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Message par Flo tant le Sam 1 Nov 2014 - 9:18

Bonjour,Embarassed
Je viens partager avec vous la sortie de mon premier Roman.[img]1 er Roman édité Chasse10[/img]
Venez me rejoindre sur facebook
https://www.facebook.com/bisbauflorian

Voici le lien de mon éditeur
http://assyelle.com/Page_Chasseur.htm
mais aussi vous pouvez le trouver sur Amazon
Amazon
ou au mieux le demander à sa libraire.
Le chasseur d'ogres est un Roman d'aventure et de vengeance. Les ogres sont la parabole des humains ordinaires enclin à la prédation sur autrui. La prétention de ce Roman est :
de vous donner l'envie de tourner les pages le soir dans votre lit, alors que l'heure d'éteindre la lumière est passée;
puis, alors qu'il ne vous reste qu'une dizaine de pages à lire, vous donner envie de ralentir pour ne pas quitter les personnages.

Certains membres de ce site m'ont soutenu, car il semble qu'il y est du zèbre dans ce Roman.
la maison d'édition que me publie est petite, alors tout soutien ne peut que m'aider.
Zèbrement
Florian Bisbau
Flo tant
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Message par Invité le Sam 1 Nov 2014 - 9:38

C'est vrai qu'on pourrait tous s'identifier à ce personnage qui semblait mener une vie pépère jusqu'à cette journée de merde où il les cumule toutes.
Je suis allée lire les 20 premières pages disponibles sur facebook.
J'ai très envie de lire la suite, ça se lit comme du petit lait tiède au Nesquick ^^


Dernière édition par Jordan Sulli le Sam 1 Nov 2014 - 12:15, édité 1 fois

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Message par Flo tant le Sam 1 Nov 2014 - 9:47

merci Sulli.
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Message par Invité le Sam 1 Nov 2014 - 10:41

Je trouve par contre dommage que tu aies ouvert deux fils. Ça risque de "se noyer" dans le forum...tu crois pas ?

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Message par Gregor le Sam 1 Nov 2014 - 12:24

Bien joué Very Happy !
Même si c'est pas le genre de texte qui m'attire, je suis très heureux pour ta publication. C'est long, compliqué, un vrai parcours du combattant... Cool que tu ais pu sortir ton roman de l'anonymat Razz !
Gregor
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Message par Flo tant le Sam 1 Nov 2014 - 13:56

Merci Gregor,
Ce n'est pas du tout un roman fantastique, l'ogre représente l'adulte prédateur. c'est aussi un livre sur la différence.
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Message par Lophophora le Sam 1 Nov 2014 - 14:26

Je l'ai lu, et je vous le recommande chaudement. Impec !
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Message par Flo tant le Dim 2 Nov 2014 - 12:03

Merci Lophophora,

Déjà épuisé chez amazon.
Vous pouvez le trouver ici
http://assyelle.com/Page_Chasseur.htm
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Message par Invité le Dim 2 Nov 2014 - 12:58

Wahou !
Félicitations !
Je reviens en causer quand ce sera lu : )

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Message par Flo tant le Dim 2 Nov 2014 - 13:00

Merci,
J'attends ton retour.
Flo tant
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Message par Invité le Sam 8 Nov 2014 - 21:43

@Flo tant
J'ai donc reçu aujourd'hui cette écriture qui me convient si bien.

Je parcours ce roman depuis la fin d'après-midi. Je dois avouer que je suis agréablement accompagnée depuis. Je lis, je pense et relie...

a plus Smile


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Message par Flo tant le Sam 8 Nov 2014 - 21:52

Merci, et comme je dis souvent ces derniers temps, dans ma tête on est tous d'accord. Le côté schizophrène de l'écriture me séduit, le côté tout puissant sur mes personnages aussi, je peux les faire évoluer comme je le souhaite, sauf quand il commence à courir de leur propre chef en m'invictant à taper sur mon clavier leur déroulement. Cela dit c'est à ce moment là que le roman prend son élan.
Bonne lecture à toi, et merci de me lire.
Flo tant
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Message par Flo tant le Ven 14 Nov 2014 - 20:59

Et maintenant à la fnac
http://livre.fnac.com/mp23816347/Le-Chasseur-d-ogres
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Message par Invité le Dim 16 Nov 2014 - 1:23

@Flo tant

Ecoute je suis super ravie de cette lecture... c'est doux alors que... et puis c'est une belle quête ...

