Arrêt du tabac.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Invité le Mer 16 Déc 2015 - 9:06

Je suis une fumeuse qui a commencé récemment. J'ai déjà tenté d'arrêter 3 fois depuis que j'ai commencé, càd depuis 1 an 1/2.
Le problème c'est que ça vient compenser un mal être que j'ai pas encore bien cerné. Donc toute tentative d'arrêter échoue car je n'ai pas encore trouvé la motivation profonde !
Mais de toute façon, mon corps ne le supportant pas bien, je veux arrêter. Reste à savoir quand !!!

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Invité le Mer 16 Déc 2015 - 9:17

Bjr,

Un site internet m'avait bcp aidée pendant ma période de sevrage. Il y avait quantité d'informations intéressantes et quand j'avais envie de fumer, j'allais y faire un tour au lieu de céder à la tentaculaire tentation.
3wstoptiretdu6tabacpointch. -peux pas encore mettre de lien-
Perso j'ai arrêté deux fois.
La première fois, après 10 ans de tabagisme, en bénéficiant de techniques comportementalistes. Je n'avais eu aucun trouble au sevrage à part des nuits écourtées pendant 2 ou 3 mois mais malgré le manque de sommeil, j'étais en pleine forme. Mais je n'ai tenu que 4 mois.
La deuxième fois, après 25 ans de tabagisme.
Là, j'ai mis le paquet: champix+tcc+isolement social+toutes les astuces piochées de ci de là. Je me suis mise en mode "m'emmerdez pas, j'arrête de fumer!". Et ça a marché. Je n'ai plus jamais eu envie de fumer. J'ai la chance aussi de vivre dans une ambiance sans plus aucun fumeur autour de moi.
Ça fait plus de 8 ans.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Princeton le Mer 16 Déc 2015 - 9:57

J'ai commencé à fumer à quinze ans, vers la fin du collège, et j'ai fumé de plus en plus jusqu'à mes vingt et un an, où je fumais jusqu'à un paquet par jour. Je buvais beaucoup aussi, et je consommais des drogues. J'étais aussi très malheureux et dépressif, c'est sans doute lié. Et puis j'ai arrêté du jour au lendemain à vingt-et-un an, pendant l'été. C'était extrême, mais la diminution progressive ne fonctionnait pas pour moi. Depuis, j'ai re-fumé quelques fois, une cigarette par ci, une cigarette par là, et quand j'étais à nouveau assez mal, en pleine thérapie psychanalytique, je me suis remis à fumer un mois ou deux. Globalement je ne fume pas. Je ne me souviens même pas à quand remonte ma dernière cigarette. Je n'en ressens plus le besoin. Parfois je me demande comment ce serait d'en fumer une, plutôt par nostalgie, ou même pour la satisfaction de constater que je n'en ai plus besoin. L'arrêt du tabac est physiquement assez étrange, j'avais la bouche sèche, mal aux yeux, mal à la tête, c'est là où on se rend compte de ce qu'est la dépendance et le sevrage, et à quel point la nicotine est une drogue. Je le vivais comme une expérience. Et puis ces symptômes cessent peu à peu, l'envie se fait chaque jour moins forte jusqu'à disparaître. C'est une nouvelle liberté...

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Pieyre le Mer 16 Déc 2015 - 11:32

Lors de mon premier arrêt du tabac, durant cinq mois, je l'ai vécu comme une expérience moi aussi. J'avais un peu mal à la gorge et à la tête, et davantage faim que d'habitude, mais je considérais cela avec un certain détachement, c'est-à-dire que je faisais comme si cet état n'était pas relié au manque, pour ne pas qu'un mécanisme me faisant irrésistiblement désirer fumer s'enclenche. Aussi c'est de façon intellectuelle que j'établissais le lien (quand je ne l'oubliais pas), avec la satisfaction de dominer mon corps. Et j'avais même l'impression parfois qu'éprouver cette gêne, heureusement légère car je ne suis pas très dépendant à la base, c'était peut-être plus motivant dans mes activités ordinaires que ne rien éprouver du tout.

Aussi le problème ne résidait pas dans les moments où la gêne était présente, qui témoignait en quelque sorte que mon corps luttait, mais dans l'attente interminable de me sentir à nouveau pleinement moi-même. J'avais entendu ou lu qu'il fallait trois mois pour être sorti d'affaire... Mais je me sentais encore dans un état de motivation insatisfaisant, davantage qu'avant de fumer me semblait-il. Alors six mois, un an ? Combien de temps fallait-il attendre ? Je n'éprouvais plus de gêne physique mais j'avais toujours un doute...

