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Message par Le Don qui Chante Jeu 5 Mai 2022 - 21:27



En prenant son café le matin des idées lui traversèrent la tête comme à son habitude.
Depuis qu’il ne prenait plus son traitement il ne dormait plus et il s’était remis à boire. Et par boire, il faut entendre de l’alcool et en forte dose. Pour lui, en dessous de deux litres de bières par jour, on ne pouvait pas être bien…
Pour pousser le vice et rationaliser son aventure il s’était acheté un alcootest.
Il ne voulait pas descendre à moins de 0,5 gramme d’alcool par quantité d’air expirée.
Il s’en faisait une hygiène de vie. Enfin si le mot hygiène collait bien à la situation, nombre de ses proches s’inquiétait de le voir ainsi, semi-ivre du soir au matin. Et ils ne lui donnaient pas longtemps à vivre.

Son organisme, par un réflexe incroyable s’était adapté à cette situation. Il consultait régulièrement le médecin et malgré un taux de créatine légèrement élevé, il semblait en pleine forme.
Il semblait… car le problème était là…

Lisez le poème de Rimbaud ; « le bateau ivre ». Fermez les yeux et imaginez le. A son bord vous avez dès lors en la personne de Loïc son capitaine.

Le café passant l’œsophage, il maugréa quelques mots.
- « Je ne vais pas bien. Qui objectivement va bien… Plutôt se laisse à se sentir, penser, songer… bien… »
- « Personne ici n’est bien. »

L ‘acre senteur du café emplissait ses sens et il se mettait à penser à la façon d’un organisme. Ses mains, ses pieds, son estomac, son sexe, tous ces membres ainsi que les autres, la liste seraient trop longue à énumérer, était pour lui des République Autonomes qui s’étaient ainsi fédérer pour donner naissance à son être. A sa personne.
Il respectait sa main droite et voyait non pas en la gauche un double, plutôt une autre matrice ou un autre pays. Sa main gauche avait souffert. Elle était couverte de cicatrice et un coup de tronçonneuse avait une fois, faillit l’amputer. La droite elle était plus épaisse. Enfin, légèrement. Comme ci elle était mieux nourrie ou entretenue. Comme ci l’on pouvait entretenir ses mains…

Il continuait ainsi en vidant sa tasse de café à naviguer dans les eaux brumeuses de sa folie. Car il était en soit ce que l’on nomme une sorte de fou. Une personne pour qui la réalité collective ambiante, sensitive, était totalement différente de ce qu’elle se devait d’être.
Et son corps lui même commençait à être ébranlé pour ce mode de vie et de pensée. Son cœur s’était fissuré comme il le disait. Et un souffle s’y était installé. Ses pieds était légèrement plats comme l’avait signifié un médecin spécialiste de cette partie du corps. Il lui manquait deux dents. Son dentiste lui avait signifié dans son français venant de Roumanie ; « Qu’on allait essayer de sauver ce qui pouvait l’être ». De là il en avait conclu l’indépendance de ces organes par rapport à la genèse de son corps. Si il fallait plusieurs branches de spécialistes pour se soigner, c’est que chaque partie était de fait, elles mêmes indépendantes.

La cafetière était vide et les yeux de Loïc commencèrent enfin à se mouvoir.
Il se leva, bouscula ses pensées et alluma un tourne disque qu’il avait réparé. Sa collection de vinyle était étrange. Rien d’ancien, ou de vieux parmi ses disques. Il prit un vinyle du groupe Odezenne qu’il adorait particulièrement et il lança la platine.
Les basses raisonnèrent et il fredonna l’air du « goût de bistouri dans on chewing-gum ».

Il ouvrit la porte de véranda et sorti en caleçon dehors.

Le soleil brillait. Un poème de Serge Essénine sur le soleil lui transperça le crane. Il se mordit la langue et pesta sur le fait de ne pas avoir se cigarettes à fumer. Devant lui la zone commerciale étendait son Empire. Les enseignes étaient tous là, elles semblaient à ses yeux le saluer. Il en riait et en jouait.
Sans s’en rendre compte des mots sortirent de sa bouche.
- « Le désert, les socles, c’est connerie. Y’a rien. Rien de plus qu’un être et un autre et leur coït intemporel. »
Sans s’en rendre compte Artaud avait prit place et d’un coup emplit son spectre. Il aimait dire et répéter au café, quand il en était à sa quatrième pinte, « J’ai des atomes d’Artaud ; j’ai des atomes d’Artaud. » et sans s’en rendre compte il se mit à pleurer. C’est au moment ou la première larme, coulant sur sa joue pénétra par l’interstice dans sa bouche qu’il en prit conscience. Il porta sa main gauche vers elle et l’écrasa du bout du doigt. Puis, lentement ce même doigt pénétra à son tour dans sa bouche pour que ses papilles filiformes, fongiformes et circumvallées puissent lui indiquer qu’elles étaient légèrement salées.

Loïc coupa son cerveau et il décida d’aller se doucher. Un vieux réflexe faisait qu’il laissait toujours couler de l’eau chaude avant d’entrer dans la cabine pour se laver. Comme-ci, le passage de l’eau froide sur sa peau le dérangée. Il en fallait pourtant plus pour le perturber et le troubler.


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Message par Invité Ven 6 Mai 2022 - 6:12

Heureuse de te lire copain.

Et je me demande : mais qui est donc Loïc à la même manie frileuse de la douche ?

On va faire un tour ? Pas n'importe où, à l'autre bout du monde, mais de l'autre côté, côté Sud. Echappée guadeloupéenne.

Ne sens-tu pas la brise sauvage du champ des possibles ? Marchons jusqu'à l'ouverture de l'horizon, là-bas, ne vois-tu pas le bonheur luxuriant ? Viens, marche avec moi, je vais là-bas.


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Message par Invité Jeu 12 Mai 2022 - 7:58

Je pense à toi mon copain. Je me suis posée dix millions de questions, quoi te dire pour te divertir, te changer les idées. J'ai pas trouvé. Mais je t'ai envoyé de bonnes vibrations, j'espère qu'elles ont trouvé bonne réception.

Et puis on fout quoi maintenant ? On va chercher bonheur ? Et je sais où il est, et tu sais où je vais pointer mon doigt : là-bas, droit devant !!!


Sortie de la vallée des Larmes, brisée en mille morceaux, tu m'as vu, petite chose fragile, à pleurer toutes mes larmes, à ramper dans le sable pour tenter de collecter les morceaux. Il y en avait trop à ramasser, pas assez de temps, vite vite, tant pis pour les manquants, j'en ai trouvé d'autres aussi, des bouts qui ne m'appartiennaient pas, ma foi !

Vite vite essayer de recoller tout ça, comme il y a dix ans, je me suis retrouvée en état de désintégration psychique, à me voir partir en fumée, disparaïtre à tout jamais, vite vite solidifier la matière, repasser à l'état solide, les morceaux ne font pas de sens, casse-tête chinois, tant pis tout recoller à l'envers, avec ses fragments mutants, ça ressemble à rien du tout, je suis devenue abstraite.

On dira que c'est artistique. Que ça s'appelle se réinventer. Se faire briser par la vie et recommencer, faire avec ce qu'on a, ce qu'on a trouvé, faire quelque chose, n'importe quoi mais réessayer, encore une fois.

Il y a un moment où le libre-arbitre s'efface et le chemin devient très étroit. Il n'y a pas d'alternatives.

Tu te relèves ou tu crèves.

Tu marches ou tu crèves.

Tu peux marcher en pleurant ou en chantant.

Tu peux marcher seul, ou avec une joyeuse bande.

Tu peux marcher en boitant ou en dansant.

Tu fais comme tu veux. Mais faut marcher. Pas le choix. Faut avancer, et droit devant, garder le cap.

La météo ici devient plus clémente, l'été est bientôt là, j'ai envie d'aller à la plage. Tu viens copain ? Oui j'ai envie de t'embringuer à chaque fois dans mes aventures, me demande pas pourquoi. Demande moi. Juste viens en fait.

Je te donne de mes nouvelles : je refais surface. J'ai même repris la méditation. Revenir au souffle, retrouver mon ancrage corporel.

J'ai encaissé le tsunami existentiel qui m'a fracassé intérieurement et ma vie aussi, et maintenant quoi ? Je me souviens quand j'apprenais à méditer, le vieux maître yogi qui avait dit : tu ne peux pas arrêter les vagues, mais tu peux apprendre à surfer dessus.

Bon okay, cette vague-ci, je l'ai complètement loupé, du genre tsunami, je ne suis pas yogi master. Mais avec l'onde de choc, il y en a d'autres après, ça n'est pas encore fini ! Celles-ci, on va bien les prendre.

Viens on va surfer la vague, on va avoir des sensations.

Et puisqu'il n'y a pas d'autres alternatives, j'ai choisi de kiffer la vib'.


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Message par Invité Lun 16 Mai 2022 - 8:40

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SAKURA

Ici, la période du cherry blossom est un événement.
J'ai pris cette photo au parc.
J'ai pensé à ce que je pourrais te raconter de dépaysant.
J'ai pensé à toi, j'espère que tu vas bien copain.

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Message par Le Don qui Chante Ven 20 Mai 2022 - 14:36

J'ai peur.
Peur et peur.

Terriblement peur.

Vous connaissez le "métier de vivre" ?



"Une bonne raison de se tuer ne manque jamais à personne"...
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Message par Invité Dim 22 Mai 2022 - 1:38


Ô le don qui chante !

Tu as peur, j'entends. Peur de quoi ?
J'ai eu peur pour toi, la semaine dernière. Je me suis fait un sang d'encre. Et puis, c'est passé.

Les magnolias sont magnifiques par ici. C'est le printemps.
Aller cueillir les petits bonheurs de la vie dans un geste délibéré.
Se concentrer sur les arbres en fleur.
Détourner ses yeux de la douleur sinusoïdale.
Contempler leurs couleurs.
Se sentir mourir.
Choisir d'embrasser la vie.


J'ai confiance en ta résilience.


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Message par Invité Mer 25 Mai 2022 - 5:37

J'ai rêvé que sur la plage, je n'y trouverai pas d'émotions extraterrestres. 

A la place, des phénomènes bien terrestres. J'attendais les vagues, j'étais prête. J'avais oublié un paramètre : par ici, il y a du vent, beaucoup de vent. Genre des tornados à moins de cent kilomètres. La proximité de l'eau protège ma ville. Les voitures ont tout de même été retournées dans la région. Dix personnes y ont laissé la vie.

Sur la plage, tempête de sable. L'utilité des crises de larmes se révèle pleinement avec tout le sable qui m'a été jeté dans les yeux. Dans le sable déchaîné, finir d'extraire de mon corps le liquide lacrimal chargé d'émotions souffrantes.
J'avais promis. Mon premier poème, j'espère qu'il te plaira.

Il va chercher en profondeur, dans les recoins intimes de l'histoire que je déroule. Tu me l'as permis en me montrant ta vulnérabilité, je t'en remercie. Je suis désolée, il est triste. Je t'en écrirai des plus joyeux. Sur une chanson de club, on peut quand même danser dessus.

Je crois qu'il parle de trouver la paix dans le deuil en embrassant la souffrance. L'acceptation de ce qui est.

Non est un don

Les nausées et crampes ont disparu.
Les larmes du vagin se sont accrues.
Depuis le choc psychique, le sang a arrêté de couler.
Sans contact physique, je ne peux être fécondée.

Et pourtant en rêve, Dieu m'a donné.
Je l'avais dans les bras, mon petit bébé.
Et j'ai compris pourquoi je n'en avais pas.

Mon coeur sec et dur, dans le trépas.

Lorsque la vie donne, c'est un don.
Lorsqu'elle ne donne pas, c'est un don.

Je reçois les bras ouverts,
Le don de ne pas être mère.
Qu'il m'arrache les tripes librement.
Qu'il me libère de ce tourment.




Viens, montre les moi, je vais t'exorciser tes peurs.

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Message par Invité Mer 1 Juin 2022 - 1:33

Je suis la quatteuse de ton fil.

Le secret dans la tempête est d'en détourner le regard et de faire confiance qu'elle passera.

Elle est passée. Elle était venue m'arracher une peur oubliée, une oppression auto-imposée, une illusion restée. Forcément depuis, je rêve qu'on me glisse dans les mains des bébés, et que j'en prends grand soin. Je les fais rire, je les prépare pour la sieste. Ils ne sont pas les miens, je le sais bien.

Le soleil au beau fixe, des vagues de chaleur. Je me repose sur la plage. Je m'y suis fait une bande de joyeuses copines. Elles me changent les idées.

Je lis ma vie sur internet et j'aurais fait une crise existentielle. Encore. Venue me réveiller. Encore. Détruire l'ego. Encore. Déconstruire ma vie. Encore. M'arracher mes certitudes. Encore.

M'ouvrir de nouveaux horizons, à nouveau.

Je connais la prochaine escale. Il y a une longue route, difficile, qui demande beaucoup d'efforts, mais ascendante.

Tu me rejoins quand tu veux. Je traîne encore un peu sur la plage. Il y a un parfum d'été brésilien par ici.

J'espère que tu te portes bien et que tu es disposé à te laisser arracher tes peurs par la tempête de la vie. Si tu ne l'es pas, comme moi, ne t'en fais pas, dans sa grande indélicatesse, elle ne te demandera pas ton avis  Very Happy



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Message par Ennaétéride Mer 1 Juin 2022 - 1:42

Allons-y de chœur, Amocore Smile

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Message par Invité Mer 1 Juin 2022 - 1:52

Ennaétéride, tu lis dans mes pensées. Combien de fois j'ai voulu lui balancer du rap allemand.

Das ist sooo geil. Komm mal, naja komm mit mir, wir werden soooo viel spass zusammen haben !!  bounce



Comment tu as grillé mon attachement profondément bosh et mes plans pour l'humanité.

En attendant, je voulais lui proposer une non-fête en petit comité. C'était un peu mon état d'esprit au plus profond de la destructuration interne. Continuer à danser peu importe quoi.

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Message par Invité Lun 6 Juin 2022 - 7:47


La souffrance est un cadeau. Elle contient une miséricorde cachée. Ces douleurs que vous ressentez sont des messagers. Écoutez-les. Ce qui vous blesse, vous bénit. L’obscurité est votre bougie. Le remède contre la douleur est dans la douleur. La blessure est l’endroit où la Lumière vous pénètre. Ne vous affligez pas. Tout ce que vous perdez prend une autre forme. Là où il y a une ruine, il y a un espoir pour un trésor. Laissez-vous attirer par la force d’attraction de ce que vous aimez vraiment. Il y a une bougie dans votre cœur, prête à s’allumer. Il y a un vide dans votre âme, prêt à être rempli. Le chagrin vous prépare à la joie…


Rumi

Une pensée pour toi N.


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Message par Le Don qui Chante Mer 8 Juin 2022 - 23:26

Merci pour vos mots.

Le Lundi, Mai 23, 2022 09h07 CEST, B N <n.b@ac-lille.fr> a écrit:

Mr V,
Les 2REMI ont écrit des textes autobiographiques. L'ensemble de ce recueil de textes pour l'ensemble de la classe fait 80 pages pour le moment. J'ai contacté une société afin de les imprimer et d'en faire un recueil sous forme de livre.
Imprimer 16 à 20 livres, la classe comporte 16 élèves reviendrait à 250 euros maximum pour l'établissement.

Je vais réaliser un "projet pédagogique" que j'aimerai présenter au prochain C.A. avec le devis de cette société ; "CoolLibri" réaliser l'impression de ces ouvrages pendant les vacances et les remettre aux élèves à la rentrée prochaine.

J'aimerai aussi vous donner une copie de ces textes écris par les élèves pour que vous puissiez rédiger une préface afin de l'intégrer dans l'ouvrage.

Je vais profiter de la fin de semaine pour rédiger et "chiffrer" ce projet afin de vous le présenter la semaine prochaine.
Amicalement,
Mr B

M. B bonjour,

je me permets de vous rappeler que L'ordre du jour du conseil d'administration, est désormais fixé par le seul chef d'établissement et non plus approuvé en début de séance par le conseil d'administration (décret septembre 2021)

Pour moi, le conseil d'administration est un moment important de la vie de l'établissement où les échanges doivent être constructifs, pour déboucher sur des décisions qui feront évoluer le lycée, et pas une scène de spectacle ou une piste de cirque.

Ensuite, je dois vous signaler que les nombreuses dégradations (surtout les salles informatiques) ont amené l'établissement à réaliser de nombreuses et coûteuses dépenses!
Nous ne sommes donc plus en capacité de prendre en charge des projets qui n'étaient pas prévus au budget primitif voté en conseil d'administration.

bien cordialement

V F
proviseur
Lycée J
C


Je me saoule à ce que je suis.
J'ai aboutis.

Mon fils vient de me dire, "papa, je comprends pourquoi tu es ainsi et au final, c'est bien, ne change pas.".
Je lui ai dis, "tu ne veux pas que je sois moins triste ?"
Il a rigolé et ajouté.

- "Non, car tant que tu es triste tu ne te tuera pas. Tu voudra vivre et agir, faire que la chose change. Ma seul peur est qu'un jour tu deviennes indifférent"

Voila les larmes et les rires de ces derniers temps.
Moi.
J'en suis à Quétiapine et 3 litres de Rince Cochon par soir pour dormir et surtout me lever le matin.
Mon fils a une maturité de 12 ans que je ne regarde que sous l'optique de la lune.