Smile Smile

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Message par Flo tant le Dim 16 Nov 2014 - 10:07

Je te remercie, mon roman et "Jack le citron" Very Happy sont heureux te t'avoir embarqué dans leur monde.
C'est toujours important d'avoir un retour sur son enfant d'encre et de papier.
Livresquement
Florian
Flo tant
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Message par Flo tant le Dim 16 Nov 2014 - 19:23

As tu trouvé un coté zèbre dans ce roman ?
Flo tant
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Message par Invité le Sam 22 Nov 2014 - 19:36

Oui bien sur, mais c'est aussi une très belle quête, ou plusieurs. Des passages étonnants. J'ai agréablement été accompagnée.

En fait je n'étais pas pressée de quitter les différents personnages. J'ai adoré. Merci Smile

ASPERGE

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Message par Flo tant le Dim 23 Nov 2014 - 11:15

Je vous offre le 1 er chapitre:
Le Chasseur d’ogres
roman
Aux femmes amies, aux femmes soeurs, aux femmes filles,
aux femmes femmes qui ont incurvé mon chemin de vie.
« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit.»
La Rochefoucauld, Maximes



Chapitre I
Je regarde mes comptes sur Internet, satisfait du pécule
que j’ai accumulé, presque aussi confortable que mon
ventre colline. De la fenêtre de mon bureau, on peut voir
quelques arbres timides qui commencent à se farder de
bourgeons et de vert. La pelouse, par petits carrés ou
triangles, apparaît entre les routes et les trottoirs. Elle a
rehaussé son teint jaunâtre de l’hiver par quelques touches
de blanc. Des pâquerettes, innocentes et timides, encore
fermées, osent ouvrir à demi un pétale pour guetter
l’installation du printemps. En trois jours, le vent chaud
envoyé par les Sudistes a poussé les moutons gris pour
repeindre le tout en bleu. Aujourd’hui, il charrie des
brochettes d’oiseaux.
Le printemps souffle autour de moi mais je ne vois rien.
Ou plutôt, je le vois comme je vois une casserole sur un
évier, une poignée sur une porte. Force est de constater
que cela ne fait rien résonner en moi. Je constate
froidement, tel un médecin légiste. Je feins de m’y
intéresser un minimum pour avoir un semblant de vie
sociale, mais cela n’a pas plus d’importance pour moi que
la couleur des chaussettes du facteur. Aussi loin que je me
le rappelle, ce genre de chose n’a jamais rien fait vibrer en
moi. Mais il est vrai que je ne me souviens de rien avant
mes quatorze ans. Mes parents m’ont raconté que j’avais
eu un grave accident en me baignant à la plage, qui
m’avait valu d’être soigné dans une maison de rééducation
pendant presque un an. Cela peut paraître aberrant, mais
ma mémoire a démarré à cet instant, et encore, doucement.
J’ai appris les rudiments : lire, écrire, compter, me brosser
les dents, certes comme tout gamin, mais sans souvenir
factuel. Rien, le néant. Je suis en quelque sorte né, instruit,
à quatorze ans.
Je suis comptable dans un grand supermarché depuis
plus de quatorze ans. Quatorze ans de contrat et trois mois
de stage. Ma femme, ou plutôt ma compagne depuis dix
ans, est secrétaire comptable dans une entreprise de
fabrication de pâte à tarte surgelée. Ce qui explique peutêtre
le fait que nous mangions de la quiche trois fois par
semaine. Nous habitons un appartement de soixante-cinq
mètres carrés, dans une petite résidence de deux étages,
depuis huit ans. Il est bien, les voisins ne sont pas trop
bruyants et il est surtout à égale distance de nos emplois et
du centre-ville. Nous vivons une vie bien rangée, sans
bruit et sans même l’idée d’en faire. Une fois par mois,
nous allons au restaurant : je prends toujours le même plat,
une bavette à la sauce bleue et échalotes, avec des frites. À
la maison, rien de tout cela : les frites, cela fait des odeurs,
et Sandrine n’aime pas ça.
Sommes-nous heureux ? L’estomac et le portefeuille
pleins, disons que nous ne nous posons pas la question et
que je ne vois même pas l’intérêt de me la poser, surtout
que j’ai du travail. Le magasin vient d’être racheté par un
groupe important et il faut que je présente les comptes à
quatorze heures au nouveau directeur, pendant que
Monsieur, l’ancien propriétaire, est en train d’astiquer ses
cannes à pêche pour sa retraite qui commencera à la fin de
la réunion.
Treize heures trente. J’ai terminé mon sandwich thonmayonnaise
en installant le vidéoprojecteur dans la salle.
Tout est prêt, j’ai préparé pléthore de graphiques et de
camemberts pour présenter les comptes rayon par rayon,
les produits phares et ceux à forte marge. C’est fou le
nombre de pizzas surgelées que l’on peut vendre et ce que
