Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

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Ressentez-vous la solitude-souffrance et la solitude-ressource autant l'une que l'autre ou non ?

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par CarpeDiem le Lun 20 Jan 2014 - 23:52

Oh que ça me parle!

J'ai toujours beaucoup souffert du sentiment de solitude (réel) déjà parce que c'était pas bien, j'étais "sauvage", "il fallait à tout prix que j'aille vers les autres, que je fasse des efforts voyons" (mes parents). Ce que je faisais. Mais ça ne marchait pas. Je le faisais sans plus car très timide/réservée et ne connaissant absolument pas les "codes" (parfois, je me pose des questions sur l'autisme^^). Comment on fait? Pourquoi ça ne m'est absolument pas naturel, tout le temps? Pourquoi ça "ne passe pas"? Pourquoi les autres, si peu timides, eux, ne viennent pas vers moi? Et patati et patata.

J'ai réalisé plus tard qu'il y avait de ça mais qu'il y avait aussi quelque chose en moi qui n'allait pas plus loin que ça, ne se confiait pas plus que ça (on ne m'en a pas vraiment donné l'occasion non plus) parce que je n'en avais pas envie (sans m'en rendre compte).
Cela s'est avéré de plus en plus vrai.

Aujourd'hui, j'apprécie davantage ma solitude (je crois que je l'ai mal vécu surtout à cause de mes parents: "c'est pas normal") mais j'en souffre terriblement également.
Et ne nous mentons pas: ce besoin de solitude n'est pas là pour rien.

Je me suis très rarement (mais c'est arrivé) retrouvée avec des personnes avec qui j'étais sur la même longueur d'onde, avec qui on se comprenait sans avoir à échanger, avec qui il est difficile de se dire "aurevoir" et là, aucun besoin de solitude... J'aurais pu partager mon quotidien avec (amicalement, je parle surtout d'une amie) alors que j'ai bien du mal à l'envisager avec qui que ce soi même pour un jour. Seulement, je partageais vraiment les choses avec cette personne, et surtout: j'étais à l'aise.

Tout est dit en fait: je ne suis jamais à l'aise.

Je suis sortie en ville il n'y a pas longtemps et j'ai réalisé que j'avais peur, là, perdue dans la foule, dehors. Ces gens, ces "comme moi", ben ils sont pas comme moi, ils me font peur, je ne sais pas ce qu'ils me veulent, je ne sais pas ce qu'ils veulent en général mais eux et moi, on est profondément différent et que ce soit moi ou les autres, chacun le sent...

Comme au travail, ou ailleurs d'ailleurs: partout où je passe maintenant, cela passe bien en général (ça n'a pas toujours été le cas). Mais je sens ce truc dans l'air, indéfinissable, mais indéniable, qui me différencie de "ces autres". Et je sens que les autres le sentent aussi. Ils ne communiquent ni ne se comportent de la même manière avec moi qu'avec les autres. Et ça fait mal, à chaque fois. Même si je l'accepte. On s'entend, ok, mais on n'est pas du même monde, c'est comme ça... Et paf, bienvenue dans la solitude à moitié consentie mais surtout inhérente à l'extraterrestre que je suis.

Je crois que rendus à un certain point, on accepte l'inacceptable et on en fait un "choix personnel" pour éviter de subir, encore... Ce ne sont pas les autres ou ma condition qui m'imposent la solitude, c'est moi qui l'ai choisi... mais choisi jusqu'à quel point? Et où est la réelle part de choix?

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Lumi le Lun 17 Fév 2014 - 23:52

De mon côté, c'est solitude ressource : c'est carrément vital ! Je l'ai accepté depuis le WAIS (et grâce à des lectures sur l'introversion aussi), et avec beaucoup de soulagement. Avant, je crois que je ne l'assumais pas vraiment ("ce n'est pas normal d'apprécier être tout seul, la normalité serait d'être plusieurs soirs par semaine en sortie, à socialiser"...).

Peut-être que les doués ont une sorte de surconscience de ce genre de questionnement, alors que les autres non...