- "Artaud à dit que si Dieu était il ne serait qu'une bactérie"... je ne crois pas en Dieu. 12 ans. J'ai fais en fait ce que je voulais faire. Je façonne un être. Il est et il ne crée pas encore. Prochaine étape, il va créer, je ne sais quoi mais il va créer. Et pas un enfant, une chose non génétique, juste de sa volonté... Quelle puissance on a.

Moi, je pisse sur mes collègues et je ne peux plus les supporter.
Demain je vois mon psy. Trop tard. J'ai tué une vingtaine de chatons depuis.
Manque et manque.
La société a peur de ce que je suis mais elle ne fait rien pour que j'aille mieux, ou du moins je m'adapte à elle...

Je fais des feux chez moi et je cherche la merde. Un peu à la Fight Club, pour que l'on me frappe et mette K.O. Mais essayez, c'est compliqué de se prendre une rouste. Les gens ont peur, ils sont lâches et cons.
Vous qui me lisez et ne me connaissez pas, imaginez.
Un type un peu gros, vient vers vous sans ressembler à rien. Barbu et nonchalant, il vous pousse. Il crache par terre et et ensuite, vous repousse... Puis en gros cherche la bagarre sans jamais vous frapper, juste pour sortir en vous cette colère qui fait que vous allez, à votre tour le frapper.
Les femmes sont plus réceptives à ce jeu que les hommes.
Mais elles tapent moins forts...

Bref, la vie est couverte de merde et nous survivons en nageant au dessus d'une mêlée
Je reprends une gorgée de Vodka et je vais pisser dehors sur un mur avant de rallumer, un feu... Comme le fruit de mes pensées...



En écoutant et fumant haschich cela en boucle...
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Message par Invité Dim 12 Juin 2022 - 23:29


Je vais te dire un secret. Un secret venant du coeur que je n'ai pas dit à l'homme qui a partagé cinq ans de ma vie. Pour te dire.


Je t'aime Nicolas.


Je t'aime comme ta soeurette du fil d'à-côté.


L'amour déborde, je t'aime tellement. Rapproche-toi, laisse moi faufiler ma main. Je la vois, l'hideuse blessure. Tu sais que ça va faire mal. La rouvrir au scapel de la Vérité.

Viens un peu plus près.




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Message par Le Don qui Chante Lun 13 Juin 2022 - 19:06



On est des aimants. Vous me fantasmez car je cristallise une chose improbable. "un mort" qui parle...

Je suis touché de cette sollicitude mais le corps est tellement de glace que je ne sais plus quoi faire pour sentir un semblant de chaleur et de vie.
Paradoxe quand on connait mon nom de famille.

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Message par Invité Mar 14 Juin 2022 - 0:07

Le sale gosse a écrit:
...'
Je fais des feux chez moi et je cherche la merde. Un peu à la Fight Club, pour que l'on me frappe et mette K.O. Mais essayez, c'est compliqué de se prendre une rouste. Les gens ont peur, ils sont lâches et cons.
Pourquoi ils se saliraient les mains sur toi ? Tu te fais suffisamment de mal tout seul.


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Message par Le Don qui Chante Mar 14 Juin 2022 - 19:32

Je kiff

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Message par Invité Sam 18 Juin 2022 - 19:32


Oooh elle pique celle-là ! J'en profite pour te dire que je te trouve sublime Parisette Embarassed

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Message par Invité Sam 18 Juin 2022 - 20:22

Embarassed merci


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Message par Le Don qui Chante Mar 21 Juin 2022 - 23:31


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Message par Le Don qui Chante Mer 22 Juin 2022 - 20:21



Et tournent les manèges
Et le vin il tourne aussi
Aussi fort que c'est permis
Et peut-être même plus d'ailleurs
Qu'on pourra bien en finir
Si l'on veut que ça s'arrête
A ce moment très précis
Et tournent les manèges

D'autres ici ne pensent pas plus que le moins. Mon problème est aussi antédiluvien que le fait de presser du raisin pour en faire du vin. Quoique le levain de la bière à mes oreilles à un meilleur clapotis...

J'ai une maladie mentale qui m'empêche de vivre sereinement. Ou du moins comme une partie des gens ici.
En cela je suis exceptionnel. Quoique...
Mon psychiatre m'a dit que j'étais hyper fiable et qu'en même temps mon caractère particulier faisait, qu'avec ce trouble neurologique, il entendait que je pouvais voir la vie comme un rocher plus qu'insupportable à porter.

La nuance...
Je me soigne. J'ai un traitement qui fait que le mal, même si il reste mal devient à mes yeux un peu plus objectivé et en cela moins suicidaire.

Ben la mer n's'invente pas
Et nous on crève à rester là
Et le funambule beau qu'il est
Marchant sur son fil
Charles, y disait l'albatros
Il est mort


Je vois tous, le monde, vous que j'imagine sous le couvert d'un kaléidoscope. Et ces couleurs m'enivrent et elles me font basculer dans des formes de folies.
Qui ici a déjà touché la folie.
Perdre pied et voir un monde que personne autour de nous ne voit...

L'expérience de la bouteille cassée en milles éclats avec mon fils a été un catalyseur de réalisme.
Il me voit comme une sorte de Dieu vivant à défaut d'un fou cherchant la mort.

J'ai fait un pacte avec la prostitution afin de semer le désordre dans les familles.
Elle me rappelle la nuit qui précéda cette dangereuse liaison. Je vis devant moi un tombeau. J'entendis un ver luisant, grand comme une maison, qui me dit : « Je vais t'éclairer. Lis l'inscription. Ce n'est pas de moi que vient cet ordre suprême. »  
Une vaste lumière couleur de sang, à l'aspect de laquelle mes mâchoires claquèrent et mes bras tombèrent inertes, se répandit dans les airs jusqu'à l'horizon. Je m'appuyai contre une muraille en ruine, car j'allais tomber, et je lus : « Ci-gît un adolescent qui mourut poitrinaire : vous savez pourquoi. Ne priez pas pour lui. »
Beaucoup d'hommes n'auraient peut-être pas eu autant de courage que moi.
Pendant ce temps, une belle femme nue vint se coucher à mes pieds.
Moi, à elle, avec une figure triste : « Tu peux te relever. »  
Je lui tendis la main avec laquelle le fratricide égorge sa sœur.
Le ver luisant, à moi : « Toi, prends une pierre et tue-la.
- Pourquoi ? lui dis-je. »
Lui, à moi : « Prends garde à toi ; le plus faible, parce que je suis le plus fort. Celle-ci s'appelle Prostitution. »

Les larmes dans les yeux, la rage dans le cœur, je sentis naître en moi une force inconnue. Je pris une grosse pierre ; après bien des efforts, je la soulevai avec peine jusqu'à la hauteur de ma poitrine ; je la mis sur l'épaule avec les bras.
Je gravis une montagne jusqu'au sommet : de là, j'écrasai le ver luisant. Sa tête s'enfonça sous le sol d'une grandeur d'homme; la pierre rebondit jusqu'à la hauteur de six églises. Elle alla retomber dans un lac, dont les eaux s'abaissèrent un instant, tournoyantes, en creusant un immense cône renversé. Le calme reparut à la surface; la lumière de sang ne brilla plus. « Hélas ! hélas ! s'écria la belle femme nue ; qu'as-tu fait ? »
Moi, à elle : « Je te préfère à lui ; parce que j'ai pitié des mal­heureux. Ce n'est pas ta faute, si la justice éternelle t'a créée. »
Elle, à moi :  « Un jour, les hommes me rendront justice ; je ne t'en dis pas davantage. Laisse-moi partir, pour aller cacher au fond de la mer ma tristesse infinie. Il n'y a que toi et les monstres hideux qui grouillent dans ces noirs abîmes, qui ne me méprisent pas. Tu es bon. Adieu, toi qui m'as aimée ! »
Moi, à elle : « Adieu !Encore une fois : adieu ! Je t'aimerai toujours !... Dès aujourd'hui, j'abandonne la vertu. »

C’est pourquoi, ô peuples, quand vous entendrez le vent d'hiver gémir sur la mer et près de ses bords, ou au-dessus des grandes villes, qui, depuis longtemps, ont pris le deuil pour moi, ou à travers les froides régions polaires, dites : « Ce n'est pas l'esprit de Dieu qui passe :  ce n'est que le soupir aigu de la prostitution, uni avec les gémissements graves du Montévidéen. »

Enfants, c'est moi qui vous le dis. Alors, pleins de miséricorde, agenouillez-vous ; et que les hommes, plus nombreux que les poux, fassent de longues prières.


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Quand ta peau est si belle
Et puis qu'on a le temps
Ca m'étonne plus vraiment
De mourir à vingt ans
Mais ça m'étonne vraiment
D'avoir passé mes vingt ans
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Message par Le Don qui Chante Lun 27 Juin 2022 - 20:36



On y est encore. La neige tombe dans la cours. Cela me change de la pluie. En plein été le phénomène devrait causer la peur des sens, mais chez moi il fait naître une excitation plus que certaine.
Je fume une Camel tirée de ma boite à clope ou une Pin-up est dessinée.
Volute et silence, pas encore de musique.
Une personne doit venir, je ne sais pas qui. J'ai poussé le concept de l'abandon un peu loin pour le coup.
Un pseudo, échange de tel, discutions et voix qui s'emmêlent. Coup de tête.
Le lapin mijote dans un fait-tout. C'est pas bon de baiser le ventre creux.
Elle entre sans sonner, elle a tous compris. Elle descends les escalier en bois qui mènent à l'extérieur. Elle me dit que quand même, elle était monté dans la chambre et que comme y'avait personne elle avait pensé à un lapin ou un plan foireux. Mais qu'elle avait vu le feu par la fenêtre. Mon ombre.
- "C'est excitant ?"
Un oui sort en gémissant. On s'embrasse.

J'avance de deux pas et je me met à pisser dans l'herbe. Je balance la clope et l'urine la force à s'éteindre...
- "Je ne pensais pas voir ton chtarb comme cela..."
Rapidement je me sens con. Je ne sais pas pourquoi.
- "Et y'a pas de musique ici, tu m'avais dis que tu ne vivais que pour la musique."
Pas faux...

Trop de parfums
Trop d'illusions
pour parer et farder
nos fins
La faim
qui fait qu'entre ce moment
cet instant
j'ai envie de pétrir
adoucir
la peau qui couvre votre vie


Et que vous mangiez alors
en sang
sans fin
l'avenir
vous qui êtes là
et qui hantez en dentelles
mon esprit

Nous pourrions nous chasser comme deux enfants sauvages dans les rues de Paris avec comme seul fil d'Ariane des énigmes savamment distillés ça et là sur les ondes de nos téléphones portables.
Par lignes de métros interposées, mots laissés dans différents cafés, parcs ou musée, nous pourrions enfin nous retrouver au Quais d'Orsay devant l'origine du monde.
Faire l'amour publiquement devant cette toile n'a jamais été réalisé je crois...
Comme Courbet aurait aimé cela.

Il aurait peint nos ébats et qui sait, serait sûrement, le temps d'une pause de pinceaux, venu nous y retrouver.



'Paris est tous petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour'...

[Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale - Page 9 Pppppp10

Et une fois l'acte premier consommé, nos corps apprivoisés l'un à l'autre, nous pourrions jouer à ces petits chevaux de bois que vous semblez tant adorer.
Vos fesses, les pénétrer, vos lèvres, les embrasser, vos seins, les caresser, mordiller, lécher... votre vulve, y entrer ma langue pour ensuite y entrer mon sexe.
Le sentir grossir, gonfler en vous.
Vous voir jeter l'ancre de votre esprit pour embarquer sur mon radeau...

Car je ne vais pas mentir içi.

Point de trois mats avec moi, mais des rafiots rafistolés. De bric et de broc comme on dit par chez moi.
Et une larme de rhum, un zeste de citron en prime.

Caressez vous en pensant à moi.
Laissez mes mots pénétrer votre intimité.
J'écris d'une main vous savez, de la droite car je suis gaucher.
Ma peau à un léger goût de sel il parait... je ne sais, venez donc la croquer !!!

Et elle rigole... en même temps que la barque ou j'ai poussé Charon à l'eau, glisse sur la rigole nous menant aux Styx...
 

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Message par Invité Mar 28 Juin 2022 - 8:12


Il se passe des choses intéressantes par ici, enfin de l'action ! Je suis contente de savoir que ton humeur s'est allégée à t'adonnant à des activités qui te donnent de la joie de vivre.

S'il neige chez toi, et si y'a pas de vagues pour le surf chez moi, c'est parfait !

Orientée solution, toujours. Maintenant tu me suis, on va faire du ski.

Parce que c'est pas compliqué d'être heureux.


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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel Ven 8 Juil 2022 - 23:01

Dis donc toi, au lieu de compter les moutons dans ta tête, tu n'aurais pas pu me souhaiter mon annif depuis la presque décennie qu'on se connait? Very Happy
(Franchement, je ne suis pas peu fière de mon expression "compter des moutons dans ta tête", ça m'envoie tellement d'images!!!)

Ouais je sais, tu vas te dire, "'tain, elle a des exigences celle-là". Ben non, même pas, je m'en fous.
Je vais fabriquer un barbecue avec un pot de fleurs et je serai la reine du monde!
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Message par Le Don qui Chante Lun 11 Juil 2022 - 22:55

Je pars en Pologne.
Ils font des coupe-files pour visiter Auschwitz...

J'ai les "Bienveillantes" dans le sac pour la lecture.

L'objectif des vacances est de baiser tous les jours. On va y arriver, ptit bras...

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Message par Invité Mer 13 Juil 2022 - 1:23

Joyeux anniversaire la Miss aux yeux arc-en-ciel !

Je te souhaite un bon voyage le Don qui Chante ! J'ai honte de ce que je vais dire mais j'ai hâte que tu me fasses un compte-rendu détaillé à ton retour car j'ai oublié de quoi il s'agit depuis le temps. Je me sens immaculée conception.

Amuse-toi bien Wink

Je suis déçue, j'y ai cru que tu allais me rejoindre, mais qui donc va venir faire du voyeurisme avec moi sur la playa ?



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Message par Sâdhanâ Mar 19 Juil 2022 - 18:56

Je ne ferai pas de voyeurisme, mais j'y serai nue, les pieds connectés à la terre, la poitrine offerte au soleil et les bras ouverts. Loué soit Aoura Mazda
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Message par Le Don qui Chante Mer 31 Aoû 2022 - 0:35

Je me met à prier Freya et Odin sans savoir pourquoi.
Ou cela mènera...
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Message par Patate Mer 31 Aoû 2022 - 14:22

Bisous

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Message par Le Don qui Chante Mer 31 Aoû 2022 - 19:32


Yo Patate. J'ai pas dis Loki...
Y'a une histoire sous jacente, un truc qu'on a posé en moi sans que je m'en rende compte. Enfin, pas avec le temps.
L'avantage d'un culte mort est que tu peux inventer ce que tu veux.

En soirée maintenant, ou quand j'ouvre un fut, je vide la première bière à terre pour Freya. Je le dis à personne. On est ainsi. Et l'avantage de ces Dieux est que l'on peut vivre avec eux et parmi eux. Je sais que je suis moi même un Dieu. Une vie aussi multiple que la mienne... j'y crois pas.
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Message par Le Don qui Chante Sam 3 Sep 2022 - 1:00

La mort par le travail... La Vie par la nuit.
Milles chants anciens raisonnent en moi.


Je ne veux pas travailler. Je ne veux pas travailler.
Enculés de vos mères. Fils de putes et filles de salopards. J'ai une énorme envie de vous chier dans la gueule avant de vous décapiter.
Rien que votre respiration m'oppresse.
Rien que votre présence m'insupporte.

Filles aux vagins emplis de merde.
Fils aux yeux vides de vie.

Finalement qu'elle prix êtes vous prêt à poser pour votre existence.
Un duel, et un autre, jusqu'à ma mort.

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Message par Le Don qui Chante Mar 20 Sep 2022 - 0:50


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Message par Le Don qui Chante Lun 26 Sep 2022 - 11:49

Ptits bouts trucs
Les assembler
Journée de chiote dans 2 m2
Merde qui glisse venant des idées
Les gens lissés par la télévision
s'abreuvent à l eau de la cuvette
Repos repos et repos
Anti-chambre
Mort
Ne pas leur parler
Carcéralité et allures cotonnées
Sous cachetons on est tous le nègre de quelqu'un
Fermeture de portes
Envie de savoir comment l'on va
S'assurer que les chaines ne se briseront pas
Faire la queue
Chimie
Prendre des petit bouts trucs
Puis les assembler enssemble
Cachetons qui endorment une tete sans sens
Vouloir - Faire - Parler
Les trois singes
j'en ai pas envie
Rien que cela est d'une étrangeté bizarre ici.
Et ils restent là à chercher une communication qui n'existe pas.
"Tous langage est incompréhensible" - Antonin Artaud
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Message par Le Don qui Chante Mer 28 Sep 2022 - 18:22

Patient, on est patient.
Mot qui convient aux gens malades.
Je ne suis pas patient mais malade selon eux... Disons que j'ai une pathologie.
Il faut à chaque fois éluder les choses
les inverser
L'avenir nous le dira s'ils existent.
L'important étant d'essayer de surnager et de garder sa tête au-dessus de l'eau.