l’on en tire de bénéfices. Nous ne devrions pas être plus de
dix personnes, moi compris : mon futur ex-patron, sa
secrétaire, le responsable des achats, celui du personnel, le
nouveau dirigeant et deux ou trois de ses collaborateurs.
Mademoiselle Loiseau, la responsable des caissières, a
préparé le café avec quelques petits gâteaux, des biscuits
ayant dépassé la date de vente mais, après tout, le magasin
les a payés.
Il est quatorze heures, tout le monde est à l’heure.
J’aime ça. Nous sommes tous assis autour de la table
ovale, fixant l’écran habillé des milliers de pixels
lumineux du vidéoprojecteur. C’est mon ancien patron qui
présente les chiffres. Moi, je reste dans mon coin : je n’ai
jamais aimé prendre la parole en public. Pas de bruit, pas
de vague, cela m’a toujours réussi. Monsieur Letorde, le
repreneur, est un homme d’une quarantaine d’années. J’ai
l’impression de l’avoir déjà vu, ou plutôt déjà entendu :
son rire me rappelle quelque chose, mais impossible de
m’en souvenir. Sa petite taille et son ventre arrondi par la
réussite de ses affaires s’estompent rapidement devant son
regard de serial killer du business. Cela ne fait aucun
doute, il fait partie des hommes qui commandent, et non
de ceux qui se font commander. D’ailleurs l’idée que l’on
puisse lui donner un ordre doit lui paraître aussi
improbable que la perspective de trouver un mouton à cinq
pattes courant dans l’un de ses magasins. Sa déférence et
son sourire tout en canines ne souffrent aucune
contestation, à moins de vénérer les kamikazes. S’il y a
des hommes faits pour diriger, il en est.
La présentation se passe bien. Monsieur Letorde me
demande deux-trois précisions sur tels ou tels chiffres. Je
perds un peu mes moyens mais je m’en sors quand même.
Il me regarde d’un air étrange et me parle moins
sèchement qu’aux autres. Peut-être m’apprécie-t-il ?
Décidément, ce rire me rappelle quelqu’un, mais qui ? La
réunion est sur sa fin et le nouveau propriétaire se lève
pour prendre la parole :
– Messieurs-Dames, je viens d’acquérir mon troisième
magasin dans la région, et si je suis sûr d’une chose, c’est
bien de la lecture comptable au jour le jour, qui me donne
le pouls de chaque magasin.
À ce moment, un léger sentiment d’orgueil s’empare de
moi : pour une fois que la comptabilité est à sa juste
place !
– Mon but est de faire progresser de 2 % par an le
chiffre d’affaires, mais surtout de réduire de 8 % les
charges fixes.
Un silence, des regards fugaces à la recherche des
chaises qui vont disparaître. Rien ne bouge pendant dix
éternelles secondes. Tout le monde sait ce que veut dire
« baisse des charges fixes » : une charge fixe, c’est un gars
qui court soixante-dix heures par semaine dans le magasin
pour toucher, à la fin du mois, un salaire qui, lui, est fixe
depuis longtemps. Monsieur Letorde continue son
discours.
– Je vais regrouper certains pôles de compétences.
Il se tourne vers le responsable actuel des achats, un
homme de soixante ans un peu rondouillard, aux petits
yeux de sanglier un jour de battue, et au crâne dégarni que
d’ignobles mèches dressées à coup de laque essaient de
cacher maladroitement.
– Monsieur Le Grouin, vous êtes à combien de la
retraite ?
– Six mois, monsieur, répond l’intéressé, un peu
inquiet.
– Bien. Votre pôle sera regroupé sous l’égide de
monsieur Rondeau ici présent.
Il montre un de ses accompagnateurs, qui a dû être
gardien de prison ou a une telle rage de dents qu’il ne peut
sourire.
– Vous ferez la passation sur six mois, vous épurerez
vos congés et vous partirez en retraite.
– Oui, monsieur, répond timidement le déjà presque
ancien responsable des achats.
Mais ce « oui » n’est qu’une formalité : il ne peut y
avoir de « non ». Cette acceptation est une capitulation et
une promesse d’allégeance. Le nouveau seigneur des lieux
regarde à présent le profil sec et presque vautourien de
René Dietrique, 55 ans : avec sa coupe au bol, son nez
aquilin et ses traits usés et délavés, c’est vrai qu’il a l’air
d’un oiseau de proie. Le décideur reprend à son encontre :
– Monsieur Leroux, votre ancien directeur ici présent,
m’a demandé de vous ménager : je vous mettrai donc en
préretraite si vous collaborez parfaitement.
La tête dans les épaules, laissant croire qu’il va
vraiment s’envoler, l’intéressé acquiesce :
– Merci, Monsieur le directeur.
On ne sait pas s’il répond à l’ancien ou au nouveau
directeur. Peut-être aux deux. De toute façon, il n’a pas
d’alternative : il doit se fondre dans une tapisserie murale
aussi racornie et jaunie que lui.
À ce moment-là, tout le monde retient sa respiration et
cherche illusoirement un document où accrocher ses yeux.
