Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

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Ressentez-vous la solitude-souffrance et la solitude-ressource autant l'une que l'autre ou non ?

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Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Sam 12 Jan 2013 - 23:09

Lors d'un séminaire, une thérapeute a fait l'usage de cette terminologie pour faire cette distinction que j'avais trouvée très juste entre la solitude qui est une ressource et celle qui n'occasionne que souffrance.

Ça m'a amenée à toute une réflexion sur la question, qui se remet récemment au goût du jour en fréquentant ce forum.

J'ai toujours beaucoup aimé la solitude. La solitude, c'est le creuset où je me refais, où je renais, où je me ressource, me régénère, me soigne aussi et me remets à neuf. C'est le lieu d'une grande qualité de vie, le lieu de la créativité, de la paix. Le lieu de tant de moments magnifiques et d'expériences qui n'auraient pas pu être vécus autrement.

J'ai eu coutume de penser que ce n'était pas par misanthropie ou asocialité étant donné que d'une part, j'ai quand même eu la chance de connaître quelques relations d'une grande profondeur et richesse - mais de loin en loin il est vrai- et que j'ai aussi fait une adaptation énorme pour côtoyer les autres. Je suis en général appréciée (souvent vite trop d'ailleurs : ça me pèse vite et est disproportionné par rapport à ce que je reçois de la relation de mon côté.)

Il me semble donc n'avoir pratiquement pas connu la solitude-souffrance.
Mais dernièrement, je commence à revisiter tout cela d'un autre oeil...

Très tôt dans l'enfance je me suis sentie différente. Terriblement différente. Et très tôt aussi, je l'ai accepté pleinement. Et je me demande à quel point mon besoin de solitude est réel ou simplement le fruit d'une adaptation forcée et d'un renoncement à trouver des rapports satisfaisants au quotidien.

Je suis en train de lire "Aspergirls" de Rudy Simone, et deux passages dans le chapitre "Friendships and Socializing" résument parfaitement mon questionnement actuel :

"While it is true that some Aspergirls just don't want friends and are happy being alone, the thing I have found in my research is not so much a lack of desire for friends, but an acceptance of the fact they will never have them"

Bien qu'il soit vrai que certaines Aspergirls ne veulent juste pas d'amis et sont heureuses toutes seules, ce que j'ai découvert dans ma recherche est que ce n'est pas tant par manque de désir d'avoir des amis que par acceptation du fait qu'elles n'en auront jamais

"If you are truly happy alone, then you are lucky, for it is peaceful and you definitely have more time to engage in your passions(...).But I want you to please take some time to ask yourself if you are truly happy, or if, like many, you've simply given up"

Si vous êtes réellement heureux seul, alors vous avez de la chance, car c'est source de paix et vous avez certainement plus de temps pour vous consacrer à vos passions(...) Mais, s'il vous plait, je vous demande de prendre un peu de temps pour vous demander si vous êtes vraiment heureux, ou si , comme beaucoup, vous avez simplement renoncé


Je me rends bien compte que, oui, j'ai renoncé.
Mais j'ai renoncé tellement tôt dans ma vie (enfance) que toute ma personnalité, toute ma manière de vivre est fondée sur cette constituante.
Si je l'enlève, tout s'écroule. Et je n'ai aucune garantie que j'y gagne au change.
Les quelques personnes avec qui j'ai des relations profondes et enrichissantes, je les vois très rarement, et curieusement, je n'ai jamais ressenti la nécessité de les voir plus souvent.
Et le reste des relations, je me sens perpétuellement comme une extra-terrestre en train d'adopter en apparence les manières en usage sur cette planète étrangère pour pouvoir fonctionner.
Je fais le chemin vers eux, et suis habituée à ce que personne ne le fasse vers moi.


J'ai lu sur le forum au hasard des posts, que beaucoup ici connaissent bien le besoin de solitude.
Beaucoup témoignent au contraire de la souffrance de la solitude.
Et vous qui me lisez : connaissez-vous les deux ?
Est-ce que l'une des deux prime sur l'autre ?