J'aurai pu écrire étau.

Mais non, il est encore trop tôt pour utiliser ce mot. La tête n'est pas assez acérée et on peut toujours la retirer facilement par des brèches. Five to one baby.

Être seul et ne pas être concerné par l'entourage qui nous passe au dessus des têtes.
L'envers est proche du néant. On est en dessus et les autres vivent en dessous.
La vie qui coule
Roucoule
Part en couille
Au lieu de nous permettre de nous envoler.
C'est à y perdre ses plumes.

C'est à ne pas savoir ce qui doit être de ce qui est.

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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel Ven 14 Oct 2022 - 23:35

Lui, il peut t'en parler mieux que moi.


Ici, les fous s'amusent
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Message par Le Don qui Chante Mer 19 Oct 2022 - 11:00



« … Je me suis mis à déconner complètement...
Y a quelque chose qui a sauté là-dedans, je sais pas…
Je pense que c'est parce qu'inconsciemment… j'ai eu l'impression de perdre le contrôle…
De perdre le contrôle sur toutes les choses dans lesquelles j'étais impliqué… sur tous les éléments de ma vie…
Ça m'a plongé dans un état de colère… absolument indescriptible… c'était… insoutenable…
C'est comme être enfermé dans une boîte sans lumière… dans laquelle le temps s'arrête… C'est comme être dans les limbes en fait…
Tu peux plus aller en avant, plus aller en arrière… tu peux plus aller dans aucune direction… t'es complètement bloqué… à l'arrêt, en panne… t'as les pieds dans le ciment…
Je me suis senti comme un requin-tigre…
Vous savez que les requins quand ils avancent plus, ils crèvent ?…
Et le requin-tigre, c'est le plus agressif…
Quand il est immobilisé, il défonce tout ce qui passe…
C'est la même chose avec les loups quand tu les coinces…
Moi je me servais de la musique, des mots, de l'écriture, pour avancer… pour progresser à travers l'existence…
Alors quand j'ai perdu ça… j'ai perdu ma capacité à progresser…
C'est comme ça que je me suis mis à gueuler…
Tu peux plus interagir avec le monde…
Tu te renfermes petit à petit…
Tu deviens totalement hermétique aux autres et au quotidien…
Parce que le matin, quand tu te réveilles et le soir quand tu te couches… quand tu marches, quand tu bosses, quand tu parles, quand tu conduis… tu te répètes en permanence, en permanence :
"Je suis nulle part, je vais nulle part… Je suis pétrifié. Et je serai jamais rien d'autre que ça"…
Il faut choisir de pas y penser… choisir que ça existe pas… choisir de pas avoir de problème avec ça…
Il faut sortir… faut voir ses amis… et attendre que ça revienne… »

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Message par Le Don qui Chante Sam 29 Oct 2022 - 22:27

Poppy, Poppy, tu es mon ami.
Je fume alors que je fumes pas...

Je me suis fais interner.
J'ai enfin réellement connu la folie.
Je suis là qu'elle est.

Artaud est partout.
Je devrai dormir mais je vais écrire.

Bite en l'air, j'ai plus envie de baiser.
Je me sens vide et mort.
Riez
Riez
Riez
Car si j'arrive à mes fins, je boirai de l'essence avant d'y mettre moi même le feu.

Tous le monde est hypocrite.


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Message par Le Don qui Chante Mar 22 Nov 2022 - 23:14

FANTASMES

“Un projet artistique est fait pour être original à la base – un “artiste” est quelqu’un qui casse tous. Qui en marre, qui en a ras-le bol de la réalité. Pourquoi les gens ne cassent pas plus... pourquoi ils ne déstructurent pas plus leurs trucs.”


Stupeflip – King-Ju en interview pour "The Hypnoflip Invasion" au Festival Marsatac – 01/10/2011
Source -

     La nuit a été courte. Nous sommes terriblement excités à l’idée de partir pour Cracovie. On a rendez-vous avec l’inconnu. Nous partons loin de nos vies un temps donné afin d’essayer de nous évader des choses tuantes de nos quotidiens.

Florence et moi on n’aime pas les voyages organisés, alors on organise l’ensemble de ce périple nous-mêmes.  

Si la Morale des vacances n’est pas la vacance de la Morale, il faut composer avec. Dans l’ avion “Buzz FR 9964” en départ de Lille / Lesquin et à destination de Cracovie, il a fallu pour transporter 80 personnes, sans parler des hôtesses, stewards et pilotes, griller à la louche 2 888 litres de kérosène pour un aller et autant pour un 5 776 litres...) ; soit pour ma voiture l’équivalent de 72 pleins de E10, juste un aller en direction de Cracovie...

Pour moi et Florence, l’emprunte carbone s’élève avec cet avion à 223 kilogrammes de CO2 en un seul aller et autant pour le retour. Avec mon Ignis, cela correspondrait à un trajet Lille/Nice. Peanuts... Sauf qu’il ne faut pas oublier dans l’équation pour rester honnête intellectuellement les 78 autres passagers de l’avion. Le chiffre explose alors littéralement en vol. On arrive facilement à 8 920 000 tonnes de CO2 pour que 80 touristes puissent aller passer une semaine de vacances dans un pays plus pauvre que le leur... ; et ce calcul rébarbatif, ne compte que pour un seul aller. Si on additionne le retour, on en arrive à 17 840 000 de tonnes d’émissions de CO2. ur

Par curiosité sur le site gouvernemental j’ai calculé mon emprunte carbone à l’année. En un aller/retour aéronautique je la nique par 2 863 fois. Ce putain de vol représente pour moi 2 863 années de vie à consommer, utiliser, jeter des produits manufacturés à la poubelle.  

Problèmes de riches qui peuvent eux s’en foutre de ce dérèglement climatique. Quoiqu’il en soit, Florence et moi on participe à la fête.

On peut dire que la destination choisie le fût plus par défaut et manque d’argent que par un coup de pensée ou une inoxydable pensée écologique. Si ce n’est que pour elle comme pour moi, on ne peut pas claquer 5000 euros pour aller passer une semaine avec nos quatre enfants dans un mobil-home situé dans les Gorges du Verdon. L’empreinte carbone y serait moindre, un véhicule pour six personnes, mais paradoxe du monde, le coût de la vie y serait multiplié par 4 alors que là, en Pologne, il sera pour nous au moins divisé par deux.  

Pour certains la Vacance de la Morale devient ainsi la morale de leurs vacances. “Le plus important n’étant pas de vivre mais de bien vivre.”i

Au lieu de cela on a trouvé un trajet en avion à moindre coût. Et en théorie, on pourra y vivre une semaine en “roue libre”. C’est connu, le pauvre n’a pas l’âme et la bourse écologique. Il doit d’abord se nourrir consubstantiellement d’aliments comme de divertissements à la hauteur de ses finances. Le reste ; Florence et moi on le laisse aux bobos... à nos collègues qui vont bosser pour pouvoir juste gagner assez d’argent pour continuer à aller bosser. Qui pensent vendre de l’intelligence à leurs élèves sans en posséder un échantillon sur eux.  Qui acquiescent toujours sans comprendre et pire ; percevoir le mal qu’ils font en accélérant ce mouvement de libéralisation du système scolaire. Comme-ci notre travail, notre entreprise pour reprendre leur mot était en soit quantifiable. On leur vole leurs droits et on les assomme de devoirs ; l’aliénation est bien bâtie et intelligemment ancrée en eux. Ils acceptent des classes de 30 à 35 élèves pour enseigner par exemple l’anglais. Rien de plus efficace. Comme le dit l’Institution, “ce n’est pas les moyens qui manquent mais leur répartition”. Et évidemment, la grève pour eux n’est pas un droit mais un sacrilège. Sans trahir de secrets professionnels, je pense à une collègue de travail, à oui, je n’ai pas encore indiqué que j’étais enseignant... et qui s’était fait convoquée et menacée par son inspection car elle avait relié un message critiquant le Ministre de l’époque. L’inspecteur lui avait affirmé qu’elle avait dépassé par cela son devoir de réservé. Devoir qui en soit n’existe pas...

Où un autre en arrêt maladie ou je copie / colle le message que son supérieur hiérarchique lui avait envoyé par e-mail ;  

Bonjour Monsieur N.,

Je prends bonne note en vous rappelant que je souhaite être joint par téléphone pour ce genre de nouvelle qui ne me réjouit nullement. Il ne s'agit que de la troisième absence pour maladie en un trimestre ! Il me semble qu'un certain nombre de collègues du LP ne se rend pas compte de l'engagement qui est attendu de leur part pour maintenir les postes en l'état l'an prochain. En effet, les absences nombreuses des enseignants engendrant des e.d.t. à trous à répétition suscitent chez les élèves absentéisme et décrochage, particulièrement au LP (il faut dire qu'au LGT les collègues semblent encore disposer d'une certaine conscience professionnelle).  Je ne parle même pas de la réussite aux examens pour des élèves qui en ont le plus besoin. Je vous remercie de passer à mon bureau le mardi 19/12 à 9h30 pour qu'on parle de tout cela.
Un proviseur exaspéré ayant toujours défendu la cause des élèves issus de famille défavorisées.
--  
A. P. - Proviseur du Lycée J.de C.

Installé devant mon ordinateur ces souvenirs ricochent dans ma caboche. Je me dis que cela n’est plus vivable et qu’il faut partir. Partir loin et bien. Et avec Florence pour se protéger mutuellement et bâtir notre monde “bulle”. En mode “no-fric” je cherche un vol aller/retour à la portée de notre bourse. On propose des vols pour Krakowia à tarifs abordables. J’y suis déjà allé pour le travail et l’architecture, l’ambiance de cette ville m’avait totalement subjuguée. Dépaysement est le nom commun qui m’est revenu à l’esprit quand j’ai googlisé la ville. Je pense que Florence comme moi, nous allons être séduit par ce lieu.  Les vols n’ont pas lieu tous les jours et ils partent soit de Beauvais / Paris, soit de Lille / Lesquin. C’est étrange de donner deux noms de villes à un seul lieu qui de soi, met en transit des voyageurs. On cherche sur le P.C. les dates et horaires. Départ le samedi d’après ; BINGO !!!

Ce sera Lille / Lesquin la base du départ. L’avion décollera à 9h10h mais il faudra y être dès 07h00 pour le dépôt et l’enregistrement des bagages. Le programme est simple et limpide. Arrivée à l’aéroport, dépôt des bagages, enregistrement à la porte d’embarquement, contrôle des données télétransmises par l’Assurance Maladie sur la vaccination contre le Covid-19 ; puis de la carte d’identité en court de validité pour ensuite monter dans l’avion par l’avant. Viendra la mise en place sur la piste, l’accélération, le décollage sans crash pour ensuite voler au- dessus de l’Europe sans penser aux frontières et enfin, si le timing est respecté, nous retrouver deux heures et cinq minutes plus tard, sans décalage horaire sur le sol Polonais. .  

Dans l’avion nous serons Florence et moi côte à côte. Place 16E au milieu pour moi et 16F pour elle ; proche du hublot. Il faut dire que j’ai intervertis les positions tellement le vol m’angoisse. Sur le site de Ryanair, l’aller s’affiche à 47,62 Euros ; BINGO. On en parle cinq minutes et c’est parti. J’entre les seize chiffres de ma carte bleue ainsi que les trois autres du cryptogramme dans l’ordinateur ; premier hic. Je ne peux pas valider mes paiements. Tous paiements excédents les 200 Euros doivent être validés par une application propre à ma banque. Hors, cette application est sur un autre téléphone qui lui n’est pas relié à Internet. Sécurité de paranos. Et en plus il est chez-moi. C’est l’air con que je demande à Florence de payer l’ensemble des billets ; une fois chez moi, je m’occuperai de payer l’hôtel. Rien de grave. Florence dégaine sa carte et les billets sont dans notre poche. On se regarde en souriant follement ; l’idée de partir nous emplit de joie. Il faut dire que l’on devait réserver ce voyage depuis un moment. Mais comme on ne l’a pas fait, il coûte déjà plus cher dans son peu d’argent. Par curiosité, au moment où j’écris ces mots j’ai regardé si les prix avec la hausse du tarif des carburants avaient augmenté. Mêmes aéroports, mêmes journées, si vous partez en mars, je vous le conseille car il y fait beau mais frais ; entre 1°C et 7°C pour 28°C de moyenne aux mois de juillet / aout.  

Le voyage aller/retour vous reviendra à 99,68 Euros avec comme charge deux valises dont une en cabine et une autre de dix kilogrammes en soute ; comme pour nous précédemment. Le soir, sans savoir pourquoi je rentre à Caudry. Flo et moi on a chacun notre maison. On est en couple depuis longtemps mais pour le moment, chacun vit plus grande partie de son temps où vivent ses enfants. On accepte d’une façon presque ascétique de mettre en “lisière” nos vies pour le bien projeté / supposé de nos enfants. On garde ainsi nos solitudes sous le couvert de raisons familiales et professionnelles ; et cela pèse sur notre mental car par moment on a la désagréable sensation de ne pas être pour l’autre ou d’être mis au ban, sur le côté de sa propre vie ; d’où le terme de “Lisières”.

Sisyphe et Mérope déroulant leur pierre... On galère à pousser le rocher que sont nos enfants et une fois le rocher en haut du sommet, quand on le voit descendre sans nous, qu’il est repris par les autres parents ; on peut se prendre les mains et souffler un temps donné ; celui que nos ex-conjoins mettent à remonter de même eux le nouveau rocher ; etc.… etc...  

Comme pour partir une semaine en Pologne par exemple. “La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’Homme. Il faut imaginer Sisyphe avec Mérope heureux.”ii Sans parler des autres qui ne voient pas l’effet domino que tous cela peut créer. Son ex-mari qui impose les semaines de vacances, mon ex-femme qui veut que Arthur voie ses cousins... Je suis fatigué d’expliquer... alors reprenons sous une autre forme ce récit où seule Florence et moi sommes en vacances ; en repos ; plus en lisières mais bien en commun dans une ville choisit par nos soins et pour nous.

Florence a trois enfants et moi un ; on a de grandes difficultés à trouver un logement pour toute cette famille. On se quitte, se sépare un temps pour revivre dans ces lieux tiers qui sont nos chez-nous et qui ne sont pas conjointement à nous. Pénélope attendant son Ulysse une semaine sur deux, et Ulysse cherchant un havre où poser sa galère. Selon Socrate, l’âme est divisée en trois parties. Une partie raisonnable, une partie irascible et une autre dites appétitive.

Notre partie appétitive est notre insatiable envie de faire l’amour. De lier nos corps l’un en l’autre pour ensuite, une fois ce que l’on nomme jouissance ou abandon, se retirer délicatement de l’autre comme la mer quitte la terre, et caresser à la manière du vent, lentement, la peau de celle ou de celui qu’on aime. La partie irascible elle, fait que Florence et moi nous ne vivons pas ensemble ; ou du moins, pas de façon régulière et consensuelle. Le rocher que nous devons pousser une semaine sur deux est composé de quatre alliages tout aussi compliqués à extirper ; qu’à sculpter, façonner pour qu’une fois en haut de ce mont qui se trouve dans le Tartare ; il puisse dérouler la pente sans dangers ; sans se détruire où se briser, et être réceptionné le plus délicatement possible par ces autres Sisyphes ; qui eux aussi, comme le veut ce mythe antique, prendront le relais et la poussée de ce rocher ; où eux aussi agglomèrent d’autres composantes, et cela de façon éternelle et intemporelle. Et c’est là que la dernière partie, celle du raisonnable apparaît. Elle est majoritaire en nous et elle réalise la synthèse entre les deux autres parties socratiques de l’âme.  

Pourquoi ne vivons-nous pas encore ensemble et pourquoi on peut tout de même envisager notre futur en toute sérénité ? Un jour, inexorablement les alliages qui composent ce rocher familial se désagrégeront d’eux-mêmes. Que cela soit Paul, Louis, Simon ou Arthur, ils désireront trouver leur Tyro ou encore leur Mérope et par cela quitter un à un le rocher familial. Nous pouvons alors de façons appétitive, irascible et raisonnable vivre ensemble. Platon déformé à la sauce 21es.  

“La vraie vie voie de l’amour, c’est de partir des beautés sensibles, et de monter sans cesse vers cette beauté naturelle en passant par échelons d’un beau corps à deux, de deux à tous, puis de beaux corps aux belles actions, aux belles sciences, pour aboutir à cette science qui n ‘est autre chose que la science de la beauté absolue.”1

Comme-ci en dépit de notre dualité, nous étions tantôt attachés et tantôt séparés. C’est ce qui fait qu’une fois les chaines défaites, une fois le rocher relâché, la douleur de la séparation s’estompe et le plaisir qui s’en suit devient impossible à décrire par les mots tellement cela est intense et puissant. Pour le décrire il faudrait en soit une parole, un mot qui à lui seul soit un acte.