On peut deviner une certaine jouissance du Maître. Annie,
la secrétaire, renverse sa tasse de café sous l’impact de la
chape de plomb qui vient de s’abattre sur l’assistance.
Certaines molécules d’oxygène, ne supportant pas la
situation, ont préféré fuir, d’où notre difficulté à respirer et
la pâle imitation par nos bouches de carpes au fond d’une
barque.
Seul le tigre dressé sur ses pattes jubile : les proies sont
à sa merci, et le pire sera pour celles qui ne succomberont
pas tout de suite. Il va certainement jouer encore avec
elles. On ne sait jamais, dans ces cas-là, si c’est le pouvoir
qui rend fou, ou si la seule façon d’abreuver une névrose
de départ est d’avoir du pouvoir.
Je sens un regard se poser sur moi. Si j’avais un iota de
courage, je relèverais un peu la tête pour l’affronter. Mais
c’est un mot pour lequel j’ai toujours eu besoin d’un
dictionnaire. La peur qui s’est rassemblée dans mon
menton oblige ma tête à ployer vers d’hypothétiques
informations sur le bureau.
– Monsieur Fadeleau !
C'est à moi qu'il s'adresse. La voix est faussement
amicale. Ma tête, sous l'impact, se lève très légèrement.
– L’étude de votre comptabilité est impeccable,
monsieur Fadeleau. Depuis combien de temps êtes-vous à
ce poste ?
– Quatorze ans, réponds-je, les mots coincés dans la
moustache que je n’ai pas et qui pourtant me démange.
– Et vous n’avez jamais songé à progresser ?
– Pour quoi faire ? dis-je innocemment, ou pour mieux
servir au Maître le fouet qu’il pourra dégourdir sur ma
peau.
– Pour quoi faire ! ricane le nouveau patron. Je pense
que quelqu’un qui passe quatorze ans au même poste, a
atteint son niveau d’incompétence. Votre manque
d’ambition n’a d’égal que votre manque d’imagination. Je
vais me passer de vos services.
– Mais vous ne pouvez pas ! me surprends-je à hurler.
Letorde, tel un toréador, attend de planter sa dernière
banderille avant la mise à mort. Les autres sont au
spectacle. Demandez au taureau s’il ne préfère pas être
dans les gradins plutôt que de fouler le sable jaune
pistaché de gouttes rouge sang de l’arène ; demandez à
une grenouille, dans une classe de quatrième, si elle
préfère être objet d’étude ou bien étudier l’objet. Hélas, les
rôles sont déjà distribués et non échangeables.
– Je vous présente monsieur Radicor, (il me montre un
homme qui, même assis, paraît immense et sous son
costume cache mal une musculature de bodybuildeur), le
nouveau chargé de la sécurité. Il va vous raccompagner
jusqu'à votre bureau où il trouvera, dans votre armoire
fermée à double tour et dont vous êtes le seul à avoir la
clef, un lecteur DVD que vous avez (il ménage un silence,
le temps de lever la hache du bourreau) volé !
La tête est tranchée, elle roule au sol avec des yeux qui
s’écarquillent et qui se demandent pourquoi tout tourne. Je
ne peux rien répondre – ou plutôt si, il serait facile de
répondre : il y a bien un lecteur DVD dans mon armoire ;
René Dietrique m’avait demandé de le garder car il avait
un problème de référence. Mais je comprends maintenant
dans quel but : il a sauvé sa vieille peau en échange de la
mienne, il m’a fait un croc-en-jambe pour ménager sa fin
de carrière. Il n’y a pas de collaboration sans collabo, actif
ou passif. Si j'avais dû citer le nom d’un ami – le mot est
peut-être fort : d’un copain – dans ce supermarché, je
donnerais le sien. Lui a vendu le mien. Ils évitent tous
mon regard avec un soin frôlant le génie, un duelliste à
l’épée a de quoi prendre des leçons d’esquive. C’est peutêtre
la seule fois où je ne suis pas transparent à leurs yeux,
mais je ne sais pas ce qui est pire : être insignifiant ou
irregardable.
Je baisse les oreilles : je ne suis pas de taille à lutter.
Viendrait-il à l’esprit d’une fourmi d’attaquer un lion ?
Non, elle fuirait. Et moi, je n’ai même pas six pattes et de
l’acide formique à lancer. Alors je reste planté, aussi vif
qu’une asperge que l’on vient de tremper dans la
vinaigrette. Il peut me faire glisser entre ses crocs sans
crainte.
Son dernier collaborateur, celui à la tête de fouine et au
costume suranné, sort un document de son attaché-case et
me demande d’un ton monocorde de le signer pour éviter
tout esclandre. Tout était préparé depuis longtemps. Tout
le monde fuit mon regard – enfin, fuit mon regard encore
plus que d’habitude – je suis le dindon de la farce sans les
marrons. Mon ancien directeur me lance un coup d’oeil
faussement navré, ses remords s’effaceront vite devant le
chèque de la vente. Et ce rire obscène, qui me rappelle
quelqu’un ou quelque chose. Je tripote une gomme devant
moi et je voudrais m’effacer avec. Ou juste rétrécir,
rétrécir, rétrécir. Alice, te reste-t-il du gâteau ? Mais la