Et, auriez vous l'envie d'expliquer un peu ici quel rapport vous avez avec la solitude ?
(Tout petit paté perso en écho au mien - qui vous aura pas trop gonflé j'espère...- sera le bienvenu ! Smile



Dernière édition par Pessoa le Mer 16 Jan 2013 - 23:22, édité 1 fois (Raison : traduction des citations en anglais)

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Dim 13 Jan 2013 - 1:05

La solitude est souffrance quand elle est subit.
Comme toute chose.
Quand elle est choisie, elle peut devenir "ressource" comme tu l'exposes ici.
L'équilibre pour moi est à trouver entre les deux.
On ne peut vivre seul ou en dehors de la société (et c'est moi qui écris ça!!!), ne serais ce que pour se révolter et exister.

La véritable pauvreté c'est de ne pouvoir jamais être seul.
Une famille qui vit a 5 dans un 45M2, c'est l'enfer.
L'autre impose son corps, son être et une sorte de survie, de combat pour l'existence se met en place.
Seul, on ne peut pas se battre.
C'est peut être là un confort pour certains.
L'idéal serait encore de ne pas se battre à deux.

A titre personnel, la solitude m'a plus formée que mes moments de vie en communauté. Mais je ne pourrai rester éternellement seul, j'ai besoin des autres pour me confronter à la réalité, pour exister. Mon corps est aussi un objet de solitude car il me limite dans mon existence et que je n'arrive pas à le dépasser. Il me conforte dans mon individualité tout en me disant qu'il est semblable aux autres qui m'entourent. Et là, je deviens "fou" quand je m'enferme dans ce genre d'idée. Là je me sens seul et triste. Alors j'essaye d'éviter ces écueils qui me perdent et m’emmènent dans des eaux troubles ou je ne souhaite actuellement plus naviguer.
Je suis désolé, je ne suis pas clair ce soir...

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par SoleilSombre le Dim 13 Jan 2013 - 1:20

La pire des solitudes est ce sentiment d'être toujours seul, même entouré de personnes qu'on aime. On se le traîne a vie comme une malédiction. Dans les moments de bonheur, on peut être terrassé par la solitude. L'anglais exprime bien la nuance : to feel lonely ou to be alone...
Quant deux autres solitudes, la solitude ressource dépend de notre caractère plus ou moins introverti. La deuxième solitude (souffrance) existe toujours dans la première si on gratte bien au fond...La deuxième peut exister sans la première (pour les extravertis).

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invitado le Dim 13 Jan 2013 - 1:37

Me reconnais dans ce que tu décris et me suis également posée la question de savoir si je ne me satisfaisais pas de la solitude par dépit de trouver quelqu'un avec qui partager vraiment.

Le temps et les rencontres diverses et variées ont un peu répondu, pour ma part : cette solitude m'est salutaire et me permet d'apprécier, discriminer d'autant plus facilement mes semblables, l'intuition est aiguisée (elle ne se trompe jamais, si c'est le cas, c'est parce que je n'aurai pas voulu écouter l'intuition et cherché à la vérifier en tentant le contraire de ce qu'elle indiquait).


La seule chose : le retour au sein de la société est incontournable afin de retrouver les "réflexes" sociétaux, retrouver la "forme des masques", sinon, le décalage s'accentue. Soit se couper totalement au risque de trop se décaler ou revenir de temps en temps, humer le vent ambiant et l'adopter comme costume de carnaval...le temps de...



Comme toi, les amis que j'apprécie pourtant, je ne ressens pas l'envie de les voir, les entendre ou leur écrire régulièrement...un petit bonjour de temps en temps..j'ai la chance que certains (les quelques que j'ai encore, les autres ont abandonné lol) fonctionnent également de cette façon pour des raisons différentes probablement.

Le fait que les gens ne viennent pas vers moi : je préfère et de loin et fais tout pour (même si quelques fois j'ai quelques doutes sur cette tendance à repousser, l'intérêt que les autres m'ont porté, m'a apporté plus de problèmes que quoi que ce soit d'autre..et je ne suis, malheureusement pas seule dans ce cas).

En résumé, je vivrais bien seule, mais pour retourner vers mes semblables : famille ou activités, il me faut garder (ou ne pas perdre trop) les habitudes dites civilisées et ne pas trop m'enfoncer dans ce côté "sauvage".