Alors partir une semaine rien qu’à deux en Pologne, que dire sinon que cela ressemble pratiquement à une lune de miel réalisée en avant d’un mariage qui ne verra surement jamais le jour. Ce soir-là, un petit verre de Vodka en main ; ambiance ; ambiance ; je cherche à trouver le logement adéquat par le prix et l’emplacement. Je le trouve Ul. SW Filipa 9b/1, proche du centre historique de la ville. Il est indiqué comme faisant 35M2 avec un lit double, une salle de bain privative, un réfrigérateur et une kitchenette avec des ustensiles de cuisine. L’ensemble pour 1480 Zlotys soit 307 euros la semaine. Bingo, on gagne le loto du pauvre. Comme on le verra par la suite, il ne correspondra pas à ce qui était annoncé, mais honnêtement Florence et moi on s’en moquait totalement. Les bras et les sourires de l’être aimé valent tous les hôtels cinq étoiles du monde. Cette rue est située à 2,5 kilomètres du Wawel; un château datant di 11em – 17em siècles. Une immense citadelle fortifiée en pierres blanches bâtie sur une colline. Je la décrirai plus tard lors de sa visite tellement cet endroit fut merveilleux à découvrir. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le trop célèbre nazi Hans Franck en fit sa résidence principale. Comment en errant dans ce lieu ne pas percevoir la mégalomanie qui habitait cet homme. Une fois que l’on a cela en tête, pas besoin d’aller visiter les autres lieux couverts de l’atrocité Nazie. En pleine journée, tous les masquent tombent et pavé par pavés, arpentant ce lieu j’ai juste envie de courir et de pleurer. Du quartier Juif, en passant par le Rynek ou encore le camp de Plaszow où l’on peut marcher dans un terrain en friche sur d’anciennes stèles mortuaires ainsi profanées ; que penser de ces hommes dans leur époque ordinaire ont organisé et exécuté ces actes d’une horreur extraordinaire. Peu de gens le savent, mais les gardiens du camp de Plaszow étaient essentiellement Lettons ou Ukrainiens. Une sorte d’Europe de l’horreur. Hans Franck comme Amon Göth, surnommé “Le boucher d’Hitler” ont laissé dans la ville une trace fantomatique que l’on peut que ressentir encore de façon particulière dans cette ville.

Le bailleur de notre appartement rue Flilipa s’appelle Lucas et il nous indique que l’on pourra prendre possession des lieux dès notre arrivée ; qu’il ne parle pas français mais un peu anglais. Qu’en soit, il est très heureux de nous recevoir nous et nos 1480 Zlotys. Enflammé par cette réservation je cherche un peu sur Internet les activités à faire en dehors du Rynek, la place du marché principal de Cracovie. Cela tombe bien, il y a une multitude de lieux à visiter ; ce château de Wawel, l’Usine d’Oskar Schilder transformée en musée ; le quartier Juif, la mine de sel de Wieliczka, le camps d’Auschwitch - Birkeneau- Monowitz, le ghettto de Plaszow, le musée d’art moderne MOCAK ou encore celui de l’aviation polonaise. Sans parler des croisières le long de la Vistule. Le sanctuaire et le centre pontificale de Jean-Paul 2, ou encore le stade Henryk-Reyman ; bref pleins de choses à réaliser en sept à huit jours de voyages.  

Continuant mes recherches sur le Net pour savoir quoi faire et où aller, je m’aperçois qu’iil y a énormément d’offres concernant les E.V.G.  

Et les sites qui proposent ces services s’adaptent à toutes les langues ; anglaise, française, allemande, russe et étrangement, peu en polonais. Comme-ci dans ce pays à l’Histoire catholique, on s’inspirait pour une fois du protestantisme pour faire de l’argent tout en stigmatisant sa propre population qui utiliserait ces services d’E.V.G.

En cela Cracovie donne l’impression de se prostituer au plus offrant du moment qu’il a de l’argent. Dans ces sites on propose pour 120 Zlotys une trentaine de tirs au Colt 1911, au Glock ou encore au Scorpion ; une arme semi-automatique. Ou pour les bourses moins môles ; un tir à l’Uzi ; au Shootgun ou encore à la Kalashnikov. Si les flingues c’est pas votre truc, vous pouvez pour les mêmes tarifs organiser une fausse arrestation ; 229 Zlotys qui ne se terminera pas au commissariat mais dans Dance Club ou le futur mariè, les yeux bandés, assistera lié sur une chaise à un show Lap Dance pour mettre fin de façon “joyeuse” à ce canular. L’Hummer Strip lui peut accueillir 22 personnes dans une limousine avec Vodka et Champagne à discrétion. Sans parler du forfait de la fausse auto-stoppeuse qui une fois, prise dans votre véhicule commencera à se dévêtir pour l’étonnement feint de ceux qui auront commandés ce que là-bas on appelle une prestation. Enfin, la soirée se terminera en “Crazy Night” pour une autre centaine de Zlotys. Et là, vous me demanderez logiquement c’est quoi un E.V.G. ? C’est l’inverse d’un I.V.G.; un Enterrement de Vie de Garçon...Et là, pardon pour les répétitions ; les services peuvent encore devenir plus hallucinants. Avec de l’argent, à la louche 38% d’un S.M.I.C. en France, vous pouvez commander tout cela. De faux policiers peuvent même arrêter le futur marié dans la rue, le violenter gentiment, la rigolade quoi... Tous cella en Polonais, sans un mot d’Anglais ou de Français, le menotter, le cagouler et l’enfermer dans le coffre d’une voiture... et après une course un peu sportive dans les rues de Cracovie, le libérer dans un des lieux explicités plus haut.

Sur la chaise du Night-Club, une strip-teaseuse lui faisant avaler des shoots de Vodka à même sa poitrine. Romulus et Rémus n’auraient pas rêvé d’une meilleure louve pour les nourrir. Une fois la surprise passée et l’enivrement commencé vous pouvez éventuellement passer dans une salle annexe, tirer à la kalachnikov ou si on est trop alcoolisé pour utiliser ce jouet, se rabattre sur des lancés de haches... que du “rêve” pour ensuite dessaouler et reprendre l’avion afin de revenir se marier en costard cravate et rentrer dans le rang ; celui du bon père de famille. Si “il faut débuter sa vie par un duel” içi on est à même de se battre contre soi-même.  

Le site Booking ou je vais réserver l’appartement lui donne comme notation 09/10 sur un total de 1523 avis provenant d’anciens locataires. Une fois chez moi, la Wifii connectée sur mon second téléphone, ma carte bleue accepte de faire le paiement du logement. Nous voilà donc avec un gite et des billets d’avions pour nous y rendre. Le voyage prend forme. J’envoie un mail en anglais à Lucas, le propriétaire pour lui expliquer que l’on risque d’arriver vers 11 heures alors que la réservation prévoit la remise des clés pour 15 heures. Je suis épuisé et Florence me manque. Je m’endors sans me laver. Ma nuit est agitée, je pense à elle. Dans la nuit je lui envoie un texto indiquant que l’hôtel est réservé et que j’écris au bailleur pour obtenir les clés le plus rapidement possible. Le lendemain Lucas nous indique que notre demande est acceptée ; “Good morning Nicolas, thank you for information about ariving hour, previous guests stay till 10 A.M. and then we need some time to clean up. Normally check in is 3 P.M, we will try to prepare it as soon as possible. In the morning you can leave your luggage in the building before check in (in the hallway, near the washing machine) and check in front door key from the box, and you will have all day acces to your luggage. Lucas.”

Visite d’Auschwitz, de la mine de sel de Wieliczka, du château de Wawel ; du ghetto de, de Cracovie, de l’usine de Schindler ; ou encore une croisière sur la Vistule ; les choix sont grands et j’ai hâte d’être là-bas avec la femme que j’aime.


Dernière édition par Le Don qui Chante le Mar 22 Nov 2022 - 23:16, édité 1 fois
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Message par Le Don qui Chante Mar 22 Nov 2022 - 23:15

Le matin, veille de départ je me rends chez Florence. Assurance de vie passée, je coupe le compteur d’eau. Vieux traumatisme où lors d’un précédent voyage, un tuyau d’eau avait explosé sous l’effet de la pression... et accessoirement comme l’expert mandaté par l’assurance l’indiquera ; une malformation d’un bouchon de cuivre fabriqué dans une quelquonque usine se trouvant elle aussi en Pologne. L’explosion avait couler ; Newton pensée à toi, 17m3 en seize heures de ma salle de bain au salon. L’effet de la pesanteur, cette force qui inexorablement attire tour objet doté d’une masse vers le centre le terre, a provoqué une chute libre d’eau à la vitesse ;
V=[2×ℊ×ℏ]−−−−−−−−−√
V=2×ℊ×ℏ

, calculée en mètres par secondes. Cette vitesse dépendant uniquement de g ; la gravité ; qui est de 9.81m/S2 sur la Terre ; et de l’accélération de l’objet (ici l’eau), dû à l'apesanteur... Sans oublier le fameux h, la hauteur de la chute qui vu le trou de mon plafond dévasté devait s’élever à quatre mètre et demi.

Sur la lune, les dégâts auraient été moindre car là-bas, Si le “g”, la vitesse de gravité aurait été égal seulement à 1,6m/s2, soit six sois moins que sur la terre.

C’est ainsi que la physique mécanique de Newton a de façon plutôt logique transformée mon salon en piscine ou en pédiluve ; l’eau s'échappant par les interstices de ma porte d’entrée ; de celle de la cave ou encore de la porte de mon garage. A la Ubu Roi, la salle de bain était dans la cuisine, gondolant au passage une partie de la peinture et de la tapisserie recouvrant le mur. Celui qui dans tous ces chambardements a trinqué fut Louis-Ferdinand Destouches. J’avais en effet une édition datant de 1936 aux éditions Denoël du “Voyage”. Même en le séchant consciencieusement le livre a pris l’eau. Miler lui avec son “Aller-retour New-York" a eu plus de chances. Le classement psychorigide par auteur et ordre alphabétique l’a sauvé ironiquement du déluge. Hasard des rigoles d’eau qui ont ainsi noyées une bibliothèque ; “La Presque-ile" de Gracq tous comme “la Peste” de Camus ont échappé à la gabegie aquaphilique. C’est un peu comme-ci symboliquement ces livres possédaient en eux déjà plus de larmes que la quantité d’eau qui leur est tombée dessus. Pour cela, “Le Voyage” a payé cher son fond et sa forme. On ne sort pas indemne de sa lecture. Il n'en est pas sorti indemne de ce déluge...

De fait ; une fois mon compteur d’eau coupé ; une fois l’ensemble des produits périssables sortis de mon frigo; une fois assuré que la maison allait être ordonnée pendant mon absence ; j’ai pu enfin m’atteler à composer ma valise. Elle sera simple et vide. Deux ou trois tee-shirts ; deux ou trois maillots de foot ; deux pantalons ; caleçons et chaussettes ; brosse à dent ; une paire de zooris traditionnelles ; ma quétiapine et deux ou trois autres bricoles. Je me décide à embraquer trois livres dont je ne ferai la lecture que d’un seul. C’est ainsi que l’*univers contemporain – “Allemagne Nationale Socialiste 1933-1945" ; un livre dont on est le héros ; “Les maîtres des ténèbres” de Joe Dever et celui que je lirai ; “Les Bienveillantes” de Jonathan Littell prirent place dans mon Package. C’était ma troisième lecture de ce roman. Chaque nouvelle lecture m’a ouverte un horizon différent sur le monde et la période traitée par Jonathan Littell. Cette troisième lecture débutée dans l’avion, avancée en Pologne et terminée dans le train du retour m’a fasciné. Les pages 624 à 633 qui décrivent le château de Wavell dans l’édition de Galimard étaient d’une exactitude troublante. Je vous décrirai ce château quand il sera l’heure pour Florence et moi d’en faire la visite ; vous serez scotchés par sa grandeur, magnificence et beauté. La vie de Hans Franck prend alors en soit une consistance plus que troublante. Ce dernier vécu 46 ans. Il fut pendu le 16 octobre 1946 après 16 947 jours d’existence. Hans était juriste de formation, un intellectuel pour qui la Loi et la Justice étaient des concepts organiques et vivants. C’est le 26 octobre 1939 ; soit après 14 400 jours de vie qu’il devint le gouverneur civil des territoires cooccupés de Pologne.Lors de son procès et des 2 547 jours qu’il lui restait à vivre, il nia le fait de savoir que dans le territoire qu’il administrait ; dans un premier temps les Einsatzgruppen avaient débuté l’acte génocidaire par balles. Comme-ci un professeur des écoles déclarait après une année scolaire que l’enfant qu’il n’était pas au courant de l’absentéisme de la moitié de sa classe. Qu’en gros, cela ne sera pas son problème mais celui de la vie scolaire. Et si on prend au sérieux les paroles de ce personnage lors de son procès ; les minutes sont accessibles sur le net et le docteur Goldensohm à fait un livre sur l’état psychiatrique de ces nazis ; on voit vite que la logique est la même. Il a géré la Pologne en “bon père de famille” et c’est la S.S. dirigée par Himmler qui sur son territoire, sans son accord et sans sa connaissance ; bâti des camps de concentrations à Varsovie, Cracovie et dans d’autres lieux. En faisant cela il a consciemment bâtit les “bases légales” de l’expropriation, des personnes dont il était le gouverneur. Hans Franck organisa alors la famine des ghettos et sans pour autant adhérer à la S.S., il travailla en coopération avec eux à cette démence. Pour lui, c’est Untermensm devaient laisser la place aux vrais allemands “de souche pure”. Selon ses mots ; “il voulait libérer la Pologne des personnes indésirables. Et il fit cela avec soin ; la Pologne étant sous sa gouvernance déclarée dès 1943 “Judenfrei”.Sa défense fut alors de charger la S.S. de tous ces crimes, sous prétexte que lui n’y avait jamais adhéré. Comme-ci adhérer à la S.S. c’était comme adhèrer à un club de bridge où seuls les chefs auraient entre leurs mains, les “meilleures cartes du jeu”. Etant lui -même catholique il était à même de comprendre les Polonais. Même si il déclara “que les polonais devaient devenir les esclaves du Reich”, une légion polonaise se créa et elle se bâtit du côté des Nazis. Au Proche-Orient ou à Monte-Casino ces polonais se battirent férocement pour défendre le régime Nazi. Arrêté par l’armée américaine, bien que catholique, Hans Franck tenta de se suicider en se lacérant l’avant-bras et le poignet gauche. Pourquoi cela.... Goering pourtant extrêmement surveillé réussi bien à se suicider dans sa cellule. Pourquoi le suicide de Hans échoua ??? Au procès il déclara ‘qu’il tenait le suicide comme le plus grand des pêchés. ”Avec aplomb il nia sa responsabilité dans l’installation en Pologne des camps ‘extermination, ces camps étant selon lui, juridiquement et légalement sous la responsabilisé d’Himler.

Sentant que le jugement ne serait pas en sa faveur, il se tourna de plus en plus vers le catholicisme et le pays, la Pologne qu’il avait gouvernée. Comme-ci il avait compris que le cœur et l’essence de ce pays tourné vers cette religion. Comme-ci en tuant 3 000 000 de personnes, de Juifs, de Tsiganes ou marginaux, il avait aidé ce pays, il avait “purifié” la Pologne en lui rendant service et en n’en faisant ce qu’elle serait plus tard au 21es... Après guerre, des éléments nationalistes comme les Naraowe Sity Zbrojne s’attaquèrent aussi aux juifs, assimilés aux communistes. Comme-ci la Pologne cherchait son existence dans cette guerre anti-judaïque. En cela, la lutte contre le soviétisme reprit à son compte quelques concepts de Hans Franck. Après 16 947 jours d’existence, il fut exécuté par pendaison .John C. Wood, le bourreau chargé de sa pendaison remarqua qu’il souriait et était assez sur de lui. Il demanda à Dieu de l’accepter avec miséricorde”. Il passa ces 30 dernières minutes de vie à étouffer au bout d’une corde, la pendaison ne lui ayant pas cassé la nuque comme prévu. “Les juifs n’avaient-ils pas tué le Christ par le passé ?” Et lui, par son action n’avait-il pas servit le christianisme dans son acte de purification et de rédemption ?”

Comprendre la Pologne sans percevoir l’impact de cette religion et son “antisémitisme”, de son “racisme” envers les non-chrétiens est à mon sens une chose totalement impossible. Que les Polonais n’aient pas adhéré au nazisme est un fait. Mais qu’ils aient vu dans le nazisme une façon de vider leur pays de la population non catholique en est une autre. Et de cette cause à cet effet, il n’y a qu’un entrechat à franchir.

J’ai la sensation que ce pays se voit comme un nouveau Vatican en plus chrétien. Et qu’au final, la mort de ces 3 000 000 de juifs l’a “arrangé plus qu’autre chose. Pour eux ce conflit mondial ne fut qu’un “moindre mal qui purifia le pays”. Parenthèse sovitéique entre les deux... Ce sentiment que j’ai eu en Pologne se résume bien en une phrase de Hans Franck ; “Tous le monde suivait une règle, une règle très stricte ; faire son travail et ne pas se mêler de celui des autres, ni de parler avec eux”.

En cela, il me semble que la Pologne fut un beau petit moteur à Histoire ou plusieurs enjeux s’affrontèrent et où ce peuple “sans Histoire”; ce qui en soit n’est pas vrai, la réalité est toujours plus complexe et arborescente que les mots ; s’accommoda des crimes de cet homme vivant en Empereur dans le château de Wassel, organisant de somptueuses fêtes, jouant du Brahms, du Bach ou du Max Reger... tout en se fichant de Wagner qui était selon ses dire “un escroc musical” dont le succès dépendait simplement des thèmes qu’il mettait en musique.