réalité est un mur de béton que l’on percute à 150 km/h :
elle reprend ses droits.
– Je crois qu’il faut tomber d’accord.
Ce qui est sûr, c’est qu’il est d’accord avec lui-même et
c’est tout ce qui compte. Il se racle la gorge et poursuit :
– Je vous propose (« propose » dans sa bouche signifie
« impose ») une rupture de contrat conventionnelle, deux
semaines de salaire et les Assedic. Vous vous en sortez
bien, se sent-il obligé d’ajouter, alors que j’aperçois le
talon de son pied qui écrase la bête mourante que je suis.
Le lion vient d’asseoir sa place sur son trône, que déjà
les courtisans font le dos rond, prêts à recevoir caresses et
coups de griffe avec la même soumission. Car dans leurs
regards, il y a de l’admiration et de l’envie, voire le rêve
d’être calife à la place du calife. Que puis-je faire ? Rien,
sinon signer. Il m’aurait tendu un pistolet et proposé de me
l’enfoncer dans le gosier, j’aurais obtempéré. Je n’ai pas le
choix ou, comme d’habitude, je ne prends pas d’autre
choix : pour cela, il aurait fallu que j’imagine que je puisse
imaginer une alternative.
On m’accompagne jusqu'à mon bureau pour que je
reprenne mes affaires, ma sacoche et mon manteau, et bien
sûr pour que je remette mes clefs et mon badge. Tout le
long du chemin, je m’accroche au joint noir du carrelage –
tiens, il en manque un morceau, juste là – ce qui m’évite
de lever la tête. Et puis, c’est le premier point stable
depuis le début de l’orage. On arrive devant mon bureau,
je pousse la porte entrouverte, qu’il me semblait bien avoir
fermée à clef. Je n’ai même pas un geste d’agacement. La
rébellion ne coule jamais dans les veines d’un mouton la
veille de l’Aïd al-Kabir. Je ramasse mes quelques affaires,
toujours suivi par mon guide au costume noir et au visage
passif, je repars dans l’autre sens, laissant derrière moi le
lieu où j’ai passé le plus de temps ces quatorze dernières
années. L’escalier de la partie administratif donne
directement sur les caisses. La porte de sortie est à
l’opposé. La traversée du hall menant jusqu'à la guillotine
inversée des portes automatiques est longue et fastidieuse.
Je vois sur un tapis plusieurs articles que, inconsciemment,
je classe en deux catégories, ceux à forte marge et les
autres. Une caissière se dirige vers moi. Apparemment,
elle n’a pas compris :
– Pourrais-je vous voir ? J’ai un problème avec ma
fiche de paie.
Je la regarde, mais je ne peux répondre. Seul un
bêlement semble vouloir sortir de ma gorge, mais comme
elle est nouée – ironique pour une gorge que l’on vient de
trancher – seule ma bouche, semblable à celle d’un
brochet sur l’étalage, s’ouvre dans un grossier ovale.
– C’est plus lui maintenant, dit le sbire avec fermeté.
Elle me regarde. Sa bouche peinte en rouge dessine un
rond parfait :
– Désolée.
Plus formelle que sincère, elle continue sa route, allant
répandre la nouvelle à la collégue la plus proche pour que
la rumeur, tel un jeu de domino, tombe jusqu’à la dernière
caisse. Je devine à travers les vitres teintées de la salle de
réunion le regard du nouvel empereur sur ses sujets, César
dans sa loge du cirque. Il observe le message de peur
s’immiscer dans chacun. L’expérience lui a certainement
montré que la crainte est plus efficace que le respect pour
posséder les faibles. Il est déjà bien assez riche, à ce que
l’on dit, pour vivre sans se préoccuper de travailler, mais il
fait partie de ces gens pour lesquels l’argent est un but, et
non pas un moyen. Ce qui compte pour eux, ce n’est pas
l’argent en tant que tel, mais le pouvoir qu’il représente,
cette capacité à transformer les gens quand il le désire, la
violence ou la soumission totale qu’il peut déclencher. Et
si ces coupures de papier et ces rondelles de métal étaient
finalement une nouvelle religion, alors lui et les autres, qui
sont ses semblables, en seraient les dieux adulés et craints,
incarnations et reliques en même temps. De véritables
ogres se bâfrant de la chair et de la peur des êtres ratés,
puisque fragiles dans leurs fonds de poches.
Je sens sur ma nuque des dizaines de regards : vu
qu’elle est baissée, sa surface n’en est que plus grande et
permet à chaque oeil d’y trouver un morceau à lui. Je ne
suis pas dupe, la compassion que j’inspire n’est autre que
le fait de se dire qu’ils pourraient, pourront, et seront un
jour à ma place. En aucun cas je n’ai noué de liens avec
ces gens, en aucun cas je n’ai pu leur inspirer de la
sympathie. Cela m’importe peu, d’ailleurs : je n’ai jamais
été là pour me faire des amis.
Le vent chaud venant de l’extérieur vient me gifler le
visage à l’instant où mes pieds, et incidemment le reste de
