Auto-"sabotinage" par hantise du succès et/ou excès d'empathie

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Message par Kadjagoogoo le Mer 2 Sep 2015 - 18:51

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J'avais jadis un faible (bien compréhensible hin hin) pour cette grande sportive, j'ai nommé : Gabriela Sabatini. La joueuse de tennis argentine, éternelle rival "poulidorienne" de Steffi Graf - qui la dominait le plus souvent -, a régulièrement été rattrapé par ce je-ne-sais-quoi de fébrilité (émotivité) que je serais bien tenté d'appelé "hantise de la réussite" ou "angoisse relative au succès". Plusieurs fois, elle eut la situation bien en main avant de s'écrouler, victime d'un syndrome autodestructeur assez fascinant...
Elle n'est pas la seule : La Tchèque Jana Novotna fut une autre figure fragile du tennis féminin des années 1990, comme nous l'explique cet édifiant article qui compare les deux athlètes au pied d'argile :

[...] Ce fut le jour des écorchées vives, des femmes fragiles, des talents vulnérables. A qui l'adversaire ne suffit pas. Car Novotna et Sabatini ne livrent pas de combats égaux. Il leur faut aussi batailler contre des forces autodestructrices, ces triangles des Bermudes dans lesquelles elles se débattent souvent. Ces pulsions déstabilisatrices qui, parfois, ont sapé leurs plus belles échappées. Ont torpillé leurs rêves. Et leur ont laissé un palmarès en deçà. Trop en deçà...

Gabriela Sabatini incarne, malgré une concentration quasi religieuse, la femme au bord de la crise de nerfs. A 25 ans, elle a toujours ses allures de prima donna. Celle qui a donné son nom à une rose, prêté son visage à une poupée attire toujours la lumière sur un court. Mais les feux de la rampe l'ont délaissée ces derniers temps. Jusqu'aux derniers masters féminin, la victoire d'un tournoi l'avait fuie pendant près de deux ans.

Gabriela a une tendance, sous la fameuse «pression», à l'effritement, à la rupture psychologique, comme Novotna. Il y a deux ans, elle s'est effondrée à Roland-Garros, comme Novotna. Elle exposait en quart de finale les multiples facettes de son talent contre Fernandez. A 6-1, 5-1, elle avait course gagnée. Et elle a sombré. Elle en a toujours voulu à cette incapacité chronique de prendre des risques.

Sabatini est donc bien cette magnifique championne capable de laisser échapper une victoire (quasiment...) acquise, comme lors de ce mémorable et tragique 1/4 de finale à Roland-Garros en 1993, où elle menait 6-1, 5-1 et 40/15 face Mary Joe Fernandez, notoirement moins douée qu'elle. Trois balles de match jamais converties en ticket pour les demi-finales, laissant Fernandez se qualifier 10-8 au troisième set, après avoir encore obtenues 2 autres balles de match, inutiles... Pas une première, hélas : précédemment, elle avait déjà servi - deux fois - pour le titre à Wimbledon en 1991, en finale face à sa Némésis et bête noire, Steffi Graf, qui remportera pourtant le prestigieux sacre sur la pelouse anglaise tant convoité.

Novotna n'est pas en reste au niveau de la vulnérabilité psychologique dans les moments de vérité, elle qui a également offert sur un plateau le trophée de Wimbledon à Graf, en 1993, après une finale étrangement perdue après avoir été si bien engagée. Elle tentait de dompter ses vieux démons deux ans plus tard :

Un peu avant, Jana Novotna est entrée sur le court n°1 avec ce regard rentré et ce pas qu'on jugerait expéditif. Face à elle, Kimiko Date, bonne élève au tennis pavé de bonnes intentions. La Japonaise ajuste, pense juste. Trop juste peut-être pour une surface qui requiert davantage: instinct et inspiration. Ces vertus, la Tchèque en a à revendre. Son tennis d'attaque semble coulé sur mesure pour s'imposer sur gazon. Elle a, comme Navratilova, cet élan naturel qui la pousse irrésistiblement vers le filet. Elle a, comme Graf, un déplacement aérien qui lui donne, parfois, le sentiment d'évoluer en apesanteur. Elle a, comme plus personne, ce service-volée qui semble déjà voué aux vestiges d'un passé sacré. Celui d'un monde où ne proliféraient pas les frappeuses de fond de court...

Mais Jana Novotna a d'autres combats à mener. D'autres fantômes à chasser. Il lui faut surmonter l'instant décisif. Et hier, le temps de fugitives secondes, elle s'est de nouveau vue prisonnière d'un scénario qui ne cesse de la hanter. Elle s'est sentie plongée dans cette zone d'où on ne remonte plus. La blonde de Brno mène 6-2, 5-3. Elle a un joli boulevard et deux balles de match. Le court n°1 frissonne. Jana blémit. Elle vendange la première. Elle sent alors le sol se dérober. Elle devine ses lèvres blanchir. Des picotements lui parcourent l'échine. Mais elle veut forcer le destin. Elle déborde son adversaire. Ça y est, elle la tient, sa demi-finale, elle qu'on n'attendait pas. Qu'on n'attendait plus. Elle n'a plus qu'à claquer une volée de minime.

Mais la balle s'écrase sur la bande blanche. Elle manque alors défaillir. Elle n'est plus là, Jana. Elle est deux ans plus tôt, en finale, sur le central. Elle a pris le large dans l'ultime set. Graf regarde jouer cette fille intouchable. 4-1, deux balles de 5-1. Elle commet une double faute. Crashe un smash tout fait. Et s'abîme dans une dépression sans fin... Les bras de la duchesse de Kent ne la consolent pas. Le démon l'a ressaisie il y a un mois, à Roland-Garros. Quand, de son nuage, elle contemple un dernier set, déroulé 5-0, 4-0 avant de se liquéfier. Le tragique lui noue tant la gorge qu'on se demande si elle se remettra un jour de ces 9 balles de match laissées en suspens.