“La banalité du mal” propre à Hannah Arent s’incruste totalement dans ce lieu ; ses pierres, ses salles et pour moi par extension la vie de Hans Franck et du roman de Jonathan Littel. Je ne peux poses un pas sur une pierre de ce château sans me dire que Franck y est passé. De voir des murs usés par le temps sans me dire que là, des gens comme moi, sans rien, sans histoire se sont fait fusillés.

Le Château de Wassel est à jamais marqué par cela. A l’époque médiévale, les bâtisseurs de cathédrales gravées sur la dernière pierre de l’édifice leur nom. Pour moi, Hans Franck a entièrement marqué de son fantôme le lieu. L’imaginant sur cette colline de 228 mètres, culminant la ville, surplombant le pays, assis sur le trône de Sigismond 1er dans la salle des Rois, aller prier dans la cathédrale du château... uriner en étant ivre dans le jardin à fleurs ou sur un rempart. Ce prendre pour un César alor qu’il n’était qu’un avocat sans grade militaire que l’Histoire a placé là à ce moment-là...

Il est pour moi dans le château une sorte de limbes qui erre dans l’Histoire de ce lieu à la fois merveilleux et fascinant... tout en étant paradoxalement effrayant et apeurant.

Lors d’une conférence, Jonathan Littell explique le plus simplement possible que son narrateur, Max Aue ; n’est autre que lui. Son double qu’il a transporté dans cette époque et en Allemagne. Qu’en plongeant son personnage dans cette période, il a essayé de percevoir pour mieux le comprendre l’origine du mal qui hante tout être humain. Littel parle même par la voie de son narrateur, Max Aue ; “de frères humains”.

Il faut s’en remettre, se conforter “à la vérité effective” des choses que l’on voit et pense ; et non aux imaginaires qu’on s’en fait. Et en soit, la réalité est toujours pire. Quand on parle de Cracovie et d’Histoire, on voir immédiatement Auschwits. On ne pense pas forcément Hans Franck et le château de Wassel.

Dès sa jeunesse, Littell a fait de l’humanitaire. Il en a tiré de son livre des vérités humaines difficilement palpables ; dans le sens où elles forment l’essence même de l’être humain tel qu’il soit, mais des vérités qui confrontées à la réalité du moment ou il écrit ; ou j’écris ; sont difficilement critiquables sans tomber dans une forme de négationnisme ou de révisionnisme insurmontable / invivable pour quiquonque cherche à la façon d’Adam et de dieu dans la chapelle sixtine ; d’effleurer en espérant la toucher ; la vérité.

Du 17 janvier au 02 février 2012 il vécut dans la ville d’Homs en Syrie ou par le journal “Le Monde” il écrivit cinq articles décrivant la vie dans cette ville en état de guerre. La guerre, la destruction, la survie d’un pays ; parallèle tangible et troublant avec l’Histoire du pays que nous allons visiter ; la Pologne. Litell, moi et Florence sommes allés dans ces pays pour des raisons différentes, totalement étrangères, voire contradictoires.

Littel voulait témoigner d’une guerre civile ; Florence se détendre et vivre dans une autre ville et une nouvelle culture ; quant à moi ; comprendre comment et pourquoi une réalité donnée à un moment T, pouvait être totalement différente au même moment T mais dans un autre endroit. Pour illustrer cela, deux faits identiques nous sont arrivés à nous trois à un moment T dans des lieux différents. Le premier, d’une banalité affligeante fut l’’envoie par notre opérateur téléphonique d’un message de bienvenue dans le pays dont nous étions l’hôte. Comme par magie, notre “offre OPEN 40Go Fibre” faisait elle aussi du voyage... et cela sans rien lui demander. Avec en fin de SMS un laconique “Bon séjour...”, comme-ci le séjour de Littell en Syrie allait être “bon”.

Le second, plus pernicieux à percevoir est l’impact de l’Histoire vécu au contact direct de ces pays. En Pologne, on est écartelé entre l’Allemagne à l’Ouest et la Russie à l’Est. Etre polonais de l’Est n’est pas pareil qu’être polonais de l’Ouest. En Syrie, Littel a été plongé directement dans l’Histoire. Il a vu les invisibles, ceux qui dans ces guerres meurent sans que personne, ormis leur famille s'ils en ont une, ne les voient...

Avec Cracovie on a croisé pas mal de fantômes ; le trou d’un Vortex ou des pans de l’histoire de la Pologne était avalé. Rien ou peu sur la période soviétique, et un rejet de l’autre... comme-ci l’étranger allait par sa présence condamnée l’image que la Pologne veut donner l’elle-même. On en parlera plus tard, l’agression d’un Pakistanais, comme cela, parce qu'il n’était pas du genre caucasien...Là ou Litell voyait des musulmans se déchirer en guerre civile ; Florence et moi nous avons vu des zones où des fantômes provenant d’autres parties de l’Histoire se croisaient et se baladaient. Et cela, sans que les vivants qui pourtant sentaient leur présence, ne facent le moindre effort pour les voir, ou simplement les aider à quitter leurs Limbes.

Les témoignages qu’il a recueillis lors de son séjour en Syrie sont une longue glissade terrifiante dans l’horreur. Les gens qui se sont ainsi confiés à lui sont à mon image. Ils avaient perdu leur passé. Ils craignaient leur présent et surtout, ils se sentaient sans avenir.

“Depuis le début, le passeur sa grosse barbe, fendue par un sourire malicieux, on m’appelle Al-Ghadad ; “la colère”; alors que je ris tout le temps […] Quand ça a commencé nous racontât-il plus tard, “J’étais sur le point de me marier, j’avais le choix ; la Révolution ou le Mariage.

“La colère lui sert de guide et il garde juste à côté du volant de son Pick-Up une grenade prête à être dégoupillée. Pas question comme il le dit d’être prit vivant. La Révolution ou alors la mort en “mariage” en sommes. Comme pour Hans Franck en Pologne, Littel se rends compte que le peuple syrien à été élevé comme dans un poulailler. “Tu as le droit de manger, de dormir, pondre, et c’est tous”. Il n’y a pas de place pour la pensée. Lisant cela, me plongeant dans la Pologne, je ne peux que faire un parallèle avec mon pays d’origine. Je n’ai pas de télévision chez moi, je ne voulais pas d’enfant, je n’aime pas travailler... juste manger et dormir... et içi par ces mots essayer de développer une pensée. La vie est comme l’existence, juste étrange.

Litell a aussi interrogé des “médecins” servant le régime et qui avaient désertés, de force ou de grès, pour rejoindre la résistance. Ils étaient sans pitié pour qui apportait de l’aide aux blessés ; civils ou partisans. A l’hôpital militaire, les soignants reniés eux-mêmes leur “serment“ d’Hippocrate et ils devenaient sans difficultés, comme on retourne un gant, eux-mêmes tortionnaires. Leur cervelle chavirait et hypocritement ils se mettaient à aider, contrer Charon comme ils l’ont compté à Littel.

Leur rôle était clair. Ils accompagnaient les séances de tortures pour s’assurer que les personnes ne mourraient pas ; et qu’elles allaient pouvoir voir leurs tortures se prolonger. Cela dans le but de les interroger le plus longtemps possible sans pour autant être sûr d’obtenir d’eux des informations. Et encore, il indique que les témoignages recueillis l’ont été sur des médecins qui respectaient un protocole établit par le régime en place ; cela avant que la guerre n’explose e totalement trois jours avant son départ de Homs. Le protocole était simple ; en premier lieu, maintenir en vie la personne le plus longtemps possible ; homme, femme ou enfant... Ensuite, comme tout bon médecin, lui apporter des soins pour qu’elle ne perde jamais connaissance. L’utilisation de psychotropes comme le valium, la chlorpromazine où l’alcool à 90° permettaient de déséquilibrer aussi bien physiquement que mentalement ces victimes afin de leur faire perdre raison et parler avec ou sans sens de choses qui au final avaient peu de valeurs. La chlorpromazine surnommée “camisole” chimique associée au valium ; aux coups de bâtons, aux yeux bandés, aux coups de fouets, à l’électrocution des parties génitales masculines comme féminines, rendaient littéralement les personnes soumises à ces traitements si je puis l’écrire, dans un état abstrait de folie. Rien ne pouvait sortir de cette réalité faite de chimie et de violence. Un tableau vivant de Jérôme Bosch ou de Brueghel l’Ancien. La beauté en moins et la réalité en plus. Si le torturé s’évanouissait ou (sic...) il était jugé en état de “danger de mort” par le médecin, ce dernier devait le signaler sur un rapport et attendre que le militaire coordonnant l’opération le signe ou non ; selon la valeur du détenu.

Des médecins ont filmé cela avec leurs téléphones portables. Comme le dit Littel ; “à Homs chaque téléphone et un musée des horreurs.” A Cracovie pour celui qui sait ou veut voir, je ne dis même pas savoir ; chaque pas dans les rues portent en eux des souvenirs d’autres horreurs aussi traumatisantes.

La ville fut bombardée et les “protocoles” jusque-là, cruellement établis ; avaient dû être eux-mêmes dépassés. Civils, combattants, rebelles, résistants ou partisans ; ces mots, ces noms communs perdaient leurs sens. Juste des morts avec des vivants qui vivaient entre les fantômes. Littel a aussi indiqué que les gens qu’il fréquentait là-bas avaient été presque tous tué et que lui, à trois jours prêts ; aurait pu faire parti de ce massacre

Un de ces jeunes ; Taha avait été abattu par un sniper alors qu’il coupait du bois le soir pour chauffer ; faire la cuisine dans la maison. Selon son père, il a dû utiliser son portable pour s’éclairer et sans accident ni hasard il est mort du bout de ces dix années de vie. Il aura vécu 3 500 jours, soit moins que Hans Franck le temps de son procès.

Ceux qui pensent que l'Histoire n’est faite que par des individus ; des chefs d’Etat et non pas les masses sont dans l’erreur. Sans masse, sans population qui suit le mouvement pas de guerre. Sans antisémitisme de la part des polonais, Hans Franck était chez lui. Ce que dit Hobbes il y a 700 ans est toujours d’actualité ; “L’Homme est un Dieu pour l’Homme et l’Homme et un loup pour l’Homme.” Cet écrit fait en exil à Paris en 1641 indique que l’homme est avant toute chose libre et de ce qu’il fait, et que le Loup que crée l’Homme, est l’Etat dans lequel l’Homme décide lui-même de vivre.

Il parait qu’il a existé des époques où il n ’arrivait rien. L’Histoire c’était pour les autres. On pouvait rester sur le bord, laisser couler. Mais, aujourd’hui, il arrive quelque chose à tout le monde. La guerre en Ukraine fait monter le prix de la moutarde comme de l’essence. Notre époque est ains. Le Zlotis en arrivant été déprécié ; en janvier 2022 ; 6 mois avant notre arrivée ; l’inflation avait été de presque 10% en Pologne, la chute de la monnaie s’expliquant par la proximité géographique du conflit.

Sans être économistes ont peu aussi comprendre que de fait les exportations vers ces pays en guerre se sont stoppés du jour au lendemain ; et que les grands gagnants du chaos propre à cette région furent les touristes qui y virent les prix baisser de façon rapide et drastique. Cyniquement ; c’est le moment d’investir dans l’immobilier en Pologne... Notre époque est ainsi sans refuges. Les gens d’ici se croient préservés de tous. Ils sont assurés contre le vol, contre l’incendie, les enfants, les accidents d’auto ; mais ils ne sont pas assurés contre l’Histoire. L’Histoire les a délogés de leurs bonheurs, jetés dans la nuit, la faim et la merde. C’est cela notre part d’Histoire.

Alors l’Homme... Alors la vie... la mort... si la Pologne et Cracovie sont à 1 400 kilomètres du front ; faut-il s’étonner que 70% des touristes y aient ainsi disparu et que les 30% restants ; s’y sentent ; même si dans leur pays d’origine ils ne sont pas riches ; comme des nantis ?

Lorsque l’on est touriste, on relativise tous cela. On n’y pense pas. On pense repos et vacances. On pense monument ; on pense soleil et alcool bon prix sur les terrasses du Rynek.

En voyage on ne perçoit pas dans notre mental les massacres qui ont un à un bâtit le pays que l’on visite comme ceux qui marquent actuellement l’Ukraine ou la Russie. Cette guerre sera présente dans Krakow ; mais même sa présence portera des absences. Cela sera troublant et au final ; leur non-présence en dira beaucoup sur l’Histoire de ce pays et la perception qu’en ont ses habitants. Machiavel est un des premiers à avoir vu la politique comme un jeu de passions et d’intérêts animant des forces opposées.

La Pologne n’échappera pas à cela.

Lors d’un précédent voyage professionnel dans la ville de Pinczow au nord de Krakow ; un chef d’entreprise ou mes élèves travaillaient ; m’avait confié qu’il était content de cette guerre. Le zloty était en déflation ; donc il pouvait vendre plus de produit à l’U.E. qui elle payait en Euros alors que lui payait ses employés en monnaie locale.

L’arrivée massive des réfugiés ukrainiens l’arrangeait aussi. Par rapport aux ouvriers Polonais ils étaient moins payés par rapport aux ouvriers Polonais et cerise sur le gâteau ; ils ne réclamaient qu’une chose ; retourner chez eux ; et donc ne pas rester et émigrer en masse, une fois la guerre terminée dans leur pays. Son mot” avait été “War is Business”. Ceci dit, même Florence et moi, les 30% de touristes restants, nous bénéficieront de cette guerre. Et nous serons dans un lieu diffus ; hors du temps et de son Histoire. Jamais nous ne nous sommes sentis en danger ; jamais nous n’avons eu peur pour nos vies. Et les manifestations pro-ukrainiennes ou celles des nationalistes d’extrême droite, sont passées sur nous comme un souffle de vent. “Le fascisme n’est pas une opinion politique ; c’est un symptôme”.

Et la montée de l’extrême droite dans ce pays aux portes de la guerre en est un des symptômes des plus inquiétants.
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Message par Le Don qui Chante Mar 22 Nov 2022 - 23:16

Depuis que l’on sait que l’on va partir en Pologne nous dormons peu. Aucune inquiétude malgré ce que j’ai déjà exposé les pages précédentes ; non ; plutôt une forme de “saine excitation” ; d’envie de découvrir l’autre, sa vie et son monde.

On parle de mondialisation mais il y a toujours autant de cultures et de langues. Florence ressent l’anxiété à sa façon. Elle dort peu et tous les jours à sept heures du matin elle est debout. Même en vacances elle garde son rythme du travail ; elle n’arrive pas à le casser. Elle pense aussi que son organisme manque de fer, ce qui expliquerait pour elle sa fatigue et ses chutes de tension. Moi c’est l’inverse ; j’ai un médicament contre l’hyper-tension. Les opposés s’assemblent-ils ? Elle s’inquiète aussi pour une pseudo-rosacée ou encore la perte de ses cheveux. On a les problèmes qui nous arrangent. On somatise dessus et on les cultive en toutes saisons comme un petit jardin secret. Non, elle ne perd par ses cheveux comme elle n’a pas de rosacée. C’est juste comme ci il lui fallait obligatoirement des choses négatives afin de faire taire le soleil qui brille en elle et qui luit par ses yeux. C’est ainsi. Idem pour son divorce, elle s’en remet lentement mais elle a la sensation d’avoir été planté là par un taxi qu’elle ne voulait pas prendre ; aux Lisières de sa vie. Et pour le coup, cela tombe bien, elle comme moi on prend le temps le même avion pour nous rendre aux lisières der l’Europe. Le temps passé là-bas va effacer ces Lisières et nous allons tous les deux rejoindre le centre la ville et de la vie. Il y a peu ; elle m’a dit que Céline, la nouvelle compagne de son ancien mari ; avait touché le “gros lot”. Je ne m’offusque pas de cela, je ne me sens pas comme étant un lot de consolation. Plutôt si je suis un lot ; un lot de réparation. Et on s’est mutuellement réparés ; elle et moi. Pas les mêmes maux ou blessures ; mais elle a cicatrisé chez moi des plaies comme chez elle, j’ai réinsufflé des envies de vie.

Les émoticons devraient entrer dans le dictionnaire même si cela serait compliqué d'utiliser sur le scrabble. Ils rendraient un texte plus vivant 😉 ; plus brut 🤒. Dans une autre vie Florence a eu trois enfants. Comme elle aime à le dire, elle a passé 27 mois de vie enceinte. De mon côté quand j’allume Steam (une plateforme de jeux-vidéos), je m’aperçois que j’ai passé 456 heures de ma vie, 19 jours ; deux semaines et 5 jours... sur un jeu vidéo ou la réalité était toute sauf réelle ; virtuelle. Lutter ainsi contre la dépression où comme ici ; passer 5 heures par jours depuis un mois à écrire... 150 heures... 6 jours et quelques heures. Et encore, à l’heure où je tape ce mot sur l’ordinateur, les 150 heures ont été plus que triplées...