mon corps, se retrouvent dehors. L’horloge de la voiture
indique 17 heures. La dernière fois que je suis rentré si tôt
chez moi, c’était en 1998, parce que j’avais 39,3 °C de
fièvre. La route me paraît plus longue que d’habitude,
peut-être parce que j’ai hâte de me retrouver dans le cocon
de mon appartement, ou que le temps a ralenti pour mieux
me faire souffrir. Je crois que c’est la première fois que je
regarde réellement le chemin depuis le magasin jusque
chez moi. En même temps, rien d’autre ne tourne dans ma
tête et je roule à 30 km/h. Plusieurs klaxons s’en plaignent
mais ils me font l’effet d’une douce mélodie après le reste
de ma journée.
Je monte les marches jusqu'à la porte de mon
appartement. La porte n’est pas fermée à clef. Ma
compagne est peut-être déjà rentrée. Dommage, j’aurais
bien aimé avoir un peu de temps pour moi et ne pas devoir
lui annoncer tout de suite mon licenciement, et par
conséquent que notre pécule grossira moins vite. J’enlève
mes chaussures pour enfiler mes chaussons afin de ne pas
abîmer le parquet flottant, nous l’avons payé assez cher. Je
me dirige vers la cuisine. Un grand verre d’eau me fera le
plus grand bien. Sandrine doit être dans la chambre car
elle n’est ni dans le salon, sauf sur une photo en noir et
blanc, ni dans la cuisine américaine et, vu le gigantisme de
l’appartement, il y a très peu d’autres hypothèses. Je
m’assois sur un tabouret. C’est curieux, j’entends du bruit
de la rue, bien que les fenêtres – double vitrage – soient
fermées. Mes yeux qui virevoltent dans le vague se posent
sur le canapé, où je vois deux blousons. Je me lève pour
les ranger quand un « Mum ! » se propage dans l’air
jusqu'à mon oreille. Mes yeux s’arrêtent sur l’horloge : il
est 17 h 30. Ils se braquent à nouveau sur le canapé. C’est
étrange comme ce blouson ressemble à celui de Bertrand,
le bon collègue de ma compagne. Mon manque
d’imagination ne me permet pas d’entrevoir la suite, mais
le reflet de ma chambre, dans le miroir du couloir, et de
deux corps dont un que je connais un peu, est assez parlant
pour ôter toute autre possibilité. Je suis viré de mon
boulot, je suis donc chômeur, et concurrent en ramure des
élans, chef suprême des caribous, introduit directement
sans avoir suivi la sélection naturelle si précieuse à
Darwin, dans le classement des espèces à fort
développement de kératine sur la tête, j’ai nommé les
cornus.
Je passe machinalement la main dans mes cheveux, je
lave mon verre et, sans faire de bruit, je regagne l’entrée.
Je m’apprête à sortir, mais je constate que le bleu de mes
pantoufles jure avec le carrelage du couloir. J’entre à
nouveau, doucement, pour remettre mes chaussures, et je
repars dans un silence lâche. Si j’avais un peu de
testostérone, je bondirais dans la chambre en hurlant. Si
j’avais un peu d’imagination, je pourrais mettre au point
un scénario pour les tuer. Mais mon seul souci est de ne
pas me faire remarquer, de me faire tout petit, pareil à un
capricorne – le plus petit animal à cornes que je connaisse
– et de disparaître. Voilà : il ne me reste plus qu’à
m’effacer à jamais. Comment effacer quelque chose qui
est déjà transparent ? J’essaye de réfléchir mais l’air
semble se subtiliser autour de moi, et une armée de
fourmis me parcourt le bras gauche – tiens, peut-on dire
que leurs antennes sont des cornes ? – pendant qu’un
pivert me frappe la poitrine. Ma main s’accroche à la
rambarde. Non, elle s’arrête en chemin, prise d’un
dilemme entre intention et acte. C’est dommage, à deux
secondes près, je m’écroulais dans le couloir. Mais là, je
suis sur la première marche de l’escalier. Enfin, pour peu
de temps, car la troisième appelle mon menton. Mon corps
allongé sur le ventre est une carpette qui dévale les
escaliers plus rapidement que jamais, de façon moins
orthodoxe et plus saccadée. La concierge va râler : je viens
de souiller l’escalier de mon sang, de mon urine, et de je
ne sais quoi encore. Mon coeur, qui était devenu une
locomotive à vapeur lancée à pleine allure et prête à
exploser, décide de faire une pause. Quel calme, pour un
instant ! Juste un, alors, car tous les souvenirs disparus de
mon enfance traversent les abysses et font surface. Tout ce
que j’ai oublié me revient, tout ce qui fait moi ou qui
aurait dû faire moi – car nous ne sommes finalement que
la somme de notre vécu – flotte devant moi, tel un
bouchon de pêche après que le bas de ligne est cassé.
Merde, je ne veux pas mourir, alors que je ne me connais
même pas ! Pas en sachant tout ça ! Pas maintenant !
Flo tant
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Message par Flo tant le Dim 23 Nov 2014 - 11:16