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Khaorix le Mar 25 Fév 2014 - 4:54

Personnellement, j'apprécie aussi la solitude. Essentiellement d'ailleurs parce que je n'apprécie pas les gens en général. Mais le problème est que les gens font rejaillir le côté différent que je représente, en me le rendant désagréable: alors j'essaie de les rejoindre, et comme je ne les aime pas... Bref, la solitude c'est bon pour moi, mais il faut que j'oublie les gens. Ce que je ne sais pas faire.

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par zebravalia le Dim 27 Avr 2014 - 16:53

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Kodiak le Dim 27 Avr 2014 - 17:30

Lumi a écrit:De mon côté, c'est solitude ressource : c'est carrément vital ! Je l'ai accepté depuis le WAIS (et grâce à des lectures sur l'introversion aussi), et avec beaucoup de soulagement. Avant, je crois que je ne l'assumais pas vraiment ("ce n'est pas normal d'apprécier être tout seul, la normalité serait d'être plusieurs soirs par semaine en sortie, à socialiser"...).

Peut-être que les doués ont une sorte de surconscience de ce genre de questionnement, alors que les autres non...

Pour moi aussi de longues plages de solitude quotidiennes m'ont toujours été vitales depuis l'enfance. Ces séquences m'ont toujours apaisé, protégé et ressourcé.

J'ai eu très tôt ma chambre à moi (ma sœur aînée de 10 ans était partie vivre en cité U), Les heures passées à lire les aventures de Robinson Crusoë, du capitaine Némo, à suivre les pérégrinations de Tintin à travers le monde, à suivre les pas de Marcel Pagnol dans les collines provençales, ont toujours représenté des moments d'évasion précieux, qui me faisaient oublier un contexte familial et scolaire peu épanouissant.

En internat au collège et au lycée, j'ai souffert du manque d'isolement et d'intimité. Une fois étudiant, j'ai goûté à nouveau aux joies de la lecture sereine dans mon studio.

Durant les 15 ans qu'a duré mon mariage, la présence régulière de membre de ma belle famille à domicile m'a toujours paru pesante et intrusive (d'autant que j'avais très peu d'affinités et d’intérêts communs avec eux). Une fois séparé, j'ai pleinement apprécié de retrouver le calme de l'isolement qui m'avait tant manqué.

J'ai déjà travaillé dans un bureau en compagnie de 4 personnes. L'incessante cacophonie des conversations, des sonneries de téléphone, des allées et venues, m'était difficilement supportable. Fort heureusement, je bénéficie aujourd'hui d'un bureau seul, et j'apprécie à sa juste mesure l'ergonomie de la situation!

A la maison, j'ai la chance de vivre avec mon fils adulte qui a lui aussi un important besoin de solitude et d'intimité, cela est propice à une cohabitation harmonieuse.

Et pourtant, grand paradoxe de ma part, moi le fervent adepte de la solitude refuge, il m'arrive de désirer ardemment la présence d'une âme sœur (qui serait avant toute chose un esprit frère rayé  Wink ), et d'espérer des conversations interminables en sa compagnie.

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Besoin biologique de meute?

