Diagnostic Asperger: HQI, empathie, burn-out et peur du faux négatif.

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Message par Asperzebre le Mar 28 Juin 2016 - 21:04

Bonjour.

Je suis en train de faire des démarches pour me diagnostiquer Asperger, j'ai enfin eu un rendez-vous avec une psychologue, fin septembre.
C'est un rendez-vous de pré-test, qui aboutira à un second rendez-vous (ou pas) en fonction de si la psy pense que mon profil peut correspondre avec le syndrome d'Asperger.

Le problème c'est que j'ai très peur d'avoir un faux négatif.
Je suis déjà en train de stresser, à me demander ce que je vais devoir lui dire, ce que je vais devoir garder pour moi.

Je sais que je suis très probablement HQI, voire THQI.
Si je lui dis que je suis HQI au pré-test, j'ai peur qu'elle parte en mode "vos difficultés viennent surement de là" et conclue que ce n'est même pas la peine de passer le vrai test.
D'un autre côté, si je ne lui dis pas, et qu'elle le découvre pendant les vrais tests (ils me feront probablement passer un WAIS IV pendant le diag d'Asperger), j'ai peur qu'on me sorte un truc du genre "Monsieur, vous n'êtes pas Asperger, vous êtes surdoué, vous avez un QI de 140".
Et ça me ferait mal de payer 600-700 euros juste pour m'entendre dire ça (500 pour la consultation mais c'est sur plusieurs jours à ce que j'ai compris, donc ça rajoute des frais de logement).

Autre souci: l'empathie, on m'a souvent dit que je n'en avais pas du tout, mais on m'a aussi dit que j'en avais trop pour être autiste.
Je vais développer un peu, je met ça en spoiler pour la lisibilité du message.
Mon rapport à l'empathie:

J'ai des émotions, souvent très fortes, mais je ne les montre pas, j'ai appris à les contrôler, et d'un point de vue extérieur je suis quelqu'un de froid, insensible.
Je maîtrise mal les codes sociaux, je ne me rend pas compte quand mon comportement dérange si on ne me le dit pas explicitement, et je n'ai pas ou très peu d'empathie 'visuelle': regarder dans les yeux ne m'apporte rien d'autre que du stress et de la fatigue lors d'une conversation.
J'ai par contre une empathie 'auditive' très forte (beaucoup trop forte même) , et seulement pour certaines émotions (colère par exemple), alors qu'au contraire je ne ferais absolument pas la différence entre une voix normale et une voix de personne qui s'ennuie.

Je ne supporte absolument pas les gens 'sanguins', dès que quelqu'un hausse le ton, ça me submerge, la colère est communicative, et je deviens énervé à mon tour, probablement même bien plus énervé que la personne qui a haussé le ton.

Exemples:
-Je suis avec ma copine, on est en voiture, c'est elle qui conduit.
Il y a un chauffard qui lui grille la priorité, elle gueule, l'insulte.
J'ai beau savoir que sa colère n'est pas dirigée contre moi, c'est une véritable agression, c'est presque traumatisant.
Elle évacue ainsi son stress et sa frustration, mais de mon côté je récupère tout ça, amplifié.
Ça me plonge dans un état de stress énorme, des fois j'en tremble, et il me faudra au moins un quart d'heure de calme pour 'récupérer' de 10 secondes de gueulante de ma copine.

-Je suis enfermé avec des gens qui ont un bébé qui pleure, je ne peux pas partir (repas de famille, transports en commun...).
Les cris du bébé sont une véritable agression pour moi, ça me stresse, m'énerve, me fatigue, me pousse à bout, j'ai envie de tout casser.
Quoi qu'il arrive, en aucun cas je ne serais père un jour, sinon le gamin va finir balancé par la fenêtre, je ne tiendrais pas deux jours dans la maison avec lui.

Quand à une gueulante dirigée contre moi (même si elle est justifiée parce que j'ai fait une connerie) c'est absolument insupportable, je suis obligé de fuir (au sens propre du terme, je fuis la présence physique de la personne énervée), c'est ça ou partir moi-même en gueulante, mais là ce n'est plus une gueulante mais plutôt une 'hurlante': je suis comme une cocotte minute, la pression monte, monte, puis ça explose d'un coup sans prévenir.

J'ai lu des articles, des études assez récentes comme quoi les spécialistes reconnaissent qu'ils ont longtemps fait fausse route en déclarant que les autistes n'ont pas d'empathie, et qu'au contraire ils en ont trop, beaucoup plus que les gens 'normaux'.
J'ai aussi lu que la plupart des 'spécialistes' en France étaient encore au moyen-âge des connaissances autistiques.
Du coup j'hésite, est-ce que je dois parler de mon trop plein d'empathie, ou au contraire le garder sous silence, de peur qu'il ne conduise à un  "Non monsieur, vous n'êtes pas autiste, vous avez trop d'empathie pour ça" ?


Autre point: le burn-out et le bore-out en milieu professionnel.
Mon rapport au burn-out/bore-out:

Pour ceux qui auraient déjà lu tout ça dans ma présentation, ou ceux qui n'ont pas le temps de lire un pavé, pas la peine tout lire, vous pouvez refermer ce spoiler, je fais un mini-résumé en dessous.

J'ai toujours eu énormément de mal à m'intégrer professionnellement.
Après avoir terminé en 2008 mes études de développeur informatique, je ne totalise que 6 mois de travail en entreprise, deux contrats de 3 mois chacun, que j'ai terminés l'un comme l'autre à deux doigts du burn-out.
Je travaille bien, tant que l'ambiance est calme.
Dès qu'il y a un peu de stress, un peu de pression pour rendre un travail dans les délais, c'est très difficile pour moi, et je peux surmonter ce stress à la condition sine qua non d'être isolé, dans le plus grand calme, afin de pouvoir me concentrer, et de n'avoir d'interactions sociales que lorsque je le décide (par exemple pour demander de l'aide sur un point technique que je ne maîtrise pas bien).

Première expérience professionnelle
Lors de mon premier emploi, j'étais dans une toute petite entreprise, à taille à peine plus grande que si j'avais été chez un auto-entrepreneur, et j'étais un peu la 'roue de secours', car il était débordé par un carnet de commandes trop plein, et ne pouvait pas faire tous ses projets tout seul.
A peine arrivé, il m'a aussitôt fait une confiance quasi-aveugle, il n'a même pas voulu voir mes diplômes ni lire mon CV, il m'a dit 'si tu sais développer, c'est parti je t'embauche'.
(Il m'a donné sa confiance tellement facilement, j'ai peur pour lui qu'il se fasse entuber par de futurs employés. D'ailleurs ce type, j'ai jamais rencontré personne comme lui, ça ne m'étonnerait pas du tout qu'il soit HQI.)

Il m'a mis sur un projet, sur lequel il n'avait même pas eu le temps de commencer à travailler, et qui avait pris du retard car il avait déjà employé un autre développeur avant moi pour faire ce projet, qui s'est avéré être totalement incompétent.
Il m'a donné carte blanche, j'ai tout fait en partant de zéro, en totale autonomie, à l'exception des graphismes (on me donnait un modèle visuel à respecter).
Le problème c'est qu'il est perfectionniste (je le suis pas mal moi aussi), et on n'était jamais content l'un comme l'autre de l'avancement de mon projet: ce n'est pas mon travail qui n'allait pas, ce que je faisais collait bien à ce qu'on avait prévu de faire, mais c'était une foire à idées dans sa tête et il rajoutait toujours de la charge de travail: "on y avait pas pensé, mais ça serait bien de pouvoir ajouter telle et telle fonctionnalité, ah et puis ça aussi ça serait bien..." et ça me plaisait beaucoup, je faisais de mon mieux pour que le projet soit parfaitement développé.

Tout se passait bien, tant qu'on avait pas la pression des délais.
Ça a commencé à se dégrader doucement vers la fin de mon contrat, la pression montant au fur et à mesure que les jours passaient, le projet n'étant toujours pas fini, et mon employeur en éternel insatisfait rajoutait toujours des évolutions à faire ce qui n'aidait pas à respecter le timing.
Dans les dernières semaines j'ai eu des jours à l'avoir sur le dos, avec une tension, une nervosité palpable, et il débitait des instructions et des idées à une vitesse, un vrai moulin à paroles, je n'arrivais pas à suivre.
Ça me paralysait complètement, je n'arrivais pas à évacuer le trop plein de stress, et j'étais incapable de travailler.
En une demi-journée en sa présence j'avançais moins qu'en un quart-d'heure quand il n'était plus là (heureusement il s'absentait souvent, il avait des réunions avec des clients).
On a perdu contact, mais on s'est quittés en très bon termes, ravis l'un comme l'autre de cette collaboration, mais pour ma part j'étais dans un état d'épuisement, j'aurais été totalement incapable d'enchaîner sur un autre emploi, ou de continuer un mois de plus chez lui.

Seconde expérience professionnelle
Expérience qui n'a rien à voir avec la première, j'ai cette fois été employé en CDI, avec période d'essai de 2 mois, suivie d'une seconde période d'essai de 1 mois, par une boite de développement de 50 employés, avec des équipes de développeurs, de testeurs, des ingénieurs réseau, des chargés de projet...bref un truc beaucoup plus organisé et dans lequel je n'ai jamais vraiment pu être autonome.
Après un petit temps d'adaptation à l'entreprise j'ai vite trouvé ma place, j'ai fait des efforts de sociabilisation et je mangeais tous les midis avec des collègues de travail (par contre je faisais surtout acte de présence, je les écoutais discuter).
Mon travail était bon, les retours étaient très positifs, on m'avait dit à la fin de ma première période d'essai que je ferais la 2nde période d'essai par principe car c'est la méthode de recrutement de l'entreprise, mais que ça serait une formalité, que je pouvais me considérer déjà engagé.
De mon côté, j'étais satisfait de ce que je faisais, mais je m'ennuyais beaucoup, je trouvais ma charge de travail très insuffisante, et je passais le plus clair de mon temps à fouiner sur internet, à lire les médias en ligne...bref je m'ennuyais beaucoup, je n'avais pas de stimulation intellectuelle, j'étais en situation de bore-out.

Les premiers signes de dégradation sont apparus très tôt, mais je n'ai pas su les voir.
On m'avait fait plusieurs fois, dès les premières semaines de ma 1ère période d'essai, des reproches sur mon comportement, de ne pas communiquer assez.
J'ai toujours cru que c'était des conseils aimables, une tentative de me mettre en confiance, à l'aise, de me donner un cadre de travail agréable, et bien que je sache que ces conseils ne me correspondaient pas du tout, j'appréciais cette attention à mon égard, cette envie de me rendre la vie au travail plus agréable, c'est l'intention de bien faire qui comptait pour moi.

J'avais cependant compris que les interactions sociales avaient une importance beaucoup plus grande pour les autres personnes que pour moi, aussi dans un souci d'intégration j'ai fait des efforts, j'ai poussé mes interactions sociales au maximum de ce que je pouvais endurer sur le long terme, sans me mettre dans le rouge.

Ce n'était toujours pas suffisant, on continuait à me faire remarquer que je ne communiquais pas assez, ce à quoi je répondais "il va falloir vous y faire, je suis comme ça, c'est ma personnalité".
Pour ma part, j'appréciais beaucoup que ce surplus de communication ne me soit pas imposé, qu'il reste au niveau des conseils, et que dans les faits on me laissait être tranquille dans mon bureau pour travailler.
Je pensais que les gens seraient ouverts d'esprit, et qu'à partir du moment où le travail est fait correctement, même si j'ai un comportement un peu 'bizarre', ça n'aurait pas d'importance.