zebra glou glou a écrit:Oui bien sur, mais c'est aussi une très belle quête, ou plusieurs. Des passages étonnants. J'ai agréablement été accompagnée.

En fait je n'étais pas pressée de quitter les différents personnages. J'ai adoré. Merci Smile

ASPERGE

C'est vraiment un très joli compliment. Embarassed
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Message par Flo tant le Sam 6 Déc 2014 - 21:13

Depuis que j'assume le fait d'écrire, on me dit souvent:
- tu as du temps pour écrire.
Je réponds souvent :
- Pourquoi, si tu avais du temps tu écrirais ?
Que puis je répondre d'autre ?
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Message par Elinalex le Ven 12 Déc 2014 - 18:46

Bravo Flo tant d'avoir franchi le pas : écrire, chercher puis trouver un éditeur... Bravo.
Puis bravo pour cette écriture qui force jusqu'à la respiration.
Suis admirative. Je peux ?
Elinalex
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Message par Flo tant le Ven 12 Déc 2014 - 19:09

Elinalex a écrit:Bravo Flo tant d'avoir franchi le pas : écrire, chercher puis trouver un éditeur... Bravo.
Puis bravo pour cette écriture qui force jusqu'à la respiration.
Suis admirative. Je peux ?
Je suis très touché par ton mot.
L'aventure de l'édition est très compliqué, j'ai trouvé qu'un petite maison d'édition, mais c'est satisfaisant de voir que des gens croient en mon roman.
Puis-je déduire de ton mot que tu as lu mon roman?
Écris tu toi aussi ?
Demain je fais un dédicace dans une médiathèque, ton petit mot va me faire pousser un duvet de plumes qui un jour deviendra ailes.
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Message par Invité le Ven 12 Déc 2014 - 19:49