Message par Fiddling le Lun 28 Juil 2014 - 11:26

Je suis adepte des longs moments de solitude-ressource mais j'ai besoin qu'ils soient "trop courts à mon goût", "d'être un peu frustrée", "d'avoir l'impression que ce sont des trésors volés", en clair j'ai besoin de savoir qu'il y a un moment social à un moment donné dans la semaine, sinon je tombe dans une sorte de flottement où je ne me ressource plus du tout, où je deviens addictive de facebook et où l'angoisse d'être un ballon au gaz sans ficelle prend le dessus. Chaque été je passe 2X quinze jours sans ma fille de 13 ans ( garde alternée) ( note: je suis célibataire et sans boulot) et malgré l'anticipation heureuse que je me fais chaque année de ces moments, et de tout ce que je vais pouvoir y faire de fantastique sans être interrompue, je constate que passée la première semaine une sorte d'anesthésie s'installe, et que la dose de social nécessaire ne suffit plus ( il faut alors davantage, comme des signes d'affection, pour casser le processus). Ca se passe un peu comme une chute en léthargie, et je le ressens comme si un besoin biologique de meute ( de présence plus ou moins longue de pairs) n'était pas satisfait et que je tombais dans un autre mode de fonctionnement, plutôt désagréable. Si cela perdure, même en compagnie l'état persiste. Il faut alors carrément que je côtoie des gens pendant plusieurs jours ( même si je n'en ai aucune envie et le fais par expérience) et qq chose se réveille. Dans cet état je fonctionne au ralenti et je ne réalise des choses que s'il y a des échéances liées au social ou sociétal ( renvoyer ma déclaration d'impôts, faire une tarte paq je vais des qq'un ); mes heures de sommeil se décalent, j'ai des peurs irrationnelles la nuit, je mange différemment, je suis dans la lune et je développe des obsessions. C'est difficile à assumer paq dès que je suis en compagnie et que je "guéris", je regrette les belles plages de solitude que j'ai gâchées à ne rien faire. En résumé avez-vous déjà fait l'expérience du corps qui semble avoir besoin de la meute, quand la tête voudrait bien profiter de la solitude ressource?

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par toubabou le Jeu 31 Juil 2014 - 21:52

La solitude est apaisante, elle permet de se ressourcer et de faire le point. Un recentrage nécessaire et un besoin pour se retrouver avec soi-même.
J'ai l'impression qu'une trop longue solitude bloque la communication avec les autres car ils ne comprennent pas toujours ce besoin de se retrouver seul, de se ressourcer.
Je trouve difficile de se réadapter à la vie en société après des moments seule. On se sent bien, on se sent soi mais en retournant dans la fosse aux lions, il faut se remettre dans le personnage que l'on doit incarné en société et cela devient de plus en plus difficile.

Pour moi la solitude est un besoin, mais aussi une souffrance car elle accentue se sentiment d'être en décalage avec le monde.

Même si j'ai des amis proches qui peuvent comprendre ce besoin, certain s'éloignent car même en étant avec eux physiquement, ma tête est absente.
L'incompréhension, me fait me remettre en question. Je ne sais plus si je me créé ma solitude pour ne plus sentir ce sentiment de ne pas pouvoir faire comme tout le monde où tout simplement, je ne veux plus et ne peux plus porter de masque sociétale.

J'espère que j'ai été compréhensible et que mon message aura un écho pour certain d'entre vous.

Bonne soirée et merci pour ce post.

toubabou
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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Pawnee le Sam 2 Aoû 2014 - 12:11

Bonjour a tous et toutes
je me reconnais bien entendu dans nombres de vos paroles... j'aime la solitude, elle a longtemps été une ressource. en fait je m'évadais constamment dans un autre monde, dans l'imaginaire... et puis j'ai eu la chance de travailler 10 ans au contact de la nature, ce qui a renforcé tout cela, ce lien avec le "grand tout", avec tout ce vert, les animaux, une sensation de connexion et d'authenticité ou je ne suis qu'observatrice, pas forcément dans l'analyse, et encore moins dans un monde compétitif et sursaturé en stimulis.

Je pense que j'étais hyper introvertie quand j'étais petite, silencieuse, observante, concentrée... un jour j'ai rencontré Jérôme et lui un superbe extraverti m'a montré comment aller vers les autres, comment cela pouvait etre gratifiant. Je suis un peu sortie de ma carapace.

Néanmoins il y a quelques années, trois évènements difficiles et concommittants ont fait exploser pas mal de choses dans ma vie... sorte de burnout+depression, mais j'ai pu partir, ventiler.. et j'ai été prise d'une tres grande envie de contacts humains, de chaleur humaine. J'ai traversé quelques tempêtes de plus qui ont encore renforcé cet énorme besoin que l'on s'occupe de moi, d'avoir de l'aide, au dela des psy que je voyais bien entendu... j'avais besoin de nourriture affective. Et du coup la solitude etait devenue souffrance.