En toute franchise je ne perçois pas dans ce temps passé utilement / inutilement un temps plus intelligent ou plus important que l’autre. Là, nous allons passer sept jours en Pologne : à choisir entre les 19 jours de jeu vidéo ou les 6 jours d’écriture, je ne s’aurai que dire. La Pologne va alimenter l’écriture et donc créer un temps nouveau. Tous comme dans un autre jeu vidéo je prendrai le rôle de Sigismond 1er pour revisiter l’Histoire. Où est la folie et où est le réel ??? Tout est lié. Le temps qui passe inutilement comme celui qui passe intelligemment. Au final ce n’est qu’une question de point de vue. Florence doute constamment d’elle. Elle n’a pas conscience de sa valeur. Mais là je m’avance pour elle. Elle est trop intelligente pour que je puisse ici, écrire, percevoir une once de cela en elle. Je n’ai pas assez de talent ou de mots pour la décrire-t-elle qu’elle est. Le plus fou en cela est que de sa brillance elle ne voit rien. De Louis en passant par Simon et en arrivant à Paul ; elle a enfanté trois individus qui du haut de leur moins de 21 ans, sont bien plus matures que certains adultes qui parasitent nos vies.

Florence et moi on s’est rencontré par accident un 1er octobre 2016 lors d’un concert de Radio-Elvis et de Ben Mazué en première partie. Beaucoup de couples ont une chanson à eux, nous on a un concert. J’avais eu une place gratuite et j’étais en phase dépressive. Depuis deux mois et quelques jours, j’étais en arrêt de travail. Drôle d’expression. On aurait pu dire “pause de vie” ou encore au repos. Au premier regard, je ne sais pourquoi, j’ai percuté qu’elle était comme le “Costa Concordia” lorsqu’il voulut frôler l’ile de Giglio. Pas encore tout à fait échouée, pas tout à fait sauvée. Mais dans ces yeux, j’ai vu qu’elle avait cette étincelle de vie et de folie. Le genre de regard qui d’un clignement de pupilles sait mettre le feu à des barriques de poudres. Et il faut dire qu’à l’époque j’étais à moi seul l’Arsenal de Woolwich. Que j’aime son regard. A l’époque donc j’étais là, poussé par un vent qui souffle. Vent qui aurait pu me mener à l’Est, au Nord ou au Sud. J’étais déjà bien à l’ouest... Nos premiers furent d’une banalité plus que futile. Ça a débuté quand j’ai commencé à lui proposer de manger un crocodile en gélatine Haribo que j’avais comme cela dans mes poches. Vu l’état et l’hygiène de mes poches, elle a refusé. Ma vareuse militaire hongroise avait peut-être du chic avec sa couleur vert kaki et ses épaulettes, mais non... J’étais à l’époque un inconnu parmi les inconnus. En plus j’étais énervé car elle et ses amies étaient arrivées en retard. C’est Isabelle qui lui avait donné la place à côté de moi. Effet papillon. Quand j’y repense cet énervement était totalement idiot. Heureux d’écrire ces lignes et de revivre cet événement comme on se revisionne un vieux film ou que l’on se met à réécouter une musique que l’on pensait oubliée. Le théâtre de Caudry n’était pas plein. Isabelle et l’autre femme étaient en bas à gauche alors que nous, nous étions en haut à droite. Hasard qui me mit mal à l’aise, dernière nous se trouvait un collègue de travail avec sa femme. Concert de couples. Ben Mazué commença son tour de chant ; je ne le connaissais pas. Puis ce fut Radio Elvis. De la pop française assez douce et sensuelle pour une première rencontre. Pas d’emphase à la Aragon ; à la Constant ou à la Stendhal. Non, juste une banalité réelle avec une part de mystère et une autre de manque de hasard. Rien ne prédisposé notre rencontre et par la suite notre amour. Le hasard ; j’avais donné la place à sa copine Isabelle et c’est elle qui par hasard avait choisi pour elle, le fait, de s’asseoir à mes côtés. Voilà pour le côté pile de la pièce. Le côté face était que c’était elle qui avait ce soir-là voulu sortir avec sa collègue. Elle était entrain de divorcer, moi je l’étais ; et elle voulait “se laver la tête” de tous les problèmes qui vont avec ce genre d’événement. En l’écrivant je me dis qu'autre fait hasardeux sans l’être ; ses enfants étaient ce soir-là chez leur père. Comme quoi une rencontre, cela ne tient à rien. Je suis plutôt de ceux qui disent que cela ne sert à rien de réfléchir à ces causes et incidences ; que cela ne fait que mettre le feu à la forêt de la tête... Trop risqué et l’on peut se prendre les pieds et en un entrechat basculer dans la folie. Le concert prit fin et je pense que personne ne désirait réellement rentrer chez soi. Que l’ont désiré pousser un peu plus loin la nuit de cette soirée. Fatalement on a ainsi atterri dans un café. Florence fut la seule avec moi à commander une bière. Les dés étaient jetés ; on venait sans le savoir de franchir le Rubicon. Petit à petit le hasard s’est effacé. En réalité, je ne crois pas au hasard ; à la limite aux incidences de la vie ; rien de plus. La rencontre entre un rayon et une surface. L’autre incidence fut notre douleur cachée sous une fausse pudeur. Et il est fort semblable que c’est à ce moment, à cet instant que nous avons décidé de devenir amants.

On a eu dans nos rencontres des silences. On sait quand on est avec une personne avec qui l’on peut vivre sa vie ; juste quand par le corps, on peut supporter la présence de l’autre dans ses silences. Le silence voulu est un luxe que peu de couples peuvent s’offrir sans que l’un des deux le casse et qu’une engueulade s’engage.

“D’abord quand on n'a pas l’occasion de se rencontrer souvent, on peut pas s’engueuler ; et c’est déjà beaucoup de gagné.” Céline se trompe. Il prend le problème à l’envers. Quand on se voit et qu’on s’engueule tous le temps ; à quoi bon continuer ? Les enfants, le crédit de la maison ; la peur d’être seul; … rien de cela est vrai. Certains se rencontrent même juste pour s’engueuler. Le but ; qu’un des deux prenne le dessus sur l’autre et qu’il ne le réduise qu’à un corps ; une fonction. Et je sais de quoi je parle. Cela s’applique au travail. “Quand on pas l’occasion de rencontrer souvent celui qui se prend pour notre supérieur hiérarchique ; on peut pas s’engueuler ; et c’est déjà beaucoup de gagné.” Sauf qu’au taff, y a aussi les autres ; les collègues que l’on ne peut pas éviter.

Et là, je sais que Florence en lisant ces lignes va dire “c’est affreux un couple qui ne se parle pas”. C’est faux !!! Artaud le dit ; “Tous vrai langage est incompréhensible”.

Le corps a ses implicites et ses incidences on y revient. On peut se parler par le silence. Et je vais livrer un secret sur le papier. Il m’arrive la nuit de me réveiller et de rester juste quelque temps, là, à la regarder dormir.

Quand elle se sent bien, elle dort les bras croisés sur sa tête. Qui d’autre fait cela ?

C’est ainsi. Là elle est réveillée comme moi à la même heure. On a peur de louper notre envol. De mon côté c’est l’inverse, je ne dors plus. Sur trois jours je n’ai dormi que neuf heures. C’est en soit invivable pour l’autre. On est dans le lit comme dans un cercueil. Quand l’autre se lève, vit la nuit et perturbe le sommeil de sa compagne qui en soit ne peut se reposer... c’est invivable.

Cela cause des crises et des décalages compréhensibles. Depuis que j’ai été interné et que j’ai un traitement contre cela, mais j’en parlerai plus tard care pour le moment je ne m’en en état de cracher ici, sur le papier cette partie du récit, cela va beaucoup mieux. Quoiqu'il en soit, à l’époque par moment je ne prenais pas volontairement mon traitement. Cela créé en moi une hâte, une excitation folle qui faisait que je ne dormais pas et que je trainais encore sur l’ordinateur à chercher des choses à faire à Kracovia. Comme-ci on pouvait s’ennuyer dans cette ville... Le jour même de notre arrivée, le Wisla Krakow a un match à domicile. C’est un club de foot local. Je regarde le prix des tiquets ; 40 zlotys l’entrée ; c’est donné. Ce club a une histoire dans la ville et je me dis que cela sera marrant de commencer la visite de la ville par ce genre d’événement incongru. Débuter la visite d’une ville inconnue comme Cracovie par un match de foot est à la fois une chose déroutante et importante. Cela permet de prendre le pouls du pays ; de capter en condensé son “âme”. Je ne sais même pas contre quelle équipe ce club va jouer. Le match aura lieu à 17h30 au stade Henryck Reyman. Ce nom est celui du plus célèbre attaquant du club. En 23 ans, il a marqué 422 buts en 437 matchs. Il n’a connu que e club et pendant la Première Guerre Mondiale ; il fut lieutenant-colonel de l’Armée Polonaise. Actuellement ce club très célèbre en Pologne végète en division deux. 33 000 supporters peuvent s’y réunir et ce stade ressemble à un théâtre moderne. Le Wisla Krakow tire son nom de la Vistule ; Wisla en Polonais et il marque aussi l’histoire de la ville. Ces supporters sont surnommés “l’Armée de l’Etoile Blanche” ; car même si pendant les années soviétiques il était dirigé par la milice citoyenne du Parti Communiste, il avait décrété de garder son indépendance et son originalité avec une étoile blanche comme blason. Ni à l’Ouest, ni à l’Est. Une étoile blanche sur un maillot rouge. Avec le Legia Varsovia au nord, ce club est un des plus détesté de Pologne. On est loin de nos Paris / Marseille. Le L2gia a été créé vers 1915 par des soldats polonais qui revenaient de permission alors que le Wisla a plus été structuré après-guerre par des dirigeants communistes. C’est l’affrontement Nord / Sud. Cracovie a été la capitale de la Pologne pendant 600 ans, alors que Varsovie ne l’est que depuis 400 ans.

Comme j’essayerai de le montrer par les morts, l’ambiance y a été exceptionnelle. Les tribunes polonaises sont un monde à part. La puissance vocale des chants ; leur art de la contestation et une chose unique ; que l’on ne peut vivre que là. Ayant vécu des matchs en Europe, surtout en Angleterre ; je peux vous dire que les supporters polonais m’ont stupéfié. Autant par leur obéissance et ordre dans des queues interminables pour acheter son tiquet, que par leur anarchisme organisé une fois à l’intérieur de l’enceinte. Sur le net j’essaye de commander les billets. C’est compliqué. Comme il y a beaucoup d’hooliganisme en Pologne, il faut en plus du prix, s’acquitter d’une “licence administrative” propre à chaque individu pour entrer dans le stade. Chaque tiquet est nominatif et je dois entrer les numéros de nos cartes d’identité pour obtenir le fameux sésame. Renseignement prit ; en plus de l’hooliganisme, l’alcoolisme a fait que par le passé des matchs ont été arrêtés par des bagarres et qu’on a déjà dénombré des morts à l’arme blanche. Sans parler des saccages autour du club. En entrant mon numéro de carte d’identité, je me trompe sur les derniers chiffres... je ne peux donc commander les billets à distance... Il faudra donc les acheter là-bas. Ce qui sera encore une autre histoire à vous conter.

Déjà par le passé je m’étais rendu à Kielce ; une ville au nord de Cracovie. J’accompagnais des élèves ev Erasmus. Sans savoir pourquoi, je me suis acheté le maillot de e club inconnu qu’est le Corona Kielce. Là, j’aspire à la même chose. Le prix du maillot est abordable ; nous verrons là-bas. Son étoile blanche sur fond rouge résume pour moi toute l’histoire de cette Pologne que je vais découvrir. Je veux surtout partager ce moment avec Florence.

En écrivant ces lignes ; un regret me vient. C’est à elle que j’aurai dû acheter ce maillot ; chose incongrue et imprévisible ; propre à ma personne. Enfin ; je me rattraperai dans le Rynek comme vous le verrez plus tard. Il est cinq heures du matin, on se lève dans deux heures, je monte me coucher. Cette histoire de club de football me travaille. Moi aussi j’ai joué au foot. Dans un petit bled paumé. Un vieux chêne découpé en trois troncs annoncé l’entrée du village. Ce bled ; Séranvillers-Forenville n’était qu'une rue ; pardon une route ; celle de Guise.

Rien d’autre ; on ne s’y arrêtait pas. Et encore avant il y a trente ans ; un café faisait la jonction entre les deux rues du village. Depuis il a fermé et “Euréka Conseil”, une société d’assurance a pris sa place. Séranvillers-Forenville est un lieu fantôme. Je me retourne dans le lit, je ne trouve pas le sommeil. Je repense à cette route ou on ne faisait que passer. Et pour y passer, j’y ai passé énormément de temps. On avait une sorte de pâture ou à coup de peinture on définissait les limites d’un terrain de football. Rien à voir avec l’Henryk-Reyman Stadium. Je peux l’avouer ici, je n ‘ai jamais aimé le football. Mais là. Comme dans les tribunes à Cracovie je me sentais vivant. Et les yeux fermés dans le lit ; je voyais passer des pans de ma vie.

Comment les gens se rencontrent ? Par des lieux... Et sur ce terrain couvert par des trous de taupes des amitiés se sont forgées et d’autres se sont dissoutes. J’ai toujours eu le sentiment d’équipe et je ne me suis jamais senti supporter. L’un ou l’autre c’est faux, cela n’existe pas. On s’associe à des gens qui eux se dissocient de vous ; ou pas, selon encore les lieux et les événements de vie qui vous y portent. Pourtant sur ce bout d’herbe ; on était onze ; puis seize avec les remplaçants ; puis trente-deux avec l’équipe adverse ; puis trente-cinq avec les arbitres ; trente-six avec le délégué de terrain ; en tous une cinquantaine de personnes avec les badauds qui passaient voir le match. Cela a duré longtemps ; de 1997 à 2016 ; avec des intermittences pour cause de déménagement en pays Dunkerquois ; ou là dans un nouveau lieu, j’ai rencontré de nouvelles personnes... A peu près vingt ans de ma vie. Joueur, puis ensuite quand mes problèmes de santé sont apparus ; arbitre. Cela marque une vie. Un vieux préfabriqué abandonné servait de vestiaire et de lieu de stockage de matériel. Pas de douches mais un peu de chauffage en hiver. Et ce sentiment d’être, de participer à quelque chose. Une chose sans sens mais qui portait en elle un but ; celui de marquer. J’en ai pas marqué beaucoup de buts ; mais cela me suffisait. Entre poésie et effroi, la vacuité de cet espace infini m’effrayait. J’ouvre les yeux dans le lit. Florence dort encore. Je me revois là-bas, une chaine est tirée à l’entrée du stade. Elle m’empêche d’y entrer. Une poubelle est renversée par le vent. Je ne sais pas si je rêve ou si c’est la réalité. C’est cela que je cherche dans les stades de football. La vacuité de l’acte et la poésie du lieu. Oh je sais, je suis bucolique. En Pologne la chose s’inversera. Entre les escaliers en béton gris du ’Henryk Stadium et le terrain vague de Séranvillers, je ressentirai en moi une forme de poésie du lieu et un effroi devant la masse de supporters présents lors de ce match. Cela dit ; des similitudes apparaissent entre ces deux opposés.

Sans être, sans humains il y a une idée de mort en ces lieux. Et une pulsion de vie. On y est attiré comme des mouches sur du miel. Camus a raison, c’est un théâtre ; une catharsis ; avec ses héros et ses victoires. Peu importe le niveau du club. La communion est aussi présente ; le chœur des tragédies antiques est là. Les supporters hurlent, chantent, agissent et interagissent avec le match constamment. Il suffisait qu’un joueur fasse une erreur ou réalise un exploit pour que l’absurde prenne sens. Pour que la poésie dépasse l’effroi. En Pologne, les chants, les cris, les jets de papiers hygiéniques sur le terrain grondaient dans le stade et composaient selon l’action des joueurs le rythme de la pièce de théâtre qui se jouait devant nous. A Séranvillers, rien de cela. Juste une fraternité du lieu et un effroi dans le jeu. La peur de perdre et par perdre, perdre le sens de se retrouver là en short avec un ballon, sous la pluie un dimanche après-midi... Mais je m’égare encore de ce dont je voulais parler. Notre stade n’avait pas de nom et collectivement on l’avait nommé stade “Paul Préboit” ; du nom d’un acteur ringard des années cinquante à quatre-vingt. Une grande carrière à l’image de Henryck Reyman. Si Reyman était lieutenant-colonel lors de la première Guerre Mondiale, Paul Préboit pendant la Seconde Guerre s’illistra en se produisant dans les brasseries marseillaises et les hôpitaux en pastichant les chansons de Fernandel et de Noël-Nöel. Un héros à la française. -En 1982, il participa au film de Robert Hossein “Les Misérables” comme encore la même année à celui de Robert Thomas “Mon curé chez les nudistes”.

Cela nous collait à la peau ; étant donné l’essence du lieu et du cirque théâtrale auquel nous participions chaque dimanche après-midi.

Je me retourne toujours dans le lit, pas de sommeil. Maintenant que j’écris cela en 2022, le Wisla Kracovia est neuvième de son championnat alors qu’à Séranvillers, il n’y a plus d’équipes d’adultes. C’est juste redevenu un terrain vague couvert d’herbe et de trous de taupes, que je regarde les yeux fermés et ou je ne vois que des fantômes.