Félicitations Flo, tu viens de réaliser mon rêve. Je suis très contente pour toi Smile

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Message par Flo tant le Ven 12 Déc 2014 - 19:59

Dreamy a écrit:Félicitations Flo, tu viens de réaliser mon rêve. Je suis très contente pour toi Smile
Merci Dreamy, dans mon premier Roman "lettres en bouteille" qui est resté pour l'instant confidentiel, à la fin j'avais laissé dix lignes pour que le lecteur puisse écrire les choses qu'il voulait avant de partir pour l'autre monde:
- dans une de ces lignes pour moi il y a être édité avant mes 40 ans.
Les statistiques sont dures 1 sur 1000 livres sont édités à compte réel d'éditeur.
Après on m'a traité d'analphabète à l'âge de 14 ans Parce que j'avais des troubles dyslexique.
Mon écriture a beaucoup évolué au fil des romans, je suis sur mon 4 émes actuellement et je crois en lui. ( bon comme tout les autres) mais je pense avoir trouvé une quiètude et mettre affranchi, un peu, l'envie de mettre dix mille idées dans une page.
Au plaisir de te lire.
Qu'écris tu ?
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Message par Invité le Ven 12 Déc 2014 - 20:08

Tu as fait du chemin et c'est vrai qu'en écriture, on ne cesse d'évoluer, non seulement dans notre façon d'écriture mais également notre imagination. C'est une belle revanche que tu as là, contre tous ceux qui se moquaient de toi Smile
Aujourd'hui, tu sais ce que tu vaux, et ton livre doit vraiment être superbe pour que tu sois sélectionné. Moi j'en ai envoyé au moins 7 et que des refus car trop de fautes.
J'écris principalement des romans fantasy pour adolescents ou jeunes adulte avec de l'humour et parfois un peu de science fiction. J'ai une page facebook avec beaucoup de fans qui demandent à ce que j'auto-publie le livre et donc là, je suis en train de réunir assez d'argent pour faire des corrections et réaliser ce projet Smile

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Message par Flo tant le Ven 12 Déc 2014 - 21:46

Tu as un lien ?
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Message par Elther le Mer 31 Déc 2014 - 8:23

Félicitations pour ce premier roman édité et merci, ce fut une lecture bien agréable. Smile
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Message par simbad le Mer 31 Déc 2014 - 9:48

je l'ai pas encore lu mais toutes mes félicitations.

L'édition c'est rude et passer au travers des mailles pour partager son travail avec les autres est fantastique.

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Message par Flo tant le Mer 31 Déc 2014 - 10:18

Merci, c'est effectivement compliqué. Après c'est une petite maison d'édition qui ne fais pas trop de pub.
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Message par Flo tant le Mer 31 Déc 2014 - 10:20

Elther a écrit:Félicitations pour ce premier roman édité et merci, ce fut une lecture bien agréable. Smile
Merci Elther, l'avantage du roman c'est que l'on peut tuer des gens sans aller en prison, sauf celle de l'attente de réponse des éditeurs. Et cette prison là est vraiment douloureuse.
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Message par louise le Ven 2 Jan 2015 - 23:44

@flo tant, je viens de découvrir ces posts, peux tu me dire ou on peut se procurer ton livre?

louise

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Message par Flo tant le Ven 2 Jan 2015 - 23:59

louise a écrit:@flo tant, je viens de découvrir ces posts, peux tu me dire ou on peut se procurer ton livre?
Bonjour Louise,
Tu peux trouver mon roman directement chez mon éditeur presque du producteur au conso acteur.
http://assyelle.com/Page_Chasseur.htm
Ou chez amazon
Je te remercie pour l'intérêt que tu portes à mon roman aux odeurs de zèbre en arrière plan.
Florian
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Message par Flo tant le Lun 19 Jan 2015 - 20:05

Le 1 er tirage est épuisé.
Il y a une ré-impression. Je suis aux anges.
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Message par Flo tant le Dim 28 Juin 2015 - 20:01

Voici un avis sur mon Roman qui fait chaud au coeur.
http://michelbuisson.eklablog.fr/le-chasseur-d-ogre-mon-avis-a115092702
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