Je découvre ce jour le cas "clinique" de Mardy Fish, joueur de tennis professionnel dont la carrière au plus haut niveau fut régulièrement empêchée (sabotée ?) par de récurrentes et pathologiques crises d'angoisse - l'une d'elle l'a carrément obligé à déclarer forfait, il y a trois ans à l'US Open, alors qu'il devait disputer le match le plus important de sa carrière.
Voici pour mieux prendre la mesure du handicap de Fish : « Je veux jouer, encore. Mais je ne sais pas si j’en suis capable. C’est une souffrance et une bataille quotidienne »

On peut envisager que le cas Fish serait celui d'un zèbre (espèce rare) confronté aux effroyables pressions du circuit ATP, tous comme le furent en leur temps Sabatini et Novotna, dont on nous dit là qu'elles n'eurent pas le palmarès que leur talent respectif aurait logiquement dû leur octroyer.
J'ai moi-même pratiqué le tennis jadis, moi-même été rapidement occupé par une trop grande empathie pour mes adversaires, pourtant médiocres, que je laissais gagner autant par crainte de devoir assumer le succès que par cet excès d'empathie qui me faisait ressentir à leur place et plus fort encore qu'il ne l'aurait fait même, la disgrâce et l'inconfort moral et affectif d'une défaite, si dérisoire était-elle (nous n'étions pas sur le circuit ATP... Rolling Eyes ).

Pourrait-on alors parler là d'auto-sabotage, voire d'auto-"sabotinage" - pour s'appuyer sur le cas édifiant de Sabatini Idea ) par peur de réussir? Ou bien est-ce plutôt cette faiblesse intrinsèque inhérente au zèbre, qui lui fait souffrir, par empathie, jusqu'à la déconvenue d'autrui - son désarroi, son affliction, sa détresse, même, dans l'échec ?

Ma question, avec ce topic (peut-être redondant - mais celui consacré ici à l'auto-sabotage par peur de l'échec n'est pas analogue ; au contraire, justement : il s'oppose même à la logique que je voudrais mettre là en exergue : la peur du succès, et de ses conséquences, qu'il nous faudra alors assumer), serait celle-ci : avez vous déjà connu cette crainte paralysante au moment où la réussite menaçait de vous faire sortir du rang, où elle était à portée d'un acte ("exploit") que vous n'avez pas su/pu/voulu réaliser ?

Vos témoignages seront les bienvenus, tous très précieux et appréciables, vraiment. Courbette


Dernière édition par Kadjagoogoo le Jeu 3 Sep 2015 - 13:14, édité 1 fois
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Message par Fab. Fabrice le Mer 2 Sep 2015 - 22:07

Une des peurs pourrai être la peur de changer, du changement de soi même lié au résultat, non ?

Perso je m'arrete souvent avant le succés, depuis longtemps en fait mais je n'en ai conscience que depuis peu, 80% du boulot fait, je m'efface et laisse la place ou j'arrete, en fait dès que je réalise que c'est reussi, que c'est à porté, du coup plus de motivation ( car plus de défis ? ) on sait quand le pari est gagné, qu'on le tiens et là, il faut un autre but, objectif, défi, y'a du désinterêt en vrai. après savoir si c'est la peur du succès ?

Plutôt peur de me perdre, de plus m'être fidèle, de ne plus être moi même, de ne plus fonctionner comme j'aime alors.

Par contre par empathie, à haut niveau comme tes exemples, je en sais pas, je peu laisser gagner par empathie mais à mon niveau c'est pas le même enjeu, quoique je le fait même si ça peu me couter, quelque part par jeu ( par défi envers moi même ?) Ou alors c'est de l'empathie ( ?) mais chez moi elle est choisie ( le beneficiaire est choisi et je choisi de perdre ou d'accorder, consciement)

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Message par anoki88888 le Lun 7 Sep 2015 - 15:54

Il y a plus de 6 ans je jouais à Yu GI oh j'ai arrêté parce que j'en ai marre de battre l'ordi ( à l'époque je n'avais pas accès à au wi-fi chez mes parents), je m'intéresse au jeu d'échecs parce que je peux avec vous avoir des rivaux sinon aucun intérêt de rajouter un truc que je réussis .L'échec sa me dérange pas après dépend le type d'échec ( qui coûte du temps chose précieuse) mais je ne suis pas mauvais joueur si je perds j'assume et je m'auto-analyse pour m'améliorer après coups ce qui m'a permis sur les jeux par navigateur de devenir très bon ( gestion, stratégie, guerre spatiale) " genre moon Nova, origins returns, Ogame 1er jeu ou j'étais qu'un simple amateur ultra-nul, keeper universe, antaris legarçy etc." j'en ai fait des jeux quand j'étais chez mes parents aussi les moyens de me protéger de mes émotions, le nombre d'heures assez important passer devant l'écran ( mais aussi au potager " limite traiter comme un esclave par mon père qui n'est jamais content qui dénigre mon taff ( 2500 m² de potager), puis je me suis lassé de tout ça je m'étais même donné une date de mort .Grâce à ma mère et à ses tentatives de m'aider elle m'a permis indirectement mon évolution qui me sauve de ma propre destruction, la réussite j'en ai peur, actuellement j'ai les 23/09 examens de code pendant les leçons de code je peux faire 0 faute mais je me dis qu'après je n'aurais plus de but qui m'occupera donc j'abandonnerais ce qui faut pas sans permis je suis limité dans ce coin paumé .
L'échec je trouve que ça permet d'avancer avec une version de nous-mêmes plus performante, améliore nos connaissances etc.
j'ai peur des risques mais j'arrive à mieux gèrer sinon je serais resté dans le cocon familliale a la campagne devant l'ordi minimisant les risques sauf que le taux de risque  est soi même  ( en 2016 je devais être mort) , au quotidien je calcule tout pour déterminer ou est le danger afin de l'éviter ou le(s) gèrer , du coups parfois je me donne un coups de pieds xd ( je sait pas comment je fait ) pour m'aventurer en dehors des prèvisions ( comme je fait que je suis partie en vacance ailleur avec quelque imprèvu d'ailleur que j'ai gèrer ).

bon dsl du pavè mdr , se qui me sauve du sèrieux l'humour même si il reste encore amateur xd .
d'ailleur sa vous coûte chére en temps de tout lire ,dite vous que se n'est pas encore taxe lol .