En résumé encore plus condensé : je vis très bien seule, mais j'ai besoin de savoir (sentir) que les autres sont là et qu'ils vont bien...pour cela, plonger dans leur monde et me déguiser en "eux" pour m'en assurer de temps en temps.


C'est loufoque....mais c'est vrai.






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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Dim 13 Jan 2013 - 10:11

Merci pour vos réponses
c'est bon pour moi de vous lire

@Mis en pate
Beaucoup de résonances avec ce que tu écris
La véritable pauvreté c'est de ne pouvoir jamais être seul.
Des mots que je pourrais faire miens...

A titre personnel, la solitude m'a plus formée que mes moments de vie en communauté. Mais je ne pourrai rester éternellement seul, j'ai besoin des autres pour me confronter à la réalité, pour exister.
C'est en général et depuis bien longtemps la conclusion à laquelle j'aboutis à chaque fois que je fais le point sur la possibilité d'un ermitage total.
Malgré mon attirance pour la solitude, j'ai conscience qu'il est très facile de s'illusionner et de finir par végéter et stagner lorsqu'on est tout seul. Les rapports humains viennent nourrir l'évolution et la maturation et nous confrontent à ce qu'on prend bien soin de ne pas regarder en soi...
C'est juste le ratio de solitude/contacts qui diffère chez moi.
Mon corps est aussi un objet de solitude car il me limite dans mon existence et que je n'arrive pas à le dépasser. Il me conforte dans mon individualité tout en me disant qu'il est semblable aux autres qui m'entourent.Il me conforte dans mon individualité tout en me disant qu'il est semblable aux autres qui m'entourent. Et là, je deviens "fou" quand je m'enferme dans ce genre d'idée. Là je me sens seul et triste.
Dépasser le corps... ça me parle beaucoup, ça...
Si tu as envie d'approfondir, je lirais avec intérêt !
Pour ma part, dépasser le corps se produit (ou semble se produire...) lors de certains états de conscience.
Mais ce sont effectivement des expériences qui sont à la limite de l'expérience humaine
Assez proches de la mort (du moins c'est la sensation/interprétation qui se présente spontanément)
Le retour au corps semble à chaque fois simultanément plus douloureux et plus merveilleux
Et il y a aussi un ressenti corporel très fort du rapport au corps de l'autre, et un rapport radicalement différent à l'existence de mon propre corps
Bon, je vais m'arrêter là... je t'ai trouvé assez clair quoique tu en dises, mais j'ai moi-même la sensation maintenant de l'être bien peu !
Difficile de l'être, je pense, lorsqu'on se risque à explorer des questions pareilles


@soleilsombre

La pire des solitudes est ce sentiment d'être toujours seul, même entouré de personnes qu'on aime.
Tiens, ça, ça me rappelle les derniers temps d'une longue relation que j'ai eue : à la fin, (ça allait très mal, la relation était vraiment malade) presque à chaque fois qu'on était ensemble, je me sentais très seule. Je crois que c'est la seule fois de ma vie où j'ai ressenti la solitude comme ça, et je l'ai bien remarqué !
Même si je me suis aussi beaucoup sentie seule dans ma famille - mais c'était tellement intégré et accepté, que je n'y prêtais plus attention.

L'anglais exprime bien la nuance : to feel lonely ou to be alone...
Oui.
La thérapeute dont je parle dans mon texte ci-dessus utilisait le terme "isolement", en disant que parfois on avait vraiment besoin de solitude mais pas d'isolement...
Ce choix de termes ne me satisfait pas vraiment, mais il y a là une nuance intéressante et utilisable parfois


@Ekaterina

La seule chose : le retour au sein de la société est incontournable afin de retrouver les "réflexes" sociétaux, retrouver la "forme des masques", sinon, le décalage s'accentue. Soit se couper totalement au risque de trop se décaler ou revenir de temps en temps, humer le vent ambiant et l'adopter comme costume de carnaval...le temps de...
Pour ma part, j'arrive de moins en moins à prendre des masques...
Dans le décalage, je suis vraiment moi-même
Bon, c'est tout le problème du faux-self. Ça va dévier sur du HS si je me mets à écrire là dessus ici.
Ça mériterait un autre sujet à part entière(et puis il doit y en avoir plein sur le forum déjà)




Comme toi, les amis que j'apprécie pourtant, je ne ressens pas l'envie de les voir, les entendre ou leur écrire régulièrement...un petit bonjour de temps en temps..j'ai la chance que certains (les quelques que j'ai encore, les autres ont abandonné lol) fonctionnent également de cette façon pour des raisons différentes probablement.
tiens, tout pareil pour moi : les amitiés durables : que avec des personnes qui, soit fonctionnent comme moi peu ou prou, soit ont compris et accepté mon fonctionnement !