Frédérique, Xavier, Raphaël, Nicolas, Hervé, Yann ou encore Christophe. Des prénoms que je pose au papier mais qui à l’heure ou je conte ce texte n’ont plus de consistance en moi ; ni pour le lieu.

Ils vivent surement encore mais comme le lieu ne réunit plus ces êtres, il a perdu de son sens ; de son rythme de vie. Le Stade Henryck-Reyman acceuille en moyenne neuf-milles personnes ; à Séranvillers derrière le stade ou a bâti un quartier pavillonnaire d’une dizaine de maisons abritant une quarantaine d’individus. Un jour, le terrain de foot sera lui aussi avalé par le béton. C’est un peu comme cette histoire de boite de nuit que l’on a voulu construire dans les années deux milles à
Oswiecim ; ville ou se trouve Auschwitz. On connait le lieu ; les camps, mais on oublie l’essentiel... le passé et l’Histoire. Et que c’est une ville ou la vie continue. Et que comme le reste évolue avec son temps et son époque. Qu’est-ce que c’était la Révolution, la création des Pyramides, les Croisades ou plus encore la Seconde Guerre Mondiale. On connait les événements et les lieux mais ou a oublié les gens. Qui peut me citer le nom de vingt personnes ayant battis les pyramides, comme cela, de tête. Ou encore de vingt civils qui se sont fait tuer pendant les croisades juste parce qu'ils étaient là, au mauvais endroit, au mauvais moment... Et comme le reste, ces lieux évoluent avec le temps et leur époque ; ainsi qu’avec les gens qui s’y trouvent. Des choses que l’on pense contrôler ; comprendre mais qui nous échappent totalement.

La nuit passe enfin et le réveil sonne. Il est cinq heures du matin et on est comme deux boxeurs prêts à monter sur le ring. A l’origine Florence voulait prendre sa voiture et la laisser sur le parking de l’aéroport. A Lesquin le lieu est sécurisé. Mais la sécurité à un prix ; cinquante euros pour la semaine. Le véhicule est amené, garé et stocké là ; au milieu d’une autre multitude de véhicules et de caméras. Il ne bouge pas ; il est gardé le temps que les touristes facent “leur Tour” et reviennent une fois cela terminé à leur véhicule, qui lui, n’a pas bougé ; voyagé. Comme de rien ; comme-ci la vie, le voyage qui avait débuté là devait lui aussi se terminer là.

Aventure, escapade, tourisme, voyage, vous voyez je mélange les genres. Dans mon esprit une typologie s’opère. Le touriste n’est pas un voyageur qui lui-même n’est pas un aventurier. L’escapade elle, peut se lier à tous cela selon les humeurs du moment. Je pense mais je peux me tromper que Florence se voit comme moi ; l’âme voyageuse ; de celle qui s’offre une escapade pour sentir la vie couler en elle. Je ne suis pas aventurier, je sécurise à minimum par mes recherches les lieux, les endroits à visiter dans ce lieu inconnu. Il l’est ; inconnu dans le présent mais dans l’abstraction ; je vois déjà en fermant les yeux des cartes et des lieux se dessiner. Je vois aussi une Histoire sur ce pays s’écrire en Moi. Reste à vérifier si ce fantasme est réel. La vérité n’est ni blanche ou noir, même pas grise. Elle ne se définit pas en une couleur, elle est kaléidoscopique. Je fantasme et projette ce que je sais de géographie, de sociologie, de culture et d’histoire sur ce pays en moi. Vivement le départ en avion même s'il me fait peur et sa confrontation avec la réalité.

Si l’âme d’aventurier me tente, je me sens trop faible pour entraîner Florence là-dedans. Quoi qu’il en soit, selon le terme utilisé, je sais que cela sera une réussite et une forme “d’ode à la joie” pour nous deux.

Vers les cinq-heures trente du matin on charge ma voiture de nos valises et on file chez mes parents qui nous attendent à dix-sept kilomètres de là Il est six heures du matin. En fleur, sur le perron, toute souriant ma mère était là, elle nous attendait.
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Message par Le Don qui Chante Lun 28 Nov 2022 - 17:20


La 1ère vidéo limitée par une limite d'âge !!! C'est une chanson...



J'ai de la nostalgie...
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Message par Le Don qui Chante Mar 29 Nov 2022 - 20:59



AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAArrrrrrrrrrrrrrrrrrrrggggggggggggggggggggggggggghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
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Message par Le Don qui Chante Lun 5 Déc 2022 - 19:17


Pleure et pleure le monde...
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Message par Le Don qui Chante Lun 12 Déc 2022 - 22:26

Et nous revoilà sur la route. Il avait mal dormis, très mal dormis.
Dans son cerveau se repassait toutes les histoires traversées jusqu’à ce jour.
Zebra Crossing, les musiques, Dover, Molljnir, le cinéma, Noël, la Nouvelle-Année, Skype, Mickaël… Mickaël… et maintenant Debbie et le train.
On y revient toujours au train. C’est comme les portes qui claquent, y’en a toujours.
Essayez d’écrire un roman sans la lettre ‘e‘, vous verrez, le fond et la forme sont intimement liés.
Essayez de vivre une vie sans portes qui claquent ou sans trains à prendre… impossible.
Alors il ruminait en lui de sinistres songes. Et il s’était dit à la Beethoven, d’une souffrance emparons nous d’une joie.
Mais il n’était pas de ces imminences sourdes, grandioses et superbes qui d’un morceau de verre arrivent à tailler un diamant.
Non.
Lui pensait et vivait encore en mode corps.
Par moment, perdu en grande angoisse, il s’enfermait dans les toilettes et il regardait sa main avec insistance.
Elle lui semblait étrangère à lui même. Un monceau informe d’un ensemble que les gens nommaient corps. Pour lui, cette araignée à 5 pattes était totalement indépendante. Si il lui ordonnait de prendre un objet, elle obtempérait. Mais si il glissait sa main sous la flamme d’une bougie, il ne comprenait pas pourquoi il avait mal et pourquoi elle ne voulait pas rester là, immobile à se consumer.
Si dans son fort intérieur il se disait ; « Main, je t’ordonne de rester là« , elle se mouvait toutefois loin de la flamme.
Une fois il s’était même surpris en voyant sa main saigner à lui dire à haute voix, sous le ton de l’injonction, « ne coagule pas« .
Non… elle avait soigné à son grand damne la plaie…
Et son sexe. Nombre de fois ou il se levait sans que lui-même ne le désire. Par la suite, après Laurie il ne le sait pas encore mais il se trouvera dans plusieurs lits, ou plusieurs femmes le posséderont. Et par moment il aura alors une folle envie de s’émasculer, pour ne plus subir ce membre qui se dresse contre lui et sa volonté. Les femmes ont un vagin à remplir, les hommes une vacuité qui se lève, monolithe sans sens qu’il ont à dresser pour ne pas se laisser par lui dominer…
Dans le lit commun, elle dormait encore. Depuis trois jours il ne l’avait pas touché. Pardons, cela est faux. Il l’avait chauffé à mort, corps à corps, sans la pénétrer. Une forme d’excitation antique. Chez lui l’Eros était plus fort que la libido…
Elle lui avait alors lancé, « mais non, je vais puer le sexe en arrivant là-bas ».
Il avait souris.
Et en magicienne devenant sorcière, elle l’avait amené en toute volupté dans elle. Malicieuse elle lui avait alors dit, « J’ai ma botte secrète ».
Elle l’avait alors assit sur le lit, le dos au mur. Et elle était monté sur lui en lui tournant le dos tel un sol-tourneur ou un tournesol…
Elle savait qu’il adorait son dos.
Une fois en la massant, elle lui avait demandé comment il faisait pour ne jamais se lasser de la masser. Il avait sourit et légèrement rit.
– « Tu demanderai à un explorateur pourquoi il ne se lasse jamais de l’aventure ? »
Puis, il lui avait exposé de façon volage sa théorie expliquant pourquoi à son sens, Rimbaud avait cessé d’écrire de la poésie.
Pourquoi il était devenu marchand d’armes.
– « Ton dos tu vois, c’est pour moi une forme d’océan, de continent inconnu à découvrir.
Quand je passe mes mains dessus, je sens ta peau et sous la peau je sens tes os créer de légères distorsions. Dans mon esprit alors, je cartographie ton dos et j’enregistre aussi les endroits ou en exerçant de légères pressions, je te fais frissonner de plaisirs. Et cela se joue au centimètre prêt.
Sous tes hanches j’ai découvert des plaines ou j’aimerai poser un jour des mots. Ton dos est pour moi un Univers à découvrir et je te jure que le plaisir que je te donne en le massant, n’est rien face à l’émerveillement qu’il me procure. Face à cela, les mots sont vains. »
– « Et Rimbaud dans tous cela? »
Elle venait de rire de façon espiègle en lui donnant cette interrogation.
– « Ben je viens de le dire. Face à cela les mots sont vains. La vie est en dehors des mots. Quand je suis avec toi je n’ai plus envie d’écrire, j’ai juste envie de vivre. Nietzsche a écrit une philosophie de la vie sans savoir la vivre lui même. Je pense que Rimbaud a sentit l’arnaque et qu’il a laissé les pisse-copies écrire. Lui il a choisis le mouvement et la vie. Pas l’écriture et la mort. Personne n’écrit en marchant, le drame de la littérature est là. Y’a pas de mouvements. »
Et en parlant de mouvements elle a alors commencé à se bouger sur lui. Lui en elle, il sentait des vagues de plaisir monter dans son corps.
Il posa ses mains sur ses hanches comme un navire s’ancre au port.
Il sentait le ressac de sa cyprine glisser sur la berge de sa verge. Elle le possédait.
La jouissance fut totale et les deux amants hurlèrent en symbiose à la lune.
Puis repu de ce plaisir. Il s’était allongé et il avait commencé à lui caresser les bras et les cheveux.
Là, elle l’avait retourné et elle lui avait dit, « On va faire un jeu. A mon tour de te masser. »
Et en le massant, elle lui avait demandé de fermer les yeux afin de se plonger dans ses ‘vies antérieures‘.
– « Mon amant voyant, tu ne crois en rien mais allez, joue le jeu et dis moi qui tu a été dans tes vies précédentes. »
Fermant les yeux il se laissa prendre à l’injonction de cette demande de réincarnation.
Laurie était une femme de multiple. Ce qui avait effrayé César et l’avait fait quitter la maison commune ne cessait de séduire et d’envoûter Octave.
Tour à tour reine ou pythie, elle revêtait en cet instant les habits de Circé.
« Ces paroles reines sont là pour te rappeler de toujours espérer, car à ton déjà vu Zeus délaisser ses enfants ? »
Nicolas tremblait. Il n’avait pas peur mais devant elle il ne pouvait pas camoufler la vérité. Ne pas raconter de mensonges, dire la vérité, son fort intérieur lui parlait. Il avait fait des études d’histoire et il connaissait bien les composantes de l’humanité. La seconde guerre mondiale l’intéressait beaucoup, mais non, il ne savait pas ce qu’il aurait pu y faire. Il redescendit alors dans les tréfonds de son âme en se disant que son passé n’était pas forcément européen. Le Japon du 19es lui explosa à la figure. Le massage de Laurie faisait son effet. Il oubliait sous la chaleur des mains de Cléopâtre devenu Circé sa propre existence et il naviguait mentalement d’époque en époque, se demandant simplement si des traces de son Moi s’y trouvait.
Puis vint le temps des Révolutions. Américaine, Française, Russe, Anglaise…
Non, il n’en était pas. Un moment il incarna son corps de nouveau. Laurie avait stoppé le massage pour mettre un peu de musique. Il reconnu vaguement « First love never die » de Soko… puis les mouvements de va et vient sur son dos reprirent.
Les Croisades. Là oui… il s’y arrêta un moment. Une angoisse profonde remonta en lui. Laurie accentua son massage.
Il vit en flashs des morts, des incendies et des viols… des enfants apeurés que l’on passait au fil de l’épée. Du sable jaune puis rouge. Et une immense tristesse l’envahie. Il lâcha alors ces mots ; « Si je me souviens de mon passé, je dirai que j’ai vécu les croisades et que depuis je ne me suis jamais réincarné depuis. » Au fond de lui il n’y croyait pas à ces superstitions de réincarnation. Pour lui la vie se résumait à des actions et à une mort génétiquement programmée. Certes, par moment des accidents ou des maladies venaient rendre la chose amusante. Mais voir des lendemains nouveaux là ou présentement il n’y avait rien, non il ne pouvait y croire. Toutefois, pour s’illusionner dans l’instant, pour rayer en lui ce scepticisme de circonstance, il se dit que même si cela n’était pas vrai, cela parlait de ce qu’il était. Et que si il pouvait ressentir et vivre réellement ce moment, c’est que dans ce mensonge, il y avait une part de vérité, une chose totale qui parlait sans retenue de ce qu’il était.
Laurie sentant le désarrois d’Octave avait stoppé son massage et l’avait prit dans ses bras.
– « C’est marrant, pour moi tu avais été un Viking dans une vie antérieure. »
Il ne pu s’empêcher de rectifier.
– « Un Northmen. Viking vient du mot Vik, le genre de baie ou ils accostaient… D’ailleurs ils avaient plusieurs nationalités, Danoise, Finlandaise, Suédoise… »
Pour le faire taire elle venait de l’embrasser.
– « Il est tard, je vais prendre mon médicament. »
Et elle était descendu prendre sa décoction de Valériane comme chaque soirs. Nicolas en avait aussi une fiole, cadeau de Christine. Quelques gouttes dans de l’eau et il dormait du sommeil du juste. Quand Laurie était revenu s’allonger à ses côtés, elle ne tenue que cinq minutes avant de s’endormir.
Allongé à ces côtés, dans son cerveau, il repensa aux moments passés, Zebra Crossing, les musiques, Dover, Molljnir, le cinéma, Noël, la Nouvelle-Année, Skype, Mickaël… Mickaël… et maintenant Debbie et un train.
Et nous revoilà donc de nouveau sur la route.
Il avait mal dormis, très mal dormis.

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Message par Le Don qui Chante Lun 12 Déc 2022 - 23:21


"La réalité est déformée par le prisme de ton utérus" - Monologue du vagin

“Les moutons vont à l'abattoir, ils ne disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais au moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le petit bourgeois qui les mangera.”
Octave Mirbeau

"Les cons me blessent, me contraignent, me ligotent, me flagellent, m'ulcèrent, me démoralisent, m'irritent, m'endorment, me conspuent, m'oppriment, me dépriment, m'usent, me défèquent, m'engluent, me ruinent, m'embrigadent, m'écrasent, me crucifient, me baisent, me volent, me violent, m'accidentent, m'assassinent, me font alternativement suer et chier, m'obligent, me vilipendent, me rognent, me bafouent, m'emplâtrent, m'épouvantent, me vieillissent, me profanent, me cocufient, m'éclaboussent, me soûlent, m'amputent, me saignent, me noircissent, me font voter, m'étatcivilent, m'inculquent, m'enculent, me gauchissent, me droitisent, et surtout - ô combien surtout ! - immensément surtout : me fatiguent et me rerefatiguent un peu plus chaque jour, m'emmerdent jusqu'à la désintégration finale.
Qu'à la fin je leur porte plainte contre, à tous ! Au tribunal de Dieu, du diable ou de mes fesses."
SAN-ANTONIO.

01

Larmes d’oxyde de deutérium
coulant le long de la peau
irradiée
réduite en lambeaux
atrophiant les noyaux du Raphé
ce jour d'octobre
aux senteurs de Juillet
Logorrhées saccadées
qui se répercutent
échos
dans une boite crânienne
Rouge de Révolution
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore?

02

Elle s est couchée
Et ses pieds
Ont tassé l oreiller
Je la laboure comme un cheval
Retourne la terre
Et elle
Me germe en elle
L un en l autre
L autre en l un
Ne formant qu un
En en delà
En au deçà...

03

Sexe dans la main.
Tuyau d arosage
N inspirant aucun presage
Un truc mou
Et perdu
Pendu
Regard de fou
Qui devrait en vagin
Se retracter pour disparaître
Comme il est venu...
Apparut
En mal de l'être...

04

Mois de juillet
Mes juillets,
Merdes parmi les merdes
Il brille sans briller, sans parler
Putain de sa mère,
Mois de merde qui me chauffe la peau alors que le cœur est froid
Et il ne pleut pas
Il ne pleut plus
Pus
Mois de merde parmi les merdes
Enculé de sa mère
Fils de pute
Vas te faire enculer
Putain de moi de juillet de merde

05

Oh mon cœur meurtrit
Oh mon cœur cassé
au milieu des bris de ferraille rouillé
relance la mécanique
répare ce cœur en tourmente
et fait que je sente de nouveau
battre l'heure
et fait que je sente de nouveau
en moi un cœur
vibrer
comme lors de ces jours de printemps ou innocemment
je vivais le bonheur
pleinement
complètement
comme un enfant

06

Le petit chat est mort
et la petite chatte ventile mal l air
d'un cris elle a déchirée l espace
et l hymen s est vu d un trais transpercé...
Le tête tendue vers son anus je suis sortis à la vie
liquide amniotique dans la bouche
secoué en spasmes et contractions
je me suis foetusé vers cette sortie
ou aujourd'hui je m acharne à coups de bites
à vouloir de nouveau rentrer...
(Le paradoxe du marteau-pilon, Hulk Hogan, éditions du rodéo, 1992)

07

Je lui mordille l'oreille
Et l'elle en moi
sous l'humidité de son entre -cuisse
je glisse
glisse
lisse
Et visite cet antre
de paix
ou perdu dans les muqueuses de l'infini nous ne faisons plus qu'un...
[Marc Dutroux et la virginité perdue - éditions Gosselies - 1996.]