Aussi, lors de mon second arrêt, j'ai préféré recourir à un substitut nicotinique, qui me préservait de cet état d'attente, de démotivation, d'envie de dormir plus fréquente, etc.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Princeton le Mer 16 Déc 2015 - 11:50

Pieyre a écrit:Lors de mon premier arrêt du tabac, durant cinq mois, je l'ai vécu comme une expérience moi aussi. J'avais un peu mal à la gorge et à la tête, et davantage faim que d'habitude, mais je considérais cela avec un certain détachement, c'est-à-dire que je faisais comme si cet état n'était pas relié au manque, pour ne pas qu'un mécanisme me faisant irrésistiblement désirer fumer s'enclenche. Aussi c'est de façon intellectuelle que j'établissais le lien (quand je ne l'oubliais pas), avec la satisfaction de dominer mon corps.

Moi aussi, je le détachais mentalement de la cigarette ou plutôt de son manque. Et j'éprouvais du plaisir à cette situation, à dominer mon corps par l'esprit comme tu dis, à faire ce que je voulais, mais je pense que dans mon cas c'était aussi teinté d'un certain masochisme, qui m'était bénéfique pour le coup. Je le voyais comme une lutte épique, j'écoutais souvent la chanson "I'm not afraid" de Eminem, ce qui faisait rire mes collègues de bureau. Mine de rien cette expérience m'a permis de constater que j'avais une forte volonté et des moyens de la respecter.

J'utilisais plein de mécanismes de défense, le plus efficace était que je m'étais persuadé que je ne fumais pas. Dans ma tête, quand j'avais envie de fumer, je me disais comme par réaction, comme une évidence : ah mais non, puisque je ne fume pas ! J'ai aussi utilisé au début la technique de la substitution, je faisais comme si mon mal-être physique était dû à une souffrance amoureuse, et je faisais comme si l'être aimé en question, pour lequel je grossissais à dessein mes sentiments et mon infatuation, m'avait demandé de ne plus fumer par amour pour lui. Autant dire que cette technique aussi était efficace et rejoignait la lutte épique. Mon imagination m'a bien servi. Je faisais comme si fumer lui aurait fait du mal, l'aurait affreusement déçu. D'ailleurs quand j'ai eu envie d'arrêter pour la première fois, c'est parce que je ne pouvais pas m'empêcher de fumer dans le lit où nous étions alors qu'il ne fume pas. J'ai eu honte et je me suis senti coupable.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Invité le Mer 16 Déc 2015 - 11:55

@Pieyre
Pour ce qui concerne l'impact sur la motivation que tu relèves, j'ai pour ma part ressenti que la cigarette était souvent là pour me motiver, ou me donner du courage pour les corvées, pour tout ce que je devais faire sans désir, juste par obligation. Que tu relèves ça est intéressant car aujourd'hui, et depuis que j'ai arrêté, je constate que je procrastine bien plus qu'avant pour tout ce registre là.
Pour ce qui concerne par contre mes motivations profondes, elles restent bien vivantes et non pas besoin de la nicotine.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Princeton le Mer 16 Déc 2015 - 11:57

Au fait, ci-après deux vidéos qui me semblent assez pertinentes à propos des addictions :




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Re: Arrêt du tabac.

Message par Pieyre le Mer 16 Déc 2015 - 12:40

Princeton :
Moi aussi, je le détachais mentalement de la cigarette ou plutôt de son manque. Et j'éprouvais du plaisir à cette situation, à dominer mon corps par l'esprit comme tu dis, à faire ce que je voulais, mais je pense que dans mon cas c'était aussi teinté d'un certain masochisme, qui m'était bénéfique pour le coup. Je le voyais comme une lutte épique, j'écoutais souvent la chanson "I'm not afraid" de Eminem, ce qui faisait rire mes collègues de bureau. Mine de rien cette expérience m'a permis de constater que j'avais une forte volonté et des moyens de la respecter.
Eh bien je suis content de constater que je ne suis pas le seul à fonctionner ainsi. Être différent des autres, c'est satisfaisant dans une certaine mesure, mais pas au point de ne pouvoir partager ce que l'on est avec personne.
Du côté du masochisme, il y avait un peu de cela chez moi aussi, enfin dans le sens de l'endurcissement; ce ne serait pas me causer du mal pour le mal. Ainsi il m'arrivait de sauter un repas, alors que le manque de tabac me donnait déjà faim, et d'être satisfait de bien le supporter. C'était une sorte de défi envers le manque.
Concernant la volonté, cela a toujours été un problème pour moi. J'ai une motivation extrêmement faible, ce qui s'apparente à un manque de volonté. Aussi le fait de pouvoir m'imposer des contraintes ou des règles de vie a été bénéfique dans la perspective de valider l'impression que j'avais une volonté suffisante s'il s'agissait de réaliser ce qui m'importait vraiment.

J'utilisais plein de mécanismes de défense, le plus efficace était que je m'étais persuadé que je ne fumais pas. Dans ma tête, quand j'avais envie de fumer, je me disais comme par réaction, comme une évidence : ah mais non, puisque je ne fume pas ! J'ai aussi utilisé au début la technique de la substitution, je faisais comme si mon mal-être physique était dû à une souffrance amoureuse, et je faisais comme si l'être aimé en question, pour lequel je grossissais à dessein mes sentiments et mon infatuation, m'avait demandé de ne plus fumer par amour pour lui. Autant dire que cette technique aussi était efficace et rejoignait la lutte épique. Mon imagination m'a bien servi.
C'est très intéressant. Mais je dois dire que je n'ai pas eu recours à autant d'imagination. Sans doute que mon manque n'était pas si fort, et que l'implicite me suffisait. Là où je me reconnais, c'est qu'il m'arrive de m'imaginer que je suis avec une personne aimée pour me sentir mieux sur le plan de la motivation. J'avais même développé une sorte de méthode qu'il faudra que j'expose un jour ici.

MjA :
Pour ce qui concerne l'impact sur la motivation que tu relèves, j'ai pour ma part ressenti que la cigarette était souvent là pour me motiver, ou me donner du courage pour les corvées, pour tout ce que je devais faire sans désir, juste par obligation. Que tu relèves ça est intéressant car aujourd'hui, et depuis que j'ai arrêté, je constate que je procrastine bien plus qu'avant pour tout ce registre là.
Pour ce qui concerne par contre mes motivations profondes, elles restent bien vivantes et non pas besoin de la nicotine.
En effet, je distingue moi aussi entre ma volonté immédiate et ma volonté à plus long terme, c'est-à-dire des motivations superficielles et des motivations profondes.
Mais il n'empêche que la volonté, ce n'est pas uniquement de l'ordre d'un libre arbitre métaphysique. Il y a des conditions déterminantes, qui peuvent tenir aux circonstances de la vie mais qui sont avant tout neurologiques; c'est-à-dire que l'influence les substances que l'on prend, à but de performance ou simplement pour pallier un manque, est important.
Le tabac m'a fait au départ un effet extraordinaire. Je me sentais plus motivé, plus déterminé, voire même de façon excessive. Et puis c'est passé, pour ne jamais revenir, ou de façon très atténuée. Aujourd'hui je pratique la cigarette électronique, mais je ne suis pas sûr que la nicotine que j'inhale ait un effet intéressant. Quand j'arrête une semaine je ne ressens pas de manque, mais j'ai hâte de reprendre, comme si j'allais être un peu plus motivé. Et puis, quand je reprends, il ne se passe rien de plus.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Invité le Mer 16 Déc 2015 - 13:34

Pieyre a écrit:... j'ai hâte de reprendre... Et puis quand j'en reprends, il ne se passe rien de plus
Est-ce que ce n'est pas un signe d'une dépendance qui persiste à bas bruit?
Quand on touche aux circuits dopaminergiques, ce que fait la cigarette de multiples façons (par la voie chimique directe via la nicotine, par la voie comportementale qui active la voie chimique qui ... etc, etc), il n'est guère question de parler de libre-arbitre.
Il me reste encore quelques débris installés au fond de ma mémoire qui activent, réveillent l'envie de fumer. Quand par exemple je me rapproche d'un bureau de tabac que je fréquentais très régulièrement (et parfois ça date de plus de 30 ans), ma mémoire active un ti quelque chose qui arrive parfois à provoquer encore l'envie de fumer. Ça m'arrive quand je retourne dans une ville où j'avais vécue quand je fumais, je passe dans une rue, je me ballade tranquillement et puis j'ai une soudaine envie de fumer. Et paf! je tombe sur le bureau de tabac où je m'approvisionnais. J'avais parfois pourtant complètement oublié que j'avais vécu dans telle rue pendant qqs mois...
Prendre conscience et comprendre comment la dépendance à la cigarette s'était inscrite dans mon cerveau m'a bcp aidé à défaire le cercle vicieux. C'est ce qui m'avait fait choisir le champix comme aide. C'est très efficace mais je conseille de ne le prendre qui si vous êtes suivi par quelqu'un qui le connait très bien et en a une bonne expérience. A l'époque (2007), très peu de médecins connaissaient cette molécule qui venait de sortir et c'était pas rassurant, j'en ai d'ailleurs fait les frais. Maintenant, il y a plus de recul et j'espère qu'ils sont mieux informés.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Pieyre le Mer 16 Déc 2015 - 14:04

Le libre arbitre, ce n'est pas de faire ce qu'on veut; c'est juste la possibilité de le faire si une fenêtre se libère. Aussi aucune contrainte qui pèse sur nous ne peut l'atteindre.

Alors je conserverai sans doute toute ma vie une dépendance psychique relativement au fait de fumer. Mais, d'un point de vue physique, c'est plus incertain. Tout est physique à un certain niveau, bien sûr, et il faut bien que ce soit la nicotine, ou l'une des nombreuses substances présentes dans le tabac, qui ait agi sur mon organisme pour enclencher le processus. Mais, désormais, je ne suis pas sûr qu'il y ait un effet physique sensible. J'y crois encore parce que, lorsque j'ai utilisé pour la première fois une cigarette électronique, après un temps sans fumer, j'ai eu en m'endormant l'un de ces rêves un peu bizarre qu'il m'arrivait de faire quand je fumais de façon excessive. Mais, à l'état de veille, c'est plus douteux. Peut-être que cela soutient ma motivation, et peut-être pas tant que cela, voire même y soit contraire désormais, comme j'en ai eu l'impression parfois.

D'ailleurs je préférerais être dépendant. Je n'ai jamais craint la dépendance en tant que telle, dans la mesure où, si l'on manque d'un produit, c'est qu'on y a trouvé un intérêt. Il y a deux problèmes liés à la dépendance : les conséquences propres au produit (le cancer pour le tabac) et les inconvénients d'être en manque. Quand le produit n'a pas de conséquences fâcheuses et que l'on peut s'arrêter sans trop de peine, la dépendance n'est que l'indice de l'efficacité de ce produit.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Invité le Mer 16 Déc 2015 - 15:12

Pieyre a écrit:Le libre arbitre, ce n'est pas de faire ce qu'on veut; c'est juste la possibilité de le faire si une fenêtre se libère. Aussi aucune contrainte qui pèse sur nous ne peut l'atteindre.
Je ne comprends pas très bien ce que tu veux dire par là. Le libre arbitre est pour moi la possibilité d'acter un choix en état maximum de connaissance et conscience. Il est donc à mes yeux la cible de toutes les contraintes que nous ne conscientisons pas. Et en matière d'addiction ... le libre-arbitre a du pain sur la planche.
Mais, c'est peut-être un peu HS.
Je pense que j'aurais dû utiliser "accoutumance" associée à dépendance dans ce que tu décris. Si tu n'as plus les effets que tu avais connus dans les débuts de la nicotinisation, il s'agit d'une accoutumance, non? Et pour lutter contre ça, l'attitude habituelle est d'augmenter les doses, jusqu'à ce qu'un jour, le point de non retour s'installe pour entretenir la dépendance déjà en place. Le cercle vicieux alors se ferme. Il n'y a même plus les effets "bénéfiques" de la substance et on ne peut pourtant pas s'en passer. On ne peut plus alors parler de produits efficaces.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par un panda sinon rien le Mer 16 Déc 2015 - 16:23

Bonjour,

Je viens de signer mes 1 ans sans tabac ! et c'est la première fois que j'atteins cette longévité, et le tout sans aucun produit. Auparavant, j'ai arrêté 3 fois environ 6 mois avec traitement de substitution.
Et là, rien, juste l'appli Kwitter pour m'aider (statistiques, petits conseils).
C'était le moment...

Concernant le Champix, tout ce que je sais de mon oncle qui en a pris est qu'il y a des effets secondaires non négligeables.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Invité le Mer 16 Déc 2015 - 16:47

Un an!! Ça s'arrose!  Bravo !  Bravo !  Bravo !
Pour les un an, je me suis offert avec l'équivalent de l'argent en clopes non fumées, soit quatre cartouches de cigarettes par mois pdt un an, soit 2400€, un des voyages qui a été le plus bouleversant de ma vie!

Pour le champix, les effets secondaires les plus fréquents pour moi étaient les nausées et les cauchemars. J'ai diminué la dose de moitié et je n'ai plus eu de nausées, cela n'a rien changé pour les cauchemars, et j'en fais tjs bcp.
Le plus dur pour moi a été à l'arrêt au bout de 4 mois. Enoooormes insomnies. Je n'arrivais à m'assoupir qu'une heure grand max et encore pas toutes les nuits. Au bout de 15j, j'ai cru que j'allais péter un câble. Heureusement, je connaissais un bon psy qui a pigé vite ce qui se passait et qui a su me trouver un traitement efficace. En qqs jours c'était réglé et un mois après, j'ai arrêté ce traitement et tout s'est bien passé.
J'ai pris quelques petits, tout petits, kgs mais comme j'étais plutôt Jane Birkin que Marianne James, j'avais encore de la place dans le lit.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Pieyre le Mer 16 Déc 2015 - 19:16

MjA :
Le libre arbitre est pour moi la possibilité d'acter un choix en état maximum de connaissance et conscience.
Pour moi le libre arbitre ne correspond pas à la possibilité pratique d'effectuer un tel choix. Un prisonnier n'est pas libre de se déplacer mais il pourrait le faire s'il sortait. Une personne limitée par des contraintes psychiques n'est pas libre de désirer ce qu'elle désire, mais elle pourrait le faire si elle s'en affranchissait. C'est juste cela que j'associe au libre arbitre.

Je pense que j'aurais dû utiliser "accoutumance" associée à dépendance dans ce que tu décris. Si tu n'as plus les effets que tu avais connus dans les débuts de la nicotinisation, il s'agit d'une accoutumance, non? Et pour lutter contre ça, l'attitude habituelle est d'augmenter les doses, jusqu'à ce qu'un jour, le point de non retour s'installe pour entretenir la dépendance déjà en place. Le cercle vicieux alors se ferme. Il n'y a même plus les effets "bénéfiques" de la substance et on ne peut pourtant pas s'en passer. On ne peut plus alors parler de produits efficaces.
J'ai arrêté de fumer durant des années. Quand j'ai repris, je n'ai pas retrouvé ce que j'avais ressenti initialement. Aussi il n'y avait plus de dépendance. Mais je conservais le désir de ce que j'avais ressenti. Et, avec la cigarette électronique, il y a encore moins de dépendance. Il doit y avoir un petit effet physique, mais à la façon d'un médicament.

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Invité le Mer 16 Déc 2015 - 20:04

Le libre arbitre... Il faudrait un sujet séparé rien que pour le thème. Je n'y crois pas non plus, au libre arbitre total. Indépendamment du fait qu'on est aussi, en partie, le fruit de notre expérience, nous sommes en permanence en interaction avec notre environnement.

Dans le cas de la dépendance nicotinique...

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Darth Lord Tiger Kalthu le Mer 16 Déc 2015 - 20:52

Pour le libre arbitre plusieurs fils existent Wink

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"Hasta la tigrolution siempre !" "Nous pensons trop et ne ressentons pas assez !"

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Re: Arrêt du tabac.

Message par Cuicui le Lun 17 Oct 2016 - 11:58

Petits trucs et astuces pour aider à se déconditionner :

La cigarette du matin : attendre 5 minutes avant de l'allumer. Au bout d'une semaine, on passe à 15 minutes, puis une demi-heure, puis une heure. En fait l'envie forte dure peu. Si on apprend à respecter ces délais (quitte à fumer deux fois plus après), on annihile peu à peu les actions automatiques qui poussent à fumer.
La cigarette du café : idem. On attend entre le café et la clope et si possible, se brosser les dents entre le café et la clope pour que les goûts ne "s'appellent" pas l'un l'autre.
Cigarette et apéro : idem : on les sépare de 5 minutes, puis 15...etc.
La cigarette en voiture : si l'envie de fumer vous prend trop souvent : une règle : s'arrêter où vous pouvez pour fumer mais fumez en dehors de la voiture toutes les clopes que vous voulez. Du coup faut prévoir des délais supplémentaires pour les trajets.
Cigarette sociale (si elle existe encore) : ne pas fumer en présence de plus de 3 personnes.
En dehors de toutes ces règles, le nombre de cigarettes reste à volonté. Au bout de trois semaines/un mois en respectant strictement ces règles (et d'autres que vous pouvez créer en fonction de vos propres habitudes), on finit par être dé-pavlov-isés et on finit par poser et oublier le paquet.
C'est une expérience intéressante à mener ! J'ai testé, ça a marché, c'est pas cher, et c'est plus rigolo à plusieurs.

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Re: Arrêt du tabac.

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