Dernière édition par Pessoa le Mer 17 Avr 2013 - 23:01, édité 1 fois

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Ise le Dim 13 Jan 2013 - 10:34

Jusqu'à me découvrir zèbre il y a 6 mois la solitude était souffrance, car je culpabilisais de n'être pas comme sels autres, toujours entourée !
Maintenant je sais qu'elle n'est qu'un résultat de ce que mon corps et mon esprit me réclament depuis toujours, et j'en jouis

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par cramique le Dim 13 Jan 2013 - 13:06

Les deux et plus la ressource que la souffrance.
J'ai bien connu la solitude souffrance (et aussi quand je ne vivais pas seule mais en famille comme quoi ...)
A présent c'est solitude ressource ou indépendance (car je vis bien avec moi même) et si la solitude me pèse je fais appel à un ami par tel ou irl et tout va bien.

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par SoleilSombre le Dim 13 Jan 2013 - 13:44

Le sentiment de solitude est pathologique quand il est toujours présent quelles que soient les circonstances. C'est le désert intérieur...Personne ne peut remplir ce désert.

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Ise le Dim 13 Jan 2013 - 13:48

Que soi-même, en changeant son regard... Plus facile à dire qu'à faire... Déjà en prendre conscience, le formuler, trouver une oreille médicale ou psychologique, et se réapprendre...

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par korppi le Dim 13 Jan 2013 - 14:34

Je vis la solitude différement en fonction du fil de mes pensées, ça change d'une minute à l'autre. C'est une question d'en "prendre conscience" ou pas. Tant qu'on y pense pas, tout va bien. Smile

Lorsque je suis absorbé par quelque chose d'autre, j'ai généralement envie qu'on me fiche la paix et je trouve toute présence désagréable. Le regard d'autrui me dérange beaucoup de manière générale, et c'est encore pire quand je travaille, ou que je rêvasse.

Par contre, si quelque chose ou quelqu'un me met le sujet à l'esprit, ça me bouffe. Ce peut être une remarque humoristique, du style "quel asocial!", ou simplement voir un couple ou des gens rire dans la rue ou dans une pub. Je ne sais d'ou provient le malaise qui apparaît mais je suspecte un mélange de jalousie et de désir de rentrer dans une norme. Tant que j'oublie qu'autrui existe, tout va bien!

En toute logique, il faut que je m'interdise de traîner ici pour tomber sur ce genre de topic! Rolling Eyes

L'idéal serait d'être entièrement détaché.

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Wise le Dim 13 Jan 2013 - 14:48

pour faire bref :
- Il me semble évident que être totalement seul et isolé régulièrement est indispensable (vital).
- pour autant, une solitude permanente continue non-souhaitée... est tres néfaste. c'est ma pire source de souffrance.

donc, c'est une question d'équilibre.
dans l'idéal : chaqu'un son petit chez-soi au calme, et on se voit entre amis ou proches souvent (genre 1 jour /3).

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Dim 13 Jan 2013 - 20:21

Tiens, comme souvent, le hasard fait bien les choses : je suis retombée aujourd'hui sur un petit texte pêché je sais plus où que j'avais copié sur un bout de papier il y a quelques temps :

"Sortir seul déguster une glace à la pistache ? Oui, certains le peuvent. Ils sont, comme disent les tibétains, entrés en amitié avec eux-mêmes. Mais la solitude n'est pas réservée aux mystiques. Si vivre en société consiste à échanger de l'énergie avec autrui, la solitude consiste à en refaire le plein. Lord Byron allait jusqu'à affirmer que c'est dans la solitude qu'on se sent le moins seul. Les solitaires sont souvent de compagnie délicieuse. Pourquoi ? Parce qu'ils savent être seuls. "
D.Loreau