Et puis le temps a passé, la vie fait son travail, les psy aussi et moi encore plus et ca va bien maintenant, les choses reviennent en ordre... mais je garde ce gout du contact humain. C'est aussi pour cela que je commence à écrire sur ce blog. Je m'occupe aussi d'autres forums... et doucement je recommence à avoir envie et surtout à savourer la solitude ressource. Et pour moi la solitude ressource n'accentue jamais le sentiment de décalage au monde, au contraire j'ai l'impression de me reconnecter à ce qui est vrai, à ce qui est important, à ce qui est au cœur de tout...

la seule solitude qui pourrait etre uen souffrance c'est de ne pas avoir trouvé un compagnon pour partager cette solitude hihihi... mais je suis tellement persuadée à présent que mon "destin" est d'être seule que bon...

Typiquement vous aurez deviné j'ai répondu "ça dépend des périodes" au sondage...

Bonne journée

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par colonel Sponz le Dim 3 Aoû 2014 - 0:33

j'ai lu des choses intéressantes sur ce thème, il faut différencier la solitude "subie" et la solitude "voulue"
l'une est un vecteur de grande souffrance, l'autre peut être une source de création et de plaisir
l'une entraîne des émotions négatives, de l'isolement, des souffrances psychologiques, des phobies...
l'autre entraîne des émotions positives, une connaissance de soi plus approfondie, des envies différentes

perso je me sens tellement bien dans ma solitude parfois, que je ne laisse pas assez de place aux relations sociales, par contre ce qui est sûr c'est que la solitude ressource, permets une complète harmonie avec soi même
apres effectivement l'introversion est propice à ce genre de comportement

(par contre Pawnee je ne te rejoins pas sur la relation "goût du contact humain" et "solitude ressource", certains s'épuisent au contact des autres, et ne se ressourcent pas pour autant lorsqu'ils sont seuls, sans entrer dans les théories de Jung

mon "destin" est d'être seule que bon...fataliste va !!! cyclops 

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Pawnee le Dim 3 Aoû 2014 - 5:59

Je me suis sans doute mal exprimée, Colonel Sponz... oui j'ai un besoin absolument fondamental de solitude ressource.. pour me recentrer principalement, laisser mon esprit aller à sa guise... mais des que j'ai "refait le plein", alors ce n'est pas tant le gout du contact qui m'anime mais une immense curiosité de l'autre... je crois que curieuse est le bon mot (et en plus, cela prend tellement de sens aujourd'hui, c'est la voie pro que j'ai choisie, tu m'en diras tant!!!)
La curiosité de l'autre me permet, soyons honnêtes, de garder une distance entre moi observatrice et le sujet de mon observation! Je suis donc bien, encore et toujours, dans l'évitement d'une certaines intimité... jusqu'à 22 ans je ne supportais pas que l'on m'approche à moins de 1m si je n'avais pas décidé qu'il en fut ainsi... je me suis retrouvée tout a coup dans un environnement ou on étais "serrés", les corps se frôlaient parfois, panique mais j'ai appris a surmonter mais je me souviens comme d'hier de la sensation...)

Je suis nouvelle sur le forum et ma découverte du statut de zèbre est récente. Ce qui m'épate et bien sur éveille ma curiosité insatiable, c'est la diversité des zèbres... ca va au delà des quelques espèces (4 je crois) de la nature et ... bien ca me donne envie de regarder tout cela de très près, depuis mon socle de solitude ressource. Apres tout nombre de zèbres sont mariés, avec des enfants, intégrés professionnellement donc à bien des égards fondus dans la masse....

Mais je suis aussi curieuse d'en savoir plus sur les zèbres qui ne se ressourcent pas quand ils sont seuls.. alors, quelle est leur ressource principale, en quoi Est-ce que cela est typique des zèbres? Et prête a en apprendre plus sur Jung si besoin!