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Message par Invité le Lun 7 Sep 2015 - 17:05

l'auto sabotage je le connais par coeur, c'est ce que j'ai longtemps appelle ma stratégie de l'échec. Dés que je suis en passe de réussir ou de changer quelquechose dans ma vie professionnelle (scolaire dans le passé) ou personnelle, je mets en place consciemment ou pas tout en œuvre pour échouer. Cela peut aller d'un refus de promotion à une maladie qui m'empeche de realiser un projet, etc...
Comme je suis en plein travail de comprehension du phénomène, je dirai à l'heure actuelle qu'il y a deux raisons à cet auto sabotinage!
Soit je ne m'estime pas capable/ ne mérite pas etc... de réussir, soit j'ai peur des changements que cette réussite peut engendrer.
bref une question de confiance et d'estime de soi ...

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Message par anoki88888 le Mer 9 Sep 2015 - 17:29

j'espère que j'aurais le code , je vise pas 0 faute sauf a l'exam parcequ'après la conduite seras un autre objectif mais bon je veut pas arrive a savoir conduire trop vite histoire de pas deparailler vis a vis des autres qui ont du mal a apprendre .
Se que certaine personne comprennent pas je ralentie l'obtentions du permie pour passer inaperçu vu ma capaciter a apprendre vite "puis j'ai peur de la suite aussi".


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Message par Invité le Mer 9 Sep 2015 - 18:12

La peur de l'échec,
La peur de la réussite quelques fois car la réussite met en avant et j'ai horreur de ça...
je ne peux m'empêcher de penser que tout ce que je produis est nul, je ne compte pas le nombre de petits romans, nouvelles, poèmes et pièces de théatre que j'ai détruit à cause de cela.
C'est aussi à cause de cette manie de me sentir nullissime que je ne vais jamais jusqu'au bout de ce que je fais...

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Message par EtoileduParadoxe le Sam 3 Oct 2015 - 11:41


L'auto-sabotage, je connais par cœur aussi.
J'ai identifié le problème pour moi il y a déjà un certain temps.
J'ai tendance à avoir les capacités pour réussir,
mais une grande difficulté souvent à mettre mes capacités en œuvre. Je me bloque moi-même souvent, c'est cela le plus triste.

Je me laisse trop souvent influencer par les personnes qui m'entourent, qui cherchent à me faire renoncer,
pour mieux se placer elle, à mon détriment.

En fait, j'ai peur de l'échec, peur de n'être pas celle que je désire être, je souffre de timidité, et d'un manque d'estime de moi-même. Les attaques me touchent beaucoup.

Ainsi, le refus d'avancer est parfois une manière de me protéger, mais j'ai remarqué à quel point cela me détruit de l'intérieur. Aussi, je souhaite me laisser une Chance, malgré le problème, de réaliser mes rêves dans cette vie.
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Message par EtoileduParadoxe le Sam 3 Oct 2015 - 12:03


En fait, il y deux cotés, comme deux parties distinctes de moi.
Un peu comme la lune et le soleil.
Il y a mon côté timide, et en retrait, ce serait la lune, mon côté triste, et sombre.
Et puis il y a un côté de moi plus affirmé, plus direct, parfois rayonnant, qui peut surprendre quand on m'a vu dans l'autre phase. C'est mon soleil.
Mais après, on se demande comment je fais.

En ce moment, je dois dire que j'essaye plutôt de toutes mes forces de faire triompher mon soleil.
Ma lune ne m'apporte que des déceptions.
Je voudrais faire gagner la partie Lumineuse de moi, dans ce futur.

Je pense d'ailleurs qu'on a tous quelque part,
une part en retrait, et une part qui demande à être accepté pour le meilleur de nous.
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Message par pseudoacacia le Sam 3 Oct 2015 - 16:05

Tous à la fois, c'est possible ? Et les variations de combo c'est permis ? Peut-on y rajouter mille autres raisons mêlées ?
Ah ah, si je savais le définir, est-ce que ça enraillerait le processus ?
Et il y a aussi le cas d'une peur qui peut s'avérer salutaire et préventive aussi d'ailleurs : dénoter socialement quand ça pèse trop et que l'on est/sera pas à sa place.
Mais j'aimais bien Sabatini, ça pour le coup c'est sûr ! D'où ma réponse : c'est vraiment attendrissant de la revoir. Alors, merci, je garde l'expression d'auto-sabotinage.

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Message par Kadjagoogoo le Sam 3 Oct 2015 - 17:57

pseudoacacia a écrit:Tous à la fois, c'est possible ? Et les variations de combo c'est permis ? Peut-on y rajouter mille autres raisons mêlées ?
Ah ah, si je savais le définir, est-ce que ça enraillerait le processus ?
Et il y a aussi le cas d'une peur qui peut s'avérer salutaire et préventive aussi d'ailleurs : dénoter socialement quand ça pèse trop et que l'on est/sera pas à sa place.
Bravo !
Tu pointes là d'un doigt pertinent les limites de ma démarche avec ce topic qui prétend distinguer des raisons à ce "sabotinage" qui, lorsqu'on les examine sérieusement, loin de s'opposer comme je fais là mine de l'envisager avec ce sondage limitatif, forment en réalité un faisceau de motifs à l'auto-sabotage, qui se gonfle et se nourrit assurément de plusieurs foyers infectieux (défavorables).