Oui, c'est affaire d'équilibre à trouver
Simplement chacun aura un point d'équilibre différent selon ses besoins personnels en matière de solitude ou de compagnie
Les proportions varient

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Dim 20 Jan 2013 - 23:12

Pour les amants de la solitude ...
Un autre topic cousin de celui-ci :


http://www.zebrascrossing.net/t4636-l-esprit-de-solitude-jacqueline-kelen

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Iron D. Tramb le Mar 22 Jan 2013 - 10:13

J'ai voté:
Je ressens les deux, mais beaucoup plus la solitude-ressource que l'autre

Il me semble que ce constat/souffrance tiens beaucoup à la dyssynchronie, comme un souvenir de l'enfant isolé dans ses ressentis et (in)compréhensions.

Et le ressourcements, ce calme, il est vrai ressemble a un ressourcement. Mais, je crois que je prend cette forme de solitude comme une forme de digestion des trop perçu (trop perçu empathique inclut).

Je trouve ces distinctions des solitudes très judicieuse.
D'ailleurs, ma présence ici tend a combler la première Wink

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Rienestfigé le Mar 22 Jan 2013 - 22:55

Mis en pate : La véritable pauvreté c'est de ne pouvoir jamais être seul.

C'est une de mes plus grande richesse intérieur. C'est l'espace qu'il peut y avoir en moi.

Je me sens certainement plus seul entouré que véritablement seul. IL y a juste eu une fille avec qui je suis sorti, qui était ma meilleur amie. On se voyait presque jamais, puis on s'est rencontré à une autre dimension et on est sortis ensemble. Peut-être le seul moment de ma vie où je me sentais communié avec un autre être, merveilleux être, à chaque regards. Mes souvenirs où l'on se lassé de mécaniquement s'expliquer, par réflexe, sont délicieux. Mais, c'est bien la seul.

Alors la solitude est ma meilleur amie aujourd'hui. Elle m'est souvent salvatrice, après une soirée ou un week-end. Il est fondamentale d'avoir une vie social, je rejoint Mis en pate cela nous permet d'exister puis d'évoluer dans le miroir révélateur de la relation. Question d'équilibre.. qui pour ma part, ce réalise dans 70% solitude et 30% de social, sa varie selon les périodes. C'est l'oasis, quand le désert est la mondanité. La vie a ainsi un parfum monastique. Et puis merde ! En cherchant, il y a à ce décalage etc.. une beauté toute particulière puisque les rare être avec lesquelles ont se sent comme relié sans forcément même ce connaître on l'allure des animaux sauvages que l'on surprend dans la forêt. Hum.. IL y a le germe de la beauté dans la laideur et le germe de la laideur dans la beauté.
Je ne vous cache cependant pas que cette douce jouissance qui se diffuse à pensé sur la solitude émergent parce que vous êtes là. Merci.

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Blini le Mar 22 Jan 2013 - 23:16

C'est assez troublant de constater qu'on tend plus à considérer la solitude comme reposante (selon le sondage). Alors que les non-zèbres que je connais, en général, la supportent très mal (= grande souffrance et impression de gâcher leur PRECIEUX temps de vie).
Finalement, et étrangement, les zèbres seraient donc plus serein quant à leur définition de ce qu'est "vivre" (c'est-à-dire "être", dans toutes les dimensions que propose la vie, dont la solitude).

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Blini le Mar 22 Jan 2013 - 23:24

bon, j'ai un peu mélangé "solitude" et "ne rien faire". Mais c'est parce que, pour certaines personnes, le fait "d'être en société" ou d'occuper son esprit, c'est vivre. Alors que rester seul, se recentrer sur soi, c'est le "non vivre". voilàà!