BOnne journée

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par colonel Sponz le Dim 3 Aoû 2014 - 17:11

Mais je suis aussi curieuse d'en savoir plus sur les zèbres qui ne se ressourcent pas quand ils sont seuls.. alors, quelle est leur ressource principale, en quoi Est-ce que cela est typique des zèbres? Et prête a en apprendre plus sur Jung si besoin!


tu veux pas non plus la recette de ma mousse au chocolat ?
d'ailleurs tu dois la connaitre mieux que moi
bonne journée

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par colonel Sponz le Mer 27 Aoû 2014 - 18:16


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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par régalégal le Sam 6 Sep 2014 - 18:27

- Je crois que si j'avais encore de vrais échanges avec mes parents, mon frère, si j'étais en lien avec des racines je ne vivrais sans doute pas la solitude pareil. j'aurais sans doute moins ces moments de dualité qu'exprime Fiddling car c'est mon sentiment d'être seule dans ce monde sans soutien à toute épreuve qui me rend instable par rapport à la solitude.
- Aller vers les autres, porter le masque ça me fatigue et cela ne satisfait pas pleinement puisque qu'a part une personne je ne peux pas parler de ce qui m'anime profondément. J'ai des copains de terrasse et de cinéma. ça fait du bien comme de la pommade. Alors je me replis. Mais l'espoir me regagne de trouver des personnes pour échanger. Mes envies de non-solitude sont je crois des envies d'être totalement satisfaite de ces copains terrasse, de mon envie de ne pas être zèbre ...

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par magicglace le Lun 8 Sep 2014 - 6:57

Je me reconnais tellement dans ce que tu as écris je trouve ça affolant.

Je dirais que par moment elle est subit mais elle m'est tellement nécessaire aussi c'est un vrai conflit intérieur qu'il met difficile de régler.
Etant fils unique, tout petit déjà je suis habitué a être seul et ça ne m'a que peu dérangé. Pour compensé la solitude j'invitais souvent des amis à la maison ou en vacance etc. A l'époque ça me convenait bien.

Depuis l'âge du couple et de ma première grande expérience j'avoue avoir plus de mal à gérer la solitude qu'auparavant. Le contact prolongé avec une personnalité avec qui un complicité joyeuse opérait me fessait penser que ma solitude était "négociable" finalement. L'impression d'avoir quelqu'un qui vous comprend vraiment et sur qui vous pouvez compter en cas de coup dur (autre que les parents) c'est rassurant.
Maintenant que tout cela est fini je dirais que la plupart du temps elle est subit quand je ne m'écoutes pas suffisamment et que je vois pas suffisamment de monde dans une semaine. En étant actuellement dans une ville de petite taille c'est plus souvent subit qu'assumé pour des raisons logistiques entre autres.

Quand je vois suffisamment de monde elle est totalement assumé et très clairement nécessaire. C'est souvent un paradoxe que peu de personne dans mon entourage comprenne.
Ces personnes me donnant l'impression que la sociabilisation a outrance étant le gage que leur vie est bien remplis. "On sociabilise donc on vie". Ce qui est paradoxale car la plupart du temps ces même personnes me disent après vraiment me connaitre que finalement j'ai beaucoup d'expériences pour mon âge.

Sinon mon expérience catastrophique en internat me fait penser que ma solitude est très clairement une obligation pour moi. Les personnes les plus proche de moi je les trouve envahissantes et je deviens invivable si on ne me laisse pas mon espace de liberté. Et comme j'ai un très fort caractère autant dire qu'il faut beaucoup de courage Laughing .

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Mar 1 Déc 2015 - 13:07

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Mar 1 Déc 2015 - 18:54

Raph31 a écrit:Certains voient la solitude comme quelque chose de "triste" et je dirais qu'effectivement lorsqu'elle n'est pas choisie cela peut l'être mais personnellement la solitude me fait "prendre de l'avance" sur tout un tas de choses que certaines personnes ignorent de la vie.
La solitude peut aussi avoir ses travers lorsqu'elle est subie, le tout est d'y trouver un équilibre acceptable pour soi.
Ne penses-tu pas que ce que nous comprenons sur la vie nous éloigne de la vie (sauf si on comprend ça aussi) ?

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Mar 1 Déc 2015 - 19:48

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Narkyss le Mer 2 Déc 2015 - 1:16

Les deux, mais avec plus de calme, ressource.

La solitude ressource uniquement, je l'imagine plus dans des "entractes". Mais au quotidien, je pense qu'un moment ou un autre, l'on passe un peu par la souffrance de celle ci.