J'ai compris bien trop tard (des mois après m'être fait virer) que c'était en fait des ordres: ton comportement ne va pas, tu ne communiques pas assez avec les autres, il faut mieux t'intégrer.
Je pense que mon comportement n'était toléré que parce que j'étais nouveau dans l'entreprise, qu'on pensait qu'une fois familiarisé avec les gens j'allais changer.

C'est au début de ma seconde période d'essai que les exigences sociales envers moi ont augmenté, très soudainement d'ailleurs, maintenant que j'y repense je me demande si ils n'ont pas évalué mes compétences professionnelles dans la 1ère période, ont jugé que je faisais l'affaire, et ont voulu juger mes compétences sociales dans la seconde.

Dès le début de cette seconde période d'essai j'ai commencé à ressentir la pression sociale, et, tout comme dans mon premier emploi, cette pression m'a paralysé et empêché de travailler.
J'ai eu par exemple une journée particulièrement épuisante, avec une personne de l'équipe de tests sur le dos toute la journée, à gueuler parce qu'il y avait un bug dans le site en ligne et qu'il fallait le trouver rapidement, alors que pour pouvoir ne serait-ce que commencer à réfléchir à trouver une solution, il m'aurait fallu être dans le calme.
En une journée, j'ai accumulé plus de fatigues qu'au cours du mois précédent, le soir j'ai craqué je me suis effondré en larmes, et j'ai failli ne pas aller au travail le lendemain.
Le lendemain j'ai été obligé d'aborder le sujet, expliquant clairement que si ça se passait comme ça, je déciderais de ne pas rester après ma période d'essai, et on m'a un peu moins mis la pression (mais beaucoup trop quand même pour que je travaille correctement)
En à peine une semaine d'interactions sociales imposées, j'étais déjà au bord du burn-out.

A peine deux semaines après le début de la seconde période d'essai, j'étais convoqué dans le bureau du directeur pour me signaler qu'il avait été décidé de ne pas me garder après la période d'essai, raison invoquée: "manque d'intégration dans les équipes de travail".
En aucun cas ce ne sont des lacunes dans mes compétences professionnelles qui m'ont coûté mon poste, c'est uniquement mon incapacité à avoir des interactions sociales (que j'associe à mon syndrome d'Asperger) qui ont été à la cause de mon exclusion.

De toutes façons, même si ils avaient décidé de me garder, je crois que je serais parti: la période d'essai est une période durant laquelle l'employeur teste l'employé, mais c'est aussi une période durant laquelle l'employé peut tester l'employeur, et de mon point de vue les conditions de travail n'étaient pas acceptables: on me demandait beaucoup trop d'efforts, j'étais en situation de burn-out d'interactions sociales après seulement 3 mois dans l'entreprise, dont quelques semaines seulement en conditions réelles de niveau de relations sociales.

J'ai passé les deux dernières semaines de mon contrat en état d'apathie totale, ayant perdu absolument toute motivation, faisant acte de présence, attendant l'heure de quitter le bureau, tout le travail que j'ai fourni dans ces deux semaines aurait pu être effectué en une demi-journée.
Seul point positif: étant donné que les gens savaient que j'étais viré, les exigences sociales sont retombées, on me laissait pépère dans mon coin, et du coup je pouvais procrastiner en attendant la fin du contrat.

Petit résumé pour ceux qui n'ont pas lu le pavé:
-Première expérience: CDD de 3 mois en petite entreprise.
Travail: passionnant, grande stimulation intellectuelle.
Relations sociales:  début de burn-out au bout de 3 mois.

-Seconde expérience: période d'essai de 3 mois pour CDI en grande entreprise (50 employés, pour moi c'est grand).
Travail: ennuyeux, pas de stimulation intellectuelle, bore-out.
Relations sociales: burn-out au bout d'une semaine.
J'ai réussi le petit exploit d'être simultanément en burn-out et en bore-out dans mon travail, pas mal non?  Laughing

Là encore j'hésite à en parler, j'ai peur que ça soit interprété comme "t'es une grosse feignasse qui fait aucun effort pour s’intégrer à la société, c'est quoi ces histoires de burn-out au bout de 3 mois alors que t'as jamais rien foutu de ta vie? moi ça fait 20 ans que je travaille, je suis fatiguée, et je me plains pas."
Evidemment, ça ne me serait pas dit, mais ça serait pensé.
Vous en pensez quoi? J'en parle? J'en parle pas? La psy peut être compréhensive à ce sujet?

Bref, je m'interroge beaucoup, je stresse, ce diagnostic est vraiment important pour moi, je compte m'en servir comme tremplin pour un nouveau départ dans ma vie professionnelle, j'ai vraiment peur qu'on ne me le donne pas à cause de préjugés bidons.


Dernière édition par Asperzebre le Mer 29 Juin 2016 - 1:31, édité 1 fois (Raison : fautes)
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Message par Invité le Mar 28 Juin 2016 - 21:25

Ton rendez-vous c'est à Neuilly sur seine ?

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Message par Invité le Mar 28 Juin 2016 - 21:28

Asperger comme tremplin dans la vie professionnelle Very Happy C'est assez
drôle.....
Puis tu ne paies pas pour avoir une confirmation, tu paies pour avoir un diagnostique réel.
Pour la différence HQI/asperger:
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Message par Asperzebre le Mar 28 Juin 2016 - 21:53

Parisette mon rendez-vous c'est avec la directrice du centre dont tu m'avais donné le numéro en MP Smile
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Message par noir le Mar 28 Juin 2016 - 22:00

Eliane a écrit:Asperger comme tremplin dans la vie professionnelle Very Happy C'est assez
drôle.....
Et bien c'est aussi une forme de courage d'aller voir ses difficultés - et en les comprenant - cela peut aider / permettre d'évoluer, y compris professionnellement.
(avec aussi, selon les situations possibilités d'aménagements : RQTH notamment)

Et il est bien triste de lire cette mention (en France) car un certain nombre d'aspies ont cette particularité en tremplin et signifiance professionnelle.
Seulement la France et les français pour beaucoup sont rétrogrades, frileux, consensuels et dédaignent la différence.
Ailleurs ce sont des Zuckerberg, Steve Jobs en son temps, Bill Gates qui ont mené la danse, sans compter "une moitié" des ingénieurs de la Silicone Valley.
Seulement, dès l'école, ici on veut faire des moules avec des gens qui rentrent dedans - et ce qui dépasse ne vaudrait pas grand chose.
La force de travail est reconnue chez les aspies - seulement il leur faut un cadre / contexte et sujet qui leur va.

---

@Asperzebre: ton fil soulève 3 à 4 sujets.. alors difficile

Sinon, il faut être soi, toujours
et lâcher les watts, les chevaux quand on s'en sent l'énergie

(cela vaudrait aussi avec un psy)

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Message par Asperzebre le Mar 28 Juin 2016 - 22:04

Eliane, Asperger comme tremplin, ce n'est pas bizarre.
C'est sur que pour un non Asperger ça parait bizarre, voire carrément débile, car l'accès à l'emploi est plus difficile pour un Asperger que pour une personne 'normale'.

Mais pour un Asperger, je pense que les chances d'insertion professionnelles en tant qu'Asperger reconnu sont plus élevées que ses chances en tant que non-reconnu, car on va exiger de ce dernier d'avoir un comportement de neurotypique (d'ailleurs, je ne sais pas si tu as tout lu, mais j'ai perdu mon dernier emploi à cause de ça).

Quand à ton tableau, je l'avais déjà vu, mais merci quand même de le remettre c'est toujours intéressant Smile
Je me retrouve un peu des deux côtés du tableau, ça a tendance à confirmer mon diagnostic Asperger+HQI.

Edit: j'ai 'répondu' au tableau, je suis plus proche du profil Asperger que du profil doué.
Mes réponses:

Comparaisons mémoire et attention

Doué:
Excellente mémoire sur les faits et l'information pour une grande variété de sujets
Asperger:
Superbe mémoire pour les faits et l'information détaillée concernant les sujets liés aux intérêts limités.
->Sur cette comparaison, je me situe plus Asperger, bien que mon nombre de centres d'intérêts soit probablement plus élevé que le nombre 'normal' pour un Asperger, j'ai une excellente mémoire pour ces sujets et une mémoire très médiocre pour le reste.

Doué:
Se rappelle généralement très bien des noms et des visages
Asperger:
Se rappelle très peu des noms et des visages.
->Sur cette comparaison, je suis entre deux, je me souviens très bien des visages, mais mal des noms, souvent je me dis "lui je le connais, je l'ai déjà vu", mais j'ai pas de nom qui me vient.

Doué:
Déteste les exercices de mémorisation bien qu'il y excelle
Asperger:
Apprécie de souvenir et penser aux détails, faits, et chiffres.
->Sur cette comparaison, je suis Asperger à 100%

Doué:
Focalisation intense sur les sujets intéressants
Asperger:
Focalisation intense aux intérêts particuliers.
->Sur cette comparaison, je suis plutôt Asperger, focalisation intense sur les intérêts particuliers, focalisation (mais légère, pas intense) sur les sujets intéressants.

Doué:
Capable de reprendre facilement une tâche avec ou sans redirection en cas de distraction
Asperger:
Difficulté pour reprendre une tâche en cas de distraction par ses propres pensées.
->Sur cette comparaison, j'ai les deux:
Capable de reprendre facilement, en cas de ditraction externe.
Difficulté de reprendre une tâche en cas de pensées envahissantes.

Total mémoire et attention:
1 Asperger
2 Plutôt Asperger
2 Entre deux
0 Plutôt doué
0 Doué

0 N'est pas sur de savoir répondre
0 Ne sait pas répondre

Comparaisons parole et langage
Doué:
Vocabulaire évolué et étendu
Asperger:
Utilisation avancée de mots sans compréhension sur toutes les langues utilisées.
->Sur cette comparaison, je pense avoir un peu l'aspect HQI, bien que mon langage soit beaucoup moins soutenu que celui de certaines personnes de ce forum.
Quand à l'aspect Asperger, je ne comprend pas le sens de la phrase, je ne saurais pas répondre.

Doué:
Communique très bien sa compréhension des concepts abstraits
Asperger:
Pense et s'exprime par des termes littéraux et concrets ayant peu d'abstraction.
->Sur cette comparaison, je pense me situer du côté doué, mais quand j'étais enfant j'étais du côté Asperger, à 100%.
Je répondrais donc 'entre les deux'.

Doué:
Style verbal riche et intéressant
Asperger:
Style verbal peu attractif
->Sur cette comparaison, je pense être du côté doué, difficile d'être objectif, c'est plus à vous, lecteurs, d'en juger.

Doué:
Implique facilement les autres dans ses passions.
Asperger:
Manque de réciprocité et d'implication dans le style et le contenu de la part des autres dans leur intérêt personnel.
->Sur cette comparaison, je suis Asperger à 100%

Doué:
Pose des questions cruciales
Asperger:
Répête les questions et les informations
->Sur cette comparaison, je suis doué à 100%

Doué:
S'exprime sous la forme de discours/langage d'enfant plus âgés
Asperger:
Discours pédant et homogène.
->Sur cette comparaison, je ne sais pas répondre, pas assez de souvenirs sur ma façon de parler dans l'enfance, et pour mon discours potentiellement pédant et homogène je ne m'en rend pas compte, c'est à mes interlocuteurs qu'il faudrait poser la question.