Quant au fait d'imaginer que la capacité à définir et reconnaître la causalité de ce processus d'auto-sabotage pourrait lui ôter sa réalité future, l'enrailler, cela est finement analysé. Mais je songe là encore au fameux "syndrome de la dent douloureuse", qui nous fait inexorablement passer et repasser la langue sur ce point névralgique, qui n'en sera que plus prégnant et lancinant.
Je veux dire par là : de la même façon que notre cerveau passe environ 70 % du temps à "rejouer" les souvenirs et créer des scénarios de moments parfaits, alors même que cela n'aura jamais aucun incidence sur le passé, nous ne parvenons pas à nous en empêcher de ressasser, de ruminer ces souvenirs, de malaxer cette matière en nous illusionnant sur le fait que nous pouvons nous faire alchimiste en transformant le plomb de souvenirs lancinants en l'or d'une résolution virtuelle de cet échec. Et cela n'est possible que dans une perspective : celle d'apprendre de nos schèmes et de nos erreurs récurrents dans l'optique de ne plus les reproduire. Peut-être que j'avais cette ambition en créant ce fil de discussion : nous octroyer un espace de partage et de réflexion propice à nous permettre de fabriquer un (des) outil(s) à même de nous éviter de repasser sempiternellement par la case "sabotinage", cette sale manie qu'on les personnes trop sensibles et découragées par avance par la mécanique que mettrait en branle leur succès potentiel.

pseudoacacia a écrit:Mais j'aimais bien Sabatini, ça pour le coup c'est sûr ! D'où ma réponse : c'est vraiment attendrissant de la revoir. Alors, merci, je garde l'expression d'auto-sabotinage.
Merci pour souligner et valider là ma trouvaille, dont je ne suis pas mécontent, ma foi ! Idée
Et merci pour ton intervention stimulante, et pour prolonger avec moi cette passion adolescente que je nourrissais pour l'exquise Gabriela, figure idéale de la projection du malaise zébrique, dans ce qu'il a de plus déplorable et anormalement déficient. Dans toute la splendeur de son gâchis, oui.

Merci(s) également à EtoileduParadoxe pour le (double) partage de son sentiment au sujet de cet auto-sabotage qui nous rogne les ailes, depuis toujours, souvent. La chrysalide de cette auto-mutilation sociale et personnelle et sa logique perverse (cercle vicieux) est une gangue poisseuse dont il est ardu de se défaire, n'est-ce pas... "Y a pas que la mauvaise volonté qui t'écarte de la bonne voie", comme le dit Sat de la Fonky Family.
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Message par lf037 le Mer 21 Oct 2015 - 14:15

Ce serait bien de rajouter dans le sondage une option concernant

"La peur de ne pas être parfait", qui est une généralisation à mon sens de "la peur de la réussite partielle" dont je suis victime ou "de ne pas être le meilleur"

Car ici était (est ?^^) mon grand problème. Tout d'abord, je détaille un peu les origines pour moi de cette peur, avant d'expliquer celle-ci :
Pour ma part, contrairement aux témoignages précédant, je n'ai pas ce problème avec la "réussite" en elle-même ni la peur d'être mis en avant.
Dans mon enfance, j'ai énormément souffert de ma "différence", ainsi que d'un manque affectif (social, pas familial car dans la famille, ça allait [à peu près ^^]) (avant le lycée, aucun "véritable" ami). Sauf que j'avais une très haute estime de moi-même, et je trouvais les autres stupides, donc j'ai commencé à me sentir supérieur aux autres, me sentir meilleur, plus fort plus intelligent qu'eux etc. Et à devenir prétentieux et orgueilleux. Et ce n'est que très récemment que j'ai réussi à simplement accepter que ce n'est qu'une différence, et qu'il n'y a pas de "meilleurs" : on ne peut simplement pas comparer (les matheux diraient qu'il n'y a pas de relation d'ordre définissable Razz )

Donc, j'avais un "complexe de supériorité".^^
Ainsi, vu que j'étais "meilleur", tout ce que j'entreprenais, je me devais de le réussir et de toucher la perfection. En compétition, je me devais de gagner.
Perdre revenait à être moins bon qu'un autre, et ça, mon ego, il n'aime pas. (Oui, encore aujourd'hui, j'ai du mal à accepter être plus faible qu'un autre, et je me réfugie dans le fait que j'ai un très bon niveau dans énormément d'autres disciplines et que globalement, je suis donc quand même meilleurs Razz )
Donc, plutôt que de continuer à la partie (ça peut être un exam à l'école, un projet personnel n'impliquant donc aucune comparaison, même si le sport est une métaphore plus imagée) et de réussir à faire le meilleur résultat possible quand même, je préfère abandonner et faire la politique de l'autruche concernant ma force réelle. Alors que, pourtant dans certaines situations, en fait, je suis bien "le meilleur", mais j'ai abandonné avant^^
Cette situation arrive plutôt dans les projets entreprit : ce que je fais est bien, et pourtant, c'est pas assez parfait à mon sens pour que je veuille le continuer… Et donc j’abandonne, je "m'auto-sabote".

Dans un certain sens, ça s'apparente à la peur de l'échec (d'où mon vote), (car oui, c'est un échec pour moi), ou la peur de ne pas être à la hauteur… Mais je nuance sur le fait que ce n'est pas un échec dans l'absolu :
Fab. Fabrice a écrit:
Perso je m'arrete souvent avant le succés, depuis longtemps en fait mais je n'en ai conscience que depuis peu, 80% du boulot fait, je m'efface et laisse la place ou j'arrete, en fait dès que je réalise que c'est reussi, que c'est à porté, du coup plus de motivation ( car plus de défis ? ) on sait quand le pari est gagné, qu'on le tiens et là, il faut un autre but, objectif, défi, y'a du désinterêt en vrai. après savoir si c'est la peur du succès ?

Plutôt peur de me perdre, de plus m'être fidèle, de ne plus être moi même, de ne plus fonctionner comme j'aime alors.

...Cette peur de ne plus s'être fidèle rentre de ce que j'appelle la peur de la réussite partielle. La réussite parfaite étant dans ton cas de réussir en restant humble et en ayant rien à pouvoir te reprocher à réussir.

Donc plutôt que de réussir partiellement, tu préfères abandonner et laisser aux autre le crédit.