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Saltymbanque le Mer 2 Déc 2015 - 18:34

Je peux pas répondre au sondage ...
je la ressens ni souffrance ni ressource ... (enfin pas ressource sociale quoi)

j'ai la solitude-tranquilou pénard à suggérer ...

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par mypseudo le Jeu 3 Déc 2015 - 12:01



Haaaa Ferré....

Je rejoins beaucoup de vos propos. Seule au milieu des autres, tranquillement seule, tristement seule, heureusement seule...

La terrible lucidité connecte à notre infini rien et notre besoin de tout.

J'ai besoin de solitude et j'ai besoin de non solitude !

J'ai envie de vous embrasser ! Bisous

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Jeu 3 Déc 2015 - 20:16

C'est beau ce que tu dis I love you

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par mypseudo le Jeu 3 Déc 2015 - 20:24

oh merci AMos !! Long hug  (je suis en mode affection, hein...)

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Jeu 3 Déc 2015 - 20:29



Spoiler:
Léo il a quand même regretté beaucoup de choses à la fin, alors j'ai fait l'inverse. et puis beaucoup de monde qui dit qu'il est tout seul, ça fait beaucoup de monde, donc pas si tout seul ? mais on va tous au même endroit donc ..... c'est assez extra de se mélanger à tout le monde, de parfois s'y noyer, et puis se ressourcer, râler, dire plus jamais et puis se relever, y retourner, au travers de tout passer, et se dire : 

punaise je suis encore debout je l'ai fait. chacun à son niveau, sa situation, ses moyens, tout le monde peut faire quelque chose de bien et voir ça c'est extra. la sole y tue ou pas ? je ne sais pas. 

Je ne me mets jamais à la raie pour le constater et je ne semble toujours pas arrivée au mode carpe. faut faire du mode "tom tanks, du seul au monde avec aussi du "mode fedex", on s'en balance, on est des lions, et pour tout bagage on a sa gueule, mais à ne pas parler seul à son ballon, on peut au moins rendre quelques gens un peu cons...

03/12/2015 elle invente le mode "millefeuille" actif pour au moins 15 jours. et comme elle est surdouée, elle comprend pas et elle expliquera le pourquoi après Wink

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par mypseudo le Ven 4 Déc 2015 - 9:09

Le plus dur est de "ferre" l'animal qui est en nous, c'est bien ce "la" ?!!

six'if:
Tchao

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Beautymist le Dim 3 Avr 2016 - 0:53

zebravalia a écrit:je vais répondre par une anecdote. Quand 'étais une petite fille, il y avait dans la chambre que je partageais avec ma soeur une énorme armoire en bois à portes coulissantes. Je n'étais jamais seule, il y avait toujours du monde à la maison. Alors parfois j'entrais dans l'armoire sans bruit, je faisais coulisser la porte et je me faisais oublier deux ou trois heures en savourant le noir total, les bruits amortis, la solitude de mon refuge.
Aujourd'hui encore, quand je suis seule chez moi, sans personne dans la maison à part le chat, c'est comme si je croquais dans un chocolat hors de prix, si je portais un parfum rare, si je buvais un grand cru : un plaisir enivrant parce que rare. Il me semble que mes poumons s'ouvrent. je me frotte les mains en me demandant à quoi je vais consacrer ces instants précieux. Je traîne le soir tard pour les mêmes raisons : tout le monde dort, je veille, le silence n'est pas de la même qualité la nuit, il est plus mystérieux. J'adore.

C'est tout à fait ça.

J'ai découvert il y a peu un nouveau truc contre les crises d'angoisse : je sors du mental qui s'affole et rumine les soucis et j'écoute avec le plus d'intensité possible le silence. Je le savoure comme un nectar précieux.

je dis que "j'écoute le silence".

Une magnifique scène dans le beau film "An" (Délices de Tokyo) reprend l'idée. L'héroine dit que nous sommes sur terre pour regarder et ECOUTER (c'est moi qui souligne) le monde, même si on n'a pas réussi dans la vie (selon les critères de réussite habituels).




















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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

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