Doué:
Entame les conversations spontanément ou non.
Asperger:
Peu ou pas de détails dans les discours mal construits.
->Sur cette comparaison, je suis Asperger à 100% (ça ne paraît pas, je crée plein de fils sur ce forum, mais mon comportement IRL n'a rien à voir, je parle très peu).

Doué:
Comprend et s'implique dans une réciprocité sociale, l'humour, l'ironie et les sarcasmes élaborés.
Asperger:
Incompréhension dans les plaisanteries nécessitant une réciprocité sociale.
->Sur cette comparaison, je suis Asperger à 100%

Doué:
Comprend les raisons/les effets ou les intérêts d'une conversation
Asperger
A du mal à comprendre les implications dans les conversations.
->Sur cette comparaison, je suis entre les deux, ça dépend si la conversation est sérieuse (je penche côté doué) ou non sérieuse (je penche côté Asperger).

Doué:
Capable de communiquer verbalement sa souffrance
Asperger:
Exprime sa souffrance par des actions plutôt qu'avec des mots.
->Sur cette comparaison, je suis Asperger à 100%

Total parole et langage:
4 Asperger
0 Plutôt Asperger
2 Entre deux
1 Plutôt doué (n'est pas sur de savoir répondre)
1 Doué

1 N'est pas sur de savoir répondre
2 Ne sait pas répondre

Social et émotionnel
Doué:
Capable d'identifier et nommer ses amis, apprécie les statuts sociaux élevée dans certaisn cercles.
Asperger:
Fait preuve de réelles difficultés dans la compréhension sur la manière de se faire des amis et de les garder.
->Sur cette comparaison, je suis Asperger à 95% (je me retrouve à 100% dans la descrition Asperger, mais j'ai quelques rares amis et je suis capable de les nommer et de les identifier).
Je vais la classer en tant que 'plutôt Asperger' dans le récapitulatif.

Doué:
Conscient des normes sociales
Asperger:
Indifférent aux normes sociales pour s'habiller et se comporter
->Sur cette comparaison, je suis Asperger, à 100%

Doué:
Comprend très blien qu'il est différent de ses pairs.
Asperger:
Reconnaissance limitée dans ses différences avec ses pairs.
->Sur cette comparaison, je suis doué, à 100%

Doué:
Partage spontanément sa joie, ses activités, ses intérêts, ou ses réussites.
Asperger:
Peu ou pas d'intérêt dans le partage spontané de sa joie, ses activités, ses intérêts ou ses réussites.
->Sur cette comparaison, je suis 100% doué avec mon entourage proche et sur le forum, beaucoup moins IRL avec des inconnus.
Je vais la classer en tant que 'plutôt doué' dans le récapitulatif.

Doué:
Implique facilement les autres dans les conversations
Asperger:
Fait preuve de réelles difficultés dans l'initiation ou l'implication des autres dans les conversations.
->Sur cette comparaison, je ne sais pas répondre.

Doué:
Conscient des perspectives des autres et capable de prendre pour soi et comprendre leurs points
Asperger:
Fait preuve de réelles difficultés sans l'initiation ou l'implication des autres dans les conversations.
->Sur cette comparaison, naturellement je suis 100% Asperger, mais je fais des efforts pour comprendre les autres points de vue, et en fonction des sujets je peux y arriver très bien, ou au contraire pas du tout.
Je vais la classer en tant que 'plutôt Asperger' dans le récapitulatif.

Doué:
Suit les règles implicites des interactions sociales
Asperger:
Ignore les conventions sociales ou les raisons qu'elles sous-tendent.
->Sur cette comparaison, je suis Asperger, à 100%

Doué:
Fait preuve de capacités sociales pointues et d'un naturel intuitif
Asperger:
Manque de capacités sociales
->Sur cette comparaison, je suis Asperger, à 100%

Doué:
Affiche généralement des émotions adéquates
Asperger:
Affiche des émotions inappropriées ou immatures et un affect émoussé ou limité.
->Sur cette comparaison, difficile de répondre, je dirais plutôt Asperger, mais pas sûr.

Doué:
Conscient des émotions des autres et les reconnaît facilement
Asperger:
Reconnaissance limitée des émotions des autres
->Sur cette comparaison, je suis plutôt Asperger, en général je ne 'capte rien' à part certaines émotions particulières comme la colère, pour laquelle je suis du côté doué.

Doué:
Capable de lire les situations sociales, et de répondre aux signaux sociaux
Asperger:
Erreurs de compréhension des situations sociales, sans répondre (voire ne pas savoir comment répondre) aux situations sociales.
->Sur cette comparaison, je suis Asperger, à 100%

Doué:
Fait preuve d'empathie envers les autres et capable de réconforter un ami dans le besoin
Asperger:
Fait généralement preuve de peu d'empathie ou de préoccupation de quelqu'un dans le besoin
->Sur cette comparaison, je suis entre les deux, je suis zéro pour apporter un soutien émotionnel hypocrite ("mais non, c'est pas grave" alors qu'en fait, si, c'est grave), mais je suis présent pour apporter un soutien émotionnel sincère ("mais non c'est pas grave" alors que la personne panique pour pas grand chose).

Total social et émotionnel:

4 Asperger
4 Plutôt Asperger (dont 1 n'est pas sur de savoir répondre)
1 Entre deux
1 Plutôt doué
1 Doué

1 N'est pas sur de savoir répondre
1 Ne sait pas répondre

comportement
Doué:
Peut résister de manière passive, mais ira souvent vers le changement
Asperger:
Résiste de manière active ou agressive au changement; rigide.
->Sur cette comparaison, tout dépend d'en quoi consiste le changement.
Un changement de planning? 100% doué.
Un changement de mon comportement, qui va à l'encontre de mes principes? 100% Asperger.
Dans le doute, je vais mette 'entre deux', et 'n'est pas sûr de savoir répondre'.

Doué:
Remet en question les règles et le système
Asperger:
Adhère de manière stricte aux règles et a besoin de cadre.
->Sur cette comparaison, je suis entre les deux, j'ai besoin de comprendre l'utilité des règles, je m'y oppose vigoureusement si je ne les comprend pas, ou si elles ne sont pas compatibles avec mes valeurs morales.
Par contre si je les comprend et qu'elle me semblent justifiées, j'y adhère totalement, de manière stricte.
Je répondrais 'plutôt doué'.

Doué:
Absence de comportements stéréotypiques (battement des mains ou des doigts, tordage, ou mouvements corporels complexes)
Asperger:
Comportements stéréotypiques
->Sur cette comparaison, je suis 100% Asperger

Doué:
Il est généralement angoissé par l'arrivée de nouveaux problèmes
Asperger:
Quand un problème survient, les parents ou ensignants sont angoissés par celui-ci mais l'enfant peut ne pas en être affecté si cela le concerne directement.
->Sur cette comparaison, je ne me souviens pas trop bien (dur de répondre à certaines questions quand l'enfance est en jeu)
J'aurais tendance à dire que je ne me rendais souvent même pas compte des problèmes, mais que quand j'en avais conscience ils m'angoissaient, mais sans que je ne le montre (j'intériorisais beaucoup)
Si cette question était posée à ma mère par un psy, elle répondrait probablement que quand un problème survient, je m'en fous.
J'aurais donc tendance à dire 100% Asperger, mais avec un doute.

Total comportement:
2 Asperger (dont 1 n'est pas sur de savoir répondre)
0 Plutôt Asperger
1 Entre deux (n'est pas sur de savoir répondre)
1 Plutôt doué
0 Doué

2 N'est pas sur de savoir répondre
0 Ne sait pas répondre

Motricité
Doué:
Bonne coordination
Asperger:
Absence de coordination adaptée à l'âge
->Sur cette comparaison, je suis actuellement dans la case 'doué', mais je suppose qu'elle porte sur l'enfance, et dans l'enfance j'ai eu un développement moteur plutôt tardif et des problèmes de coordination.
Je répondrais donc 'plutôt asperger', et 'n'est pas sur de savoir répondre'.

Doué:
Intéressé par les sports d'équipe
Asperger:
évite les sports d'équipe
->Sur cette comparaison, je suis 100% Asperger.

Doué:
Développe de manière adéquate des habiletés autodidactiques.
Asperger:
Retard dans le développement des habiletés autodidactiques.
->Sur cette comparaison, tout dépend de ce que signifie 'de manière adéquate'
Je suis très doué pour développer des habiletés autodidactiques, mais je les fais à ma manière, je ne fais rien comme tout le monde.
Je vais répondre 'doué à 100%' et 'n'est pas sur de savoir répondre'.

Total motricité:
1 Asperger
1 Plutôt Asperger (n'est pas sur de savoir répondre)
0 Entre deux
0 Plutôt doué
1 Doué (n'est pas sur de savoir répondre)

2 N'est pas sur de savoir répondre
0 Ne sait pas répondre

Total formulaire:
12 Asperger (dont 1 n'est pas sur de savoir répondre)
7 Plutôt Asperger (dont 2 n'est pas sur de savoir répondre)
6 Entre deux (dont 1 n'est pas sur de savoir répondre)
3 Plutôt doué (dont 1 n'est pas sur de savoir répondre)
3 Doué (dont 1 n'est pas sur de savoir répondre)

6 N'est pas sur de savoir répondre
3 Ne sait pas répondre


Dernière édition par Asperzebre le Mer 29 Juin 2016 - 0:02, édité 1 fois
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Message par Invité le Mar 28 Juin 2016 - 22:07

Je suis d'accord noir malheureusement le sujet est mal connu. Mais s'il y a des possibilités pour Asperzèbre d'être aidé, je trouve cela formidable.  Je préfère rester invisible pour ma part malgré mon diag.

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Message par Asperzebre le Mar 28 Juin 2016 - 22:07

noir merci de ce message.
Quand aux sujets que je soulèves, tu n'es pas obligé de répondre à tout, le moindre avis m'intéresse.
Tu peux par exemple dire: 'parler du HQI: non, parler du burn-out: oui, parler de l'empathie: je ne sais pas'.
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Message par noir le Mar 28 Juin 2016 - 22:31

Chaque sujet / chaque point est une vidéothèque pour moi (et j'en aurai une potentielle en attente sur les relations où je me suis déjà un peu "engagé")

ne sachant faire qu'une chose à la fois

et n'étant dans une si grosse dispo de neurones à l'instant et possibilité de me lancer dans une grosse formulation (en général c'est le matin potentiellement)

j'intègre que ces sujets sont là

mais ne serai apte à développer à l'instant.

Je pense que si / quand je reviendrais développer ce pourrait être sur le burn-out (et bore-out ce qui est relatif à l'excès d'ennui me semble-t-il) car c'est très symptomatique et j'ai eu mon lot..

noir

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Message par Invité le Mar 28 Juin 2016 - 23:37

D'accord avec noir

Sinon, il faut être soi, toujours
et lâcher les watts, les chevaux quand on s'en sent l'énergie

Je connais la dame, elle maitrise le sujet Aspi. C'est son fond de commerce.
Ca ne signifie pas qu'elle est exempt de faux négatif, mais parle lui sincèrement

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Message par Sélène-Nyx le Mer 29 Juin 2016 - 0:36

Je viens de lire ton message, Asperzèbre, et j'y reconnais ma belle-fille (l'épouse de mon fils): elle aussi souffre de problèmes au niveau des interactions sociales (Ma fille et moi avions eu quelques soucis au début, quand elle est entrée dans la famille, car c'était très difficile de communiquer avec elle, et j'ai du "raisonner" ma fille à plusieurs reprises pour éviter des "clashs". Que pouvions-nous lui reprocher? Son manque d'humour (elle prends tout au premier degré, il faut toujours faire attention à ne pas la froisser, vérifier qu'elle ait bien compris ce que nous voulons dire etc....), son parler "cash" (sans se soucier, elle, de l'impact de ses réflexions, parfois blessantes sans intention de blesser qui que se soit, sur ses interlocuteurs). Souvent, des parents ou amis qui l'ont vue la première fois m'ont fait part de leur étonnement de voir mon fils (réputé trés sympa) épouser cette fille qu'ils trouvaient franchement antipathique. Maintenant que nous connaissons mieux sa façon de fonctionner, nous avons tendance à ne lui trouver que des qualités ....
   Eh bien, en ce moment elle est en arrêt de travail (8 ou 15 jours) suite à une grosse fatigue. D'après son médecin, elle était en train de faire un burn-out. Elle a eu un surcroît de travail ces derniers temps, mais surtout beaucoup de pression alors qu'elle attend impatiemment que son administration lui fournisse les moyens matériels promis depuis deux mois, pour finir un travail urgent: pour elle, la lenteur administrative est insupportable, et elle craque. Plus l'actualité sur les attentats, le climat social en général ... Tout ça la tracasse.
   (Elle, elle est diagnostiquée HQI (145) je n'ai pas de détails ... sinon qu'elle reconnait avoir de gros problèmes de socialisation, ce qui aurait été détecté lors de ses tests. Elle a un frère, qui lui, aurait un QI plus élevé, THQI, et qui mène une vie de "looser". Or,  tout le monde, dans l'entourage, le reconnait comme "un mec très intelligent, mais complètement barjot").

   Bon courage, Asperzèbre, et à ta place, moi aussi je passerais les tests: ce sera clair, tu sauras à quoi t'en tenir. (Et tu as la chance de passer avec une psy qui connait ces problèmes, alors vas-y, t'as rien à perdre, et tu as déjà que trop souffert de tes particularités.
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Message par Asperzebre le Mer 29 Juin 2016 - 1:54

Merci pour vos avis, je pense tenter la sincérité, ça tombe bien c'est ce qui est le plus naturel pour moi Smile

Sélène: sans vouloir m'avancer trop, il se pourrait que ta belle-fille soit une Asperger qui s'ignore.
Et quand à son diagnostic, ça ne changera pas grand chose pour elle, mais juste pour information elle n'est pas HQI mais THQI (HQI commence à 130, 2% de la population, THQI commence à 145, 0.1% de la population)
Son frère encore plus THQI qu'elle (150+ je suppose?) et qui mène une vie de 'looser', ça ne me surprend pas plus que ça, au delà d'un certain seuil un trop haut QI est un handicap, y'a eu des études là dessus.
Autant pour 130 de QI le haut QI n'est pas vraiment handicapant, autant pour 150 c'est avéré que c'est un handicap social.
C'est très mal vu de dire ça sur ce forum, y'a plein de gens qui vont dire qu'on se victimise, ou qui vont dire: non, la preuve moi je suis HQI et j'ai réussi (alors que ça ne veut strictement rien dire, il y a toujours des exceptions, la seule donnée intéressante serait le pourcentage d'intégration réussie parmi les HQI/THQI), mais je m'en fous que ce soit mal vu, c'est la vérité.

Edit: d'ailleurs à propos des difficultés liées au THQI, si ça peut intéresser certains:
http://www.douance.org/qi/exclusion.html


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Message par Mécanique des fluides le Mer 29 Juin 2016 - 6:50

Pour répondre rapidement à ton message, Asperzebre, va à ton rendez-vous en donnant les informations demandées. Il ne sert à rien de cacher quelque chose. Ca risquerait seulement d'empêcher un diagnostic fiable. Donc, parle-lui de ton fonctionnement, de tes habitudes et ressentis au quotidien qui te font penser que tu es Asperger. (empathie ; difficulté à canaliser les émotions intenses ; difficulté à supporter les lieux bruyants, à prioriser les tâches/informations, à regarder dans les yeux ; facilité à stresser sur tout et dans les activités nouvelles ; focalisation sur la peur du jugement, sur ce que tu dois dire et ne pas dire ; ennui si manque de stimulation intellectuelle ; difficulté à décoder les comportements sociaux, l'implicite etc. Bref Tu dis la totale)  
No stress par rapport aux jugements. C'est une professionnelle, elle est formée et habituée à avoir des Aspergers en entretien. Elle saura te guider et faire le tri dans ce que tu lui dis. Wink

Quant aux sessions de tests, si on parle bien des mêmes, ils te feront passer le WAIS et sûrement le test TDAH. J'ai une amie pour qui il a également été question de la tester sur la mémoire. En revanche, je ne sais pas ce que tu attends de l'après-diagnostic. Pour mon amie, ça n'a pas eu une grande utilité. Le résultat lui a permis de poser un mot sur son fonctionnement et sur ses souffrances mais elle n'a pas reçu de suivi réellement intéressant par la suite parce que le suivi n'existe pas en France. En bref, si tu es "insérable" dans le monde professionnel, tu n'es pas jugé en grande difficulté, donc on ne peut rien faire de plus pour toi. Conclusion bien hâtive... Au contraire, ça peut être une vraie souffrance au quotidien. Quand je vois mon amie qui burn-out en permanence sans que personne ne lui vienne en aide, ça me met très en colère. D'ailleurs, je m'étais entretenue avec elle sur la possibilité qu'elle soit accompagnée d'un tuteur pour l'aider dans ses tâches quotidiennes. J'ai recherché vite fait pour elle si ça existait et je n'ai trouvé que des accompagnants pour l'autisme lourd chez l'enfant. Quand on passe à l'âge adulte, et si on a pas le statut d'handicapé auquel on peut prétendre si l'Asperger est très invalidant, c'est le néant. Il faut que je poursuive mes recherches sur le sujet, je vais bien finir par trouver quelque chose...
Bref. Pour conclure mon pavé, les aides importantes se trouveront essentiellement par la voie dite "normale", c'est-à-dire par le psy classique pour t'aider à gérer tes pics d'émotion et angoisses ; les centres sur l'autisme pour les informations sur les accompagnements (MDPH etc) ; l'assistante sociale pour les démarches administratives, les associations pour les groupes de parole, rencontres et aides pratiques etc.

(En fait, mon message n'était pas si bref)
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Message par Asperzebre le Mer 29 Juin 2016 - 11:39

Pas si bref, non, mais j'ai fait largement pire (d'ailleurs le message que je suis en train d'écrire est largement pire que le tien) Razz

Ton message a levé un point supplémentaire chez moi: la phobie administrative.

J'en ai un peu honte, et je ne pensais pas que ça puisse avoir un lien avec Asperger, du coup j'en parle jamais.
Mais maintenant que j'y suis, je me lance.

Je déteste tout ce qui est paperasseries, procédures administratives, ça m'est insupportable.
Si je sais exactement ce qu'il faut faire, ça passe (et encore, je me suis fait virer de pôle emploi au moins une dizaine de fois pour avoir oublié de m'actualiser)
Quand je ne sais pas ce qu'il faut faire, je demande de l'aide, on répond à côté de la plaque, comme si on ne comprenait pas la question, et je suis perdu.

Je pense aux impôts sur le revenu par exemple.
je n'ai jamais rempli une fiche d'imposition de ma vie, le fisc ne me connait même pas.
Quand j'ai atteint mes 18 ans, ils ont commencé, une fois par an, à me proposer de déclarer mes revenus, ils m'envoyaient une feuille avec marqué un truc du genre "vous êtes actuellement déclaré avec votre mère, vous allez peut-être bientôt choisir de déclarer vos revenus individuellement".
Je ne me souviens pas la formulation exacte, mais la notion de choix était clairement présente dans le message, et il n'y avait aucun intérêt pour moi à choisir de me déclarer individuellement: juste de la paperasse supplémentaire, de toutes façons j'étais étudiant sans revenu à l'époque, donc non-imposable.
Je n'ai pas donné suite à leurs lettres, qui ont fini perdues (probablement jetées).

Très vite, je n'ai plus reçu ces lettres (j'ai eu la dernière vers 20-21 ans)
J'ai lassé couler, je pensais que c'était la procédure normale, ça semblait logique: tant qu'ils ne me contactent pas, tout va bien, et de toutes façons je n'ai pas d'emploi, je suis toujours non-imposable.
Mon entourage savait que ce n'était pas la procédure normale, mais personne ne me l'a dit, ils m'ont laissé dans l'ignorance.

Il y a environ 5 ans, j'ai commencé à trouver ça bizarre, voir tous les ans tout le monde recevoir sa fiche d'imposition, être le seul à ne rien recevoir.
Par curiosité, j'ai commencé à poser des questions: "Comment ça se fait que je ne reçois jamais d'avis d'imposition"?
Ça a choqué tout le monde, je me suis pris une soufflante.
On m'a dit que je ne recevrais jamais d'avis d'imposition tant que je n'aurais pas fait la demande pour le recevoir.
Ça m'a choqué, je trouvais ça totalement stupide, alors j'ai demandé pourquoi, si c'est obligatoire, on ne me l'envoie pas automatiquement?
Les choses qu'on ne reçoit qu'à sa demande, c'est forcément des choses optionnelles, facultatives. On a pas à demander l'autorisation de faire une démarche obligatoire, ça n'a aucun sens.

On m'a répondu que si.
L'impôt sur le revenu est une démarche citoyenne, basée sur le volontariat, c'est une démarche personnelle que de demander à s'inscrire aux impôts sur le revenu, pour pouvoir contribuer de notre propre-gré au bien de la société.

J'ai trouvé cette justification profondément hypocrite et stupide (c'est le système qui est hypocrite et stupide, pas la personne m'expliquant son fonctionnement).
Hypocrite car "contribuer de notre plein gré au bien de la société", c'est du vent, il doit y avoir même pas 5% des gens qui payent leurs impôts qui le font par altruisme, les autres le font car ils n'ont pas le choix.
Stupide, car on prétend que c'est une démarche à la fois obligatoire, et basée sur le volontariat.
C'est un contresens total, c'est comme si je vous montrais une figure géométrique et vous disais: "vous voyez ce carré? c'est un cercle".

Et personne ne m'a jamais rien dit avant que je ne pose la question, j'ai appris ça à environ 27 ans...
Les gens considéraient normal que je devine tout seul, avec une intuition sortie d'on ne sait où, que j'étais en face d'un cercle qui est aussi un carré.
Je ne comprend toujours pas comment on a pu me laisser en arriver là scratch

Bref, depuis que je suis au courant, j'ai demandé quelques fois comment les contacter, ce à quoi on m'a en gros répondu "débrouille toi".
Je trouve ce système stupide, je n'ai aucune motivation à faire des recherches, à me mettre du stress, de la pression, juste pour découvrir comment avoir le droit de remplir une paperasse inutile tous les ans (puisque je le répète, je suis non-imposable, je n'ai pas volé un centime au fisc de toutes ces années où je n'ai pas déclaré mes revenus).

Aujourd'hui à 32 ans je n'ai toujours pas rempli un seul avis d'imposition, je n'ai toujours pas fait ma demande, et ce n'est pas prêt de changer, je considère que le fautif dans cette situation stupide n'est pas moi, mais le système administratif français.


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Message par Hakaan le Mer 29 Juin 2016 - 15:19

en ce qui concerne "l'empathie" ce n'est pas que les aspies n'en ont pas (au contraire ils sont bien plus sensibles aux émotions actes mots etc qui leurs paraissent tout en démesuré) c'est simplement qu'on vit entouré d'extraterrestres dont la façon de penser nous échappe complètement dans son sens même, c'est un sentiment de s'être littéralement trompé de planète et des années d'errance à se demander pourquoi ça ne marche pas avec nous, pour ma part il m'a bien fallu 20 ans pour apprendre cerner réellement tout ça et y trouver quelque chose de "naturel"
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Message par Mécanique des fluides le Mer 29 Juin 2016 - 15:59

La notion d'évidence manque à l'appel. Tu peux ajouter une croix sur la liste des caractéristiques aspi.
Voilà, entre autre, pourquoi il est préférable d'être suivi par une assistante sociale et/ou avoir un entourage amical/familial impliqué.

Le monde n'est pas plus cohérent pour les neurotypiques que pour les aspi. Il n'est pas moins stressant non plus. 99% des gens se passeraient volontiers de la paperasse administrative, et d'autres choses, parce que c'est pénible, illogique, stressant, inutile, bordélique. On fait tous avec, puis c'est tout. La grande différence que je peux souligner c'est que les neurotypiques savent très bien que toute chose illogique est illogique, mais ils passent au dessus pour ne pas se compliquer davantage la vie, à la différence des aspi qui ont plus cette tendance à se noyer dans un verre d'eau et les détails sans fin.
Les choses sont faites ainsi qu'on ne vous demande pas ce que vous en pensez, on vous demande seulement de le faire, point. Et c'est important de ne pas s'obstiner sur une incompréhension parce que c'est là où vous commencez à perdre pied et à accentuer votre décalage par rapport aux autres.  
Actualise ta situation auprès de l'Etat, comme tout le monde. Ca t'évitera des problèmes bien plus graves par la suite.
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Message par Asperzebre le Mer 29 Juin 2016 - 20:00

Je sais, il faudrait que je fasse.
Mais c'est plus fort que moi, je trouve ça tellement stupide, je n'arrive pas à me motiver pour le faire.
Mon propos était surtout de te remercier de m'avoir indiqué que ça pouvait être lié au syndrome d'Asperger, je l'ignorais et ça fait un point de plus à mettre dans ce que je dirais à la psychologue.
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Message par Sélène-Nyx le Jeu 30 Juin 2016 - 12:01

Asperzebre a écrit:
Sélène:
(...)
Et quand à son diagnostic, ça ne changera pas grand chose pour elle, mais juste pour information elle n'est pas HQI mais THQI (HQI commence à 130, 2% de la population, THQI commence à 145, 0.1% de la population)
Son frère encore plus THQI qu'elle (150+ je suppose?) et qui mène une vie de 'looser', ça ne me surprend pas plus que ça, au delà d'un certain seuil un trop haut QI est un handicap, y'a eu des études là dessus.
Autant pour 130 de QI le haut QI n'est pas vraiment handicapant, autant pour 150 c'est avéré que c'est un handicap social.
  Oui, c'est exactement ça, elle est THQI (son arrêt travail est prolongé et ça ne va pas mieux ...)

Et je précise qu'elle est ... assistante sociale depuis 8 ans, et se débrouille très bien avec les papiers .... Mais les administrations ne suivent pas à son rythme ....
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Message par Invité le Jeu 30 Juin 2016 - 12:47

", au delà d'un certain seuil un trop haut QI est un handicap, y'a eu des études là dessus"

je suis un contre exemple alors ou alors il y a eut erreur sur mon niveau, toujours pas pu trancher

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Message par Asperzebre le Jeu 30 Juin 2016 - 14:03

Zébulon, je ne connais pas ton QI, je ne peux pas trop m'avancer.

Je me permet de remettre l'article qui m'autorise à écrire ça:
http://www.douance.org/qi/exclusion.html

En partant du postulat que tu as 150, d'après l'article que j'ai mis, pour 3 personnes dans ta situation qui s'en sortent, 97 échouent à cause de leur QI.
Si tu as 140, on passe à 2 personnes dans ta situation qui s'en sortent pour une exclue à cause de son QI.
Si tu as 130, il n'y a pas d'exclusion professionnelle due à ton QI (il y a possibilité d'exclusion, bien sûr, mais il faut chercher les causes ailleurs que dans le QI: mauvaise prise en charge pendant l'enfance...)

Même si tu as 150 de QI (voire plus), et que les stats te donnent 97% d'exclusion, ça signifie qu'il reste 3%. Tu peux très bien faire partie de la poignée de chanceux Smile
Le haut QI n'est pas un handicap au sens absolu, comme par exemple 100% des aveugles ne voient pas, 100% des gens en fauteuil roulant ne peuvent pas courir...il est tout à fait normal de trouver des contre exemples de hauts QI en réussite sociale et professionnelle.

Après ce n'est qu'un article, je ne peux pas garantir qu'ils détiennent la vérité absolue.
Mais ça me semble tout de même bon à prendre en considération, et ça serait bête de le jeter à la poubelle parce qu'on a trouvé un contre exemple.
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Message par Asperzebre le Jeu 30 Juin 2016 - 14:35

Mécanique des fluides a écrit:
La grande différence que je peux souligner c'est que les neurotypiques savent très bien que toute chose illogique est illogique, mais ils passent au dessus pour ne pas se compliquer davantage la vie, à la différence des aspi qui ont plus cette tendance à se noyer dans un verre d'eau et les détails sans fin.
Les choses sont faites ainsi qu'on ne vous demande pas ce que vous en pensez, on vous demande seulement de le faire, point. Et c'est important de ne pas s'obstiner sur une incompréhension parce que c'est là où vous commencez à perdre pied et à accentuer votre décalage par rapport aux autres. 

Je ne sais pas si c'est lié à Asperger ou pas, mais ce que tu me dis c'est totalement opposé à ma façon de fonctionner, c'est très dur, voire impossible pour moi d'avoir le comportement 'normal'.
Je ne te dis pas que ce sont des mauvais conseils, je précise (j'ai peur des malentendus, je préfère prendre mes précautions).
Je te dis juste qu'ils ne sont pas applicables pour moi.

Les neurotypiques savent très bien que toute chose illogique est illogique, mais ils passent au dessus pour ne pas se compliquer davantage la vie
->Totalement impossible pour moi, si c'est illogique je ne comprend pas, si je ne comprend pas ça me complique la vie.
Il faut que je trouve une logique à tout, c'est indispensable pour moi.

Les choses sont faites ainsi qu'on ne vous demande pas ce que vous en pensez, on vous demande seulement de le faire, point.
->Depuis tout petit, ça n'a jamais marché avec moi et ça ne marchera jamais.
J'ai passé toute mon année de 4ème en cours d'histoire géo enfermé dans un réduit de 3m² pour ne pas avoir obéï à la prof, elle a eu zéro résultat à part attiser ma haine à son égard.
J'aurais pu passer toute ma vie enfermé dans son réduit, je n'aurais pas cédé.
Je ne tolère l'autorité qu'à la condition qu'elle soit justifiée.
Quand on me dit de faire un truc, si je demande pourquoi, c'est que la demande ne me semble pas judicieuse, et que j'ai besoin de savoir quelle en est la raison, en quoi ça peut être utile que je fasse ce qu'on m'a demandé.
Si tu me répond: "c'est comme ça et puis c'est tout", c'est la meilleure façon possible de t'assurer que je ne ferais pas ce qui est demandé.

Et c'est important de ne pas s'obstiner sur une incompréhension parce que c'est là où vous commencez à perdre pied et à accentuer votre décalage par rapport aux autres.
-> Au contraire, c'est très important pour moi de m'obstiner sur une incompréhension, pour la faire sauter.
Sinon je perd pied, je suis en décalage, j'ai besoin de savoir pourquoi je fais les choses (il y a une raison à absolument tout ce que je fais, que ce soit une raison pratique, ou financière, ou pour rendre service, ou simplement pour mon plaisir).

Ne pas m'obstiner pourrait me donner l'apparence extérieure de quelqu'un de 'normal', mais j'en souffrirais intérieurement.
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Message par izo le Jeu 30 Juin 2016 - 15:53

Idem pour moi les choses à faire doivent absolument prendre sens et il m'est nécessaire de savoir pourquoi il m'est demandé de faire de telle ou telle façon, pour pouvoir premièrement agir bien et pour me donner de l'allant pour sa réalisation. Sans quoi je suis perdue. De la même manière je m'interroge toujours sur la réalité et le bien fondé d'une règle, c'est-à-dire sa valeur ajoutée par rapport à ce à quoi elle se rapporte.  Munie de tous ses éléments je suis alors un bon petit soldat Smile
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Message par Numero6 le Jeu 30 Juin 2016 - 22:15

Asperzèbre, si je puis me permettre, ça se sent que tu te méfies de l'autorité, que tu lui demandes de toujours montrer patte blanche, on sent une grande méfiance envers tout ce qui semble pour toi dépositaire d'un pouvoir.

Le pouvoir est rarement aussi idiot qu'on pourrait le croire.

Au niveau des impôts par exemple, remplir sa déclaration si tu es en dessous du seuil d'imposition n'a aucun intérêt. Ils ne viendront jamais te chercher. Pour gagner quoi ?
Déclarer ses impôts n'a qu'un seul intérêt, déclenchez le chronomètre des trois ans. Le fisc a trois ans pour remettre en cause ta déclaration et venir te chercher des poux dans la tête.

Mais si tu gagnes de l'argent et que tu ne déclares rien, n'ai absolument aucun doute sur la compétence des services fiscaux, crois-moi, ils vont savoir te trouver. Intérêt et Principal.

L'Autorité c'est quelque chose qui s'accorde.
Par exemple, sur ce forum, j'accorde toute autorité à la modération. Rien ne m'y oblige. J'ai choisi d'accorder cette autorité pour plein de raisons. Ça m'arrange qu'ils fassent le boulot, ça m'arrange de ne pas avoir à définir les règles, ça m'arrange de ne pas me taper tous les chieurs qui viennent pleurer du respect, et ça m'arrange qu'ils me calment quand je pars dans mes délires. Voilà.

Donc, j'accorde, je délègue, j'autorise la modération à exercer son autorité sur moi.
Parce qu'ils ne sont pas idiots, parce qu'ils gèrent des ego et des humeurs et que je n'aimerais pas être à leur place, parce qu'ils ont toujours été cools, il faut vraiment les faire chier pour se faire bannir.

Je les considère utiles, indispensables, et je n'ai pas à m'en plaindre. Alors je leur accorde cette autorité.

Alors, quand ils me demandent d'effacer un post, je ne discute pas, j'efface. Je leur ai même conseillé d'effacer sans me demander mon avis, j'ai autre chose à faire qu'à répondre aux MP, je n'aime pas leur faire perdre leur temps, je n'aime pas sentir que j'ai blessé quelqu'un, et je n'aime pas me sentir un peu piteux.

Et donc, leur accordant cette autorité, jamais je ne leur demande de se justifier. Leur demander de se justifier, c'est remettre en cause leur autorité. Ils ont peut-être des bonnes raisons qu'ils ne peuvent divulguer, ils sont peut-être de mauvais poil, je ne cherche pas à savoir. Si je les mets en demeure de justifier leurs décisions, alors c'est que je ne leur accorde aucun autorité.

C'est le tout petit message que je voulais faire passer. L'autorité, parfois, ça a du bon.
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Message par Asperzebre le Jeu 30 Juin 2016 - 23:58

Intéressant tout ça Numéro6, en particulier ton rapport à la modération, c'est à méditer.

Pour ma part, jamais je n'ai accordé à qui que ce soit une autorité sur moi.
Absolument jamais, pas même à ma mère quand j'étais petit.
Je peux obéir à des ordres, bien sûr, mais ce n'est pas par autorité, ce n'est pas parce que "c'est moi qui décide alors tu obéis et puis c'est tout".

Je peux obéir par peur de la punition, mais ça sera une obéissance à contrecœur, et je ferais le strict minimum nécessaire pour échapper à la punition.
D'ailleurs je développerais de la rancœur envers la personne m'ayant contraint à ce type d'obéissance, et je serais beaucoup plus enclin à lui faire des crasses qu'à lui rendre service.

Par contre quand j'ai compris ce qu'on attend de moi et que je trouve ça sensé, non seulement je ne rechigne pas à obéir, mais j'y éprouve une satisfaction, et je fais de mon mieux, parfois même je peux faire beaucoup plus que ce qui était attendu de moi, juste pour faire plaisir.
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Message par Mécanique des fluides le Ven 1 Juil 2016 - 0:02

Asperzebre. Bien évidemment que c'est important d'apporter du sens à ce qu'on fait et d'avoir la méthode pour réaliser l'action, sinon on ne produit rien.
Dans mes propos, je n'évince pas ta nature, je pense juste qu'il y a moyen de te faire débuguer et passer à l'action mais ça demande de trouver le bon angle, la bonne façon de t'expliquer le problème. J'avoue que je suis allée au plus rapide dans mon message parce que je n'ai pas le temps ni l'énergie de décortiquer tout sur la table comme il faudrait.

Je ne suis pas le genre de personne à dire "c'est comme ça, puis c'est tout". C'est une réponse conne pour aligner les moutons.

J'allais te questionner sur ta façon de traiter le sujet de la déclaration des revenus mais Numero6 vient de le faire pour moi.

Si tu veux en savoir un peu plus sur toi avant de te rendre à ton rdv, tu peux demander à ta compagne ou à tes amis de faire un test aspi avec toi, ou bien leur demander ce qu'ils trouvent chez toi de différent par rapport aux autres. Ca te permettra d'alimenter ta liste et de prendre mieux conscience de ton fonctionnement.  

J'ai lu rapidement comment ça s'est passé pour toi en entreprise. Franchement, les conditions de travail sont pénibles. J'admire ta résistance. A ta place, je ne serais pas restée plus de 10 jours. Je ne supporte pas les esprits bordéliques, et encore moins qu'on me colle aux fesses en me criant dessus. Ca me donne juste envie de dire très tranquillement à l'autre qu'il est un demeuré.
Il me semble que c'est aussi de la responsabilité d'un chef d'entreprise/responsable d'équipe de renouveler ses méthodes de travail et de s'adapter à ses salariés s'il veut les garder productifs sur le long terme. C'est plus facile quand tu es une petite structure, beaucoup moins quand l'entreprise est assez conséquente. J'ai dirigé des équipes d'hpi, aspi, tdah etc. Afin d'utiliser au mieux leurs compétences, il a fallu que je m'adapte à eux et que j'organise une autre façon de travailler ensemble (explication et répartition des tâches, temps de repos, création d'un espace de dialogue pour suivre l'avancement des travaux et l'état d'esprit de chacun). J'ai planifié de façon à ce que la machine tourne le mieux possible et ça n'aurait pas été le cas si j'étais restée sur des méthodes "classiques" de gestion d'équipe. De toute façon, je pense que tout ça a pu être possible parce que je dois sûrement fonctionner comme l'équipe que je choisis. Faut que ce soit clair, organisé, rapide, efficace et sans stress.
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Message par Numero6 le Ven 1 Juil 2016 - 0:14

@Asperzèbre, c'est effectivement l'impression que tu donnes.

Quand tu dis « Pour ma part, jamais je n'ai accordé à qui que ce soit une autorité sur moi », je le traduis par « Pour ma part, jamais je n'ai eu la chance de pouvoir accorder à qui que ce soit une autorité sur moi. »

Ce qui se marie bien avec ton autre phrase, « je peux faire beaucoup plus que ce qui était attendu de moi, juste pour faire plaisir ». L'autorité est acceptée quand on la sait bénéfique. Mais quand on s'y soumet, on s'exécute, on ne cherche pas à faire plaisir, on subit. Je ne remercie pas la modération quand un de mes posts est effacé. J'accepte, c'est tout.

En faire beaucoup plus, je crois que c'est une manière de garder quoi qu'il arrive une distance avec l'autorité. Une manière de réclamer, quitte à en payer le prix, un droit de regard.
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Message par Mécanique des fluides le Ven 1 Juil 2016 - 0:33

Asperzebre a écrit:Pour ma part, jamais je n'ai accordé à qui que ce soit une autorité sur moi.
Absolument jamais, pas même à ma mère quand j'étais petit.
Je peux obéir à des ordres, bien sûr, mais ce n'est pas par autorité, ce n'est pas parce que "c'est moi qui décide alors tu obéis et puis c'est tout".
Tu es sûr ? Moi j'ai plutôt l'impression que tu veux t'en défendre parce que tu n'as pas compris son utilité. Aussi, peut-être, parce qu'elle a mal été faite, appliquée d'une mauvaise manière.
Qu'est-ce que l'autorité ? Quand je regarde la définition du dictionnaire, il me semble que tout le monde est concerné, a été influencé par l'autorité... et y répond encore aujourd'hui d'une manière ou d'une autre.
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Message par Asperzebre le Ven 1 Juil 2016 - 0:49

Il me semble que je dis la vérité, ou alors c'est que j'ai mal compris le concept d'autorité et l'ai accepté sans m'en rendre compte.

Je reprend l'exemple de ma mère:
Petit je savais qu'elle avait le rôle de 'chef de famille' (je suis en famille monoparentale)
jamais je n'ai donné d'ordre à ma mère, et je trouvais normal qu'elle me donne des ordres.
Est-ce suffisant pour dire que je lui reconnaissais de l'autorité sur moi?

D'un autre côté je ne trouvais pas normal d'obéir à ses ordres, juste parce qu'ils proviennent d'elle.
Il me fallait absolument comprendre les ordres, je n'obéissais pas tant que je ne voyais pas l'utilité de ce qu'elle me demandait de faire.
Il m'arrivait souvent d'obéir sans discuter, car je comprenais l'ordre tout seul et le jugeais bon.
Mais il m'est aussi arrivé de refuser d'obéir, car j'avais compris l'ordre et le jugeais mauvais: "non, on va faire à ma façon c'est beaucoup mieux."
Dans tous les cas il y avait intellectualisation, et prise de décision de ma part.

Ma mère quand à elle avait souvent tendance à être dans le rapport de force: "tu obéis parce que je suis ta mère" -> ça n'a jamais marché, à chaque fois qu'elle a sorti cet argument, j'ai désobéi.

J'aurais tendance à en conclure que ça signifie que je n'accordais pas d'autorité à ma mère sur moi, je peux me tromper.
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Message par Numero6 le Ven 1 Juil 2016 - 1:02

Je trouve de plus en plus délicat de m'exprimer sans prendre le risque d'aller un peu trop loin.

Quand je dis que l'on accorde une autorité, c'est dans le sens de déléguer. Mais pour déléguer, il est nécessaire d'avoir quelque chose à déléguer, d'avoir conscience de sa propre autorité, sur soi et sur les autres, de sa propre valeur, de sa propre force.

Mais pour déléguer, il faut aussi pouvoir se sentir représenter par cette autorité, pouvoir la revendiquer, la faire sienne. On respecte la figure d'autorité, le symbole de l'autorité à condition de pouvoir s'y reconnaitre.

Avec une mère, je ne vois pas comment cela serait possible.
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Message par Numero6 le Ven 1 Juil 2016 - 1:09

Lacan déclarait qu'il s'autorisait de lui-même.
Il faisait tellement confiance à Lacan qu'il l'autorisait à dépasser les bornes, à franchir des limites.
Lacan accordait à Lacan l'autorité de s'absoudre des règles du commun.

Bon, après, on se dit qu'il n'aurait peut-être du... mais c'est un autre débat.
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Message par Asperzebre le Ven 1 Juil 2016 - 1:12

ça sera difficile d'aller trop loin à mon avis, enfin je peux me tromper bien sûr.

j'essaie de lire entre les lignes: tu es en train de me dire que si j'avais connu mon père ça aurait pu être différent.
avec un autre père, possible en effet.
avec un connard qui était marié à une autre femme, faisait croire à ma mère qu'il était amoureux, et a refusé de me reconnaître (état civil: père inconnu), impossible de m'identifier à lui.
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Message par Numero6 le Ven 1 Juil 2016 - 1:38

Ben oui, on est bien d'accord.

Je ne sais pas comment poursuivre le dialogue, c'est trop délicat. Je ne sais pas ce qu'il te serait utile d'entendre et ce qui pourrait te blesser. Ce que tu viens d'écrire je l'ai lu dés tes tous premiers posts, notamment quand tu parlais de ton beau-père.

Je me méfie de moi-même, j'ai trop tendance à céder au plaisir de vouloir faire le malin.

Tu es suffisamment brillant pour faire la démarche toi-même. J'aime bien te répondre parce que j'ai le plaisir de comprendre ce que tu écris. Je sais que tu décris ce que tu vois, ce que tu ressens, que tu limites le plus possible l'interprétation, que tu l'évites. Ta vigilance permanente, au détriment de toute recherche de confort, est un symptôme. J'ai l'impression qu'il t'est très difficile de t'en remettre à une figure d'autorité, et notamment la tienne, qui n'a pas pu se construire.

Je m'amuse à rentrer dans la gueule de plein de gens sur le forum, je claque le beignet à nombres d'impudents, je tyrannise les hystériques, je suis de mauvaise foi, je me trompe souvent, je dézingue les trolls et je fais tout ce que je peux pour montrer que j'ai la plus grosse.

Ben avec toi je sens qu'il faut que j'y aille avec la délicatesse d'une jouvencelle, soucieux de ta sensibilité et respectueux de ta démarche. Il me semble que la seule chose que je puisse vraiment faire pour t'aider, c'est t'aider à voir qu'une majorité d'hommes partagent tes valeurs. La plupart n'ont pas ton intelligence hors norme et encore moins ta sensibilité, mais globalement ils cherchent à bien faire, maladroitement parfois, mais ils cherchent à bien faire.
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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 2:07

Asperzebre a écrit:ça sera difficile d'aller trop loin à mon avis, enfin je peux me tromper bien sûr.

j'essaie de lire entre les lignes: tu es en train de me dire que si j'avais connu mon père ça aurait pu être différent.
avec un autre père, possible en effet.
avec un connard qui était marié à une autre femme, faisait croire à ma mère qu'il était amoureux, et a refusé de me reconnaître (état civil: père inconnu), impossible de m'identifier à lui.

Hello, 

Il me semble que tu as indiqué que tu listais un ensemble de choses avant un rendez vous chez une psychologue  si je ne me suis pas trompée en te lisant jusqu'à présent.? Tu pourras très probablement lui faire part de cela entre bien d'autres choses,  Je te souhaite d'avance que le courant passe bien avec elle et que tu puisses à ton rythme trouver des réponses. Si je peux me permettre, prends ton temps. La question à mon sens n'étant pas de pousser loin ou pas, mais de tout de même malgré tout "pousser Wink" et grandir à ton rythme. Et trouver au fur et à mesure de ta vie, des réponses, des repères, des bornes dans la vie et ce qu'il te sera possible de faire dans la vie ou pas ainsi que ce que j'appellerai des figures d'autorité voir des repères de substitution (uniquement de substitution) qui te permettront comme tout un chacun de pouvoir continuer à te construire en fonction de ce que tu connais de toi et en fonction de "modèles" en lesquels tu te reconnais plus éventuellement ? ce qui arrive à beaucoup de monde, ce n'est pas un drame en soi et tu n'es donc pas tout seul Smile.
Et si je peux me permettre de nouveau, pour l'avoir pratiqué longtemps moi même depuis très jeune, essaies de tenter d'inverser, à savoir d'abord respecter éventuellement des limites que l'on t'impose avant de t'éviter des accrocs et ensuite y réfléchir ou pas, voire relativiser si ce que tu as l'impression qu'on t'impose peut être tout de même bon et bénéfique pour toi et dans ta vie et dans tes démarches. 
J'ai une mère, j'ai eu un beau père aussi, et un père et le fait de rencontrer quelqu'un d'extérieur et de plus spécialisé et de "neutre" très jeune m'a permis d'y voir plus clair et de pouvoir faire la part des choses un pas à la fois tout en profiter aussi de la vie.
Prends ton temps  Very Happy et prends bien soin de toi. D'aussi loin de devant juste en âge où je me trouve vis à vis de toi, je peux t'indiquer que les choses vont bien se passer et que tu trouveras les réponses que tu cherches ainsi que des référents tout au long de ta vie avec qui tu pourras te sentir plus "apaisé" et avec qui tu pourras te sentir plus confortable, compris, et où tu pourras baisser ta garde pour souffler un peu et réfléchir à plusieurs. Tout réfléchir soi même c'est chouette mais ça peut être fatiguant, autant parfois en profiter pour lâcher du lest quand c'est possible et là c'est possible ? non ?
En espérant que ces quelques mots te parlent un peu et que tu donneras ici la suite de tes "aventures".  cat Qui sait peut être que comme la personne qui m'a fait découvrir un jour ce que je suis plus "particulièrement", plus tardivement que toi, après avoir découvert plus comment tu es et comment tu fonctionnes, tu le feras découvrir à quelque d'autre Smile Peut être bien que tu lui diras comme moi je te le dis ou pas Smile Ca serait ton histoire et ton aventure à toi et tout le monde trouve un jour sur sa route et son chemin de vie quelqu'un en qui il a confiance selon ses critères, ses valeurs, et ses références Smile. J'ai hâte de te lire dans la section "après le test" pour avoir ton avis, tes impressions, et tes avancées  Wink
D'ailleurs c'est peut être toi qui m'écrira avant que moi j'aille le passer .. un jour Smile Arrow tongue sunny

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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 2:17

Sur ce je vous laisse entre "hommes" Smile Mais comme c'était intéressant, je voulais mettre une tite intervention.

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Message par Firemane le Ven 1 Juil 2016 - 2:26

L'autorité ça pue. Juste comme ça en passant. Le pouvoir corrompt par nature car c'est ainsi que ça fonctionne, il est maudit. Même le plus brave et le plus pur des chevalier blanc sera tenté, et influencé, c'est comme l'anneau unique du seigneur des anneaux.

Y a une différence entre faire confiance, et accepter l'autorité.
Le premier se base sur une relation interpersonnelle et un accord commun, l'autre se base sur un rapport de force entre deux individus/classes sociales, il est imposé.

L'exemple du forum n'est pas valide car internet, par essence, est chaotique et ne peut vraiment être controlé par "le peuple", c'est un secteur ultra privé par nature. On est chez quelqu'un qui a acheter quelque chose, un nom de domaine, un serveur ... on est donc +- des invités, c'est vraiment pas la même chose.
Personnellement dès que ça ne va pas avec "l'autorité" d'un forum, je me barre, simplement et ça n'a pas vraiment de conséquence à moins que j'ai enfreind une loi. Tu peux te barrer si tu es enfermé chez les flics ? (autre exemple capilotracté mais j'ai bon espoir qu'on voit où je veux en venir).

Sur ce, musique;
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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 11:14

Firemane a écrit:L'autorité ça pue. Juste comme ça en passant. Le pouvoir corrompt par nature car c'est ainsi que ça fonctionne, il est maudit. Même le plus brave et le plus pur des chevalier blanc sera tenté, et influencé, c'est comme l'anneau unique du seigneur des anneaux.

Y a une différence entre faire confiance, et accepter l'autorité.
Le premier se base sur une relation interpersonnelle et un accord commun, l'autre se base sur un rapport de force entre deux individus/classes sociales, il est imposé.

L'exemple du forum n'est pas valide car internet, par essence, est chaotique et ne peut vraiment être controlé par "le peuple", c'est un secteur ultra privé par nature. On est chez quelqu'un qui a acheter quelque chose, un nom de domaine, un serveur ... on est donc +- des invités, c'est vraiment pas la même chose.
Personnellement dès que ça ne va pas avec "l'autorité" d'un forum, je me barre, simplement et ça n'a pas vraiment de conséquence à moins que j'ai enfreind une loi. Tu peux te barrer si tu es enfermé chez les flics ? (autre exemple capilotracté mais j'ai bon espoir qu'on voit où je veux en venir).

Sur ce, musique;

Je ne sais pas, on ne semble pas avoir eu la même vie ou avoir la même Smile Et ma vie ne pue pas Smile et pour ma part, je dissocie autorité et pouvoir et je place les choses de la vie bien plus bas que toi Smile Je n'ai pas vécu en me poser comme cela :

un rapport de force entre deux individus/classes sociales,


et je ne peux te répondre à savoir si je peux me barrer si je suis chez les flics, puisque j'ai semble t il eu une vie où je n'ai jamais eu à être ou me sentir enfermée.


J'aurai bien aimé avoir une autorité, petite. Comme tout le monde, ça m'aurait évité beaucoup de boulot toute seule. Et j'ai pu faire confiance en des figures d'autorité ou la représentant. Je n'ai donc pas eu à me "barrer" de où que ce soit. J'ai plus fonctionné sur un "tu t'engages ou tu dégages". Ca m'a bien réussi. Je ne vois pas les différentes règles organisationnelles dans la vie comme des choses imposées. Je me demande d'ailleurs où j'aurai fini et à mon avis assez rapidement, sans. "Fuck" n'est pas le mot de base de ma vie Smile et n'en est même pas un pilier.


J'ai pu voir des personnes de pouvoir très empathiques et non corrompus. Comme quoi chaque vie peut se dérouler différemment et il est bien ce forum, du coup me dis je pour s'en rendre compte. Cela dit je ne sais pas si on est encore dans le sujet du fil là ? si ? Je te souhaite une bonne bonne journée et de croiser des personnes et des choses qui sentent bons du coup  Wink Je te laisse poursuivre dans tes bons conseils à Asperzèbre aussi du coup Smile sur le thème du fil : Re: Diagnostic Asperger: HQI, empathie, burn-out et peur du faux négatif. dans cette section dédiée.

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Message par Asperzebre le Ven 1 Juil 2016 - 11:33

on me l'avait pas dit: je passerais probablement sur le fil que tu as mentionné pour dire ce qu'il s'est passé pendant le test, mais c'est pas pour tout de suite (1er entretien fin septembre, éventuels tests plus tard).
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Message par Asperzebre le Ven 1 Juil 2016 - 11:37

Sinon pour "l'autorité ça pue", et "y'a une différence entre faire confiance et accepter l'autorité", je fonctionne comme toi Firemane.

Mais j'écoute les avis de ceux qui disent que l'autorité a aussi du bon, je m'interroge, je me demande si dans certaines situations il serait possible que je m'y remette (je pense en particulier que ça pourrait être possible envers une personne en qui j'ai entièrement confiance, et dans un domaine dans lequel elle excelle et où je me sais être incompétent).

Mon plus gros blocage étant que pour moi autorité et soumission sont indissociables.
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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 11:44

Asperzebre a écrit:on me l'avait pas dit: je passerais probablement sur le fil que tu as mentionné pour dire ce qu'il s'est passé pendant le test, mais c'est pas pour tout de suite (1er entretien fin septembre, éventuels tests plus tard).

Rehello Smile

Si j'avais fait cette découverte beaucoup plus jeune, j'aurai aussi suivi ce cheminement là Smile fil de présentation, renseignements dans les fils qui me parlent, fil avant le test et ensuite après le test. Tu dois être impatient je suppose ? j'espère que tu passeras tout de même de bonnes vacances d'été. Il serait dommage de "burnaoûter" avant fin août  Wink. Tu as raison je crois d'étaler tes étapes dans le temps. Ca permet d'assimiler. Même si on se connaît déjà dans un fonctionnement (peu importe le nom qu'il porte) c'est plutôt perturbant comme découverte. Tu as donc toute mon empathie  Wink cat sans faux négatif  tongue

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Message par Firemane le Ven 1 Juil 2016 - 11:55

Asperzebre a écrit:Sinon pour "l'autorité ça pue", et "y'a une différence entre faire confiance et accepter l'autorité", je fonctionne comme toi Firemane.

Mais j'écoute les avis de ceux qui disent que l'autorité a aussi du bon, je m'interroge, je me demande si dans certaines situations il serait possible que je m'y remette (je pense en particulier que ça pourrait être possible envers une personne en qui j'ai entièrement confiance, et dans un domaine dans lequel elle excelle et où je me sais être incompétent).

Mon plus gros blocage étant que pour moi autorité et soumission sont indissociables.
Mec, on se ressemble beaucoup.
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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 12:13

Asperzebre a écrit:Sinon pour "l'autorité ça pue", et "y'a une différence entre faire confiance et accepter l'autorité", je fonctionne comme toi Firemane.

Mais j'écoute les avis de ceux qui disent que l'autorité a aussi du bon, je m'interroge, je me demande si dans certaines situations il serait possible que je m'y remette (je pense en particulier que ça pourrait être possible envers une personne en qui j'ai entièrement confiance, et dans un domaine dans lequel elle excelle et où je me sais être incompétent).

Mon plus gros blocage étant que pour moi autorité et soumission sont indissociables.

Peut être devrais tu faire un fil sur le sujet ? ça semble en tous les cas intéressant comme sujet

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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 13:15

Je ne respecte que la compétence, c'est ce qui fait autorité pour moi, pour le reste je me méfie, et c'est pas vu, pas pris. Dent pétée

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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 13:52

Suce ces p'tits Bleus ! a écrit:Je ne respecte que la compétence, c'est ce qui fait autorité pour moi, pour le reste je me méfie, et c'est pas vu, pas pris. Dent pétée

Et tu as raison, si j'ai compris ton sens de je me méfie. Il arrive que des incompétents aient autorité, dans ce cas c'est l'incompétent qui aura raison.