Exemple perso : l'an passé à la fac, j'aurais certainement pu réussir à valider mon année avec des 10 - 11 sur 20, mais j'ai préféré saboter mes exams pour avoir une nouvelle chance cette année. (Au final, j'ai bien fait car je me sens bien mieux intégré^^).

C'est là où je mets ma différence avec la peur de l'échec : on a conscience que ce ne serait pas un échec, et pourtant on sait qu'on le vivra tel un échec.


J'ai aussi coché la peur du risque (du doute serait une autre option intéressante au sondage), car depuis quelque temps, c'est elle qui a pris le dessus : un peu comme au jeu d'échec, à force de faire des erreurs, on apprend à prévoir. Et donc, j'ai commencé en amont à développer une peur du doute, du doute sur mes capacités à réussir totalement. Ainsi, au lieu de me saboter quand je sentais que je pouvais ne pas réussir, j'ai commencé à abandonner avant, au moment où je sentais que je pourrais commencer à douter^^.

...Au final, j'entreprenais plus rien car je savais que ça allait mal se finir.

Le problème, c'est que c'est ainsi que mon cerveau fonctionne : je veux toujours arriver à la perfection.

On a donc des axiomes contradictoires qui aboutissent à un néant : plus envie de ne rien entreprendre, idée noirs. Et oui, si on pousse plus loin, l'auto-sabotage suprême pour la vie, c'est le suicide !

Conclusion : où je m'accrochais à ma théorie et je n'aurais pas été là pour en parler, ou je changeais des axiomes de ma personnalité. Je me suis regardé dans le(s neurones) miroir(s), et j'en ai déduit que de toute façon, en plus d'être perçu comme un con d'orgueilleux prétentieux, je l'étais^^. J'ai donc travaillé sur moi-même, j'ai essayé de me fixer pour but d'avoir une personnalité toujours farfelue, mais plus sympathique, certes toujours vif dans la résolution de problème, l'analyse, et toujours un peu prétentieux, mais en tournant tout ça à l'auto-dérision. Au lieu de rabaisser les autres (aussi bien dans la vie que dans mon esprit), je me suis mis à les aimer à développer une curiosité pour leur fonctionnement. J'ai cassé un gros axiome qui considérait qu'on ne peut changer ses axiomes, sa manière (au sens algorithmique) de penser. Au final, j'ai réussi à utiliser la plasticité de mon cerveau pour changer moi profondément, et c'est peut-être une solution contre cet "auto-sabotage".

Après, le naturel revient au galop si on cesse de luter... mais globalement, j'ai appris à tolérer l'échec, et j'ai modifié mon idée de la perfection. La perfection existe dans l’imperfection Smile

En gros, j'ai modifié et mes buts, et  l'algorithme. Et pour l'instant, j'ai plutôt la pêche donc, à voir sur le long-terme ^^

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Message par Invité le Mar 1 Déc 2015 - 2:22

La solution est dans le problème faut il encore le percevoir pour accepter d'y remédier ...


Dernière édition par Rapha31 le Mer 6 Avr 2016 - 16:11, édité 1 fois

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Message par Fab. Fabrice le Mar 1 Déc 2015 - 10:13

Est ce qu'il n'yà pas aussi parfois un 'jeu' , pousser les choses à la limite ( ca m'arrive en m'auto-sabotant auprès d'autre) et rattraper le coup.

Il m'arrive de le répéter dans la même relation, mon intellect veut en finir mais mon affect non, en gros je m'auto-sabote auprès de l'autre mais je ne finis pas le travail, je ne laisse pas aller à la rupture totale et définitive ...

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Message par Basilice le Ven 15 Mai 2020 - 21:03

Kadjagoogoo a écrit:avez vous déjà connu cette crainte paralysante au moment où la réussite menaçait de vous faire sortir du rang, où elle était à portée d'un acte ("exploit") que vous n'avez pas su/pu/voulu réaliser ?
Vos témoignages seront les bienvenus, tous très précieux et appréciables, vraiment. Courbette

Je me souviens avoir vécu une compétition sportive où les enjeux étaient importants.
C'est arrivé une fois seulement, car après cela, j'ai arrêté le sport pratiqué qui s'associait de façon incontournable à des compétitions.
Il n'y avait qu'une seule façon de pratiquer ce sport : "monter" progressivement.
Et si j'ai été ravie de progresser, j'ai catégoriquement refusé de "monter".
Ce qui m'a paralysé ce jour -là, ce n'est pas la peur de réussir mais la peur que réussir ait pour conséquence de m'éloigner de ce qui était important pour moi, à savoir les bonnes relations avec mes camarades, l'amusement dans l'apprentissage, le goût de relever le challenge devant la difficulté, la progression dans l'apprentissage de la discipline (et non dans le tableau des champions consacrés).
Les rivalités, les piques entres participants, les regards envieux ou moqueurs, les menaces... Quand je m'en suis étonnée et offusquée ouvertement auprès de mon entraîneur, il m'a répondu "c'est ça la compét".
J'ai aussitôt arrêté la compét, convaincue que la compét n'était pas pour moi.

Avec toutes ces années de recul, je peux dire que je ne me suis pas trompée en arrêtant.
Bien sûr, il m'a fallu faire le deuil de la discipline que j'aimais tant et cela m'a coûté mais c'était le prix de la paix intérieure, de mon intégrité.

Je me suis aussi posé la question du sabotage, j'ai cru à cela un moment, puis j'ai fait d'autres liens qui m'ont permis de comprendre une chose essentielle, que j'ai instinctivement comprise toute ma vie à chaque fois qu'il a fallu faire ce genre de choix : "monter", je m'en tamponne allègrement le coquillard car j'ai un esprit coopératif et un souci aigu de "l'éco-système" (au sens large).
Instinctivement, je refuse comme un âne de contribuer à tout système qui enduit les uns de gloire, les autres de beauté, et envoie les autres au rebut.
Délibérément et obstinément, je refuse le rapport de force quand je le vois car je le sais éminemment destructeur.
Un système qui alimente, voire encourage le rapport de force, ne m'intéresse tout simplement pas.

Quand je raconte aux gens mon parcours de vie, ils ouvrent parfois de grands yeux.
J'ai fait mille choses de ma vie (et c'est pas fini !), j'ai semé et récolté, beaucoup. Et tout cela avec une grande exigence.
Mais je n'ai pas répondu à l'injonction "il faut monter", tout bonnement parce que ce n'est pas moi ! Ca ne correspond ni à mon tempérament, ni à mes valeurs, ni à ce que je souhaite vivre , alors pourquoi aurait-il fallu, bon sang de bon soir, que je m'y plie ?!

Entre arriver la première et "perdre du temps" avec mon équipe pour proposer une façon d'arriver avec laquelle chacun peut composer, mon choix est fait. flower

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Message par Hirondelle78 le Ven 15 Mai 2020 - 21:36

C'est chouette pour toi si tes renoncements ont pu te permettre d'arriver là ou tu voulais tout en n'y sacrifiant rien de tes valeurs.
Toutefois, quand je lis ça "Les rivalités, les piques entres participants, les regards envieux ou moqueurs, les menaces... Quand je m'en suis étonnée et offusquée ouvertement auprès de mon entraîneur, il m'a répondu "c'est ça la compét".
J'ai aussitôt arrêté la compét, convaincue que la compét n'était pas pour moi."

Je ne peux m'empêcher de penser que toi, dans l'histoire, tu es celui qui a subi la jalousie et les moqueries des autres et que tu leur as donné, en quelque sorte, raison en t'épargnant leur jalousie et autres sarcasmes, en lâchant ce sport pour lequel tu étais visiblement plus doué qu'eux.

Quand "L'enfer, c'est les autres", on doit parfois, lorsqu'on ressent le besoin et l'envie de faire quelque chose qui aura comme possible conséquence un succès et qui se fera fatalement au détriment d'un autre si les places sont limitées, faire fi des autres, passer outre leur jugement et faire avec les crachats de ceux qui t'envieront car ils voudraient être à ta place alors qu'ils n'en ont pas ton talent.


"Un système qui alimente, voire encourage le rapport de force, ne m'intéresse tout simplement pas."
Dirais tu qu'un champion dans un sport est un imposteur, quelqu'un dans le rapport de force ou quelqu'un qui ne mérite pas sa place ? s'il l'a obtenu de manière "fair play", sans tricher, pourquoi ne serait-il pas légitime ?
Si pour chaque place à prendre, on admet que cette place est occupée par le meilleur d'entre tous, à partir du moment ou les règles sont les mêmes pour tous, pourquoi cette peur de l'occuper ? Quelle valeur ou vertu y a-t-il à la refuser ?

Est ce que ça viendrait à l'esprit d'un prix Nobel de la paix de se sentir illégitime et le refuser ? peut-être, mais pourquoi ?

J'y vois perso, une forme de culpabilité surtout quand tu écris "c'était le prix de la paix intérieure, de mon intégrité. Ne pas donner la pleine mesure de ton talent était-il donc le prix à payer pour qu'on te fiche la paix.
Et eux, ont-ils été plus heureux après que tu ais renoncé ou se sont-ils trouvés un autre que toi à envier ?

Tu as trouvé ton chemin et tu peux t'en réjouir mais est ce qu'encore aujourd'hui tu laisserais à l'autre cette emprise sur tes choix ?

Et est ce que ta réaction est la même lorsqu'au contraire le sort s'acharne sur toi ? penses tu à ce moment là mériter ta malchance aussi ou toi-même en veux tu aux autres de ne pas la subir ?
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Message par Basilice le Ven 15 Mai 2020 - 23:27

Salut Hirondelle,

Hirondelle78 a écrit:Quand "L'enfer, c'est les autres", on doit parfois, lorsqu'on ressent le besoin et l'envie de faire quelque chose qui aura comme possible conséquence un succès et qui se fera fatalement au détriment d'un autre si les places sont limitées, faire fi des autres, passer outre leur jugement et faire avec les crachats de ceux qui t'envieront car ils voudraient être à ta place alors qu'ils n'en ont pas ton talent.

Il y a des choses que l'on peut choisir et d'autres pas.
Tous mes besoins et envies n'ont pas été satisfaits, j'ai choisi parmi eux ceux que je souhaitais satisfaire.
De fait, je n'ai pas subi. Cela m'a coûté d'arrêter cette discipline, comme tout renoncement est coûteux quand on choisit.

Quand "l"enfer c'est les autres", j'ai en tête que "l'enfer c'est l'absence de lien avec soi-même et avec les autres" et je m'ajuste en conséquence.

Hirondelle78 a écrit:"Un système qui alimente, voire encourage le rapport de force, ne m'intéresse tout simplement pas."
Dirais tu qu'un champion dans un sport est un imposteur, quelqu'un dans le rapport de force ou quelqu'un qui ne mérite pas sa place ?

Non.
J'évoque un système qui encourage le rapport de force et mon choix de ne pas y prendre place, je ne dis pas que ceux qui y prennent place cherchent le rapport de force ou sont des imposteurs.

Hirondelle78 a écrit:s'il l'a obtenu de manière "fair play", sans tricher, pourquoi ne serait-il pas légitime ?

Ce n'est pas la légitimité du champion que je questionne, mais le prix à payer et pour quel résultat.
Dans le prix à payer, en plus des moqueries, intimidations, coups bas et autres dénigrements déjà évoqués, je pense au prix de l'entraînement sans relâche pour "ceux qui montent", de la manière dont le corps est contraint, "poussé", malmené, parfois déformé ; je pense au stress et à l'angoisse des enjeux de la compétition. Je pense au prix à payer concernant les relations sociales, familiales, intimes.
Je peux tout à fait comprendre que l'on fasse ce choix de devenir champion, je dis que le mien a été autre et ce dès les prémices de ce qui pour moi est de la maltraitance.