08

Et dans l'obscurité du boudoir il me caresse les seins...
Son sexe dressé colle à mon dos
Non, plutôt ce bas
d'en dos qui pour lui
en mouvements de bas en haut
visiterai ce lieu
inconnu de tous
ou d'habitude j'évacue mes excréments...
Je l'aime il m'aime
et sans interdit nous nous trouvons dans ce lieu
ou plus aucun non ne saurait arrêter ces deux amants...
Tiré de "Un soir à Bethléem dans une étable."

09

Et sans dentelles
elle n'en porte pas
Mais avec l'odeur de sa chatte dans la bouche
avec ce stupre
et cette sécrétion des glandes de Bartholin
Je me sens bien
bien
bien dans le rien
et un zeste de rien...
dans le bien...
Extrait de "même si elle a plus de quarante ans et trois enfants, elle suce bien" - Edition du Gland - Moi un soir de spleen.

10

Elle me suce le gland
et moi de la main
je lui caresse la nuque
nique moi
plus encore
encore
entre en moi
comme je te défonce l'anus;
Je ferme les yeux et me perd dans le néant...
La première vision anéantit pour ainsi dire mon importance
La deuxième vision, au contraire, rehausse ma valeur
comme par intelligence ma personnalité me révèle une vie indépendante de l'animalité
et même de tout le monde sensible...
Le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi
dans sa bouche j'éjacule et elle avale mon sperme
La vie qui coule de moi en elle...

11
Un coup de rein
Ce matin
Comme cela
En vain
Un coup de rien
Qui vient
D'un coup se noyer dans le creux
De tes fesses
La largesse d'une princesse qui suce mon gland
Avec la dextérité d'une déesse

12

Soleil vert
Elle est revenue
Et j'ai oublié ou plutôt désiré oublier l'autre.
Elle m'a parlé comme on parle à un jeu de cartes.
Battu et rabattu, coupé pour mieux être distribué
Ma vie est ailleurs mais mes ailleurs tournent et pivotent sur d'autres fuseaux horaires.
Je ne me sens bien nul part
Et elle me parle du sens de la vie
du sens que chacun y donne
et dans le chacun il y a le miens...
Soleil bleu
Elle est partie
Et je me souviens ou j’espère me souvenir d'elle.
Elle repose silencieuse comme un jeu de cartes.
Corné et usé, taché de gras dans ce bistrot de Charleroi
Ma vie est ailleurs dans des souvenirs qui ne cessent de sonner en moi en écho
Et je ne me sens bien nul part
La vie n'a pas de sens
et le sens de ma propre existence m'échappe
Dormir, dormir à défaut de mourir...
Soleil rouge
Mon existence est dans mes mains
Une sorte d'argile que je peux agilement modeler selon mes envies.
Paris est passée par là...
Les quais de Seine sont sienne et moi dans tous cela je ne sais plus faire mouche
et je coule
coule et coule
Le long d'une rive pleine de peine.
Ils jouent tranquillement sous le soleil à la pétanque
Tandis que moi sur ce ban, je joue au dés
Au 421 avec un diable qui a en lui des relents narcotiques
Le pauvre petit ne sait pas que je n'ai pas d'âme
Et que par cela il n'y a rien à y gagner...

12

Et on glisse, en givre dans le mois de mai
ma main a beau passer sur mes cheveux rien n'y fait
juste une sorte de langueur apathique sans vie et sans sang
Et clac et clac
le gling glang que fait cette cliche sur la porte
On en vient à regretter les hécatombes d'antan
Clac et clac ma tête sur les murs en béton
en ce lieu qui me tient de maison
j'arrache la corolle de ce toit
et je me couche à même la terre
Entrer dans le ventre de Moloch pour mieux me sentir ingérer
et sans pleurer voir ce corps se dissoudre
se disloquer
digéré par d'autres organes que les miens
Mon avenir est pierre sans la tienne
Juste bon à me recouvrir en linceul
Sans rien
être de néant
Abcès qui se foudroie dans un rien
Résumé d'une vie qui se veut incandescente.

013
Je t’offre ma verge sans capote
A toi ma vierge milles et une fois pénétrée
par la grâce de l’ange
et baignant dans le con d’Aphrodite
la muqueuse aux senteurs d’Orient
laisse mes bourses inonder
ton diamant
et lécher tes seins
cet univers aux allures d’océans.

14

"Je revoyais cette femme que j'aimais et nos deux corps nus allongés dans un lit faussement défait. Nos jeux sensuels qui retournaient nos corps et unissaient nos êtres par delà les langues.
Plutôt dans ma vie j'ai déclaré que tout était guttural, je le pense.
La langue est un organe suprême qui permet de visiter l'âme de l'autre.
Une femme qui vous permet de pénétrer sa bouche, d'unir sa salive avec vous vous offre un acte plus intime que la plus simple pénétration avec son sexe. La langue est l'appendice de mon sexe. C'est l'antichambre. C'est par elle que je séduis et que je montre combien j'aime celle qui est avec moi."

15


J’ai envie d’écarter ta culotte et de glisser ma langue dans l’interstice des rêves qui s’ouvrent ainsi à moi
De pénétrer ton âme par le bas
De me laisser absorber
……………….inonder
par ton corps
T O T A L E M E N T
E N T I E R E M E N T
Ancrer des mots par l’intérieur sur ta peau.
Où-tu puises ton élégance
et ou je puisse puiser ma jouvence
Te sentir sourire de plaisir
Ultime jouissance
Et déverser, disperser ma semence sur la vallée de tes seins
féconder au plus profond le bassin
ou j’ai tant glissé mes mains avec doigté
Et au matin reposé
recommencer ce cycle
de plaisirs
et
de
V I E


16


J'urine sur un arbre au milieu un cimetière de déchets
et au loin j'entends la mer chanter
en va et vient
je cligne des yeux aussi lentement que possible
sorte de 'papillotant pyrotechnique' noir et blanc
à m'en ourdir les sens
Ma verge déverse tous le sang
de mon cœur
éclaboussant d'un rouge Camélias
mes pieds enracinés aux sol
Tremblement de mains
dans la brume et les vapeurs putréfiées de cet endroit
je te revois devant moi
et tu me souris
'Ad vitam aeternam '
'Ad vitam aeternam '
'Ad vitam aeternam '...


17

La catharsis de mon cerveau
déchire des cris insoutenables
torturés et déformés
à la limite de l’oraison funèbre
palabre qui écorche la peau de mes pensées
le siège de mes os informes
de douleur
la symphonie anale d’une dysenterie
fielleuse d’amour

18

J'ai envie d'écarter ta culotte et de glisser ma langue dans l'interstice des rêves qui s'ouvrent ainsi à moi
De pénétrer ton âme par le bas
De me laisser absorber
.......................inonder
par ton corps
T O T A L E M E N T
E N T I E R E M E N T
Ancrer des mots par l'intérieur sur ta peau
Où-tu puises ton élégance
et ou je puisse puiser ma jouvence
Te sentir sourire de plaisir
Ultime jouissance
Et déverser, disperser ma semence sur la vallée de tes seins
féconder au plus profond le bassin
ou j'ai tant glissé mes mains avec doigté
Et au matin reposé
recommencer ce cycle
de plaisirs
et
de
V I E

19

Alice s’est perdue dans ses Merveilles
Elle ne voit pas le trésor en Elle
Elle s’émerveille de pique en cœur
De voir un vieux fou écrire son histoire
Le temps d’un loir en théière
Et Alice vieillit
A en casser son miroir
Elle saigne
Saigne
Non plus des larmes de son vagin
Elle saigne des larmes sèches
Celle d’une dame de cœur
Qui a perdu sa vie
A rêver
Plutôt
Qu’à créer…

20

Elle s’est destituée
Prostituée
Elle sait
qu’Elle est
tuée
desti, prosti, consti,
tuée
quoi-qu’il-en-soit
Elle est

21

La mer a craché un enfant.
Elle l’a noyé en abusant de sa chaire.
Les sirènes se sont repues de lui
et Silène rit lorsque dans le fin fond de la nuit
il entend ses cris.
Que ces larmes viennent agrandir mon Royaume.
Que ses larmes viennent étendre mon océan.
Je suis fils de l’eau et celle qui devient reine de mon royaume est insubmersible.

22

Clope au bec
Biére en main
Bite à nu
Elles viennent et s’empalent en moi sans espoir de lendemain
Pas que je ne veuille pas
mais ma vie n’est pas la leur
Alors elle passent,
trépassent
et je suis là
seul
mais vivant
la bite droite comme un I
comme mon corps debout
pas couché comme
l’horizon
ma vie est
V
E
R
T
I
C
A
L
E

23

Cric crac croc
sa peau frétille sous un soleil brûlant
et ses seins fermes
bloquent ma mâchoire et m’empêchent de pousser des cris de plaisir
soit,
je ne peux qu’hurler en silence
le plaisir que cette Aphrodite
fais naître en moi
Ressac, ressac,
la mer va et vient et elle me laisse alanguie sur son rebord
Tombe des cieux le sexe d’Ouranos
et que naisse des eaux Vénus
Celle qui a jamais sera à moi.
Et l’aigle de Croatie sortit de terre.
Les ailes dépliées et le bec tranchant en modulation offensive.
Il tendit ses ailes pour s’envoler.
Ces serres étaient encore liées à la terre et rien ne se produisit.

24

Mois de juillet
Mes juillets,
Merdes parmi les merdes
Il brille sans briller, sans parler
Putain de sa mère,
Mois de merde qui me chauffe la peau alors que le cœur est froid
Et il ne pleut pas
Il ne pleut plus
Pus
Mois de merde parmi les merdes
Enculé de sa mère
Fils de pute
Vas te faire enculer
Putain de moi de juillet de merde

025

Je rêve d’elle en dentelle.
Ensommeillée et non réveillée.
Sa peau douce pour moi
charnelle
à peine révélée
caresse
mon sexe entièrement reposé
tableau idyllique de la femme que j’aime
celle qui en dormant me parle
des rêves qu’elle fait.

26

J’ai mille couteaux dans le ventre
Tendus vers l’intérieur et l’extérieur de mon être.
Et qui dans l’intérieur d’un pare être
Font que je me carapace
d’être mon être.
Regardez cette hêtre.
Si il lâche la horde et les laisse fendre le bois
Soit
ils se ruent sur lui.
Sentez.
Si il baisse la garde et les laisse couper l’air
C’est
Sur moi qu’ils tendent à entrer.
 
J’ai mille couteaux dans mon être.
Que faire ?
Aiguiser le silence…

27

25 décembre.
29 mars.
25 février.
19 mai.
07-10 juillet.
 
10 octobre.
Anniversaire.
Rupture
.

Anniversaire.
Naissance, je ne fais pas redondance.
Rencontre / Mariage.
Pendaison.

28

Le dernier pin calciné est tombé.
Il s’est ébroué sans crier,
Juste une symphonie pleine
De craquements,
Bruissements,
Et autre os tordus.
Poussières,
Cendres se sont propagées dans l’atmosphère.
Et le soleil s’est levé
Comme une insulte à la mort.

29

Faune est mort.
Il n’y a plus d’animaux.
Ciel vidé,
sans nuages ni vents.
Alpages calcinés,
couverts de peaux carbonisées.
Statues craquelées,
Hermès émasculés,
Le soleil s’est encore levé
Comme une insulte à la mort.

30

Décors aux reflets de basalte.
Nous courons nus.
Nos peaux sont tatouées de cendres.
Comme deux enfants éperdus
Sortant du ventre de la terre
Nous rions.
Je suis vivant.
Je te veille pendant que tu dors.
Le soleil se lève
et il insulte la mort.


31


Décors aux reflets de basalte.
Nous courons nus.
Nos peaux sont tatouées de cendres.
Comme deux enfants éperdus
Sortant du ventre de la terre
Nous rions.
Je suis vivant.
Je te veille pendant que tu dors.
Le soleil se lève
et il insulte la mort.


32

Je t’offre ma verge sans capote
A toi ma vierge milles et une fois pénétrée
par la grâce de l’ange
et baignant dans le con d’Aphrodite
la muqueuse aux senteurs d’Orient
laisse mes bourses inonder
ton diamant
et lécher tes seins
cet univers aux allures d’océans.

33

Nous courrons, nous courrons
Elle est à nos trousse
pour nous détrousser et nous empêcher de rêver
arc-en-ciel et coulées de lave se déversant sur ma peau grisâtre
nous sourions devant l’étendu des dégâts
et les bras en croix
et le sourire en voix
nous chantons un nouveau départ.
Il me fallait un repos sans cendres
Baigné du sourire de la vierge
Mes vêtements sont trop larges pour porter ma peau
et en oripeau je chante la cantique de Saint-Guy
sur les remparts ensoleillés de Saint-Malo

34

Fine et féline
elle n’est qu’une ombre dans la cavité
qui habite mon cœur,
l’antre de mes palpitations.
Car il ne faut pas l’oublier,
l’Amour est la petite mort
qui sous l’effet de la prostitution
a troqué un T contre un U,
ce U à qui il manque un C
racolé et noyé dans une autre consonne,
le glas qui sonne la mort.

35

En suspens
Divin instant
la plèvre de ses poumons
se détache
L’air consumé
gonfle et dégonfle sa poitrine
portant en elle une suave odeur de souffre
Charmant parfum des temps anciens
Comme l’odeur de la rosée sur l’herbe coupée

Nous sommes à l’orée du bois

Dans une clairière des petits enfants jouent au loup
De leur jeu innocent je ne garde en mémoire qu’une photographie
Nous sommes à la sortie du bois

La foret est pleine de loups croquant au fusain ces chérubins
De leurs concupiscences je ne garde en mémoire que leur désespoir

36

Le champignon a son/sa corolle renversé/e
Comme une jupe soulevée.
Il fait grandir en moi des idées tordues.
Nous nous aimons par-dela l’amour et par deça la mort
Et encore les mots sont faibles par rapport au lien qui nous unis.
Comme les cinq directions, le Nord, le Sud, l’Ouest, l’Est et l’Endroit ou nous sommes,
Notre Amour est multiple.
Et je ne dis pas nos amours
Non, un seul A M O U R à plusieurs formes
Je ne suis pas polyamoureux
je ne passe pas
de corps en corps
mais
d’être en naître.

37

J’ai envie d’écarter ta culotte et de glisser ma langue dans l’interstice des rêves qui s’ouvrent ainsi à moi
De pénétrer ton âme par le bas
De me laisser absorber
……………….inonder
par ton corps
T O T A L E M E N T
E N T I E R E M E N T
Ancrer des mots par l’intérieur sur ta peau.
Où-tu puises ton élégance
et ou je puisse puiser ma jouvence
Te sentir sourire de plaisir
Ultime jouissance
Et déverser, disperser ma semence sur la vallée de tes seins
féconder au plus profond le bassin
ou j’ai tant glissé mes mains avec doigté
Et au matin reposé
recommencer ce cycle
de plaisirs
et
de
V I E

38

J’urine sur un arbre au milieu d’un cimetière de déchets
et au loin j’entends la mer chanter
en va et vient
je cligne des yeux aussi lentement que possible
sorte de ‘papillotant pyrotechnique’ noir et blanc
à m’en ourdir les sens
Ma verge déverse tous le sang
de mon cœur
éclaboussant d’un rouge camélias
mes pieds enracinés aux sol

Tremblement de mains
dans la brume et les vapeurs putréfiées de cet endroit
je te revois devant moi
et tu me souris
‘Ad vitam aeternam ‘

‘Ad vitam aeternam ‘

‘Ad vitam aeternam ‘…

39

Les bras de mer sont doux et chauds
tes bras…. ahhhh tes bras
ils donnent sens à la beauté
tes bras
et tu es entrée dans ma vie
légèrement étrangère
comme une comète
suivant une lune qui monte
et qui descend
le long des marées
et tu as fait claquer un coup de foudre
chantant
dansant
à l’orée d’une berge perdue
tu ébranlerai plus d’un Homme
Mais je ne suis pas un homme
me noyer en mer
entrer dans les embruns froids et piquants
maudit placenta ou les cargos se rendant dans l’autre pays déversent nonchalamment leurs lots d’immondices

40

Poser mes lèvres sur vos lèvres
glisser des mots en murmures
pour entendre frémir à s’en ouvrir
l’origine du monde
pénétrer
en milles secrets ce lieu sacré
pour y déposer
retirer
dans un va et vient incessant
des bouts de moi
des bouts de toi
par delà les en-ças
et au-delà des au-delà…


Conclusion

Au revoir, mon ami, au revoir,
Mon tendre ami que je garde en mon cœur.
Cette séparation prédestinée
Au revoir, mon ami, sans geste, sans mot,
Au revoir, mon ami, sans geste, sans mot,
Ne sois ni triste, ni en chagrin.
Mourir en cette vie n'est pas nouveau,
Mais vivre, bien sûr n'y est pas plus nouveau.
Sergueï Essénine

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