dans le nord et lui serait incapable de s'habituer a la nourriture du sud.

Je mange sainement donc je n'ai aucun soucis réel avec la nourriture, sauf que je mange trop et j'avoue devoir me forcer pour certaines choses car je n'ai jamais eu le choix, le TDAH dont je parle en plus d'être conforté par sa famille dans ses choix alimentaires il n'a pas tendance a faire des efforts.

Je dit aussi que si l'on est capable d'identifier ce qui pose problème ou de trouver une solution pour que ca ne pose plus problème, ca peut aider a varier son alimentation.

Du coup identifier si le trouble est réels avec les individualités de chacun semble compliqué, en plus l'alimentation a aussi le facteur du plaisir et perso quand j'étais gamin c'était juste une perte de temps pour moi, si j'avais eu la possibilité de ne manger que des choses simples et rapide a manger pour moi je l'aurait fait et il aurait était difficile d'enlever cette mauvaise habitude a l'âge adulte.

De manière générale même si tout le monde pouvait voir mes différents troubles et difficultés j'ai eu une éducation très rude et j'ai était obligé de me conformer.

Je n'ai rien fait d'autre que d'apporter un témoignage en évitant d'omettre un détail important et j'ai partagé ma réflexion par apport a ca, je n'ai rien validé ni rien nier, a aucun moment j'ai eu cette prétention ni celle d'imposer mes idées, ce n'est pas parce que je partage une idée que l'on est obligé d'y adhérer, sans partage nous serions encore a l'age de pierres.

P.S : Ce prénom ma était donné par une personne qui est maintenant décédé donc un minimum de respect serait agréable.

Hugues

Messages : 291
Date d'inscription : 25/08/2014
Age : 28

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum