Je venais du fond des temps

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Je venais du fond des temps

Message par Invité le Sam 5 Jan 2013 - 11:38

( Lien vers les 50 pages précédentes : http://www.zebrascrossing.net/t7081p980-bonjour-et-merci-d-exister )



Merci Renarde,

Je colle cette citation là.
Je ne sais pas où la ranger pour la retrouver.
Et puis elle m'évoques quelques personnes, enfin presque tous les Z que je connais.
Alors, c'est sa place, pour le moment.

"Je viens du fond des temps,
Respecte avec douceur
Mes minutes obscures,
Épargne encore un peu
Ce que j’ai de nocturne."

Jules SUPERVIELLE


Dernière édition par rève d'ours le Mar 19 Fév 2013 - 17:49, édité 3 fois

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Sam 5 Jan 2013 - 11:44



Moi je dis que sur ZC, on vit, par la grâce des publicité, des moments formidables

pig


Dernière édition par ours le Dim 6 Jan 2013 - 11:45, édité 1 fois

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Re: Je venais du fond des temps

Message par ♡Maïa le Sam 5 Jan 2013 - 12:09

Pété de rire
Dommage, j'ai installé AdBlocksPlus, je ne vis plus ce genre de plaisirs impromptus ! Wink

♡Maïa
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Re: Je venais du fond des temps

Message par Renarde20 le Sam 5 Jan 2013 - 13:17

Je saurai où la retrouver en cas de besoin Long hug

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Sam 5 Jan 2013 - 22:29

J'ai dit "oui" pour n'avoir plus à parler.
L'Étranger, c’est le premier livre écrit pour moi, rien que pour moi. Je ne l’ai pas lu, je l’ai vécu.
Au collège, il fallait répondre à plein de questions mais elles n’avaient pas de sens. Comment répondre à une couleur du ciel. La couleur, elle est, elle se fout bien de ce que l’on pense.
Par contre aucun mot sur la vibration épuisante qui nimbe tout le roman, au moins jusqu’aux pages finales. Cette vibration qui est lumière, qui est rayonnement, qui est électromagnétisme. On se croirait au point focal d’une antenne de télévision. Cet essaim de mouches ou d’abeilles. Ce bruit stridulé et sourd à la fois, celui qui abrutit, celui qui à lui seul explique le meurtre.
Il est étranger au monde, il a même fumé devant le cercueil de sa mère. Etranger, la belle affaire. Parce que le professeur de français arriverait lui à passer l’épaisseur du bois et du satin mauve pour examiner le visage embaumé de sa propre mère. Non, cela le submergerait.
Pour L'Étranger, la question ne se pose pas. Il est en sauvegarde. La vie est trop forte pour lui, elle impacte trop son univers, il lui est trop réactif. Comment expliquer cet instinct de sauvegarde. La vie est trop forte, alors, off partiel et regard vers l’intérieur. Facile.
Juste de l’entrainement. 50 ans de pratique et à l’époque déjà plus de 10 ans de pratique. Comment résister à ses vagues de sensation, d’émotions. Fermeture des sas, portes étanches, forteresse. Plus rien ne passe par le cœur, se laisser traverser par l'évènement, le corps n'a plus de raison d'être, il peut souffrir, il peut être avili, il peut être renié. Ne pas devenir fou, ne pas fondre les plombs. Tenir.

Passages de L'Étranger de Camus
Extrait du chapitre 1.
Albert CAMUS a écrit:"Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile: «Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués.» Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier. L'asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d'Alger. Je prendrai l'autobus à deux heures et j'arriverai dans l'après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J'ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n'avait pas l'air content. Je lui ai même dit : "Ce n'est pas de ma faute." II n'a pas répondu. J'ai pensé alors que je n'aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n'avais pas à m'excuser. C'était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c'est un peu comme si maman n'était pas morte. Après l'enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.
J'ai pris l'autobus à deux heures. II faisait très chaud. J'ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d'habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m'a dit: "On n'a qu'une mère". Quand je suis parti, ils m'ont accompagné à la porte. J'étais un peu étourdi parce qu'il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard. Il a perdu son oncle, il y a quelques mois. J'ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c'est à cause de tout cela sans doute, ajouté aux cahots, à l'odeur d'essence, à la réverbération de la route et du ciel, que je me suis assoupi. J'ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j'étais tassé contre un militaire qui m'a souri et qui m'a demandé si je venais de loin. J'ai dit "oui" pour n'avoir plus à parler."

J'ai souvent ressenti la vie un peu comme cela. Un peu comme en bateau. Les autres sur la terre ferme, moi en roulis ou tangage permanent. C'est peut-être pour cela que j'aime une certaine ivresse. Pour rouler à contre sens, cela équilibre. Seule la musique arrive et arrive encore à me stabiliser. Pas à me calmer ou m'anesthésier, non, mais à organiser ce mouvement permanent, donner une logique, une cohérence, à cette agitation de vie qui m'entoure et me donne la nausée. En ce moment Brahms et le piano de..... m'enroulent dans un espace, juste pour moi, moi et mes mots, moi et mes chimères, moi et mes fantômes, moi et ses mains.
D'aussi loin que je me souvienne, je suis nauséeux de la vie. A certains moments d'homme, celle-ci m'a quitté quelques instants. Mais ce fut rare. Et toujours cet impression de se faire voler sa vie, comme si je n'avais jamais pu la saisir complètement, un vie en morceaux de savon. Rêver d'un moment et puis le voir fuir, inexorablement glisser au fond d'une baignoire aussi vite que ce morceau s'insère dans une vie sociale, bien piloté par qui il faut pour en faire un évènement. Pas pour en faire ce que je voulais ; un chose, assemblage de temps-lieu-sensation-émotion-souvenirs-goût-son-peau. J'ai fini par dire si tu veux, par abandonner, par faire l’Étranger à mes désirs.

Passages de l’Étranger de Camus
Extrait du chapitre 5.
Albert CAMUS a écrit:"Le soir, Marie est venue me chercher et m'a demandé si je voulais me marier avec elle. J'ai dit que cela m'était égal et que nous pourrions le faire si elle le voulait. Elle a voulu savoir alors si je l'aimais. J'ai répondu comme je l'avais déjà fait une fois, que cela ne signifiait rien mais que sans doute je ne l'aimais pas. "Pourquoi m'épouser alors?" a-t-elle dit. Je lui ai expliqué que cela n'avait aucune importance et que si elle le désirait, nous pouvions nous marier. D'ailleurs, c'était elle qui le demandait et moi je me contentais de dire oui. Elle a observé alors que le mariage était une chose grave. J'ai répondu : "Non". Elle s'est tue un moment et elle m'a regardé en silence. Puis elle a parlé. Elle voulait simplement savoir si j'aurais accepté la même proposition venant d'une autre femme, à qui je serais attaché de la même façon. J'ai dit: "Naturellement."
Elle s'est demandé alors si elle m'aimait et moi, je ne pouvais rien savoir sur ce point.
Après un autre moment de silence, elle a murmuré que j'étais bizarre, qu'elle m'aimait sans doute à cause de cela mais que peut-être un jour je la dégoûterais pour les mêmes raisons. Comme je me taisais, n'ayant rien à ajouter, elle m'a pris le bras en souriant et elle a déclaré qu'elle voulait se marier avec moi. J'ai répondu que nous le ferions dès qu'elle le voudrait. Je lui ai parlé alors de la proposition du patron et Marie m'a dit qu'elle aimerait connaître Paris. Je lui ai appris que j'y avais vécu dans un temps et elle m'a demandé comment c'était. Je lui ai dit: "C'est sale. Il y a des pigeons et des cours noires. Les gens ont la peau blanche."
Puis nous avons marché et traversé la ville par ses grandes rues. Les femmes étaient belles et j'ai demandé à Marie si elle le remarquait. Elle m'a dit que oui et qu'elle me comprenait. Pendant un moment, nous n'avons plus parlé. Je voulais cependant qu'elle reste avec moi et je lui ai dit que nous pouvions dîner ensemble chez Céleste. Elle en avait bien envie, mais elle avait à faire. Nous étions près de chez moi et je lui ai dit au revoir. Elle m'a regardé: "Tu ne veux pas savoir ce que j'ai à faire?" Je voulais bien le savoir, mais je n'y avais pas pensé et c'est ce qu'elle avait l'air de me reprocher. Alors, devant mon air empêtré, elle a encore ri et elle a eu vers moi un mouvement de tout le corps pour me tendre sa bouche."

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Re: Je venais du fond des temps

Message par SoleilSombre le Sam 5 Jan 2013 - 22:51

L'étranger. On est toujours l'étranger d'un lieu, d'une personne, d'une situation, d'un sentiment...Je me refuse à être l'étrangère de ma vie. Posture impossible à tenir...même si j'ai cette sensation par moments Smile

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Dim 6 Jan 2013 - 11:55

Merci de ton passage.

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Dim 6 Jan 2013 - 11:58

Salut Ours ...

J'ai l'impression à lire Camus que le personnage attend de la vie qu'elle le "réveille". Je ne crois pas trop qu'elle le puisse si lui-même n'est pas ouvert à sa propre vie ...

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Dim 6 Jan 2013 - 12:06

Qilin a écrit:Salut Ours ...

J'ai l'impression à lire Camus que le personnage attend de la vie qu'elle le "réveille". Je ne crois pas trop qu'elle le puisse si lui-même n'est pas ouvert à sa propre vie ...

Et c'est pour cela que la seule solution à sa vie est sa mort...
Par l'absurde, c'est une belle leçon de vie pour nous, qui que l'on soit.

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Dim 6 Jan 2013 - 12:08

Ouais ... s'il le dit ...

Je vois ça comme un renoncement. Refuser de choisir, c'est choisir de refuser ... C'est aussi un putain de choix, non ?

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Renarde20 le Dim 6 Jan 2013 - 12:26

Pourquoi ne pas accepter au lieu de renoncer ?
Accepter pour faire de la place aussi pour autre chose ...

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Dim 6 Jan 2013 - 22:29

Une visite à l'Almanarre cet après midi.
Avec vous, bien sur.

Oui, je sais, ce n'est que du ciel, mais c'est beau !



Le même ciel avec quelques épis





Un héron fâché m'observait



Et quelques flamands roses se prélassaient



C'est vrai, les soucis n'ont pas le même poids au soleil.

Bisous

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Lemniscate le papillon le Dim 6 Jan 2013 - 22:40

Coucou....

Oh... trés belles photos.... pleins de gros bizousss
Long hug Bisous

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Renarde20 le Dim 6 Jan 2013 - 22:51

Merci de le partager avec nous Ours, ça fait vraiment du bien !
Long hug

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Dim 6 Jan 2013 - 22:52

Magnifique Ours Smile

Merci de ce partage et profites-en bien !

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Lun 7 Jan 2013 - 8:00

Recopié de Collisions - FB

Pas passionné par Sartre, encore qu'il s'agit plus de ce que je sais de sa vie qui me déplaise.
Mais ce passage, ce matin, m'a paru bien adapté aux temps que je vis.

"Le sens philosophique de la liberté : autonomie de la raison" _ J.-P. Sartre


"Il faut, en outre, préciser contre le sens commun que la formule “être libre” ne signifie pas “obtenir ce qu’on a voulu”, mais
se déterminer à vouloir (au sens large de choisir) par soi-même”.
Autrement dit, le succès n’importe aucunement à la liberté. La discussion qui oppose le sens commun aux philosophes vient ici d’un malentendu : le concept empirique et populaire de “liberté” produit de circonstances historiques, politiques et morales, équivaut à “faculté d’obtenir les fins choisies”. Le concept technique et philosophique de liberté, le seul que nous considérions ici, signifie seulement : autonomie du choix. Il faut cependant noter que le choix étant identique au faire suppose, pour se distinguer du rêve et du souhait, un commencement de réalisation. Ainsi, ne dirons-nous pas qu’un captif est toujours libre de sortir de prison, ce qui serait absurde, ni non plus qu’il est toujours libre de souhaiter l’élargissement, ce qui serait une lapalissade sans portée, mais qu’il est toujours libre de chercher à s’évader (ou à se faire libérer) - c’est-à-dire que, quelle que soit sa condition, il peut pro-jeter son évasion et s’apprendre à lui-même la valeur de son projet par un début d’action."

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Lun 7 Jan 2013 - 12:42

Salut Ours Very Happy. Quelques citations ...

" La liberté, ce n'est pas de pouvoir ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on peut " Jean-Paul Sartre. *

" Liberté implique responsabilité. C'est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent " George Bernard Shaw. *

" Du point de vue politique, il n'y a qu'un seul principe, la souveraineté de l'homme sur lui-même. Cette souveraineté de moi sur moi s'appelle liberté " Victor Hugo.

" Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de pensée qu'ils préfèrent éviter " Sören Kierkegaard.

" La vraie liberté est de pouvoir toute chose sur soi " Montaigne. *

" La liberté existe toujours. Il suffit d'en payer le prix " Henry de Montherlant. *

" Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur " Stendhal.

" Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder ce bien inestimable qu'est la liberté " Epicure. *

" Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité" Victor Hugo. *

" Quel est le sceau de la liberté acquise ? Ne plus avoir honte de soi-même " Friedrich Nietzche.

" Je dis donc qu'un homme est pleinement libre dans la mesure où il est guidé par la raison ; car c'est dans cette mesure qu'il est déterminé à agir par des causes qui peuvent être adéquatement comprises à partir de sa seule nature " Spinoza

" On rencontre beaucoup d'hommes parlant de libertés, mais on en voit très peu dont la vie n'ait pas été principalement consacrée à se forger des chaînes " Gustave Le Bon

"...l'homme est délaissé, parce qu'il ne trouve ni en lui, ni hors de lui une possibilité de s'accrocher. Il ne se trouve d'abord pas d'excuses. Si, en effet, l'existence précède l'essence, on ne pourra jamais expliquer par une référence à une nature humaine donnée et figée; autrement dit, il n'y a pas de déterminisme, l'homme est libre, l'homme est liberté, l'homme est condamné à être libre. Condamné, parce qu'il ne s'est pas créé lui-même, et par ailleurs cependant libre, parce qu'une fois jeté dans le monde, il est responsable de ce qu'il fait." Jean-Paul Sartre *


Je les aime toutes. Cependant je m'applique à particulièrement comprendre celles que j'ai marquées d'une *

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Lun 7 Jan 2013 - 21:35

Je voulais la mettre chez moi mais ... ;-)
" Il faut laisser la porte ouverte à l'erreur, sinon par où entrerait la vérité."
fait dire Geneviève Brisac à Esther, la soeur d'Olga (ses personnages)

Dis, t'es pas bien toi de mettre des images de ciel bleu alors que par ici c'est grisaille non stop depuis 125 siècles (tssssssssssssss, en fait, j'avoue, j'suis JALOUSE !!! grrrrrrrrrrrrr ;-) ... gni gni gni ;-)

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Lun 7 Jan 2013 - 22:02

Oh, merci de ton passage.
J'ai pensé à toi si fort depuis 36h00 que toutes tes oreilles ont dues te siffler. J'ai mis un mot sur le fil d'Arkange, toi qui fut la première à m'expliquer des choses sur les exils et les abandons.

Ta citation me fait penser à Félidé Zébristique : Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière !

Je t'embrasse fort, ma belle.


Dernière édition par ours le Lun 7 Jan 2013 - 22:15, édité 1 fois

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Mar 8 Jan 2013 - 0:53

Bisous

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Renarde20 le Mar 8 Jan 2013 - 8:08


Laisser une trace,
Ouvrir la voie ...

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Mar 8 Jan 2013 - 19:47

J'ai trouvé cela.
Cela me parait à propos, ici.
Alors :


Être fidèle
Bruno Ruiz

Avons-nous vieilli selon nos désirs ?
Sommes-nous plus beaux que notre jeunesse ?
Avons-nous choisi la vie que l'on mène ?
Dormons-nous le soir sur nos deux oreilles ?

Sommes-nous fidèles à nos utopies ?
Avons-nous gardé nos jardins secrets ?
Reconnaissons-nous nos vieilles erreurs ?
Chantons-nous les mêmes chansons qu'autrefois ?

Être fidèle
À son poids d'hirondelle
Être la sentinelle
A chaque nuit nouvelle
Rester sensible
A ce monde terrible
Être encore accessible
A des amours possibles

Avons-nous gagné nos châteaux d'Espagne ?
Pleurons-nous encore, pleurons-nous souvent ?
Avons-nous gardé des doutes amers
Sur l'amour des autres des dieux incertains ?

Cherchons-nous encore le soleil des hommes ?
Avons-nous la haine de l'indifférence ?
Avons-nous le poids de nos idées folles ?
Sommes-nous encore debout dans la nuit ?

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Doinel le Mar 8 Jan 2013 - 19:53


J'aime beaucoup. Merci ours.

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Harpo le Mar 8 Jan 2013 - 20:02

Bruno Ruiz, encore un toulousain Wink

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Re: Je venais du fond des temps

Message par Invité le Mar 8 Jan 2013 - 20:03

Super Ours. Merci de ce partage Smile

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Re: Je venais du fond des temps

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