Sur le pas vu pas pris, tu me rappelles qu'ils en parlaient dans l'un des bouquins, dans le domaine du travail par exemple, quelqu'un qu'on dira plus normal, normée, mentira et n'assumera pas, il en va de même alors sur ces compétences, et ce sera dans le vu et pris que son autorité jugera alors seulement parfois de ses compétences.

Ca rentre aussi dans la case de ceux celles qui peuvent avoir juste appris par coeur..., en cela le rapport soumission (terme assez fort)/autorité.... se soumettre à des règles pour moi est différent que se soumettre à un incompétent. Ultra vaste sujet à mes yeux.

Dans le cadre professionnel par exemple, me soumettre à des directives qui font que je ressors du boulot avec mon salaire Smile n'enclenche pas chez moi une analyse des compétences de la personne qui me les donne, c'est sa responsabilité, de fait exécuter une tâche n'est pas un rapport personnel pour moi.

A la limite pareil quand je fais mes courses, si le directeur du supermarché ne me semble pas compétent, du moment qu'il fait son travail vis à vis en tant que cliente....

Je ne positionne donc pas soumission/se laisser dévaloriser ou être jugé sur ses compétences ou se mesurer par rapport à...

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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 13:59

Moi aussi je fais confiance, mais je ne suis pas dupe, je sais que je me mens. Dent pétée

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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 14:09

Suce ces p'tits Bleus ! a écrit:Moi aussi je fais confiance, mais je ne suis pas dupe, je sais que je me mens. Dent pétée
Very Happy Wink

Toute vérité n'est pas bonne à se dire et tout le temps ?... Razz

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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 15:46

vous parlez là d'une "soumission choisie" et non contrainte? A moins que je ne me trompe?

Je fais ça volontiers, je me "soumets" et me réfère bien souvent à une personne que je vais choisir, pour ses "compétences" certes mais également et surtout pour sa bienveillance.
Les prouesses sont insuffisantes.
Seules l’honnêteté la franchise la volonté de ne pas vouloir tromper l'autre le respect comptent selon moi, ce sont les valeurs suprêmes. Sans cela rien n'est possible

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Message par Numero6 le Ven 1 Juil 2016 - 15:53

Mon plus gros blocage étant que pour moi autorité et soumission sont indissociables.

C'est vrai.

Mais c'est aussi beaucoup plus subtil que ça, la relation entre autorité et soumission est didactique. Beaucoup plus que ce que nos manuels d'histoire nous racontent. Nos cours d'histoire sont faits pour valoriser les vainqueurs, notre culture, notre système, notre présent, conforter les gens dans l'idée que c'est le meilleur système, le seul qui prévient une autorité tyrannique, les injustices sociales ou sexistes.
Ce qui, en dehors de tout jugement moral, peut parfaitement se comprendre dans l'intérêt de la cohésion sociale.

Il y a plein d'exemples pour commencer à remettre en cause ces visions archi-simplistes. Pour commencer à chercher le réel derrière le baratin.

Sur le plan historique, l'image du serf soumis à son seigneur est fausse. L'esclave au champ avec un marquis qui se goberge est fausse. Souvent c'étaient les paysans qui choisissaient la servitude.

Les pauvres femmes soumises en Afrique, ça c'est un pur délire pour bobo parisien, comme ça les femelles se sentent privilégiées (alors qu'elles ont une vie de merde sous-antidépresseurs). Dans beaucoup de pays africains ce sont des tigresses et les mecs ont intérêts à planquer leurs génitoires.

Le pouvoir communiste se maintient en Chine tant qu'il assure la prospérité de la classe moyenne. En cas de crise économique, le pouvoir en place risque d'avoir chaud aux fesses. Il est en train de dilapider la montagne de dollars accumulés pour cela.

Pour remettre en cause tout ce qu'on nous a mis dans le crane, il suffit de maintenir deux hypothèses à flot.

La première hypothèse est que les gens ne sont pas cons. Le serf, la femme africaine, le chinois des classes moyennes, tout ces gens-là sont tout sauf cons. Il n'y a pas besoin d'un gros QI pour savoir où est son intérêt et pour gueuler.

Mais la deuxième hypothèse donne des résultats encore plus troublant. Cette fois-ci il ne s'agit plus de tenter d'imaginer ce qu'une personne pas trop conne aurait fait dans telle ou telle situation. L'exercice consiste à te demander ce que TOI tu aurais fait, pas un autre, pas un étranger, pas un personnage historique. TOI qui te considère différent, qu'est-ce que tu aurais fait toi ?

Et bien tu finiras par constater que la réalité que tu es capable de supposer en te prenant comme principal acteur, elle a de très fortes chances de se rapprocher des faits, tu en seras beaucoup plus proche que la réalité décrite dans les livres ou dans les discours des médias.

Un truc tout con pour te faire comprendre le principe. Qu'est-ce qu'il faudrait pour que tu en arrives à gifler ta compagne ? Je suppose que tu ne peux imaginer qu'une situation extrême, une trahison, une violence psychologique et verbale, une véritable agression, envers toi, envers des enfants, quelque chose qui finirait par te rendre impuissant à maitriser la gifle, solution désespérée, solution inacceptable pour faire cesser l'agression par perte de contrôle.
Je pense que l'on peut penser ça. Il faudrait vraiment une situation exceptionnelle pour que tu pètes les plombs.

Bien. Maintenant dis-toi que la majorité des hommes sont comme toi. Pense que la majorité des hommes réagiraient comme toi.

Si tu es né en France, tu as été endoctriné à penser le contraire, tu es convaincu qu'il existe plein d'hommes qui frappent leurs femmes, comme ça, juste parce qu'ils ne sont que des brutes.

Alors pars de l'idée que la majorité des autres hommes pensent comme toi et ne frapperaient une femme que dans des conditions extrêmes.

Ensuite regarde autour de toi, interroge, tu auras beaucoup de chance si tu trouves un cas réel de violences conjugales. Ils sont rares, sur le forum je n'en connais qu'un sur plus de 10.000 inscrits, et ils sont systématiquement condamnés. Soit par la justice, et elle n'est pas tendre dans ce domaine, soit par justice immanente, dés que tu gifles une femme en public tu as cinq hommes, qui pensent comme toi, et vont te défoncer la gueule.

Notre société rend les gens fous. Les gens finissent par se penser fous. Parce que le fossé se creuse de plus en plus entre ce que les gens pensent vraiment, vivent vraiment, et la réalité imposée par la tyrannie médiatique et idéologique.

Et un des bons moyens pour que les gens ne bougent plus quand ils ne sont pas d'accord, c'est précisément de leur mettre dans la tête que l'autorité implique la soumission, l'impuissance apprise, que la révolte est inutile. Que tu en arrives à cette conclusion n'est pas étonnant, c'est le fruit pourri du politiquement correct, protéger les gens d'eux-mêmes, empêcher à tout prix de laisser le libre arbitre s'exprimer, ne jamais faire confiance aux gens, le regard braqué sur ce que les gens devraient être. Jusqu'à leur faire oublier ce qu'ils sont.

C'est un petit échange célèbre du film La forêt d'émeraude :

- A quoi te sert-il d'être chef si tu ne peux leur imposer ce qu'ils ne veulent pas ?
- Si je leur impose ce qu'ils ne veulent pas, je ne serais pas leur chef bien longtemps.

Je reconnais que c'est un exercice qui peut dérouter. L'idée repose sur le fait que tu partages avec les autres hommes la même génétique, la même biologie, les mêmes réflexes acquis par la sélection naturelle, les modes de pensée héritées des siècles passés. Les variations que tu explores entre THQI et Asperger occupent tout ton espace de pensée. Mais ils ne s'agit que de variations. Tu partages plus de 99% de ce que tu es avec les autres hommes. Et donc, à quelques nuances culturelles ou personnelles près, sur le fond, ce que toi tu penses ou ce que toi tu ferais t'indiquera avec une forte probabilité ce qu'un autre homme a fait.

Et si la version officielle qu'on te fournit présente un gros décalage avec ce que toi tu aurais fait, c'est une bonne base de réflexion de douter de la version officielle.

Si tu te livres à ce petit exercice, tu constateras qu'il ne fonctionne absolument pas avec les femmes avec qui, par le plus grand des hasards, tu ne partages ni la même génétique, ni la même biologie.
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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 16:48

Loups voyez a écrit:vous parlez là d'une "soumission choisie" et non contrainte? A moins que je ne me trompe?


Pour ma part, j'ai donné mon avis, puis j'ai dit que c'était un vaste sujet (qui peut avoir plein de ramifications dans plein de contextes différents Smile) et puis j'ai ajouté que j'allais continuer à lire ces échanges entre hommes ou si je ne l'ai pas dit, je l'ajoute tiens par hasard  cat  ..., soumission choisie et non contrainte de lire ce qu'il pourra être dit sur ce sujet Smile Et comme je sais qu'il y a sur ce forum des super pro de la "tartine à plusieurs étages et sujets avec vision sous plusieurs angles et en faisant des chassés croisés de situations"... ça me permet de procrastiner en lisant au lieu de tenter de pro tartiner  bounce (il n'y a pas de devoir d'obéissance précisé à ce sujet dans la charte de ce forum Smile).

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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 18:01

Je suis personnellement pour la compétence comme di suce ces petits bleus. Quand on me demande quelque chose de logique ou de justifié et justifié que ce soit à moi qu'on le demande, c'est normal de le faire, ce n'es pas de l'obéissance mais de la logique.
Pour ce qui est de l'obéissance et des relations de pouvoir liées. Obéir, c'est faire ce que quelqu'un dit sans réfléchir ni aux causes ni aux conséquence. C'est également la définition de la bêtise.

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Message par Invité le Ven 1 Juil 2016 - 18:10

Eliane a écrit:Je suis personnellement pour la compétence comme di suce ces petits bleus. Quand on me demande quelque chose de logique ou de justifié et justifié que ce soit à moi qu'on le demande, c'est normal de le faire, ce n'es pas de l'obéissance mais de la logique.
Pour ce qui est de l'obéissance et des relations de pouvoir liées. Obéir, c'est faire ce que quelqu'un dit sans réfléchir ni aux causes ni aux conséquence. C'est également la définition de la bêtise.

Tout dépend dans quel contexte on se trouve. Mais si vous avez tous des contextes où c'est vous qui décidez de tout, sur tout, tout le temps, tant mieux Smile Heureusement je trouve dans ma vie qu'il y a plus d'endroits où je peux suivre des consignes déja réfléchies par d'autres que d'endroits où je dois me poser ce type de questions. Ca doit être super lourd ? et de plus alors de se sentir "soumis" tout le temps, ça doit être désagréable. Evidemment il n'est dit nulle part, qu'il faut obéir à un chien avec un chapeau qui passe  Very Happy Si tu as un contrat qui stipule un devoir d'obéissance ? tu demandes à revoir le contrat parce qu'il est bête ? si tout le monde fait ça tout le temps avec toi, on n'a pas fini. Et que de justifications alors à donner sur beaucoup de choses déjà réfléchies et pré établies avant de faciliter la vie de chacun.

Réfléchir c'est bien, tout le temps.... sur tout, après effectivement tout dépend des contextes. Dans certains contextes, y'a des bus qui arriveraient en retard Smile et un burn out assuré pour tout le monde un  Very Happy sinon je me sauve, je ne comprends plus ce sujet. Bons échanges à vous tous.

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