Dans un certain système, le meilleur est celui qui gagne et c'est mérité.
Dans un certain système, le meilleur est créé et partagé par tous les participants grâce à une stimulation exigeante et un objectif d'évolution, de progression, de concrétisations.

Hirondelle78 a écrit:Si pour chaque place à prendre, on admet que cette place est occupée par le meilleur d'entre tous, à partir du moment ou les règles sont les mêmes pour tous, pourquoi cette peur de l'occuper ? Quelle valeur ou vertu y a-t-il à la refuser ?

Le postulat serait plutôt : "pour chaque place à prendre, on admet que cette place est occupée par celui qui, se connaissant capable et étant désigné par les autres, accepte le challenge avec le soutien des autres et dans le lien avec eux".
La peur ne vient pas d'occuper une place qui ne serait pas la sienne mais du prix à payer pour occuper une place qui isole des autres.

Hirondelle78 a écrit:Est ce que ça viendrait à l'esprit d'un prix Nobel de la paix de se sentir illégitime et le refuser ? peut-être, mais pourquoi ?

Je n'en sais rien, cela dit je ne suis pas plus devenue championne que Prix Nobel de la paix.
Je n'ai rien fait pour devenir l'un ou l'autre, il doit y avoir un lien. Laughing

Hirondelle78 a écrit:J'y vois perso, une forme de culpabilité surtout quand tu écris "c'était le prix de la paix intérieure, de mon intégrité. Ne pas donner la pleine mesure de ton talent était-il donc le prix à payer pour qu'on te fiche la paix.

Je ne vois pas les choses ainsi.
Il ne s'agissait pas de ma tranquillité, il s'agissait de préserver une qualité de vie et de relations.
Il s'agissait aussi de mon intégrité psychique, et physique.
Quand à mon talent, il est resté vivant à travers de nombreux apprentissages et réalisations.

Hirondelle78 a écrit:Et eux, ont-ils été plus heureux après que tu ais renoncé ou se sont-ils trouvés un autre que toi à envier ?

Je n'ai pas cherché à faire leur bonheur, je suppose qu'ils ont trouvé une autre que moi à envier.

Hirondelle78 a écrit:Tu as trouvé ton chemin et tu peux t'en réjouir mais est ce qu'encore aujourd'hui tu laisserais à l'autre cette emprise sur tes choix ?

Mon choix m'a précisément mené hors de l'emprise que je pressentais.
Il ne m'a pas permis de continuer à explorer cette discipline que j'aimais, en revanche il m'a permis directement et indirectement d'explorer beaucoup d'autres disciplines, dont certaines très profondément.

Hirondelle78 a écrit:Et est ce que ta réaction est la même lorsqu'au contraire le sort s'acharne sur toi ? penses tu à ce moment là mériter ta malchance aussi ou toi-même en veux tu aux autres de ne pas la subir ?

Le fatalisme n'est pas ma tasse de thé, en fait.
Des moments de douleur, de tristesse, des moments de traversée du désert où rien ne semble marcher, j'en ai vécu et j'ai continué ma route.
Le mérite ne me parle pas, ni en "bien", ni en "mal". Je ne crois pas au karma. Ce qui guide mes choix est sans doute complexe, il y a une quête de justesse et d'harmonie en tout cas, qui est peu compatible avec le fait de "monter".
A "monter" j'ai préféré regarder "Quand la mer monte". Laughing
Je ne sais pas si tu connais ce film, il m'avait touchée, je l'avais trouvé si joli.
Peu d'autres choses comptent réellement dans ma vie que des moments comme ceux-ci, ceci explique peut-être cela.


Dernière édition par Basilice le Sam 16 Mai 2020 - 8:52, édité 1 fois
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Message par Basilice le Ven 15 Mai 2020 - 23:43

Je précise que si j'interviens sur ce fil, c'est dans la continuité de la réponse à MoojiKadja, qui écrivait sur le fil de la solitude (celui de Fata Morgana).
C'est aussi pour dire que j'ai questionné certains de mes choix avec cette "grille" du sabotage, et que voilà ce qui en ressort, avec du temps et du recul.
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Message par Hirondelle78 le Sam 16 Mai 2020 - 8:56

Basilice a écrit:
Hirondelle78 a écrit:Si pour chaque place à prendre, on admet que cette place est occupée par le meilleur d'entre tous, à partir du moment ou les règles sont les mêmes pour tous, pourquoi cette peur de l'occuper ? Quelle valeur ou vertu y a-t-il à la refuser ?

Le postulat serait plutôt : "pour chaque place à prendre, on admet que cette place est occupée par celui qui, se connaissant capable et étant désigné par les autres, accepte le challenge avec le soutien des autres et dans le lien avec eux".
La peur ne vient pas d'occuper une place qui ne serait pas la sienne mais du prix à payer pour occuper une place qui isole des autres.

Le prix à payer, c'est la solitude dont le corollaire serait la liberté à mes yeux.
Que les autres le reconnaissent ou pas, quand on l'accepte, on doit s'attendre à vivre la solitude de celui qui ne marche pas dans les pas des autres.
Quand tu obtiens, ce faisant, le soutien et les encouragements des autres, c'est une chance.


Basilice a écrit:


Le fatalisme n'est pas ma tasse de thé, en fait.
Des moments de douleur, de tristesse, des moments de traversée du désert où rien ne semble marcher, j'en ai vécu et j'ai continué ma route.
Le mérite ne me parle pas, ni en "bien", ni en "mal". Je ne crois pas au karma. Ce qui guide mes choix est sans doute complexe, il y a une quête de justesse et d'harmonie en tout cas, qui est peu compatible avec le fait de "monter".
A "monter" j'ai préféré regarder "Quand la mer monte". Laughing
Je ne sais pas si tu connais ce film, il m'avait touchée, je l'avais trouvé si joli.
Peu d'autres choses comptent réellement dans ma vie que des moments comme ceux-ci, ceci explique peut-être cela.