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par halogène le Sam 26 Jan 2013 - 23:33

Dans mon cas, la solitude réelle (physique et tangible) est aussi salutaire, mais je me bats comme un taureau contre moi-même (je suis trop polie, ce n’est pas beau à voir, je souris et je m’arrache les cheveux en même temps) et contre les conventions pour lui faire de la place. Si je vais à une conférence par exemple, je reste longtemps aux toilettes parce que personne ne viendra m'y parler. Quoique, quelquefois ça peut être drôle de pisser et de parler en même temps à la personne d’à côté. Une promiscuité incongrue qui donne l’illusion de la sincérité peut-être ? Bref, question HS !
Je souffre surtout du sentiment de solitude quand je ne suis pas seule. D’être entourée me renvoie trop souvent à ce fameux décalage. Je m’ennuie… Je m’agace… Quand j’étais petite ma mère me disait : Tu ne trouveras jamais personne, tu es trop ‘tout’. Le temps lui aurait donné raison ! Ça me draine de ne pas être inspirée, je perds de l’énergie à ne pas en dépenser. L’enracinement, la résonance, je les trouve ailleurs ! Pourtant, je me suis aperçue aussi qu’on pouvait avoir de grands moments de fraternité et de connivence existentielle (j’avais juré de bannir ce mot pédant, mais à défaut…) avec des gens qu’on connait mal (on est alors libre d’interpréter…) ou des gens qui nous sont familiers (on se pardonne nos incompréhensions)…
Il me semble en tout cas que la solitude a un très gros avantage : c’est elle qui rend possible la création ! L’inspiration se nourrit bien des autres, mais ne vient qu’à soi :-)
Non, non, autocombustion! Ca n’est pas très gentil, ni vrai, tout ce que je raconte, parce que je suis bien contente de lire vos posts et d’espérer que vous recevrez le mien !

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par QueenHatchepsout le Mar 26 Fév 2013 - 17:40

Pour moi la solitude est clairement ressource et regeneration. Comme disait le Dalaï Lama, dit l' "océan de sagesse": "passez un peu de temps avec vous même chaque jour".

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par QueenHatchepsout le Mar 26 Fév 2013 - 17:44

Si j'osais, je ferais un peu de philo et je dirais que cette solitude nous rend libre... Surtout à une époque ou on du mal à ne pas être connectés dès le réveil, ou ces textos, mails, et autres Fb et Imessages pour debiter des platitudes à longueur de journées nous enchainent et nous font oublier ce qu'est une vraie relation humaine avec des gens de chair et de sang .
Ceci etant, être sur un forum comme maintenant , pour moi, c'est être seul. Je réagis uniquement aux idées que je lis, et je ne regarde pas qui écrit.
Le week end, j'eteins mon portable si ma fille est avec moi et si on en a pas un besoin précis, mon mari fait de même. C'est ressourcement en famille.

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Peny le Lun 18 Mar 2013 - 0:20

La solitude est un besoin.. Mais parfois j'ai l'impression que c'est une fatalité
La compagnie des gens me rend mal à l'aise, j'en ai marre de m'intégrer.
Malgré mon besoin de solitude, j'ai besoin de quelqu'un pour m'épancher me vider.
Ce qu'actuellement je n'ai pas

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Lun 18 Mar 2013 - 1:57

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Dernière édition par Mary Poppins le Ven 26 Avr 2013 - 22:33, édité 1 fois

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par dimanche le Jeu 21 Mar 2013 - 22:31

solitude-souffrance et en même temps du mal à rester avec les gens trop longtemps. C'est schyzophrène !

dimanche
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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Dim 24 Mar 2013 - 17:29

J'aime bien lire vos échos... merci Smile

Lancer ce sujet a été pour moi très bénéfique ça a été un peu une remise en question, une remise au point, une ré-exploration de mon rapport à la solitude et au rapport humain.



@Mary Poppins :
et le couple "deux autistes" (j'exagère Wink ) on vivait en couple mais en respectant le besoin de solitude de l'autre (c'était un zèbre aussi), et là c'était franchement épanouissant.
Laughing ça m'a bien fait rire de lire ça : vu sous cet angle là, ben j'ai dû aller me chercher que des autistes et dois l'être aussi ! Laughing
Pour moi aussi : comme ça, c'était épanouissant.
Ça ne peut pas marcher sans cette composante pour moi !

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

Message par Invité le Dim 24 Mar 2013 - 18:03

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Re: Solitude-ressource ou solitude-souffrance ?

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