Ce titre ne me dit rien, je vais essayer de le regarder, merci Wink

Le karma est la somme des actes positifs et négatifs que nous avons posés au cours de nos différentes vies. ... Le karma fonctionne de la même façon : je pose un acte; je dois assumer les conséquences de cet acte. Si ce n'est pas dans cette incarnation, ce sera dans une des suivantes.

Moi, je crois au Karma dans ce qu'il signifie action.
On y croit dès lors qu'on estime que chaque acte entrainera une réaction égale et opposée. Quand on pense, parle ou agit, on crée une force qui va réagir en conséquence dans cet espace temps ou dans un autre.
Un karma est pour moi une leçon de vie à apprendre.
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Message par Basilice le Sam 16 Mai 2020 - 9:12

Hirondelle78 a écrit:
Basilice a écrit:
Hirondelle78 a écrit:Si pour chaque place à prendre, on admet que cette place est occupée par le meilleur d'entre tous, à partir du moment ou les règles sont les mêmes pour tous, pourquoi cette peur de l'occuper ? Quelle valeur ou vertu y a-t-il à la refuser ?

Le postulat serait plutôt : "pour chaque place à prendre, on admet que cette place est occupée par celui qui, se connaissant capable et étant désigné par les autres, accepte le challenge avec le soutien des autres et dans le lien avec eux".
La peur ne vient pas d'occuper une place qui ne serait pas la sienne mais du prix à payer pour occuper une place qui isole des autres.

Le prix à payer, c'est la solitude dont le corollaire serait la liberté à mes yeux.
Que les autres le reconnaissent ou pas, quand on l'accepte, on doit s'attendre à vivre la solitude de celui qui ne marche pas dans les pas des autres.
Quand tu obtiens, ce faisant, le soutien et les encouragements des autres, c'est une chance.

Je distingue solitude et isolement.
La solitude n'est pas un problème, l'isolement oui, je ne le souhaite ni pour moi ni pour les autres et ne me vois pas contribuer à un système qui l'encourage.

"Que les autres le reconnaissent ou pas", est un élément très important.
Que les autres soient surpris de ce que je propose, cela arrive régulièrement.
Il ne reconnaissent pas forcément la validité de ce que j'entreprends, et je n'attends pas leur validation, dès lors je suis seule et en dehors des pas des autres (et bien souvent en dehors des sentiers balisés, d'ailleurs).
Je suis seule mais il me reconnaissent, moi, comme étant des leurs et comme étant à ma place là où je suis. De fait ils me respectent et sont solidaires, quand bien même ce que je fais leur échappe. Nous pouvons en parler et confronter nos points de vue sans que la conséquence soit une violence ou une exclusion.

Hirondelle78 a écrit:Le karma est la somme des actes positifs et négatifs que nous avons posés au cours de nos différentes vies. ... Le karma fonctionne de la même façon : je pose un acte; je dois assumer les conséquences de cet acte. Si ce n'est pas dans cette incarnation, ce sera dans une des suivantes.

Moi, je crois au Karma dans ce qu'il signifie action.
On y croit dès lors qu'on estime que chaque acte entrainera une réaction égale et opposée. Quand on pense, parle ou agit, on crée une force qui va réagir en conséquence dans cet espace temps ou dans un autre.
Un karma est pour moi une leçon de vie à apprendre.

Je crois comme toi (me semble-t-il ?) à la responsabilité.
Assumer la responsabilité de ses actes, de ses choix, c'est le préalable pour bien vivre avec soi et avec les autres.
Ce que nous créons a un impact et laisse une empreinte, à quelle place mettons-nous ces traces, qu'en faisons-nous, qu'est-ce que nous gardons et qu'est-ce que nous laissons partir, comment se transforment les choses et comment nous laissons-nous, ou pas, transformer par les choses et par les autres ?
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Message par Hirondelle78 le Sam 16 Mai 2020 - 9:23

Basilice a écrit:
Je crois comme toi (me semble-t-il ?) à la responsabilité.
Assumer la responsabilité de ses actes, de ses choix, c'est le préalable pour bien vivre avec soi et avec les autres.
Ce que nous créons a un impact et laisse une empreinte, à quelle place mettons-nous ces traces, qu'en faisons-nous, qu'est-ce que nous gardons et qu'est-ce que nous laissons partir, comment se transforment les choses et comment nous laissons-nous, ou pas, transformer par les choses et par les autres ?

Oui, je crois à la responsabilité et j'essaie de ne jamais plus tomber dans la culpabilité. Ça veut dire que je ne m'en veux plus de réussir là ou d'autres échouent ni d'échouer là ou d'autres réussissent. Quand je suis à la bonne place, au bon moment, je me sens sereine comme aujourd'hui.
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Message par Basilice le Sam 16 Mai 2020 - 9:45

Hirondelle78 a écrit:je ne m'en veux plus de réussir là ou d'autres échouent ni d'échouer là ou d'autres réussissent. Quand je suis à la bonne place, au bon moment, je me sens sereine comme aujourd'hui.

C'est heureux à lire, je te souhaite tous les succès que tu espères. I love you
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Message par Hirondelle78 le Sam 16 Mai 2020 - 16:12

Merci I love you
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Message par ʦuke le Mar 19 Mai 2020 - 18:41

Merci d'avoir fait remonter ce sujet.... Je me demande si la peur du succès n'a pas quelque chose à voir avec le syndrome de l'imposteur... En plus du reste.

Fab. Fabrice a écrit:
j'auto-sabote l'auto-sabotage quoi Rolling Eyes

Cette phrase  Very Happy  C'est peut être une solution (temporaire). Et si l'auto-sabotinage devenait un but, un succès à atteindre ? Serait-il possible de parvenir à l'échouer juste avant d'y parvenir ? Juste en le plaçant au sommet de la liste des priorités.

C'est à essayer 🤔
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Message par I am So Sure le Lun 25 Mai 2020 - 15:55

Auto-"sabotinage" par hantise du succès et/ou excès d'empathie Xprntj10

Il est trop fort en auto, avec sa botte, il nage,
C'est le sabot T
Le ça,  botté..
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